demander l’impossible.com

C’était il y a une éternité, c’est l’impression que j’ai, là tout de suite maintenant. C’était peu avant mon anniversaire. Alors vous comprendrez que recevoir un colis plein de livres fut un délice. Nous avions décidé de nous envoyer des paquets. C’était en février à l’Ombre du grand arbre. Bouma avait parlé de ce qu’elle avait reçu, ICI. Moi aussi j’avais ouvert mon paquet sous vos yeux,.

Bouma voulait avoir mon avis sur demanderl’impossible.com d’Irène Cohen-Janca, car le sien était mitigé… Je ne sais pas si je fus d’une grande aide. Ah si, peut être pour l’embrouiller encore plus.

« Soyez réalistes, demander l’impossible ! »
Ce slogan, Antonin le connaît bien, son tonton Max qui a fait Mai-68 lui a assez répété.
Désirer l’impossible avec sa petite copine Léa pour qu’elle ne le largue pas trop vite.
Ne désespérer de rien, surtout pas de la vie de la famille qui prend un tour plutôt déprimant depuis que sa sœur a pété les plombs.
Rechercher ce qu’on a de commun avec le clochard d’en bas.
Demander l’impossible : Antonin lancerait bien ce mot d’ordre sur les réseaux.
Alors, dans la nuit éclairée de nos écrans, dans notre solitude partagée, on se mobiliserait pour construire un monde moins nul où le seul objectif à atteindre, ce serait notre rêve.
Le rêve de chacun. Parce que personne n’a le même rêve… [4ème de couv.]

Voici notre discussion autour de ce livre…
Contexte :  Vous venez de vous asseoir à l’ombre du grand arbre. Nous sommes déjà en train de papoter. Il y a des tasses de thé fumant et quelques berlingots posés à côté. Vous en chipez un, comme ça en passant.

Kik (elle a les sourcils froncés. Elle cherche ses mots. Elle agite les mains. C’est ce qu’elle fait à chaque fois, qu’elle cherche ses mots)
… Sinon pour demanderlimpossible.com j’ai eu du mal avec le style de l’écriture, ou plutôt non… Je ne sais pas trop… La manière dont s’exprime l’adolescent. Le choix du vocabulaire pour parler du SDF en bas de chez lui… Il semblait parfois un peu « con » sur les bords, et pourtant il avait des réflexions poussées sur la société , les relations humaines.
Je ne sais pas si je suis très claire.
(moment de réflexion…)
J’ai été intéressée par ce personnage sans vraiment l’apprécier. À la fin, cette histoire de rêve avec le fils du SDF qui sort de nulle part, alors que juste avant il dénigrait ce tas sans vie contre le mur, qui puait horriblement…
Étrange sensation à la fin de ma lecture.

Bouma (Elle sort un magazine de son sac posé à côté d’elle)
J’avais lu un super article dans Je Bouquine qui insistait surtout sur les changements à l’adolescence, les transformations du frère et de la sœur avec chacun des obsessions (le clodo et la bouffe).
J’ai aimé toute la partie sur les troubles alimentaires de la jeune femme, la psychologie des parents face à ça m’a paru réaliste.
Par contre je n’ai pas du tout compris l’intérêt de la partie avec le clodo. L’écriture ne m’a pas gêné, je l’ai trouvé plutôt agréable, le vocabulaire est parfois assez poussé mais certains ados sont comme ça…
C’est plus la thématique que je n’ai pas comprise.

Et dans le détail, ça donne quoi…

Bouma : Avais-tu déjà entendu parler du roman Demander l’impossible.com avant que je te l’envoie ? Quelles idées t’en faisais-tu d’après le titre et la quatrième de couverture ?

Kik : La couleur verte de ce roman avait attiré mon regard. Je n’avais pas lu le quatrième de couverture. Je ne les lis plus. Il y avait quelque chose dans la photo de couple qui ne me poussait pas à acheter le livre. Je n’avais pas envie d’une histoire d’amour. Mais j’aimais le vert, et le titre aussi. Mon côté geek voulait savoir à quoi faisait référence le *.com. Je ne l’ai toujours pas acheté. C’était en novembre à Montreuil. J’y ai repensé. Je l’ai oublié. Puis en janvier, je suis allée à Nantes au comité de lecture de l’association Nantes Livres Jeunes, dont je fais partie. Il était là. Je pouvais le lire sans l’acheter. Je ne prenais pas un grand risque. Je l’ai mis dans mon sac. Je l’ai posé sur mon bureau. Puis je l’ai laissé là plusieurs semaines, car je suis partie en vacances sans lui. À mon retour j’avais mon propre exemplaire. Tu me l’avais offert. Je l’ai lu la semaine de mon retour !

Bouma : En ce qui me concerne, c’est une critique de ce roman dans le Je Bouquine de Novembre 2012 qui m’a donné envie de le lire. Voilà ce qu’elle disait :

Espèce de normopathe !
Voilà ce qu’on dit d’une personne « accro » à la norme sociale. Ce reproche, Emma le jette au visage de ses parents ; cette élève modèle se bat avec l’anorexie. Son frère, Antonin, qui raconte l’histoire, trouve la vie absurde… Chacun a leur manière, Emma et Antonin posent une seule et même question : comment trouver sa place dans la vie adulte ? Bouleversant.

Avec le recul suite à ma lecture, je suis assez d’accord avec les thèmes sous entendus par cette critique. Pourtant, je ne l’ai pas du tout trouvée bouleversante. Au contraire, j’ai eu du mal à m’attacher au personnage d’Antonin et à sa fascination pour le clochard vivant devant son immeuble. Emma, elle, m’a parue plus crédible dans sa volonté de contrôle absolu, y compris sur son corps. Quand à leurs parents, voici encore des adultes dépassés par les évènements. Ils ferment les yeux.

Et toi que penses-tu de cette critique de Je Bouquine ? Es-tu d’accord avec eux, avec moi ? Quels regards porte-tu sur la situation de ces adolescents ?

Kik : J’ai bien aimé le passage dont parle cette critique. La confrontation d’Emma et de ses parents est dure, mais tellement plausible dans la période de l’adolescence, pleine de questionnements sur soi-même. En jetant cette insulte, « Normopathes » à ses parents, Emma reproche leur petite vie étriquée, alors qu’elle même essaye de tout maitriser, et de rentrer dans certaines normes.
Les liens entre le frère et la sœur m’ont intéressée, et plu. La distance et la confrontation, mais aussi l’inquiétude du frère lorsqu’il sent que sa sœur ne va pas bien.
Par contre l’effacement de la mère, extrême je trouve, m’a dérangé.
Comme toi, je n’ai pas trouvé ce roman « Bouleversant ». Je n’ai pas accroché à la relation avec le SDF. Je n’ai pas cru à l’histoire d’amour.
On a l’impression que l’auteur voulait aborder plusieurs sujets mais sans se centrer véritablement sur un en particulier.

Quelques heures plus tard
Kik : On n’en a pas encore parlé, mais je ne comprends pas la place de l’oncle, qui est nostalgique de mai 68. On ne sait pas trop ce qui s’est passé avant, dans leur jeunesse. Il est là, on reparle souvent de lui, mais on n’en sait pas non plus suffisamment pour s’intéresser. C’est comme pour le SDF.
Parfois on a l’impression que cet oncle est risible, voire même ridicule, puis à d’autres moments, il prend une plus grande importance, et devient une source de conseils.

Bouma : Cet oncle m’est apparu comme un personnage secondaire en bonne et du forme, un adulte sur qui compter quand on n’a pas envie de parler avec ses parents (ce qu’Antonin va d’ailleurs faire). Voilà pour la forme, après pour le fond de ce personnage, mai 68 fut un tournant important dans la vie de beaucoup de monde, une idéologie parfois difficile à concilier avec la société actuelle. Peut-être est-ce ce qu’a voulu évoquer Irène Cohen-Janca. Comme toi, j’ai trouvé qu’elle explorait beaucoup de thématiques (anorexie, SDF, amour, adolescence, relations familiales difficiles, historique…) et aurais préféré qu’elle resserre son texte sur deux ou trois.

Kik : Au comité de lecture de Nantes Livres Jeunes, j’ai parlé ce livre. Une bibliothécaire m’a dit qu’une lectrice de 14 ans avait adoré ce livre. Elle a été surprise de ce que je lui disais sur les différentes « histoires » ou problématiques mêlées entre elles. De son côté l’adolescente n’avait focalisé sa description du roman, que sur l’histoire d’amour.
Je ne sais plus trop quoi penser de ce roman.
Je pense que je vais le relire. Il m’interpelle. Je n’ai pas tout aimé lorsque je l’ai lu, mais j’ai envie de le relire, pour…. je ne sais pas pour quoi au juste.

Qu’en penses tu de ton côté ?

Bouma  : Je trouve ça intéressant de voir que finalement on ne retient pas la même chose d’une histoire. Si je devais citer UN SEUL sujet fort dans ce livre, ce serait l’anorexie et les relations familiales qui en découlent (bon finalement ça fait deux ;-) ).

On parle du fond de l’histoire depuis le début. As-tu une ou des remarques à faire sur la forme de ce roman ? Le style de l’auteur ?

Kik : Je n’ai pas spécialement aimé le style de l’auteur. Il a été difficile pour moi d’apprécier la manière dont s’exprime le narrateur. Mais toutes les reflexions mises en avant me poussent à me remettre en question sur ce roman. Une relecture est nécessaire .

Après relecture…
Kik : J’ai repris le roman demanderl’impossible.com pour essayer de comprendre ce qui ne me plaisait pas, ce qui me laissait ce sentiment négatif à la fin de la lecture.
La première page m’avait plu, et elle me plait toujours. C’est le matin, Antonin est en retard pour aller au lycée, il s’énerve contre sa mère, qui avance les horloges pour se donner l’impression que l’on est à l’heure. Lui est très souvent en retard.
J’étais déterminée après ce nouveau commencement du bon pied, à aller jusqu’au bout. Mais il ne fallut pas attendre longtemps, pour que les impressions négatives réapparaissent.
Il faut 2 chapitres, soit 15 pages à Antonin pour mettre son bol dans l’évier et se rendre en cours. Il est vrai que l’on parle d’un début de roman, il est nécessaire de planter le décor, de présenter les personnages, certes… mais sur ces 15 pages, Antonin a le temps de parler de ses problèmes avec les filles, de Mai 68 et de son oncle, de sa soeur qui réussit tout, et de faire des réflexions (que je trouve désobligeantes) au sujet du SDF qui dort en bas de chez lui.
Trop de choses, trop mélangées, trop…
Voilà pour le premier point, ensuite, j’ai été (de nouveau) choquée par les mots utilisés pour décrire le SDF, ou plutôt les SDF dans leur ensemble:

J’examine un peu plus attentivement l’empaquetage au regard vivant. Il dort. J’en profite. Et je découvre un SDF pas tout à fait comme les autres. Pas de bouteille de vin en plastoc qui traîne autour de lui, ni de mégots pourris ramassés sur le trottoir. Pas de copain non plus pour l’accompagner dans sa traversée immobile. (pages 24-25)
Depuis des semaines qu’il occupe le trottoir comme une sinistre installation d’art contemporain, comme une statue dont seuls les yeux vivraient, j’ai oublié qu’il pouvait avoir une voix. (page 29)
J’engouffre tout ce qu’il est possible d’entasser dans cet estomac incroyablement extensible, avec une petite pensée pour l’autre, en bas sur le trottoir, qui ne possède pas plus de claf que de frigo. Et quand je jette à la poubelle tout ce que j’ai entamé sans pouvoir en venir à bout, je pense encore que son frigo, c’est notre poubelle. (page 22, lorsqu’ Antonin goûte en rentrant de cours)

Si on se rend compte que c’est du gaspillage, on ne le fait pas, non ? Et cette image, ne colle pas à celle du frère qui s’inquiète pour sa soeur ensuite. Le personnage d’Antonin m’horripile. Je ne sais pas comment réellement l’expliquer en plus de ces exemples.
Je le trouve incohérent. C’est peut être l’intention de l’auteur de choquer.
Il parle de manière impolie des SDF mais après il s’intéresse à l’homme en bas de chez lui, il l’épie, n’ose pas lui adresser la parole et après imagine ce rêve étrange pour que comme ça d’un coup le SDF mette fin à sa vie errante.

Je n’ai pas aimé non plus, la fin du roman avec ce chapitre « neuf ans plus tard ». Antonin médecin au service des autres.

En résumé: Il m’énerve. Il m’énerve. Il m’énerve.
Je ne peux pas dire que ce roman est mauvais. Il est bien écrit, mais je n’ai pas aimé le personnage, je ne me suis pas du tout attachée à lui, ou à son histoire (que ce soit sa relation, avec Léa, son oncle, ses parents, le SDF. Un peu plus avec sa soeur, mais pas plus que ça non plus).
Voilà !

Quelles sont tes dernières réflexions ?

Bouma : Je comprends ce qui t’horripile chez Antonin, notamment quand je vois les citations que tu as extraites du texte. Pourtant moi je l’ai trouvé intéressant comme personnage, avec une certaine autodérision et surtout changeant comme peut l’être l’époque adolescente. Je crois que je n’ai pas compris cette lecture, ni où l’auteur voulait nous emmener. J’espérais que cette échange avec toi puisse m’éclairer mais je crois que je me pose encore plus de question.

Kik et Bouma finissent de siroter leurs tasses de thé, en silence, en pleine réflexion. Un livre qui dérange, ça interpelle et ça intéresse, peut être plus qu’un coup de coeur unanime.

Pour finir voici l’avis de Bouma de manière plus détaillée, ainsi que celui  d’Alice, qui bouquine avec nous à l’ombre du grand arbre. En ce qui me concerne, je n’ai pas réussi à écrire un réel avis. Je suis restée là à regarder ce roman.

Ce livre était arrivé chez moi par la Poste. Bouma voulait partager sa lecture avec moi. Pour qu’il soit lu par d’autres, je l’ai libéré sur un banc public dans Rennes. (C’est un peu une Kik’s Touch, la libération de livres!) Dedans j’ai laissé un message particulier. J’espère avoir un autre avis, pour mieux comprendre… ou pas.

    

Amour & différence: l’homosexualité

Je vis dans un monde étonnant. Un monde étonnant parce qu’il est mystérieux. Un monde étonnant parce qu’il a su se développer plus qu’on aurait jamais pu l’imaginer. Un monde étonnant, parce qu’il fait peur…

Du haut de mes 16 ans, j’ose croire que vie est incertitude. Qu’avenir est bonheur. Que passé est beauté. Mais du haut de mes 16 ans, j’ai peur, aussi. Je vois un monde déchiré entre beauté, force, union, et conflits, haine, intolérance. Comment se trouver sans se perdre ? Comment se chercher sans trouver le rejet ? Comment … si différence est synonyme de solitude ?

Nous sommes libres, nous sommes égaux, nous sommes frères. Mais nous sommes différents. Nous sommes libres. Nous sommes nous alors ne cherchez pas à ce que nous soyons vous.

C’est dans ce contexte, dans ces temps où ce thème est plus que jamais présent, que se place cette sélection. C’est en ce sens que se tournent les auteurs. C’est ce que cherchent les personnages de ces ouvrages : eux. C’est ce que cherchent les auteurs : répondre à des questions. Parler. S’exprimer. Parce que nous sommes libres. Libres d’être nous, libres d’aimer qui on veut, libres d’être hétéro, homo, bi.

Coup de projecteur sur ces lectures qui nous ont marqués. Sur ces lectures qui vous marqueront peut-être.

Pour les enfants

A partir de 5 – 6 ans

Sophie vous propose … Tango a deux papas et pourquoi pas ?  de Béatrice Boutignon – éditions Le Baron Perché:

Au zoo, Marco remarque deux pingouins qui ne se quittent pas. Il observera ces deux mâles prendre soin de l’œuf qu’on leur a confié comme tous les autres couples savent le faire.
Cet album nous livre une adorable histoire autour de l’homoparentalité.

Pépita vous propose … Papa, c’est quoi un homme haut sékçuel ? Anna Boulanger.- Zoom éditions, Collection Gros béguin :

Et si on commençait par le début ? Tinig, un petit garçon, se pose bien des questions… Son papa est bien spécial, on l’affuble de bien de drôles de noms. Un album qui date de 2007 et qui a le mérite de poser la question à hauteur d’enfant et avec beaucoup de simplicité.

Jeunesse

A partir de 11 ans

img313Céline vous propose … Arc-en-cielles de Nina EMISSON, éditions Edilivre, coll. classique :

Pour Elliott, 12 ans, c’est la rentrée en 1ère année du secondaire. Même si ça lui « fout un peu les jetons », il se rassure en se disant qu’il n’est pas seul : Arthur, son meilleur ami, est dans la même classe que lui. Les choses se corsent pourtant lorsqu’il est pris à parti par les caïds de l’école qui le traitent de pédé. Pas évident, dans ces circonstances, d’avouer que sa mère, veuve, s’est remariée avec… une femme.
Avec des mots simples et beaucoup de pudeur, l’auteure réussit à propager son message d’amour et de tolérance. Ce titre s’adresse directement aux jeunes d’aujourd’hui mais doit également interpeller toutes les personnes qui ont un rôle d’éducation à jouer.

Pour les adolescents

A partir de 13 – 14 ans

Sophie vous propose … Frangine de Marion Brunet – éditions Sarbacane, coll. Exprim’ :

Une histoire de famille pas encore comme les autres. Des jeunes qui jugent, qui insultent. Une adolescente qui doit assumer sa famille homoparentale là où elle n’est pas encore reconnue comme telle.
Ce roman est une très jolie leçon de vie. Ce combat d’une famille soudée pour leur droit à la différence montre que ça vaut le coup de faire évoluer nos mentalités sur l’homoparentalité.

Pépita vous propose … Le faire ou mourir de Claire-Lise Marguier.-Editions du Rouergue, collection DoAdo :

Un roman bouleversant (et le mot n’est pas assez fort) sur le mal-être incommensurable et incompris de Damien, dit Dam. Une lecture qui vous poursuit longtemps et qui traduit remarquablement les contradictions de la crise identitaire propre à l’adolescence. Âmes sensibles s’abstenir.

Pépita vous propose … A copier cent fois d’Antoine Dole.-Editions Sarbacane, coll. Mini-romans :

Un garçon de 13 ans, dont on ne connait pas le nom, est le souffre-douleur des caïds de sa classe qui le traitent de « pédé ». A cela s’ajoute la pression de son père : « Il faut être un homme mon fils ». Un court roman coup de poing sur un cri silencieux et lourd. Quand il sortira enfin, sera-t-il trop tard ?

Collectif - Will & WillNathan vous propose … Will & Will de David Levithan et John Green – éditions Gallimard Jeunesse, coll. Scripto :

 Will & Will est un roman pour aborder l’homosexualité en toute légèreté ! Humour, rire, cynisme, dérision … vous allez rire et sourire ! Mais ces deux grands auteurs s’associent aussi pour créer un roman véritablement touchant et très juste. Une belle histoire sur la recherche de soi, de sa sexualité, de l’amour.

Drawoua vous propose … La Déclaration d’anniversaire d’Eléonore Cannone, Editions Océan, coll. ados :

 La déclaration d’anniversaire est une vraie déclaration d’envie, de souhait, de devenir. La déclaration d’anniversaire n’est pas un livre sur l’homosexualité. La déclaration d’anniversaire est celle d’Aurélien qui va souffler ce soir là sa dix-septième bougie avec toute sa famille. Il a quelque chose de très important à leur annoncer. Pas ce que l’on pourrait croire. Par contre si j’ai choisi d’intégrer ce roman pour ados à cette sélection, c’est qu’elle traite en filigrane du sujet qui réunit les livres que nous vous proposons. Aurélien aura quelque chose à dire à ses parents, à ses deux mamans.

Bouma vous propose … Boys don’t cry de Malorie Blackman – éditions Milan jeunesse, coll. Macadam :

 Adam, cadet de cette famille d’hommes, aimerait que son frère et son père ouvrent les yeux sur la réalité de sa vie. Car même s’il assume sa sexualité, le quotidien est loin d’être facile, surtout quand les préjugés ont la vie dure.
Une fois de plus, Malorie Blackman signe un texte fort, vibrant et dépeint avec douleur les affronts et blessures dont les jeunes homosexuels sont victimes.

 sur-les-quaisCarole vous propose … Sur les quais d’Ingrid Chabbert et Anne Loyer – éditions Les Lucioles

 Un roman écrit à 4 mains, 2 jeunes filles Jeanne et Lisbeth, une amitié immuable qui peu à peu se transforme en Amour.
 » Pourquoi faut-il mettre des mots sur ce qui nous semble aller de soi ?  » se demande Jeanne…tout est dit dans la douceur.

Collectif - Rouge TagadaNathan vous propose … Rouge Tagada de Charlotte Bousquet et Stéphanie Rubini – éditions Gulf Stream (BD) :

 Le texte délicieusement poétique de Charlotte Bousquet les dessins doux et sucrés de Stéphanie Rubini permettent au lecteur une lecture douce, sincère, touchante et qui met le baume au coeur : un tandem réussi !

 Aussi chez BoumaCaroleKik – et en janvier, il était déjà A l’ombre du grand arbre !

Alice vous propose … Qui suis-je ? de Thomas Gornet – éditions L’école des loisirs, coll. Medium :

Sans fioriture, l’auteur évoque l’homosexualité naissante d’un jeune ado et son désarroi face aux premiers émois. Découverte de sa différence, chute des notes scolaires, perte de repères, incompréhension de ses plus proches amis, insultes homophobes dans les vestiaires du gymnase… tout y est raconté dans la plus juste simplicité.

Un roman sans prétention, mais d’utilité publique !

Alice vous propose … Princesse aime princesse de Lisa Mandel – éditions Gallimard Jeunesse, coll. Bayou :

Un récit particulier, mêlant codes des contes de fées, personnages déjantés et délire futuriste complétement décalé.

Un conte un brin cruel, parfois effrayant, porteur de réflexion sur l’éveil au sentiment amoureux.

Alice vous propose … 50 minutes avec toi de Cathy Ytak – éditions Actes sud Junior :

 Un court monologue de 76 pages. La voix d’un adolescent à un moment critique de son existence. Un récit fort et poignant, où Cathy Ytak va a l’essentiel. (…)

Un roman parfaitement maitrisé qui se lit d’un seul souffle.

D’autres livres sur l’homosexualité chez … PépitaNathan

Concours spécial anniversaire

Pour fêter dignement le premier anniversaire d’À l’ombre du grand arbre, nous vous proposons un petit jeu pour tenter de gagner un des huit livres proposés.
Nous vous rappelons également que nous vous avons concocté, spécialement pour l’occasion, une sélection sur les arbres ICI et un petit article « nature » sur nos arbres favoris.

Comment participer ?

C’est tout simple, il suffit de nous écrire une petite phrase avec les initiales ALODGA que vous postez en commentaire de ce billet. À cela, ajoutez les deux livres que vous préféreriez gagner et le tour est joué !

Vous pouvez participer jusqu’au 23 mai compris. Seuls les habitants de France métropolitaine seront acceptés. Les gagnants seront tirés au sort et les résultats seront annoncés sur le blog le 31 mai.

Que gagne-t-on ? Des livres bien-sûr, mais lesquels ?


Le rêve de l’arbre
Maureen Dor et Olivier Nomblot
Éditions Clochette

3 exemplaires offerts par les éditions Clochette

 


L’homme qui plantait des arbres
Jean Giono et Joëlle Jolivet
Gallimard jeunesse

1 exemplaire offert par Gallimard jeunesse
+ 1 sachet de graines

 


Mon arbre

Ilya Green
Didier jeunesse

1 exemplaire offert par Didier jeunesse

 

 


Comptines pour chanter en anglais

Cécile Hudrisier
Didier jeunesse

1 exemplaire offert par Didier jeunesse

 


Les deux vieux et l’arbre de la vie
Patrick Fischmann et Martine Bourre
Didier jeunesse

1 exemplaire offert par Bouma avec la participation de Didier jeunesse

 


Forêt Wood
Olivier Douzou et José Parrondo
Le Rouergue

1 exemplaire offert par Le Rouergue

 

 

Et maintenant, à vous de jouer…

Nos arbres préférés

« J’aime appuyer ma main sur le tronc d’un arbre devant lequel je passe, non pour m’assurer de l’existence de l’arbre – dont je ne doute pas – mais de la mienne ».  (Christian Bobin).

photo

Photo de Pépita

On a tous un arbre préféré : soit il évoque un souvenir d’enfance, soit il rappelle  une émotion, soit c’est une rencontre faite au détour d’un chemin, ou au cours de vacances, soit l’un d’entre eux est devenu un confident au fil du temps…

Les arbres sont comme des socles dans la vie de chacun. La sélection de livres jeunesse présentée hier autour de cette thématique montre combien les arbres nous inspirent.

A l’occasion du premier anniversaire du blog, l’envie est venue de révéler cette petite part d’intime car on a tous au fond de soi un arbre qui nous appartient…

Voici un petit tour d’horizon de « nos » arbres :

Pour Céline – Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait LIVREsse : Mon arbre préféré est « Monsieur le Chêne » comme l’ont appelé mes filles (Eh ! oui ! Il y a du Chantal Goya là-dessous !), un arbre centenaire qui trônait majestueux au cœur du jardin de mes grands-parents. Il a été le témoin privilégié de mes jeux, de mes premiers chagrins d’amour, de mes lectures d’adolescente, de mes rêves, de l’élargissement de la famille aussi… Les circonstances de la vie ont fait que cet arbre ne nous « appartient » plus désormais mais sa FORCE EST TOUJOURS AVEC NOUS !

OLYMPUS DIGITAL CAMERAPour Pépita-Méli-Mélo de livres : Mon arbre vraiment préféré, c’est l’olivier : sa silhouette robuste et noueuse évoque la chaleur et le chant des cigales. Symbole de paix, c’est un arbre dont les feuilles scintillent. C’est un arbre généreux : olives et huile, bénéfiques pour la santé. Et un arbre économe : sol aride et très peu d’eau. Il évoque aussi pour moi de belles vacances au soleil reposantes. J’espère pouvoir en planter un bientôt.

Pour AliceArbre voyageur-A lire aux pays des merveilles : C’est en posant mes valises sur l’Ile de la Réunion, que j’ai découvert « L’arbre du voyageur ». De part sa taille et sa forme, il se repère de loin. Imaginez un palmier aplati, d’un aspect très décoratif dont le tronc imposant est surmonté d’un éventail ouvert qui s’étire vers le ciel. Une sorte de flabellum géant, dont le vent bruisse dans la couronne de verdure au chant des alizées qui balayent l’île. Telle une huppe, sa tête émerge derrière une case créole et le soleil luit sur ses palmes symétriques parfaitement imbriquées les unes dans les autres. C’est un trésor inestimable pour tout voyageur des régions tropicales qui trouvera entre ses feuilles l’eau prisonnière de réservoirs naturels.
Arbre du globe trotteur, il m’accompagne souvent dans mon âme pleine de rêve, et je parcours avec lui des kilomètres de monde intemporel.

saulePour Sophie-La littérature jeunesse de Judith et Sophie : Le saule pleureur porte ce nom pour ces longues branches qui retombent vers le sol. Malgré ce nom, pour moi cet arbre ne représente pas la tristesse mais le bonheur des souvenirs de mon enfance. Je me souviens de celui qui était chez mes parents et sous lequel j’appréciais de m’installer pour lire. Les chaudes journées d’été, son ombre imposante était un oasis de bien-être. Je me souviens lui avoir volé quelques feuilles pour les donner à grignoter à mon cochon d’Inde.J’aime la splendeur de cet arbre aux allures si douces en même temps. C’est un arbre que je regarde toujours avec nostalgie en attendant d’avoir un chez moi où en planter un.

Pour Carole-toiles : Quand je songe à mon arbre IMG_1847préféré, je pars forcément au soleil, en vacances, dans mes souvenirs de très beaux moments avec des gens que j’aime. Il s’agit du palmier ! Symbole de chaleur, de plage, de vent qui souffle dans ses palmes. Il en existe plus de 2600 espèces aux noms plus exotiques les uns que les autres. Comme lui je supporte mal les hivers rigoureux, et je m’épanouis dans un climat chaud et sec ! Le palmier dattier me rappelle mes voyages en Afrique et au Maghreb, et le palmier méditerranéen mes séjours dans ce Sud que j’aime tant. Ceux-ci viennent de Martinique, il y a 2 ans, sur la plage de sable noir de Anse Couleuvre. Magique !

Pour Zaxmastree(1)-Le cabas de Za : Mon arbre favori est vert toute l’année, c’est un arbre d’intérieur auquel je suis très attachée. Il se plait l’hiver, lorsque les températures baissent et que les jours raccourcissent car il est le seul arbre du monde dont les fruits s’illuminent à la nuit tombée. On lui a d’ailleurs donné le nom du jour précis où il produit ses plus beaux fruits. C’est l’arbre de Noël.

 

Pour Kik - Les Lectures de Kik : Pour moi, cet arbre, c’est en premier un nom étrange. Un mot qui chante dans la bouche de mon père, lorsqu’il annonce fièrement, qu’un arbre de cet espèce trône désormais dans notre jardin. Je lui ai fait répété plusieurs fois. Pour moi, cet arbre, c’est aussi une photo que mon frère a ramené de Chine. Une feuille posée sur le goudron. Un morceau de vert qui semble se gondoler au soleil.
Pour moi, l’Arbre, celui que l’on observe patiemment prendre son ampleur pendant des années, c’est le Ginkgo Biloba.

arbres a contesPour Bouma-Un petit bout de (bib)liothèque : Il est des graines qui germent quelque soit le sol et j’ai toujours été émerveillée de voir les trottoirs de béton craquelés, soulevés par les racines de ces arbres, moi qui ait été élevée dans la banlieue parisienne. Plus que les feuilles, c’est le tronc, solide, insubmersible et pérenne qui me vient à l’esprit quand je dois représenter un arbre. D’ailleurs, comme vous le montre ma réalisation, je ne représente que lui. Ici, il est le point de départ à toutes les histoires : l’imagination…

bouleaux 1Pour Dorot-Les livres de Dorot : Le bouleau est un arbre que j’affectionne particulièrement…Pourquoi? Je ne sais pas trop. Il est beau, gracieux, semble délicat et fragile, et pourtant…
Mon affection pour cet arbre vient peut être de ma lecture préféré, oh, il y a longtemps, quand j’étais une ado. Anne, de la saga « Anne, la maison aux pignons verts », romantique, rêveuse, les aimait beaucoup . Je me suis mise à mon tour d’imaginer des personnages féeriques, emprisonnés sous cette forme éthérée.
Depuis, je les regarde comme les amis, pleins de beauté et des mystères…

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Pour Drawoua-Maman Baobab : Il n’y a pas photo. Et pourtant j’en fais beaucoup. Mais je n’ai pas de photo de cet arbre-là. Mais d’un tronc un peu abîmé et robuste malgré tout, d’une petite main qui se pose délicatement pour l’apaiser. Oui. La voici. C’est mon image à moi du baobab. Le baobab, c’est aussi le nom que j’ai choisi pour mon blog, alors inévitablement s’il me faut vous parler d’un arbre c’est celui-ci. Un arbre qui est plus relié pour moi à un tronc fort et puissant, solide et indétrônable, indéracinable, devrais-je dire. Plus qu’à l’univers tropical qu’il peut connoter. Un tronc indéfinissable. Et des branches, multiples, multiformes, tortueuses, accidentées parfois, mais toujours là, vives, denses, offrant des fruits. Et ces animaux qui y vivent, qui y jouent, qui y mangent. Le baobab c’est l’arbre de la vie. Tortueuse, accidentée parfois, multiforme, solide, enracinée, comme doit l’être la maman que je suis devenue, celle dont les enfants n’ont plus de papa, le baobab c’est la vie, c’est mon avis.

Pour Nathan-Le cahier de lecture de Nathan : J’adhère à l’été de l’olivier, au voyage choisi par Céline, au paradis d’un palmier, à la beauté de la photo offerte par Kik, l’imagination louée par Bouma, la fragilité du bouleau et la force du baobab… j’adhère à la beauté du saule pleureur, à la nostalgie de l’arbre de Noël … au chêne car c’est là que vit Tobie.
Mais je décide de ne pas choisir un arbre en particulier. Mais l’Arbre.
L’Arbre: force, beauté, fragilité, vulnérabilité, victime. L’Arbre déchiré par l’Homme. L’Arbre qui existe depuis la nuit des temps et fournit émerveillement, inspiration, vie.
L’Arbre. Notre Arbre. Sous lequel nous aimons lire et parler, bouquiner et discuter, nous réunir, prendre du bon temps. Sous lequel nous sommes, sous lequel vous nous lisez.
L’Arbre, cet arbre, que j’ai pris en photo dans un parc en Irlande. Cet arbre qui m’a émerveillé.
Cet arbre grand, noueux, superbe.
Et c’est là que j’ai lu un peu, allongé sur un banc : A l’ombre du grand arbre.

Photo par Nathan

 

Et vous, quel est votre arbre préféré ?

L’anniversaire continue !

Demain, jour anniversaire du blog, rendez-vous vous est donné pour gagner de magnifiques livres sur le thème…de l’arbre…

A vous de jouer !

A l’ombre du grand arbre et ses quatre saisons, d’autres arbres…

Avec les premiers jours d’un nouveau printemps, notre grand arbre bourgeonne de mille idées… 

Pour preuve, pour son premier anniversaire, avant nos petits clins-d’œil à nos arbres préférés et notre grand concours pour gagner de splendides titres ainsi que votre propre petite graine de Grand Arbre, il vous offre aujourd’hui une sélection thématique autour de l’arbre…

Alors, qu’attendez-vous pour vous asseoir à son pied ?  L’herbe y est tendre et l’air y est doux… et nos blogueurs, rejoints par quelques anciens, Gabriel – notre jardinier-créateur en tête, vous présentent leurs coups de cœur sur le sujet…

Pour Gabriel – La mare aux mots : Mon arbre, Ilya GREEN, Didier jeunesse, 2013.

Puisqu’on me propose de chroniquer un livre sur le thème de l’arbre, il était évident pour moi de parler de Mon arbre d’Ilya Green, un album sur la naissance. Après tout je suis un peu le père d’A l’ombre du grand arbre, cet enfant qui grandit maintenant sans moi. Mon arbre c’est un album extrêmement délicat et tellement poétique, les mots et les illustrations d’Ilya Green nous touchent forcément. L’enfant a poussé sur cet arbre grâce à un peu de pluie et de vent… il est sorti d’un bourgeon. L’arbre est solide, puissant, il nous protège. On peut aussi jouer avec lui, s’y cacher, y découvrir des trésors. Quel bonheur d’être dans l’arbre. Un album délicat qui parle de tellement de choses… Chacun verra dans les images poétiques des choses différentes, un album qui nous fait rêver, imaginer. Un album avec plein de portes ouvertes, un petit bijou.

Aussi chez Pépita-Méli-Mélo de livres

Chez Anne - Enfantipages : Le géant petit cadeau, Rémi COURGEON, Pierre Castor

Pour moi mon coup de cœur arboricole est sans conteste le magnifique album de Rémi Courgeon, Le géant petit cadeau, aux éditions du Père Castor.
Un album formidable, sur la rencontre d’un petit garçon est d’une graine offerte par sa grand-mère. Une si petite graine, qu’elle n’est pas du tout à la hauteur de ses attentes… croit-il. Il la jette dans son jardin dans un mouvement de colère et elle se met à pousser, transformant la vie sur son passage. Le temps qui passe, l’amitié, la beauté, l’écologie… autant de thèmes qui se répondent avec beaucoup de grâce sous les doigts de l’auteur-illustrateur Rémi Courgeon. Un grand album qui souffle sans un mot une histoire universelle et belle : magique !

Aussi chez Alice – A lire aux pays des merveilles…

Pour Pépita – Méli-Mélo de livres… : Le saule pleureur de bonne humeur, David FOENKINOS et Soledad BRAVI, Albin Michel jeunesse. 

Une histoire d’amitié entre une petite fille de 8 ans au prénom unique au monde et un saule pleureur qui ne sait pas pleurer mais sourire…  Cette rencontre improbable à la faveur d’un déménagement à la campagne prend des allures de sauvetage d’un arbre voué à l’abattage pour le progrès. De la solidarité, de l’amour et de l’amitié, de la bonne humeur, tels sont les ingrédients de cette histoire d’arbre poétique. Vous risquez de verser une petite larme…  et de ne plus voir les saules pleureurs de la même manière. Une histoire originale et sensible.

Du côté de Céline - Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait LIVREsse : Le rêve de l’arbre, Maureen DOR et Olivier NOMBLOT, éditions Clochette, 2011.

L’histoire d’une amitié extraordinaire entre un petit garçon et un chêne qui deviennent tous deux grands…  Une manière tendre de parler du passage de l’enfance à l’âge adulte et du moment où chacun de nous largue ses amarres pour naviguer sur la grande mer de sa vie…

Voir aussi Drawoua – Maman Baobab…

 

Pour Alice – A lire aux Pays des Merveilles, il est des classiques qui méritent d’être mis à l’honneur comme L’arbre généreux, Shel SILVERSTEIN, L’école des loisirs, 1982.

arbreOKIl était une fois, une histoire d’amitié entre un petit garçon et un arbre. L’arbre lui offrait ses feuilles et ses fruits, et le petit garçon se balançait sur ses branches. Ils étaient heureux ensemble, en parfaite harmonie. Puis le petit garçon grandit, ses visites s’espacèrent mais les retrouvailles étaient toujours des moments de pur bonheur et leur amitié restait inconditionnelle. Construit chronologiquement, on suit au travers de cet album, le petit garçon qui passe par toutes les étapes de sa vie et qui exprime des besoins différents auxquels l’arbre essaie toujours de répondre, en toute générosité, comme un ‘mentor’ qui le guide vers son destin. Quelle belle relation les unit ! Quelle belle métaphore de l’existence !

Cet ouvrage s’apprécie autant pour son texte que pour ses illustrations épurées, en noir et blanc, qui offrent des cadrages changeants permettant au lecteur d’imaginer ce qu’il ne voit pas.
Plus qu’un simple album, « L’arbre généreux » est un livre de référence, un véritable conte philosophique.

Pour Dorota – Les livres de Dorot’ : Anatole et le chêne centenaire, Corinne BOUTRY (texte) et Marianne ALEXANDRE (illustrations), éditions Mazurka, novembre 2012.

Un déménagement pas facile pour un petit garçon, l’appréhension du changement, nouvelle école… Le chêne dans le jardin le rassurera, lui murmurera des secrets qui donnent la force d’y faire face.

Pour Sophie – La littérature jeunesse de Judith & Sophie : Une vie merveilleuse, Melissa PIGOIS, Éditions Belize
À partir de 3 ans

J’ai redécouvert il y a peu cet album que j’ai lu avec une classe de CP. Une feuille nous raconte sa vie de sa naissance en bourgeon au printemps à son envol à l’automne suivi d’un beau voyage. C’est une belle histoire, douce et mélancolique mais jamais triste. Les illustrations graphiques sont magnifiques et simples en même temps. C’est un livre frais, sobre et original.

Pour Corinne – De pages en pagesLe jardin des secrets, Marie-Hélène LAFOND, Lucie VANDEVELDE, éditions Les Minots
Le personnage plante ses petits secrets dans son jardin où poussent des fleurs de secrets. Seulement cette année, pas de fleurs de secrets! Mais le personnage y tient, à ses fleurs. Il décide donc de partir à leur recherche… Barnabé, dans son châtaignier, saura lui dire où elles sont passées.
Les illustrations de ce bel album sont magnifiquement colorées, dans un style original et terriblement efficace.

Aussi chez Drawoua – Maman Baobab et 3 étoiles

Pour KikLes lectures de KiK : Il est magnifique. Au milieu de la double-page, un arbre semble sortir de la terre. Il pousse et traverse les saisons. Les branches se garnissent de feuilles peu à peu.
Dans ce livre, l’arbre est un pop-up. Il change à chaque double-page. Tout est beau, les couleurs, les mots, le papier, la forme de l’arbre. Je succombe.  C’est Little Tree de Katsumi KOMAGATA, imprimé au Japon pour les Trois Ourses.

Pour Bouma – Un petit bout de bib : Les Deux vieux et l’arbre de vie
de Patrick FISHMANN et Martine BOURRE, Didier jeunesse, 2013

Deux petits vieux et un arbre qui pousse dans leur maison. De plus en plus grand, il les emmène jusqu’au ciel.
Un bel album aux multiples sens de lecture, accompagné des magnifiques collages de Martine Bourre. Un conte porteur de sagesse et de vie.

Aussi chez Drawoua – Maman Boabab…

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Pour Carole – 3 étoilesForêt-Wood, Olivier DOUZOU et José PARRONDO, Rouergue

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Quand l’arbre ne cache pas la forêt, il la révèle : attention album beau et doux ! Une imagination qui s’étire à l’infini, foisonnante, fantaisiste, colorée à l’image de cette maison qui fête ses 20 ans !

Egalement chez Drawoua – Maman Baobab, Kik – Les Lectures de Kik et Pépita-Méli-Mélo de livres

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Pour Nathan – Le cahier de lecture de Nathan : Tobie Lolness, TIMOTHEE de FOMBELLE, Gallimard jeunesse 

Illustration de la version intégrale

Dites moi arbre, associez ce mot au livre et je vous dirais: Tobie.
Un simple nom, que peu de gens aiment alors que moi, je l’adore. Pourquoi ? Car il signifie tant de choses …
Tobie Lolness, le superbe diptyque écrit par le connu et talentueux Timothée de Fombelle, a bercé mon enfance. J’ai été marqué par la sublime et mélodieuse plume de son auteur, touché par le panel de sentiments qui se dégagent avec force des mots, pris par l’histoire de Tobie et des siens, Tobie traqué, Tobie aimé. J’ai été passionné.
J’ai adoré les personnages sans pareil qui parsèment ces deux romans et émerveillé par cet univers lilliputien, par cet arbre, monde de tout un peuple, par cet imaginaire.
Les personnages font désormais parti de moi, car d’un bout à l’autre de l’intrigue, ils se sont fait une place dans mon esprit, mes pensées, mon coeur. Car la fin m’a entraîné, bouleversé.
Tobie Lolness, alors que je n’avais même pas 10 ans, est le début d’une passion, d’une passion extraordinaire, et d’un tas de rencontres et de belles choses …
Tobie Lolness est le roman qui a changé ma vie.

Egalement chez Sophie – La littérature jeunesse de Judith et Sophie

Pour Za – Le cabas de Za : Les minuscules, Roald DAHL

Le dernier texte de Roald Dahl, un récit d’initiation, une aventure magnifique, au plus près de la nature. C’est le pendant parfait de Tobie Lolness, l’entrée dans le monde du petit peuple des arbres.

Aussi chez Céline – Qu’importe le flacon…

Pour Drawoua – Maman BaobabLes baobabs amoureux de Maïwenn Vuittenez, éditions Océan Jeunesse

Dans la vie, il y a les histoires de petites graines. Des petites graines qui germent, dans la vie, dans la nature et dans la poésie. Il y en a qui deviennent baobabs et il y a ces auteurs qui savent narrer ces histoires de petites graines et les illustrer avec douceur, couleur et toujours avec poésie. C’est ce que fait Maïwenn Vuittenez dans ce magnifique album qui conte l’amour au format baobab.

«  Emportée par le vent,
une graine avait voyagé jusqu’au bout de la savane,
et un baobab avait poussé là où aucun de ses semblables
n’avait jamais pris racine »

Et vous ?  Quel est votre coup de cœur arboricole ?  N’hésitez pas à nous en parler en commentaire…  

Après cette sélection d’arbres de papier, rendez-vous demain pour une sélection de nos arbres préférés, en sève et en branches ceux-ci !  Quoique, les liens entre les deux sont parfois ténus…