Nos coups de cœur de l’année 2022 !

Bonne année 2023 à tous !

Ca y est, l’année 2022 est terminée. A l’ombre du grand arbre, elle aura été riche en découvertes et en partage. Aussi, pour bien commencer 2023, nous vous proposons une sélection de nos plus belles lectures !

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Pour Linda, le choix a été assez difficile car, même si elle a moins lu en 2022, ses lectures ont souvent été de qualité. Aussi son choix s’est finalement arrêté sur un roman illustré qui réunit tout ce qu’elle aime dans un livre : une belle histoire, un texte classique et des illustrations somptueuses. Finalement, ce titre s’est imposé, comme une évidence.

Princesse Sara de Frances Hodgson Burnett, illustré par Nathalie Novi, Albin Michel, 2021.

Son avis complet.

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Lucie a eu un véritable coup de cœur pour Ma petite bonne de Jean-François Chabas. Ce roman est de ces lectures qui marquent, auxquelles on pense encore longtemps après avoir tourné les dernières pages.
Pour commencer, c’est un voyage dans le temps et dans l’espace comme sait en proposer la belle littérature. Jean-François Chabas emmène ses lecteurs dans le Liban des années 1990, et le choc des cultures est brutal. D’autant qu’il les confronte à l’arrivée de la “petite bonne”, sorte d’esclave légale dans la famille de la narratrice. Bouleversant.

Ma petite bonne de Jean-François Chabas, talents hauts, 2022.

Son avis complet ICI.

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Le petit écureuil d’Oliver Tallec allait forcément être présent dans les coups de cœur de l’année pour Lucie. Son choix aurait pu se porter sur un autre tome. Mais J’aurais voulu est le plus récent, et il épingle avec tellement d’humour notre difficulté à choisir et à affirmer ce que l’on est dans une société aux multiples sollicitations ! On peut faire confiance à l’auteur pour amener les enfants à réfléchir, sans les brusquer.
Cet album est aussi le souvenir d’une belle rencontre avec l’auteur-illustrateur.

J’aurais voulu d’Olivier Tallec, l’école des loisirs, 2021.

L’avis complet de Lucie ICI.

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Une des lectures qui a le plus “bouleversifié” notre collectionneuse de papillons cette année, sur les conseils toujours aussi formidables de ses arbronautes préférées, ce fut Annie au milieu d’Emilie Chazerand dont Lucie et Frédérique vous ont livré une lecture commune par ici.

Je vous livre ici les mots que j’avais écrits à mes copinautes sur le forum pour leur faire part de mon émerveillement après la lecture de ce roman coup de cœur : “Que j’ai pleuré en lisant l’histoire de cette famille bancale et si lumineuse ! J’ai pleuré quand Camille arrive chez les Desrochelles pour l’entraînement et qu’il est accueilli comme un membre de la famille tant attendu, j’ai pleuré quand Del et tous les réfugiés du camp où elle travaille font la chorégraphie d’Annie et les barjorettes, j’ai pleuré quand Solange propose à Velma de s’inscrire au stage de dessin… Que j’ai pleuré ! Parce que quand même ce bouquin, au delà du handicap, il nous parle surtout de la FAMILLE, de ce qui la compose, des liens qui se tissent souvent silencieusement, au fil du quotidien mais aussi à travers générations. La relation entre Solange et Del est tellement puissante. J’ai beaucoup apprécié la manière dont l’auteure fait ressurgir implicitement ce que les personnes étaient avant, ce que cet avant a laissé de traces sur leur corps, leurs cheveux, leur regard et que les autres membres de la famille perçoivent parfois comme dans un éclair lumineux et parfaitement éphémère. Bien sûr ce roman est un incroyable conte de fée, tout va très vite, des magiciennes et des magiciens interviennent spontanément de manière peut-être un peu surnaturelle (je pense à Dolorès qui accepte de faire la coach sportive alors qu’elle connaît à peine Velma, je pense à la mère de Hui, incroyable costumière, qui réalise sans poser de question les improbables tenues de la tribu, je pense au patron de la brasserie qui embauche Harold sans trop poser de questions) mais c’est un conte de fée qui célèbre la solidarité et que ça fait du bien !”

Annie au milieu d’Emilie Chazerand, Sarbacane, 2021.

Pour les curieux, nous avons aussi eu la chance d’interviewer Emilie Chazerand.

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Pour Liraloin c’est une BD lue en musique qui a emporté le coup de cœur de l’année 2022. Il s’agit de Blue aux Pays des songes, une série en 3 volumes.

Blue au Pays des Songes de Davide Tosello, Vent d’Ouest, 2021.

Son avis complet ici

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Pour Blandine, le point commun de ses coups de cœur qui ont émaillé 2022 est l’émerveillement! Pour un récit intemporel, pour une relation particulière, pour un graphisme exceptionnel ou pour une douceur candide essentielle. Certains de ses coups de cœur ont déjà été partagés ici au fil des mois, aussi, pour ne pas les remettre, en voici un nouveau qui regroupe tout cela!

Magic really can happen… When it Snows. Richard COLLINGRIDGE.

Tout est déjà dans le titre (et le sous-titre)!! Il y a de la magie et de la féérie, du merveilleux et du fantastique, une quête et une mise en abyme fabuleuse qui fait la part belle aux livres, à l’imaginaire et à la transmission. Le tout servi par des illustrations (de peinture?) fascinantes, douces et immersives, qui jouent sur les luminosités et les clair-obscur! juste magnifique!

Son avis complet ICI!

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En refermant Zephyr, Alabama cet été, Isabelle avait l’impression de connaître cette bourgade comme sa poche : ses églises et ses ragots, son supermarché flambant neuf, ses contrebandiers et ses attaques racistes, le quartier noir où la conquête des droits civiques s’organise. Et quels mystères renfermés derrière les portes des petites maisons, au fond de la rivière ou du lac profond ! Témoin d’un crime, le jeune Cory mène l’enquête…

Le récit se nourrit de la toile de fond sociale de l’enquête : des indices sont distillés à chaque chapitre sous la forme d’indices à première vue anodins mais qui finissent par prendre tout leur sens. Cory recoupe des éléments stupéfiants, faisant la rencontre d’une reine noire de cent six ans, d’un as de la gâchette, d’un monstre de rivière et même d’un tricératops. Son regard enfantin donne au roman une fraîcheur irrésistible. Cory et ses copains rappellent les aventures de Tom Sawyer, mais avec en plus le rythme scandaleux des tubes des Beatles et des Beach Boys. Et un soupçon de magie. Ils savent lire les rêves, la forme des nuages et les grains de sable. On ne sait pas toujours si Cory en rajoute un peu (il a l’étoffe d’un écrivain, voyez-vous), si l’imagination de sa bande la dépasse un peu ou s’il y a vraiment un solide cœur de magie à Zephyr.

Tout cela semble un peu foisonnant, mais tout finit par s’imbriquer parfaitement en un tout cohérent qui a beaucoup ému Isabelle. Ce livre est un univers à lui tout seul, un roman à remonter le temps porté par une plume vive qui trace son sillon propre à la lisière de la tranche de vie, de l’enquête policière, du thriller et du réalisme magique.

Zephyr, Alabama, de Robert McCammon, Monsieur Toussaint Louverture, 2022.

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Et vous, quels ont été vos coups de cœur en 2022 ?

Nos coups de cœur de Novembre !

Avec l’hiver qui pointe le bout de son nez, et les envies de se lover sous un plaid, se multiplient les moments de lecture réconfortantes ! Voici nos conseils pour rallumer doucement les guirlandes de lumières dans vos imaginaires !

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Pour Colette et ses Petits-Pilotes-devenus-Grands, gros coup de cœur pour un documentaire qui met en avant des sports incongrus qui ont connu de courtes heures de gloire aux jeux olympiques : Drôles de sports, curiosités olympiques de Cécile Gariépy et Simon Drouin. Pelote basque, canne de combat, ballet à ski, course de traineau à chiens, grimper à la corde, jeu de quille et même colombophilie, ils ont tous été célébrés dans une catégorie spéciale créée en 1912 par le Comité international olympique : les sports de démonstration. Ce fut l’occasion de découvrir la créativité humaine dans un domaine inattendu : le sport !

Drôles de sports, curiosités olympiques,
Cécile Gariépy et Simon Drouin, La Pastèque, 2021.

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Pour Linda, novembre fut un mois très visuel en terme de lectures et c’est tout naturellement qu’elle a attribué son coup de cœur à une BD pour les grands lecteurs. Le Passage Intérieur est le récit d’un voyage aux limites du monde civilisé, une traversée en kayak d’un bras de mer qui s’étend au-delà de l’Alaska jusqu’en Colombie Britannique, au Canada. Dépassement de soi et découverte d’un monde sauvage sont au cœur de ce récit qui amène une réflexion écologique forte lorsque les amis découvrent l’emprunte du réchauffement climatique dans des lieux sauvages. Illustrations immersives viennent sublimer cette aventure qui prend différente forme : récit autobiographique, carnet de voyage et guide pratique pour les aventuriers.

Le Passage Intérieur – Voyage essentiel en Alaska de Maxime de Lisle et Bach Mai, Delcourt, 2022.

Son avis complet est à lire ICI.

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Mais l’album Cours ! fut une autre découverte incroyable. Véritable récit initiatique, le récit place son héros dans un contexte social fort de l’Amérique post-ségrégationniste, faisant de lui le visage d’une société moderne, forte de son métissage. Le duo d’artistes, Davide Cali au texte et Maurizio A.C. Quarello au dessin, signe un titre surprenant porté par un héros qui découvre qu’une simple main tendue peut changer le cours d’une existence.

Cours ! de Davide Cali et Maurizio A.C. Quarello, Sarbacane, 2016.

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Lucie et son fils ont eu un coup de cœur pour Des vacances d’Apache. Une nouvelle fois, Alexandre Chardin a su les entrainer dans un tourbillon d’émotions aux côtés d’Oscar et son fantasque grand-père. Comme une envie de plonger dans ce roman tendre et drôle pour vivre quelques heures (quelques jours !) leurs aventures avec eux.

Des vacances d’Apache, Alexandre Chardin, Magnard jeunesse, 2017.

L’avis complet de Lucie ICI.

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Et leur deuxième coup de cœur est un documentaire sur les petites bêtes. Si les insectes intriguent les enfants dès leur plus jeune âge, celui-ci est à réserver au grands curieux car ses rabats sont un peu fragiles.
Mais quel plaisir de pouvoir enfin découvrir l’intérieur d’une fourmilière, d’une ruche ou d’une termitière sans déranger ses occupants ! Anne Jankéliowitch et Isabelle Simler ont fait de l’habitat leur sujet central, mais le cycle de vie et organisation sociale sont aussi expliqués. Royal !

Royaumes minuscules, Anne Jankéliowitch et Isabelle Simler, La Martinière Jeunesse, 2021.

L’avis complet de Lucie.

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Pour Liraloin, partir à l’aventure avec Archibald et Ferdinand n’a pas été de tout repos tant physiquement que psychologiquement. Une histoire fabuleuse au doux parfum de conte. En voici quelques mots pour vous donner envie de vous y plonger : Il était une fois, dans une forêt, un village nommé Bellécorce et dans ce village, la plus jolie des librairies de la contrée tenue par Archibald Renard. Sur ses rayonnages trônent que des livres originaux…

Mémoires de la forêt de Mickaël Brun-Arnaud, illustré par Sanoe, Ecole des loisirs – collection : Neuf, 2022

L’avis complet de Liraloin

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Isabelle et ses moussaillons sont complètement sous le charme d’Annie au milieu. Cette dernière a un chromosome en plus, une famille qui l’adore et… une passion pour les majorettes. Mais voilà, l’entraîneuse ne veut pas d’elle au défilé de printemps : trop ronde, pas assez sérieuse… enfin vous voyez. Qu’à cela ne tienne, ses proches formeront leur équipe et Annie défilera ! Tout est réussi dans ce roman. La forme chorale nous donne à entendre la spontanéité désarmante d’Annie, mais aussi les réflexes protecteurs et la détresse de son frère Harold et de sa sœur Velma. Le ton, la chimie sont précisément justes : impossible de ne pas se laisser prendre par la belle énergie de cette famille, on doute et on tremble, on se laisse surprendre, on rit souvent, on pleure aussi. Lumineux !

Annie au milieu, Emilia Chazerand, Sarbacane, 2021.

Les avis d’Isabelle, Lucie et Liraloin

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Et en album, l’équipage de L’île aux trésors a craqué pour un beau livre : Une nuit, de Grégoire Solotareff et Julien de Man. D’emblée, le suspense est au plus haut. On sait que quelque chose d’extraordinaire est sur le point d’arriver, le soir tombe, l’obscurité s’installe, des pas lourds se font entendre dans le grenier. C’est le cœur battant qu’avec le jeune narrateur, on pousse la porte… Cette expédition nocturne initiatique nous entraîne dans un décor somptueusement dessiné. Les mots et les illustrations jouent chacun leur rôle pour placer ce récit sous tension. Les auteurs savent ralentir le rythme de la narration aux moments les plus tendus, jouer des points de suspension et de jeux de lumière ménageant d’inquiétantes zones d’ombres pour nous faire frissonner, mêler péripéties et leçons de vie jusqu’à un dénouement apaisant. Une réussite graphique et scénique qui rend joliment hommage aux souvenirs d’enfance et aux pouvoirs de l’imagination !

Une nuit | L'école des loisirs, Maison d'Édition Jeunesse
Une nuit, de Grégoire Solotareff et Julien de Man, L’école des loisirs, 2022.

L’avis complet d’Isabelle

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Des coups de cœur, Blandine en a eu beaucoup durant le mois de novembre. Ils l’ont emmenée dans des horizons très variés entre Histoire et mémoire, Choix et Destins, imaginaire et interprétations… S’il ne devait en rester que deux, ce serait ceux-ci:

Secrets de sorcières. Julie LEGERE, Elsa WHYTE et Laura PEREZ. La Martinière Jeunesse, 2019

Entre album et documentaire, ce livre grand format est d’abord un très bel objet-livre au graphisme ésotérique immersif. Chronologique, il nous décrit la figure mouvante de la Sorcière au fil du temps, des croyances et des lieux, jusqu’à aujourd’hui. Il s’assortit de portraits de femmes, d’évènements majeurs, de définitions.

Un livre magnifique, précis et édifiant!

Son avis complet ICI.

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Béatrice. Joris MERTEN. Rue de Sèvres, 2020

Que ne donnerait-on pas pour vivre l’Amour? Pour vivre? Et non survivre dans un quotidien millimétré, dépourvu de surprises et d’imprévus… Sur son trajet répétitif, Béatrice voit un jour un sac rouge abandonné. Il semble l’attendre, elle. Un soir de pluie, elle ose s’en emparer. Dedans, un album photos qui remonte aux années 1930 et qui montre un couple énamouré dont la jeune femme lui ressemble étrangement…

Album muet et pourtant pourvu de mots grâce aux enseignes, publicités, titres de livres ou noms de lieux, cet album est une merveille qui vous fera imaginer, rêver, interpréter, transposer.

Son avis complet LA.

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Et vous, qu’avez-vous lu de beau à l’orée de l’hiver ?

Nos Coups de Cœur d’Octobre

Octobre annonce l’automne et la saison des tisanes au coin du feu accompagnées de douceurs en tout genre. L’éveil des sens est au cœur de cette saison pas comme les autres qui nous rappelle le temps qui passe et nous apporte le réconfort dans le partage. Parce que la lecture illumine le quotidien en nous stimulant, nous vous proposons de découvrir nos derniers coups de cœur !

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Les Flamboyants – Nous, on a tué personne ! d’Hubert Ben Kemoun, Sarbacane, 2022.

Linda a découvert la plume d’Hubert Ben Kemoun, un auteur incroyable qui est parvenu à la faire rire dans un récit qui aborde la maltraitance infantile. Les Flamboyants est l’histoire de cinq jeunes garçons “attardés” que la vie n’a pas épargnéS. Interrogés par le Capitaine Delaunay, ils doivent raconter leur soirée qui déterminera les circonstances de la mort de leur éducateur. Une enquête policière dont on comprend rapidement qu’elle n’est, pour l’auteur, qu’un prétexte pour faire parler les garçons et lever le voile sur des secrets bien gardés au fond d’eux. Epoustouflant !

Son avis complet est ICI.

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Mais Linda a aussi été très touchée par la poésie et la sensibilité de l’histoire de Yeowoo, une petite renarde rejetée par ses parents au moment de leur divorce, et déracinée quand son père l’abandonne à la campagne chez son grand-père et sa tante. D’abord pleine de colère, elle va peu à peu apaiser sa douleur grâce à Paulette, une poule elle aussi rejetée des siens. La solitude et le besoin d’amour sont au cœur de cette bande dessinée au graphisme délicat et soigné. L’amitié entre Yeowoo et Paulette montre aussi que l’amour voit au-delà des différences.

Seizième printemps de Yunbo, Delcourt, 2022.

Son avis complet est ICI.

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De Cape et de Mots, de Flore Vesco et Kerascoët, Dargaud, 2022.

Quand un roman culte est adapté en BD, on a forcément peur d’être déçu.e… Et bien pas du tout, chaque millimètre carré de De Cape et de Mots a emporté l’enthousiasme d’Isabelle et de ses moussaillons ! Quel bonheur de suivre les débuts à la cour royale de Sérine qui arrive sans relations ni parures, mais avec une répartie inouïe, doublée d’un sens solide de la justice sociale. Notre héroïne navigue entre coups-bas et complots, semant la zizanie dans les rouages bien huilés de cette cour digne de Versailles ! Les aquarelles du duo Kerascoët donnent merveilleusement forme et couleurs à ce décor absolutiste. Tours et marbreries, baldaquins et salle de bal, coiffures alambiquées et conseil des ministres : chaque détail respire l’humour irrésistible et le grain de folie de l’autrice (que l’on retrouve aussi, évidemment, dans les dialogues). Le scénario rend en tout point justice aux péripéties et rebondissement de l’intrigue originale. À ne manquer sous aucun prétexte !

Son avis complet ICI.

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L’autre coup de coeur de l’équipage de L’île aux trésors est balèze mais très classe avec son ruban marque-page et ses couleurs chatoyantes, orné de dorures, de sympathiques bestioles et… de crânes. Et riche de révélations avec ça ! Il s’agit, évidemment, du dernier tome de la collection Le Monde Extraordinaire chez Little Urban, consacré au plus fascinant des scientifiques : Charles Darwin. On apprend (presque) tout : la jeunesse du naturaliste, les doctrines qui avaient cours à l’époque, l’expédition du Beagle, les thèses évolutionnistes, leur réception par ses contemporains et leurs prolongements plus récents. Les contenus sont d’une précision réjouissante. Ils expliquent notamment avec une grande clarté les principaux fondements de la théorie de l’évolution. La mise en page est attrayante, les illustrations splendides et le propos s’appuie sur des exemples très parlants. Une mine d’information spectaculaire, pour les curieux déjà grands et sans limite d’âge !

Le Monde Extraordinaire de Charles Darwin, d’Anna Brett & Nick Hayes, Little Urban, 2022.

Son avis complet ICI.

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Pour Liraloin, un conte sublimé par de majestueuses illustrations a retenu toute son attention.

Maroussia vit avec sa grand-mère dans une forêt où les divinités se mêlent aux légendes. Les esprits de la forêt veillent sur elles et Maroussia est fascinée par l’un d’entre eux : le gardien nommé Lièchi. Parfois, certaines nuits, Bouka peut réveiller la jeune fille mais rassurée par sa grand-mère elle se défend : « Prends garde, disait-elle. Je connais bien le dieu de la Forêt. » Et le monstre ne bronchait pas ». Alors lorsque cette vie paisible et respectueuse vis-à-vis de la nature et de ses esprits est mise à mal, Maroussia demande l’aide du dieu de la Forêt : « Oh Iarilo, dieu de la Forêt, aide-nous, la situation est grave. Notre village est menacé, les arbres et les animaux de la forêt le sont aussi. Ils vont tout raser, arracher nos buissons, abattre nos arbres. »Finira-t-elle par être entendue ? Parviendra-t-elle à empêcher la destruction de la forêt ?

Ce conte nous transporte dans ces légendes anciennes où la femme communique avec la nature : relation privilégiée. L’humain reçoit ce que la forêt lui donne avec générosité. La force qui émane de Maroussia vient de ce respect juste et sincère. Les illustrations de Daniel Egnéus nous transportent loin dans ce folklore mis en texte par l’écriture soutenue et poétique de Carole Trébor.

Maroussia celle qui sauve la forêt de Carole Trébor & Daniel Egnéus, Little Urban, 2021

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Pour Colette, c’est le très bel album Tancho de Luciano Lozano qui a rallumé l’étincelle dans son coeur d’éco-anxieuse 🙂 L’auteur y raconte l’histoire vraie de Yoshitaka Ito, un habitant de l’île d’Hokkaïdo, qui a empêché l’extinction des grues à couronne rouge au Japon en nourrissant ces oiseaux majestueux au moment où ceux-ci commençaient à déserter. Grâce à lui, un Centre de conservation des grues a vu le jour sur l’île japonaise. Cette histoire particulièrement inspirante nous rappelle combien le soin que nous accordons aux autres est au cœur de ce qui fait le vivant.

Tancho, Luciano Lozano, Les éditions des éléphants, 2022.

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Lucie a été bluffée par la qualité du petit documentaire Pourquoi la laïcité ?
Ce concept essentiel, méconnu et parfois même décrié, est parfaitement expliqué par Ingrid Seithumer. Elle en retrace l’histoire, présente les grands penseurs, explique les idées reçues et sa mise en place dans différents pays.
120 pages de faits, rien que de faits !
POCQQ, une collection d’une grande qualité, à découvrir sans tarder.

Pourquoi la laïcité ? d’Ingrid Seithumer et Elodie Perrotin, Editions du Ricochet, 2022.

Son avis complet ICI.

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Avec Je ne dirai pas le mot, Madeleine Assas nous entraine dans les affres du premier amour. Au retour des vacances d’été, une jeune fille retrouve son voisin, son ami d’enfance, mais ne le voit plus avec les même yeux. Que faire ? Lui dire ou non ? Prendre le risque d’être rejetée ? Comment cacher ses émotions à ses amis, à sa famille ?

Un texte court au ton incroyablement juste, qui a permis un instant à Lucie de retrouver des sensations d’adolescente.

Je ne dirai pas le mot, Madeleine Assas, Actes Sud Junior, 2022.

Son avis complet ICI.

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Secrets de sorcières. Julie LEGERE, Elsa WHYTE et Laura PEREZ. La Martinière Jeunesse, 2019

Blandine a été subjuguée par ce livre à la croisée des genres qui nous emmène à travers le temps et les continents pour nous présenter la figure, à la fois stable et mouvante de la Sorcière, ce qu’elle représente et induit. Et c’est aussi passionnant qu’édifiant !

Chapitré chronologiquement de l’Antiquité à nos jours, il s’agrémente de portraits de femmes ayant existé et marqué leur temps, comme de focus sur les accessoires, pratiques et liens avec la Nature. Les dessins qui les accompagnent sont splendides!

Son avis complet ICI!

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Et vous, quel a été votre coup de cœur d’octobre ?

Coups de coeur de septembre

La rentrée est passée, le froid s’installe déjà – trop tôt !
Heureusement, A l’ombre du Grand Arbre, nous avons quelques coups de cœur à partager… Pour faire durer le beau temps ou nous préparer à affronter l’automne !

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Lucie a découvert la collection “Court Toujours” de Nathan avec un certain plaisir. Défi lancé à de grands noms de la littérature jeunesse : écrire un texte court (à lire ou à écouter en moins d’une heure), adapté au mode de vie des 18-25 ans. Ces romans sont disponibles en format papier mais aussi numérique et audio.
Pour le moment, ses “chouchous” sont J’entends des pas derrière moi de Jo Witek et Miettes (humour décalé) de Stéphane Servant.

Son avis sur J’entends des pas derrière moi, Miettes (humour décalé) et Tu reverras ton frère.

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Hasard de calendrier, c’est aussi ce mois-ci qu’elle a lu la suite de deux romans coup de cœur mettant en scène des animaux.
D’un côté, Jefferson fait de son mieux, “suite” de Jefferson, par Jean-Claude Mourlevat. Et quel plaisir de retrouver le petit hérisson, enquêteur malgré lui pour sauver l’une des “Ballardeau” embrigadée dans une secte ! Humour, aventures et réflexion sur la détresse face à la solitude. Un très beau roman.

Jefferson fait de son mieux, Jean-Claude Mourlevat, illustrations d’Antoine Ronzon, Gallimard Jeunesse, 2022

Retrouvez les avis d’Isabelle, Linda, Théodore (chez la Collectionneuse de papillons) et Lucie sur le premier tome, et ceux d’Isabelle et de Lucie sur le second.

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De l’autre, Pax, Le chemin du retour, suite de Pax et le petit soldat de Sara Pennypacker. Le premier tome ayant laissé un goût d’inachevé malgré sa grande qualité, suivre les traces de Pax et Peter, chacun de leur côté, est un soulagement. L’occasion aussi de répondre aux questions restées en suspens : Pax oubliera-t-il Peter ? Saura-t-il se débrouiller dans la nature ravagée par les conflits des hommes ? Comment Peter fera-t-il face à la disparition de son père ? Une reconstruction sera-t-elle possible suite à tous ces drames ?
Un roman sur l’amitié et le deuil, dans lequel l’écologie tient une place primordiale.

Pax, Le chemin du retour, Sara Pennypacker, illustrations de Jon Klassen, Gallimard Jeunesse, 2022.

Retrouvez les avis de Linda, d’Isabelle et Liraloin sur le premier tome, et celui de Lucie sur le second.

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Pour Liraloin, il était une fois une belle histoire : celle de Berta Hansson. Un album aux magnifiques illustrations relatant l’enfance de cette artiste-peintre suédoise.

L’oiseau en moi vole où il veut, Sara Lundberg, La Partie, 2022

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Pour Linda, la visite de cette maison hantée s’est faite les yeux pétillants de plaisir à la recherche de petits fantômes cachés sur des feuilles de papier calque qui jouent sur la transparence et l’effet de superposition pour créer des éléments de surprise.

Cette maison est hantée de Oliver Jeffers, kaléidoscope, 2022.

Son avis complet est à lire ICI.

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Et puis il y a ce premier roman de Ninon Dufrénois, véritable ode à la famille qui véhicule de si belles valeurs familiales. Le texte est touchant, l’histoire est une grande aventure, l’ensemble donne un récit “première lecture” poétique pour toute la famille.

Rosalie de Ninon Dufrénois, illustré par Julien Martinière, VoceVerso, 2022.

Critique complète de Linda.

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Isabelle a ri toute seule en dévorant le nouveau roman de Clémentine Beauvais, Les Facétieuses. Un roman déguisé en enquête (à moins que ?) sur les traces du jeune Louis XVII et surtout de sa marraine la bonne fée : comment a-t-elle pu l’abandonner à son sort atroce ? L’enquête nous conduit de librairies confidentielles en placards secrets du château de Versailles, recoins parisiens et farouches bibliothèques. Vers des mondes insoupçonnés où frémissent la limonade à la rose et les plumes de paon, peuplés d’historiens féministes ou réactionnaires, de brocanteurs et même de gardes de la couronne britannique. On rit beaucoup mais on n’en découvre pas moins d’où viennent les inégalités d’hier et d’aujourd’hui ! C’est complètement foisonnant et fantaisiste, mais d’une logique imparable : on brûle de connaître le fin mot de l’histoire. 

Les Facétieuses, de Clémentine Beauvais, Sarbacane, 2022.

Son avis complet ICI

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Et en BD, Isabelle et ses moussaillons ont adoré se lancer dans un périple avec mille dindes dans le Far West de 1860, grâce à l’adaptation BD du roman La longue marche des dindes par la talentueuse Léonie Bischoff. Simon Green compte bien faire fortune en conduisant un convoi de mille volatiles jusqu’à la ville florissante de Denver où on se les arrache pour au moins cinq dollars pièce. Seul détail, le chemin de fer n’existe pas encore et le voyage de 1000 km devra donc se faire… à pied. Aventures, rencontres et découverte de soi dans une Amérique peuplée de chercheurs d’or et d’Indiens, de brigands et d’exploiteurs d’esclaves, de fermiers affamés et de chasseurs de bisons. Les illustrations sont colorées, pleines de mouvement et d’expressivité. On glousse de plaisir !

La longue marche des dindes, de Léonie Bischoff (adapté du roman de Kathleen Karr), Rue de Sèvres, 2022.

L’avis d’Isabelle et celui de Lucie.

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Bien que très différentes, les deux lectures coup de cœur de Blandine ont des thèmes similaires, et l’ont beaucoup émue.

La Baleine la plus seule au monde. Kim CRABEELS et Sebastiaan Van Doninck. Alice Jeunesse

Ce très bel album lie deux solitudes. Celle d’une petite fille, Lila, qui se trouve en bout de monde. En attendant sur son phare son papa océanographe parti en aventures pour oublier et combler, elle collectionne les coquillages.
Et celle d’une baleine esseulée par sa différence acoustique.
Un récit métaphorique et magnifiquement illustré sur le deuil, la différence et l’amitié, basé sur une histoire vraie, et qui, forcément, fera écho.

La nuit où les étoiles se sont éteintes. Nine GORMAN et Marie ALHINHO. Albin Michel, 2021

Finn, ado rebelle et cabossé, débarque à la Nouvelle-Orléans chez son oncle maternel qu’il ne connaît pas. Il ne le sait pas encore, mais ce sera pour lui, après avoir connu et en affronter d’autres, l’occasion de se (re)construire, d’avoir un but dans la vie ainsi que des amis. Une bande de potes extravagante, parfois agaçante, mais finalement toujours présente. Et l’amour, aussi inattendu que soudain.

La nuit où les étoiles se sont éteintes est un roman qui emporte et émeut. Beaucoup de thèmes s’entremêlent entre quête identitaire et initiatique, amitié et amour, sexualité et homosexualité, parentalités plurielles, violences et (re)construction, deuil et avenir… C’est beau, c’est juste et c’est fort!

L’avis de Blandine ICI.

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Colette s’est plongée dans la magnifique BD de David Sala, intitulée Le Poids des héros. L’auteur explore son enfance mais à l’aulne de ce que ses grands-pères, héros de guerre et de résistance, ont laissé comme empreintes indélébiles dans les récits qui se transmettent de générations en générations. Et c’est non seulement à un voyage à travers l’histoire d’une famille que l’auteur nous invite mais aussi à un fabuleux voyage à travers la couleur et l’imaginaire. Les images de Sala sont lumineuses même quand elles abordent cette histoire parfois méconnue de ce côté des Pyrénées, celle de la dictature de Franco, de l’exil des Républicains espagnols en France, du camp de concentration d’Argelés-sur-mer…

Le Poids des héros, David Sala, Casterman, 2021.

Vous pourrez feuilleter la BD par ici pour vous faire votre petit avis avant d’aller l’emprunter dans la médiathèque la plus proche !

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Et vous, quels sont les coups de cœur de votre rentrée ?

Nos coups de cœur de l’été

Ca y est, l’été s’achève. Il aura été l’occasion de beaux moments de partage, de visites et de découvertes. Mais aussi de lectures et d’échanges !

Pour bien commencer l’année scolaire, voici les jolis textes que nous avons dénichés cet été.

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Chez Lucie, on a découvert l’univers de David Walliams avec beaucoup de bonheur. “Orphelins” depuis qu’ils avaient lus tous les romans de Roald Dahl, son fiston et elle ont été enchantés de retrouver des personnages loufoques, une délicieuse cruauté et surtout un humour très proche de celui du “Champion des histoires”. Sa collaboration avec Tony Ross est aussi à mettre en parallèle avec celle de Roald Dalh avec Quentin Blake, texte et illustration se répondant de manière amusante. Le Gang de Minuit et Ratburger ont donc recueilli tous les suffrages… En attendant de découvrir les autres !

L’avis de Lucie sur Le Gang de Minuit et Ratburger.

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Linda n’a pas beaucoup lu cet été, mais il est difficile de faire un choix tant les très bonnes lectures étaient au rendez-vous. Un titre se démarque pourtant, une réinterprétation moderne de l’opéra de Verdi : D’après la Traviata de Fabien Clavel, un roman lyrique, poétique qui l’a énormément touché. L’écriture est sensible, la mise en page dynamique rythme les paroles de l’héroïne créant un effet saisissant d’émotions. A découvrir dès 13 ans.

D’après La Traviata de Fabien Clavel, Gulf Stream, 2022.

L’avis complet de Linda est ICI.

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Pour Liraloin, l’été est toujours synonyme de lectures à foison et c’est toujours avec un grand carton rempli de livres que la fuite vers les vacances s’organise ! Voici deux coups de cœur en ce joli mois de rentrée. Le premier est une bande-dessinée de David Sala qui parle de la guerre et nous rappelle à notre devoir de mémoire et de transmission. Elle nous démontre également la force des liens familiaux peu importe son histoire et ses engagements. Une BD émouvante et d’une sensibilité rare.

Le poids des héros de David Sala, Casterman, 2022

L’avis complet de Liraloin est ici

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Dans cette deuxième lecture, il est question de relations humaines : imaginez-vous un lycéen un peu frêle, un peu timide déclamant un texte sur scène. Il est là devant ses camarades de classe, ses parents, ses professeurs. Comment va-t-il « interpréter » son texte, quelle est la nature réelle de son intervention ? C’est qu’il en faut du courage pour parler de soi, pour avouer sa souffrance et dénoncer le comportement de certains.

Tout va très vite dans ce texte qui crescendo monte en puissance. Je découvre, ici, l’écriture de Stéphane Servant, une force pas si tranquille. Un roman au ton juste qui dénonce les stéréotypes, qui donne confiance et montre l’importance de garder « la tête froide ».

Miettes (humour décalé) de Stéphane Servant, Nathan : collection court toujours, 2021

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Pour La Collectionneuse de papillons, l’été fut l’occasion de découvrir l’écriture d’Emilie Chazerand grâce aux excellents conseils de ses copinautes. Elle a enchaîné la lecture d’ Annie au milieu qui la fait rire, pleurer et rire avec celle de La Fourmi rouge qui la aussi fait rire, pleurer et rire ! Que ce soit les aventures d’Annie et son incroyable famille ou celles de Vania Strudel au destin si pathétique, les héroïnes d’Emilie Chazerand ont ce quelque chose d’infiniment bancal et de particulièrement poétique qui vous emporte immédiatement vers d’autres quotidiens que le vôtre mais qui pourraient quand même un peu y ressembler. On vous en reparle d’ailleurs très vite, ici même !

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Pou Blandine, les lectures et relectures ont été aussi nombreuses que bonnes. Découvertes d’écritures et d’univers, de récits enthousiasmants et engagés, de parcours de vie inspirants et relatés tout en pudeur ou interprétations, et de livres qui parlent de livres. Que du bon! En voici deux!

Promenade. Bernard FRIOT et Jungho Lee. Editions Milan, 2017

Ode aux livres, à la littérature et surtout à leur pouvoir, cet album grand format nous emporte en voyage au fil d’illustrations sur double-page qu’accompagnent pour chacune une ou deux phrases, métaphoriques. C’est beau et c’est fort.

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L’été du changement. Sophie ADRIANSEN. Editions Glénat et #onestpret, octobre 2020

La chaleur à Strasbourg est infernale. Mylan et Cléa subissent la canicule. C’est ainsi qu’ils se rendent à la Skihalle, une station de ski artificielle où ils vont ensuite chaque jour pendant une semaine avant de partir chacun de leur côté en vacances. Lui chez son oncle en Norvège, elle en Malaisie avec ses parents. Le dépaysement sera total pour les deux ados qui, au fil de leurs rencontres, activités et observations, vont se rendre compte de l’impact de leurs choix sur la planète, l’écologie, le climat, et de leurs modes de consommation… Tout en redoutant de paraître, ou non, rabat-joie aux yeux de l’autre.

L’écriture de Sophie Adriansen fait toujours mouche. Avec justesse et réalisme, elle nous décrit ici la prise de conscience écologique de deux ados amis au fil de leurs vacances estivales, diamétralement opposées. Il est aussi question de cultures, de consumérisme, et d’apparence. Un roman nécessaire!

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Isabelle et ses moussaillons ont embarqué à destination de l’archipel de Saltkråken, en Suède, grâce à la traduction d’un roman inédit en français d’Astrid Lindgren ! Avec la famille Melkerson, ils ont passé des vacances inoubliables, pêché, construit des cabanes et surtout goûté la saveur incomparable du partage et de l’amitié. Ce roman gorgé de soleil et de parfums iodés était LA lecture à voix haute idéale pour les vacances d’été. Ça marche aussi très bien pour prolonger à volonté le bonheur des vacances !

L’avis complet d’Isabelle

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Et en BD, le coup de cœur de L’île aux trésors va sans conteste à Sermilik. Cet album de Simon Hureau raconte l’aventure extraordinaire de Max Audibert, un Français qui s’est installé au Groënland dans un village Inuit. Le décor est d’une pureté grandiose, les lois de la nature implacable, les aventures de Max tour à tour drôles et terrifiantes. Sermilik se lit comme un hymne à la nature boréale, un récit atypique d’initiation, d’intégration et de transmission, une invitation à aller au bout des rêves qui nous tiennent à cœur. Une lecture intense et immersive qui nous laisse durablement la sensation du froid polaire et le halètement des chiens dans l’oreille.

L’avis complet d’Isabelle

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Votre été a-t-il été beau et riche de découvertes et lectures ? Les nôtres vous tentent-elles ? Dites-nous tout!