L’art dans tous ses états : les fictions !

Après vous avoir proposé une sélection pour faire découvrir et partager les délices de l’art à travers des livres documentaires, cette semaine place aux fictions !

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Léon et son crayon, Barney Saltzberg, Seuil Jeunesse, 2013.

Léon est passionné dessin. Et c’est cette fabuleuse passion, fabuleuse au sens étymologique du terme, au sens d’inventer des histoires, que nous donne à voir cet album avec beaucoup d’ingéniosité.

L’avis de Colette ICI.

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Scribble et Ink, Ethan Long, Hélium, 2012.

Scribble et Ink ne sont jamais d’accord, ils n’ont pas la même vision de l’art. L’un peint, l’autre dessine et ils ont des styles très différents. Jusqu’au jour où leur vient une idée géniale comme seul.e.s les artistes peuvent en avoir !

L’avis de Colette ICI.

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Max et son art, de David Wiesner, Circonflexe, 2011.

Arthur, peintre accompli, espérait bien mettre à profit sa journée pour créer un chef d’œuvre, mais c’était compter sans l’envahissant Max qui insiste pour peindre. La séance prend vite un tour surprenant, mais jouissif : on en aurait presque envie d’en mettre partout à notre tour ! Le comique de situation est servi par de splendides illustrations truffées de détails hilarants. La morale de l’histoire, s’il y en a une, est décomplexante : folie, maladresse et imagination débridée peuvent parfois nourrir les créations les plus inattendues !

L’avis d’Isabelle ICI.

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Un bleu si bleu de Jean-François Dumont, Flammarion Jeunesse Père Castor, 2006.

Comme l’indique son titre, Un bleu si bleu est la quête d’un petit garçon à la recherche du bleu profond et lumineux dont il a rêvé. Cet enfant passionné de dessin et de peinture va quitter sa ville grise et partir pour un long voyage dont certaines étapes font directement référence à des tableaux.
Un album très touchant.

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Le secret de Zara, de Fred Bernard et Benjamin Flao (Delcourt, 2018)

Pas évident pour les parents de Zara de canaliser la fougue créative de leur artiste en herbe. Sous le trait de Benjamin Flao, elle prend vie et nous entraîne dans un tourbillon créatif aussi réjouissant que débordant ! Les personnages sont profondément humains, drôles et attendrissants. Les illustrations sont de toute beauté et font la part belle à l’imagination débridée de Zara. Elles regorgent de détails et de références. On referme ce livre avec l’envie de vivre nos rêves… et de créer.

L’avis d’Isabelle ICI

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Vladimir et Clémence, Cécile Henneroles, Sandrine Bonini, Grasset Jeunesse, 2015.

Vladimir et Clémence est un joli roman illustré qui nous invite à suivre les méandres du cœur d’un photographe débutant, Vladimir, amoureux d’une chimère que seul son art pourra faire exister. Délicat et poétique à souhait !

L’avis de Colette ICI.

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Les tableaux de l’ombre de Jean Dytar, Delcourt-Louvre éditions, 2019.

Les éditions Delcourt et Louvre éditions s’associent ponctuellement pour publier des bandes dessinées inspirées d’œuvres exposées au musée du Louvre. C’est le cas notamment pour Les tableaux de l’ombre qui avait fait l’objet d’une lecture commune. Jean Dytar donne vie aux cinq personnages de l’Allégorie des cinq sens, mais aussi à des tableaux beaucoup plus célèbres. C’est justement l’un des sujets de cette bande dessinée : le besoin de ces œuvres d’être vues.

Les avis de Colette et de Lucie.

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L’ange disparu, de Max Ducos (Sarbacane, 2008)

Tout est génial dans ces pages : le suspense insufflé à une visite de musée qui s’annonçait pourtant barbante, le plaisir de mener l’enquête dans les galeries, les détails dont on ne se lasse pas avec moult clins d’œil à des toiles bien connues – il fallait tout le talent de Max Ducos pour atteindre un tel art du détournement. Quelle perspective étourdissante sur ces œuvres ! Elle ne manque pas de sel, surtout, vous l’imaginez, quand on glisse vers l’art abstrait… C’est captivant, poétique et très ludique. On rêverait de déambuler dans ce musée et de trouver LA toile où sauter à pieds joints. L’album le montre avec force, nul besoin d’être le premier de la classe pour savourer l’art, il peut suffire de lâcher la bride de son imagination !

L’avis d’Isabelle ICI

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Frida de Sébastien PEREZ, texte & Benjamin LACOMBE, illustrations, Albin Michel, 2016

Liraloin a décidé de vous parler de cet album après la lecture du roman de Claire Berest Rien n’est noir paru chez Stock en 2019. Frida est envahie par le noir, la morbidité et le sang bien malgré elle. Au fond de son âme, Frida est colorée, aimée, amoureuse. D’ailleurs les couleurs de Benjamin Lacombe traduisent bien les tableaux et les tenues mexicaines flamboyantes de Kahlo. La tristesse se fait sentir à travers le texte poétique de Sébastien Perez , une poésie résonnant de gravité.

“Je ne connais pas de maison plus triste que la mienne”. Cette maison dont parle Frida Kahlo, c’est son corps, ses vertèbres brisées, cet abdomen transpercé. Toute sa vie, la douleur accompagnera Frida, elle peindra ses blessures, la perte de l’amour mais surtout un manque : celui ne ne pas pouvoir enfanter. “L’écorce se fend et la sève ruisselle jusqu’à la Terre. La vie n’est qu’un recommencement.”

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L’homme qui marche de Géraldine Elschner et Antoine Guilloppé, L’élan vert pont des arts, 2018.

La collection Pont des Arts se propose d’aborder l’art par la fiction.
Dans cet album, Géraldine Elschner et Antoine Guilloppé ont choisi de conter l’histoire de deux sculptures de Giacometti : L’homme qui marche et Le chien en les liant au sort des migrants. Sombre et fort.

L’avis de Lucie, et pour découvrir la collection Pont des Arts, c’est ICI.

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Azul, d’Antonio da Silva (Le Rouergue, 2021)

Le nouveau roman d’Antonio da Silva nous entraîne dans des tableaux, grâce au pouvoir très spécial de Miguel. Un pouvoir exaltant : imaginez un peu entrer dans une toile de van Gogh pour mieux goûter la voute étoilée, ou contempler les Nymphéas de Monet sans filtre ! Mais le petit jeu pourrait avoir des conséquences redoutables vu la manie irrépressible qu’a le jeune homme d’apporter de légères “retouches” au passage… Un roman qui se démarque en mêlant fantastique, art et suspense.

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Troll de Troy tome 23, “Art Brut” de Christophe Arleston et Jean-Louis Mourier, Soleil, 2018.

La bande dessinée se prête extrêmement bien à l’exploration d’œuvres. Même Arleston et Mourier se sont amusés à détourner des chefs d’œuvres dans le 23ème tome de leur série Trolls de Troy intitulée Art Brut. Si l’histoire n’est pas exempte de clichés et d’humour gras, les “perspectives picturales” en fin de volume sont très réussies.

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Et vous ? Avez-vous croisé l’art au fil de vos lectures ? Ou y-a-t-il des lectures qui ont déclenché un goût de l’art chez vous ou vos enfants ?

L’art dans tous ses états : les documentaires !

Suite à leur lecture commune des Tableaux de l’ombre en juin dernier, Colette et Lucie ont proposé aux arbronautes de mettre en avant leurs coups de cœur sur l’art. Et grâce à leur enthousiasme, ce ne sont pas une mais deux sélections que nous vous proposons ! Cette semaine, les documentaires et les ouvrages de non-fiction sont à l’honneur, et la semaine prochaine ce seront les fictions dans lesquelles l’art tient un rôle particulier.

Parce que l’art, tout comme la culture, nous est essentiel !

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Olalar, éditions Faton, uniquement sur abonnement

Le magasine Olalar propose aux enfants de 4 à 7 ans de découvrir chaque mois un artiste, un courant artistique, une thématique. Le contenu est à la fois adapté et de qualité pour une première approche ludique.

Plus d’informations sur le site de l’éditeur.

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Couleur Renoir, Marie Sellier, RMN.

Un livre cartonné à manipuler pour découvrir les couleurs à travers l’œuvre de Renoir : voilà la très belle idée de La Réunion des Musées Nationaux avec ce bel objet qui ravira les tout-petits.

L’avis de Colette ICI.

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Mes 10 premiers tableaux de Marie Sellier, Nathan, 2011.

C’est à une approche très ludique que Marie Sellier invite les petits lecteurs. Il s’agit d’observer les détails d’une œuvre à travers des découpes, aiguillés par une question. En tournant le cache, l’enfant découvre l’œuvre dans son ensemble, accompagné par une courte présentation poétique.

L’avis de Lucie ICI.

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Mon premier livre d’art : le Sommeil de Shana Gozansky, Phaïdon, 2019

Autres titres à découvrir dans la même collection : l’Amour, le Bonheur, l’Amitié.

Petite histoire du soir, une plongée dans l’art : ce livre tout cartonné est un voyage dans les œuvres de nos chers artistes. A offrir : « Fais de beaux rêves, de la part de : » ou simplement à lire tout en cheminant à travers le bienfait du sommeil. « Tout le monde dort » et pour illustrer les étapes du sommeil, le texte va plus loin en apportant des informations sur la peinture choisie. A la fois reposant et éducatif, ce petit documentaire se partage dans un moment calme et propice à la découverte de l’art.

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Du bruit dans l’art, Andy Guérif et Edouard Manceau, éditions Palette.

Voilà un livre qui nous invite à un voyage sonore à travers des œuvres de tous les styles, de toutes les époques. Idéal pour faire découvrir l’art aux tout-petits mais c’est aussi un régal pour les plus grands. Car l’art a cette faculté incroyable de nous emporter dans cet au-delà où les étiquettes, les classes d’âge, les catégories n’ont plus leur place !

L’avis de Colette ICI.

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DADA, la première revue d’art, au numéro ou abonnement.

La revue artistique DADA propose une initiation à l’art en famille, dès 6 ans. Chaque mois, un artiste ou un courant artistique est mis en avant de façon ludique et accessible à tous. L’originalité de cette revue tient dans le fait que toutes les formes d’art cohabitent : de la peinture à la sculpture en passant par la photographie, le cinéma ou encore l’architecture, DADA se veut une ouverture totale à l’art.

Plus d’informations sur leur site internet, sur lequel on retrouve d’autres propositions artistiques.

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L’art du bout des doigts, des tableaux, des histoires, Annick de Giry, Seuil Jeunesse, 2016.

Dans cet album carré, nous sommes invités à parcourir de célèbres œuvres du bout des doigts pour faire surgir au fil des pages, au fil des formes chaque élément qui les composent. C’est interactif, c’est innovant, c’est magique !

L’avis de Colette ICI.

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L’art en bazar, de Ursus Wehrli, Milan Jeunesse, 2013.

Les adeptes du ménage et de l’ordre vous le diront : ranger, c’est tout un art ! Mais en matière d’art, justement, l’ordre n’est pas la priorité. Ce registre de création ne peut-il pas être défini précisément en opposition à la rationalité, à la fonctionnalité et aux formes d’activités séquencées et réplicables ? N’est-il pas un lieu par excellence de questionnement subversif, voire de contestation des ordres établis ? Ursus Wehrli interroge ce qui constitue une œuvre d’art en prenant nos convictions à contre-pied, avec un projet aussi provocateur que réjouissant : l’artiste entreprend en effet de « mettre de l’ordre » dans d’illustres tableaux ! Qu’il s’agisse de toiles de la Renaissance, de peintures expressionnistes ou d’art abstrait, rien ne lui résiste ! Tel un maniaque du rangement, il procède avec méthode et une approche systématique redoutablement efficace. L’entreprise a beau sembler absurde, on ne peut qu’admirer la méticulosité du travail réalisé et la beauté surprenante du résultat. Un album fascinant permettant de découvrir ou de revisiter des œuvres incontournables !

L’avis d’Isabelle

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Le musée des émotions. 40 chefs-d’oeuvre livrent leurs secrets, d’Elsa Whyte, La Martinière Jeunesse, 2020.

Le musée des émotions est un gros coup de cœur des branches du grand arbre (il figure dans la sélection des trois documentaires actuellement soumis au vote pour le Prix ALODGA). Ce bel objet-livre déploie une galerie d’œuvres associées chacune à une émotion. Parmi les incontournables, comme La Joconde, le Cri de Munch ou Guernica de Picasso, Elsa Whyte glisse des peintures, des sculptures et des photographies moins célèbres. Ces œuvres esquissent une palette d’émotions aux quarante nuances, montrant ce que tristesse, chagrin, colère, sérénité, déception, honte, souffrance, etc. font aux corps. Le classement par ordre chronologique nous entraîne dans un voyage dans le temps fascinant car il donne à voir comment les émotions et leur expression, que l’on pourrait croire universelles, changent au fil des siècles. Le texte interroge chaque scène et tend à éveiller la sensibilité artistique des jeunes lecteurs, en leur faisant prendre conscience que chaque œuvre renferme une histoire. Beau et captivant !

Les avis d’Isabelle, de Linda et de Lucie

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Comment parler d’art aux enfants de Françoise Barbe-Gall, Adam Biro, 2008.

Parce que même si on aime visiter des musées, nous n’avons pas toujours les connaissances permettant de répondre aux questions de nos enfants, Françoise Barbe-Gall propose des conseils pratiques par tranche d’âge (5-7 ans, 8-10 ans et 11-13 ans), des pistes de réponses pour certaines questions ou remarques (“Quelle est la différence entre un commanditaire et un mécène ?”, “Faut-il qu’un peintre soit mort pour être célèbre ?”, “C’est mal fait, mal dessiné”, “Qu’est-ce qu’un tableau abstrait ?”, etc.) et, évidemment, les éléments-clés pour expliquer 31 tableaux. Pour aller plus loin, l’auteur a décliné son concept avec un second tome puis des ouvrages thématiques par époque (Comment parler de l’art du XXème siècle aux enfants) ou par thème (Comment parler de l’art et du sacré aux enfants).

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La ruée vers l’art, de Clémence Simon, Arola (revue Dada), 2019.

Le street art appartient sans doute aux mouvements artistiques contemporains les plus dynamiques. La ruée vers l’art nous permet de découvrir près d’une vingtaine d’œuvres de street-artistes de renommée, qui ont toutes en commun de détourner des peintures ultra-célèbres. Chacune est présentée par une grande photo s’étendant sur une double page, assortie d’un rabat proposant une description, quelques pistes d’interprétation et des informations sur l’œuvre d’art détournée : un choc stimulant entre chefs-d’œuvre ayant marqué l’histoire et street art. Choc également entre art et objets du quotidien, comme ce seau ménager qui, déversé, déverse une vague qui ressemble à s’y méprendre à celle de Hokusai. On s’amuse en découvrant ces œuvres, d’en reconnaître d’autres parmi les tableaux détournés dont certains, comme la Joconde, sont célébrissimes. On admire les prouesses techniques des artistes : les photos montrent bien comment ils jouent sur les échelles. Le texte éclaire le contexte de création autour de questions artistiques, sociales et politiques passionnantes. Voilà une façon très ludique de découvrir en famille l’histoire et l’actualité de l’art !

L’avis d’Isabelle

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Le code de l’art d’Andy Guérif – Palette…, 2013

Tous ces panneaux sur la route que l’on soit automobiliste ou piéton font partie de notre vie quotidienne et nous n’y prêtons guère plus attention sauf en cas de besoin bien évidemment ! De cette signalisation Andy Guérif a trouvé des références dans l’art pour s’y amuser. Tout a coup, ce qui a de plus abstrait devient vivant et matière à discussion un peu comme la première de couverture réalisée avec un hologramme.

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Et vous, quel documentaire vous a apporté une nouvelle vision de l’art ?

Le Prix Vendredi, la cinquième édition

Le Prix Vendredi récompense chaque année un roman destiné aux adolescents. Une sorte de Goncourt pour ce public qui le mérite bien ! Le 8 novembre 2021, il a été attribué à Amour Chrome, de Sylvain Pattieu, tandis que deux mentions spéciales ont récompensé Joëlle Ecormier pour et Nastasia Rugani pour Je serai vivante. Bravo aux lauréat.e.s ! Pour prolonger l’expérience et continuer de célébrer la littérature ado, nous avons eu envie comme l’année dernière de partager nos impressions sur les dix titres de la sélection 2021.

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J’ai 14 ans et ce n’est pas une bonne nouvelle de Jo Witek, Actes Sud junior, 2021.

J’ai 14 ans et ce n’est pas une bonne nouvelle est un roman porté par le souffle de son héroïne, Efi, 14 ans, qui va devoir affronter une terrible épreuve : celle que ses parents lui ont préparée au début des vacances scolaires, celle du mariage forcé avec Soan, de 15 ans son aîné. Efi résiste mais qui peut résister à la horde sauvage qui unit tant de gens autour de certaines traditions ? Seule, c’est impossible. Alors il faudra compter sur Atâ, son grand frère, sur Mme Gatzea , son enseignante passionnée de littérature, sur Emily Dickinson, sur Petite Fleur, la chèvre apprivoisée et surtout sur Mme Renata, membre d’une ONG qui lutte contre le mariage forcé.
Si ce roman n’a pas été sans rappeler à Frédérique Les Impatientes de Djaïma Amadou Amal, prix Goncourt des lycéens en 2020, il offre cette originalité de ne se situer nulle part, ce qui lui confère une dimension – tristement – universelle.
Et puis il rappelle, dès le titre, ce que devrait être toute adolescence : une lumineuse et extraordinaire bonne nouvelle !

L’avis de Frédérique.

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La Gueule-du-Loup d’Eric Pessan, l’école des loisirs, 2021.

Isabelle n’a pas du tout regretté de s’être risquée à La-Gueule-du-Loup. Avec un nom pareil, il fallait avoir le goût du danger… La maison est à l’image de son nom, sombre et pleine d’ombres – drôle d’endroit pour venir se confiner. Quelle est la chose malsaine qui cerne les lieux ? Lorsqu’une peluche est retrouvée déchiquetée, il devient clair que ce n’est pas l’imagination de Joséphine et de ses proches qui leur joue des tours… Éric Pessan, de sa belle plume imagée, joue des codes du genre horrifique pour tirer sur toutes les cordes de notre paranoïa. Et pourtant, c’est sur un tout autre terrain qu’il nous entraîne finalement, suivant une partition inattendue mais d’autant plus glaçante, à la lisière entre le thriller, le conte, la poésie et le drame. Prise de court, Isabelle a lu ce livre en apnée, mais non sans noter au passage une foule de réflexions très juste sur l’époque contemporaine (on se gardera bien de vous en dire plus !). Ce roman hypnotique se dévore et laisse groggy, mais aussi étrangement apaisé.e.

L’avis complet d’Isabelle.

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La Sourcière d’Elise Fontenaille, Rouergue, 2021.

Pour Linda, La Sourcière est un conte poétique, cruel et féministe qui nous entraîne dans les pas de Garance au pays des volcans assoupis. Alors qu’elle grandit dans la protection de Gallou la Brodeuse et parcourt la lande accompagnée de la Renarde, elle avance inéluctablement vers son destin et la confrontation au cruel et sanguinaire Saigneur Guillaume.

L’avis complet de Linda.

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Olympe de Roquedor de Jean-Philippe Arrou-Vignod & François Place, Gallimard jeunesse, 2021.

Jean-Philippe Arrou-Vignod et François Place rendent hommage aux feuilletons populaires et aux romans de cape et d’épée du 19ème siècle, mais en bousculant allègrement les codes puisque le premier rôle revient à une jeune fille. Cette aventure s’inscrit dans un écrin historique, avec ce qu’il faut de châteaux, de cavalcades, de tavernes, de bandits et de chasses aux sorcières : on s’y croit ! C’est une époque où l’on dispose des jeunes filles comme du bétail, qu’il s’agisse de les jeter au couvent ou de les marier. Mais Olympe semble indomptable. On s’attache immédiatement à ce personnage flamboyant, partageant son désarroi et sa lutte désespérée pour défendre sa liberté. Ses péripéties sont portées par la plume généreuse des deux auteurs. Il y a de l’action et de la liberté, du souffle et du mystère, des combats et de la subversion – même si on aurait aimé que le roman aille plus loin encore : pourquoi cette jeune femme si pleine de ressources doit-elle être si souvent sauvée, voire éclipsée par ses alliés masculins ? Cela dit, les dialogues sont plus vrais que nature, dignes d’Alexandre Dumas ou même de Molière. Un brillant récit d’aventure dont Lucie et Isabelle n’ont fait qu’une bouchée.

Les avis complets d’Isabelle et de Lucie.

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Parler comme tu respires d’Isabelle Pandazopoulos, Rageot, 2021.

Dans Parler comme tu respires Isabelle Pandazopoulos raconte l’histoire de Sibylle, 15 ans, qui décide presque sur un coup de tête de se former à la sculpture. Dans une école spécialisée, loin de sa famille, elle va se découvrir et percer le lourd secret de famille à l’origine de son bégaiement.
Ce roman a fait à Lucie l’effet d’un catalogue de difficultés à placer dans un roman jeunesse contemporain. Jugez plutôt : sont abordées les tensions que l’orientation professionnelle peut créer entre parents et enfant, le handicap, Alzheimer, un parent en prison, l’homosexualité tant chez une fille que chez un garçon, la misogynie et un secret de famille.
En 320 pages, cela fait beaucoup. Sans mettre en doute la sincérité de son auteure, le nombre de thèmes abordés donne l’impression qu’elle a voulu placer un maximum de mots-clés en un minimum de pages. La lisibilité, mais aussi l’intrigue et la crédibilité en pâtissent nécessairement. Pourtant, la passion de l’héroïne pour Rodin et sa vocation de sculptrice étaient prometteuses…

L’avis de Lucie.

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Plein Gris de Marion Brunet, PKJ, 2020.

Dans Plein Gris de Marion Brunet, il n’y a pas de pause, pas de temps mort.
« Quand le corps apparaît à la surface, inerte, contre la coque du voilier, personne ne crie. Aucun d’entre nous. Comme si ça n’arrivait pas jusqu’à nos consciences. Comme si, en ne réagissant pas, on pouvait annuler la réalité du fait : c’est un cadavre qui remonte. Le cadavre de notre ami, pour être précise. »
Voilà, le décor est planté, une intrigue implacable est nouée et l’histoire peut commencer avec cette tourmente terrifiante qui se dessine à l’horizon. La double tourmente qui frappe le groupe, celle qui l’a précipité vers la mort de Clarence et celle qui submerge le voilier, place le récit sous haute tension. On le parcourt en apnée, happé.e par les spirales de pensée des navigateurs et la façon dont se révèlent, dans l’ouragan, les blessures cachées et le tumulte déchaîné sous la surface sciemment lissée tournée vers les autres. La narratrice dit très bien la férocité et la naïveté du regard adolescent sur la vie, l’ivresse de naviguer à la lisière du danger et les jeunes amitiés, intenses et troubles. Marion Brunet mène habilement sa barque entre huis clos et nature incommensurable, entre roman catastrophe et thriller psychologique. Addictif et réussi !

Les avis complet d’Isabelle et de Frédérique.

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Quelques secondes encore de Thomas Scotto, Nathan, 2021.

Une passion dangereuse, les limites repoussées, le saut de trop, pas assez près ou prêt, et c’est la chute… fatale. Alban n’est plus. Son cœur bat, il respire, artificiellement, mais non, il n’est plus. Ce n’est plus lui. Et les médecins qui veulent savoir. Pour les organes. Car le temps est compté.

Au fil de chapitres qui entrecroisent passé et présent, Anouk, la sœur d’Alban, nous raconte son frère, ses goûts, son caractère, leur relation fusionnelle, les souvenirs en cascade, des plus fous aux plus anodins. Elle nous décrit l’hôpital, la chambre, la confusion de sa mère, ce que son frère voulait et aurait voulu, l’absence de leur père, retenu à des centaines de kilomètres pour son travail. Elle décrit l’imbroglio d’émotions, et ces trois lettres que sa mère doit se résoudre à prononcer… “Oui”… ou …. “non”.

Ce texte, plein de délicatesse, a pris Blandine au cœur. Intime, humain, poignant, il nous bouleverse, nous bouscule, et nous pousse à nous interroger sur nos croyances, nos possibles en pareille situation.

L’avis complet de Frédérique.


Ils ont reçu une Mention Spéciale

de Joëlle Ecormier, Zebulo, 2021.

Pour Linda, est un récit sensible et poétique qui aborde les difficultés du deuil chez l’adolescent avec sincérité et justesse. Le texte nous entraîne dans une quête de vérité et d’acceptation pour rendre sa vie à un jeune homme rempli de colère et de chagrin par la perte d’un père disparu en mer. Il ne faudra rien de moins que l’amour d’une mère et d’une sœur, et la gentillesse d’un inconnu pour le ramener parmi les vivants.

L’avis de Linda.

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Je serai vivante de Nastasia Rugani, Gallimard Scripto, 2021.

Assise sur une chaise, une jeune fille dépose plainte. pour viol. En face d’elle, un officier aux questions froides et factuelles. Pas de place pour l’empathie. Sur sa chaise, dans sa tête, la jeune fille se souvient, par bribes, par émotions. Ses pensées s’échappent, remontent le temps et nous racontent.

Blandine a été malmenée par ce récit. Par son écriture d’abord. Une écriture ciselée, poétique, métaphorique, qui use de figures de styles. Qui tourne, contourne, nous perd aussi un peu dans le méandres des sentiments et souvenirs de la jeune fille. Et pourtant rien n’est confus, tout est glaçant. Son histoire, qui aurait pu, qui aurait dû être belle, puis le viol et ses suites. La rupture interne, familiale, sociale. Et enfin, ces murs oppressants du commissariat pour un témoignage éprouvant. La victime est deux fois victime, devoir raconter encore et encore, devoir prouver, n’être toujours pas crédible, être culpabilisée, salie.. Douter, pas d’elle-même, mais d’eux, de leur aide possible, de leur envie de l’aider. C’est éprouvant, écœurant. Heureusement, le récit s’éclaire par moments, et ce titre nous laisse rassurés par sa capacité, future, de résilience. Oui, elle sera vivante!


Le lauréat du Prix Vendredi 2021

Amour Chrome de Sylvain Pattieu, L’école des loisirs, 2021.

Amour Chrome s’engouffre dans le quotidien d’ados qui se cherchent, des gamins qui réagissent, interagissent entre eux de façon naturelle sans surjouer. Ce sont surtout des histoires de rêves d’ados comme il en existent tout autour de nous. Frédérique a trouvé ce roman chaleureux, humain et attachant : « Il est heureux, il est avec ses copines et son pote, il trace sa route. » Le jury du prix a salué « la force, la puissance poétique et la justesse de la langue, mais aussi l’énergie des personnages ».

L’avis de Frédérique.

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Et vous, lequel a votre préférence?

Renards, renardes et renardeaux

C’est l’automne !

Sous le Grand Arbre, les feuilles colorées de rouge, jaune et marron nous ont fait penser à la robe des renards. Autrefois appelés goupils, ils tiennent leur nom du fameux Roman de Renart paru au Moyen Âge, c’est dire l’importance de leur lien avec la littérature !

Mais elle leur a aussi accolé une réputation d’animal malin et filou. Nous vous proposons donc une sélection pour dépasser ou conforter les stéréotypes associés à cet animal.

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Roule renard, Atelier SAJE, Didier Jeunesse, 2021

Roule renard est un album cartonné tout en longueur qui invite le tout petit à un terrifiant décompte : en effet une jolie portée de 5 renardeaux voit, page après page, chaque petit animal disparaître. Par un ingénieux mécanisme, le petit lecteur pourra activer la pirouette du renardeau qui le fera disparaître sous la page. Mais pas de panique, une surprise tout en douceur et en réconfort nous attend à la fin du livre.

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Le Renard et l’étoile de Coralie Bickford-Smith, Gallimard Jeunesse, 2017

Le graphisme du premier album de Coralie Bickford-Smith est d’une créativité folle. Mais l’histoire n’est pas en reste : Renard  a peur de quitter son terrier jusqu’à ce qu’il rencontre Etoile, dont la lumière et la compagnie le rassure. Mais un jour Etoile disparaît. Désemparé, Renard part à sa recherche, puis sombre dans la mélancolie. Heureusement l’espoir renaît, il ne reste qu’à découvrir de quelle manière !

L’avis de Lucie.

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La danse d’hiver de Marion Dane Bauer, Albin Michel, 2019

L’hiver approche. Les animaux se préparent chacun à leur manière : l’écureuil stocke des noisettes, l’oie prend son envol, l’ours hiberne… Le renard observe ce manège avec attention, mais il n’a pas du tout sommeil. Un album aux illustrations toutes douces, idéal pour découvrir les comportements des animaux de la forêt en automne.

L’avis de Lucie.

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Jules et le renard de Joe Todd-Stanton, L’école des loisirs, 2019.

Jules et le renard est un bel album qui parle de différence et encourage à dépasser les idées reçues pour aller au devant des autres. Une histoire d’amitié née d’une rencontre fortuite entre les racines d’un arbre va unir deux être solitaires que le nature a placé comme ennemi de toujours. Une fable touchante au style graphique japonisant à découvrir avec les touts petits… et les plus grands.

Les avis d’Isabelle et de Linda.

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Petit Renard, d’Edward van de Vendel et Marije Tolman. Albin Michel Jeunesse, 2019.

Le petit renard de cet album, adorable boule de poils orange vif, vagabonde dans un paysage côtier lorsqu’il chute et plonge dans un rêve bouleversant d’intensité : toute une vie de petit renard condensée sous forme d’impressions fortes. Chaque mot du texte résonne comme une petite comptine, porté magistralement par les illustrations de Marije Tolman qui mêlent la beauté de grandes photographies aux couleurs passées et la beauté de dessins vibrants de vie. Tout ceci fait de cet album une lecture à la fois moderne et intemporelle. Et émouvante, tant ce petit renard porte en lui de choses universelles.

L’avis d’Isabelle et notre lecture commune

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Goupil ou face, comment apprivoiser sa cyclothymie, Lou Lubie, Delcourt, 2016.

Dans la BD, Goupil ou Face, il s’agit d’apprivoiser un animal sauvage assez dévastateur qui se tapit là où on ne l’attendait pas : au cœur de son propre corps, de son propre cœur. Lou Lubie retrace avec beaucoup de poésie et d’humour tout le chemin parcouru pour apprivoiser le renard parfois cruel parfois joueur qui lui met la tête à l’envers, un renard imprévisible qui a pour petit nom cyclothymie. Quand le renard devient un symbole, une métaphore à la fois tendre et piquante d’un trouble psychiatrique qui mérite d’être mieux connu, cela donne cette BD de vulgarisation scientifique passionnante !

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Fantastique Maître Renard, de Roald Dahl, illustré par Quentin Blake. Gallimard Jeunesse / Folio Cadet.

Le protagoniste de ce roman de Roald Dahl figure en bonne place parmi les personnages de renard incontournables : une véritable obsession pour les trois fous furieux qui possèdent les fermes des environs et remuent ciel et terre dans une traque outrancière. Heureusement, l’ingénieuse bestiole a plus d’un tour dans son sac. À lire pour les personnages hilarants, les illustrations de Quentin Blake, les dilemmes moraux de Maître Renard et de son ami Blaireau. On appréciera aussi le suspense et le dénouement jubilatoire ! N’hésitez pas à découvrir également Fantastic Mister Fox la géniale adaptation cinématographique signée Wes Anderson.

Les avis d’Isabelle, de Linda et de Lucie.

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Pax et le petit soldat, de Sarah Pennypacker, illustrations de Jon Klassen. Gallimard jeunesse, 2017.

Ce renard là est apprivoisé, mais séparé de son garçon par une guerre : parviendront-ils à se retrouver sains et saufs ? La route est parsemée de dangers, mais aussi de rencontres inattendues ! Impossible de ne pas fondre de tendresse pour ces deux personnages si attachants. À travers le destin de Pax et de Peter, Sara Pennypacker évoque des thèmes universels : la perte d’un proche, la solitude, l’expérience à la fois enthousiasmante et douloureuse de grandir, la difficulté de trouver sa voie par rapport à ses parents, l’épreuve mêlée d’exaltation du retour à la vie sauvage. On ne sait quasiment rien des ressorts de la guerre mais on observe son déroulement et ses conséquences immédiates et durables d’un regard innocent, à hauteur d’enfant et de renard. Ce livre est un vibrant hymne à la paix, étrangement empreint de douceur, à l’image des illustrations de Jon Klassen.

Les avis de Linda et d’Isabelle.

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Rouge-Feuille. Eric WANTIEZ et Juliette PARACHINI-DENY. Éditions Cépages, 2016

Rouge-Feuille est le nom d’un petit renardeau dont le sens n’apparaît qu’une fois l’automne venu. Au cœur de la nature en rouges, jaunes et orangés, il se fond, se dissimulant des chasseurs. Un jour, il trouve un oisillon à l’aile cassée, Bleu. Ils deviennent amis, mais sa couleur attire l’œil… Cet album au graphisme aussi magnifique qu’original mêle dessins crayonnés, aquarelles et collages avec de vraies feuilles d’arbres aux multiples nuances. Avec beaucoup de délicatesse, il nous raconte une histoire d’amitié et d’entraide, de saisons et de préservation de la nature.

L’avis de Blandine

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Le Renard Tokela. Pog et Marianne ALEXANDRE. Des Ronds dans l’O Jeunesse, 2016

Dans la tribu des Oceti Sakowin Oyate, une jeune fille se pose des questions. La coutume veut que les jeunes gens tuent chacun un animal pour en faire son totem et s’assurer ainsi de sa protection en revêtant sa peau. Cherchant un moyen d’y déroger, elle se retrouve nez à museau avec le Renard Tokela. Grâce à son aide, Winona rentre la tête haute. Grâce à son courage, tous comprennent que les traditions sont faites pour évoluer, pour être transformées. Entre conte et légende, les auteurs entremêlent la fiction à l’Histoire, pour nous délivrer un profond message de paix, de tolérance et de respect.

L’avis de Blandine.

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Et vous, quelle aventure mettant en scène un goupil a votre préférence ?

C’est la rentrée ! Nos tables de chevet…

… s’écroulent sous le poids des lectures à venir. Entre la rentrée littéraire, le retour en médiathèque et les PAL déjà bien remplies, nous ne manquons jamais de livres.

Il y en a pour tous les goûts, dans les rayons jeunesse (ou non) et nous avions envie de partager avec vous les photos de nos tables de chevet et celle(s) de nos enfants : ces lectures que nous allons dévorer prochainement !

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Sur Sirthis&Ladythat, la rentrée se prépare depuis un moment et les PAL de Linda et sa demoiselle sont déjà bien remplies. La priorité ira aux classiques entre l’étude du Jeu de l’amour et du hasard de Marivaux au programme de 4e (nous sommes en instruction à la maison) et la lecture de La ferme des animaux de George Orwell avant d’attaquer l’adaptation en BD aux éditions Jungle dans le cadre d’un partenariat et une adaptation plus libre Le Château des Animaux. Et c’est très probablement 1984, d’Orwell toujours, qui suivra, en roman et en BD. De son côté la demoiselle a déjà attaqué Le syndrôme du spaghetti de Marie Vareille dans sa version ebook et compte bien mener en lecture à deux voix La cité des livres qui rêvent de Walter Moers, La cavale d’Ulf Stark et Le phare aux oiseaux de Morpurgo. Elles ont aussi prévu quelques albums qui respirent encore l’été et les vacances ainsi que quelques romans graphiques que la demoiselle a déjà commencé à lire de son côté.

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Chez la collectionneuse de papillons, la rentrée est toujours un évènement puisqu’il faut reprendre le chemin du collège et quoi de mieux que de puiser dans les livres des idées nouvelles pour susciter l’enthousiasme de ses futur.e.s élèves. Ce qui explique pourquoi les livres théoriques et les journaux de profs ont une place particulière dans sa PAL de septembre ! Mais la littérature jeunesse n’est pas en reste pour faire découvrir la langue, les grand.e.s auteur.e.s ou la mythologie grecque aux ados masqué.e.s qu’elle va rencontrer dans quelques jours !

Quant à son plus jeune fils, il a dévalisé la médiathèque pour faire le plein de livres sur… les animaux, encore et toujours ! Que de belles soirées lectures en prévision !

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Dans la PAL de Lucie se trouvent les rescapés de son dernier passage en librairie : Esther Andersen, qui permettra de patienter jusqu’à la sortie du deuxième tome d’Alma et L’enfant, la taupe, le renard et le cheval dont les illustrations l’ont charmée. Le hasard y a aussi réuni deux romans en lien avec le Canada : le quatrième tome du Royaume de Pierre d’Angle et Sauvages. Et, pour finir, Sous un ciel d’or, un livre qui se trouve sur sa liste depuis la critique d’Isabelle.

Après avoir dévoré Esther Andersen et L’enfant, la taupe, le renard et le cheval, son fils a eu envie de faire durer l’ambiance sportive des JO en lisant des biographies de sportifs. Cette rentrée lui permettra de découvrir les parcours de Cristiano Ronaldo et d’Usain Bolt, mais aussi les toujours impressionnants Records du monde du football. La série des romans du Petit Nicolas, commencée cet été, lui permettra de comparer l’école et la société des années soixante avec sa propre expérience entre deux éclats de rire !

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Pour la rentrée Liraloin a décidé de présenter une série d’articles sur le thème de la Lune. Pop-Up Lune de A. Jankeliowitch, O. Charbonnel et A. Buxton ainsi que Pleine Lune de A. Guilloppé viendront compléter d’autres lectures en cours.

Deux BD, pour varier les plaisirs :  Incroyable de Zabus & Hippolyte et sa superbe couverture d’un petit personnage lisant dans une immense bibliothèque. Elise de F. Menor au sujet, lui, plus grave.

Enfin, une série de romans conseillés, chroniqués par mes très chères copinautes du blog. La Maison au 36 clés de N. Debertolis et Tumée, l’enfant élastique de M. Achard tous deux font partie de la sélection Grandes Feuilles (romans jeunesse) du blog.

En mai 2021, Flore Vesco s’est amusée à répondre à nos questions et donc D’or et d’oreillers et venu s’installer sur ma table de chevet. Enfin pour compléter cette sélection, trois romans d’aventures tous très différents. Il s’agit de Robot sauvage de P. Brown que je ne connais qu’à travers ses albums jeunesse, vivement conseillé par Isabelle. Les Willoughby de L. Lowry car c’est un roman « abominablement écrit et ignominieusement illustré par l’autrice », intriguant non ? La Rivière à l’envers de J-C Mourlevat, un auteur incontournable dont je n’ai lu qu’un seul roman pour le moment, aïe : personne n’est parfait.

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En période de rentrée comme le reste de l’année (avec seulement un peu plus de difficultés que d’habitude pour trouver du temps !), Isabelle se plonge avec curiosité dans les coups de cœur de ses enfants. Dans les semaines à venir, cela lui donnera le plaisir de découvrir Biotanistes, une dystopie ancrée dans une société matriarcale aux prises avec d’immenses défis, piquée à l’aîné des moussaillons, mais aussi la BD 5 mondes et le roman La folle épopée de Victor Samson, road-trip à travers le monde et l’histoire qui a enchanté son petit frère. Les lectures à voix haute ne seront pas en reste et navigueront entre mystère et louffoquerie, avec L’île aux mensonges de Frances Hardinge et Félicratie de H. Lenoir. Cerise sur le gâteau, deux guides parus récemment sur la littérature jeunesse et la littérature ado, indispensables pour les passionné.e.s que nous sommes !

Et de leurs côtés, les moussaillons continuent leurs explorations, chacun dans son univers à lui. En ce moment, l’un se régale de bandes-dessinées – prochaine sur la liste, Créatures, de Stéphane Betbeder – et de romans animaliers. Il a pour l’heure jeté son révolu sur le raton-laveur de Rascal, de Sterling North, en attendant de lire Le fils de l’Ursari de Xavier-Laurent Petit, que nous avons justement initialement découvert grâce à ses “histoires naturelles”. Son frère nage en pleine littérature de l’imaginaire, à la frontière entre dystopies – The Ones, Grisha – et science-fiction, un genre qu’il a découvert ces derniers mois et qu’il continue d’explorer avec le classique Dune et un titre plus récent de Brandon Sanderson, Vers les étoiles.

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LA PAL de rentrée de Blandine est aussi haute et variée que réconfortante. Quel plaisir d’avoir un horizon de lectures! Autant de promesses d’évasions, d’ailleurs, de découvertes et de palpitations… Avec, toujours, une possibilité de surprise, d’imprévu!

Des lectures éclectiques, qu’elle compte bien partager avec ses garçons en lecture du soir (Sous les arbres, Malenfer ou Ne te retourne pas!); en Lecture Commune pour le challenge sur l’Inde qu’elle co-anime (Mes sacrées tantes); pour découvrir des destins (Eiffel ou Une fille en or); retrouver des plumes aimées et avoir les émotions chamboulées (Les fins de moi sont difficiles – non mais quel titre!!; Un simple soupçon, En finir avec le Groc, ou encore Faire chavirer les icebergs), lire un auteur adoré quand il signe de son nom et qui a “grandi” avec Six pieds sur terre; ou encore entretenir le suspense avec un titre mystère… Ce mois de septembre s’annonce vraiment très bien!

N’hésitez pas à partager vos lectures à venir avec nous !