Prix À l’ombre du grand arbre : albums et petite enfance

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Les deux mois précédents, nous vous présentions les premières sélections de la nouvelle mouture de notre Prix À l’ombre du grand arbre. Vous pouvez retrouver les romans pour enfants et adolescents ici et les BD et documentaires .

Pour finaliser le Prix À l’ombre du grand arbre dans ces différentes catégories, c’est maintenant à vous de choisir quels livres vous avez préféré en 2016. On termine aujourd’hui avec les catégories Albums et Petite enfance.

Les votes seront clôturés le 30 avril pour une annonce des résultats le 9 mai avec les 5 ans déjà d’À l’ombre du grand arbre !

À vos votes !

 

♦ Albums ♦

Delphine Perret - Björn - Six histoires d'ours.

Akiko Miyakoshi - Quand il fait nuit.

Thomas Scotto et Csil - Sans ailes.

Jihyeon Lee - La piscine.

Cécile Roumiguière et Fanny Ducassé - Dans le ventre de la Terre.

Quel est votre album jeunesse préféré ?

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♦ Petite enfance ♦

Jeanne Ashbé - La fourmi et le loup.

Delphine Chedru - 1, 2, 3, partons ! - Suis le chemin avec ton doigt.

Marie Nastanlieva - Maurice et Léopold.

Frédéric Stehr - Zim Bam Boum.

Véronique Joffre - Imagier mouillé.

Delphine Grenier - Déjà.

Quel est votre album petite enfance préféré ?

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Je vous rappelle aussi que si vous avez des talents d’artiste et/ou de graphisme, nous sommes à la recherche de notre nouvelle bannière de blog ! Toutes les informations sont ici.

Lecture commune : Sauveur & fils Saison 1 et 2 et…

Une nouvelle série de Marie-Aude Murail-Sauveur & fils- nous a enthousiasmées !

Voici un échange sur les deux premiers tomes et chut ! on est déjà plongées dans la suite…

Marie-Aude Murail - Sauveur & Fils Saison 1 : .Marie-Aude Murail - Sauveur & Fils Saison 2 : .

 

Pépita : Sauveur & fils, avec ces cochons d’inde en couverture, vous vous attendiez à quoi ? A du Marie-Aude Murail en tous cas non ?

Chlop : A vrai dire, je n’avais pas vraiment d’idées pré-conçues. Je n’ai pas lu la 4eme de couv et je ne savais pas trop à quoi m’attendre, si ce n’est que je me doutais que j’aurais plaisir à le lire. (Parce que j’ai confiance dans Marie-Aude Murail pour faire des livres qui me plaisent mais aussi parce que j’ai confiance dans celle qui me l’a offert pour cerner mes goûts 😉

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Colette : J’avoue je n’ai pas du tout eu de coup de foudre pour cette couverture ! J’ai même cru que les graphistes étaient en panne d’idée ! Mais bien entendu quand je me suis plongée dans l’histoire de Sauveur et que j’ai découvert la hamstérologie, il m’a semblé finalement très judicieux d’avoir choisi ce personnage là pour le mettre en couverture ainsi que d’autres membres de sa grande famille pour celle du tome 2. Il aurait été de toute façon contre productif de nous présenter une quelconque image de Sauveur ou de son fils, car eux, nous avons terriblement besoin de nous les inventer, de les apprivoiser, de les envisager !

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Alice : La couverture ne m’a pas emballée de suite, mais ce sont vos premiers retours de lectures et ceux de mon entourage qui m’ont donné envie de retrouver la plume et la personnalité de Marie-Aude Murail. Je n’ai pas toujours accroché à tous ses textes ( Malo de lange par exemple, ou Le tueur à la cravate..) mais quand elle s’attache à mettre les considérations sociétales au cœur de ses romans, avec en plus un petit côté militant, je suis conquise !

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Bouma : En toute honnêteté ce sont vos coups de cœur successifs pour ce roman car entre le titre qui ne me parlait pas et la couverture… eh bien j’aurais fait l’impasse…

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Pépita : et bien moi j’ai adoré la couverture, non pas esthétiquement car elle est pas terrible mais j’ai bien aimé le clin d’oeil de la fin et la hamstérothérapie, j’ai trouvé ça chouette !
Et ce Sauveur alors, au prénom prédestiné, il sauve qui ? Des hamsters ? Des cochons d’Inde ? Lui-même ?

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Colette : Sauveur sauve toute une ribambelle d’enfants perdus, des petits, des grands, et de mille manières différentes … et je dirai que celui qu’il sauve le moins c’est lui -même.

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Alice : Quel prénom prédestiné ! Sauveur sauve les patients qui défilent dans son bureau, pas que des enfants d’ailleurs. Il ne les sauve pas à proprement dit mais les aide à trouver leur propre chemin. Sauveur est un fin psychologue, qui écoute, ne juge pas et qui apporte sa bienveillance. Sauveur se sauve aussi lui même, en allant fouiller dans ses propres racines ( tome 1), en reconstruisant sa vie ( tome 2). Et enfin Sauveur sauve des hamsters ! Et c’est pour la bonne cause ! Qui l’eut cru ?

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Bouma : Sauveur et son fils Lazare n’ont pas des noms communs et ne le sont pas eux non plus. Cet homme apparaît comme un phare (tant par sa stature que par son rôle) dans la vie de son entourage (patients ou connaissances). Mais ce n’est pas un prénom facile à porter et il le dit de la plus belle des manières).

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Chlop : Je pense que malgré son nom prédestiné, Sauveur ne sauve personne. En bon psy, il essaye plutôt de permettre à chacun de se sauver lui même. Mais (est-ce à cause de son prénom ou à cause d’une trop grande capacité d’empathie?) dans cette tâche il se perd peut être un peu de vue et relègue ses propres problèmes au second plan. Il faut dire que sauver les autres, soi même, son enfant et les hamsters, ça fait beaucoup pour un seul bonhomme.

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Pépita : Qu’est-ce qui vous a particulièrement plu dans ces deux premiers tomes ? Le ton, les personnages, les situations, l’humour, …Et a contrario, y a-t-il un aspect qui vous a déplu, agacée,…

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Colette : Ils ne sont pas nombreux les petits faits qui m’ont agacé dans ce roman mais franchement le « VP » à tout bout de champ, j’avoue pour moi c’est du jeunisme inutile. Le vocabulaire ou les expressions qui ancrent trop dans une certaine forme d’actualité ou de mode ne servent pas l’oeuvre, voire même l’empêche d’atteindre à une certaine universalité mais ce n’est peut-être pas le but recherché même si toute la quête identitaire que mène Sauveur pour lui même mais aussi pour ses patients est pour moi véritablement une thématique profondément humaine et universelle.
Ce que j’aime dans ce livre, en tant que collectionneuse, c’est le côté « cabinet de curiosités » de la narration, toutes ces petites histoires qui se tissent au fil des pages, tous ces petits tiroirs de l’âme qui s’ouvrent à chaque fois que Sauveur reçoit un nouveau patient, c’est un ressort narratif qui permet d’explorer de nombreux aspects de la complexité humaine. C’est ce qui donne une épaisseur de sens à ce livre foisonnant.
Et puis le personnage de Sauveur m’a beaucoup appris pour moi-même : l’écoute dont il est capable, si elle semble tout à fait nécessaire pour faire un bon psychologue, elle me paraît aussi essentielle à chacun d’entre nous pour savourer pleinement sa relation aux autres. Disons qu’en quelque sorte j’ai été une patiente invisible de Sauveur et que l’écouter parler à ses patients a soigné mon incapacité à écouter vraiment, ce qui me permet dorénavant de mieux comprendre mes proches et de mieux leur répondre. En bref : Sauveur m’a fait progresser en communication bienveillante !

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Pépita : C’est le côté un peu trop parfait de Sauveur qui m’a un peu « agacée » et encore…mais bon, il a tellement de bons côtés, parfois un peu imprévisibles et…prévisibles aussi. Oui j’ai aussi aimé ces destins de cabossés qu’on laisse, qu’on retrouve, qu’on voit évoluer dans leurs contradictions, leurs peurs, leurs joies aussi. On s’angoisse pour certains, on se réjouit pour d’autres. Comme toi Colette, la parole bienveillante de ce thérapeute, son humour aussi, ses doutes m’ont apaisée. Après le côté vie moderne, oui bien ,je l’ai pris comme il venait, un peu comme une récréation. Et puis, ils font du bien aussi dans cette complexité humaine déballée entre ces murs !

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Alice : Moi j’ai adoré la capacité de Marie-Aude Murail à  » inventer  » des histoires mais aussi à leur trouver des issues. Pour pouvoir écrire ce livre, il faut sûrement être un peu « Sauveur » soit même. Du coup, je lui tire mon chapeau bas. Cette bienveillance dont fait preuve Sauveur, c’est aussi la sienne envers les ados qu’elle sait écouter et qu’elle ne prend pas pour des imbéciles.

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Chlop : Il n’y a rien qui m’ait déplut dans ces livres. Ce qui m’a particulièrement touché c’est le personnage de institutrice. On sent à quel point elle est dépassée, à quel point elle essaye de bien faire alors même qu’elle est à un an de la retraite, à quel point elle est perdue face aux problématiques de ses élèves. Elle essaye de se mettre à la page, est à l’écoute de toutes les nouvelles pédagogies et à force, elle en perd son bon sens. Cette façon qu’elle à de subir toutes les injonctions sociétales, même les plus contradictoires m’a fait penser aux mères qui ne savent plus comment s’y prendre à force de lire ça et là des conseils qui vont dans tous les sens. Ce n’est pas un personnage très important mais elle m’a vraiment émue.
J’ai beaucoup aimé aussi, surtout dans le tome deux, l’importance du milieu dans le quel se déroule l’histoire. Une ville moyenne dans la quelle on n’a pas l’impression de connaître tout le monde comme dans un village mais dans la quelle on découvre que les gens ont tous des connaissances en commun. D’où la problématique du secret professionnel et de tension entre vie personnelle et vie professionnelle pour Sauveur.

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Pépita : Transition parfaite avec les personnages : ils entrent, ils sortent, des nouveaux apparaissent dans le second tome, on retrouve ceux du premier tome : la construction du roman suivant l’agenda de Sauveur à la semaine……Qu’auriez-vous à dire sur cette galerie de personnages, ados ou adultes, qui peuplent le cabinet de Sauveur ? Sorte de Kaléidoscope des enjeux de société actuels, comment avez-vous vécu leurs confidences ?

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Bouma : C’est exactement ça. J’ai trouvé que Marie-Aude Murail grâce à son personnage de « Sauveur » abordait par le petit bout de la lorgnette (c’est-à-dire en constatant des faits et en laissant aux lecteurs le soin de se faire leur avis sur la question) une multitude de sujets d’actualité qui touchent de près ou de loin les lecteurs. Elle parle ainsi de divorce, du suivi thérapeutique, du racisme, de la monoparentalité, de la transexualité ou bien encore des familles homoparentales. Leurs confidences aboutissent finalement tous au même constat, je trouve : c’est le regard de la société, des pairs comme des pères, qui les poussent à entrer dans ce cabinet.

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Chlop : J’ai aimé la rencontre avec tous ces personnages parce qu’on les découvre à travers les yeux de Sauveur donc toujours dans la bienveillance. C’est un livre qui incite particulièrement à l’empathie, en montrant parfois plusieurs points de vue sur une même situation, comme par exemple le point de vue de la victime mais aussi de l’un des « bourreaux » dans une situation de harcèlement scolaire. Ça permet de comprendre que la réalité que ça recouvre est forcément nuancée.

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Alice : Les personnages ? Parfois je me suis un peu mélangée les pinceaux  » C’est qui lui/elle déjà ? » mais j’ai toujours eu plaisir à les retrouver en me disant  » Qu’est-il/elle devenu(e) ? »  » Comment a t-il /elle avancé depuis la dernière fois ? » …

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Pépita : Du coup, à quel personnage vous-êtes vous le plus attachée ?

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Alice : Celui auquel je me suis le plus attachée ? Samuel qui a des problèmes avec l’hygiène et dont la mère est hyper possessive. Il prend encore plus de place dans le tome 2 et dégage une telle intensité émotionnelle que c’est sûrement le premier auquel je pense.

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Colette : Mon personnage préféré c’est Sauveur Saint-Yves. Je suis tombée sous le charme j’avoue, voilà un personnage masculin d’une générosité et d’une singularité assez extra-ordinaire. Et puis en tant que père, j’ai aimé qu’il ne soit pas aussi infaillible qu’avec ses patients, tout en se remettant en cause à la fin du premier tome jusqu’à prendre la poudre d’escampette sur son île natale avec son fils sur les traces de son histoire familiale, concrétisant en VRAI ce qu’il travaille chaque jour par la parole dans son cabinet : le retour aux sources, la question parfois si douloureuse des origines, l’élucidation des secrets de famille dont on est soi même les propres maîtres quand on devient parents, et la libération lumineuse quand le travail de deuil et de quête est terminé. J’ai trouvé cependant cet aspect bien moins présent dans le second volume, même s’il est capable de faire quelque chose qui a souvent traversé mon esprit de maman-prof d’élèves en grand désarroi : « adopter » Gabin !

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Bouma : J’avoue que Gabin m’a touché par son attitude toute adolesque à rester impénétrable bien que son quotidien s’effondre autour de lui.

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Pépita : Tout comme toi Bouma Gabin m’a beaucoup touchée par son flegme, son humour et quelque chose me dit qu’on va découvrir une autre facette de ce garçon dans le dernier tome ! J’ai été aussi bouleversée par Ella et par Samuel : leur regard sur le monde qui les entoure, et notamment les adultes, est une sacrée leçon !

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Ce roman est aussi un miroir révélateur des comportements des « grands ». En tant qu’adulte, avez-vous été interpellée ? De quelle manière ?

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Bouma : Oui, ce roman m’a fait encore plus prendre conscience du regard acéré des enfants sur les adultes. Ils sont capables de comprendre ou tout du moins de ressentir beaucoup plus de choses qu’on ne le pense. Et encore une fois, le poids de la société sur les épaules de chacun, adulte ou enfant, est ancré dans chaque personnage.

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Alice : Qu’est ce que être « grand » ? Pas si facile finalement … On porte tous en soi un fragilité, des failles,… et on fait du mieux que l’on peut pour assurer.
Les adultes qui traversent le livre de Marie Aude Murail nous révèlent leur incompréhension, leur défaillance, leur peur, leur doute, leur découragement, … mais ce n’est pas grave, il est important de montrer aussi à nos ados que les adultes ont le droit de ne pas toujours « assurer ».

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Chlop : J’ai trouvé intéressant de montrer aux lecteurs (donc, à des enfants à priori) que les adultes ne maîtrisent pas plus leurs sentiments, leurs émotions ou leurs environnement qu’eux. Parfois même, les choses sont beaucoup plus simples pour les plus jeunes. Par exemple sur la thématique de la famille recomposée et le couple homosexuel. C’est la fillette la plus jeune qui accepte le mieux l’homosexualité de la mère. Dans l’ensemble j’ai trouvé que les personnages, adultes comme enfants, sonnent juste parce qu’ils sont nuancés, imparfaits, c’est d’ailleurs ce qui les rend attachants.

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Colette : je crois que je ne vais pas répondre vraiment à la question mais je trouve que c’est un sacré défi d’avoir choisi pour personnage principal d’un roman pour adolescent un ADULTE. En tant qu’adulte passionnée de littérature jeunesse et surtout en tant que personne qui côtoie des jeunes tous les jours ou presque, je remercie Marie-Aude Murail d’avoir osé offrir à ses ados de lecteurs un personnage adulte auquel s’identifier, à qui faire confiance, à qui parler, avec qui se construire, se reconstruire et pas seulement parce qu’il est psychologue mais surtout parce qu’il est HUMAIN, profondément humain. Alors oui ce roman est aussi un révélateur du comportement des grands et de ce qu’ils font « subir » aux enfants mais aussi -et surtout, je suis optimiste- un miroir de ce qu’ils font pour qu’ils grandissent bien, pour les… sauver.

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Pépita : Si vous deviez choisir un seul mot pour définir ce roman et ce qu’il vous a apporté, quel serait-il ?

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Alice : Un seul ? Mais c’est dur dur, ça, alors j’en donne deux du « Bien-être ». Si je pouvais, je rajouterai, de la « sérénité », de la « bienveillance », de la « sagesse ».

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Colette : de l’amour :coeur: :coeur: :coeur: :coeur: !

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Pépita : Je dirais « Humanité » : Sauveur a le don de ramener toute chose et toute situation à l’humain aussi bien dans sa vie personnelle que professionnelle. Malgré les difficultés qu’il rencontre, les confidences qu’il entend, il garde le cap de l’humain et ce que ça fait du bien !

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Bouma : pour moi ce serait de la PATIENCE, j’ai bien avec Sauveur qu’il en fallait, et il m’en a fallu aussi pour voir l’évolution de ces personnages… et accessoirement pour attendre la suite !!!

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Pépita : Et pour finir qu’attendez-vous du troisième et dernier tome qui vient de paraitre ?

Marie-Aude Murail - Sauveur & Fils Saison 3 : .
Alice : J’attends impatiemment de retrouver tout ce petit monde, bien évidemment. Je suis presque certaine que Gabin prendra encore un peu plus de place. Et peut être bien que l’on assistera aussi a des au revoirs. Ce n’est pas toujours facile de mettre fin à une thérapie, d’être certain d’avoir toutes les cartes en main pour avancer sereinement, d’avoir la force de penser que l’avenir aura maintenant une autre saveur…ce seraient bien que « nos » patients nous surprennent. On se dira alors :  » Ce Sauveur, il est vraiment trop fort !

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Colette : Comme j’ai eu l’impression de délaisser un peu Lazare dans le 2e tome, j’espère le retrouver dans le dernier tome, renouer avec son histoire familiale et donc en savoir un peu plus sur Sauveur aussi. Et puis peut-être qu’avec Louise, ils vont agrandir la famille. Et puis il me tarde de savoir ce qui va arriver à Ella-Elliot que l’on a laissé un peu seule à la fin du tome 2. Sans parler des hamsters !

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Bouma : Je n’attends rien de spécifique pour cette troisième saison si ce n’est peut-être de découvrir un peu plus Sauveur.

Pépita : de la vie encore et toujours…(mais je ne dis rien; je l’ai lu le 3 !).

Une saison 4 est en cours d’écriture !

 

Nos avis de lecture :

Alice : Saison 1 et 2

Bouma : Saison 1 et 2

Pépita : Saison 1, 2 et 3

*BONUS*

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Pour aller plus loin :

La revue des livres pour enfants du mois de février 2017 dans son n° 293

consacre un dossier à Marie-Aude Murail

Marie-Aude Murail, photo Colette François

Coups de foudre de février

Après la sélection bisous, on a gardé une âme tendre pour vous présenter nos coups de cœur du mois. Un mois court mais intense où l’on est encore emmitouflé pour profiter d’une bonne lecture, où l’on espère toujours honorer ces belles promesses de janvier en croquant avidement dans nos piles à lire. Un mois court où l’on prend pourtant le temps de cliquer sur les blogs, de lire les articles si enthousiasmants et de glaner des conseils de lecture, comme on chiperait des lambeaux de barbe à papa…

 

Parmi les friandises savoureuses, Alice retient :

Un ours des ours de François David. Sarbacane, 2016.

Il y a temps de choses à dire, tant de choses à découvrir sur cet animal aussi puissant qu’emblématique, que 32 illustrateurs se sont pliés au jeu « Dessine-moi un ours ». Pour notre plus grand bonheur à tous, nous n’avons pas encore fini de faire le tour de la question !

Un album, bien léché !

Une pépite pour Pépita dans Méli-Mélo de livres :

Confessions d’un ami imaginaire de Michelle Cuevas. Nathan, 2017

Un premier roman véritable ode à l’imagination chez l’enfant, à la croisée de la fable et du récit initiatique : le lecteur se laisse emporter par la poésie de cette histoire qui rend hommage à l’enfance de la plus belle des façons.

Un roman savoureux !

Une nouvelle série addictive pour Bouma et son Petit Bout de Bib(liothèque) :

Six of Crows T.1 de Leigh Bardugo, Milan, 2016

Dans un monde aussi sombre que ses héros, partez pour une aventure aussi extraordinaire que dangereuse. Apprenez à ne pas vous fier aux apparences et pleurez de devoir attendre la suite…

Sur les étagères de la collectionneuse de papillons, un drôle d’abécédaire  à caresser, dépiauter, tirailler, déplier, replier qui ravit les petites mains et les yeux grand ouverts d’un petit bonhomme de 3 ans :

Abécédaire, Pascale Estellon, Les Grandes personnes, 2012.

Un bonbon acidulé pour Solectrice dans les Lectures Lutines :

Ma mère, le crabe et moi, Anne Percin, Le Rouergue.

 Ce roman déroule le quotidien d’une mère atteinte d’un cancer du sein, vu par sa fille adolescente. Un petit bonheur et une bouffée d’humour dans une situation pourtant éprouvante.

Une histoire douce-amère !

Une réflexion sur notre humanité pour Céline – Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait LIVREsse

Où es-tu, Yazid ?, Claude Raucy, Double Jeu, Ker éditions

Avec cette question en filigrane :

« Donner un bol d’eau à quelqu’un, c’est plus qu’un symbole, c’est lui apporter un peu de vie.  Et si on a donné un peu de vie à quelqu’un, même rien qu’un peu, peut-on après la lui ôter ? »

Du rire aux larmes, impossible de choisir chez Chloé- Littérature enfantine, qui vous propose donc un double coup de cœur, à vous de choisir selon votre humeur du jour.  

 

Oh, hé, ma tête! Shinskue Yoshitake, kaleidoscope

Un petit bonhomme du genre à vouloir être autonome se retrouve la tête coincée dans son t-shirt. Mais que ce soit bien clair, pas question d’accepter l’aide de quiconque.

Lettres à mon cher grand-père qui n’est plus de ce monde, Frédéric Kessler, Alain Pilon, grasset jeunesse

C’est avec toute la candeur de l’enfance que Thomas écrit à son grand-père disparu. mais ses lettres restent sans réponse. Incompréhension, colère, chagrin,ce premier deuil est montré avec émotion et une très grande justesse.

 

La (re)découverte d’une artiste – La littérature jeunesse de Judith et Sophie

Frida de Benjamin Lacombe et Sébastien Perez chez Albin Michel jeunesse

Deux univers se mélangent dans cet album : celui de la tourmentée Frida Kahlo, peintre mexicaine, et celui du talentueux et mystérieux Benjamin Lacombe. Personne ne pouvait mieux que ce dernier faire revivre les œuvres de cette artiste fascinante !

La poésie vient en lisant !

A l’occasion du 19e Printemps des poètes qui commence aujourd’hui, nous voulions partager avec vous nos coups de coeur en poésie jeunesse. En effet à l’ombre du grand arbre, nous pensons que faire lire de la poésie à des enfants (voire à des tout petits) est vraiment essentiel pour construire un rapport libre et ludique à la langue. Mais beaucoup d’adultes, et même de lecteurs avertis, sont réticents face à la poésie, qu’ils trouvent hermétiques. Alors pourquoi ne pas essayer de glisser un poème par ci par là, au moins le temps du printemps des poètes, sur la table du petit déjeuner, sous l’oreiller, entre les pages du livre qui trône sur la table de chevet, entre la madeleine et le jus de pomme dans le cartable car « la poésie est un engagement à aller vers l’autre » comme le dit si bien Jean-Pierre Siméon, poète et directeur artistique du Printemps des poètes.

« Quand la poésie se cultive au quotidien, … ça fait du bien ! » nous dit Alice après avoir dévoré Une tranche de poésie  de Gaëlle Perret et Gérald Guerlais publié par Les P’tit bérets en 2015.

Mais la poésie se cache aussi sous le pelage des animaux  comme dans Un ours, des ours de François David publié par Sarbacane en 2016 : de drôles d’aventures poétiques sous la plume de François David et au travers des coups de crayons de 32 illustrateurs ( et pas des moindre ! ). Du beau travail pour un superbe album !

Bouma, quant à elle, aime tout particulièrement la collection de Rue du monde : Petits géants. Ce sont des petits formats carrés illustrés pour initier les tout-petits au monde de la poésie. Quel joli pari !

Alors n’hésitez pas à découvrir :


Sous la lune poussent les haïkus

Ryökan

Zaü

Rue du monde


Le Secret

René de Obaldia

Julia Chausson

Rue du monde

Il faudra aussi, sur ses traces, aller faire un petit tour chez Thierry Magnier pour découvrir les albums d’Agnès Domergue et Cécile Hudrisier autour des haïkus qui enthousiasment les enfants les plus grands !

Il était une fois : contes en haikus

Agnès Domergue

Cécile Hudrisier

Thierry Magnier

2013


Autrefois l’Olympe : mythes en haikus

Agnès Domergue,

Cécile Hudrisier,

Thierry Magnier

2015

Solectrice nous invite sur le chemin de la poésie, à partir au Japon avec un maître du haïku.

Bashô, le fou de poésie,

 Françoise Kerisel

Frédéric Clément

éditions Albin Michel.

Et que nous dit Pépita de la poésie pour la jeunesse ? Sur ses étagères, on trouve :

  • un album magnifique sur la transmission :


Je serai cet humain qui aime et qui navigue
Franck Prévot
Stéphane Girel
HongFei

  • des maisons pleines de mots pour s’abriter :

Valérie Linder
Grandir
  • des baisers, « moustaches frémissantes »

Deux qui s’aiment
Jürg Schubiger
Wolf Erlbruch
La joie de lire

et même un livre numérique interactif qui célèbre les mots inventés d’une grand-mère à la mémoire fragile et qui sublime sa relation avec sa petite-fille.

De la poésie à PoéVie…

Ma Mamie en poévie

François David

Elis Wilk

CotCotCotéditions

2016

« … la poésie serait plutôt le contraire de ce que vous pensez, tout le contraire… »

Jean-Marie Gleize

Nouvelle bannière pour le Grand Arbre #Concours d’illustrations

A l’Ombre du Grand Arbre va bientôt fêter ces 5 ans d’existence, le 9 mai pour être plus précis !!!

Et nous avons envie de proposer une nouvelle identité visuelle à ce blog collectif.
Rappelons en effet que nous sommes 10 blogueuses à l’ombre du grand arbre, que nous venons toutes avec des sensibilités et des personnalités différentes, mais que nous nous rejoignons toutes dans la promotion de la littérature de jeunesse auprès de tous les publics.

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Nous proposons donc un concours d’illustration ouvert à tous (amateurs et professionnels) dont le but est de :

créer une nouvelle bannière à ce blog
(de laquelle découlera un logo pour les réseaux sociaux)

l’image devra contenir :

  • un ou plusieurs arbres ou tout du moins un environnement nature
  • des livres
  • le nom du blog
  • le copyright de l’illustrateur (même si vous nous en laissez la libre utilisation, votre illustration ne sera pas libre de droits)

elle devra être réalisée au format JPEG dans les dimensions 960×345 pixels

et envoyée à l’adresse concours@alombredugrandarbre.com

avant le 17 avril 2017.

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Toutes les illustrations participantes seront publiées au fur et à mesure sur la page Facebook du blog.

Une pré-sélection de 3 visuels sera réalisée par le collectif A l’Ombre du Grand Arbre, puis un vote ouvert au grand public départagera les 3 finalistes.

Le/la gagnant(e) sera dévoilée le 9 mai 2017, jour anniversaire du blog !

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Nous profitons de ce changement visuel pour remercier Soufie dont le talent nous a accompagné durant les 5 premières années de vie de ce blog.

A vos crayons !

Lecture d’ados#7 : Samedi 14 novembre de Vincent Villeminot

Les attentats de Paris, ceux de Charlie, du Bataclan … nos ados ont un peu été chamboulés l’an passé par des événements qui nous dépassaient tous  un peu.

En un week-end, Mathilde a dévoré Samedi 14 novembre de Vincent Villeminot, comme un écho à nos réflexions d’adultes, aux réponses que l’on a pu trouver auprès de l’auteur, voici l’avis d’une ado en pleine construction.

 

Ces 3 derniers jours, j’ai lu Samedi 14 novembre de Vincent Villeminot.

3 jours d’un coup, comme dans le roman. 

3 jours pour vivre, agir et comprendre … ou bien pleurer, rester ou mourir. 

3 jours intenses, remplis d’émotion où actes et entractes s’assemblent comme un spectacle infini qui ne s’arrêtera jamais.

Pour la première fois, j’ai juste envie de fermer la dernière page et de recommencer à la première.Recommencer pour se souvenir de ce samedi pas comme les autres où la France se réveille, abattue, accablée, envahie par un trop plein d’informations.

Quand comme moi on a 15 ans, on aimerait bien révolutionner le monde, mais devant cette France en deuil on ne sait plus quoi faire. Alors on prend sa meilleure amie et le petit frère pour aller voir une comédie au cinéma : juste pour rire,  pour se rassurer, pour s’assurer que c’est encore possible.

Mais quand on souffle ses bougies le lundi 16 novembre, qu’on s’appelle B et qu’on était a une de ces terrasses, on fuit. On fuit la mort, on fuit la réalité, pour ne plus avoir peur. Et on LE croise. Et alors ? On pourrait ne rien dire, ne pas y croire mais on LE suit, sans trop savoir pourquoi, sûrement parce qu’à cause de lui il nous manque désormais à jamais une part de nous ; la confrontation est alors inévitable.

Plusieurs personnages, pleins de pensées, beaucoup d’amour, de la vie et de la peur aussi.

                                                                    Samedi 14 novembre 2015, 4ever.

 

 

Prix À l’ombre du grand arbre : bandes-dessinées et documentaires

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Le mois dernier, nous vous présentions les premières sélections de la nouvelle mouture de notre Prix À l’ombre du grand arbre. Vous pouvez retrouver les romans pour enfants et adolescents ici.

Pour finaliser le Prix À l’ombre du grand arbre dans ces différentes catégories, c’est maintenant à vous de choisir quels livres vous avez préféré en 2016. On poursuit aujourd’hui avec les catégories Bandes-dessinées et Documentaires. En mars viendront les deux dernières catégories ouvertes aux votes.

Les votes seront clôturés le 30 avril pour une annonce des résultats le 9 mai avec les 5 ans déjà d’À l’ombre du grand arbre !

À vos votes !

 

♦ Bandes-dessinées ♦

Louise Joor - Neska du clan du lierre Tome 1 : Le marché des coccinelles.

Hope Larson et Rebecca Mock - Pile ou face Tome 1 : Cavale au bout du monde.

Maïa Mazaurette - La ligue des voleurs Tome 1 : .

Richard Marazano et Yao Xu - Yin et le dragon Tome 1 : Créatures célestes.

Quel est votre bande-dessinée jeunesse préférée ?

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♦ Documentaires ♦

Pascale Hédelin et Amélie Falière - 1.2.3... partez ! - Les exploits sportifs des animaux.

Sophie Lamoureux et Amélie Fontaine - Planète migrants.

Annick de Giry - L'art du bout des doigts - Des tableaux, des histoires....

Berangère Portalier - Sexe sans complexe.

Atlas, Comment va le monde ?

Quel est votre documentaire jeunesse préféré ?

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