Ombres et reflets

Bien avant d’en produire eux même, les hommes ont eu accès à ces images là. (Journée de sensibilisation « Langue, langage, images », organisée par l’agence Quand les Livres Relient, vidéo en ligne sur son site)

Cette petite phrase, entendue dans la bouche de la plasticienne Katie Couprie à propos des ombres et des reflets m’a donné très envie de m’intéresser à ces deux formes d’images dans la littérature jeunesse.

Je pensais au travail de la photographe Tana Hoban, à celui de l’illustrateur Hervé Tullet, aux photogrammes de Katie Couprie elle même, dans « Oh la vache! » ou dans « Tout un monde », bref, je pensais avant tout à des albums. Quand j’ai soumis l’idée à la bande du grand arbre, non seulement elles m’ont proposé plein de titres d’albums qui ne m’étaient pas venus à l’idée mais aussi des romans. Cette capacité qu’ont les arbronautes  à toujours me surprendre et à enrichir chaque proposition qui leur est faite m’émerveillera toujours.

Voilà donc notre sélection d’ouvrages qui montrent ou abordent les ombres et les reflets dans la littérature jeunesse.

Quand il fait nuit Akiko Miyakoshi.-Syros

Quand la nuit prend son habit de nuit et que la lumière des hommes s’infiltre dans son voile noir. Un album sublime sur le ressenti d’un petit lapin entre chien et loup. Chronique de Pépita et d’Alice

Jeu de reflets de Hervé Tullet, Panama, 2008 (maintenant édité par Phaidon)
Juste des formes en noir et un papier miroir dans cet album cartonné. Pour jouer avec les lumières et les reflets. Chronique de Sophie

Les aventuriers du soir Anne Brouillard Éditions des éléphants : quand le soir arrive sur le jardin et la maison, l’atmosphère change. Un album entre lumière et ombres pour mieux saisir la tombée du soir

Chronique de Céline, de Sophie  de Chloé et de pépita

Le noir Lemony Snicket Jon Klassen Milan : Un album très réussi pour apprivoiser le noir et s’en faire un ami. Chronique de Bouma et de pépita

L’heure bleue d’Isabelle Simler. Editions courtes et longues, 2015
Un instant seulement, juste cet entre-deux avant la nuit où la lune éclaire de son halo la nature qui s’endort.
Ombre du jour, lumière de la nuit, émouvant moment paisible et merveilleux.

Chronique  de Bouma, de Sophie de Chloé et d’Alice

Tam tam boum boum de Kim Jong-do
Quand les ombres prennent vie le temps d’une ronde sous la lune pour le plus grand plaisir des petits curieux. Chronique de Bouma

Nuit de Rêve de Laurent Moreau
Imaginez quel territoire devient votre chambre une fois la lumière éteinte…. et observez.

Chronique de Bouma

nuit de reveDans le noir de John Rocco
Un classique de la littérature jeunesse américaine qui fait passer une panne d’électricité pour un spectacle de magie. Chronique de Chloé et de Bouma

dans le noir

 

Le petit curieux de Édouard Manceau, Milan, 2014
Un album qui invite à regarder le monde différemment. Parfois rien de mieux qu’un miroir comme la couverture qui reflète ce qui nous entoure. Chronique de Sophie

 

Tant que nous sommes vivants Anne-laure Bondoux Gallimard jeunesse : Un roman qui prend très rapidement des allures de conte initiatique où le noir et le blanc, l’ombre et la lumière se disputent tout simplement la vie. Chronique de Bouma, de Sophie et de pépita

Le voleur d’ombres de Marc Levy, Robert Laffont

Le voleur d’ombres a une capacité, celle d’emprunter les ombres des personnes qu’il approche et pouvoir, en dialoguant avec elles, découvrir ce qui les fait souffrir. Une réflexion sur les stades de la vie et sur ce qui fait le sel de notre existence : l’Amour et l’Amitié !

Chronique de Céline

Drôles d’oiseaux

Brrrr ! Le froid est là..
Mais dans les branches de notre grand arbre, nous avons pris soin de poser çà et là nos nichoirs et cabanes à oiseaux pour que bien blottis au creux de nos ramifications, nos petits amis restent bien au chaud en attendant le printemps. 

Pour accompagner ces 3 longs mois d’hiver, nous leur avons préparé une sélection d’ouvrages où il est question de Drôles d’oiseaux !

Dans la cabane à oiseaux de Pépita :

Le lion et l’oiseau de Marianne Dubuc. Éditions La Pastèque, 2013

Une histoire magnifique d’amitié entre un lion et un oiseau qui me magnétise toujours autant par ses silences, sa sensibilité et la beauté des illustrations.

Son avis complet

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Gipsy de Marie-France Chevron et Mathilde Magnan. Éditions Courtes et longues, 2014

Gipsy, c’est une pie recueillie par Manu, enfant gitan. Ils vont partager leur bien le plus précieux : la liberté. Un album aux illustrations splendides !

Son avis complet

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Maman est un oiseau d’Anne loyer et Leïla Brient. Bulles de savon, 2015

Difficile pour une petite fille d’assumer le métier si différent de sa maman…beaucoup de sensibilité dans ces pages et un regard très juste sur l’enfance.

Son avis complet,

celui de Bouma, celui d’Alice

et la lecture d’enfants A l’ombre du grand arbre

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Petites choses par C’est magnifique

Petites choses est une application numérique magnifique, pleine de surprises, de poésie et de tendresse : coup de cœur ! On comprend dès le début qu’il s’agit de trouver les clés de la cage de l’oiseau pour le délivrer…

Son avis complet

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Dans le nichoir de Chlop

Mon oiseau de Christian Demilly et  Marlène Astrie. Grasset jeunesse, 2014

A travers la relation qu’il entretien avec son oiseau le narrateur nous parle d’amitié et de liberté.

Son avis complet

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Les petits oiseaux de Susumi Shingu. Gallimard giboulées, 2006

Un bel album sans texte dans le quel les pages de calque évoquent le bruissement d’aile des mésanges.

Son avis complet

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Drôle d’oiseau de Jennifer Yerkes. MeMo, 2011

C’est l’histoire d’un oiseau tellement blanc qu’il en est presque invisible. Pas facile d’entrer en relation avec les autres quand on est à peine perceptible.

Son avis complet

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Touït touït d’Olivier Douzou. Rouergue, 2014
Un petit vers qui sort de son trou, un oiseau qui le croquerait bien, et le jeu de coucou s’installe.

Son avis complet

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Dans la cage des Lutines

Grand Corbeau de Béatrice Fontanel et Antoine Guilloppé. Sarbacane, 2014.

Drôle d’oiseau ? Ce n’est pas vraiment le cas avec ce corbeau qui n’a pas le moral. On s’envole pourtant avec lui dans une histoire très poétique où la neige semble tout envelopper.

Leur avis complet

.Dans le nid douillet de Bouma :

Le Bonhomme et l’Oiseau d’Alice Brière-Hacquet et Clothilde Perrin. Père Castor, 2014

Les auteurs nous livrent la belle rencontre improbable d’un oiseau cherchant le printemps et d’un bonhomme de neige avec poésie et tendresse.

Son avis complet

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L’oeil du pigeon de Séverine Vidal et Guillaume Plantevin. Sarbacane, 2013.

On croit que le destin réunit les amoureux. Et si celui-ci prenait la forme d’un volatile et vous livrait sa version des faits ? Une histoire inventive pleine de jeux de mots et de malice.

Son avis complet

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Chut ! On a un plan ! de Chris Haughton. Thierry Magnier, 2014.

Une partie de chasse se transforme en un petit condensé d’humour et de bonne humeur sous la plume si reconnaissable de Haughton. Prix des Incorruptibles 2015/2016, Catégorie Maternelle.

Son avis complet

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Sous les ailes de Colette :

Petites graines d’Emile Jadoul et Catherine Pineur. Pastel, 2012

Un petit album aussi doux que le plumage d’un oisillon pour découvrir une très belle histoire d’amitié entre un petit garçon qui va bientôt devenir frère et un petit oiseau qui va bientôt devenir père.

Son avis complet

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Dans le coin d’un abri chez Alice :

Un jour il m’arrivera un truc extraordinaire de Gilles Abier. La joie de lire, 2016

Elias est destiné a faire des trucs extraordinaire, il en est convaincu ! Alors le jour où des plumes commencent à pousser sur son corps, que son nez s’allonge en forme de bec, il en est sûr, un jour, il volera !

Son avis complet et

celui de Pépita

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Le domaine de Jo Witek. Actes Sud, 2016

Gabriel passionné de nature et d’ornithologie débarque bien malgré lui dans une demeure bourgeoise où il ne se sent pas à sa place. Jusqu’à ce que débarque, la belle Eleonore…

Son avis complet,

celui de Pepita

et la lecture commune A l’ombre du grand arbre

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Le pigeon qui voulait être un canard de Lili et Soledad Bravi. Bayard jeunesse, 2016

Pauvre oiseau qui aimerait être aimé de tous, Gédéon le pigeon  trouve de drôles de palmes qui le feront ressembler à un canard, vous savez ces palmipèdes que tout le monde nourrit dans le bassin du parc...

Son avis complet

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Sous les ailes de Sophie :

Dis-moi, l’oiseau… de Alice Brière-Haquet et Claire Garralon. Thierry Magnier, 2013

L’oiseau peut-être symbole de douceur et de liberté. Celui de cette histoire ne s’en sortira peut-être pas si bien car le chat guette !

Son avis complet

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Isabelle Simler - L'oiseau du sommeil.

L’oiseau du sommeil de Isabelle Simler. Éditions Courtes et Longues, 2016

Le sommeil est aussi doux qu’un oiseau. Dans cet album, c’est avec lui et leur équipement bien particulier que les enfants pourront plonger au cœur des rêves.

L’avis d’Alice

L’avis de Bouma sur un autre album volatil de cette auteure/illustratrice

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Crédits photos @Pepita Melimelo de livres

@Alireauxpaysdesmerveilles

Des livres sous le sapin…

Le livre est parait-il le cadeau le plus offert à Noël…

Quand on a un blog, c’est vraiment LE cadeau idéal !

Voici en images et sous nos sapins ce que ce Noël a prévu pour chacune comme futures lectures…

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img_1555Chez Pépita : bien gâtée pour les swaps anniversaire et Noël…Des albums et romans à lire ou déjà lus (je n’ai pas pu résister), des lectures en cours,…bref, de futures chroniques (dont une poulesque !).

🎄img_0219Chez la collectionneuse de papillons, les doigts tremblants ont palpité en découvrant les derniers albums de Rebecca Dautremer, Frédéric Clément et Benjamin Lacombe, artistes adorés s’il en est depuis maintenant quelques années. Quel plaisir de les retrouver !

🎄sapinAu pied du sapin, comme un Refuges, Vladimir et Clémence ont croisé un Petit chaperon qui n’en peut plus. Sûrement car Entre deux rafales de cotillons, il a croisé un Pigeon qui voulait être un canard !

« Rien qu’un jour de plus dans la vie d’un pauvre fou », s’est il alors exclamé !

Retrouvez toutes les chroniques de ces livres sur le blog d’Alice au mois de janvier !

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En rêvassant au pied du sapin décoré, j’ai pensé « oh, la belle rouge ! » Et mes yeux se sont fermés. Quand je me suis réveillée, Sauveur et Fils et l’arabe du futur étaient là devant moi. « Mais où sont passés les grands jours ? » ont-ils soupiré.

Quelques livres pour se caler dans le fauteuil, entre le sapin et la cheminée… et bien d’autres lectures sur nos tables de chevet, à découvrir bientôt sur le blog des Lectures Lutines.

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au-pied-du-sapon-boumaUn unique univers au pied de mon sapin cette année, mais pas des moindres. Harry Potter et ses nouvelles aventures ont trouvé très vite le chemin de ma table de chevet. J’ai hâte de vous en parler sur Un Petit Bout de Bib.

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Regarde, au pied du sapin, un livre ! Ou plutôt plusieurs. Ceux du swap de Noël offert par Céline, mon abronaute : Mon père est américain, Le faire ou mourir, Moi, Simon 16 ans Homo Sapiens.  Et puis de belles épopées, celle d’Arthur et Merlin revisitée par Sophie Lamoureux et Olivier Charpentier, celle de Parsifal Crusader de Michel Honaker…

Qui sait jusqu’où ces livres m’emporteront…  A suivre sur Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait LIVRESSE

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20170101_200256Chez Sophie, un Cabellero est venu en aide à La princesse Flore et son poney Bouton d’Or qui était emprisonné dans La maison hantée. Ensemble, ils se sont découverts une passion pour l’art et ont vécu heureux entourés des œuvres de Frida et Mondrian.

Des livres à découvrir bientôt sur le blog La littérature jeunesse de Judith et Sophie.

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Si vous cherchez un livre à mettre sous le Sapin…

Aujourd’hui A l’Ombre du Grand Arbre devient Au Pied du Sapin et vous propose une petite sélection d’incontournables à offrir aux petits et aux grands.

zoom_guirlande_de_noel_9_boules_lumineuses_rouges_decors_fait_a_la_main_21082Chez les Tout-Petits, on trouve emballés :

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Animaux surprises de Gilbert Legrand : parce que ce chouette album cartonné est adoré des petits de passage à la maison…

Patabulle de Juliette Vallery et Tristan Mory :  parce que cette série fait la part belle à l’imaginaire et éveille le jeune lecteur à la poésie du monde qui l’entoure, à la féerie du monde qu’il crée…

Copain ? de Charlotte Gastaut : pour sa simplicité apparente qui offre une toute autre image à travers une tablette. Une façon de lire différente, ludique et tout en beauté…

Les trés petits cochons d’Angélique Villeneuve et Martine Camillieri : pour éveiller la curiosité avec un remix des trois petits cochons, complètement décalé, résolument art contemporain…

Prendre et donner de Lucie Felix : pour un livre qui parle à tout le corps, qui se manipule et qui se pense, un livre en action, à partager avec sa famille…

600 pastilles noires de David A. Carter : parce qu’il est plein de pep’s et de magie et parce qu’il émerveille généralement les adultes autant que les enfants…

Déjà de Delphine Grenier : pour un voyage tout en douceur et en émerveillement face au jour qui se lève…

La promenade de Petit bonhomme de Lucie Félix : parce que jouer avec sa main dans le livre, il fallait y penser ! Une narration ludique, participative et en lien avec le quotidien du tout-petit…

Bonne Nuit Tout Le Monde de Chris Haughton : pour ces petits qui résistent au sommeil… c’est sans compter la stratégie efficace de Maman.

zoom_guirlande_de_noel_9_boules_lumineuses_rouges_decors_fait_a_la_main_21082Pour les jeunes lecteurs, la hotte contient :

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Dans les poches d’Alice, Pinocchio, Cendrillon et les autres d’Isabelle Simler : parce qu’on s’amuse tellement à observer cet imagier de contes pêle-mêle…

Sans Ailes de Thomas Scotto et Csil : pour sa poésie des images, métaphores des mots où le sublime duo nous entraîne avec douceur et sensibilité…

Les aventuriers du soir d’Anne Brouillard : parce que nul besoin d’aller bien loin pour éprouver dans ses sens le goût de l’aventure et ressentir le cycle du jour et de la nuit…

Elliot, super héros de Cécile Chartre : pour une écriture cocasse et amusante, une auteur à découvrir grâce à ce petit héros sympathique…

Comment fabriquer son grand frère d’Anaïs Vaugelade : pour tous les enfants qui ont eu la chance d’être bercés aux histoires de Zuza et pour ceux qui découvriront  dans ce très grand et très bel album l’humour et la fantaisie de ce personnage…

Joyeux Noël Chien Pourri de Colas Gutman et Marc Boutavant : pour ses anti-héros qu’on adore. Avec eux, on rit, on pleure et, surtout, on réfléchit !

40 jours d’automne de Philippe Milbergue : pour son message sur la famille, l’intégration et l’ouverture au monde…

À l’intérieur des méchants de Clotilde Perrin : parce que ce bel album sur les méchants des contes permet de les découvrir de l’intérieur. Avec des rabats, on voit le dernier repas du loup et de l’ogre par exemple. Un livre ludique et très bien pensé !

Histoire naturelle des animaux imaginaires de Damien Laverdunt et Helena Rajcak : pour partir à la découverte de mondes insoupçonnés…

zoom_guirlande_de_noel_9_boules_lumineuses_rouges_decors_fait_a_la_main_21082Pour les ados, le pied du sapin dévoile :

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Songe à la Douceur de Clémentine Beauvais:  parce que Clémentine Beauvais mêle audace, amour et vers libres dans chef d’œuvre…

Une étoile dans le cœur de Louis Atangana : pour son texte sur l’identité, l’insertion, les racines…

Un sale livre de Frank Andriat : parce qu’n bien beau sale livre ouvre le débat et fait réfléchir sur plus d’un sujet d’actualité…

Génération K de Marine Carteron : parce qu’on voudrait lire cette nouvelle série de l’auteure des Autodafeurs et pouvoir le piquer à son ado (on a le droit de faire ça?)…

#Bleue de Florence Hinckel : pour la forte émotion qu’il procure…

Mauvais sangs de  Sarah Cohen-Scali : pour son effet garanti !

Dylan Dubois de Martine Pouchain : pour son auteure qui montre ici le besoin parfois de se sortir de la famille pour retrouver des repères. Une belle aventure sous la forme d’un road-trip en solitaire…

Kodhja de Thomas Scotto et Régis Lejonc : parce que l’enfance est une oasis dont il faut se souvenir longtemps, qu’elle est le socle à ne pas oublier… Une lecture dessinée grandiose !

Les Messagers des vents de Clélie Avit : pour une aventure éblouissante et addictive  dans le monde de la fantasy pour la jeunesse signée par une nouvelle auteure française…

Lucie Finemouche & le Balafré de Juliette Vallery, Annabelle Fati et Yomgui Dumont : parce que cette série allie avec brio humour, aventure, fantastique et policier pour de bons moments lecture-détente…

zoom_guirlande_de_noel_9_boules_lumineuses_rouges_decors_fait_a_la_main_21082Et parce que les adultes aussi devraient recevoir un peu de littérature jeunesse à chaque Noël :

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Frida de Sébastien Perez et Benjamin Lacombe : parce que ce magnifique album  plonge dans l’univers sombre et torturé d’une grande peintre mexicaine. De superbes illustrations inspirées de l’univers de l’artiste et revues par Benjamin Lacombe…

Eleanor and Park de Ranibow Rowell : pour les portes qu’il ouvre sur l’intimité d’une adolescence, parfois oubliée…

A ma source gardée de Madeline Roth : pour son monologue puissant et limpide sur tout ce qui peut faire la force de l’amour et la désillusion aussi…

Tobie Lolness de Timothée de Fombelle : un souvenir inoubliable pour un roman universel, voire fondateur. Sorti en version intégrale avec une jaquette illustrée par François Place, cela en fait un très bel objet à offrir…

Dans le désordre de Marion Brunet : pour revivre des instants forts et les faire partager à ses amis, et parce que tous ceux qu’il l’on lu en ont apprécié la lecture  (même ceux qui pensaient être trop vieux pour la littérature jeunesse)…

Ma planète d’Emmanuelle Houdart : pour plonger dans l’univers enchanteur de l’auteure comme une invitation au voyage, une autre planète à explorer et un hommage délicat à l’imagination des enfants…

Le Combat d’hiver de Jean-Claude Mourlevat : pour son texte fort et puissant qui raconte le combat de tous face à l’oppression…

Le livre de Perle de Timothée de Fombelle : pour l’exemple par excellence du travail d’orfèvre d’un auteur dit pour la jeunesse !

Museum de Frédéric Clément : parce qu’on a toujours besoin chez soi d’un bel objet littéraire non identifié…

zoom_guirlande_de_noel_9_boules_lumineuses_rouges_decors_fait_a_la_main_21082Il ne vous reste plus maintenant qu’à faire votre liste au Père Noël…

Exil…

Avec la situation chahutée du monde, de nombreuses populations sont poussées à l’exil, au déracinement,…  Parfois – souvent – ces migrations sont mal vues et, au lieu de faire preuve d’un minimum d’empathie, d’un minimum d’humanité, nous nous replions derrière nos peurs, derrières nos murs…

Avec cette sélection, nous vous proposons de briser les barrières et de tendre la main vers l’autre, vers la richesse qu’il pourra nous apporter…

Pépita – Méli-Mélo de livres nous propose plusieurs titres sur le sujet :

Partir au-delà des frontières, Francesca Sanna, Gallimard jeunesse

Une traversée pleine de dangers pour aller vers l’espoir.
A lire chez Pépita

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Le fils de l’Ursari, Xavier-Laurent Petit, Médium, Ecole des loisirs

Un roman sensible sur la réalité du sort des gitans, une histoire qui happe le lecteur par son humanité.  

A lire chez Pépita

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Frères d’exil, Kochka, Flammarion jeunesse

Un roman message de tolérance et de solidarité ente les peuples. Un très beau roman. A lire !

A lire chez Pépita

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Ainsi que trois albums qui magnifient l’accueil de l’autre avec des approches percutantes.

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Du côté de chez Sophie – La littérature jeunesse de Judith & Sophie, elle nous suggère :

Refuges, Anne Lise Heurtier


En parallèle de l’histoire de Mila qui revient sur les terres de ses racines à Lampedusa où vivait sa grand-mère, on découvre le récit de huit voix qui nous livrent leur parcours vers un monde qu’elles espèrent meilleur.

A lire chez Sophie, Pépita, Carole

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Céline – Le tiroir à histoires a sélectionné quant à elle :

Chez moi, Sébastien Mourrain

Où est-ce qu’on est chez soi ? Qu’est-ce qui fait qu’on s’y sent à sa place ? Parfois il faut partir, s’éloigner, pour mieux se retrouver. Très bel album de Sébastien Mourrain où se confrontent et se rencontrent l’ici, l’ailleurs, et le chez-soi.

A lire chez Céline

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Le livre de Perle ,Timothée de Fombelle, Gallimard

Quand un jeune prince est banni de son royaume pour se retrouver ici-bas, quand son exil dure le temps de plusieurs vies, quand c’est son seul chagrin qui le lie à son royaume perdu, et à l’amour d’une fée, le lecteur est emporté dans une lecture merveilleuse, romanesque et bouleversante qui laissera des traces profondes dans sa mémoire poétique. Virtuose Timothée de Fombelle.

A lire chez Céline, Pépita, Céline-QLF, Sophie,…

Notre lecture commune

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Un pas puis mille, Séverine Vidal et Julien Castanié, La Pastèque

L’exil n’a pas besoin de durer des années. Parfois on a envie de tout quitter, de claquer la porte, comme ça, et de prouver à tous qu’on peut être seul, surtout à soi. Une aventure intérieure qui fait grandir, et revenir, plus apaisé.

A lire chez Céline

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Pour Alice – A lire aux pays des merveilles, elle sélectionne :

Si tu m’avais raconté de Marie Sauzon, Oskar, 2015

Cet été, Chloé découvre l’histoire de Manuel, son grand-père. Son douloureux passé d’andalou, républicain espagnol exilé après avoir lutté contre la dictature de son pays.

A lire chez Alice

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Au bout des longues neiges, Jean-Côme Noguès, Nathan, 2014


L’exil des populations irlandaises, prêtes à traverser l’océan pour trouver une terre d’accueil.

A lire chez Alice

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Céline – Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait LIVRESSE retient pour sa part :

Le petit arbre Plume Bien loin de chez soi, Pascale Graciet, Le Ver à Soie

Superbe album qui parle de déracinement, d’exil, mais aussi de résilience et de la force de la vie et de l’amour.

A lire chez Céline-QLF

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Caravane, Ingrid Chabert & Soufie, Limonade

Une belle histoire qui fond dans le cœur comme un petit carré de chocolat sur la langue.  Elle nous rappelle le premier secret du bonheur : peu importe le contenant, caravane ou palace rutilant, pourvu qu’il y ait l’AMOUR !

A lire chez Céline-QLF

Et vous ?  D’autres titres à proposer sur cette thématique ?

Après les attentats

Après les attentats, je voulais seulement rêver que cela ne s’était pas produit.

Après, j’ai pensé à ce que l’on pourrait lire, dire ou écrire pour apaiser les peines.

Après, des mois après, j’ai voulu lire ce que des auteurs avaient écrit pour les jeunes sur les attentats.

J’ai lu Samedi 14 novembre de Vincent Villeminot. Editions Sarbacane

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J’ai d’abord trouvé que ce roman portait un regard détaché sur les attentats mais j’ai ensuite été saisie par ce que la victime décidait de faire du terroriste qui était à sa merci, même si l’histoire se « finit bien », même si on ouvre des portes sur un dialogue, une réconciliation.

L’avis de Lucie, par ici.

 

Après, j’ai eu envie de poser des questions à l’auteur, Vincent Villeminot, qui m’a aimablement répondu :

Le récit, qui m’a semblé pudique et même poétique, dans le premier acte laisse place à une violence déboussolée. Ce contraste est-il un effet recherché ?

Le livre commence juste après les tirs, par un silence, une stupéfaction. B. a besoin de temps, où il répète ce qu’il a vu, vécu, sans y croire. La violence, oui, il était nécessaire qu’elle survienne ensuite. Avec brutalité, comme une explosion – et comme une perte. Une perte qu’on ressent chez chacun dans les entractes, et une défiguration de B. dans les actes. C’est d’ailleurs ce qu’il reproche dans l’acte 4 au terroriste, Abdelkrim – de l’avoir déshumanisé.

La confrontation imaginée entre une victime et un terroriste était-elle un préambule nécessaire au pardon et au dialogue ? 

Quand j’ai commencé ce roman, c’était à cause d’une question : « Après ça, comment on continue, ensemble? Est-ce qu’on peut continuer? » Moi, je n’étais pas en situation de me poser la question du pardon, même si je suis convaincu que le pardon libère. Je ne fais pas partie de ceux qui pouvaient éventuellement choisir de pardonner, on ne m’avait rien fait à moi – et je ne voulais pas « me mettre à la place de… » Ce que je voulais, c’est savoir si quelque chose « entre nous » était encore possible. Mettre une victime en face d’un des tueurs, les enfermer dans la même pièce, et voir ce qu’ils auraient à se dire, me semblait une façon de répondre à cette question. Et puis, je me suis rendu compte à l’écriture que ce que le tueur avait à dire ne m’intéressait pas. La confrontation qui m’intéressait, c’était celle de B. et Layla, le frère de la victime et la sœur du terroriste. Deux innocents. Parce que c’est eux qui vont devoir continuer, ensemble ou l’un contre l’autre.

Comment vous est venue l’idée de la poursuite et du passage à l’acte insensé de B. ? Est-elle l’expression d’une sourde colère ?

Ce qui se passe entre B. et Layla, c’est d’abord l’expression et les conséquences de la violence du vendredi, elle engendre d’autres violences. C’est le programme absurde fixé par la phrase : « nous sommes en guerre ». On pourrait en rester là, dans ce cycle, indéfiniment. Mais dans le roman, de la part des deux jeunes gens, il y a un ressaisissement. Un dialogue, oui, et au-delà, même.

La composition en cinq actes fait-elle écho au genre de la tragédie ?

Oui, c’est une tragédie, et j’en rappelle d’emblée les règles – cinq actes, unité de temps, presque de lieu, trois protagonistes, pas de « deus ex machina ». La mécanique semble en place dès le début. Mais la tragédie s’enraye, s’inverse, on échappe à la fatalité, et parce qu’on a besoin de plus d’un jour pour solder certaines choses (parce que c’est une illusion de penser que tout se résout rapidement, aisément), le dernier acte s’écrira au futur. Comme une profession de foi sur l’avenir.

Pourquoi avoir confié le sort de l’assassin à l’imagination du jeune lecteur ?

Parce que c’est une façon de dire: très sincèrement, ce qu’il va devenir est sans intérêt. Après les attentats, on a beaucoup parlé d’embrigadement, de déradicalisation, on s’est en un sens laissé fasciner par les tueurs, on leur a donné le nom qu’ils revendiquent, « djihadistes », au lieu de les appeler simplement des tueurs… Ici, dans ce livre, on ne parle ni des raisons d’agir des terroristes, ni des moyens de les neutraliser. Mais simplement des moyens de continuer ensemble, entre personnes qui désirent ne pas se tuer. Et des obstacles qu’on nous met dans les jambes quand nous prétendons nous rencontrer.

Les remerciements font corps avec le roman. Cette mise en page était-elle décidée dès le début de l’écriture du roman ? Les scènes finales, qui apparaissent comme des scènes coupées ou un épilogue, vous semblaient-elles facultatives pour le lecteur ? 

Non, cette idée s’est improvisée en cours de route. Pour moi, les remerciements étaient une façon de parler de la façon dont le livre s’est construit, de dire « d’où je parlais », ce qui me paraissait important. Je ne suis pas un témoin, ni une victime, juste un romancier qui s’est mis au travail quelques jours après les attentats, grâce à des gens qui m’ont « mis en route », à d’autres qui m’ont accompagné. J’avais confiance dans le pouvoir qu’a la fiction d’éclairer l’avenir. 

Quant aux scènes finales, elles sont nées dans le dialogue avec mon éditeur : envie, de sa part, de cette scène d’enfance sur la plage dont nous avions parlé ; envie, quant à moi, de la scène sur les planches de théâtre. Elles sortaient toutes deux du cadre de la tragédie, et c’est là que l’idée de bâtir un post-générique s’est imposée. C’était cohérent avec B., qui est étudiant en cinéma, et pense en plan-séquence, parfois. Mais elles sont partie intégrante du roman, une sorte de conclusion et de déclaration.

 

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Après la lecture de ce roman et de quelques autres sur les attentats, je me suis posé des questions et je les ai posées aux copinautes d’A l’Ombre du Grand Arbre où elles ont fait naître d’autres questions. Alors, un petit échange est né de ces mots :

Peut-on parler des attentats en littérature jeunesse ? N’y a-t-il pas un côté malsain à exploiter cette terrible actualité pour attirer des lecteurs ? Est-il indispensable de construire des fictions autour de ces événements funestes ?

Pépita

« D’emblée je dirais oui et non :

oui parce que rien ne devrait être interdit en littérature jeunesse

et non parce que tout dépend de l’approche.

Une autre question me vient à l’esprit : est-il nécessaire d’aller au devant des questions des enfants ? J’ai eu le sentiment sur ce sujet en particulier de la précipitation à éditer sans trop de recul. Le risque est de rajouter de l’angoisse là où il n’y en avait peut-être pas. »

Sophie LJ

« Il faut voir l’approche des auteurs. Je trouve ça un peu difficile d’écrire un roman sur ce sujet précisément, en effet, est-ce que ça ne rajoute pas de l’angoisse, des questions ?

Je trouve ça plus pertinent de montrer comment on peut apprendre et continuer à vivre dans ce contexte plutôt que de se replonger dans l’horreur avec un manque de recul certain. Marie-Aude Murail le fait aussi dans Sauveur et fils mais c’est très léger. »

Colette

« Aller au devant des questions des enfants, n’est-ce pas créer un problème inutile ? Surtout que personne n’est capable de répondre à cette angoisse sourde qui peut naître dans le coeur des enfants… »

 

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Après, nous avons pensé proposer quelques titres sur cette thématique. Les voici :

Alice d’A lire au Pays des Merveilles a lu :

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La fille quelques heures avant l’impact d’Hubert Ben Kemoun. Flammarion

Un concert qui tourne mal et un épilogue de l’auteur disant qu’il avait fini de l’écrire avant la folie du Bataclan.

Son avis par ici.

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Little sister de Benoit Séverac. Syros

Une fille qui part sur les traces de son frère, parti vers la Syrie…

Son avis par ici.

 

Sophie de la Littérature Jeunesse a lu :

9782221193334

A la place du cœur d’Arnaud Cathrine. Robert Laffont

J’aime bien l’idée de l’auteur qui a voulu placer son histoire dans ce contexte sans en faire le thème principal.

 

Lucie des Lectures lutines a lu :

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Maman aime danser de Didier Pobel. Bulles de savon

Un enfant découvre l’absence de sa mère et se raconte.

Son avis par ici.

9782352901624

Après l’orage d’Hélène Romano et Adolie Day. Editions Courtes et Longues

Dans cet album, un enfant raconte l’orage des fusillades et la tristesse qui a envahi son quartier, jusqu’à ce que ses parents lui expliquent. Enfin un rayon de soleil !

 

 

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Pour conclure, j’ai trouvé que le poème de Gilles Brulet illustré par Anne Laval, nous donnait un bel espoir et laissait place à la vie. Le voici :

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Publié par Bayard-Presse, novembre 2015.

Peurs d’enfants

Il faut s’amuser à avoir peur pour faire peur à la peur. Ainsi, elle deviendra progressivement plus petite que moi.

Pierre Péju

Avec Halloween, petits et grands jouent à se faire peur.  Par le biais du déguisement et des accessoires, ce qui serait proprement flippant dans la vraie vie devient amusant et plaisant quand il s’agit de faire « comme si ».

Il en va de même pour les livres pour enfants où, par le biais de l’imaginaire et de la distance du dessin, l’enfant affronte ses peurs…  Il sait qu’il peut à tout moment fermer le livre, que ce qu’il voit ou entend n’est pas VRAIMENT vrai.  De ce jeu délicieusement effrayant qu’il peut réitérer à l’envi naît le plaisir.  Celui de pouvoir recommencer encore et encore… à jouer.  Qui dit plaisir dit apprentissage et évolution.  En se confrontant à ses peurs, l’enfant grandit et prend peu à peu de la distance avec ce qui l’effraie.

Depuis la nuit des temps, cette fonction de l’imaginaire est exploitée dans les contes et légendes transmises de génération en génération.  Les auteurs actuels ne font qu’exploiter les mêmes ressorts en actualisant le propos, avec brio.

Nous vous proposons ci-dessous une « petite » sélection d’albums et de romans sur les « peurs » enrichie de quelques anecdotes liées à nos propres souvenirs de frayeurs enfantines mémorables.

Ainsi, Céline, Le tiroir à histoires,  nous rapporte cette histoire qui fait toujours beaucoup rire ses parents :

Quand j’étais enfant, nous avions loué la maison d’amis de mon père pour des vacances. C’était une vieille maison dans la montagne, avec des escaliers en bois qui craquaient, etc. Un soir, alors que nous étions couchées ma soeur et moi, nous avions surpris la conversation des adultes, qui mentionnaient que cette maison appartenait à des pieds-noirs. Nous sous sommes fait tout un film sur les « pieds-noirs », que nous imaginions être des humanoïdes-monstrueux avec des pieds noirs et griffus, et n’en avions pas dormi, et les pieds-noirs nous ont hantées pendant assez longtemps… Aujourd’hui encore, quand j’entends le terme « pied-noir », ça me rappelle cette terreur d’enfant partagée avec ma sœur…

En prolongement, elle nous propose de lire :

De retour dans la maison de son enfance, un adulte replonge dans ses souvenirs, jeux et aventures dans un imaginaire redoutablement réel et insoupçonné des adultes. Un roman magnifique et terrifiant sur l’imaginaire de l’enfance.

Pépita, Méli-Mélo de livres, nous narre elle aussi un souvenir d’enfance où son imaginaire a pris le dessus :

Quand j’étais enfant, j’étais fascinée par les images des volcans en éruption. Cette lave bouillonnante m’attirait. Qui dit éruption dit aussi tremblement de terre. Dans le couloir de la maison, il y avait une grande fissure. Je devais y passer pour rejoindre ma chambre… J’étais paralysée de devoir franchir cette fissure. J’imaginais que si je la franchissais, j’allais être engloutie dans les entrailles de la Terre. A tel point que j’ai dormi dans le canapé du salon durant cette période !

Céline-Qu’importe le flacon…  l’illustre avec ce titre :

  • Un pommier dans le ventre de Simon Boulerice et Gérard Dubois, Grasset Jeunesse

Raphaël, le héros de cet album délicieusement désuet dans le choix des couleurs et des illustrations, est un gros mangeur de pommes.  Il n’en laisse rien si ce n’est les queues. Aussi, c’est la panique lorsque son copain de classe, forcément connaisseur puisque fils de pomiculteurs, lui affirme que les pépins pourraient bien germer dans son ventre… L’avis de Céline, de Chlop

On l’aura compris, nous avons tous ce genre d’anecote à raconter.  Si les peurs varient d’un personne à l’autre, on retrouve cependant de grandes catégories communes.  Parmi les peurs classiques, il y a bien sûr la peur du noir…

  • Le noir de Lemony Snicket et Jon Klassen, Milan

Un album sur la peur du noir à l’approche très séduisante et originale. Descendre dans la tanière du noir pour un enfant, ce n’est pas banal et en remonter avec un cadeau de sa part, encore moins ! L’avis de Pépita

  • Ouvre-moi ta porte de Michaël Escoffier et Matthieu Maudet, Loulou & Cie :

Un album tout noir qui joue sur cette peur avec humour et désinvolture. On rigole, on ouvre les flaps et on oublie sa peur. Un album qui permet une prise de distance sur ce sujet pour les petits et les plus grands. L’avis de Pépita-Méli, de Bouma, de Sophie

  • Tous les monstres ont peur du noir de Escoffier et Di Giacomo


Et si les monstres avaient finalement aussi peur du noir que les enfants ? Avec ingéniosité et inventivité, cet album dédramatise les imaginations nocturnes…  L’avis de Bouma, de Sophie

  • Je veux de la lumière de Tony Ross


Quand la petite princesse a peur du noir, elle oblige son personnel à se mettre en quatre pour la rassurer ! Une histoire pour les plus jeunes avec une chute humoristique comme les raconte si savoureusement Tony Ross.  L’avis de Bouma

  • Peur du noir ? de Laurence Gillot, Tourbillon


Un album amusant qui regroupe de nombreuses peurs nocturnes et qui y propose des solutions. Avec tout ça, il n’y aura plus rien à craindre ! L’avis de Sophie

Pas très éloignée de la peur du noir, on retrouve celle de la nuit, de ses bruits, de ses vilains cauchemars…  Celle de s’endormir aussi !

  • Promenade de nuit de Lizi Boyd aux éditions Albin Michel jeunesse

Une balade silencieuse au cœur de la nuit. Avec le petit héros, on découvre les animaux qui peuplent la forêt.  L’avis de Chlop

  • Bou et les 3 zours d’Ilya Green Elsa Valentin

Petite Bou s’est éloignée imprudemment de la maison familiale. A la nuit tombée, elle trouve une maison, laissée vide par ses habitants, qui sont sortis en attendant que la soupe refroidisse. Étrangement cette fillette n’est pas blonde, elle n’a pas de boucle. Et son histoire, que vous connaissez bien pourtant, ne ressemble à nulle autre.  L’avis de Chlop

  • Un soir de pleine lune dans mon jardin Séverin Millet


Que se passe-t-il dans le jardin, la nuit, quand on ne regarde pas ? De drôles de petits fantômes envahissent la pelouse. L’avis de Chlop

  • Trois courageux petits gorilles de Michel Van Zeveren

Il fait nuit, on est tout seuls, mais on n’a pas peur. Et ce drôle de bruit, ce n’est sûrement rien. Qui se lèvera pour aller voir ?  L’avis de Céline-Le tiroir à histoires

  • Scritch scratch dip clapote ! de Kitty Crowther

La nuit tombe et il faut aller se coucher, mais les bruits de la nuit sont terrifiants. Papa grenouille accompagne son fils dans la nuit et l’aide à surmonter sa peur, en allant écouter les bruits de la nuit.  L’avis de Céline-Le tiroir à histoires, de Bouma

  • Le Chat qui avait peur des ombres de Rozenn Illiano et Xavier Colette


Que l’on soit homme ou bête, quand les ombres prennent vie la peur devient palpable… L’avis de Bouma

  • Du bruit sous le lit de Mathis


Au final qui est le plus impressionnant du monstre caché sous le lit ou du papa intransigeant ? Avec brio, Mathis fait rire les enfants de leur peur du noir.  L’avis de Bouma

  • Je suis le cauchemar de Frédéric Maupomé et Laure du Faÿ

Un album pour les tout-petits, graphique et efficace, à lire et relire à voix haute pour exorciser la peur nocturne. L’avis de Céline-Le tiroir à histoires

  • Emile fait un cauchemar de Vincent Cuvellier et Ronan Badel :

Ce sale gosse d’Emile ne fait pas de cauchemars : ce sont les cauchemars qui ont peur de lui. Sauf que… en fait, pas toujours… L’avis de Céline-Le tiroir à histoires

  • J’aime mes cauchemars d’Amélie Graux

Des cauchemars en veux-tu, en voilà : il y en a des gros, des petits, des secrets, des qui mettent mal à l’aise, d’autres qui font hurler de terreur. Mais pour autant, est ce qu’on voudrait vraiment s’en débarrasser ? On finirait presque par s’y attacher.  L’avis de Céline-Le tiroir à histoires

  • Le cauchemar de Gaétan Quichon d’Anaïs Vaugelade

Le pauvre Gaétan Quichon est reveillé en pleine nuit, il doit fuir le dortoir où il cohabite avec les 72 autres enfants Quichon, poursuivi par un horrible cauchemar ! L’avis de Chlop

  • Grand sommeil et petits lits de Giovanna Zoboli et Simona Mulazzani aux éditions Albin Michel jeunesse :

Un album-cocon sur la peur de s’endormir. Un album douillet qui met en scène des animaux sereins dans le sommeil. Pour dédramatiser ce moment.  L’avis de Pépita-Méli-Mélo de livres

La peur des monstres est elle aussi un grand classique !  Elle est souvent associée à celle de la dévoration…

  • Gros cornichon d’Edouard Manceau aux éditions Seuil (2014)

Un album interactif modernisé pour apprivoiser sa peur des monstres.  L’avis d’Alice

  • Un monstre à chaussettes d’Eric Veuillé aux éditions Actes Sud Junior

Un album malicieux qui se rit des peurs inspirées par de drôles de créatures imaginées par les enfants. Espiègle et cathartique ! L’avis de Céline-Le tiroir à histoires

  • Le Gruffalo de Julia Donaldson et d’Axel Sheffler aux éditions Autrement Jeunesse

Pour effrayer ceux qui la terrorisent, une petite souris rusée invente une créature terrifiante, avec des crocs terribles, des griffes terribles, de terribles cornes et que sais-je encore ? Le stratagème fonctionne à merveille, et la bête imaginée est si réelle… qu’elle apparaît au détour du chemin ! C’est le Gruffalo, grand succès mérité, qui a tôt fait de rejoindre les albums in-dis-pen-sables.  L’avis de Céline-Le tiroir à histoires

  • Va-t’en, Grand Monstre Vert ! d’Ed Emberley aux éditions Kaleidoscope

Un classique petite enfance en couleurs vives et en caches, pour faire apparaître et disparaître au fil des pages un monstre plus rigolo que vraiment terrifiant. Indémodable. L’avis de Céline-Le tiroir à histoires, de Bouma, de Chlop, de Sophie

A lire également, son petit frère, Bonne nuit, petit monstre vert

L’avis de Sophie

  • Y’a un monstre à côté d’Ingrid Chabbert, illustré par Stéphane Sénégas aux éditions Frimousse, 2013.

Un petit garçon, en pleine nuit, entend un bruit effrayant. Et si c’était un monstre ? La turbine à imagination nocturne se met en route : de quoi peut-il se nourrir ? où se cache-t-il ?  L’avis de Carole et de Kik

  • Grong d’Estelle Billon-Spagnol, éditions Frimousse, 2013.


C’est l’histoire d’un monstre avec des crocs et des poils drus, 2 cornes de diable et des yeux jaunes de loup ! Vraiment monstrueux ! La nuit, il vous guette et vous traque ! Petits et grands : personne ne lui échappe !  L’avis de Carole

  • Le Yark de Bertrand Santini et Laurent Gapaillard, Grasset jeunesse, Collection Lecteurs en herbe

Voici un conte moderne délicieux et effrayant, au langage recherché, à l’humour décapant, pour les enfants sages et les autres…  L’avis de Pépita, de Carole et de Bouma

  • Quelques minutes après Minuit de Patrick Ness, d’après une idée originale de Siobdhan Dowd, illustrations de Jim Kay, Gallimard jeunesse


Un roman sur nos peurs les plus intimes pour nous révéler à nous-mêmes.  L’avis de Pépita, de Sophie

  • La peur du monstre de Mario Ramos, Pastel


Et les monstres, de quoi ont-ils peur eux ? Un livre drôle qui inverse la situation habituelle où les enfants ont peur des monstres.  L’avis de Sophie

  • Chhht ! de S. Grindley et P. Utton aux éditions école des loisirs

Sauras-tu explorer le château du géant sans le réveiller ? Attention, il est gigantesque et probablement affamé, il faut la plus grande prudence pour s’aventurer chez lui !  L’avis de Chlop

  • Ce n’est PAS une bonne idée de Mo Willems aux éditions Kaléidoscope


Les renards, c’est bien connu, sont de redoutables prédateurs pour les oies blanches. Est-ce vraiment une bonne idée de sympathiser ainsi ?  L’avis de Chlop

Il y a aussi la peur de ne rien maîtriser… (de celle qui peut laisser des traces même chez les plus grands :-))

A ce propos, l’anecdote parlante de Colette-La collectionneuse de papillons et de jolies histoires :

Quand on partait à l’autre bout du monde, sur l’île natale de mon père, pour protéger l’avion qui nous conduirait jusqu’à notre famille, à 10 000 km de chez nous, je comptais jusqu’à 1000 tout en faisant de la balançoire.  Si j’y arrivais, il ne pourrait rien nous arriver. Même si l’exercice était laborieux, il constituait un véritable talisman de chiffres pour protéger les miens lors de ce long voyage. A 1000, je pouvais partir le cœur léger.

  • Une Girafe un peu toquée de Séverine Vidal

Parce que certains enfants accumulent les peurs irraisonnées, parce qu’on ne peut pas tout maîtriser et qu’il faut bien trouver des solutions, parce qu’on a tous besoin d’une girafe un peu toquée à apprivoiser ! L’avis de Colette

  • La métamorphose d’Hermine d’Elena Ferrandiz, Eveil et Découvertes :

Hermine a peur de tout. Chaque matin, elle endosse son manteau lourd de ces peurs. Puis, un jour, la métamorphose opère…Un album magnifique dans les illustrations et fort dans ce qu’il donne à lire. L’avis de Pépita-Méli-Mélo de livres

  • La chambre du lion d’Adrien Parlange, Albin Michel jeunesse :

Une chambre qui se transforme au fur et à mesure de l’arrivée des protagonistes. la cachette comme ultime refuge contre la phobie de ce qui peut advenir…  ou pas. Un album remarquable dans sa narration implicite.  L’avis de Pépita

La peur de l’autre, de l’inconnu…

  • La bouche de l’ogre de Benoît Broyart illustré par Donatien Mary aux éditions Oskar jeunesse, collection Trimestre :

Un petit garçon a peur de son père, transformé à cause du chômage. Sa peur prend tellement le dessus qu’elle envahit son imaginaire. Un texte très fort et perturbant.  L’avis de Pépita

  • Et si jamais ? d’Antony Browne, Kaléidoscope

Se rendre à une fête où on ne connait personne… La peur de l’inconnu, d’être tout seul, la peur des autres… Anthony Browne met en scène avec talent l’imaginaire inquiétant de l’enfant qui avance à pas peu assurés hors du connu. L’avis de Céline-Le tiroir à histoiresChlop

La peur de la perte, de la séparation, de l’abandon…

  • Et j’ai couru… d’Ingrid Chabbert et Dani Torrent aux éditions Alice jeunesse :

Une petit fille pense avoir perdu son chien dans la tempête. Un album fort sur la peur de perdre son animal de compagnie.  Un drame pour les enfants.  L’avis de Pépita, de Bouma

  • En attendant maman de Lee Tae et Kim Dong Sung aux éditions Didier jeunesse

Maman doit rentrer, elle sera probablement dans le prochain tram… Ah, pas dans celui-ci ? Le suivant sans doute ? L’attente se fait longue mais le petit bonhomme ne semble pas inquiet, il reste là, sous sa chapka, à regarder défiler les trams.  L’avis de Chlop

  • Bébés chouettes de Martin Waddell et Patrick Benson aux éditions Kaleidoscope

Panique dans le nid, quand maman Chouette disparaît une nuit. Les trois petites chouettes essaient de se réconforter comme elles peuvent. C’est long, une nuit sans maman. Des illustrations sublimes où le noir est à l’honneur.  L’avis de Céline-Le tiroir à histoires, de Chlop, de Sophie

D’autres livre sur la peur de l’abandon chez Carole-3 étoiles…

La peur de grandir…

  • Le petit bateau de Petit Ours, Eve Bunting et Nancy Carpenter, Pastel

Quand un petit ours accepte de grandir et parvient à devenir un Grand Ours.  L’avis de Sophie

  • Si un jour… de Malika Doray, L’école des loisirs

Quand les parents s’absentent, il n’est pas toujours facile de faire face au monde mais on peut trouver du soutien et en ressortir plus grand.  L’avis de Sophie

Pour terminer, quelques titres en lien avec la fête du jour…  

  • La Maison Hantée de Jan Pienkowski


Un grand classique pop-up où fantômes, squelettes et autres créatures terrifiantes surgissent de tous les recoins et tous les tiroirs ! Délicieusement effrayant ! L’avis de Céline-Le tiroir à histoires

  • Hôichi, la légende des Samouraïs disparus de Hiroshi Funaki et de Yoshimi Saitô

Pour les plus grands, une histoire de fantômes de samouraï qui donnent froid dans le dos. L’avis de Bouma

  • Le Petit pêcheur et le squelette de Chen Jiang Hong

Comment ne pas avoir peur quand, au lieu de pêcher un poisson, vous ramenez un squelette effrayant au bout de votre hameçon ? Une histoire sombre et poétique.  L’avis de Bouma

Et, en guise de conclusion :

  • Le grand livre des peurs d’Emily Gravett, Kaléidoscope


Un chouette album sur les peurs d’une petite souris qui nous laisse aussi exprimer les nôtres.

Et vous ?  Avez-vous d’autres d’autres perles de peurs à enfiler sur ce beau collier-grigri ?

Pour aller plus loin :