Qu’y a-t-il sous l’arbre ?

De notre grand arbre, vous connaissez le blog et la page Facebook, ramures et feuilles qui nous permettent de vous transmettre toutes nos découvertes en matière de littérature jeunesse.  Mais, sous cette partie visible, en sous-terrain, dans ses racines profondes, grouillent des tas d’idées : sélections thématiques, lectures communes, projets de billets variés…  Certaines bien mûres arrivent jusqu’à vous ; d’autres, pour des raisons diverses que nous ne pouvons pas toujours nous expliquer,  sont précautionneusement rangées dans l’attente de leur moment.  Ainsi, pour le visiteur qui aurait la chance de parcourir les dédales de cette fourmilière, il découvrirait de-ci de-là, cachés comme des trésors, de petites perles…

C’est le cas de cette lecture commune initiée par Nathan – Le cahier de lecture de Nathan - sur Le livre de Perle de Timothée de Fombelle.  Notre jeune pousse partie vers le large, nous avons laissé ce billet pourtant quasi achevé en friche.  Peur sans doute de rompre le lien magique unissant Nathan à son auteur fétiche…

La réédition-anniversaire d’une autre oeuvre de Timothée de Fombelle, Tobie Lolness, joue cependant les électrochocs.  Nous ne pouvons décemment attendre dix ans avant de sortir cette lecture de sa boite.  La voici donc, spécialement dédiée à Nathan, notre jeune jardinier parti à la recherche des petits bouts de féerie disséminés dans le monde… Petit clin-d’œil également à Kik – Les lectures de Kik – partie elle aussi vers d’autres horizons…

Nathan – Alors que Timothée de Fombelle nous raconte, dans Le livre de Perle, sa rencontre avec Perle et la naissance de son imaginaire, racontez-nous comment vous avez rencontré l’imaginaire de cet auteur, comment il vous a marqué, comme vous en êtes venues à lire Le livre de Perle et à venir en parler ici …

Kik - Timothée de Fombelle, je l’ai rencontré il y a longtemps avec Tobie Lolness, je l’avais beaucoup aimé. Puis les choses passent, on lit d’autres choses, beaucoup d’autres choses, et on croise Nathan … Alors forcément on se remet à lire du Timothée.

ColetteLe blog de la collectionneuse de papillons –  J’ai été happée par Timothée de Fombelle, je ne sais plus trop comment avec les aventures de Tobie et puis j’ai carrément adoooooré Victoria rêve, livre écouté dans ma voiture un mercredi où je récupérais mon grand-pilote-de-balançoire en vacances chez ses grands-parents, c’était ma première expérience de livre sonore, et la voix de l’auteur m’a vraiment envoûtée – non seulement il écrit admirablement mais qu’est-ce qu’il raconte bien ! – Bon, bien sûr devinez qui m’avait donné le conseil de cette lecture ? Ma Pépita-de-bibliothécaire-préférée !!! Et puis pour Le Livre de Perle, comme toutes les lectures de romans ados que je fais en ce moment c’est VOUS, les jardiniers d’ALOGDA qui m’en avez donné terriblement envie. Et devinez quoi ? C’est la fille de Pépita qui me l’a prêté….

Céline - Le tiroir à histoires - C’est avec Vango que j’ai pénétré dans l’univers de Timothée de Fombelle. J’avais adoré cette écriture virtuose, ce souffle romanesque… J’ai adoré Victoria rêve aussi, et puis il y a eu ALODGA, Nathan, la lecture d’un passage de Victoria rêve au SLPJ par M. de Fombelle himself ;) Bref, j’étais moi aussi déjà bien mordue et c’est avec impatience et délice que je me suis plongée dans Le Livre de Perle !

CélineQu’importe le flacon, pourvu qu’on ait LIVREsse… - J’ai découvert Timothée de Fombelle via le recueil Nouvelles contemporaines Regards sur le monde où l’on pouvait également retrouver des textes de Caroline Vermalle et Delphine de Vigan. A l’époque, je dois avouer avoir été davantage touchée par les textes de Caroline Vermalle… Et puis, il y a eu le choc Victoria rêve, le livre papier et le livre audio, où j’ai découvert à la fois l’écriture poétique de Timothée et sa voix envoûtante. Le lien était créé ! Pour preuve, je me garde précieusement – pour un moment où j’aurai tout le temps de le savourer – son premier livre, Tobie Lolness, offert par Nathan !

Nathan - Perle est tombé dans notre monde un soir d’orage … Le lecteur, lui, souvent perdu parmi toutes ces intrigues, tombe dans le livre confus … Ça a été votre cas ? Racontez moi votre propre passage.

Kik - Dans les premières pages, je n’ai pas compris, j’ai cherché à savoir qui était qui, quand, où. J’avais du mal à me repérer. À mon avis, ce flou est volontairement créé par l’auteur. Le lecteur est perdu, comme le personnage, lors de son passage.

Colette - Qui était qui ? Mais à quelle époque se situait donc cette histoire ? Réel ou imaginaire, quel était ce monde dans lequel je venais de pénétrer ? Comme Kik, pendant un long moment, j’ai eu l’impression de tâtonner pour trouver mon chemin à travers un brouillard épais mais qui dès le départ avait un goût particulier, étrange, le goût du merveilleux.

Céline – QLF... - Pour ma part, j’y suis tombée avec jubilation. J’adore ce genre de récit où l’auteur arrive à nous surprendre dès les premières lignes, les premiers mots. Quoi de plus motivant qu’une histoire où tout semble confus et où, en se laissant guider, on finit par reconstituer le puzzle… Comme pour le mur de bagages de Perle, les trois lieux, les trois époques, les trois fils de l’écheveau finissent par s’emboîter à merveille. Là est tout l’art de cet écrivain de talent.

Nathan - Et pourtant, nombre de lecteurs disent avoir eu du mal ou avoir arrêté le livre à cause de ce début très complexe.  Pourquoi est-il complexe ? Et vous, ça vous a bloqués ?

Kik – Ca m’a un peu perturbée je dois dire, mais j’ai continué car j’avais entière confiance en l’auteur, alors j’ai continué et je ne fus pas du tout déçue.

Céline – Le tiroir… - Pas bloquée au contraire, plutôt très intriguée par cette narration démantelée, ces brins de récit qu’on attend de voir se réunir pour tresser l’histoire.

Colette – Comme Céline, cette complexité m’a vraiment séduite dès le départ !!!

Nathan – Colette évoque le goût du merveilleux, comment dire mieux ? Car le merveilleux est là, bien présent, à travers les contes notamment. Vous nous racontez un peu l’histoire d’Iliån, quel est ce monde qu’il a quitté ? Vous nous racontez un peu ce que vous avez pensé de son passé merveilleux …?

Céline – QLF… - Un monde merveilleux qui ne l’est que de nom car, au pays des contes, tout est loin d’être rose – c’est le moins qu’on puisse dire. Notre héros se retrouve d’ailleurs banni de son royaume pour délit de naissance – son frère aîné lui reprochant la mort en couches de sa mère. Pendant ma lecture, j’ai sans cesse repensé à la série « Once upon a time » où les personnages des contes sont également exilés dans notre monde et ont parfois bien du mal à s’accommoder à un train-train terre à terre. Au-delà du passé « merveilleux » du héros, ce qui m’a davantage plu, c’est la façon dont il gère sa vie « terrestre » en gardant toujours en tête son objectif (son obsession) bien vivace : celui de retrouver sa bien-aimée… Qu’on soit d’un côté comme de l’autre, Iliån et un homme profondément amoureux !

Kik – Merveilleux, car il y a toutes ces choses inexplicables, ces références aux mondes des contes. C’est étrange de se dire ça après une lecture, mais je ne suis pas capable de présenter le monde qu’Ilian a quitté, car je n’ai pas tout compris. Il y a ce que Céline a dit. Il y a cette histoire de famille terrifiante, mais pour le reste … Où est le passé et le présent ? Les allers-retours entre l’un et l’autre sont tellement fréquents, que je n’ai pas eu envie de démêler l’un de l’autre. Je me suis laissée porter dans ces mondes imaginaires, dans ce que l’auteur m’offrait comme univers parallèles et j’ai apprécié. Tout simplement.

Céline – Le tiroir… - Ce merveilleux, il nous happe, dès le début du roman, comme une légende millénaire terrible et envoûtante. Et puis il est toujours là, qui guette, qui fait des incursions dans notre monde réel, comme en témoignent toutes ces « preuves », que s’attache à collectionner Ilian devenu Joshua, ici un morceau de botte de sept lieues, là une chaussure égarée comme celle de Cendrillon… Il insuffle au récit de la magie et cette saveur d’il y a très longtemps dans un royaume très lointain…

« Mais les histoires nous font changer.  Et certaines rencontres nous retournent sur le dos comme des tortues. Elles nous obligent à nous laisser faire. »

C’est un peu de cette magie que nous, lecteurs, recherchons au travers de nos pérégrinations livresques…  C’est sans doute pour cette raison fondamentale que ce livre nous a tant remués.  Et vous, l’avez-vous lu ?  Qu’en avez-vous gardé comme souvenir ? Dites-nous tout…

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les livres d’Yves Grevet !

Suite à notre discussion autour de Celle qui sentait venir l’orage, nous avons feuilleté nos carnets de lecture et nous nous sommes rendus compte que notre collection de titres d’Yves Grevet commençait à être vraiment signifiante !

Nous vous livrons donc une sélection de titres de cet auteur que nous avons beaucoup aimés.

1) The most famous : La trilogie Méto

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C’est LA série qui a révélé le talent d’Yves Grevet au grand public. Entre huit-clos angoissant et dystopie flamboyante, plongez dans un univers pas comme les autres. L’avis de Bouma c’est par là pour le T.1 ,le T.2 et le T.3 et l‘avis de Kik c’est ici

2) The most obscure : Nox

nox 1Vous pourrez lire l’avis de Kik par ici et celui de Bouma ici bas et  ailleurs !

3) The most polemic : L’école est finie.

Faut-il se battre pour l’école d’aujourd’hui ? Voilà une question à laquelle Yves Grevet nous invite à réfléchir à travers ce court mais percutant roman d’anticipation ! Un petit livre à glisser entre toutes les belles mains d’adolescents !

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Kik nous donne son avis ici, Pépita c’est et Colette tout là bas .

4) The most mysterious : Seuls dans la ville

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Un autre titre où l’école a toute son importance : quand un exercice de français permet de résoudre une enquête criminelle, pas de doute ce roman est un bijou d’inventivité !

L’avis de Bouma c’est par et l’avis de Kik c’est ici !

5) The most strange : Des ados parfaits

Continuons de suivre notre jeunesse avec ce nouveau titre :

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 L’avis de Bouma c’est par

Celui de Kik par

Quant à celui de Pépita vous le trouverez par

6) The most fun : Le Voyage dans le temps de la famille Boyau

Yves Grevet parfois aime à faire jouer ses lecteurs :  c’est le cas pour ce titre-là :

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Si vous voulez savoir ce qu’en pense Pépita allez faire un tour là ! Kik vous livre son petit avis ici et celui de Bouma c’est de ce côté là.

Bonus !

Et Kik, notre fan number one d’Yves Grevet a lu pour vous d’autres titres, son petit avis c’est par ici et par là :

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par là-bas :

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et aussi par ici : 

mon oncle

et même du côté de Je Bouquine :

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Et vous alors, vous commencez quand votre collection ?

 

Celle qui sentait venir l’orage

A l’ombre du grand arbre, les récits d’Yves Grevet ne nous ont jamais laissé indifférents. Cet auteur sait inventer avec habileté et finesse des mondes qui nous surprennent, nous bousculent et nous questionnent. Dans son roman paru en mai 2015 si poétiquement intitulé Celle qui sentait venir l’orage, l’auteur quitte la dystopie où il a excellé avec Méto ou encore Nox pour se consacrer à un récit réaliste qui plonge dans le passé : il y met en scène une adolescente, tout juste orpheline, qui se soumet, sans le savoir, aux expériences d’un scientifique féru de morphopsychologie censée servir la criminologie. Mais Frida, notre jeune héroïne, comme tous les personnages d’adolescent d’Yves Grevet, est une battante et résistera à ses oppresseurs afin de découvrir la vérité.

Pépita, Bouma, Kik et moi-même, Colette, nous nous sommes arrêtées quelques instants sur ce roman déroutant et tellement… vivant !

celle orageCelle qui sentait venir l’orage : voilà un titre bien mystérieux. Qu’ont évoqué pour vous ces mots, au seuil du roman, avant même de vous plonger dans le récit ?

Pépita : Oui beaucoup de mystère et un bien joli titre ! Il a évoqué pour moi d’emblée une angoisse sourde, difficile à cerner comme une sorte de nébuleuse néfaste qui vous tourne autour mais également des sens en alerte face à ce danger diffus.

Bouma : Connaissant déjà l’écriture d’Yves Grevet, le titre m’a tout de suite fait penser à un récit fantastique… Celle qui sentait venir l’orage… on peut le prendre au sens figuré (l’angoisse comme le souligne Pépita) ou le sens propre (le climat) et c’est vers ce sens que je penche plus naturellement.

Kik : Connaissant Yves Grevet pour ses écrits de dystopie je pensais me retrouver face à un être amélioré, prédicateur de la météo … Je n’avais pas vu juste …!

Celle qui sentait venir l’orage c’est Frida : comment la décririez vous cette jeune fille pas comme les autres ?

Pépita : Frida m’a semblé un peu froide au départ mais il faut dire que vu les circonstances vécues, elle n’avait pas trop le choix que de faire profil bas. Puis au fur et à mesure de l’histoire je l’ai trouvée d’une force extraordinaire et d’une volonté à toute épreuve pour faire éclater la vérité. Elle s’est transformée dans cet objectif, elle est plus réfléchie et déterminée, sait convaincre les autres, bref, une vraie étoffe d’héroïne ! Je l’ai trouvée très attachante et elle s’est révélée être un vrai modèle de détermination malgré l’adversité.

Bouma : Je l’ai trouvé unique, avec en elle ce mélange d’immense solitude, d’incertitude chronique et malgré tout d’espoir en l’avenir. Pour le côté physique, j’ai eu beaucoup de mal à me l’imaginer car l’image qu’elle renvoyait dépendait beaucoup d’un personnage à l’autre.

Nous avons tenté de décrire Frida, maintenant que diriez-vous de l’aventure qu’elle va vivre au fil des pages ?

Pépita : Je ne m’attendais pas à ce type d’aventure où se mêle évènement historique, enquête et de nombreux rebondissements à travers ses rencontres. Beaucoup de suspense et une découverte de l’Italie à une certaine époque.

Kik : Connaissant l’auteur Yves Grevet pour ses écrits dystopiques je ne m’attendais pas à ce roman sur fond historique. Après un moment de surprise, je me suis laissée embarquer vers le passé avec plaisir.

Bouma : Frida va vivre une véritable aventure entre quête identitaire et quête de vérité le tout étant très étroitement lié à sa famille et à leur mode de vie.

Que diriez vous justement de la famille mystérieuse de Frida? Quel personnage vous a le plus intrigué ?

Pépita : Le père sans aucune hésitation. j’ai bien failli croire à un moment ce qu’on racontait sur lui ! Et puis, non, je me suis dit que ce serait trop facile. Il est assez énigmatique ce père : un mélange de crainte et de fascination pour ma part.

Bouma : J’ai particulièrement aimé Gianluca, le libraire ancien journaliste en mal d’aventure. Sa détermination et ses connaissances sur le monde politique apporte un nouveau souffle à l’histoire

Moi aussi j’ai particulièrement aimé cet homme engagé qui va avoir tant d’importance dans la quête de Frida. La nouveauté dans ce roman par rapport aux derniers récits d’Yves Grevet, vous l’avez souligné, c’est le choix de l’arrière-plan historique et surtout scientifique : que pensez-vous de cette théorie de la morphopsychologie au service de la criminologie ?

Pépita : Telle qu’elle est présentée dans le roman, c’est plutôt une science détournée à mauvais escient. On pourrait la rapprocher du délit de faciès d’aujourd’hui. Surtout si cette science est instrumentalisée par des hommes peu scrupuleux, plus soucieux de leur carrière que de l’humain. J’ai trouvé que c’est un point très intéressant du roman que de faire connaitre cette science, et surtout les prolongements historiques désastreux qu’elle a eu. Un sujet philosophique en somme : science et conscience…

Bouma : Le fait est que les sciences, les découvertes qui y sont liées ne sont pas toujours sans conséquence. Les recherches scientifiques sont un moyen pour l’homme d’arriver à ses fins, elles sont un instrument de l’humanité et peuvent par la même produire le meilleur comme le pire. Dans ce sens, la morphopsychologie (qui en plus n’est pas une réelle science) ne fait qu’exacerber la pensée commune comme quoi certaines personnes seraient plus criminelles que d’autres par leur ascendance génétique. Et cela fait froid dans le dos quand on pense que certains y ont cru.

Yves Grevet ne s’inscrit-il pas ainsi, dans un étonnant renversement de la chronologie, dans la lignée de ces auteurs ou réalisateurs qui ont pensé la prévention des crimes par des moyens scientifiques comme Philippe K. Dick dans Minority Report (adapté au cinéma par Steven Spielberg) ou encore Andrew Niccol dans Bienvenue à Gattaca, même si là il s’agit de manipulation génétique pour obtenir le meilleur de l’humanité ? Est-ce que ce texte a fait résonner d’autres oeuvres en vous ?

Bouma : Il y a de nombreux ouvrages qui traitent des progrès de la science et de son éthique. La science-fiction en a même fait son domaine de prédilection. Je citerais plusieurs titres : Rana et le dauphin de Jeanne A. Debats chez Syros (pour les 8-10 ans) et BZRK de Michael Grant chez Gallimard (à partir de 13 ans), traient tous les deux de l’utilisation des nano-technologies et de leurs dérives ; Roby ne pleure jamais d’Eric Simard chez Syros (8-10 ans) et Partials de Dan Wells abordent le sujet de la robotique et de la frontière avec l’humanité ; enfin Yves Grevet lui-même avait déjà abordé les soucis des débordements de la science dans un texte plus court Des ados parfaits.

Au final, même s’il s’inscrit dans le passé, ce roman offre une réflexion valable à travers toutes les époques -et la nôtre en particulier – sur le rôle de la science dans la définition de ce qui est humain : quelle humanité représente donc Frida pour vous ?

Pépita : Celle du non-renoncement, celle de la non-manipulation, celle du droit des plus petits face aux puissants, donc celle de la Vérité, voire de la Démocratie

Bouma : Celle qui est libre et qui fait tout pour le rester malgré l’image d’elle-même qu’on veut lui imposer.

Et si vous souhaitez connaître plus précisément l’avis de Pépita c’est par

et celui de Bouma est ici !

Bonne lecture !

 

 

Prix à l’ombre du grand arbre 2016 : les lauréats

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C’est avec une immense joie que notre arbre fête aujourd’hui son 4ème printemps !

A cette occasion, depuis le 14 mars et grâce à votre forte participation, nous avons le plaisir de vous annoncer les lauréats du Prix 2016 ! 

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9782364747302FS         Pomme, pomme, pomme de Corinne Dreyfus, Thierry Magnier.

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Cinq minutes et des sablés de Stéphane Servant et Irène Bonacina, Didier Jeunesse.

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Mona, les petites marées de Séverine Vidal et Mathieu Bertrand, Les Enfants Rouges.

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Quelqu’un qu’on aime de Séverine Vidal, Sarbacane X’prim.

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De cape et de mots de Flore Vesco, Didier Jeunesse.

Bravo à tous les lauréats et à tous les sélectionnés ! Merci à vous aussi lecteurs et votants,  et rendez-vous l’année prochaine !

Nos coups de coeur du mois d’avril !

Voici arriver le joli, joli mois de mai, et avec le parfum du muguet, nos coups de coeur du mois passé :

 

Pépita a succombé à :

Sauveur & fils, Marie-Aude Murail. L’école des loisirs. 2016.

Un roman d’une belle humanité, une relation père-fils toute en nuances, des cabossés de la vie chez le psy et une flopée de hamsters ! A lire absolument !

(à retrouver dans le Tiroir à histoires)

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Alice retiendra :

Si tu m’avais raconté, Marie Sauzon. Oskar. 2015

Une trés bonne approche de la guerre civile espagnole.
Un roman historique qui tient toutes ses promesses.

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Chlop a craqué pour :

Dans le noir, John Rocco, Le genévrier.

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C’est une chaude nuit d’été sur la ville de New-York. A la faveur d’une panne d’électricité, les gens se rencontrent, une fête s’improvise.

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Céline du Tiroir a été bouleversée par :

Jan, Claudine Desmarteau. Thierry Magnier. 2016

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Impossible de refermer ce roman bouillonnant, impossible de se séparer de Jan avant de l’avoir lue jusqu’aux derniers mots. Envoûtant récit d’enfance, en bleus et en bosses, dans une prose unique. Une aventure au souffle épique, un portrait de famille un peu égratigné, un récit brûlant de vie.

*****

Voilà de quoi vous délecter de belles lectures en Mai sous le grand arbre… Rendez-vous dans un mois pour nos prochains coups de coeur !

Lecture d’enfant #25 avec Morgan !

Morgan vient de passer le cap des 3 ans et demi pour filer vitesse grand V vers les 4 ans parce qu’il graaaannnnnddiiiiiiittttt comme il dit si bien la main grimpant de ces pieds jusqu’au dessus de sa tête.

À cet âge là, les enfants ont besoin de repères et c’est souvent ce qu’ils trouvent dans les livres en demandant sans cesse la même histoire pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines pour ne pas dire plusieurs mois ! Chez nous, malgré un fonds d’albums plutôt conséquent, on ne déroge pas à la règle du livre lu et relu. Et c’est dans un classique, que l’on passe une partie de nos soirées avec la fameuse histoire des trois petits cochons. Adaptée, revisitée ou juste une nouvelle histoire qui s’en inspire, on trouve des versions à toutes les sauces !

Morgan, lui, a jeté son dévolu sur Les trois petits pourceaux qui est arrivé chez nous par une fraîche journée d’hiver grâce au SWAP anniversaire qui sévit À l’ombre du grand arbre. C’est Bouma qui ne pensait sûrement pas viser si juste avec cet album inspiré d’une version bretonne du conte. Et pourtant si, elle a sans le vouloir surfé sur une vague naissante largement alimentée par un grand-père qui avait simulé la queue du loup dans une cheminée à l’aide d’un plumeau (qu’est-ce qu’on en a entendu parler !) !

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Mais revenons au cœur de notre sujet : l’histoire Les trois petits pourceaux contée par Coline Promeyrat, illustrée par Joëlle Jolivet et le tout édité dans la collection À petits petons chez Didier jeunesse.

Il faut dire que cette version a pour elle d’être plutôt anti-conventionnelle et du coup, c’est drôle !

Souvenez-vous, dans le conte plus traditionnel, le loup arrive devant la maison du premier petit cochon, il frappe et devant le refus de ce dernier, il souffle et la maison s’envole. Là c’est presque pareil mais pas tout à fait !

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Comme vous avez pu l’entendre et le voir, ici le loup souffle bien sûr mais il crache et surtout il pète aussi et ça c’est super drôle !

Et ça marche drôlement bien parce qu’il va réussir à ingurgiter deux cochons mine de rien (non non aucune pitié pour les cochons !).

Forcément, on se demande comment le dernier va s’en sortir mais on se souvient aussi qu’avec une maison en pierre, normalement tout va bien. Allez on écoute, avec une intervention de Morgan que je ne pouvais pas vous faire rater !

Petit indice sur ce qui se passe ensuite avec les mots de Morgan :

Moi j’aime bien quand le loup il fait PLOUF !

Et oui, dans cette version aussi le loup plonge dans le bouillon ! Mais l’histoire ne s’arrête pas là et je vous laisserais découvrir la chute par vous même !

Comme l’histoire des trois petits cochons, ce n’est pas juste un livre mais c’est un mode de vie, pour ne pas dire une philosophie, voilà quelques bonus !

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Autour de la Lune

Qui n’a jamais rêvé en levant le nez vers la Lune ?

Du croissant appétissant à la pleine Lune qui fait naître angoisses et légendes, cet astre a inspiré de nombreuses histoires… En voici quelques unes.

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A Lire Au pays des Merveilles d’Alice :

 

Cette nuit-là de Rémi Courgeon, Mango, 2015

Un album en forme de demi-lune qui nous dévoile tout ce qui se passe dans la nuit entre croissant, pleine lune et dernier quartier …

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Pour en savoir plus…

Est ce la lune ? / Richard Marnier et Aude Maurel. Les p’tits bérets, 2013

Un livre-devinette très imaginatif qui libère toute sa musicalité sur un rythme binaire.

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Pour en savoir plus ici, et là (chez Pépita)…

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Dans le Tiroir à Histoires de Céline  :

 

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Les cavaliers de la lune, de Janice Udry et Maurice Sendak

Une touche vintage dans la sélection avec cet album initialement paru en 1959 et illustré par le jeune -et alors relativement peu connu Maurice Sendak.
La pleine lune haut dans le ciel, la tiédeur d’un soir d’été, et l’insouciance de l’enfance dans l’ivresse d’une danse endiablée à l’heure ou d’habitude, on est peut être couché… Il y a une énergie folle et une allégresse délicieusement transgressive dans cette danse à la lune.

Pour en savoir plus…

Une interprétation très poétique de la garde partagée, que mes filles adorent.

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Papa sur la lune d’Adrien Albert,

Pour en découvrir plus ici et là (chez Chlop)…

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Hop, dans la lune !

de Cécile Bergame, Timothée Jolly

et Cécile Hudrisier chez Didier Jeunesse.

Où l’on retrouve la facétieuse petite souris qui poursuit ses aventures dans la lune. Une collection au top de contes musicaux pour les tout-petits : ça pétille et ça met les oreilles en joie. Accrochez vos ceintures, cramponnez-vous à vos doudous, et Hop, dans la lune !

Pour en lire davantage…

C’est la nuit, de Magali Bonniol.

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Ce n’est pas la pleine lune, mais un bien joli croissant, et c’est la belle lumière de la lune qui donne à cette escapade nocturne ses teintes bleues si belles.

Pour en savoir plus…

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Dans le Méli-Mélo de livres de Pépita :

 

Une balade jazzy envoûtante avec les magnifiques illustrations d’Ilya Green. Dépaysement musical assuré !

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Jazz sous la lune : berceuses et standards jazz.

Pour en savoir plus ici, et là (chez Céline)…

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Ronde comme la lune de Mireille Disdero. Seuil

Quand se sentir différente à cause de son poids devient lourd. Un roman sur une renaissance comme un électrochoc.

Pour en savoir plus…

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Dans Les Etoiles de Carole :

 

L’histoire d’un périple fraternel en plein coeur de NYC ou comment par amour pour une petite soeur pas comme les autres, un grand frère pourrait bien décrocher la lune.

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Pour toi, je décrocherai la lune

de Gregory Hughes, traduit par Benjamin Legrand,

aux éditions du Seuil, 2013.

Pour en savoir plus ici et là (chez Pépita)…

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Dans le P’tit bout de bib’ de Bouma :

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Tam tam boum boum
comptine traditionnelle coréenne
illustrations de Kim Jong-do

Sous la lueur de la lune et au son du tambour, les bêtes se transforment en hommes. Découvrez cette magnifique adaptation d’une comptine coréenne où les ombres dansent en cœur.

Pour en savoir plus…

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Quand on s’embrasse sur la lune de Stephen Tunney

Un roman de science-fiction qui se déroule sur la lune et recèle de trouvailles scénaristiques.

Pour en savoir plus…

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Dans la Bibliothèque de Chlop :

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Un soir de pleine lune dans mon jardin de Séverin Millet. Sarbacane

Normalement, la nuit, dans le jardin, il ne se passe rien. Mais les nuits de pleine lune, les petits fantômes investissent la pelouse et les histoires les plus loufoques se déroulent alors sous nos yeux.

Pour en savoir plus…

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Bonsoir lune de M. W. Brown école des loisirs

Le rituel du soir mis en mots et en images dans un album intemporel.

Pour en savoir plus…

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Dans les Lectures Lutines de Solectrice :

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Cache-Lune, d’Eric Puybaret

Comment atteindre la lune ? Un conte plein de rebondissements où les personnages ne manquent pas de solidarité.

Pour en savoir plus…

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La Drôle d’expédition de Séverine Vidal. Sarbacane.

Un fabuleux voyage à destination de la Lune, ça vous tente ?

Pour en savoir plus…

2014-08-10,_full_Moon_near_perigee (1)Bonnes lectures !