Nos coups de cœur de Janvier.

Janvier : un mois que nous avons voulu chaleureux grâce à notre Swap de début d’année, engagé aux côtés de l’édition indépendante, joyeux en compagnie de Monsieur Tullet. Janvier, un mois pour s’élancer. Malgré les masques qui entravent les ailes de nos sourires. Malgré les couvre-feux qui nous empêchent d’attiser les incendies des joies du spectacle vivant, des amitiés frivoles et des amours brûlantes. Janvier donc. Un mois pour écouter plus que jamais nos coups de cœur tambouriner.

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Pour Colette, l’année a commencé en compagnie de Marie et Bronia, deux sœurs incroyables, vibrantes, persévérantes et tellement intelligentes ! Des filles reconnaissantes, des amoureuses passionnées, des mères bienveillantes et surtout des femmes engagées de tout leur être à mieux comprendre le monde pour pouvoir le transformer. Deux femmes infiniment puissantes.

Marie et Bronia, le pacte des soeurs, Natacha Henry, Albin Michel, Litt’.

En Mars, mois que nous consacrerons aux femmes inspirantes, on vous en livrera une lecture commune en tête à tête avec Frédérique.

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Ce mois de janvier a été l’occasion pour Lucie de découvrir quelques livres de la sélection pour le prix UNICEF 2021, dont le thème est “Au fil des émotions”. De ces ouvrages d’une grande qualité s’est détaché Le train fantôme.
Dans cet album, Didier Lévy nous entraine aux côtés de Lina, partie à la recherche de son grand frère qui a quitté le domicile familial suite à une dispute avec leurs parents. Les illustrations “à la manière noire” de Pierre Vaquez fourmillent de détails et évoquent irrésistiblement l’univers du réalisateur Tom Burton.
Un album sombre mais d’une grande délicatesse sur les difficultés de communication et la perte d’un être cher.

Le Train Fantôme de Didier Lévy, Sarbacane

Son avis et celui de Ladythat avec un aperçu des magnifiques illustrations.

Plus de renseignements sur le prix UNICEF ici.

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Pépita et son MéLi-MéLo de livres ont vibré à la lecture de ce roman solaire et lumineux : une infusion d’humanité sur ces liens qui nous échappent, qu’on se créé, qu’on défait sans savoir que nous sommes nous aussi unis par des constellations. A lire absolument !

A quoi rêvent les étoiles de Manon Fargetton, Gallimard jeunesse

Mon p’tit avis, c’est par ici

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Ce mois-ci, Isabelle n’a pas pu se décider et elle partage donc son coup de cœur entre un roman et un album ! Le roman du mois est donc L’Ickabog, une histoire aux allures de conte sur laquelle plane une créature de légende : conte pour enfants ou menace réelle ? À lire pour l’univers décalé, l’aventure, le mystère et une réflexion fort pertinente sur l’irrationalité de certaines peurs et de leur instrumentalisation à des fins de pouvoir. Ça commence avec les Père Fouettard et autres mythes inventés pour impressionner les enfants, et ça finit avec les marchands de peur qui font leur commerce politique en pointant des menaces largement déconnectées de la réalité – quand il ne s’agit pas purement et simplement de fake news. Les dangers les plus grands ne sont pas toujours là on les attend !

L’Ickabog, de J.K. Rowling, Gallimard Jeunesse, 2020

Son avis et celui de Théodore !

Et en album, la lecture du mois fait écho à nos meilleurs chimères : n’avez-vous jamais rêvé de concocter un gâteau incroyabilicieux, avec ce qu’il faut de crèmes parfumées, de chocolat, de meringues et de sucre glace ? Une création suffisamment colossale pour que vous puissiez y organiser une grande FÊTE avec TOUS vos copains (célébrités et amis imaginaires compris) ? Le projet serait d’autant plus savoureux qu’il serait exécuté collectivement, avec la multitude de vos camarades poussins ! Cette fête inoubliable qui prend une dimension particulière dans la période actuelle, Claude Ponti l’a créée pour vous avec ce classique gourmand et réjouissant, à découvrir absolument dans la nouvelle édition géante parue récemment chez L’école des loisirs !

Blaise et le Château d’Anne Hiversère, de Claude Ponti. L’École des loisirs, édition géante de 2020.

Les avis d’Isabelle et des Lectures Lutines

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Liraloin se prend pour une guerrière (ce qui lui arrive souvent) et vous parle de la série Bergères Guerrières de Jonathan Garnier & Amélie Fléchais.

Molly vit seule avec sa maman dans un petit village qui n’a rien à envier à Astérix. Elle fait partie des Bergères Guerrières, un groupe de petite fille en apprentissage : « Nouvelles recrues ! vous avez maintenant l’âge d’intégrer la formation pour devenir un membre de l’ordre. Vous êtes nées il y a dix ans, en cette sombre année, mais vous représentez l’espoir et le renouveau. » Peu d’hommes sont restés au village, les autres ont disparu, jamais revenu d’une guerre aux confins du territoire que l’on appelle « Terres Mortes ». Afin de parfaire leur apprentissage, Molly et son fidèle destrier Barbe Noire ainsi que toutes ses amies partent en mission. C’était sans compter sur Liam, son meilleur ami, venu durcir les rangs car lui aussi veut devenir une Bergère Guerrière…

Les trois premiers volumes de cette série sont très riches en aventures et rebondissements. Si l’action se focalise sur les personnages principaux : Molly et Liam, leur amitié est renforcée par tous les autres personnages qui apportent une belle dynamique à cette BD. Les intrigues s’entremêlent bien et la magie apporte du frisson.

La relève : volume 1, la menace : volume 2 et le périple : volume 3 nous annonce une suite tumultueuse !

Bergères Guerrières de Jonathan Garnier & Amélie Fléchais, Glénat, 2017-2019

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Chez Bouma, c’est un album qui a su séduire petits et grands par le talent indéniable qu’il s’en dégage. On y suit un conducteur de camion s’arrêtant sur le bas côté d’une route de montagne. Il semble à la recherche de quelque chose et ce que l’on va découvrir avec lui au fil des pages est très loin de ce que l’on aurait pu imaginer.

La Montagne de Manuel Marsol et Carmen Chica, Les Fourmis rouges, 2018

Véritable ode à l’imagination, le talent de raconteur des auteurs prend forme au fur et à mesure que l’on découvre les illustrations, magnifiques, pleines de sens et de couleurs. Manuel Marsol a d’ailleurs remporté le 8e Prix International de l’Illustration de la Foire de Bologne pour cet album. On ne saurait donc que vous en recommander la lecture.

Son avis ici.

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Chez Linda, c’est l’histoire de Winnie qui a su séduire Lady et Petite Lady. S’inspirant des histoires de sa famille, Lindsay Mattick écrit à quatre mains, avec Josh Greenhut, un récit touchant, débordant d’amitié et d’humanisme sur fond de Première Guerre Mondiale. Elle revient sur l’histoire de Winnipeg, une ourse noire adoptée au Canada par un jeune soldat qui l’emmena en Europe comme mascotte de son régiment avant de la placer au zoo de Londres où elle devint la mascotte des londoniens et notamment celle d’un jeune garçon prénommé Christopher Robin, fils de l’auteur A.A. Milne.

Winnie et la Grande Guerre de Lindsay Mattick & Josh Greenhut, l’école des loisirs, 2020.

Son avis ici.

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Il ne reste plus désormais qu’à aller fouiller dans nos nouvelles (ou anciennes) Piles à Lire (PAL) pour trouver les coups de cœur du mois prochain.

Nos coups de cœur de 2020

Chaque premier lundi du mois donne ici lieu à nos coups de cœurs du mois passé ! Pour commencer l’année, voici notre coup de cœur de l’année 2020, parmi ces coups de cœur mensuels.

N’hésitez pas à partager les vôtres !

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Malgré son genre de prédilection qu’est le roman (et elle en a lu tellement de bons en 2020 que ce serait trop difficile de choisir !), c’est un album que Pépita dans son MéLi-MéLo de livres décide de faire sortir du lot pour cette année 2020 si particulière : car, oui, la lecture m’a sortie du marasme ambiant (mais que peuvent donc bien faire les gens qui ne lisent pas ?). Une ode à la lecture, à l’évasion qu’elle procure, à sa faculté de nous transporter : “Un livre est une fenêtre par laquelle on s’évade”, une citation que j’aime et qui prend tout son sens encore plus aujourd’hui.

Où tu lis, toi ? Cécile Bergame et Magali Dulain, Didier jeunesse

Sa chronique ici.

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Sur son île qui a débordé de trésors en cette année où la lecture a pris une dimension et une intensité particulières, c’est L’incroyable histoire du homard qui sauva sa carapace, de Thomas Gerbeaux, qui a le plus marqué Isabelle. Un petit livre qui se lit comme un roman d’aventure, une perche tendue à nos consciences, un hymne à la liberté, à la joie de la rencontre et à la solidarité. Une pépite haute en couleurs qui divertit et donne de l’espoir ! Car « qui sauve un homard, sauve l’océan ».

L’incroyable histoire du homard qui sauva sa carapace, de Thomas Gerbeaux. La Joie de Lire, 2020.

Sa chronique ici.

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Pour les ladies dont l’année fut riche en découvertes, c’est L’incroyable voyage de Coyote Sunrise, de Dan Gemeinhart, qui a laissé une emprunte forte. Lu à la levée du confinement de mars/avril qui nous avait limité dans l’acquisition de nouvelles lectures, ce road-trip émouvant et inoubliable, est une véritable ode à la résilience.

L’incroyable voyage de Coyote Sunrise, de Dan Gemeinhart. PKJ, 2020

Sa chronique ICI, ainsi que celles de Bouma, Isabelle, Lucie et Pépita.

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Pour Liraloin, c’est l’amour toujours et encore qui a parlé cette année avec Mon Bison de Gaya Wisniewski.

Le printemps s’installe, un bison se cache dans les hautes herbes, ce qui émerveille cette toute petite fille de 4 ans. Petit à petit, l’un et l’autre s’apprivoisent jusqu’à devenir inséparable : “Ces moments en sa compagnie me réchauffaient. J’aimais écouter le bruit de ses pas dans la neige poudreuse. J’aimais cette goutte gelée au bout du museau. J’aimais sa respiration. Simplement je l’aimais tout entier.”

Chaque hiver, que ce soit dans le silence ou dans l’évocation de leurs souvenirs, la petite fille et le bison vieillissent ensemble. Pourtant un jour, le bison ne réapparaît pas : “Le soir, je revins épuisée et le cœur lourd.”

Cet album est d’une belle douceur. Gaya Wisniewski nous livre une histoire d’amour pur et sensible entre deux êtres que tout oppose et qui finalement ne font plus qu’un. Les illustrations toutes de nuances noires et grises sont habilement rehaussées d’un filet bleuté. Ce bleu qui évoque l’hiver et la présence éternelle de l’amour entre ces deux-là :

Dans mon cœur, je l’entendais. “Je serais dans chaque fleur que tu découvriras au printemps, dans chaque bruit de la forêt, dans la chaleur du feu, dans la caresse du vent dans chaque flocon qui tombera…” Mon bison était là.”

Mon Bison de Gaya Wisniewski, Mémo, 2018

L’avis de Pépita.

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Sur les étagères de la collectionneuse de papillons pour laquelle 2020 a été l’année de la renaissance bloguesque, c’est l’album paru chez Rue du monde dédié à cette figure incroyable qu’est Janusz Korczak qui aura guidé de nombreuses réflexions. Réflexions de mère, d’enseignante, de citoyenne dans une société en crise. Parce qu’il n’y a pas souhait plus urgent : pour que vivent les enfants !

Korczak, pour que vivent les enfants, Meirieu, Pef, Rue du monde, 2012.

Sa chronique ici.

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Si on a déjà beaucoup parlé de ce roman à l’ombre du Grand Arbre, notamment dans une lecture commune, Lucie est toujours sous le charme d’Alma, Le vent se lève. Le souffle épique de ce récit de Timothée de Fombelle a été une bénédiction à la sortie du confinement. D’ailleurs, le premier tome de cette grande fresque sur l’esclavage a déjà été lu et relu par toute la famille.

Alma, Le vent se lève de Timothée de Fombelle, Gallimard Jeunesse, 2020

Sa chronique ici, ainsi que ceux d’Isabelle et Pépita.

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Pour Solectrice, c’est une belle découverte tirée d’un swap, qui l’a marquée cette année. Une improbable aventure pour deux jeunes abîmés. Un roman qui nous propulse dans une étrange réalité, par moments douloureuse, mais salvatrice. Une histoire qui nous fait voyager aussi, au ralenti, vers les terres peu connues des réserves indiennes. Une invitation à écouter l’autre et à lui donner une place dans notre vie.

Les Petits Orages de Marie Chartres, l’école des loisirs, 2016.

L’avis de Pépita.

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Et pour finir ce tour d’horizon, Bouma a ressorti de son petit bout de bibliothèque Les Enfants des Feuillantines. Un roman reçu A l’Ombre du Grand Arbre qui a su trouver sa place parmi les pépites lues cette année. Si jamais vous aviez besoin d’une lecture lumineuse la voici, toute aussi ensoleillée que sa couverture malgré les sujets abordés.

Les Enfants des Feuillantines de Célia Garino, Sarbacane, 2020

Son avis par ici.

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Et vous, quel est le livre qui vous a le plus fait vibrer cette année ?

Nos coups de cœur de novembre

Quelle joie de vous faire partager nos lectures, piochez allégrement pour des idées cadeaux et foncez dans votre petite librairie préférée !

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Ce mois-ci Liraloin vous propose une adaptation BD du célébrissime roman de Roald Dahl. Il s’agit de Sacrées sorcières de Pénélope Bagieu.

Cette BD se déguste comme une friandise. Elle est pleine de douceur, la relation entre la grand-mère est le petit-fils est attendrissante. Acidulée comme l’attitude de cette mamie bling bling qui déteste les vieux et fume comme un pompier. J’ai particulièrement trouvé la Magnanissime sorcière répugnante et sournoise au possible : « Fermez-là !! et ouvrez vos oreilles, je ne veux pas que le boulot soit cochonné ». Le-la jeune lecteur-trice a peur pour le petit garçon, rit du comportement parfois adolescent de la grand-mère. Une BD réussie et qui se dévore comme une confiserie (attention aux bonbons parfum formule 86 qui ont un goût très particulier tout de même…)

Sacrées sorcières de Pénélope Bagieu, Gallimard Bande dessinée, 2020

Voir également les avis de Bouma et d’Isabelle.

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Pour Linda et ses ladies, il y a le très bel album Odette fait des claquettes de Davide Cali. Un texte qui parle de différence et d’acceptation de soi, très joliment illustré par Clothilde Delacroix dont le trait tout en rondeur et le choix des couleurs apporte de la gaieté et un dynamisme chaleureux.

Odette fait des claquettes de Davide Cali et Clothilde Delacroix, Sarbacane, 2020

Son avis est ICI.

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Mais il y a aussi eu un très beau roman de Pierdomenico Baccalario, Les renards du désert qui se veut une chasse au trésor sur fond de drame historique. De la Corse à l’Allemagne, des années 80 à la Seconde guerre mondiale, le récit mêle les genres entre suspens, aventures et enquêtes, et entraîne ses héros à la recherche d’un trésor nazi façon jeux de pistes et codes à décrypter.

Les renards du désert de Pierdomenico Baccalario, Thierry Magnier, 2020

Son avis est à lire ICI.

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Lucie vous propose un album rouge de colère. Difficile d’apprivoiser ses émotions quand on est petit. Heureusement, les livres sont là pour guider les parents et aider les enfants. Dans Le livre en colère, Cédric Ramadier propose aux petits lecteurs des astuces pour calmer un livre très énervé. Astuces que l’on pourra réutiliser lorsqu’on sera en colère à son tour.
Les pages cartonnées et les couleurs vives accrochent l’oeil et emportent l’adhésion.

Le livre en colère de Cédric Ramadier, illustrations de Vincent Bourgeau, L’école des loisirs

Son avis ICI.

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Dans la collection de papillons de Colette, vous pourrez découvrir un beau roman d’amitié : Un caillou au fond de la poche, de Florence Cochet publié aux éditions Actes Sud junior. Le collège, la famille, la magie, le pouvoir des mots… autant d’ingrédients pour un récit à garder sur soi comme un porte-bonheur réconfortant.

Un caillou au fond de la poche de Florence Cochet, Actes Sud Junior, 2019.

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Sur le Petit Bout d’étagères de Bouma, on retrouve Animaux sans queue ni tête, un magnifique album aux accents de catalogue animalier qui joue avec humour et irrévérence des différences de chacun. Et si vous ne connaissez pas encore le travail de Camille de Cussac, c’est l’occasion de découvrir le talent de cette autrice/illustratrice qui manie la couleur comme personne. Un album à mettre dans les mains des enfants dès 3/4 ans et jusqu’à 99 ans !

Animaux sans queue ni tête de Camille de Cussac, Seuil jeunesse, 2020

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Pépita et son Méli-Mélo de livres ont déroulé tout le mois de novembre le fil rouge des droits de l’enfant et parmi les références pour les illustrer, voici un album des éditions Rue du monde qui trouvera écho pour chacun de nous en ces temps de confins. Un album qui célèbre l’importance essentielle de la culture sous toutes ses formes.

Tous les enfants ont droit à la culture/Alain Serres et Aurélia Fronty.-Rue du Monde

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Parmi les lectures qui ont marqué novembre sur L’île aux trésors, Isabelle pense immédiatement à Tumée, l’enfant élastique, de Marion Achard. Un roman qui, par la magie des mots, nous transporte en Mongolie et dans la tête d’une contorsionniste. Fascinant et captivant !

Tumée, l’enfant élastique, de Marion Achard, Actes Sud Junior, 2020.

Son avis à découvrir par ICI !

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Et vous, un coup de cœur à partager ?

Nos classiques préférés : Michael Morpurgo

C’est au tour de l’anglais Michael Morpurgo de rejoindre nos classiques préférés. Choisir parmi les quelques 71 romans de cet auteur multi-récompensé n’est pas une mince affaire, mais voici nos coups de cœurs !

Michaël Morpurgo

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Soldat Peaceful, Gallimard, 2004

Voici les dix raisons de (re)découvrir Soldat Peaceful selon Lucie :

1 – La couverture de vieux carnet usé et taché, qui donne envie de dénouer cette ficelle pour en découvrir le contenu.
2 – L’enfance de Tommo dans la famille Peaceful, modèle d’amour et de bienveillance face à l’adversité.
3 – La vie de la fratrie dans la campagne anglaise qui invite à se mettre pieds nus dans l’herbe et à aller pêcher.
4 – Les rapports de force et les mesquineries des habitants du village.
5 – La complexité tout en suggestion des rapports entre les trois personnages principaux : Tommo, son frère Charlie et la douce Molly.
6 – Le récit sans détour de la vie des “poilus” au front, dans le froid, la peur, la fatigue, les rats et la vermine.
7 – La bêtise humaine, pire que toutes ces menaces rassemblées.
8 – Le roman respecte l’unité de lieu et de temps grâce aux souvenirs qu’évoque Tommo, chaque chapitre correspondant à une heure de la nuit passée dans une grange.
9 – Grandir c’est renoncer, mais aussi prendre ses responsabilités, et Tommo va avoir l’occasion de le faire à l’issue de cette terrible nuit.
10 – Michael Morpurgo est un pacifiste dans l’âme et ce roman est un plaidoyer plein d’émotions.

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Le Prince amoureux, Michael Morpurgo, illustré par Emma Chichester Clark, Gallimard Jeunesse, 2009.

Voici les 10 raisons de Colette de lire Le Prince amoureux.

  1. parce que le petit format carré de ce livre en fait un coffret précieux dont on tremble de tourner les pages avec délicatesse.
  2. parce que c’est un conte de Noël dont la trame sobre et classique donne au texte un écrin particulièrement élégant.
  3. parce que c’est avant tout une merveilleuse histoire d’amour, celle du prince Frederico et de la princesse Serafina. Ils s’aiment passionnément, tristement. Éternellement.
  4. parce que le pouvoir ici est incarné tout en douceur, pas de prince tyrannique, pas de volonté de puissance à tout prix.
  5. parce que ce texte chante l’hospitalité des gens du voyage et leurs multiples talents.
  6. parce qu’il y ait question de la magie ordinaire des rencontres, cette magie qui transcende les strates de la société.
  7. parce que ce conte rend un bel hommage au pouvoir de l’art qui n’a d’autre but que de nous bousculer. Nous faire rire. Nous faire pleurer. Renouer avec l’essentiel, la vie en nous.
  8. parce que les illustrations d’Emma Chichester Clark accompagnent avec minutie et poésie le texte de Morpurgo.
  9. parce que c’est un texte qui peut être lu dans un souffle, à haute voix, pour un instant suspendu au coin du feu, près du sapin. Un texte chaleureux.
  10. parce que ce texte, d’un autre temps, résonne particulièrement aujourd’hui, en cette période où Noël pourrait être en danger : “Le grand chambellan ordonna d’interrompre tous les préparatifs de Noël, d’enlever le houx, d’ôter le sapin de la grande salle, et il annonça qu’on ne fêterait pas Noël cette année là.” … Heureusement qu’il nous reste la littérature !

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Le Trésor des O’Brien, Gallimard, 2009

Voici les 10 raisons de découvrir Le trésor des O’Brien selon Linda.

  1. Pour l’écriture tout en retenue de Michael Morpurgo.
  2. Pour l’apport culturel du récit qui revient sur un pan majeur de l’Histoire d’Irlande, la grande famine de 1845 à 1852.
  3. Pour le voyage complètement fou qu’entreprennent les deux enfants O’Brien quittant leur île pour atteindre l’Amérique, cette terre pleine de promesses.
  4. Pour la traversée de l’Amérique, cette marche vers l’ouest vécue par de nombreux migrants et chercheurs d’or.
  5. Pour l’aventure et ses dangers de chaque instant.
  6. Pour la bienveillance de personnes rencontrées prêtes à les aider et à prendre soin d’eux.
  7. Pour le mystère qui plane autour du trésor des O’Brien, ce bijou de famille. Il ne laisse personne indifférent.
  8. Pour la magie auréolant cette torque d’or, leur plus grande richesse, qui fait qu’elle leur revient à chaque fois qu’elle leur est volée ou semble leur venir en aide à chaque fois qu’ils sont en difficulté.
  9. Pour la valeur initiatique de ce récit qui voit grandir les deux héros.
  10. Pour la beauté du récit et son intérêt historique.

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L’histoire d’Aman, Folio junior, 2013

Voici les 10 raisons de lire L’histoire d’Aman selon Pépita :

  1. Parce que c’est un sujet toujours d’actualité (hélas…),
  2. Parce que c’est l’histoire d’un courage exemplaire d’une mère et son fils,
  3. Parce qu’un animal joue toujours un rôle capital dans les romans de Michael Morpurgo,
  4. Parce que l’intégration est un long chemin, qu’Aman et sa maman relèvent avec détermination,
  5. Parce que le football lie deux êtres d’une amitié qui va sauver à nouveau la vie d’Aman,
  6. Parce que l’être humain n’est pas toujours le meilleur envers son prochain,
  7. Parce que c’est un roman plein de dignité, des deux côtés, avec un peu de bonne volonté,
  8. Parce que Michael Morpurgo sait toujours poser les enjeux dans leur globalité mais aussi avec un sens du détail époustouflant,
  9. Parce que ce roman rappelle combien des millions d’enfants n’ont pas le droit à une vie décente,
  10. Parce que cette histoire pourrait être celle de vous et moi.

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Le mystère de Lucy Lost, Folio Junior, 2015.

Isabelle a choisi un roman emprunt de mystère, comme son nom l’indique. L’histoire d’une jeune fille surgie de l’océan sur une île anglaise au mois de mai 1915… Voilà pourquoi, en dix points :

  1. Pour l’énigme qui entoure Lucy, nous faisant tourner les pages avec curiosité.
  2. Parce que le destin de Lucy est absolument incroyable, mais qu’on y croit dur comme fer tant il est bien raconté.
  3. Pour toute la mise en scène du récit sous forme de témoignages et de traces écrites qui auraient été recueillis auprès des protagonistes.
  4. Pour ses protagonistes magnifiques, inspirants et… humains à l’heure où la méfiance envers l’étranger règne en maître.
  5. Pour la beauté émouvante du rôle dévolu à la musique et au piano dans l’histoire.
  6. Pour le décor plus vrai que nature qui nous plonge au début du 20ème siècle, de New York au petit village insulaire, avec sa petite école, son église, le son du phonographe, les journaux pleins de menaces et les lecteurs de L’île au trésor.
  7. Parce que l’auteur parvient si bien à parler de la Grande guerre sans verser dans une lecture nationale…
  8. … et que les émotions en sont d’autant plus fortes, face au gâchis humain, mais aussi aux moments poignants de solidarité et de fraternisation.
  9. parce qu’il est bouleversant de voir comment la vie continue après l’horreur, tant bien que mal.
  10. parce que ce texte témoigne des pouvoirs magiques de la littérature qui fait grandir, invite subtilement à réfléchir et à résister aux discours haineux d’hier et d’aujourd’hui.

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Le Roi de la forêt des brumes de Michaël Morpurgo, illustré par François Place, Gallimard (dernière édition en 2018)

Pour Bouma, il faut absolument avoir Le Roi de la forêt des brumes dans son petit bout de bibliothèque. Voici ses 10 raisons :

  1. parce qu’il promet un fabuleux voyage à travers l’Asie,
  2. parce que ce voyage se déroule sur fond de guerre sino-japonaise et donne envie de connaître un peu plus ce conflit que l’on connaît peu en Occident,
  3. parce qu’Ashley, le personnage principal, est un adolescent curieux auquel on s’attache facilement,
  4. parce que les descriptions des paysages de la Chine et du Tibet sont si réelles qu’on s’y croirait,
  5. parce que le côté fantastique de l’histoire est tellement bien racontée qu’on finit par se demander s’il est une réalité possible,
  6. parce qu’une rencontre avec des Yétis, ça ne se refuse pas,
  7. parce qu’on peut profiter de la qualité de l’écriture de ce talentueux auteur, capable de parler de bien des sujets avec emphase,
  8. parce qu’au-delà du voyage, le récit est une véritable ode à la tolérance et à la différence,
  9. parce qu’il est accompagné des magnifiques illustrations de François Place,
  10. parce qu’en refermant ce roman, on a tout de suite envie de partir vers une autre aventure, trouvée dans un autre livre de Michaël Morpurgo

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Et si jamais nos raisons ne vous ont pas convaincu, laissez vous tenter par l’un des multiples autres titres de cet auteur prolifique…


Nos coups de cœur du mois d’octobre.

Ca y est, l’automne est là. La déprime hivernale nous guette, le coronavirus avance toujours masqué, l’actualité est chaque jour plus violente… Mais dehors, les arbres se sont parés d’une lumière très particulière, les enfants ont hâte d’enfiler leurs bottes de pluies pour glaner ici ou là les seuls vrais trésors qui vaillent la peine qu’on lutte contre la morosité ambiante : bogues de châtaignes, petit caillou irisé, feuilles mortes écarlates et complicité retrouvée avec les gens qu’on aime.

Et si, cerise sur le gâteau, on partageait aussi des lectures réconfortantes, réjouissantes, enthousiasmantes ? Calé.e.s sous un plaid généreux, tête contre tête, place à nos coups de cœur du mois d’octobre !

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Pour Colette, la collectionneuse de papillons, enfin de retour sur son blog, le livre du mois sera un petit récit original qui renoue avec les textes de la mythologie grecque mais d’un point de vue très particulier : le point de vue de ses monstres. Il s’agit de Moi, Minotaure de Sylvie Baussier publié chez Srineo.

Son petit avis est par ici.

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Pour Liraloin, il est question d’un album où la promenade entre sœurs devient un jeu qui parfois peut faire peur. Une histoire pour s’aérer et s’évader dans les bois aux couleurs changeantes et pleine de douceur.

Au fond des bois de Anne Cortey et Julia Wauters, Editions Sarbacane, 2017

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Pour Pépita et son MéLI-MéLO de livres, c’est un doudou canard dans une nouvelle aventure qui est le coup de cœur du mois ! Si vous ne connaissez pas ses aventures, il est encore temps d’y remédier ! Julien Béziat excelle à raconter ces trucs TERRRRRIIIBLES ! qui lui arrivent. Publié par Pastel chez l’Ecole des loisirs.

L’oeil de Berk de Julien Béziat, Pastel-Ecole des Loisirs

Son avis ICI.

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Le roman que vous propose Lucie n’est pas gai.
A l’approche du 11 novembre son choix s’est porté sur le Soldat Peaceful de Michael Morpurgo. Avec l’humanité qu’on lui connaît, l’auteur anglais nous entraîne aux côtés de Tommo à la veille d’un évènement qui va bouleverser sa vie. Un roman essentiel.

Soldat Peaceful de Michael Morpurgo, Gallimard Jeunesse

Son avis ICI.

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Pour Linda et ses ladies, l’humour très second degré de ce recueil de nouvelles horrifiques a mis du rire dans la maison. Parmi ces vingt histoires, il n’y pas de place pour les cœurs sensibles qui ne peuvent supporter les pleures des petits pois, le bruit de la peau de la pomme qui craquèle sous la chaleur du four ou le cri de la carotte râpée dont les plaies béantes seront saupoudrées de sel. Âmes sensibles, vous êtes prévenues!

Le supplice de la banane et autres histoires horribles de Madlena Szeliga, Albin Michel Jeunesse

Son avis est ICI.

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L’île aux trésors croule sous les pépites en ce mois d’octobre ! Mais s’il ne fallait en retenir qu’une, ce serait le dernier album des talentueux Fan Brothers. Un superbe objet livre qui donne à réfléchir sur les dérives de la quête de perfection, captive, enchante et réconforte.

Le projet Barnabus, des Fans Brothers, Little Urban.

Son avis est ICI.

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Sur les étagères de son Petit Bout de Bib(liothèque), Bouma a choisi d’installer un album qui déploie son texte et ses couleurs comme autant de perles scintillantes. Un livre entre le conte initiatique et la critique sociétale à partager sans modération entre petits et grands.

Le Géant Chagrin de Carole Martinez et David Sala, Casterman, 2019

Son avis est ICI.

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Et vous ? Quel serait votre coup de cœur à partager parmi vos lectures du mois d’octobre ?