Lecture d’enfant # 33 : Le Mystère des pingouins

Je m’appelle Théo, j’ai 8 ans, je suis en CM1 et j’ai envie de vous parler d’un livre que j’ai lu cet été : Le Mystère des pingouins.

Le héros de ce roman est un écolier japonais qui veut toujours tout connaître. Un jour, en allant à l’école, il voit qu’il y a plein de pingouins, alors il décide de faire des recherches pour comprendre d’où ils viennent.

Le Mystère des pingouins de Tomihiko Morimi, Ynnis Editions

Qu’est-ce qui t’a donné envie de lire ce livre ?

La couverture, que je trouve très drôle.
Au dessus, il est écrit « L’apocalypse, d’accord, mais avec des pingouins… ».
En fait, il n’y a pas vraiment d’apocalypse, et je préfère ça.

Qu’as-tu aimé dans cette histoire ?

J’ai aimé que l’histoire se passe au Japon, ça change. Il y a beaucoup d’aventures et on peut faire l’enquête en même temps que Aoyama, le héros.
Même si c’est un peu bizarre, avec des pingouins qui apparaissent et disparaissent alors que le Japon est loin de la banquise, et d’autres phénomènes étranges, c’est un livre vraiment bien.

Connaissais-tu le Japon avant de lire ce livre ?

Je n’y suis jamais allé, mais je connais un peu : j’ai déjà mangé du yaki soba, du curry, j’ai un yukata, alors je sais ce que c’est. Mais comme il n’y a pas de notes de bas de pages, si on ne connait pas du tout ça peut être compliqué.

Quel est ton personnage préféré ?

J’aime bien Aoyama, le héros, parce qu’il reste tout le temps calme et qu’il n’abandonne jamais, même quand la situation est compliquée. Pourtant il a des problèmes avec des élèves de sa classe parce qu’ils sont jaloux de son intelligence.
Il est un peu prétentieux parce qu’il est très doué et qu’il le sait. Mais ça ne m’a pas agacé parce qu’il est gentil, et qu’il veut tout le temps s’améliorer en faisant des recherches à la bibliothèque.

Quel est ton passage préféré ?

J’ai aimé quand Aoyama se rend compte qu’il y a un lien entre les événements en relisant ce qu’il a noté dans son cahier.
Mais le passage qui m’a le plus fait rire, c’est quand il se venge de Suzuki (un des enfants qui l’embêtent à l’école) en lui racontant des horreurs, chez le dentiste. C’est drôle parce que Suzuki est un costaud et qu’il se met à pleurer.

Billet d’été : éveiller ses sens …

Ce n’est vraiment pas facile de passer la dernière pour ces billets d’été 2020 tous aussi passionnants les uns que les autres !

Vous avez dû remarquer que deux fils ont été déroulés : focus sur des livres reçus lors de notre Green swap d’été et le monde d’après (confinement oblige !). Au choix pour nous toutes.

J’ai donc décidé, étant la dernière, de relier les deux, comme une façon de fermer cette période ou au contraire de l’ouvrir vers d’autres perspectives.

Tout est donc venu du superbe swap que j’ai reçu de la part de Frédérique du blog Liraloin avec un livre comme une bombe : Le goût du baiser de Camille Emmanuelle Editions Thierry Magnier, collection L’Ardeur.

“Regarder la vie en face, toujours la vie et la reconnaître pour ce qu’elle est.
Enfin, l’aimer pour ce qu’elle est et la mettre derrière soi.”
Virginia WOOLF
Editions Thierry Magnier

Je ne vais pas ici ré-écrire une chronique (elle est déjà sur mon blog LA) ni m’improviser Maïa Mazaurette ! (Voir ses superbes chroniques dans le journal Le Monde) mais tenter de prendre de la hauteur : car des baisers, on en a manqué. Collectivement je veux dire. Du tactile, de la douceur, de la barbe qui pique, de la peau qui colle, de la bave de tout-petit, de rides comme des parchemins, …de l’humain quoi ! Car oui, ce que nous a enseigné cette période, c’est cela : ce besoin viscéral de se toucher, de se sourire, de s’écouter (en dehors des écrans), de se rencontrer sans arrière-plan de scenarii catastrophes,..alors que le machin nous en empêche.

Nous étions amputés et le sommes toujours. Sens dessus dessous. Comme Aurore dans le roman, qui n’a plus ni goût ni odorat.

En même temps, c’est une période qui nous a mené à pas mal d’introspection : à savourer le rythme de la nature, à écouter le silence (sans avions ni voitures), à observer la renaissance du printemps, à réfléchir à son mode de vie, à se prendre la tête entre quatre murs (quand on n’a pas la chance d’avoir un jardin mais c’est aussi contraignant un jardin, bref, je m’égare), à jongler entre enfants et boulot, à avoir envie de jeter les écrans trop chronophages et qui “remplaçaient” tout ça, (vraiment ?)…

A redéfinir ses priorités en fait. Comme Aurore dans le roman, qui décide de prendre sa vie en main, de sortir de sa coquille, d’aller vers l’inconnu et de re-naître.

Et de s’apercevoir qu’avec une certaine forme de liberté retrouvée, le naturel risque de revenir au galop : j’essaie de me souvenir de cette période qui a certes été violente, longue et incertaine, mais qui avait aussi un autre GOÛT.

Celui d’un espoir. Comme Aurore, qui en rencontrant d’autres personnes -et un en particulier-s’autorise enfin une autre forme de plaisir, bien au-delà de son propre espoir.

Pour le monde d’aujourd’hui, éveillons donc nos sens au sens large, même s’ils sont anesthésiés par les gestes barrières (elle est pas top cette expression hein ? Et si on disait plutôt gestes protecteurs ?), même s’ils constituent le seul rempart connu et qu’il est donc nécessaire de les appliquer.

N’ajoutons pas d’autres barrières mais au contraire transformons-les en du positif ! Ce n’est rien d’autre que le message de ce magnifique roman à travers le parcours de son héroïne. Alors à défaut de s’embrasser, EmbraSons-nous !

Il me reste à vous souhaiter une belle rentrée ! Pleine de nouveautés, de retrouvailles, d’envies, de sourires avec les yeux, de bonjours avec les mains (LSF), de baisers comme des papillons, et de patience… vers des jours meilleurs que nous devons espérer et surtout construire par nos comportements plus responsables envers la nature et les autres.

Et ça, c’était le but de notre Green Swap ! La boucle est bouclée ? … Non, elle chemine !

Billet d’été : rappeler les enfants !

Pour nos billets d’été, avec les copinautes on a échangé autour de plusieurs formules : faire découvrir le contenu de notre écolo-swap comme l’ont déjà proposé Bouma, Liraloin ou les Merveillesdalice, évoquer des lectures qui nous font voyager comme l’a fait Isabelle de l’île aux trésors ou pourquoi pas partager autour de lectures qui nous aident à penser / panser “le monde d’après” comme les médias se sont empressés de le qualifier – avec tout ce qu’il peut y avoir de caricatural dans une telle étiquette.

C’est cette dernière proposition que je voudrais saisir aujourd’hui. Après trois mois d’anesthésie totale de mon désir de lire, je me suis réconciliée avec la lecture avec un roman de littérature générale. Rappeler les enfants d’Alexis Potschke. Si je me permets de l’évoquer sur notre blog collectif dédié à la littérature jeunesse, c’est que ce roman est une incursion dans le monde des collégiens et que la myriade de portraits d’adolescents qui y est évoquée est un joli miroir tendu à la jeunesse que l’on côtoie de près dans la littérature jeune public. Et puis quelle est la véritable limite entre littérature “adulte” et littérature “jeunesse” ? Vaste débat que nous menons justement en ce moment dans les coulisses du blog 😉

Il était donc un roman qui racontait les premières années d’un jeune professeur de lettres exerçant en région parisienne. Et ce jeune professeur est tout particulièrement sensible à la beauté des moments partagés avec ses élèves. De chaque petite scène racontée dans ce roman qui se construit au fil des trimestres, émerge des portraits d’une grande douceur, d’une incroyable tendresse, d’une infinie poésie. Et d’une humanité sincère. D’une humanité qui cette année, pendant trois mois, m’a terriblement manqué : l’humanité de la salle de classe.

Si ce livre m’a permis de penser/panser mon “monde d’après”, c’est qu’il m’a permis l’espace de quelques pages de renouer avec ce qui fait l’essence même de mon métier et dont cette année j’ai du me passer tout un trimestre sans l’avoir choisi. Si ce livre m’a permis de penser/panser mon “monde d’après” c’est qu’il m’a rappelé combien j’aimais moi aussi capter l’infinie poésie des regards d’adolescents, la lumière de leur visage entre deux âges, leur parole vive et belle comme un ruisseau, le flot d’émotions dont leurs journées semblent tissées. Il m’a rappelé combien il était primordial d’être présent.e.s les un.es pour les autres. En vrai, en chair et en os. Sans écran entre nous…

A quelques pages de la fin, il y a ce discours improvisé par le narrateur un jour que ses élèves du club théâtre lui ont souhaité son anniversaire.

“Vous savez, j’ai eu plusieurs vies avant d’être professeur […] Je ne fêtais plus mon anniversaire parce que je m’étais rendu compte que j’avais arrêté de grandir. C’était autre chose.

Vieillir, a dit Elsa.

Oui, Elsa, vieillir. Vieillir. Je ne grandissais plus, je vieillissais. Les anniversaires ont commencé à me faire un peu peur, je voyais le compteur tourner ; je n’étais pas très vieux pourtant, mais je n’aimais plus ça. Je voyais le temps qui passait, qui passait. Et puis, finalement, je suis devenu professeur.

-Heureusement, a flatté Céleste.

-Oui, heureusement. Parce que, vous savez, j’aime mon métier. Oui, vous devez le savoir. J’aime vraiment mon métier.

Bien sûr, au club théâtre, c’est facile d’aimer son métier. Mais même quand mes élèves sont pénibles, même quand ils me fâchent, je suis toujours content de les retrouver. Ce qu’il y a de bien avec mon métier -, c’est qu’il change tous les jours. Je n’ai pas la routine des champs, des bureaux, de l’usine. C’est vrai que c’est un peu fatigant, parfois, mais j’aime ça, ne jamais savoir comment va être ma journée.

Quand je suis avec vous, que l’on discute, que l’on répète, et que j’essaie de vous apprendre des choses, que j’ai le bonheur de vous voir les apprendre, que je vous vois grandir aussi, j’ai l’impression, moi d’apprendre aussi, d’apprendre de vous. Vous, vous qui êtes là et qui m’écoutez, vous êtes mon antidote au temps qui passe, parce que le temps a du sens, maintenant, et je crois que c’est ce qu’il lui manquait. C’est pour ça qu’il me faisait peur.

Alors je n’attends plus les cadeaux, et ça ne reviendra pas, je n’attends plus rien, mais je n’en ai plus peur, de mon anniversaire, parce que je n’ai plus peur de vieillir.

Vous savez, depuis que je suis professeur, depuis que je côtoie mes élèves – et mes élèves, ce ne sont pas que mes cent vingt élèves, ce n’est pas que ceux que j’ai ou que j’ai eus, ce sont tous les élèves de ce collège-, depuis que je côtoie mes élèves, que je vous côtoie, vous, eh bien, voilà : j’ai arrêté de vieillir. Je ne vieillis plus, et c’est grâce à vous.

Et vous savez quoi ? Il faut que je vous le dise… depuis que je vous connais, vous, mes élèves, je crois même… je crois même que j’ai recommencé à grandir.

-Monsieur, a dit Charlotte, monsieur, je crois qu’Elsa pleure.”

Voilà.

J’ai hâte.

J’ai hâte de retrouver mes élèves.

Pour continuer à grandir.

Et entendre quel “monde d’après” ils désirent ardemment.

Et m’y atteler, de toutes mes forces, à ma petite mesure.

Prix A l’Ombre du Grand Arbre 2020 : Grandes feuilles et Belles branches

Voici les deux dernières catégories portées à vos votes :

Grandes feuilles pour les romans jeunesse jusque 11 ans et Belles branches pour les romans ados à partir de 12 ans.

Nous avons eu infiniment de mal à les départager ! Nous avons donc décidé de laisser deux titres du même éditeur pour les Grandes feuilles et 4 titres au lieu de 3 pour les Belles Branches.

Pour voter, vous avez jusqu’au dimanche 3 mai. Les gagnants seront annoncés le 9 mai, jour de l’anniversaire du blog.

On compte sur vous !

***********************

Prix ALOGDA 2020, catégorie Grandes feuilles

Violette Hurlevent et le Jardin Sauvage – Éditions Sarbacane

éditions MeMo — Hamaika et le poissonéditions MeMo — La Chose du MéHéHéHé

Quel est votre titre préféré de la catgorie Grandes feuilles ?

  • La chose du MéHéHéHé (43%, 6 Votes)
  • Violette Hurlevent t le jardin sauvage (36%, 5 Votes)
  • Hamaïka et le poisson (21%, 3 Votes)

Total Voters: 14

Loading ... Loading ...

***********************

Prix ALOGDA 2020, catégorie Belles branches

Un si petit oiseau de Marie Pavlenko - Editions Flammarion JeunesseFélines | rouergueActes Sud Junior jo witek Premier arrêt avant l'avenirNos mains en l'air | rouergue

Quel est votre titre préféré de la catégorie Belles branches ?

  • Félines (59%, 10 Votes)
  • Un si petit oiseau (18%, 3 Votes)
  • Dernier arrêt avant l'avenir (12%, 2 Votes)
  • Nos mains en l'air (12%, 2 Votes)

Total Voters: 17

Loading ... Loading ...

***********************

Pour voter pour les autres catégories :

Brindilles et Petites feuilles (Petite enfance et Albums)

Branches dessinées et Racines (BD et Documentaires)

On a lu la sélection du Prix Vendredi

Il y a UN prix national dédié à la littérature pour adolescents et c’est le Prix Vendredi décerné pour la troisième fois cette année. En attendant de découvrir le grand gagnant 2019 qui sera annoncé dans la journée, nous avons lu la sélection des dix romans en lice…

Premier arrêt avant l’avenir de Jo Witek – Actes Sud, 2019

Suivons Pierre, brillant élève accepté dans une prestigieuse prépa parisienne et sa rencontre dans le train avec Olympe, une jeune révoltée, impulsive et tumultueuse.

Sur un chemin qui semblait tout tracé, sonne alors l’heure des choix, des réflexions, des bouleversements… Un chaos sans précédent, intense et libérateur.

Rien ne sera plus comme avant….

Les avis de : Pépita

********

Ce que diraient nos pères de Pascal Ruter – Didier jeunesse, 2019

Résultat de recherche d'images pour "ce que diraient nos pères"Un roman lumineux, des personnages attachants, une écriture toute en subtilité, Pascal Ruter fait fort en offrant cette histoire de transmission, d’égarement, de révolte, d’entraide et de solidarité. Beaucoup de masculin, un peu de féminin mais le tout est si beau.

Les avis de Pépita et HashtagCéline.

********

Surf de Frédéric Boudet – Mémo, 2019.

Un roman entre deux eaux où le héros navigue à l’aveugle entre son enfance perdue et son présent trouble. Un texte à l’écriture puissante qui nous met face à des adolescents en perte de repères et à la recherche d’un sens à la vie.

Les avis de Pépita, HashtagCéline, Aurélie et Isabelle.

********

Un si petit oiseau de Marie Pavlenko – Flammarion, 2019

Un très joli texte qui parle de la difficulté de se reconstruire après un drame. Un sujet délicat traité de façon intime et touchante.

Les avis de Sophie, HashtagCéline et Pépita.

********

L’Estrange Malaventure de Mirella de Flore Vesco – L’école des Loisirs, 2019

Une malaventure réjouissante où Flore Vesco revisite le conte du Joueur de flûte de Hamelin, le tout dans une langue moyenâgeuse qui amuse et qui fait tout son charme.

Les avis de Bouma, Isabelle, Pépita et HashtagCéline.

Découvrez aussi leur lecture commune ICI .

********

La bonne aventure de Fabrice Colin – Talents hauts, 2019

Ombline Sauvage est une jeune bibliothécaire réservée, très, très sage et particulièrement mélancolique dont le cœur est rongé par les souvenirs de ses parents chéris. Après avoir rencontré une étrange diseuse de bonne aventure, sa vie, son être, ses pensées vont être bousculés, et l’irruption dans son quotidien, et dans la cage d’escalier, d’un voisin au charme nimbé de mystère va l’attirer aux frontières du réel… et au seuil de l’amour, l’intense, le trouble premier amour.  Dans ce roman, la lectrice-le lecteur vont sans cesse vaciller aux extrêmes limites du rêve, sur les pas de notre jeune héroïne qui “funambule sur les toits” avec son amoureux de la nuit.

Je me suis parfois perdue dans le labyrinthe tracé par Ombline entre les pages : entre les prédictions de Lucielle, la diseuse de bonne aventure et les avertissements de l’homme crocodile, moralisateur impitoyable, tiraillée par les souvenirs bénis de l’enfance et le refus de vivre le présent, ne sachant plus vraiment ce que notre héroïne cherchait.  Mais peut-être qu’au fond, se perdre a parfois plus de sens que de suivre un chemin…

********

River de Claire Castillon – Gallimard, 2019


River est une héroïne assez étrange. Et ce n’est pas sa sœur qui nous dira le contraire, narratrice impitoyable des aventures de River. Mais comme c’est Claire Castillon qui orchestre cette étonnante histoire, vous allez voir que rien n’est aussi simple qu’il y paraît…

L’avis de HashtagCéline.

********

Fraternidad de Thibault Vermot – Sarbacane, 2019

Ce roman ne ressemble à aucun autre. Fraternidad ouvre les portes d’un monde totalement étonnant : celui d’Ed qui, harcelé dans sa propre réalité, endosse, quand il le peut, un autre rôle : mousquetaire et vengeur masqué…  Grâce à cela, il s’est  virtuellement lié d’amitié avec Selene, une jeune fille mystérieuse qui semble rentrer dans son jeu… Ce texte est dense, riche et passionnant. Et il fait aussi plus de 600 pages. Alors s’il se lit avec une extrême facilité, HashtagCéline ne l’a pas encore terminé mais cela ne saurait tarder !

Bientôt, son avis ICI.

********

La mémoire des couleurs de Stéphane Michaka – Pocket Jeunesse, 2018

Dès les premières pages, un mystère épais s’installe : lorsqu’il reprend connaissance dans une brocante parisienne, Mauve semble avoir perdu tous ses souvenirs. Déboussolé, il s’efforce de déchiffrer ce monde au fil des expériences, des rencontres et des souvenirs de sa vie d’avant qui lui reviennent par lambeaux. Et ravivent la mémoire d’un monde rationalisé, sécurisé, aseptisé, lissé de toute aspérité et de toute contingence. Où les individualités sont contrôlées de près, réduites à d’insignifiantes nuances de couleur. Un monde duquel notre Terre et notre espèce humaine, avec toutes leurs imperfections et leurs contradictions, paraissent étranges et repoussantes. Fascinantes aussi… Mais les deux mondes seraient-ils moins éloignés l’un de l’autre qu’à première vue ? Et quel rôle Mauve joue-t-il dans tout cela ? Une lecture en demi-teinte pour Isabelle qui a néanmoins apprécié la richesse de l’univers imaginé par Stéphane Michaka et une réflexion stimulante sur la fuite en avant de la modernité et sur toutes ces petites choses fragiles qui continuent de faire la beauté de notre monde.

Retrouvez l’avis d’Isabelle.

********

Dans la maison de Philip Le Roy – Rageot, 2019

Philip Le Roy - Dans la maison.

Une maison isolée dans les bois, huit amis et une soirée à thème : se faire peur ! Chacun fera preuve d’inventivité pour effrayer les autres mais il se pourrait bien que l’ambiance tendue, le passé du lieu et de mystérieux évènements prennent le dessus sur l’amusement !

Alors, envie d’un moment de lecture effrayante ? Ce livre devrait remplir cette mission comme il se doit !

Bientôt, l’avis de Sophie ICI.

********

Voilà notre tour d’horizon de la sélection du Prix Vendredi 2019. Et vous, en avez-vous lu ? Lesquels vous font envie ? Lequel est votre favori ? Dites-nous tout ça en commentaires…