Le coup de coeur des coups de coeur de 2018

Des coups de cœur, chaque membre de la joyeuse équipe d’A l’ombre du Grand Arbre  se fait un plaisir de vous en proposer tous les mois.

Maintenant que l’année est finie et que commence 2019, il est temps de faire un petit bilan des douze mois qui viennent de s’écouler. Et pour cela, reprenons l’exercice du “coup de cœur” et corsons-le un peu…

Comment?

De 2018, n’en retenir qu’un… Un seul. Le seul. LE coup de cœur parmi les coups de cœur.

Oui, faire un tel choix est difficile. Mais n’y a-t-il pas pour chacune un livre qui occupe une place particulière au milieu de tous ? Non? Mais si, forcément.

Voici ces livres qui se sont imposés, quelle qu’en soit la raison, comme LE livre le plus marquant de 2018 :

***Celui qui a retenu particulièrement l’attention d’Alice parce que son auteur tente le pari osé de traiter un sujet délicat et qu’il y arrive de manière intelligente  :

P.O.V. de Patrick Bard. Syros, 2018

Un roman qui interpelle, qui secoue mais qui reste instructivement passionnant

***Pour Aurélie, ce fut un vrai dilemme. Elle a accumulé les coups de cœur dans son atelier cette année. Retrouvez d’ailleurs ses 10 plus gros coups de cœur sur son blog.  Mais, elle choisit le livre qui l’a le plus marquée. Un album sur tous les enfants qui ne sont pas nés durant la deuxième guerre mondiale. Un sujet d’autant plus retentissant pour cette année de centenaire de la première guerre mondiale.

C’était écrit comme ça de Didier Jean et Zad. Utopique 

***Sur l’île aux trésors, Isabelle et ses apprentis lecteurs ont trouvé quantités de trésors cette année ! Le choix a donc été cornélien, tant le podium comptait de pépites – comme le roman animalier Jefferson, de Jean-Claude Mourlevat, ou encore l’incroyable roman d’aventures Le célèbre catalogue Walker & Dawn, de Davide Morosinotto. Mais si on ne devait en retenir qu’un seul, ce serait… un livre tour à tour terrifiant, sidérant et hilarant qui nous entraîne entre rêve et réalité, à travers une nuit d’été inoubliable. Un très bel hymne à la vie qui vibre d’une énergie communicative !

Hugo de la nuit, de Bertrand Santini (Grasset Jeunesse, 2016)

***Pour Hashtagcéline l’heureux élu est un roman qu’elle a bien failli ne pas terminer. Malgré tout, ce texte est pourtant bel et bien le coup de cœur des coups de cœur choisi parmi toutes les belles découvertes et les grands moments d’émotion de l’année écoulée. Pourquoi ? Parce que ce roman remue, bouscule et surprend. Parce que ce roman met en scène un héros pas comme les autres. Parce que ce roman est unique. Parce que ce roman montre aussi que la lecture, c’est aussi ça parfois : ne rien voir venir.

Gingo de Sarah Cohen-Scali (Gulf Stream, 2018)

***Sur Méli-Mélo de livres, trois ressortent clairement : deux romans et un album mais Pépita choisit après une réflexion intense celui qui reste le plus, celui qui l’émerveille encore, celui qui lui a donné le plus de lumière, celui qui l’a chavirée par la justesse et l’humanité de ses personnages.

Pëppo de Séverine Vidal Bayard jeunesse

***Pour Sophie, ce ne fut pas simple non plus de n’en choisir qu’un mais elle y est parvenu tout de même. Elle aime les beaux livres et les belles histoires et encore plus quand celles-ci parle simplement de la vie, voilà ce qui explique son choix.

Les riches heures de Jacominus Gainsborough
de Rébecca Dautremer (Sarbacane, 2018)

***Yokolulu adore les enquêtes pleines de suspense qui mettent en scène des ados aux vies aussi imprévisibles que banales. C’est pourquoi elle a choisi ce roman qui l’a happée du début à la fin et qui ne l’a déçue sur aucun point.

L’île aux panthères de Guillaume Le Cornec (Editions du Rocher, 2017)

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***La collectionneuse de papillons a cherché dans son cabinet de curiosités et il s’est ouvert sur un endroit magique, une boutique très particulière, une boutique où puiser de l’amour… et on en aura bien besoin encore en 2019. Il s’agit de l’album de Jo Witek et Nathalie Choux, si joliment intitulé Dans la boutique de Madame Nou, offert par Pépita lors d’un généreux swap anniversaire. Parce que chez Madame Nou c’est un peu comme à l’ombre du grand arbre…

***Et enfin, Bouma, a fouillé dans son petit bout de bibliothèque pour en ressortir un livre lu en début d’année. Premier tome d’une trilogie dystopique qu’elle conseille bien volontiers à tous les lecteurs en mal d’Hunger Games, U4 et autres car il recèle un univers très original et des personnages forts et attachants.

La Faucheuse T.1 de Neal Shushterman, Robert Laffont, 2017

***Et vous ? Quelle lecture retiendrez-vous de 2018 ?

Lecture commune : Une histoire de sable

Pour bien continuer cette nouvelle année, Pépita, HashtagCéline, Bouma, Solectrice et YokoLulu vous proposent une lecture commune aux avis divergents sur Une histoire de sable de Benjamin Desmares aux éditions Rouergue.

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Jeanne, une adolescente souvent en colère, doit passer ses vacances d’hiver au bord de la mer avec ses parents dans un village déserté. Cela ne la réjouit pas du tout, elle pense qu’elle va bien s’ennuyer. Mais sa rencontre avec Alain et Bruno va tout changer…

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Pépita : Une histoire de sable…un titre qui vous a évoqué quoi ? Et une couverture étonnante aussi ?

Hashtagcéline : La couverture, seule, m’évoque l’adolescence, les fêtes et peut-être les excès… Le titre, en revanche, me fait m’imaginer une histoire d’amour au bord de la mer… Plutôt dans la douceur et la délicatesse. Le mot “sable” peut-être… Ensuite, j’avoue que ce titre et cette couverture, j’ai du mal à les associer. Et avec le recul de la lecture, je trouve que la couverture ne donne pas une idée de l’ambiance de ce roman. C’est, à mon sens, un peu dommage.

Yoko Lulu : Ce titre bien mystérieux m’a fait surtout pensé à des châteaux de sable et des maisons en bord de mer. Je trouve la couverture en total décalage par rapport à l’histoire, moi elle m’évoque une tentative de suicide.

Hashtagcéline : Je suis assez d’accord avec toi, si on pousse jusqu’au bout l’idée de l’excès dont je parlais, on peut penser au suicide.

Bouma : Autant le titre n’a eu aucune résonance en moi, autant la couverture m’a fait pensée à un lendemain de fête, un reste d’anniversaire, ce moment où l’on s’accroche à ses souvenirs. Je l’ai trouvé très belle.

Solectrice : Il faut dire que je n’ai pas découvert ce livre par hasard mais dans un contexte bien particulier : il se trouvait dans une boîte représentant une plage, entouré de petits cadeaux et d’adorables attentions pour mon swap d’anniversaire ! Alors, évidemment, je m’imaginais déjà une histoire de vacances, en bord de mer, douce et romantique…

Pépita : Et moi à un sablier qu’on retourne. Ce qui m’évoque le temps qui passe. Et la couverture à quelque chose de magique et de relaxant. Bien mystérieux tout ça !

Solectrice : C’est vrai qu’avec la tête à l’envers et les cheveux en pointe, on peut penser au sable qui coule. Mai les confettis nous envoient sur une autre piste et le geste d’abandon de la fille m’évoque plutôt l’insouciance d’un moment heureux.

Bouma : En tout cas, cette couverture elle ne donne pas trop d’indice sur le contenu du roman, non ?

Pépita : C’est certain ! Si on ne résiste pas à l’appel de la 4 ème de couverture, effectivement, aucun indice. Mais même le résumé est bien loin de ce qu’on y trouve !

Solectrice : En effet, on est aussitôt plongés dans un autre univers avec cette narratrice ado à vif. “Le matou miaulait par intermittence. […] Trois cents kilomètres à supporter ça. J’avais envie de l’épiler à la cire chaude, cet abruti.”

Solectrice : Vos attentes se sont-elles rapidement brisées quand vous avez commencé à lire ?

Pépita : Pas du tout ! je me suis laissée embarquer direct par cette atmosphère entre deux eaux, dans une sorte de lâcher prise et je ne me suis posée aucune question.

Hashtagcéline : Pas du tout, bien au contraire. J’ai été happée dès les premières pages par la voix de Jeanne et le ton très dur qui contrastait avec la première impression que le livre m’avait donné. Séduite, dès les premières pages, j’ai su que ce roman allait être un coup de coeur.

Bouma : Moi, j’ai trouvé le début plutôt sombre. La solitude de Jeanne face à ses parents si occupés m’a touchée. Et puis j’ai retrouvé cette envie d’être ailleurs, pas forcément propre à l’adolescence, mais accentué à cette période de la vie.

Yoko Lulu : Comment caractérisez-vous l’attitude du personnage principal ? L’avez-vous trouvée attachante ?

Pépita : Jeanne,elle m’a plu immédiatement, j’ai aimé son regard sur les choses, son auto-dérision, son sens de l’observation, sa faculté à réagir au quart de tour, à assumer sa solitude. Et encore plus quand j’ai relu ce roman pour cet échange.

Hashtagcéline : Pareil. J’ai été très touchée par Jeanne que l’on sent à fleur de peau. Sans vouloir caricaturer les ados (désolée Yoko Lulu), je trouve qu’elle sonne juste dans ses attitudes, ses excès, sa fureur et quelque part sa violence. Elle est effectivement surtout complètement perdue et peu sûre d’elle-même. Je l’ai trouvée injuste à certains moments mais vraie. Un très beau personnage.

Bouma : Je te rejoins complètement. Jeanne est très attachante, elle fait vraie (en tout cas par rapport à mes souvenirs d’ado) et m’a fait sourire à plus d’une occasion.

Yoko Lulu : J’ai au contraire eu beaucoup de mal à la supporter. Je la trouvais insupportable et bien trop en colère. Sa façon de toujours parler vulgairement m’a déplue, comme si une ado ne pouvait jamais être de bonne humeur (ou très rarement) et parler correctement.

Solectrice : Je dois avouer que son regard corrosif m’a dérangée de prime abord. Puis j’ai cherché à comprendre, à estimer la situation, la gêne avec ses parents, l’ambiance étouffante de cette petite maison. J’avais aussi envie de m’évader avec elle pour découvrir ce qui lui redonnerait le sourire.

Bouma : Et quelle évasion, non ? Avez-vous, comme moi, été charmée par ce paysage maritime hivernal ?

Solectrice : J’ai imaginé sans peine le décor gris, le sable volant et les maisons aux volets clos. Un univers propice aux détails décalés avec l’effervescence estivale d’une ville balnéaire. Une ambiance qui se prête au mystère aussi.

Yoko Lulu : Je trouve au contraire la description que Jeanne en fait plutôt repoussante. Mais à certains moments le paysage est effectivement attirant.

Pépita : Je ne dirais pas ça non. ça m’a plutôt oppressée. Cette désolation du paysage. Surtout ce qu’en ont fait les hommes à vrai dire. C’est un thème fort du roman. Car oui, tu as raison de le souligner, ce paysage hivernal a sa beauté mais aussi sa laideur. Jeanne ne perçoit que sa laideur puis peu à peu elle y perçoit autre chose. La rencontre avec Bruno et Alain y est pour quelque chose !

Solectrice : C’est vrai que son humeur fait varier son regard. Du gris, après l’affrontement avec ses parents, au rose, suite aux moments de romance où elle s’abandonne avec Alain.
« Je suis rentrée à la maison en longeant la mer.
Je veux dire, je marchais à un mètre d’elle, juste à côté. Quelqu’un nous aurait vu marcher ainsi l’une à côté de l’autre, il aurait pensé “tiens, deux vieilles copines qui se baladent”. Les vagues s’amusaient à essayer de tremper mes chaussures. C’était marrant. Tout était marrant. »

Hashtagcéline : A vrai dire, moi, ça m’a plutôt déprimée. Je trouve que le bord de mer, l’hiver, c’est triste. Un peu comme Jeanne quand elle en parle : ” En hiver; la mer est moche et elle pue du bec”. Du coup, je ne me suis pas franchement sentie bien. Mais j’ai trouvé que ce paysage hivernal, désertique et complètement abandonné donnait le lieu parfait pour laisser exploser la révolte de Jeanne, nourrissant également son ennui. Et puis, pour la suite, cet endroit est aussi le décor idéal. En tout cas, je trouve que Benjamin Desmares nous décrit tellement bien les lieux, qu’on a vraiment l’impression d’y être !

Solectrice : Avez-vous perçu aussi la recherche d’un refuge dans ce village déserté ?

Pépita : Oui, on sent Jeanne en recherche de rapports humains même si elle apparaît comme une ourse mal léchée ! Je ne sais pas si ça vous l’a fait mais quand elle découvre enfin la rue avec le supermarché et le bar (que ses parents avaient bien omis de lui communiquer), je me suis sentie soulagée pour elle ! Et là elle se met en mode “détective”. Elle perçoit des choses dans cette ville. L’auteur a déjà glissé des indices mais on ne les voit pas encore. J’ai aimé cet aspect “puzzle” où tout n’est pas donné d’avance, un peu comme ce paysage hivernal changeant et ce sable en mouvement perpétuel.

Yoko Lulu : Tout à fait. Le fait qu’elle y passe ses journées mais aussi qu’elle se sente seule le montre bien. Elle se sent oppressée chez elle et aimerait au plus profond d’elle avoir un refuge et des amis.

Hashtagcéline : Peut-être pas au début mais petit à petit, le calme et la solitude permettent à Jeanne de se poser. Elle s’apaise. Elle n’a pas le choix. Il n’y a rien d’autre à faire et pas grand monde contre qui s’énerver…

Bouma : Peut-être est-ce pour ça, que contrairement à vous, j’ai été charmée par ce village et son paysage hivernal… La découverte d’un nouveau lieu en dit beaucoup sur la personne en fonction des choses qu’elle retient. Le terme de refuge est bien trouvé en tout cas Sophie.

Solectrice : Quels passages vous reviennent où Jeanne et le décor semblent parfaitement s’accorder ?

Yoko Lulu : Je pense au moment où elle longe la mer, heureuse, laissant les vagues lui lécher les pieds, après sa dernière journée passée avec Alain.

Pépita : Sa vision du paysage et de cette station balnéaire change au fur et à mesure qu’elle s’attache à Bruno et Alain. Tant et si bien que la semaine de vacances vue comme un calvaire au début du séjour, elle regrette qu’elle soit passée si vite . Ces ados, j’vous dis !

Hashtagcéline : Celui-ci que je trouve très parlant de l’état d’esprit de Jeanne : “J’ai trouvé une petite niche entre deux rochers, bien humide, bien moche. Je m’y suis blottie et j’ai attendu. Au niveau de ma tête, coincée entre deux rochers, il y avait des algues noires et sèches, pleine de petites boules, ainsi qu’une boîte de jus en carton tout aplatie. Personne ne pouvait me voir. Le vent donnait en plein sur ma cachette. Le pluie tombait selon un angle parfait qui envoyait les gouttes en plein dans mon visage. Ma tête était dans le même état que la boîte de jus. Vide et aplatie”

Pépita : Parlons alors de cette rencontre avec Bruno et Alain. Bizarre ou pas du tout ? Vous l’avez ressentie comment ?

Solectrice : Grignotée par ce malêtre, tourmentée par sa rage, agitée par les bourrasques de mauvaise humeur, Jeanne semble se laisser gagner par une folie qui pourrait l’adoucir, la sauver. Alors, elle entre dans un autre univers, absurde, mais plus simple, doux et accessible comme on enfouit la main dans le sable et qu’on laisse filer les grains en ouvrant les doigts. Je me suis laissée emporter par cet échange surprenant mais bienvenu dans cette grisaille.

Yoko Lulu : Le jour où ils se sont rencontrés -Jeanne marchait dans la rue quand elle s’est sentie observée, elle s’est retournée et a aperçu deux garçons au look rétro, elle s’est alors enfuie- m’a paru plutôt réaliste, même si certains détails clochaient un peu : leur style, le fait qu’elle soit passée devant eux sans les voir. Et pour parler plus précisément de leur relation, la tournure qu’elle a prise m’a beaucoup déstabilisée. Je ne m’attendais pas à ça et espérais une explication plus rationnelle. Malgré tout, cette relation a eu du bon sur Jeanne et lui a permis de voir ce qui l’entoure d’un autre regard, comme ce village déserté ou même ses parents.

Pépita : Pour ma part, j’ai particulièrement adoré les passages de leurs premières rencontres, même si tu le soulignes à Raison Yoko Lulu, certains détails clochent. Leurs dialogues sont savoureux, leurs regards aussi sur ce qui les entoure, ce désœuvrement qui pourrait les faire couler, ils le rendent lumineux. Et là on découvre une autre Jeanne, qui se laisse engloutir par ses sentiments. On sent que c’est nouveau pour elle mais en même temps, elle s’y abandonne. J’ai trouvé que ce roman est une belle métaphore de la découverte amoureuse et du lâcher-prise que cela comporte.

Solectrice : La découverte amoureuse est en effet abordée avec pudeur. Le rythme du récit change aussi et on se surprend à attendre les rencontres pour en découvrir davantage sur ces frères.

Hashtagcéline : Bon, j’avoue que tout de suite je les ai trouvés bizarres, Bruno et Alain. Pourquoi? Je ne sais pas. Peut-être à cause de l’ambiance qui se dégageait de leur village et qu’ils avaient l’air d’être là, seuls, au milieu de nulle part. Je trouvais ça louche. Plus que leurs vêtements ou leur façon de parler, c’est le pourquoi de leur présence, ici, au même endroit, tout le temps, qui m’a mise mal à l’aise…Mais après tout, pourquoi pas. Comme Jeanne, ils n’avaient rien à faire de leurs journées.

Bouma : J’ai beaucoup aimé la relation qui existe entre les deux frères. Elle sonne juste. Leur relation à leur maison m’a beaucoup intriguée et je me suis longtemps demandée ce qu’ils pouvaient bien y cacher… Famille de fous ? Parents irritants ? Cadavres dans le placard ?

Solectrice : Entre la folie, la perception d’un malaise chez les habitants et les indices d’une autre époque, on bascule dans le fantastique ? Comment avez-vous ressenti ce glissement ?

Pépita : Oui, l’auteur apporte une part de fantastique ( je ne sais pas si c’est le bon mot mais je n’en ai pas d’autre) qui est déstabilisante -je te rejoins- mais en même temps la rationalité arrive avec le voile qui est levé sur une injustice. Ce roman oscille en permanence entre le réel et le fantasmé. Du moment qu’on l’accepte comme tel, sa beauté et son mystère sont époustouflants.

Yoko Lulu : Je me répète mais cela m’a vraiment déstabilisée. Je ne dirais pas que l’histoire relève du fantastique, plutôt que Jeanne est en quelque sorte folle.

Pépita : Ça ne m’a pas du tout effleurée la folie, mais alors pas du tout. Puisqu’au final il y a une explication. Après on y croit ou pas du tout. Mais certains faits sont tangibles et raccord avec la mutilation du paysage qui elle est bien réelle et la maison aussi. Mais je ne veux pas trop en dire au risque de spoiler.

Hashtagcéline : Moi non plus, je n’ai jamais songé un seul instant que Jeanne puisse être folle. Des éléments bien réels nous l’indiquent. C’est juste qu’il faut se laisser porter par ce côté un peu étrange et irréel. Mais je comprends aussi que cela puisse être déstabilisant.

Bouma : Tout à fait d’accord avec Céline, j’ai adoré ce côté “parallèle” que je n’avais pas vu venir (mais les prénoms auraient du me mettre la puce à l’oreille). Je n’avais pas vu le rapport à la folie, mais je comprends Yoko Lulu que tu es pu y lire autre chose que moi. C’est d’ailleurs une des forces de ce roman, à mon sens. Chacun peut y trouver un écho différent en fonction de sa propre vie.

Solectrice : J’aime bien ton hésitation sur les mots, Pépita, car le passage de l’investigation à la relation passionnelle n’est pas évident à caractériser. On accepte en effet cette double narration car elle nous transporte facilement et que les malaises se trouvent aplanis. Deux histoires de sable qui sont finalement soufflées par le vent, entre mirage et dessin fugace tracé sur la plage.

Pépita : En fait, pour préciser ma pensée, j’ai plutôt vu ce roman comme une invitation à accepter le merveilleux qui peut parfois surgir dans nos vies. Jeanne, cela la transforme. Elle repart avec ce jardin en elle. Ce secret. Par-delà ses parents. Elle en avait besoin pour exister par elle-même non ?

Hashtagcéline : J’ai trouvé que c’était vraiment bien amené. Et j’ai adoré ça! J’aime ces roman qui justement l’air de rien vous emmènent là où vous ne vous y attendiez pas. Benjamin Desmares y parvient merveilleusement bien tout en abordant un thème très fort avec ce village complètement défiguré par des constructions immenses et inutiles. Ce côté fantastique ne m’a pas du tout gênée, bien au contraire. C’est pour moi toute la force de ce texte ! Cela le rend très émouvant et apporte une dimension supplémentaire très intéressante.

Solectrice : Une histoire pas si sombre au final ?

Pépita : Non un roman pas si sombre en effet, mais plein d’espoir sur notre capacité à grandir.

Bouma : En fait, pour moi, elle ne l’a jamais été. Donc je ne dirais pas “au final”. Il y a parfois des moments dans la vie où l’on peut dire qu’ils font “date”, qu’il y a un avant et un après. Pour moi, c’est à ça que fait référence Benjamin Desmares. Son héroïne est revenue changée et elle seule sait pourquoi, ce qui rend cette expérience d’autant plus précieuse.

Yoko Lulu : En le lisant je le trouvais au contraire bien sombre, mais finalement en y repensant je décèle un grand côté poétique et plus léger.

Hashtagcéline : Pour moi, cette histoire est loin d’être sombre. Elle est même plutôt optimiste. Jeanne, durant ces quelques jours, a grandi et pris conscience de beaucoup de choses. Elle a connu une aventure hors du commun qui, je pense, va avoir changé son regard sur ses parents et le monde qui l’entoure. Donc non, même s’il y a un côté assez triste et dramatique, c’est aussi une très belle histoire qui se termine comme on veut bien la prendre. Et aussi avec une note d’humour, celui de Jeanne.

Nos coups de coeur de décembre

Le Père Noël est passé et l’année 2018 vient de se terminer. Entre les préparatifs et les cadeaux, entre le sapin et les guirlandes, entre l’attente et l’impatience, entre les bons repas et les doux moments passés en famille, entre la nuit de Noël et le réveillon du jour de l’an, quels sont les livres qui ont rendu le mois de décembre encore un peu plus magique ?

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Alice s’est émue de l’histoire dramatique et marquantes des indiens canadiens et des pensionnats dans lesquels ils étaient enfermés  jusqu’à la fin du XX°siècle.

Son avis************************

Sur son île aux trésors, Isabelle s’est laissé emporter dans le tourbillon artistique de Zara, en lisant la dernière BD de Fred Bernard et Benjamin Flao, Éditions Delcourt, 2018). Et si un véritable talent se cachait derrière la peinture débordante de Zara ?

Son avis

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Découvert sur les étagères de notre médiathèque préférée, nous avons dévoré en famille Le Fabuleux voyage du bateau-cerf, de Dashka Slater et The Fan Brother, publié chez Little Urban. Nous y avons suivi Marco, le jeune renard, et son insatiable curiosité à travers une traversée mouvementée de la Mer de Perle. Cet album au format à l’italienne, qui n’est pas sans rappeler le format des carnets de voyage, nous embarque sur un navire extraordinaire où les questions de Marco vont de plus en plus prendre un accent philosophique. Ma chère Pépita donne son avis par là. 

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Sophie de La littérature jeunesse de Judith et Sophie a été emporté par la Création, mise à l’honneur dans l’album 7 jours et après de Thomas Scotto et Annelore Parot, publié chez Gautier Languereau. Ce mythe est magnifiquement illustré en noir, blanc et doré et adapté pour correspondre à la création artistique dans son sens le plus large de la naissance de l’idée à sa matérialisation.

Son avis ici.

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Dans son Méli-Mélo de livres, transformé en Méli-Noël en ce mois de décembre, difficile de choisir tant, déjà, les choix ont été mûrement réfléchis ! Mais Pépita choisit celui qui a ensoleillé l’approche de l’hiver, ce poussin jaune Piouh, petit habitant du grand bois (d’Estelle Billon-Spagnol chez Grasset jeunesse) pour sa bonne humeur, son amour de la vie, sa légèreté et sa malice !

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Pour HashtagCéline, la dernière lecture du mois de décembre aura aussi été le dernier coup de coeur de l’année 2018 : Miss Crampon de Claire Castillon chez Flammarion Jeunesse. Ce roman est une belle invitation à s’assumer, à se détacher du regard des autres et surtout à ne plus avoir peur de dire haut et fort ce que l’on pense.

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Pour Aurélie, ce fut un coup de coeur pour un éditeur : Voce Verso.

Après les avoir rencontrés une première fois en 2017 au Salon de Montreuil où elle avait pu voir, Tout s’éclaire,un album avec un jeu de lumière faisait apparaître un élément de part et d’autre de la page. Elle fit à nouveau leur rencontre au salon cette année et pu découvrir leur collection premières lectures Ginko et leurs albums sans texte. D’ailleurs, elle a rapporté à ses loulous Et après ? de Malthilde Magnan et Un bal d’enfer de Cécile Emeraud dont elle parle dans sa dernière vidéo.

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Et vous, avec quoi avez-vous passé vos soirées au coin du feu, sous un plaid et un bon thé ?

Souvenirs


Avant de changer d’année, des souvenirs pleins la tête, explorons quelques lectures qui nous ramènent en arrière. Voilà un thème qui traverse de nombreuses fictions jeunesse, qu’il soit seulement évoqué ou au centre de l’histoire. Entre réminiscences familiales et moments durs à digérer, ces fenêtres ouvertes sur le passé nous touchent souvent.

 

Dans Le Tiroir à histoires

June et Jo – les souvenirs de Séverine Vidal et Amélie Graux

La maison en petits cubes de Kunio Katô et Kenya Hirata

 

Lire les avis de Bouma, Sophie et de Pépita.

 

Bouche Cousue de Marion Muller-Collard

Ce récit tourne autour d’un souvenir de jeunesse qui remonte à la surface suite à un événement.

Lire l’avis de Pépita

 

 

Sur Méli-Mélo de livres

 

Le jardin des ours Fanny Ducassé. Thierry Magnier.

Quand se souvenir de ses deux grands-pères, aujourd’hui disparus, donne un album d’une rare sensibilité et aux illustrations magnifiques.

Lire aussi les avis de Céline et Sophie

 

L’armoire Anne Cortey, illustré par Claire de Gastold. Grasset jeunesse.

Une armoire, métaphore de la grand-mère disparue et dont la présence angoisse une petite fille. Quand les souvenirs rattrapent les générations qui suivent, une approche bien vue.

 

La couverture : une histoire en petits carreaux (de tissu) Isabel Minhos Martins Yara Kono. Editions Notari.

Une histoire qui sublime le souvenir, le partage, la transmission entre générations.

 

Sur les Lectures Lutines

Le Jardin de Minuit d’Edith. Editions Noctambule.
Quand un enfant partage mystérieusement les souvenirs d’une demoiselle dans un fabuleux jardin.
Lire aussi les avis de Bouma et Sophie

La belle histoire d’une Vieille Chose, de Louis Emond et Steve Adams.

Quand une voiture se souvient de ce qu’elle a été avant de n’être plus qu’une vieille chose.

 

Les bruits chez qui j’habite de Claire Cantais et Séverine Vidal.

Des souvenirs sonores que l’on goûte délicieusement. De petites portes qui s’ouvrent vers un monde de l’enfance que l’on n’a pas oublié.

 

 
A lire au Pays des Merveilles
La mémoire en blanc de Isabelle Colombat. Thierry Magnier, 2015
Quand pour se réconcilier avec sa propre histoire, Léonie se construit sur de de bouleversants souvenirs et nous oblige à (re)découvrir un épisode récent de l’Histoire du Rwanda. N’oublions pas…

Après la peine / Ahmed Kalouaz. Rouergue, 2014.

 

Un tête à tête mélancolique entre un père et son fils entre souvenirs et révélations.

Lire aussi les avis de Pépita et de Bouma.

Vide-grenier / Davide Cali, Marie Dorléans. Sarbacane, 2014
Bric à brac de souvenirs entassés dans le grenier ; il suffit de remettre le nez dans les cartons oubliés pour retomber en enfance et décidé .. de ne plus s’en séparer !
Lire aussi l’avis de Chlop.
Sur Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait Livresse
Les souvenirs, ça se construit aussi ! Ou comment transformer le malheur en bonheur ? Une belle illustration de résilience avec une galerie de personnages hauts en couleur.
Lire aussi les avis d’Alice et de Pépita.
Souvenirs de papier de Baptistine Mesange et Jessica Lisse.
Dans cet “album-souvenir”, le narrateur revient sur les amis de papier qui ont peuplé son enfance : un ours en peluche à qui il a offert une partie de son cœur, une jolie poupée et son amie imaginaire, un coffret pour y glisser tous ses secrets… Un album très psychologique voire philosophique qui aborde avec beaucoup de justesse, de tendresse et une petite pointe de mélancolie le passage de l’enfance au monde adulte.
Dans Un Petit bout de Bib(liothèque)
Mon grand-père de Christine Schneider et de Gilles Rapaport.

Un livre sensible qui rappelle tous ces moments de l’enfance passés avec son grand-père, ceux qui restent malgré la disparition de l’être cher.
Lire l’avis de Pépita
Le Marchand de souvenirs de Ghislaine Biondi.
Quand on n’a pas eu de père, difficile de s’en souvenir. C’est pourtant ce que propose ce marchand de souvenirs…
Un album intemporel qui rappelle que chaque être humain est passé par mille vies avant de devenir celui que l’on connaît. Avec tout le talent de Lane Smith, en plus.
Chez La Collectionneuse de Papillons
Quelqu’un qu’on aime de Séverine Vidal.

Partir à la recherche de ses souvenirs, une quête qui n’a pas de prix, surtout quand elle permet à une jeune homme de construire le lien avec son grand-père.
Lire l’avis de Pépita
La Gigantesque petite chose de Béatrice Alemagna.
Béatrice Allemagna signe un album gigantesque pour évoquer ces moments infiniment précieux que nous chérissons tous au fond de notre mémoire.
Dans la Littérature enfantine de Chlop
 
Guirlandes de poupées, J. Donaldson R. Cobb Kaléidoscope
Entre réel et imaginaire, une fillette joue avec une guirlande de poupées. Jusqu’au moment où elles croisent une paire de ciseaux bien réels, et c’en est fini de la guirlande de poupée… Mais il reste toujours quelque chose des bons moments passés, une place attend les poupées disparues dans la mémoire de la fillette.
Dans la maison de ma grand-mèreAlice Melvin, Albin Michel jeunesse
Nous suivons une petite fille qui traverse la maison de sa grand-mère, dans la quelle chaque pièce, chaque objet, lui évoque un doux souvenir.
Lire l’avis de Pépita
Dans l’Atelier de Cœurs
Mon bison de Gaya Wisniewski chez Mémo
L’histoire d’une amitié entre une petite fille et un bison racontée par une vieille femme.
Une somme de souvenirs de Thomas Scotto et Annaviola Faresin chez Notari
L’histoire d’un homme qui décide de se séparer de ses souvenirs et qui ignore qu’ils ont aussi du sens pour les autres.
Le grenier de Mona Leuleu chez Seuil Jeunesse
Des souvenirs à découvrir à l’aide d’une torche à lumière bleue.
Mamie est partie de POG et Lili la Baleine chez Gautier Langereau
Une petite fille qui arrive à faire le deuil de sa grand-mère grâce aux souvenirs qu’elle lui rapportait de ses voyages.
Sur l’île aux trésors
Mémoire en eaux troubles de Joëlle van Hee
 
Un roman qui évoque à la fois les souvenirs de la deuxième guerre mondiale, à travers le grand-père du protagoniste, et la perte de mémoire suite à la maladie d’Alzheimer.

 

 

Bons souvenirs de 2018 !

En attendant nos coups de cœur de l’année qui vient de s’écouler, toute l’équipe A l’Ombre du Grand Arbre vous souhaite un joyeux réveillon !

Swaps de Noël 2018 !

Tous les ans, sous le Grand Arbre, des swaps de Noël pleins de générosité sont déposés contenant des livres bien sûr, une friandise, un objet ou autre selon l’inspiration et le budget ! L’essentiel est le partage et l’envie de faire de plaisir. Si chacune connaît le nom de sa swappée par tirage au sort quelques semaines avant, chacune ne sait rien de sa swappeuse ! (Vous suivez ?).

Cette année, la thématique choisie est de tourner autour de la PASSION de chacune….

D’autant que trois nouvelles ont rejoint nos branches…

Voici en photos le déballage de ces merveilles d’amitié !

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Swap reçu par Sophie et préparé par Isabelle

Il a traversé la France ce colis pour apporter les trouvailles d’Isabelle sur le thème de la création chez Sophie. Gourmandises allemandes, deux albums et deux romans qui seront une totale découverte, des produits qui sentent bons et un peu de construction. Que de plaisir en perspective !

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Swap reçu par Pépita et préparé par Aurélie

Un thème musical décliné en deux albums, deux bougies sapin et une boule déco transparente, un bullet journal et un roman poche. Le tout avec une carte et plein de paillettes dorées et au moins mille étoiles. Merci Aurélie !


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Swap reçu par Isabelle et préparé par Colette

Pour son premier SWAP, Isabelle a été comblée par Colette : ce colis généreux, ouvert au terme d’un suspense insoutenable, débordait de rubans, de paille, de petites attentions jolies, ludiques et gourmandes… Ainsi que des romans et des albums splendides qui ne demandent qu’à être dévorés pendant les vacances ! L’occasion de découvrir enfin Timothée de Fombelle, Anne-Laure Bondoux et l’illustrateur Frédéric Clément. Quelle joie ! Mille mercis Colette !

 

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Swap reçu par Alice et préparé par Sophie (des lectures lutines)

Un Escape swap ludique et plein d’ingéniosité est bien arrivé a destination. Un format exceptionnel vraiment très apprécié et qui va m’amener dans de belles contrées !

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Swap reçu par Bouma et préparé par Lucie (des lectures lutines)

Sur le thème de la nature, de nouveaux livres à découvrir, des marques pages faits maisons et des petites attentions à partager en famille, le tout caché dans des paquets aussi jolis que customisés 🙂 Merci.

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Swap reçu par Yokolulu et préparé par Alice

Pour son premier swap, Lucie a été bien gâtée ! Elle a reçu cinq jolis livres, un beau carnet, une gomme licorne, marque-page flamant rose et des chocolats ! De grands mercis à Alice !

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Swap reçu par Solectrice et préparé par #Céline

Solectrice a eu l’heureuse surprise de découvrir dans son colis, de beaux livres,  un lutin père-noël barbu tout mignon, deux carnets, deux tote-bags, des badges, des photophores et des gourmandises ! Merci #Céline !

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Swap reçu par #Céline et préparé par Pépita

C’était vraiment Noël avant l’heure pour #Céline avec le très beau swap concocté par Pépita. Une BD, un album et trois romans, une jolie tasse pingouin, du thé et du chocolat, une jolie carte, entre autres mignonneries et le tout emballé avec soin et goût! Un premier swap inspirant qui a apporté beaucoup de joie à sa chanceuse destinataire.

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Swap reçu par Aurélie préparé par Bouma

Bouma a préparé un grand colis avec 2 romans, 3 albums, un jeu, des friandises, une guirlande, des marques-pages et du chocolat !!! Des petits attentions sur les paquets pour partager ses coups de cœur. Merci Bouma !!!

 

Vous aurez peut-être l’occasion de croiser quelques ouvrages dans nos articles.

On vous souhaite de joyeuses fêtes