Prix À l’ombre du grand arbre : romans enfants et ados

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En ce début d’année, nous sommes fières de vous présenter la nouvelle mouture de notre Prix À l’ombre du grand arbre. Après de nombreuses lectures et discussions, voilà un condensé de ce que nous avons aimé l’année passée. Bien sûr, il y en a eu d’autres mais il a fallu faire un choix !

Pour finaliser le Prix À l’ombre du grand arbre dans ces différentes catégories, c’est maintenant à vous de choisir quels livres vous avez préféré en 2016. On commence aujourd’hui avec les catégories Romans enfants et Romans ados. En février puis en mars, viendra la suite…

Les votes seront clôturés le 30 avril pour une annonce des résultats le 9 mai avec les 5 ans déjà d’À l’ombre du grand arbre !

À vos votes !

 

♦ Romans pour enfants jusqu’à 11 ans ♦

Nastasia Rugani et Charline Collette - Le petit Réparateur d'insectes. Flore Vesco - Louis Pasteur contre les loups-garous. Bertrand Santini - Hugo de la nuit. Sabrina Inghilterra - L'ogre et sa princesse aux petits oignons. Olivier Ka - Les chroniques d'Hurluberland.

 

Quel est votre livre pour enfants (jusqu'à 11 ans) préféré ?

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♦ Romans pour ados à partir de 12 ans ♦

Clémentine Beauvais - Songe à la douceur - Dès 13 ans.Benoît Minville - Les belles vies.Marie-Aude Murail - Sauveur & Fils Saison 1 : .Claudine Desmarteau - Jan.

 

Quel est votre livre pour ados (à partir de 12 ans) préféré ?

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Drôles d’oiseaux

Brrrr ! Le froid est là..
Mais dans les branches de notre grand arbre, nous avons pris soin de poser çà et là nos nichoirs et cabanes à oiseaux pour que bien blottis au creux de nos ramifications, nos petits amis restent bien au chaud en attendant le printemps. 

Pour accompagner ces 3 longs mois d’hiver, nous leur avons préparé une sélection d’ouvrages où il est question de Drôles d’oiseaux !

Dans la cabane à oiseaux de Pépita :

Le lion et l’oiseau de Marianne Dubuc. Éditions La Pastèque, 2013

Une histoire magnifique d’amitié entre un lion et un oiseau qui me magnétise toujours autant par ses silences, sa sensibilité et la beauté des illustrations.

Son avis complet

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Gipsy de Marie-France Chevron et Mathilde Magnan. Éditions Courtes et longues, 2014

Gipsy, c’est une pie recueillie par Manu, enfant gitan. Ils vont partager leur bien le plus précieux : la liberté. Un album aux illustrations splendides !

Son avis complet

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Maman est un oiseau d’Anne loyer et Leïla Brient. Bulles de savon, 2015

Difficile pour une petite fille d’assumer le métier si différent de sa maman…beaucoup de sensibilité dans ces pages et un regard très juste sur l’enfance.

Son avis complet,

celui de Bouma, celui d’Alice

et la lecture d’enfants A l’ombre du grand arbre

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Petites choses par C’est magnifique

Petites choses est une application numérique magnifique, pleine de surprises, de poésie et de tendresse : coup de cœur ! On comprend dès le début qu’il s’agit de trouver les clés de la cage de l’oiseau pour le délivrer…

Son avis complet

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Dans le nichoir de Chlop

Mon oiseau de Christian Demilly et  Marlène Astrie. Grasset jeunesse, 2014

A travers la relation qu’il entretien avec son oiseau le narrateur nous parle d’amitié et de liberté.

Son avis complet

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Les petits oiseaux de Susumi Shingu. Gallimard giboulées, 2006

Un bel album sans texte dans le quel les pages de calque évoquent le bruissement d’aile des mésanges.

Son avis complet

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Drôle d’oiseau de Jennifer Yerkes. MeMo, 2011

C’est l’histoire d’un oiseau tellement blanc qu’il en est presque invisible. Pas facile d’entrer en relation avec les autres quand on est à peine perceptible.

Son avis complet

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Touït touït d’Olivier Douzou. Rouergue, 2014
Un petit vers qui sort de son trou, un oiseau qui le croquerait bien, et le jeu de coucou s’installe.

Son avis complet

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Dans la cage des Lutines

Grand Corbeau de Béatrice Fontanel et Antoine Guilloppé. Sarbacane, 2014.

Drôle d’oiseau ? Ce n’est pas vraiment le cas avec ce corbeau qui n’a pas le moral. On s’envole pourtant avec lui dans une histoire très poétique où la neige semble tout envelopper.

Leur avis complet

.Dans le nid douillet de Bouma :

Le Bonhomme et l’Oiseau d’Alice Brière-Hacquet et Clothilde Perrin. Père Castor, 2014

Les auteurs nous livrent la belle rencontre improbable d’un oiseau cherchant le printemps et d’un bonhomme de neige avec poésie et tendresse.

Son avis complet

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L’oeil du pigeon de Séverine Vidal et Guillaume Plantevin. Sarbacane, 2013.

On croit que le destin réunit les amoureux. Et si celui-ci prenait la forme d’un volatile et vous livrait sa version des faits ? Une histoire inventive pleine de jeux de mots et de malice.

Son avis complet

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Chut ! On a un plan ! de Chris Haughton. Thierry Magnier, 2014.

Une partie de chasse se transforme en un petit condensé d’humour et de bonne humeur sous la plume si reconnaissable de Haughton. Prix des Incorruptibles 2015/2016, Catégorie Maternelle.

Son avis complet

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Sous les ailes de Colette :

Petites graines d’Emile Jadoul et Catherine Pineur. Pastel, 2012

Un petit album aussi doux que le plumage d’un oisillon pour découvrir une très belle histoire d’amitié entre un petit garçon qui va bientôt devenir frère et un petit oiseau qui va bientôt devenir père.

Son avis complet

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Dans le coin d’un abri chez Alice :

Un jour il m’arrivera un truc extraordinaire de Gilles Abier. La joie de lire, 2016

Elias est destiné a faire des trucs extraordinaire, il en est convaincu ! Alors le jour où des plumes commencent à pousser sur son corps, que son nez s’allonge en forme de bec, il en est sûr, un jour, il volera !

Son avis complet et

celui de Pépita

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Le domaine de Jo Witek. Actes Sud, 2016

Gabriel passionné de nature et d’ornithologie débarque bien malgré lui dans une demeure bourgeoise où il ne se sent pas à sa place. Jusqu’à ce que débarque, la belle Eleonore…

Son avis complet,

celui de Pepita

et la lecture commune A l’ombre du grand arbre

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Le pigeon qui voulait être un canard de Lili et Soledad Bravi. Bayard jeunesse, 2016

Pauvre oiseau qui aimerait être aimé de tous, Gédéon le pigeon  trouve de drôles de palmes qui le feront ressembler à un canard, vous savez ces palmipèdes que tout le monde nourrit dans le bassin du parc...

Son avis complet

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Sous les ailes de Sophie :

Dis-moi, l’oiseau… de Alice Brière-Haquet et Claire Garralon. Thierry Magnier, 2013

L’oiseau peut-être symbole de douceur et de liberté. Celui de cette histoire ne s’en sortira peut-être pas si bien car le chat guette !

Son avis complet

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Isabelle Simler - L'oiseau du sommeil.

L’oiseau du sommeil de Isabelle Simler. Éditions Courtes et Longues, 2016

Le sommeil est aussi doux qu’un oiseau. Dans cet album, c’est avec lui et leur équipement bien particulier que les enfants pourront plonger au cœur des rêves.

L’avis d’Alice

L’avis de Bouma sur un autre album volatil de cette auteure/illustratrice

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Crédits photos @Pepita Melimelo de livres

@Alireauxpaysdesmerveilles

Rencontre avec Gilles Bachelet

Vous le savez, à l’ombre du grand arbre nous avons lu et aimé l’album de Gilles Bachelet Les coulisses du livre jeunesse. Pour prolonger le plaisir de sa lecture et en savoir un peu plus sur sa genèse, j’ai posé quelques questions à Gilles Bachelet qui a aimablement accepté d’y répondre et même de m’envoyer ce dessin, publié sur sa page facebook après la sortie de l’album mais qui reste tout à fait dans le thème.

 

 

Voilà ses réponses.

Cet album reprend des dessins d’abord publiés sur facebook, au départ c’était juste un délire comme ça ou il y avait déjà l’idée d’une publication ?

Non, je n’avais aucune intention d’en faire un album et ces dessins étaient destinés à mes “amis facebook” qui, pour une bonne partie, ont une activité ou une passion qui tourne autour du livre jeunesse. Je les faisais d’ailleurs sur des carnets de croquis, dans l’esprit de ce que je fais habituellement dans ce contexte, c’est à dire avec beaucoup plus de liberté et de relâchement que pour l’illustration de mes albums. Après les premiers posts sur Facebook, Fred Ricou du site “Les Histoires sans Fin” m’a demandé l’autorisation de les utiliser, puis le Salon de Montreuil qui, cette année-là avait pour thématique “l’Étoffe des Héros” m’a proposé de les inclure dans une exposition. Ce n’est que plus tard qu’Olivier Belhomme de l’Atelier du Poisson Soluble à qui je les avais montrés, a pensé que cela pourrait devenir un album. J’ai alors complété la série dans cette idée.

Comment se sont construites chaque vignette, image d’abord, texte ? Et le fait de mettre plusieurs références sur une même image, c’est venu naturellement ?


Sans méthode particulière. L’idée pouvait venir d’un simple rapprochement graphique, d’une envie de dessiner tel ou tel personnage, d’une complicité avec un autre illustrateur ou, à l’inverse, de l’énervement que peuvent susciter certains personnages de la littérature jeunesse dite “commerciale”. Le premier dessin de la série présent dans l’album, “Le Tailleur”, vient tout bêtement de la similitude de couleur entre le costume de Babar et celui du Petit Prince… de là à imaginer qu’il proviennent du même coupon de tissu…

En fait, je n’ai jamais eu l’impression de commencer une série. Tous ces dessins rentraient dans la continuité des nombreux échanges facebook que je faisais depuis un bon moment avec des collègues illustrateurs, notamment Benjamin Chaud, et dans lesquels j’avais déjà fait subir les pires traitements à Pomelo, bien sûr, mais aussi à Babar, Elmer, Le poisson Arc-en-Ciel, Géronimo Stilton et quelques autres…

Ce livre vous a-t-il valu de nouveaux amis ? Ou de nouveaux ennemis ? Comment a-t-il été reçu par vos confrères qui y sont cités ? Et ceux qui n’y sont pas ?

J’ai l’impression qu’il a été globalement très bien accueilli. Je ne me faisais aucun souci par rapport aux auteurs que je connais mais j’étais plus inquiet concernant certains autres (je pense à Nadja, que je ne connais pas et dont j’ai utilisé le Chien Bleu ou à David McKee, le papa d’Elmer). Pour autant que j’en sache, je ne me suis pas fait d’ennemi déclaré et personne n’est venu se plaindre non plus de ne pas y figurer. La question s’est posée avec l’éditeur de savoir si nous demandions des autorisations ou si cela relevait du droit à la citation. Finalement nous avons décidé de ne rien demander à personne et, à ce jour, tout se passe bien.

L’album a été un succès et a même donné lieu à une exposition, vous vous y attendiez ?

Non. J’ai même été surpris quand Olivier Belhomme m’a dit qu’il avait fait un tirage de 5000 exemplaires. Cela me paraissait énorme pour un album que je jugeais confidentiel. Je suis moins étonné par les nombreuses demandes d’expositions dans les médiathèques ou à l’occasion de salons du livre car on reste là dans le cadre bien spécifique de la littérature jeunesse auquel je le destinais.

Mais au fait, à qui plaît- il le plus, aux enfants ou aux adultes ?

Les dessins que je mets sur ma page facebook ne sont pas au départ spécialement destinés aux enfants. L’album reste dans cet esprit et touche principalement, je pense, les acteurs de ce petit microcosme qu’est le livre jeunesse : auteurs, illustrateurs, bibliothécaires, libraires, enseignants et parents curieux. Je suis très heureux pourtant de voir, sur les salons ou lors de rencontres scolaires, que pas mal d’enfants qui ont déjà une certaine culture dans ce domaine prennent beaucoup de plaisir à le regarder et à y retrouver leurs personnages préférés. On va donc dire que l’album s’adresse aux amoureux de la littérature jeunesse en général…

Enfin, une dernière question, certes hors sujet mais qui me brûle la langue : Sur Facebook, Benjamin Chaud et vous semblez former un duo de choc, à quand un album en commun ?

On en a souvent parlé, entre nous et avec nos éditeurs respectifs… Y a plus qu’à….

Nous l’attendons avec impatience !

Merci beaucoup Gilles Bachelet, de nous avoir accordé ce temps. Au plaisir de vous suivre, sur facebook et dans les librairies. 

Lecture commune : Les coulisses du livre jeunesse

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L’an dernier est sorti un drôle de petit album, signé Gilles Bachelet, édité par l’atelier du poisson soluble.
On y rencontre les personnages emblématiques de la littérature jeunesse qui, comme des stars de cinéma, nous font découvrir l’envers du décor. Les passionnées que nous sommes ne pouvaient pas passer à coté de cet album qui semblait fait pour nous. D’autant qu’il est drôle, impertinent et  bourré de clins d’œil auxquels nous sommes particulièrement sensibles.

Nous avons eu envie de partager avec vous nos réactions face à cet album hors du commun. Et, puisqu’après tout il s’adresse aux enfants, nous les avons fait participer aussi. Voilà donc les réponses d’Alice, ses enfants Mathilde (15 ans), Maxime (13 ans), Céline, Pépita, ses filles, H (16 ans) et F (14 ans), Solectrice, ses lutines Lucie (13 ans) et Adèle (11 ans), Sophie, Carole et Bouma. De cette liste de participants, on tirera déjà une première conclusion : ce livre réunit les (pré)ados et leurs parents et ça, c’est déjà chouette.

– Quelle est la page du livre qui vous a le plus fait rire?

Mathilde : Le bureau des objets trouvés
Max : Le bureau des objets trouvés
Alice : La page de titre ( une mise en bouche d’entrée de jeu )

Céline: La signature du contrat (j’aime bien l’humour un peu noir)les-coulisses-signature

H : le service de chirurgie esthétique
F : rien !
Pépita : j’en ai plusieurs mais la visite médicale.

Adèle : le parking

Lucie : l’élevage de lapins

Solectrice : les douches

Sophie: J’aime bien le passage chez l’allergologue. Déjà les allergies ça me parle assez bien et puis j’ai adoré l’air très perplexe du médecin face au chien bleu qui a un regard au contraire totalement blasé !

Carole: Le maquillage de Pomelo et leur éternelle histoire d’amour avec Benjamin Chaud :coeur:

Bouma: Le bureau de validation du pipi caca. Parce que je suis toujours preneuse d’un peu d’humour scato et que la petite taupe a vraiment l’air d’une boss qui dirige son entreprise d’une main de maître !

-Quelle est la page qui vous a fait vous exprimer « ah, il a osé! »

Mathilde : Les toilettes
Maxime : L’accès handicapé
Alice : Le parking ( mettre Oui Oui à côté d’incontournable de littérature jeunesse Rha la lala)

Céline: Heu… c’est pas vraiment ce que je me suis dit. Les images qui me viennent pour cette question sont plutôt celles de La vérité sur les contes de fées de Benjamin Chaud ;)

Pépita et ses filles: C’est unanime : l’accès handicapésles-coulisses-acces-handicapes

Adèle : le bureau validation du pipi-caca

Lucie : le bureau validation du pipi-caca

Solectrice : l’accès handicapés (pour une créature qui fait rêver tant de petites filles, je trouve que c’est vraiment audacieux !)

Sophie: Sûrement la petite sirène en fauteuil roulant pour l’accès handicapé mais pas pour ça, pour le sein nu à peine caché par le bras de la demoiselle !

Carole: l’accès handicapé et le poisson arc-en-ciel frit par Bécassine ! gros fous-rires !

Bouma: Le psychanalyste. Parce que franchement quand je lis certains Ponti je me dis que je devrais peut-être y faire un tour : je ne comprends pas toujours tout !

-Quelle est votre page préférée?les-coulisses-psychanalise

Mathilde : Le bureau de validation du pipi-caca
Maxime : Le psychanalyste
Alice : Le bureau des objets trouvés

Céline: La signature du contrat … et la visite médicale !

Adèle : le service de chirurgie esthétique

Lucie : les douches

Solectrice : le bureau des objets trouvés (un joli pied-de-nez pour Charlie !)

Sophie: La signature du contrat  avec les trois brigands et le lapin de Béatrix Potter : quand on sait ce qu’est payé un auteur, on se dit que la réalité doit être assez proche de cette scène.

Carole: la signature du contrat, assez militant !

Bouma: L’élevage des lapins (détail). Je ne m’étais jamais rendu compte qu’il y avait autant de personnages de lapins en littérature jeunesse.

-Quelle page vous a donné envie de relire le livre au-quel elle fait allusion?

Mathilde : Les produits dérivés
Maxime : Le bureau de validation du pipi-cacales-coulisses-du-livre-jeunesse-vestiaire
Alice : Le bureau de validation du pipi-caca

Céline: Le psychanalyste pour relire les nombreuses aventures de Blaise, et L’accès handicapé pour La Petite sirène que je crois n’avoir jamais lu…

H : la stagiaire du vestiaire (pour le lapin d’Alice au pays des merveilles)
F : ne sait pas….
P : la cantine (ça fait bien longtemps que je n’ai pas mis du Gruffalo à mon menu de lecture)

Adèle : les douches avec Geronimo Stilton

Lucie : la stagiaire du vestiaire avec la Chenille qui fait des trous

Solectrice : les cuisines avec Bécassine (un grand classique que je n’ai pas beaucoup fréquenté)

Sophie: La stagiaire du vestiaire (18) avec la chenille qui fait des trous. Depuis, je l’ai relu avec mon fils et il est fan de l’application aussi !

Carole: les douches mais je ne lirai pas Géronimo Stilton pour autant faut pas abuser non plus hein ;-)

Bouma: Le pilon. On ne relit jamais assez Max et les Maximonstres :]

-Quelle est la page dont vous ne connaissiez pas la référence? les-coulisses-du-livre-jeunesse-douches

Mathilde : La cantine
Maxime : Le maquillage
Alice : L’élevage des lapins ( je les connaissais pas tous)

Céline: Les douches !

H et F de Pépita : la signature du contrat (Note de Pépita: je vais leur apporter les trois brigands et Béatrix Potter !)
Pépita : comme Alice l’élevage de lapins

Adèle, Lucie et Solectrice : Pomelo (celui-ci nous a vraiment échappé)

Sophie: Dans l’élevage de lapins, je ne les aurais sûrement pas tous reconnus sans les noms des illustrateurs sous les clapiers.

Carole: aucune, en revanche j’ai désormais une belle dédicace avec un chat plus bête du monde qui dessine Oui-Oui ;-)

Bouma: La Cantine. Impossible de me rappeler d’où sort le lapin que le Gruffalo veut manger.

Finalement, si ce livre à fait l’unanimité parmi nous et nous à toutes bien fait rire, nous constatons que nous n’en avons pas toutes la même lecture, loin s’en faut ! Et vous, quelles sont les images qui font mouche pour vous ou vos enfants? N’hésitez pas à nous raconter en commentaire.

Et si vous voulez en savoir un peu plus sur la genèse de ce livre, rendez-vous dans quelques jours pour une interview de Gilles Bachelet, avec un prime un dessin inédit qui complète à merveille cet album.

Des livres sous le sapin…

Le livre est parait-il le cadeau le plus offert à Noël…

Quand on a un blog, c’est vraiment LE cadeau idéal !

Voici en images et sous nos sapins ce que ce Noël a prévu pour chacune comme futures lectures…

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img_1555Chez Pépita : bien gâtée pour les swaps anniversaire et Noël…Des albums et romans à lire ou déjà lus (je n’ai pas pu résister), des lectures en cours,…bref, de futures chroniques (dont une poulesque !).

🎄img_0219Chez la collectionneuse de papillons, les doigts tremblants ont palpité en découvrant les derniers albums de Rebecca Dautremer, Frédéric Clément et Benjamin Lacombe, artistes adorés s’il en est depuis maintenant quelques années. Quel plaisir de les retrouver !

🎄sapinAu pied du sapin, comme un Refuges, Vladimir et Clémence ont croisé un Petit chaperon qui n’en peut plus. Sûrement car Entre deux rafales de cotillons, il a croisé un Pigeon qui voulait être un canard !

« Rien qu’un jour de plus dans la vie d’un pauvre fou », s’est il alors exclamé !

Retrouvez toutes les chroniques de ces livres sur le blog d’Alice au mois de janvier !

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En rêvassant au pied du sapin décoré, j’ai pensé « oh, la belle rouge ! » Et mes yeux se sont fermés. Quand je me suis réveillée, Sauveur et Fils et l’arabe du futur étaient là devant moi. « Mais où sont passés les grands jours ? » ont-ils soupiré.

Quelques livres pour se caler dans le fauteuil, entre le sapin et la cheminée… et bien d’autres lectures sur nos tables de chevet, à découvrir bientôt sur le blog des Lectures Lutines.

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au-pied-du-sapon-boumaUn unique univers au pied de mon sapin cette année, mais pas des moindres. Harry Potter et ses nouvelles aventures ont trouvé très vite le chemin de ma table de chevet. J’ai hâte de vous en parler sur Un Petit Bout de Bib.

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Regarde, au pied du sapin, un livre ! Ou plutôt plusieurs. Ceux du swap de Noël offert par Céline, mon abronaute : Mon père est américain, Le faire ou mourir, Moi, Simon 16 ans Homo Sapiens.  Et puis de belles épopées, celle d’Arthur et Merlin revisitée par Sophie Lamoureux et Olivier Charpentier, celle de Parsifal Crusader de Michel Honaker…

Qui sait jusqu’où ces livres m’emporteront…  A suivre sur Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait LIVRESSE

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20170101_200256Chez Sophie, un Cabellero est venu en aide à La princesse Flore et son poney Bouton d’Or qui était emprisonné dans La maison hantée. Ensemble, ils se sont découverts une passion pour l’art et ont vécu heureux entourés des œuvres de Frida et Mondrian.

Des livres à découvrir bientôt sur le blog La littérature jeunesse de Judith et Sophie.

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SWAP de Noël – édition 2016

Une tradition s’est installée sous notre grand arbre en cette période de Noël :

Le SWAP de Noël !

Qui dit swap dit cadeaux généreux choisis avec soin : des livres jeunesse évidemment, une gourmandise et un objet, c’est notre base. Bien sûr, selon l’envie de chacune, elle peut évoluer. Cette année, nous avions décidé de mettre du rouge et du blanc dans nos colis…

🎅Voyez en images ce que cela donne !🎅

Chez Sophie, c’était Chloé le père Noël…

Des livres pour moi et Morgan, des petites sucreries et du thé pour se faire plaisir et des petits cadeaux comme les boucles d’oreilles. Que du bonheur dans ce SWAP ! Merciii.

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Chez Alice, c’était Colette le père Noël…

Rouge Noël, rouge passion, rouge en partage… Colette était dans le thème et avait bien rempli son traineau  !

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Chez  Colette, c’était Céline du blog « Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait LIVREsse » la mère Noël…

avec un colis riche de promesses et peut-être de réponses à toutes ses interrogations pédagogiques du moment.

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Chez Pépita, c’était Alice …et que de merveilles !

Du rouge et un nid d’une poule qui a pondu des œufs mais pas que…

J’ai déjà presque tout lu…Merci !

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Chez Bouma, c’était Sophie le Père Noël…

Une hotte bien remplie de magnifiques lectures à venir et de petites attentions qui vont rejoindre sans tarder mon bureau bloguesque pour démarrer l’année sous les meilleurs étoiles… Merci Sophie

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Chez Céline – Qu’importe le flacon…, c’est Céline du blog Le tiroir à histoires qui a joué la petite maman Noël…

Un colis aux couleurs de circonstance : rouge, blanc, doré…  Un cocktail qui, c’est certain, apportera LIVREsse, celle de se plonger dans de nouvelles lectures choisies avec délicatesse et passion.  Merci Céline !

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Chez Solectrice, c’est Pépita qui a rempli la hotte du sapin et les chaussettes des Lutines :

Dans son habit de neige et de coquelicot, ce beau colis a livré ses surprises. Quatre livres à découvrir et beaucoup de gourmandises…

Oh merci !

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Nous terminons l’année sur ce partage : toute l’équipe du Grand Arbre vous remercie de votre fidélité tout au long de cette année 2016 et nous vous souhaitons de belles fêtes en espérant que de nombreuses lectures vous attendront…

On se retrouve l’année prochaine, avec d’autres rendez-vous en préparation, notamment une nouvelle édition de notre Prix !

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Et vous, que savez-vous de l’amour ?

A l’ombre du grand arbre, on s’intéresse à toute la palette des émotions, des sentiments, à ce qui fait vibrer les cœurs, le nôtre, celui des enfants, celui des adolescents. Et comme les petits philosophes, on s’interroge, devant le monde, et souvent devant les livres. Et on se pose des questions essentielles comme celle posait par Mikaël Ollivier dans son dernier roman paru chez Thierry Magnier : c’est quoi l’amour ?

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Tu ne sais rien de l’amour : en voilà un titre riche de promesses… qu’avez-vous entendu bruisser entre ces lettres ?

Pépita : et bien je ne me suis même pas posée la question ! C’est l’auteur d’abord que j’ai eu envie de relire… Alors ce titre ou un autre….J’ai plongé et me suis laissée porter par l’histoire. Mais quand j’ai découvert le sens de cette phrase, elle m’a toqué au cœur comme une phrase finalement pleine de sagesse.

Solectrice : J’ai aussi été d’abord attirée par l’auteur, mais j’avoue que ce titre m’a taquinée. Même si cette parole s’adresse au personnage adolescent, je me suis sentie jaugée par ces mots blancs sur fond rouge et je me suis interrogée sur ce que ce roman pourrait m’apprendre.

Comme Solectrice ce titre m’a bousculée dans mes certitudes, ce tutoiement qui interpelle et nous interroge sur cette question essentielle :  « qu’est-ce que l’amour ? » ne peut être ignoré, que l’on soit adolescent ou adulte ! D’ailleurs c’est le premier sujet de ce livre : l’amour. J’ai eu l’impression en le lisant que quelque chose dans ma définition de ce sentiment changeait. Et vous ? Quel nouveau regard sur ce sentiment primordial dans nos vies ce roman vous a-t-il apporté ?

Solectrice : Les vies que décrit ce roman m’ont semblé bien singulières : l’amour improbable entre les enfants, tant encouragé par la mère de Nicolas, et cet adultère bousculant la vie d’une femme, si longtemps. J’adoptais sans peine le point de vue du jeune homme, ébahi par ses découvertes, et refusant cette vie toute tracée pour lui. Bien entendu, je sais que l’amour peut-être imprévisible, envahisseur, voire bouleversant, mais ce roman m’a paru donner une image sincère et simple de sentiments amoureux pourtant tortueux. Comme si ces choix s’imposaient aux personnages. Mais le ton du roman n’est pas péremptoire, on adopte seulement un autre regard sur l’amour en le lisant.

Pépita : Cet aspect du roman ne m’a pas si surprise : dans mon entourage immédiat, je vois bien que l’amour peut surgir quand on ne s’y attend pas, ou bien se flétrir ou mourir même pour naître plus loin. Souvent dans la souffrance d’ailleurs. La perte d’un amour n’est jamais facile à vivre. En accueillir un autre pas toujours non plus. Ce que j’ai trouvé plutôt bien vu dans ce roman, c’est la découverte par ce jeune homme que l’amour peut avoir différentes formes, qu’il est vivant. Toujours. Et que du coup cette découverte-là va lui permettre d’accueillir l’amour dans sa propre vie. Oui, il faut être prêt pour cela je pense. L’autre facette de ce roman est l’invitation à la tolérance face à la vision de l’amour de l’autre. L’amour ne doit pas se juger. Chacun a ses raisons d’aimer.

Ce que nous dit ce roman sur l’amour, si je vous comprends bien, c’est qu’il peut surgir à n’importe quel moment dans une vie à partir de l’instant où notre « savoir » de l’amour – acquis à travers le regard des autres la plupart du temps- s’efface et laisse la place à la seule émotion. Et que cet amour peut prendre des formes très diverses qu’il faut savoir accueillir sans juger. Mais il y a un autre thème passionnant dans ce livre c’est la quête de soi au delà des secrets de famille. Les secrets jouent dans ce livre un rôle clé, ce sont eux qui dirigent aussi bien la vie du personnage que le rythme du récit. ça vous parle ?

Pépita : ah oui totalement que ça me parle ! Le secret de famille…quelle famille n’en connait pas un ou plusieurs au final ? Ce qui m’a plutôt surprise dans ce roman, c’est le fait que Nicolas, le jeune homme, encaisse sans broncher, sans révolte. Il a un moment l’intention de révéler un secret à son père…mais vu les circonstances, il abandonne. Il cherche à comprendre. Même si quand même ! Le secret final est comme une bombe ! Je ne l’ai vraiment pas vu venir… Surprise totale ! Et franchement quelle force de la mère je me suis dit après coup -même si ma première réaction a été de penser qu’elle était bien manipulatrice-de révéler cela à ce moment-là de sa vie et de celles de ses enfants ! Elle aurait pu continuer comme ça longtemps. Pourquoi risquer alors une rupture avec Nicolas et Malina ? C’est une forme de courage je trouve. Les secrets ont ceci de terrible qu’ils finissent souvent, mais pas toujours, à se frayer un chemin vers la vérité. Et dans le cas présent à se regarder en face et à abandonner la lâcheté qu’ils induisent. Ce roman ce sont en effet des secrets-gigogne, ils s’empilent, certains personnages ne savent pas que les autres savent. C’est ça finalement le plus complexe

Solectrice : J’aime ton image des secrets-gigognes, Pépita. L’effet de ce secret final est saisissant (j’en ai aussi été secouée). On accompagne de nouveau un personnage plus âgé mais tout aussi perdu face à cette claque du passé. Je trouve que la manière de réagir de Nicolas face à ces secrets est violente mais réaliste. Il brûle d’en parler, au risque de blesser, et on lui en veut, anticipant la réaction du père, qui nous surprend lui aussi, en gardien muet du secret. Digérer ces révélations fera grandir le jeune homme. Accepter de partager l’intimité cachée ou oser dire l’indicible est un soulagement pour les parents… Et pour le lecteur qui admet que par amour on peut à la fois cacher et dévoiler.

Les secrets de famille, notion psychanalytique par excellence, qui offre un trésor de rebondissement pour l’écriture romanesque… Et que diriez-vous du « rêve du chien noir » qui hante notre narrateur depuis l’enfance et qui rythme le roman du début à la fin ?

Pépita : ah oui ! pour moi c’est une réminiscence de l’enfance, un message de l’inconscient…Mais je ne suis pas certaine que cela apporte grand chose à la narration. Disons une part de mystère pour le lecteur, une façon de vouloir l’égarer, de le mener sur une autre piste pour ne pas qu’il puisse flairer (!) de suite le dénouement. Mais j’ai apprécié que l’explication arrive et ma foi pourquoi pas ?

Solectrice : J’ai bien aimé ce lit-motiv du récit car il nous rappelle qu’à l’adolescence on accorde beaucoup d’importance aux rêves et aux signes qu’ils peuvent nous adresser. La réminiscence inconsciente, si elle est peu réaliste, m’a semblé assez mystérieuse aussi pour nous tenir en haleine. On partage mieux ainsi l’incompréhension et le malaise de Nicolas.

La maladie est aussi au cœur de ce récit. Il y a le passé et les secrets de famille qui nous construisent et puis il y a le présent et cette terrible épreuve : la maladie d’un proche. Qu’avez-vous ressenti en accompagnant le père du narrateur dans sa maladie si longue, si lente… ?

Pépita : J’ai été bouleversée par la dignité de cet accompagnement et par son abnégation malgré les secrets flottants tout autour. Je me suis dit que ces mots-là, l’auteur les avait éprouvés lui-même tant la vie y est respectée. J’ai été frappée par la force émanant de ce jeune homme présent, d’une présence entière, au chevet de son père mourant. Et sa capacité à laisser la place à sa mère, et donc à la femme de son père. Je me suis dit qu’ils n’ont jamais été autant une famille que dans ce moment-là. Ils ont été là les uns pour les autres. Et cette forme d’amour est sans doute la plus difficile à atteindre. J’ai trouvé que l’auteur a su y mettre ce qu’il faut : pas de pitié mais la vie comme elle est. Ces pages sont sans doute pour moi les plus réussies de ce roman. Même tristes, elles sont magnifiques.

Solectrice : J’ai trouvé aussi beaucoup de sincérité, de tendresse et de sérénité dans ces pages. Les liens tissés entre le père et le fils dans ces moments m’ont semblé justes. Le pathos n’est pas accentué en effet, c’est plutôt un passage initiatique. On y lit l’amour d’un père qui était peu présent pour son fils mais qui parvient à dire l’essentiel quand son temps est compté. Ces scènes sont la clé d’un apaisement pour Nicolas qui admettra ensuite qu’on puisse aimer sans retour ou être aimé sans le lui montrer.

Dans nos échanges plus personnels sur ce roman, nous nous sommes rendus compte qu’il faisait très fortement écho à notre expérience intime, alors je me permets de vous demander si pour vous c’est un des critères de qualité d’un bon roman : qu’il en appelle en nous à nos souvenirs, à notre expérience, à notre propre vécu.

Pépita : oui et non je dirais. J’aime aussi découvrir d’autres univers mais selon sa sensibilité, on est d’autant plus touchés par des personnages qui vivent des histoires dans lesquelles on s’identifie. J’aime aussi les histoires qui permettent de s’en affranchir. Mais d’une manière générale, la littérature au sens large est une caisse de résonance, non ?

Solectrice : J’aime cette idée d’entrer en résonance par la lecture. Pourtant, si c’est plaisant de vibrer à l’unisson avec le personnage de l’histoire, cela ne détermine pas forcément la qualité d’un livre pour moi. J’aime aussi beaucoup découvrir des histoires qui ne m’appartiennent pas, jeter un œil sur des univers auxquels je n’ai pas accès dans la vie, plutôt que d’y retrouver mes propres expériences. Cette évasion est plus souvent la clé d’un bonheur de lecture.

Tu ne sais rien de l’amour annonçait la couverture, mais une fois ce roman refermé, on peut se dire qu’on en sait tout de même un peu plus…

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Si vous avez envie d’en savoir plus sur ce roman, vous pouvez lire ici ce que l’auteur en dit lui-même : interview de Mikaël Ollivier.

Et vous vous pouvez retrouver l’avis de Pépita par là.

Celui de Solectrice c’est par ici. 

Et celui de la collectionneuse de papillons c’est là-bas.

Depuis notre lecture commune, Alice aussi a dit ce qu’elle en pensait et c’est ici.