Lecture commune théâtre avec L’ogrelet…en duo

Il est un genre littéraire dont on ne parle pas souvent  A l’ombre du grand arbre et qui pourtant renferme une infinité de possibles : c’est le théâtre. Le théâtre jeunesse foisonne de pièces bouleversantes, d’une précieuse poésie. C’est le cas de L’ogrelet de Suzanne Lebeau, pièce adorée, que je partage dès que je le peux avec mes élèves. Et que j’ai partagée récemment avec Pépita en glissant le subtil opuscule vert entre les papiers de soie de son swap anniversaire.

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Colette : “L’ogrelet “: déroutant comme titre de pièce de théâtre, non ? On n’est loin de la référence mythologique du théâtre classique, on n’est pas dans un titre de la modernité, on pense au conte bien sûr mais tout de même ce néologisme est étrange : à quoi as- tu pensé toi ?

Pépita : J’ai pensé à un petit mot doux, d’une maman à son enfant, de ces petits mots affectueux, un petit enfant aimant dévorer ses petits plats préparés avec amour. Et en même temps, vu que tu as parlé de cette pièce lors de la lecture commune sur D’entre les ogres, je savais qu’il y avait autre chose. Mais tout de même à cette lecture, cette première image m’est restée et la façon dont la maman s’adresse à son enfant va aussi dans ce sens mais pour une autre raison.
Et toi qui connait si bien cette pièce, te souviens-tu de ta première impression à ce titre ?

C : Au début ce mot évoquait pour moi quelque chose proche du sucre d’orge et du grelot, j’ai tout de suite aimé les sonorités de ce petit nom… je ne me souviens absolument pas comment j’ai découvert cette pièce, gros trou de mémoire ! Peut-être était-ce ma tutrice de collège, passionnée de littérature jeunesse, qui me l’a prêté. Bien sûr depuis le temps que je fais lire cette pièce à mes sixièmes, l’ogrelet s’est incarné dans tous les sens du terme et à chaque lecture il prend un peu plus d’épaisseur.
Car finalement qu’as-tu trouvé sous ce joli sobriquet ?

P : Un enfant d’abord, plein de curiosité sur le monde, impatient d’aller à l’école, déjà affublé du sobriquet d’ogrelet, mais comme un petit mot doux d’une maman à son petit. Et puis peu à peu un ogrelet est apparu dans ma rétine de lectrice, encore humain tout de même, mais ayant changé de façon imperceptible d’abord puis plus nette et très volontaire dans son envie de prendre son destin entre ses mains et de le renverser. L’auteure joue en permanence sur cette ambivalence, ça se sent dans la manière qu’il s’adresse à sa mère, le mot maman disparaît, il lui échappe. J’avoue que j’ai eu peur pour lui. Est-ce que tu l’as ressenti pareil ou différemment ?

C : Comme pour toi, au début l’ogrelet c’est un petit bonhomme qui se prépare pour aller à l’école pour la première fois, un petit bonhomme curieux de tout, avide de connaissances, mais surtout avide des autres. Et puis dès le premier jour c’est sur lui qu’il va apprendre des choses. En apprenant son vrai prénom. Dès la scène 3, on comprend que tout ne va être qu’une question d’identité et même si c’est une pièce qui se joue du merveilleux, on entre de plein pied dans des questionnnements drôlement proches de nous ! Qu’as-tu pensé de cette scène où l’ogrelet apprend son vrai prénom ? J’adore quand il demande à sa mère si sur son cahier il doit écrire ” Logrelet, Togrelet, Nogrelet” !

P : Tu as totalement raison de mettre en avant ce passage car il est fondateur : à la fois de cette recherche d’identité mais aussi de l’apprentissage à l’école, nouvel univers pour lui. Etre nommé de son vrai prénom est une étape indispensable. Que la maman y soit associée est très fort. On dirait un jeu mais en fait c’est plus que ça. D’ailleurs, les lettres échangées entre la maman et l’institutrice sont très touchantes. Toi qui es enseignante, tu as du l’être aussi non ?

C : Tu ne peux pas imaginer à quel point la figure de la maîtresse m’influence encore aujourd’hui ! Jeudi dernier, j’ai d’ailleurs écrit un mot dans le carnet de liaison d’un élève en commençant par “Madame, je m’inquiète pour B…” comme la maîtresse de l’ogrelet le fait pour son étrange élève. En effet j’ai été particulièrement touchée par le soucis de cette enseignante de comprendre son élève et de s’adresser à sa mère à travers une véritable correspondance, “véritable” dans le sens de “sincère”, bien loin des mots notés rapidement, un peu aveuglément dans les carnets qui “lient” soit disant au quotidien les familles et l’école… La maîtresse est une figure féminine éminemment bienveillante, rayonnante, elle joue un rôle essentiel dans le cheminement de l’ogrelet car elle lui prouve avant même qu’il ne sache qui il est vraiment, qu’il peut être accepté comme il est, quelle que que soit sa véritable nature.

P : Oui ce dialogue entre ces deux femmes au sujet de cet enfant différent est si juste, sans jugement mais s’attache à l’accompagner au mieux, à le faire grandir. Avec beaucoup de respect entre elles. J’ai vraiment beaucoup aimé ces passages.
Et justement, cet ogrelet, du moment où il apprend sa véritable nature, entre dans un parcours initiatique, avec un virage assez radical non ?

C : Oh que j’aime la scène 6, la scène de révélation, la scène du grand tournant radical, la scène de rupture, l’acmé, le nœud de l’histoire de notre ogrelet (du pain béni pour faire comprendre à mes élèves ce qu’est le nœud au théâtre 😉 ) Cette scène, qui en passant se nourrit des contes anciens, est d’une intensité incroyable, l’ogrelet y apprend tout de son père, de ses origines et de… ses sœurs. Que de découvertes ! Non seulement ce que nous pressentions se confirme mais la vérité est encore plus sombre qu’on ne l’imaginait. Et en même temps c’est aussi le début d’une nouvelle vie…

P : Je te rejoins totalement ! Oui nouvelle vie mais pas sans étapes. Je l’ai trouvé drôlement volontaire dans son choix. Respect ! Mais là aussi l’auteure joue sur deux registres : vérité ou arrangement avec la vérité. Sur la place du père aussi subsiste un doute…le lecteur est en permanence dans l’interrogation. Déstabilisant non ?

C : Oui complètement déstabilisant : on se sait jamais vraiment la vérité dans cette pièce, on ne sait rien au final sur les origines de l’ogrelet, sur son père -est-il oui ou non un criminel ?-, sur l’ogrelet lui même – réussit-il vraiment les 3 épreuves qui lui permettent de vaincre son ogreté ?- et les jeunes lecteurs sont très sensibles à cette “ambigüité” qui persiste jusqu’aux derniers mots du texte (je souligne le mot “ambigüité” car c’est un mot sur lequel nous débattons beaucoup avec mes élèves en ce moment !). D’ailleurs ils demandent souvent s’il y a une suite à L’Ogrelet car ils voudraient être fixés sur la véritable nature du père et surtout surtout sur celle de Simon. Mais au fond, ogre ou humain, est-ce que cela a vraiment de l’importance ?

P : Très bonne remarque ! Ogre ou humain….c’est ça justement le fond de cette pièce : celui de pousser la normalité ou l’anormalité jusqu’à son point ultime et d’en affranchir la frontière. J’ai beaucoup aimé aussi la réflexion sur le regard de l’autre mais dans les deux sens. L’auteure interroge ces points là avec le point de vue de l’enfance qui est toujours très instructif et révélateur.

C : L’Ogrelet est en effet avant tout une pièce sur ce moment de l’enfance où le basculement s’opère, où le petit apprend à devenir grand, à devenir soi. C’est une pièce que l’on dévore avec gourmandise comme l’ogre se repaît de l’odeur de la chair fraîche !  Une pièce qui donne à aimer, à penser, à jouer.

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Bonus : sur le site des excellentes éditions théâtrales jeunesse vous trouverez un extrait de la pièce et le carnet artistique et pédagogique : c’est par .

Nos chroniques :

-Celle de Pépita

-Dans le top 5 de Colette

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Lecture Commune : Rouge de Mathieu Pierloot

La collection Petite Poche chez Thierry Magnier regorge de titres de qualité, qui, en quelques pages, nous transportent dans des univers bien dessinés.

Rouge de Mathieu Pierloot m’a fait forte impression par la qualité de son écriture et l’ambiance qui s’en détachait. J’ai donc forcément eu envie d’en discuter avec les membres du Grand Arbre.

Retour sur notre échange :

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Bouma : Rouge. Un titre énigmatique pour une courte lecture. A quoi vous attendiez vous ?

Colette : Le titre évoque pour moi beaucoup de choses, j’adore le rouge : le rouge aux joues, le rouge à lèvres des baisers les plus fous, le rouge du soleil qui se couche sur la mer. Et puis le rouge c’est surtout l’amour.
Le mot “rouge” est extrêmement riche de connotations poétiques et vivantes. J’aime ce mot. Il me réchauffe. Je n’ai pas tout de suite pensé au petit chaperon rouge car je ne m’attendais pas du tout à une réécriture d’un conte dans la désormais chérie collection “petite poche”. Et puis les premières pages ne nous laissent pas tout de suite comprendre que l’on va rentrer dans un jeu de références intertextuelles… Comme toujours dans cette collection la subtilité prime…

Sophie : Rouge, pour moi, faisait référence à la colère. Je ne sais pas pourquoi mais c’était à une histoire sur ce sujet à laquelle je m’attendais.

Bouma : Avez-vous tout de suite pensé au célèbre Petit Chaperon Rouge ?

Sophie : Pas du tout. C’est d’ailleurs plutôt la Belle et la Bête qui m’est venu en premier à cause des objets qui parlent.

Colette : Même après relecture je ne trouve pas la référence au petit chaperon rouge si évidente… elle y est en filigrane c’est sûr mais Rouge n’est pas cette petite fille choyée par sa mère et sa grand mère qui lui cousent des habits uniques et lui préparent des pâtisseries maison. Loin de là. Rouge est une orpheline, une rescapée, un fantôme.

Bouma : D’accord avec toi Colette, la filiation avec le conte de Perrault n’est pas si évidente mais la relation entre le rouge et le loup est intrinsèquement lié à ce classique pour moi. Mais au fait, quel est votre personnage préféré ?

Sophie : Le loup, enfin on ne le présente jamais clairement comme ça, mais c’est lui que j’ai trouvé le plus intéressant

Colette : Mon personnage préféré c’est Seymour sans aucun doute. Parce qu’il aime la poésie. Et qu’il panse les blessures avec.

Bouma : Vous avez retenu le même personnage mais pas de la même manière à ce que je vois. L’une y a surtout vu l’animal quand l’autre y a vu la personne. Moi c’est finalement la petite fille qui m’a le plus intriguée, le plus questionnée même si on ne sait finalement pas grand chose d’elle. En tout cas, il y a une réelle richesse dans la narration et la profondeur des caractères.

Aviez-vous déjà lu cet auteur ? Que retenez-vous de son écriture ?

Sophie : Non je ne l’avais jamais lu. Ce que je garde en tête de son écriture, c’est surtout une ambiance. Quelque chose d’un peu énigmatique, mystérieux, poétique aussi.

Colette : Jamais lu non plus et j’ai vraiment aimé ce récit étrange, à la lisière du conte philosophique, de la poésie, du rêve…

Bouma : Au final, vous parlez beaucoup de poésie dans vos réponses. Comment la décririez-vous, si c’est possible ? D’où vient-elle selon vous ?

Colette : La poésie de ce texte pour moi est intiment liée au personnage de Seymour, à sa délicatesse, à sa particularité, à l’infinie douceur avec laquelle il prend soin de Rouge…

Sophie : Avec un peu de recul, sans rouvrir le livre, je dirais que ce qu’il me reste de poétique, c’est l’ambiance : quelque chose de mystérieux, d’étonnant et de beau en même temps.

Bouma : Dernière question : Recommanderiez-vous ce texte ? Et à qui ?

Colette : Au plus grand nombre et à mes élèves surtout ! Mes 6e adorent cette collection. Et la 4e de couverture de celui ci les a beaucoup intrigués.

Sophie : Oui je le conseillerais sans doute à des enfants à partir de 9-10 ans. Je me vois bien le lire en accueil de classe avec des CM pour écouter tout ce qu’ils pourraient capter de ce texte.

Bouma : D’accord avec vous, un texte pour les plus grands car il y a un paratexte plus complexe que dans d’autres titres de la collection.

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Nous espérons que cette lecture commune vous aura donné l’envie de découvrir ce court roman, fort et mystérieux, dans lequel chacun peut faire une lecture différente.

Coups de cœur de janvier 2018

Vous les attendiez avec impatience, ils sont enfin là, ce sont les tout premiers coups de cœur de l’équipe pour l’année 2018 !

Chloé a choisi un livre hors du commun, entre poème, album et texte illustré. Le genre de livre inclassable dont on espère qu’il trouvera son public, parce qu’il le mérite, vraiment. Cavale, Stéphane Servant, Rebecca Dautremer, Didier jeunesse

 

Alice s’est laissé emporté par une gomme et un crayon qui, sous ses yeux éblouis, l’ont emporté vers un monde tout en courbe et en circonvolutions. De l’art !

Lignes de Suzy Lee, Albin Michel

 

Pépita a pris comme un véritable coup de poing cette adaptation plus qu’audacieuse du conte le plus connu. Quel renouvellement du genre !

Dans les yeux de Philippe Jalbert, Éditions Gautier Languereau

 

Sophie a traversé la vie de Titania au côté de Nine pour découvrir son grand secret familial.

L’aube sera grandiose de Anne-Laure Bondoux, Gallimard jeunesse

 

Bouma a partagé en famille ce magnifique OLNI (Objet Livresque Non Identifié) qui mélange les codes de la bd, de l’album et du documentaire pour magnifier le travail d’Anne Brouillard.

La Grande Forêt, le pays des Chintiens d’Anne Brouillard, L’école des loisirs

Aurélie s’est plongé dans la ressource Storyplay’r et a trouvé pleins de petites pépites comme Cache-Cache.

Cache-cache de Song Hyunjoo chez les éditions amaterra.

Nous espérons que vous avez eu la chance vous-aussi de découvrir un livre qui a retenu votre attention. Sinon, ce sera peut-être le mois prochain…

Prix A l’Ombre du Grand Arbre : Grandes feuilles et Belles branches

Et revoilà le prix A l’Ombre du Grand Arbre ! Pour sa quatrième édition !

http://alombredugrandarbre.com/wp-content/uploads/2015/06/Logoprix-300x300.jpg

Avec cette année, une nouveauté dans les catégories :

Grandes feuilles et Belles branches pour Romans jeunesse et Romans ados

Brindilles et Petites feuilles pour Albums petite enfance et Albums pour plus grands

Branches dessinées et Sous-bois pour les BD et les Ovnis

Branches virtuelles pour les applications numériques

Vous serez mis à contribution pour voter pour votre préféré dans chaque catégorie à partir de nos sélections, après votes en interne sur des livres proposés par nous toutes.

Nous commençons délibérément par les romans car ils demandent plus de temps pour les lire.

Fin avril, un article récapitulatif vous permettra d’avoir une vision d’ensemble et de vous rattraper au cas où…Vous avez jusqu’au 7 mai pour vous prononcer.

Annonce des lauréats le 9 mai pour les 6 ans du blog !

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 ~Catégorie Grandes feuilles : Romans jeunesse jusque 11 ans~

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Quel est votre roman enfant préféré ? Catégorie Grandes feuilles

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~Catégorie Belles branches : Romans ados à partir de 12 ans~

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Quel est votre roman ados préféré ? Catégorie Belles branches

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A vos lectures et… à vos votes !

Prochain rendez-vous le lundi 26 février pour la sélection Brindilles (Petite enfance) et Petites feuilles (Albums).

Lecture commune : “La leçon” de Michaël Escoffier et Kris Di Giacomo

Un loup et une maison sur la couverture, un homme armé d’un fusil dès les premières pages, un titre assez vague La leçon et une collection au nom très ouvert La question. Et pour tout ça un auteur Michaël Escoffier et une illustratrice Kris Di Giacomo pour un duo plutôt coutumier des livres humoristiques. Mais attention, là on change de style pour passer à une histoire plus sombre et philosophique…

Michaël Escoffier et Kris Di Giacomo - La leçon.

Commençons avec l’auteur et l’illustratrice de cet album. Connaissiez-vous déjà Michaël Escoffier et Kris Di Giacomo et en particulier les albums qu’ils ont déjà réalisé ensemble ? Qu’en pensiez-vous ?

Pépita : Oui je les connais et c’est toujours un duo de choc qui se complète à merveille.

Aurélie : Oui je les adore. J’ai pu travailler avec Kris di Giacomo il y a plusieurs années avec des classes. Des livres aux chutes incroyables.

Colette : Et bien non, à part La tarte aux fées que nous avons découvert dans un “casier surprise”, nous ne connaissions pas ce duo.

Penchons-nous maintenant sur la couverture. À quoi vous attendiez-vous avec cet album au titre énigmatique accompagné d’une silhouette de loup inquiétante ?

Aurélie : J’ai pensé à une histoire de bête un peu mystique, un peu à la manière de la bête du Gévaudan. J’aurais bien vu un conte reprenant cette histoire du XVIIIe avec des illustrations moins vieillottes.

Colette : Je m’attendais à une histoire de cauchemar car cette longue et immense ombre de loup qui encercle cette petite maison orange évoquait pour moi plutôt un danger irréel, fantasmé qui planerait, tel un fantôme, plutôt qu’une menace concrète.

Pépita : À une histoire de loup, d’inquiétude aussi, de mort même. À quelque chose amenant une réflexion aussi.

Effectivement, l’idée est de nous faire réfléchir. En lisant l’histoire, vous avez réfléchi sur quoi vous ?

Aurélie : L’histoire m’a fait réfléchir sur le fait qu’il y a toujours deux versions d’une même scène. Nous sommes focalisés sur notre vision des choses pensant être la bonne sans se mettre à la place de l’autre. Nous sommes souvent égocentriques en oubliant que l’autre agit parfois par nécessité et pas par pur envie de nous faire du mal.

Pépita : En lisant, j’avais toujours en tête le titre : La leçon. Et je m’attendais à la voir surgir d’un moment à l’autre. Et ce n’est pas tout à fait celle que j’attendais. Elle a dépassé mon intuition première, est allée beaucoup plus loin dans la complexité. Et je rejoins Aurélie sur les deux versions d’une même scène. Cela est renforcé par les illustrations et par les mots dits avec précision et justesse.

Colette : Comme une fable, cet album nous annonce d’entrée de jeu que nous allons recevoir une “leçon”. Pour l’enseignante que je suis la “leçon” est quelque chose d’éminemment sacrée. Dans une leçon on souhaite transmettre quelque chose, une vérité, une connaissance qui permettra à notre interlocuteur de progresser, d’avancer, de mieux connaître un aspect du monde. Et c’est effectivement ce qui se passe ici. Il y a les êtres et les préjugés qui les entourent, des préjugés véhiculés par l’expérience au départ, peut-être, puis bien souvent seulement par le bouche à oreille. Si on dit que la bête est dangereuse, c’est qu’elle doit être dangereuse, même si finalement on n’y a jamais été confronté… Et puis vient le jour de la rencontre véritable. Et dans la rencontre véritable apparaît la vérité. L’homme en fait l’expérience et sa réalité en est toute bouleversée. Il progresse. Je trouve cette “leçon” formidable, d’un optimisme incroyable malgré la noirceur des illustrations. Je m’accroche à cette petite lumière à la fenêtre sur la dernière page qui n’y était pas au début. La bête a gagné sur l’obscurantisme et c’est pour moi l’objectif principal des “leçons”.

Michaël Escoffier et Kris Di Giacomo - La leçon.

©Librairie Decitre

Comme Colette, j’ai interprété la fin de l’histoire grâce à cette lumière à la fin. Mais tout le monde ne voit pas la même chose, qu’en avez-vous pensé ?

Pépita : On peut voir cette fin de différentes façons en effet. La lumière donne un indice par rapport à la première page qui a la même image. Ce que j’ai aimé c’est la force tranquille de la bête en contraste de l’absolue supériorité de l’homme qui ne croit pas ce qui va lui arriver. J’ai eu aussi le réflexe de me dire : oh non ! pas ça ! pas de violence ! tout ça pour posséder ! C’est une belle leçon en effet qui nous dit que tout peut être remis en cause à tout moment. Le suspense est à son comble à un moment donné, on a presque peur de tourner la page !

©Blog Vivrelivre

Aurélie : La leçon nous montre que nous ne sommes au-dessus du monde mais un maillon comme les autres, nous avons tous besoin les uns les autres. Si un maillon disparaît, l’équilibre est bouleversé. J’ai beaucoup aimé la façon dont les auteurs amènent la prise de conscience du lecteur. Elle est bouleversante mais progressive. Et la sagesse de la bête qui s’oppose tout à fait au nom qu’on lui donne. Ça me fait beaucoup penser à Yakouba de Dedieu.

J’aimerais revenir sur ce que dit Pépita au sujet de la violence. Elle est très présente dans cet album, déjà dans l’ambiance sombre et pesante, mais aussi très clairement avec le fusil, le sang, les pièges, le tir laissé en suspend… Qu’en avez-vous pensé ?

Michaël Escoffier et Kris Di Giacomo - La leçon.

©Librairie Decitre

Pépita : C’est une violence à la fois symbolique (dans ce qu’elle suggère) et explicite (dans ce qu’elle représente) : l’effet est double je trouve, à la fois terrible au sens de ce qui va surgir et impensable au sens de ce qui ne peut se réaliser. Le lecteur oscille entre les deux et l’imaginaire fait le reste comme une soupape nécessaire.

Colette : Cette violence subtilement suggérée sert la leçon de manière symbolique. C’est très efficace sans être choquant.

Aurélie : Je partage l’avis de Colette, ils ont fait ça tout en finesse. La violence est là et bouscule juste comme il faut sans que cela choque. Je reviens juste sur le fait que c’est assez inhabituel dans l’univers des deux auteurs.

Je vous propose maintenant de conclure avec LE mot que vous a inspiré cet album.

Pépita : Liberté sera mon mot. Cette leçon interroge cette notion pour moi.

Colette : Altérité serait pour moi le mot-clé.

Aurélie : Respect, arrêtons de nous croire au dessus du lot.

 

Pour en savoir encore plus sur ce qu’on a pensé de cet album, retrouvez les avis de Pépita et Sophie.

Un ours, des ours…

Pendant que les ours hibernent, nous on lit des histoires les concernant et ça ne manque pas !

Le livre qui a inspiré cette sélection, c’est l’album de poèmes Un ours, des ours de François David publié chez Sarbacane. Dans cet album, on retrouve une trentaine de poèmes de François David, chacun mis en image par un illustrateur différent. Francesco Pittau,Gilbert Legrand, Élisa Géhin, Fanny Ducassé, Ilya Green, Julia Wauters… et j’en passe ! Que de beaux noms et de styles différents pour faire honneur aux ours.

Pour en savoir plus sur cette collaboration, nous avons interrogé l’auteur François David et l’éditrice Emmanuelle Beulque sur la création de cet album.

François David - Un ours, des ours.

Pourquoi avoir choisi de faire ce recueil de poèmes illustrés sur cet animal ?

E. B. : Nous partons toujours du texte, que nous valorisons toujours et qui ne doit pas être un pré-texte à la belle image. Mais pour ce collectif, pour une fois, nous avons voulu au contraire privilégier dans un premier temps l’image et ainsi, donner carte blanche aux illustrateurs et artistes, sur un thème et un format communs, mais sans aucune autre directive de ton, de style, ou de représentation.

F. D. : L’ours est un animal légendaire, particulièrement apprécié des enfants. Il était considéré autrefois comme « Le Roi des animaux ». Et il a été si souvent représenté dans des ouvrages, c’est un personnage privilégié de livres pour enfants. C’est une belle idée de lui consacrer un tel ouvrage.

Comment s’est fait le choix des illustrateurs ?

E. B. : Nous avions déjà eu 32 x 3 illustrateurs (96 !) différents pour les trois premiers collectifs. Il s’agissait d’en trouver 32 encore, donc pas tellement des anciens, plutôt des nouveaux talents venus de l’illustration essentiellement, et un peu de la BD aussi.

F. D. : J’ai été particulièrement heureux de travailler sur des illustrations aussi belles. Et j’ai eu grand plaisir à retrouver, parmi les artistes, Henri Galeron que j’apprécie tant et avec qui j’ai eu la chance de faire une dizaine de livres.

Comment s’est fait la collaboration auteur/illustrateurs : d’abord le texte puis l’illustration ou l’inverse ?

E. B. : Pas de textes ni de recueil au départ, donc ! Comme pour les trois autres collectifs déjà publiés sur le même principe (thèmes : l’éléphant, puis le loup et la cabane), il s’agissait de célébrer la diversité des styles, des techniques, la liberté créative de chacun. Ensuite, j’ai demandé à François d’écrire un poème, tout aussi librement, inspiré par chacune des images.

F. D. : Pour donner une unité à ces livres, Emmanuelle et Frédéric m’ont demandé d’écrire le texte de ces quatre ouvrages dont chaque page est illustrée par un(e) artiste différent(e).  En dehors de ces quatre albums, j’ai écrit une quinzaine d’autres ouvrages en partant de l’illustration. J’aime écrire ainsi tout particulièrement. Cela contribue vraiment à déclencher l’inspiration. C’est émouvant aussi de placer ses mots sur des images. En essayant  d’être en harmonie avec la composition de chaque illustratrice et chaque illustrateur, mais en veillant à ne pas être pour autant redondant. L’idéal est qu’il y ait une vraie et fine correspondance entre chaque image, en sa singularité, et le texte.

 

Il ne nous reste plus qu’à vous inviter chaudement à découvrir ce livre de poèmes pour la beauté de ses textes et celle de ses grandes illustrations !

Et maintenant, laissons la place à plein d’autres histoires d’ours…

 

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La chasse à l’ours – Michael Rosen et Helen Oxenbury – Kaléidoscope

Michael Rosen et Helen Oxenbury - .Pour frissonner de plaisir en scandant le refrain et les onomatopées de ce merveilleux album.

Retrouvez les avis de Solectrice, Chlop, Pépita et Aurélie.

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Ushi – François Roca et Frédéric Bernard – Albin Michel

Frédéric Bernard et François Roca - .

Une belle épopée pour apprivoiser l’Esprit d’un ours polaire.

Retrouvez l’avis de Solectrice.

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Le jardin des ours – Fanny Ducassé – Thierry Magnier

Fanny Ducassé - Le jardin des ours.

Un album pour cultiver avec poésie et tendresse les souvenirs de ceux qui nous sont chers…

Retrouvez les avis de Céline du Flacon, Céline du Tiroir, Pépita et Sophie.

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“L’ours-lumière” dans le recueil Récits extraordinaires – Jean-François Chabas – L’école des loisirs

Jean-François Chabas - Récits extraordinaires.

Trois aventures où les jeunes héros grandissent : la première découvre que la peur est pire qu’un poison; le second, que l’intelligence ne rime pas nécessairement avec bienveillance ; le troisième qui nous intéresse ici, qu’on ne peut être sage si on n’a pas vécu (même s’il vaut toujours mieux écouter ses parents !)…

Retrouvez les avis de Céline du Flacon et Pépita.

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Boucle d’ours – Stéphane Servant et Laetitia Le Saux – Didier jeunesse

Stéphane Servant et Laëtitia Le Saux - Boucle d'ours.

Un INDISPENSABLE ! Un conte détourné qui, avec beaucoup d’humour, met à mal les préjugés sexistes.

Retrouvez les avis de Alice, Sophie et Bouma.

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Tout au bord – Agnès de Lestrade et Valerie Docampo – Alice éditions

Valeria Docampo et Agnès de Lestrade - Tout au bord.

Un ours philosophe qui nous transporte vers un peu plus de poésie, de délicatesse, pour un véritable moment de plaisir.

Retrouvez l’avis de Alice.

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L’Ours qui jouait du piano – David Litchfield – Belin jeunesse

David Litchfield - L'ours qui jouait du piano.

vec de superbes illustrations et une douceur infinie, découvrez le parcours d’un ours hors du commun dans le monde des hommes.

Retrouvez l’avis de Bouma.

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La Soupe des trois ours – Cecil Kim – Âne Baté

Cecil Kim et Mique Moriuchi - La soupe des trois ours.

Un album qui revisite le conte Boucle d’Or dans une version rythmée par le chiffre 3, colorée comme l’automne et malicieuse comme l’héroïne de l’histoire originale même si ici elle ne montre pas le bout de son nez.

Retrouvez l’avis de Bouma.

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Les quatre saisons d’un ours – Katharine McEwen – Circonflexe

Katharine McEwen - Les quatres saisons d'un ours.

Un texte simple et chaleureux pour découvrir le cycle de vie d’un ours au fil des saisons.

Retrouvez l’avis de Bouma.

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Premier matin – Fleur Oury – Les fourmis rouges

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Pas toujours facile le premier trajet vers l’école. Mais avec de l’attention et de l’empathie, tout se passe bien.

Retrouvez les avis de Chlop et Bouma.

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Lièvre et ours sous la neige – Emily Gravett – Kaléidoscope

Emily Gravett - Lièvre et ours sous la neige.

Une belle journée neigeuse, voilà de quoi faire la joie des deux compères. Mais alors que Lièvre semble se régaler, Ours, lui n’a pas l’air ravi ravi.

Retrouvez les avis de Chlop et Bouma.

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La pomme rouge – Kazuo Iwamura – L’école des loisirs

Kazuo Iwamura - La pomme rouge.

Une histoire de gourmandise en randonnée dans la quelle une fillette, un ours, un écureuil et un lapin dévalent la colline à la poursuite d’une pomme qui roule, roule devant eux.

Retrouvez les avis de Chlop et Sophie.

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Un conte de Petit Ours – Anthony Browne – Kaléidoscope

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Petit Ours, serin, se promène dans l’univers des contes. Armé de son crayon magique et d’une belle imagination, il va à la rencontres des personnages emblématiques des histoires pour enfants.

Retrouvez les avis de Chlop et Bouma.

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Bjorn : 6 histoires d’ours – Delphine Perret – Les fourmis rouges

Delphine Perret - Björn - Six histoires d'ours.

Un peu poète, un peu philosophe, Björn vous invite à la sobriété heureuse. Six aventures pleines d’humour et de bon sens dans la vie de Björn et ses copains de la forêt. Un chef d’œuvre, en toute simplicité !

Retrouvez les avis de Céline du Tiroir et Pépita.

Björn et le vaste monde – Delphine Perret – Les fourmis rouges

Delphine Perret - Björn et le vaste monde.

Pour notre plus grand plaisir, revoilà Björn le bienheureux, dans de nouvelles aventures. Cueillir les plaisirs simples de la vie, telle est la philosophie de Björn, à laquelle on souscrit !

Retrouvez les avis de Céline du Tiroir et Pépita.

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Mathilde et l’ours – Jan Ormerod et Freya Blackwood – Officina libraria

Jan Ormerod - Mathilde et l'ours.

Voilà un ours sacrément bien léché. Tendre, prévenant, raisonnable. Avec même un petit côté fée du logis. Un ours comme ça, on en voudrait un chez soi, et nous voilà donc un peu jaloux de cette coquine de Mathilde…

Retrouvez l’avis de Céline du Tiroir.

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Un ours, of course – Alice Zeniter, Lawrence Williams et Julie Colombet – Actes sud junior

Alice Zeniter et Lawrence Williams - Un ours, of course !. 1 CD audio

Si vous croyez que c’est facile, aussi, d’être un ours, une terreur des forêt… Venez donc écouter ce conte sacrément rigolo sur un ours en quête d’identité et de l’ourse sœur. Un régal délicieusement mis en musique et en dessins.

Retrouvez l’avis de Céline du Tiroir.

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Pendant qu’il dort – Iyano Imai – Mijade

Ayano Imai - Pendant qu'il dort....

Un ours avec un chapeau quelque peu envahi par des oiseaux : il pense être heureux quand ils partent enfin mais finalement c’était sympa d’être plusieurs.

Retrouvez l’avis de Céline du Tiroir.

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Je veux mon chapeau – Jon Klassen – Milan

Jon Klassen - Je veux mon chapeau.

Une histoire absurde d’un ours qui cherche son objet fétiche.

Retrouvez l’avis de Céline du Tiroir.

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Comment ne pas se faire manger par les ours – Michelle Robinson et David Roberts – Scholastic

http://mireillebertrand.com/wp-content/uploads/2016/05/C1_Comment-ne-pas-se-faire-manger-par-les-ours.jpg

Une histoire drôle sous la forme d’un manuel de survie. Nos petits explorateurs ont toujours de bonnes idées pour s’extirper de toutes les situations !

Retrouvez l’avis de Aurélie.

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Lili et l’ours – Raymond Briggs – Grasset jeunesse

Raymond Briggs - Lili et l'ours.

Un beau conte d’hiver, où toute la féérie de l’enfance nous transporte avec Lili dans cette étonnante aventure, entre le rêve et la magie… et pourtant si réelle. Un grand album magnifique.

Retrouvez l’avis de Céline du Tiroir.

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Coups de Coeur de décembre 2017

Clôturer une année en beauté avant de démarrer les piles de livres qui se sont amoncelées , voici les derniers coups de cœur de l’année passée !

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Pour Alice , sans nul doute, c’est le destin extraordinaire de 3 jeunes filles dans une Europe en pleine construction qui a retenu toute son attention. Un roman remarquable et indispensable !

Trois filles en colère, Isabelle Pandazopoulos. Gallimard, 2017

Retrouvez son avis complet

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Chez Céline du Tiroir, c’est la l’œuvre posthume et inachevée du grand Jirô Taniguchi qui a illuminé les lectures de décembre. Des illustrations d’une beauté extraordinaire, une ode puissante à la nature… et à un certain grand arbre !

La Forêt Millénaire, Jirô Taniguchi. Rue de Sèvres, 2017

La chronique ici

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Aurélie s’est mise dans sa bulle pendant 48H et a dévoré un roman ado à huis clos sur les liens familiaux qui nous tient en haleine.

L’aube sera grandiose, Anne-Laure Bondoux. Gallimard, 2017

Retrouvez sa chronique ici.

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Sophie quant à elle a aimé la petite touche scientifique de cet album sur le cycle de la vie, raconté avec humour en plus !

D’une petite mouche bleue, Mathias Friman. Les fourmis rouge, 2017

Son avis ici.

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Chloé s’est laissée séduire par les petits Marsus, revisités avec talent par Benjamin Chaud, avec un humour que ne renierait pas Franquin.

L’école des Petits Marsus, Benjamin Chaud, Little Urban

Retrouvez la chronique complète ici.

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Pépita a succombé au charme fou et au rythme absolument jubilatoire du 1er roman des bébés qui ne vont pas se priver d’apprécier.

Caché !, Corinne Dreyfuss, Thierry Magnier

La chronique ici.

 

Une bien belle façon de finir l’année !