Lecture commune : Le domaine de Jo Witek

Le domaine de Jo Witek, Actes sud junior, 2016

« Je n’écris pas pour les adolescents, j’écris avec un souffle adolescent. Et quel adulte n’a pas conservé en lui la tempête émotionnelle des ses 15 ans ? « 

Jo Witek

Nous sommes trois à l’avoir lu, à l’avoir dévoré plutôt ce thriller angoissant qui joue avec les nerfs du lecteur ! Et nous avons eu envie de se questionner sur cette lecture.

La voici !

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Pépita : « Le domaine » : un titre fort simple et une couverture énigmatique avec ce corbeau noir. À quoi vous attendiez-vous avant d’ouvrir ce roman ?

Carole : Je m’attendais évidemment à du suspens, rapport à la collection Thriller, et à des personnages forts connaissant la plume de l’auteure. Mais concernant le titre et la couverture, à rien de bien précis.

Alice : Ah, un peut spoilé en fait. Ayant eu la chance de rencontrer l’auteur et d’assister à la lecture du premier chapitre avant d’ouvrir le livre, je ne me suis pas posée la question de ce qui pouvait lier le titre et l’image de couverture. Mais en y regardant de plus près, cet oiseau au bec ouvert est annonciateur d’une fiction sombre (très sombre). Et comme dit Carole, connaissant Jo Witek, on ne pouvait que s’attendre à une histoire effrayante comme elle sait si bien les écrire.

Pépita : Ce titre m’a beaucoup intriguée en fait avec le contraste de l’image de couverture, très noire. Et comme vous, connaissant l’auteure, je m’attendais à une lecture frissonnante, quoique je l’ai trouvée différente de ses autres écrits mais on y reviendra.
Bon, on va pas couper au court résumé mais sans trop en dire ! Une petite phrase chacune juste pour planter le décor ?

Carole : C’est l’été, Gabriel accompagne sa mère dans un domaine où cette dernière est employée comme domestique. Il va y rencontrer Eléonore.

Alice : Le domaine, c’est un thriller menaçant avec pour trame de fond une romance passionnelle et ornithologique.

Pépita : Et j’ajouterais : à la construction diabolique !
Trois parties qui vont crescendo : comment l’avez-vu ressentie cette construction ?

Carole : C’est presque théâtral : en 3 actes. Mise en place du décor et des personnages, puis l’intrigue qui se met en route avec péripéties et rebondissements, et enfin chute et dénouement. En fait c’est la structure d’une tragédie avec effet cathartique etc…

Alice : Oui c’est ça, une première partie qui pose les élément (peu palpitante, d’ailleurs), puis l’arrivée d’Eleonore et les choses vont commencer à remuer. On sent un danger menacant qui plane dans une atmosphère qui s’assombrit, pour enfin arriver à un dénouement tendu et inattendu comme Jo Witek les manie si bien ; une explosion étourdissante de la crise émotionnelle. Pour revenir à la question de Pepita, cette construction a sûrement participé au sentiment que j’ai eu tout au long de la lecture de me retrouver comme au cœur d’un entonnoir. Vous voyez, cette image de resserrement mais aussi de tourbillon perpétuel…

Pépita : Oui je vois très bien ce que tu veux dire Alice avec ton image d’entonnoir. Et Carole oui le mot théâtral sied à merveille. Pour ma part, j’ai ressenti cette angoisse dès les premières lignes, dès l’arrivée de Gabriel avec sa mère au domaine. Notamment la mort de l’oiseau, je l’ai trouvée très forte et à la fin de la lecture, cette image m’est revenue de plein fouet. Comme une sorte d’avertissement. Parce que quand même, ce roman c’est aussi et surtout une passion dévorante de Gabriel pour les oiseaux. On perçoit d’emblée que soit elle va le sauver ou au contraire l’ensevelir.
Ce qui me permet d’aborder les personnages du roman : Trois parties comme on l’a indiqué mais aussi deux mondes qui s’opposent. Qu’auriez-vous à en dire sur la façon de l’auteure d’instiller les choses ?

Alice : c’est sûr, Jo Witek joue de la confrontation de deux mondes diamétralement opposés. Très vite d’ailleurs, on sent la soumission de Gabriel et de sa mère face à cette famille hautaine. D’un côté, une mère est son fils aimants, se respectant, ayant des valeurs humaines, de l’autre une famille ou tout n’est que faux-semblants, préjugés et orgueil. Le lecteur a vite fait de choisir son camp !

Carole : Oui Alice, deux mondes sociaux opposés, et deux types de familles aussi. Une des forces des romans de Jo Witek réside justement dans ses personnages : on les découvre peu à peu, dans leurs forces et dans leurs failles, on les observe, on les analyse, on croit les connaître et bim ! surprise ! Ce qui ajoute au suspens, à la tension, et qui joue avec les nerfs du lecteur. Perso, c’est souvent cet inattendu final qui me plaît particulièrement !

Pépita : Oui d’accord avec vous ! La construction en trois parties accentue ce ressenti face aux personnages. On les découvre peu à peu puis on a vite fait de les cerner, même si pour certains on perçoit que tout n’est pas réellement dit.
Cependant,et je pense que vous serez d’accord avec moi, il y a un point de basculement dans le roman : l’arrivée des cousins de cette riche famille, et notamment de la belle Eléonore. Le roman entre alors dans la passion amoureuse. Par petites touches, l’auteure lui donne peu à peu toute sa dimension, y compris métaphorique. C’est fort non ? Votre avis sur ce point crucial du roman ?

Carole : La scène de rencontre entre Gabriel et Eléonore est pour le moins surprenante en effet ! A partir de ce moment, Gabriel bascule dans une autre dimension/passion/obsession. Elle le dévore et le met à nu complètement.

Alice : Avec cette rencontre, c’est le personnage de Gabriel qui change complètement. Jusqu’alors sauvage et solitaire , on ne va plus le reconnaitre. Il va essayer de se glisser dans un moule, de s’intégrer à un groupe, de se subordonner à un mode de vie qui n’est pas le sien pour approcher Eleonore. Si jusque là Gabriel n’était pas à l’aise dans cet univers, en voulant l’intégrer il s’éloigne de lui-même. L’attirance et la passion qui le dévorent lui font perdre le contrôle de sa vie. Son observation des oiseaux se fait plus rare, il participe à des soirées qui ne ressemblent pas, il a des attitudes étranges, … Bref, il se perd lui-même en voulant se fondre dans la masse.

Pépita : Oui excellente analyse ! On a mal pour lui, on sent la manipulation de la jeune fille imprégnée du dédain et d’un mépris raciste de sa propre famille. On le sent perdu, agressif, en train de renier ce qu’il est. Je n’ai jamais rien lu de si puissant sur le fantasme amoureux.
Tu soulèves aussi un point important Alice dont que je voulais aborder : la force de la nature qui imprègne ce roman. Elle est un personnage à part entière, tantôt accueillante et tantôt inquiétante. Perso, je me suis fait un tas de supputations sur les oiseaux, le rôle du jardinier aussi, sur le poste d’observation dans les arbres,…j’ai eu peur pour Gabriel qu’il se laisse engloutir (d’ailleurs c’est un peu le cas, on reviendra sur la fin après mais sans trop en dire non plus), est-ce votre cas aussi ?

Alice : Oh oui, bien d’accord sur l’attitude du jardinier. Pour reprendre mon image du début, tout au long de la lecture, je ne savais pas dans quel « camp » il était. Il est froid, distant, on ne sait pas s’il va tendre la main à Gabriel ou pas, s’il « fricote » avec sa mère ou pas, si on peut lui faire confiance…. Et finalement, … un personnage qui a toute son importance.
Quant à la nature, c’est pour moi un fil conducteur métaphorique. Cette symbolique des oiseaux, à la fois synonyme de liberté ou bien annonciateur de mauvais présage, comme cette forêt omniprésente qui est tantôt accueillante (comme un cocon rassurant), tantôt angoissante (pendant les virées nocturne). Un univers animalier et sauvage qui participe à l’univers pesant qui nous accompagne tout au long de la lecture.

Pépita : Et cette fin dans la fin, comment l’avez-vous ressentie ? Un soulagement ? ou au contraire de la déception ? Ou bien la surprise totale ?

Alice :  Quels qualificatifs emploierai-je pour ce dénouement ?
Déroutant, …Imprévisible, …Redoutable…
Jo Witek nous mène par le bout du nez et la surprise est telle qu’on ne pouvait l’imaginer malgré toutes les hypothèses envisagées au fur et à mesure de la lecture.

Carole : Cette fin est en effet une grosse surprise ! Jo Witek a le don pour tout faire voler en éclat dans les dernières pages, c’est le moins qu’on puisse dire ! Comme Alice, j’ai supposé des choses au fur et à mesure de la lecture, j’ai imaginé des fins possibles et non.

Pépita : Cette fin, elle m’a beaucoup surprise mais aussi je l’ai trouvée nécessaire. Passé le choc après toute cette tension, elle fait redescendre le soufflé en quelque sorte et replace l’histoire dans l »humain. C’est fort, très fort !

Et pour terminer, donnez un mot pour donner envie de lire ce roman !

Alice : Atmosphère…

Carole : A lire sans modération !

Pépita : accrochez-vous !

Vous savez ce qui vous reste à faire…

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*L’avis d’Alice sur son blog :

Le domaine, c’est une lecture sous tension qui nous comprime petit à petit dans une angoissante asphyxie où Jo Witek ménage à la perfection l’exactitude des personnages et leurs zones d’ombre.

Le domaine, c’est un huis clos destabilisant, insidieux, psychologique, lugubre… inoubliable.

* L’avis de Pépita sur son blog :

J’ai beaucoup aimé cette construction menée de main de maître sur les enjeux profonds de cette histoire, aux thématiques abordées très riches. Mais surtout l’auteure a su dépeindre la force du fantasme à l’adolescence comme jamais je ne l’avais lu jusqu’ici. C’est là l’aspect principal du roman je trouve. Et chacun de nous peut s’y identifier, à tout âge : le jeu de l’amour, sa force, son déni, sa souffrance et sa flamboyance. La chute aussi, douloureuse où l’être humain se sent alors en morceaux et doit se reconstruire.

Un roman fort, amené par petites touches, singulièrement juste sur la passion amoureuse.

Internet, réseaux sociaux, jeux vidéos… encore et encore !

En bonnes blogueuses, à l’ombre du grand arbre, internet et les réseaux sociaux, on connaît et on aime. On sait aussi s’en méfier, doser ou du moins on essaye parce que le XXIe siècle nous plonge quand même dans tout ça du matin au soir !

Les jeux vidéos font peut-être un peu moins l’unanimité par ici, pas qu’on ne les aime pas mais entre le blogging, la lecture, la famille, le travail, il ne nous reste pas toujours assez de temps pour ça.

Cet été, on a quand même été quelques-unes à se laisser tenter par le gros évènement dans ce domaine : Pokémon Go. Que ce soit pour tester ou pour se laisser tenter sur le plus long terme par ce jeu-vidéo nouvelle génération, on a sorti nos smartphones et on est parti en balade pour attraper Pikachu, Salamèche, Bulbizarre et leurs comparses.

On en est la preuve internet, les réseaux sociaux et les jeux-vidéos ne sont pas si éloigné que ça du monde des livres. Ce sont d’ailleurs des sujets fréquents pour le meilleur et pour le pire des personnages qui sont au cœur de ces histoires…


Un peu de blogging…

Jean-Philippe Blondel - Blog.

Blog lu par Sophie et Bouma
Jean-Philippe Blondel
Actes sud junior, 2010

Quand un fils pense que son blog est intime. Quand il découvre que son père l’a lu. Quand vient la trahison et la colère.
Et enfin les explications, les journaux intimes du père pour comprendre l’histoire de sa famille et le passé parfois trop lourd à raconter…

Sophie


Gare aux dangers sur le net !

Mireille Disdero - A l'ombre de l'oubli.A l’ombre de l’oubli lu par Alice et Pépita
Mireille Disdero
Seuil, 2013

Jeune et naïve, Violette n’a rien vu venir et s’est laissée apprivoiser par un beau parleur-séducteur, abonné à son blog.
Un livre qui alerte et dénonce les dangers de la toile qui se tissent sans crier gare.

Alice

Frank Andriat - Je voudr@is que tu....Je voudr@is que tu lu par Céline
Frank Andriat
Grasset jeunesse, 2011

Un récit pour les jeunes, vécu et raconté par d’autres jeunes qui met en garde contre les dangers liés à l’utilisation des réseaux sociaux et les exhorte à avoir de vraies relations « en chair et en os ».

Céline

Les-petites-reines-620x987Les petites reines lu par Céline, Sophie, Pépita
Clémentine Beauvais
Sarbacane, 2015

Quand les mâles se croient autorisés à évaluer physiquement et publiquement les femelles qui passent sur leur territoire, et que les réseaux sociaux s’emparent des centaines de lâchetés et mesquineries individuelles pour élire le Boudin d’Or du lycée sur facebook, il faut alors d’autres armes pour contre-attaquer. Si elles ne sont pas belles, les Petites Reines sont déterminées, courageuses et pleines d’humour.

Céline

Comme des images lu par Alice, Carole, CélineT, Sophie et CélineB
Clémentine Beauvais
Sarbacane, 2014

Un roman moderne qui décrit avec justesse et intelligence les travers d’une société individualiste et les dégâts (parfois) des réseaux sociaux.

Alice

Dans de beaux draps lu par Alice
Maie Colot
Alice éditions, 2015

Accroc aux réseaux sociaux, Jade va tomber dans son propre piège…

Alice

Caroline Sole - La pyramide des besoins humains.La pyramide des besoins humains lu par Bouma, Pépita, Sophie et en lecture commune
Caroline Solé
L’école des loisirs, 2015

Un premier roman qui apporte un regard acerbe sur les réseaux sociaux à travers la vie d’un ado SDF qui va être propulser au rang de star à cause de sa vision du monde…

Bouma

Pierdomenico Baccalario - Typos Tome 1 : Fragments de vérité.Typos, tome 1 : fragments de vérité lu par Céline
Pierdomenico Baccalario
Flammarion, 2014

Maximum City, 2043. Dans une société où les technologies numériques sont utilisées pour manipuler les masses, quatre jeunes reporters reviennent au bon vieux papier… seul moyen de diffuser la vérité. Un récit d’anticipation qui fait réfléchir. Impossible en effet, une fois de livre refermé, de continuer à prendre pour argent comptant tout ce qu’on nous fait avaler via les médias et les réseaux sociaux !

Céline

Hubert Ben Kemoun - La fille seule dans le vestiaire des garçons.La fille seule dans le vestiaire des garçons lu par Sophie, Pépita et Alice
Hubert Ben Kemoun
Flammarion, 2013

Quand un baiser publié sur la toile fait basculer la vie de Marion dans l’enfer…

Sophie


Les réseaux au pouvoir !

CIEL 1C.I.E.L. lu par Bouma et Sophie
Johan Heliot
Gulf stream, 2014

Une série de science-fiction où une intelligence artificielle prend peu à peu le contrôle du monde…

Bouma

#Bleue lu par Sophie et Pépita
Florence Hinckel
Syros, 2015

Dans ce monde futuriste, les sentiments dérangeants sont éliminés et chacun se doit d’être connectés en permanence pour ne jamais rompre le contact.

Sophie


Dans le virtuel du jeu vidéo !

Anne Mulpas - Web-Dreamer.Web dreamer lu par Sophie
Anne Mulpas
Sarbacane, 2010

Un ado solitaire, Mathis, va plonger dans un monde virtuel au risque de s’y perdre. Là bas, il devra apprendre à avoir confiance en lui pour passer les épreuves.

Sophie

Iqura Sugimoto et Mamoru Hosoda - Summer Wars Tome 1 : .Summer wars lu par Bouma
Iqura Sugimoto d’après l’histoire originale de Mamoru Hosoda
Kaze manga, 2011

Et si un jeu vidéo pouvait bouleverser l’ordre mondial ? Une série en 3 tomes à lire sans attendre.

Bouma

Christian Lehmann - No pasaran, le jeu.No pasaran le jeu lu par Céline
Christian Lehmann et Antoine Carrion
L’école des loisirs, 2000 et Rue de sèvres, 2014

Trois ados sont conviés à une expérience ultime : vivre de l’intérieur les conflits auxquels ils jouent virtuellement. Avec à la clé, la prise de conscience que la guerre ce n’est pas un jeu ! Christian Lehmann et Antoine Carrion - No pasaran, le jeu - L'intégrale.Où se situe la frontière entre le réel et le virtuel? Êtes-vous assez courageux pour affronter l’expérience ultime ? Telles sont les questions essentielles de ce tome. Pour y répondre, foncez sur cette bédé ou… lisez le livre !

Céline

iM@mie lu par Pépita et Alice
Susie Morgenstern
L’école des loisirs, 2015

Quand une mamie et un petit-fils se retrouvent pour une année autour d’un sujet de discorde-la geekmania du jeune homme, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils s’accordent très bien.

Pépita

EPIC lu par Céline
Conor Kostick
Bayard jeunesse, 2006

Une dystopie qui mélange virtuel et réel, quêtes épiques et réflexions politiques, fantasy et jeux vidéos… Un cocktail détonant assez réussi.

Céline

L’envol du dragon lu par Bouma
Jeanne-A Debats
Syros, 2011

Parfois, jouer aux jeux vidéos peut s’avérer être un échappatoire à la dure cruauté de la vie. Un petit texte bouleversant.

Bouma

player onePlayer One lu par Bouma
Ernest Cline
Miche Lafon, 2012

Dans un monde futur dévasté, le virtuel a pris le pas sur la réalité. Quand une quête pour gagner des milliards est engagée, c’est toute la planète qui prend les manettes.
Un texte purement geek qui séduira les habitués des jeux de rôles et autres scenarii virtuels.

Bouma


Pour réfléchir sur le numérique…

3-6-9-12 : Apprivoiser les écrans et grandir lu par Pépita
Serge Tisseron
Erès, 2013

Histoire de la révolution numérique lu par Pépita
Mike Goldsmith
Gallimard jeunesse, 2012

Serge Tisseron - 3 - 6 - 9 -12 - Apprivoiser les écrans et grandir.Clive Gifford - Histoire de la révolution numérique.

Ce qu’on a lu et aimé de Roald Dahl

Chacune d’entre nous a lu du Roald Dahl, évidemment…

©Méli-Mélo de livres Dans un jardin anglais, une drôle de rencontre…

Alors voici ce qu’on a préféré et pourquoi…

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Solectrice et les lutines ont lu et aimé…

– Le BGG
Matilda 
– Charlie et la chocolaterie
– Charlie et le grand ascenseur de verre
– James et la grosse pêche
– La potion de Georges Bouillon
– Sacrées sorcières
– Danny, Champion du monde
– Les deux Gredins
– Moi, Boy
– Nouvelles : Coup de Gigot, La Logeuse

J’adorais son univers quand j’étais enfant et je me réjouis qu’il soit toujours apprécié aujourd’hui. Ce que j’aime dans cet univers c’est que l’auteur ne recule devant aucune idée folle, il invente des mondes totalement loufoques et y place des enfants très sérieux et curieux de tout. J’aime la profusion des descriptions qui nous fait imaginer des paysages incroyables et des personnages improbables. Dans ce monde merveilleux, proche des contes, on frémit souvent mais on est vite rassurés et on s’amuse beaucoup.

Quelques récits de Roald Dahl sont attachés pour moi à des souvenirs d’enfance ou d’étudiante :
Roald Dahl - La potion magique de Georges Bouillon.La potion magique de Georges Bouillon
(une de mes premières lectures : je me retrouvais tout à fait dans ce personnage qui invente une recette avec tout ce qu’il trouve).

Roald Dahl - Charlie et la chocolaterie.

Charlie et la chocolaterie (j’en lisais de longs passages à ma sœur le soir et on se régalait à imaginer cette usine extraordinaire).

Roald Dahl - Coup de gigot et autres histoire à faire peur. Coup de Gigot (un fantastique récit policier, que j’ai découvert en anglais : je revois encore notre prof mimant les personnages).

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Céline du flacon a lu et aimé…

Ce que je retiens de cet auteur, c’est son sens inné du récit, son amour inconditionnel de l’enfance, son univers inimitable où se mêlent aventure et humour, ses personnages inoubliables croqués par le talentueux Quentin Blake, …
Dans les titres que j’ai aimé, il y a :

Roald Dahl - Moi, Boy.– Moi, Boy où il revient avec sa verve habituelle sur les « incidents » qui ont émaillé ses premières années de vie, de sa naissance à ses vingt ans (de 1916 à 1936). On y retrouve toutes les prémices de son oeuvre.

Roald Dahl - Les minuscules. – Les minuscules où il nous invite à avoir « les yeux ouverts sur le monde entier, car les plus grands secrets se trouvent toujours aux endroits les plus inattendus. Ceux qui ne croient pas à la magie ne les connaîtront jamais. »

Roald Dahl - Sacrées sorcières. – Sacrées sorcières où, entre rires et frissons, le jeune lecteur apprend à être à l’affût de tous les petits signes qui permettent d’identifier les sorcières, les VRAIES !!!

Il y a aussi les recueils de nouvelles :

Roald Dahl - L'enfant qui parlait aux animaux. – L’enfant qui parlait aux animaux 
– Coup de gigot et autres histoires à faire peur
– Tel est pris qui croyait prendre
Des textes courts où l’on découvre que ces propos s’adressent aussi bien aux enfants qu’aux adultes et qu’à la clé il y a toujours une morale à retenir. Un coup de cœur particulier pour Coup de gigot, texte exploité à maintes reprises avec mes élèves (avec notamment la création de planches de B.D.).

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Et aussi La potion magique de Georges Bouillon, Matilda, …

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Sophie LJ a lu et a aimé…

– Le BGG
 Matilda
– Charlie et la chocolaterie
– Charlie et le grand ascenseur de verre
– James et la grosse pêche
– La potion de George Bouillon
– Sacrées sorcières
– Un conte peut en cacher un autre

Roald Dahl - Matilda. Enfin certains, je les ai un peu oubliés…

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Pépita a lu et aimé…

Je m’aperçois que je n’en ai pas lu beaucoup à part :

Le BGG 
-Matilda (évidemment !)
-Charlie et la chocolaterie
-Charlie et le grand ascenseur de verre

Alors il faut que je rattrape ce retard. Mais le peu que j’ai lu m’a convaincu du pouvoir extraordinaire de l’imagination pour peu qu’un adulte se donne la peine de lui donner ses lettres de noblesse.

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Roald Dahl : Le BGG

Ce 13 septembre, on fête l’anniversaire du centenaire de la naissance de ce grand conteur qu’était Roald Dahl.

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Celles et ceux qui s’intéressent de près à la littérature jeunesse ont au moins tous lu un livre de cet immense auteur. Et tous, sans exception, on connait au moins un des titres de son oeuvre.

Sous le Grand arbre, on a décidé de lui consacrer deux articles cette semaine à travers une  lecture commune intergénérationnelle sur le BGG  (avec la participation de Lucie -13 ans et de F….-14 ans, respectivement filles de Solectrice et de Pépita) et une sélection thématique sur nos lectures de ses livres ce vendredi.

 « J’adore aider les enfants à devenir des lecteurs, à être à l’aise avec les livres et à ne pas se sentir intimidés. Un livre ne devrait jamais être intimidant : il devrait être drôle, passionnant, merveilleux. Aimer lire est un immense atout dans la vie. »

Roald Dahl

Phrase lue dans le dossier du numéro 74 de la Revue Citrouille des Librairies Sorcières

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Pépita : Que retenez-vous de cette lecture ?

SolectriceEn suivant Sophie et le BGG, on s’offre un sacré moment de détente. C’est également un beau récit d’aventure, avec des monstres effrayants, une héroïne rusée, d’étranges légumes et une incroyable collection de rêves. Pendant la lecture, menée en parallèle avec les filles, on a souvent ri en partageant les jeux de mots du Géant, mais on discutait souvent aussi des réactions de Sophie face au mode de vie du Géant. Je retiens donc que cette histoire nous donne aussi à réfléchir sur notre monde par une exploration inversée : à travers les yeux du BGG, on en vient à s’interroger sur notre monde d’humains.

Sophie LJ : Quel plaisir c’était cette lecture. Je n’ai pas lu beaucoup de romans de Roald Dahl mais j’ai retrouvé exactement l’ambiance que je gardais en souvenir : un univers un peu décalé et pourtant si emprunt de la société réelle, une héroïne courageuse et intelligente et un texte succulent comme une gourmandise.

Lucie :  C’est un roman où l’univers imaginaire occupe une grande place. C’est une histoire qui se passe partout dans le monde et même dans un autre monde où les géants sont très impressionnants.et les illustrations sont vraiment amusantes.

F. : Ce qui m’a beaucoup plu, c’est l’imagination autour des rêves. C’est merveilleux ce monde-là ! Quand il fait découvrir sa bibliothèque à rêves à Sophie, ce que j’aurais aimé être avec elle ! Et quand il explique ce qu’il fait, avec sa trompette et son grand sac la nuit…

Pépita : Une récréation ! Un plaisir de la langue inouï ! L’évasion totale. Comment avez-vous appréhendé ce langage inventé ?

Solectrice : Quand on rencontre le Géant et qu’on écoute ses premiers mots, on se dit qu’il bafouille et qu’il s’entortille dans les mots et petit à petit, on prend plaisir à trouver ces perles farfelues. D’autant que ces mots-valises et autres paronymes ne sont pas systématiques dans les paroles du Géant. Alors on se surprend à les guetter et à les savourer au détour d’une phrase. Les filles, quant à elles, en ont été un peu déroutées au début parce qu’elles ne les comprenaient pas toujours, mais elles ont finalement trouvé ce langage très amusant.

Sophie LJ : Comme Solectrice, on s’attache d’abord aux erreurs de prononciation et puis petit à petit ce langage nous devient familier, agréable et même d’une certaine poésie. Un peu comme Sophie, l’héroïne (beaucoup de Sophie dans cette lecture commune) qui relève tout au début et finit par s’y habituer et accepter qu’il s’agit là de la personnalité du BGG.

Lucie : La façon de parler du BGG m’a semblé bizarre au début mais je l’ai vite trouvé très rigolote. Et à la fin, j’avais du mal à changer les mots du Géant parce que je les trouvais plus amusants que les vrais : je rêverais de faire un tour en « hernigroptère » ! J’aimais bien le fait d’assembler deux mots comme dans « délexquisavouricieux ».

F. : Cela ne m’a pas dérangée du tout et même j’en aurais voulu plus ! Je me souviens que pendant un long chapitre, le BGG n’a plus trop parlé de façon inventive et cela m’a ennuyée. J’ai eu peur qu’il arrête ! Son langage est génial, on finit par ne plus s’en étonner, cela devient une vraie langue.

Pépita : Un peu prise au dépourvu au début je l’avoue puis peu à peu, on se régale et on aurait vraiment envie de parler comme lui tant c’est farfelu, gourmand et imagé. D’ailleurs, quel est votre passage préféré ? Dites pourquoi ?

Solectrice : J’adore la chasse aux rêves. Et l’exploration de cette incroyable collection qui donne envie de goûter à tous ces rêves merveilleux. Je trouve cette idée très poétique et j’aime à croire que les rêves puissent être butinés, soigneusement rangés dans des bocaux étiquetés, avant de nous être soufflés pour un géant bienveillant. Quelle invention géniale !

Pépita : Oui c’est vrai que c’est féérique et j’aime bien aussi. Mais le passage qui m’a fait beaucoup rire et en le lisant je l’imaginais fort bien, c’est l’accueil de la Reine d’Angleterre ! L’arrivée du BGG et le repas qui suit est mémorable je trouve. Quelle imagination ! Quel humour ! Quel enfant résisterait à une telle scène, vraiment, je vous le demande !

Sophie LJ : Moi aussi c’est le passage avec la reine qui m’a beaucoup plu. J’ai essayé d’en trouver un autre qui m’ait autant marqué mais je ne vois pas. J’ai adoré ce décalage entre le BGG impotent et imposant et le bonne éducation royale toujours discrète.

Lucie : Dur de choisir. J’ai bien aimé le moment où les domestiques de la reine cherchaient le mobilier adapté au Géant car je trouvais rigolo d’imaginer que le Géant était tellement grand qu’il lui fallait tous ces meubles pour s’asseoir confortablement. J’adore aussi la capture des géants par les militaires.

F. : J’ai beaucoup aimé le passage de l’arbre à rêves, c’est magique ! Mais comme j’ai vu le film, je l’ai trouvé moins réussi dans le livre finalement. J’aurais bien aimé pouvoir aller m’y promener comme Sophie…c’est si beau !

Pépita : Roald Dahl, outre l’opposition bien /mal qui fonctionne toujours aussi bien, n’a pas son pareil pour instiller des messages aux valeurs fortes, y compris dans ce roman aux allures de conte merveilleux. Est-ce un aspect qui vous perturbe ou au contraire le trouvez-vous pertinent ?

Sophie LJ : Je trouve ça intéressant. Il y a souvent plusieurs lectures dans les romans de Roald Dahl. Ici, on peut simplement voir cette histoire de petite fille et de géants ou alors allez plus loin et percevoir des notions de politique (on la voit pas souvent dans les romans la Reine d’Angleterre) ou des valeurs comme la tolérance, l’acceptation de la différence…

Pépita : En effet, Roald Dahl n’a pas son pareil pour prendre les enfants au sérieux. Malgré leur sort souvent peu enviable dans ses romans, il leur montre qu’il y a toujours de l’espoir et que l’optimisme et l’envie de changer les choses ne peuvent venir que d’eux. Avec lui, on se sent déplacer des montagnes ! Dans ce BGG, j’ai particulièrement aimé la relation de grand adulte à enfant : ils apprennent l’un de l’autre et se respectent.

Lucie : Je ne m’étais pas rendu compte des messages de l’auteur pendant ma lecture mais si j’y réfléchis, je pense qu’il soutient l’idée que la vérité sort de la bouche des enfants. Par exemple il donne raison à Sophie face au chef des armées.

Sophie : Le côté moral ne m’a pas dérangée car il fait aussi partie de l’univers du conte. J’ai aimé les remarques du Géant sur le mode vie des humains, cette remise en cause se fait en douceur et donne au jeune lecteur une vision critique de l’humanité pour l’inviter à réfléchir ensuite. L’humour fait ainsi passer beaucoup d’idées pertinentes.

F. : Je n’ai pas du tout pensé à ça non plus, je l’ai lu comme un conte magique parce que c’en est un.

Pépita : Par quel biais conseilleriez-vous cette lecture aux enfants ?

Sophie LJ : L’humour. Pour moi, c’est l’élément incontournable des romans de Roald Dahl et de ce livre là en particulier. C’est par ce langage surprenant, les scènes triviales et les illustrations qu’on arrive ensuite à aller plus loin dans ce que veut nous dire l’auteur.

Pépita : Oui, je te rejoins Sophie. L’humour ! Cette alchimie si particulière qu’il arrive à insuffler à ses romans et celui-ci en particulier. Je suis redevenue une enfant en le lisant et ce que ça fait du bien !

Lucie : Je dirais à l’enfant : tu vas te plaire dans l’univers de ce roman car l’héroïne est jeune et elle vit beaucoup d’aventures fantastiques.

Sophie : C’est un roman qui nous transporte dans un monde fabuleux et qui donne envie d’adopter un Bon Géant ! On frémit, on rit et on suit une petite fille dans de folles aventures. En plus, les dessins nous font entrer avec plaisir dans cet incroyable imaginaire.

F. : Je lui dirais qu’il va découvrir un monde fantastique qui va l’enchanter et qu’il ne verra plus ses rêves de la même façon (et les géants aussi !).

Pépita : Pour finir : juste un mot significatif pour vous quand vous évoquez ce roman.

Sophie LJ : Savouricieux !

Pépita : Et je dirais même plus ! Délexquisavouricieux ! 🙂

Lucie : Rigolo !

F.  : Extraordinaire !

Sophie : Complètement magique !

Dans les mots du BGG, je retiendrais : « L’ennui, avec les hommes de terre, poursuivit le BGG, c’est qu’ils refusent de croire aux choses qu’ils n’ont pas vues devant leur museau. Bien sûr que les farfouilleras existent, j’en rencontre souvent, et même,  je bavardouille avec eux. »

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Nos chroniques pour aller plus loin :

-Sophie-La littérature de jeunesse de Judith et Sophie

-Solectrice-Les lectures lutines

Pépita-Mélimélodelivres

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Le BGG est maintenant adapté au cinéma par Steven Spielberg.

Pépita et sa fille l’ont vu et ont beaucoup aimé, même si Spielberg prend quelques libertés par rapport à l’histoire. Certains passages sont magnifiques, d’autres plus violents mais l’esprit du livre est conservé et c’est ça l’essentiel. Le cinéaste a lui aussi sa vision…

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Nos coups de cœur de l’été

L’été est passé et nos piles de livres ont diminué.

Dans un avion, au bord de l’eau, en pause rando, au pied d’un arbre,
autour d’un barbecue…
qu’est ce qu’on a bouquiné !

Avant de crouler sous les titres de cette nouvelle rentrée, voici nos coups de cœurs, nos lectures préférées de cet été 2016.

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Pour Alice – Alireauxpaysdesmerveilles

La mer albertineest ronde de Sylvie Neeman et Albertine. La joie de lire, 2015.

Depuis qu’ils se sont croisés dans un port, Tina et Antonio s’aiment par de-là les flots.

Malgré la distance, malgré l’éloignement, un amour qui se savoure :  un amour aussi grand que les océans !

Retrouvez son avis.

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Pour Pépita – Méli-Mélo de livres

Jakob Wegelius - Sally Jones.

Sally Jones de Jakob Wégélius. Thierry Magnier, 2016

Existe aussi en version numérique

Un roman pavé mais ne vous fiez pas à son poids !

Un grand roman d’aventures et enquête policière comme vous n’en n’avez jamais lu, écrit à la première personne par une gorille, oui, oui, vous avez bien lu !

Ma lecture de l’été et de loin, tant le dépaysement et l’humanité sont au rendez-vous.

De plus, je viens de découvrir (Merci le Cabas de Za !) que le 5 octobre, sort le préquel du roman, de quoi poursuivre cet automne avec délice !

Retrouvez son avis.

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Philippe Brasseur - Eurêk'art ! - Le livre-jeu du regard.

Pour Colette – La collectionneuse de papillons

Eurêk’art, le livre-jeu du regard de Philippe Brasseur. Palette, 2016

Les visites de musée à Florence, Marseille, Vicq-sur-Breuilh ou Grasse  se sont transformées en chasse aux trésors grâce à l’intelligent, l’ingénieux, l’incomparable Eurêk’art, le livre-jeu du regard imaginé par Philippe Brasseur et publié par les formidabl’art éditions Palette…

Son petit avis c’est par !

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la vie d'aventurier bossardPour Chlopitille – La bibliothéque de Chlop

La vie d’aventurier de Jean Bossard.  Pastel, 2016

Aujourd’hui Karl et Lütti font du baby-siting. Mais après une rencontre avec une chevrette (petite certes, mais cornue)  la promenade dérape et devient totalement loufoque.

Son avis est par .

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Pour Bouma – Un Petit Bout de Bib(liothèque)

Neska du Clan du Lierre T.1 de Louise Joor. Delcourt, 2016

Une bande-dessinée pleine de verdure qui nous entraîne avec le peuple escargot à la recherche d’un moyen de survie. Une belle fable où la nature n’a pas dit son dernier mot (d’autant que le tome 2 est en cours de réalisation).

Une belle découverte à proposer dès 10 ans.

Son avis est par .

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nos-grandes-vacances-sous-une-petite-tentePour Céline – Tiroir à histoires

Nos grandes vacances (sous une petite tente) de Philippe Waechter. Milan Jeunesse, 2016.

Pour prolonger un peu les vacances, on se replonge dans ce bel album malin et rigolo qui nous emmène au bord de la mer goûter aux joies du camping ! On adore le ton malicieux et les illustrations. Pour peu, on aurait envie de le bouquiner enroulé dans son sac de couchage à la lumière de la lampe torche.

L’avis ici.

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Pour Solectrice – Lectures Lutines

Mentine T.1 de Jo Witek. Flammarion, 2015

Dans le coffre de la voiture, on avait emporté beaucoup de livres pour occuper les heures les plus chaudes de nos journées ensoleillées. Et comme on est partis après le Summer Book Camp (gâtée par le swap et le troc de livres), on avait vraiment chargé les valises. Le plus dur, à notre retour, a été d’en choisir un pour cette sélection. Le titre que l’on a retenu, avalé d’un trait, comme une boisson rafraichissante au cœur de l’été :

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c’est Mentine de Jo Witek (mon petit doigt me dit qu’il sera bientôt question de cet auteur par ici…), chez Flammarion.

Ne vous fiez pas à la couverture, la jeune narratrice est bien plus subtile. Un personnage sincère et attachant que l’on retrouve avec plaisir dans les tomes suivants.

En plus, on a passé un petit moment de nos vacances sur les lieux de l’histoire, alors c’était vraiment le moment idéal pour le découvrir.

La chronique d’Adèle est à découvrir par ici.

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Pour Céline – Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait LIVREsse

Le jardin des ours de Fanny Ducassé. Thierry Magnier, 2015

Un été émotionnellement chargé, une lecture-mercurochrome offerte par l’une des copinautes de notre grand arbre et un coup de cœur assuré : Le jardin des ours de Fanny Ducassé chez Thierry Magnier.

Un album tendre à conseiller aux petits et grands pour franchir tout en douceur ce cap difficile qu’est la perte d’un être cher…

Son avis est par .

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Pour Sophie – La littérature jeunesse de Judith et Sophie

La piscine de JuHyeon Lee. Kaléidoscope, 2016

Quoi de mieux comme lecture d’été qu’un bel album qui nous plonge au cœur d’une piscine, porte grande ouverte sur l’imaginaire. Ici, peu importe la foule, les deux personnages l’on suit sous l’eau vont découvrir un monde enchanté que les personnes en surface ne soupçonne même pas.

Et tout ça sans un seul mot !

Son avis ici.

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Petit délire d’écriture collectif autour de nos lectures d’été…

La consigne est d’intégrer les titres lus au service d’une histoire…

Sally Jones a sauvé le bateau rouge d’Oscar. Le récif ! lui dit-elle. Pff ! Tu ne sais rien de l’amour ! lui répondit-il… « Quoi ! Moi ? Ne rien savoir de l’amour ? Figure toi que je connais parfaitement la pyramide des besoins humains et je sais combien l’amour y a une place importante. Une histoire d’amour c’est comme l’histoire d’un garçon qui courait après son chien qui courait après sa balle, elle ne peut exister en dehors d’une quête… Ça va pas la tête ! Tu divagues… répondit Sally à Oscar. Tu sais bien que nous, les fragiles, on fait ce qu’on peut pour avancer. On a la vitesse sur la peau… Nous sommes la Génération K ! Mauvais joueurs ! Je suis hors de moi et ma parfaite journée alors ! Tant pis pour vous ! Je vais aller chercher le BGG, Fantoccio et les Penderwick… Il n’est pas né celui qui va m’emmener sur ses chemins toxiques. Oh ça va bien hein ! J’ai déjà des Voisins zinzins ! Si ça continue je vais écrire les chroniques d’Hurluberland ! Ah, les beaux étés ! Quand Vango et Mentine nous accompagnaient avec un peu d’amour et beaucoup de chocolat au pays du Bon Gros Géant. C’est quand ils se terminent qu’on songe à la douceur. Ce ne sont pas Lucile Finemouche & Le Balafré qui vont me contredire. Dans toute enquête, il faut de fameuses intuitions pour éviter le chaos. Et surtout ne pas se laisser distraire par l’anniversaire , celui de Machin ou celui de Monsieur Guillaume… Mais plutôt se laisser porter au gré du vent comme Le petit arbre Plume. Bien loin de chez soi

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Et vous ?  Quelles sont les lectures qui ont enchanté votre été ?

Les lectures florentines d’un Petit-Pilote globe trotteur !

Cet été, road-trip familial en direction de Florence : 2500 km à parcourir et de belles soirées à nourrir de lectures joyeuses et enthousiasmantes. Alors bien sûr j’ai glissé dans notre valise un sac rempli de livres, des albums souples bien entendu, parce qu’il en fallait beaucoup (4 histoires chaque soir, ce n’est pas rien) et en même temps le coffre n’était pas extensible. Mais sur ma super sélection, un  titre a remporté tous les suffrages de mon Petit-Pilote qui est allé le chercher inlassablement dans le coffre à histoires : Qui a vu le loup ? d’Alex Sanders.

qui a vu le loup

Le voilà qui s’installait sur son grand lit et qui ouvrait le livre, car celui-là ce n’est ni papa, ni maman qui le lisait mais bien mon Petit-Pilote lui même. Dès la première page, il se souvenait : « le loup marche » Et le voilà qui fait avancer le livre entre ses deux petites mains. « Le loup marche encore » : mon tout-petit lecteur continue de faire bouger le livre d’un côté de l’autre.

Puis dans son langage bien à lui, il s’exclame  » tout à coup, s’arrête !!! » en immobilisant le livre (il me semble que c’est sa page préférée ! Cette suspension du mouvement un vrai régal !)

« Il a entendu queque chose ? » demande alors mon Petit-Pilote élevant la voix et mangeant quelques syllabes.

 » a vu quequn? » demande-t-il en rapprochant le livre de son visage.

« c’est toi qui a vu, toi ! » reprend-il la voix gonflée de points d’exclamation et le corps tout agité.

« va te croquer ? » dit-il alors, sourire aux lèvres. « non ! il court » , « secours maman ! » « lit »-il en raccourcissant le texte.

« pas méchant un enfant » reprend-il avec une intonation toute particulière pour nous (se ?) rassurer !

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Avec cet album mon petit homme s’amuse, il devient véritablement acteur du livre puisqu’il joue – au sens théâtral du terme- avec le personnage principal. Et il joue avec son être tout entier :  aussi bien avec sa voix qu’il module avec ravissement qu’avec son corps qui s’anime au rythme du petit loup. Ce livre est pour lui comme une marionnette. Quelle trouvaille !

C’est un livre au graphisme très épuré, comme souvent les albums d’Alex Sanders – puisque le loup au pelage gris est seul sur la page blanche jusqu’au dénouement où il retrouve sa maman dans un paradoxal (c’est quand même un loup qui a peur de mon Petit-Pilote) et simplissime happy end. Ce graphisme minimaliste permet de décomposer à la fois le mouvent du personnage mais il permet aussi par le jeu du cadrage de déchiffrer les expressions du visage du loup. Ainsi quand le loup se rapproche du lecteur et que la tension monte, l’enfant peut jouer à avoir peur mais le dénouement qu’il connaît – ayant lu tant et tant de fois ce récit- lui permet de relâcher la pression dans un beau rire joyeux qui montre à quel point la littérature est essentielle dès le plus jeune âge pour faire des liens entre l’imaginaire et le réel et toutes ces émotions qui nous animent et nous interrogent et que nous apprenons aussi (surtout) par les livres à connaître pour mieux les maîtriser et les partager !

 

 

L’école : déjà le retour…

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Et oui, ça y est ! L’école revient déjà…

A peine sortis des souvenirs de vacances, des doigts de pieds en éventail, du temps qui s’étire, il faut reprendre le chemin des écoliers.

Pour certains, c’est une première fois, avec une appréhension et une excitation mêlées, pour d’autres, c’est la joie (si ! si ! ça existe !), et pour les derniers, ben, c’est bof…(Serais bien resté en vacances moi !).

Rentrée rime aussi avec petits désagréments et nouveaux apprentissages !

Voici une sélection qui va essayer d’englober tout ça….histoire de se préparer bien comme il faut, au-delà des préparatifs purement scolaires.

On pense à tout sous le Grand Arbre !

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 _______________PREMIERE RENTREE______________

Serge Bloch - L'école de Léon.

L’école de Léon, Serge Bloch.- Albin Michel

Cet album, devenu un classique, aborde avec beaucoup d’humour et de tendresse cette étape charnière de la vie d’un enfant : son entrée à l’école !

La lecture de Céline

Bulle et Bob à l’école, Natalie Tual et Ilya Green – Didier Jeunesse

Faites à la fois la rentrée en maternelle et en élémentaire grâce à cette fratrie bien connue désormais qui vous entrainera avec comptines et ritournelles sur le chemin de l’école.

La lecture de Bouma

__________________J’VEUX PAS Y ALLER !__________________

Ghislaine Roman et Csil - Non, j'irai pas !.

Non, j’irai pas ! Ghislaine Roman et Csil.-Frimousse

Un album tout juste sorti qui , sous couvert des situations angoissantes que nos chères têtes blondes s’imaginent (souvent à raison !), peut permettre de dédramatiser la rentrée.

La lecture de Pépita

Premier matin, Fleur Oury – les fourmis rouges

Un album tendre et délicat pour rassurer l’enfant face à toutes les angoisses qui peuvent subvenir lors de ce premier jour d’école.

La lecture de Bouma et de Chlop

__________________PAS SANS MON DOUDOU !____________________

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L’autre guili lapin Mo Willems Kaléidoscope

Trixie est impatiente de présenter à Madame Bobosquet et à tous ses camarades de classe son doudou sans pareil, j’ai nommé Guili lapin. Mais à peine arrivée en classe elle découvre qu’il n’est plus tellement sans pareil…

La lecture de Chlop

______________C’EST DUR AUSSI POUR LES PARENTS !_______________

Eric Veillé et Pauline Martin - Maman à l'école.

Maman à l’école Éric Veillé et Pauline Martin.- Actes sud junior

Pour leur première rentrée, il n’est pas toujours facile pour les parents de lâcher leur enfant dans la grande aventure de la vie. Pour les enfants non plus, ce n’est pas toujours une évidence et certains aimeraient bien comme la petite fille de cette histoire garder leurs parents avec eux toute la journée. Mais les bancs de l’école ne sont plus très adaptés à un adulte et rassurez-vous, ça ne fera plaisir qu’un temps à vos enfants de vous avoir tout le temps avec eux.

Les lectures de Sophie et Pépita

_______________DIS, ET LA MAITRESSE ?________________

Philippe Arnaud - La sorcitresse.

La sorcitresse Philippe Arnaud.-Sarbacane,Pépix

Maître ou maîtresse ? On sait rarement sur qui on va tomber avant la rentrée… Et si c’était une sorcitresse ?

Les lectures des lutines et de Sophie

__________________ON VA APPRENDRE A LIRE !__________________

Olivier de Solminihac - J'ai peur de savoir lire.

J’ai peur de savoir lire Olivier de Solminihac.-Mouche,Ecole des loisirs

Nouvelle rentrée rime souvent avec nouveaux apprentissages, notamment en lecture. Une bien belle façon de dédramatiser ce passage tant redouté ou convoité, c’est selon ! et de mon point de vue, un livre à faire lire à tous les parents !

La lecture de Pépita

Christophe Nicolas et Guillaume Long - La fabuleuse méthode de lecture du professeur Tagada.

La fabuleuse méthode de lecture du Professeur Tagada Christophe Nicolas et Guillaume Long.-Didier jeunesse

L’apprentissage de la lecture, c’est une étape très importante dans la vie des enfants. Cette BD vous rappellera ce doux moment avec un très grosse dose d’humour. Entre un ton sérieux (juste un peu) et un ton décalé (totalement), c’est une vraie rigolade que propose ce livre à ceux qui savent déjà lire car je ne suis pas certaine que ça aidera ceux qui apprennent…

La lecture de Sophie

__________________ET LE COLLEGE, C’EST COMMENT ?_________________

R-J Palacio - Wonder.

Wonder, RJ Palacio.-PKJ

La rentrée en 6ème, c’est le stress. La rentrée en 6ème quand on a une malformation cranio-faciale, c’est le méga-stress. August Pullman est un petit garçon difficile à regarder, mais curieux, pétillant d’intelligence, aimant et attachant. Au cours d’une année pas franchement facile, il va surmonter de sacrées épreuves remporter de belles victoires. Grandir, en faisant grandir aussi son entourage. Un roman inoubliable, qui fait rire et pleurer, et ne vous laissera pas indemne.

La lecture de Céline et de Pépita et une sélection collège par ici.

______________L’ECOLE ET SES DESAGREMENTS______________

Marie Signoret et Gwen Keraval - Maxence Lepou.

Maxence Le Pou Marie Signoret et Gwen Keraval.- Fleur de Ville

Un pou de papier… à adopter pour dédramatiser !

La lecture des lutines

Elise Gravel - Le pou.

Le Pou, d’Elise Gravel.- Le Pommier

C’est l’ami de la rentrée, celui qu’on n’avait pas invité… Telle une star, il s’annonce glorieusement sur des affiches placardées sur la porte de l’école, et affole les foules qui le redoutent et le pourchassent. Dans ce court documentaire espiègle et concis, Elise Gravel lui brosse un portrait inattendu. Une autre façon de voir le pou !

La lecture de Céline

babyontoilet

La propreté….une étape ! Et l’entrée à l’école met la pression…

Un dossier sur l’apprentissage de la propreté par Carole-3 étoiles

_______________L’ECOLE C’EST AUSSI LES AUTRES…_____________

Je, Tu, il m’embête !, Michel Van Zeveren – Pastel

S’embêter à l’école c’est ennuyant mais embêter quelqu’un peut être rigolo, sauf si on se fait embêter… Un album jeux de mots sur une thématique bien embêtante.

La lecture de Bouma

Estelle Billon-Spagnol - Le préau des z'héros.

Le préau des z’héros Estelle Billon-Spagnol.- Alice jeunesse

Dans la cour de l’école, le plus terrible, ce sont souvent les autres….

Les lectures d’Alice et Pépita

Cécile Chartre - Elliot, super héros.

Elliot,super-héros Cécile Chartre.-Le Rouergue Dacodac

Elliot, en CM2, est un vrai premier de la classe, détesté par ses camarades mais adoré par la maîtresse. Pour faire l’unanimité, il lui reste plus qu’à attirer la confiance des autres…

Les lectures d’Alice et Pépita

_______________ET S’IL N’Y AVAIT PLUS ECOLE ?______________

Yves Grevet - L'école est finie.

L’école est finie Yves Grevet.-Mini Syros

En quelques pages, l’auteur nous met dans la peau d’un adolescent de 2025 qui vit dans une France où l’école est à 2 vitesses : d’un côté l’école de l’entreprise de l’autre l’école privée. Une réflexion qui fait vraiment réfléchir !

Les lectures de Colette et de Pépita

______________ET POURTANT…_______________

 Godi et Zidrou - L'élève Ducobu Tome 13 : Pas vu, pas pris !.

L’élève Ducobu, pas vu pas pris Godi et Zidrou.-Ed.Lombard

L’école existe depuis bien longtemps ! Pour s’amuser à découvrir l’école d’hier : de l’encrier au bonnet d’âne.

La lecture des lutines

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BONNE RENTREE !