Lectures sur l’île papillon…

Contrairement à Mallarmé, jamais je ne me dis :

“La chair est triste, hélas ! et j’ai lu tous les livres !”

Car à l’ombre du grand arbre sont nées des amitiés qui ne cessent de nourrir mon imaginaire d’une pagaille de récits, de contes, d’images et de poésies ! C’est donc les paupières gonflées de rêves de lectures que j’ai glissé dans ma valise 4 livres pour occuper mes soirées guadeloupéennes bercées par la “brise marine”. Oui car cette année nous avions décidé de “Fuir là-bas, fuir !” Et quel enchantement ! Pour vous dire vrai c’est la nature, ses chants incroyables, sa lumière enveloppante, sa végétation luxuriante qui, plus que les mots couchés sur le papier, m’ont fait cette année tourbillonner. Mais comme je n’arrivais pas à dormir, mes compères d’encre noire ont été de précieux compagnons de voyage, remplaçants les rêves vers lesquels je ne pouvais me laisser aller.

Il y a eu, tout d’abord, un roman de littérature générale dont on m’avait beaucoup parlé : La tresse de Laëtitia Colombani, publié chez Grasset, lu dans la galerie d’une jolie case créole de Saint-François. Puis il y a eu Gustave Eiffel et les âmes de fer, de Flore Vesco, terminé sur la plage de Malendure :

Et l’intense D’un trait de fusain, de Cathy Ytak, publié aux éditions Talents hauts, dévoré plusieurs nuits d’affilée dans notre chambre visitée par les anolis à Bouillante, au coeur de la forêt tropicaleAvant de rentrer, pour me reconnecter à nos projets familiaux, j’ai entamé non loin du magnifique jardin botanique de Deshais le best seller du zéro déchet, prêté par une amie, qui elle-même le tenait d’une amie :

Voyez un peu mes lectures hétéroclites de l’été ! Et je regrettai de n’avoir point emporté de poésie pour habiter ce fabuleux voyage, car sans cesse debout face aux paysages captivants de cette île papillon,

pensant à mes amies d’À l’ombre du grand arbre, j’entendais le chant de Baudelaire,  :

“Mon enfant, ma sœur,
Songe à la douceur
D’aller là-bas
vivre ensemble!
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble ! “

Dans le cabas de voyage de Sophie…

Ahh l’été, le soleil, les vacances ! C’est pourtant à ce moment de l’année qu’il faut résoudre la plus difficile des équations !

[Temps de lecture estimé * (Volume de la voiture – Volume des valises et des personnes)] / Nombre d’enfants à s’occuper = Nombre de livres emportés

À cela, on peut rajouter des variables du genre, et si on tombe en panne au bord de la route, il va falloir s’occuper ou encore s’il pleut ou s’il fait trop chaud, un temps de sieste littéraire s’imposera (de toute façon avec un bébé, il y en aura forcément des siestes).

Concrètement, je ne prends jamais cette équation en compte et j’ai toujours une pile de livres qui ne fait que voyager, mais on ne sait jamais…

Après avoir fait 36 piles sur le lit et m’être dit que non, Monsieur n’acceptera jamais que je prenne tout ça (en plus on n’a pas de remorque), je fais appel à la part “raisonnable” de mon cerveau qui limite le nombre de livres à la quantité pouvant être contenue dans le fameux cabas de voyage qui devra lui-même tenir à mes pieds (oui parce que déjà dans la voiture, j’ai besoin d’avoir du choix parce que je ne lirais pas la même chose entre la radio, la musique, la discussion avec les enfants et celle avec Monsieur, et les rares périodes de silence).

Donc, trions mais comment ? Après avoir hésité à choisir mes livres par couleurs, genres, formats… J’ai opté pour ce subtil dégradé entre le jaune soleil, le bleu mer/ciel et le rose lune d’éclipse.

Ensuite, il y a les lectures plus rapides, pour moi c’est surtout des BD (je vais sans doute ajouter aussi un ou deux documentaires jeunesse que j’ai envie de découvrir).

Avec tout ça, je devrais tenir une bonne partie des vacances et puis si jamais je me retrouvais en rupture de stock, je croiserais bien une librairie sur mon chemin…

Bonnes vacances !

 

Recette pour une bonne PAL de vacances…

Depuis le début de l’été, les copinautes vous ont ouvert leurs valises et fait découvrir leur contenu.

En ce qui me concerne, la valise de bouquins est souvent ce qui me prend le plus de temps à faire… La peur de toujours manquer de lecture est presque une phobie pour la bibliothécaire et blogueuse que je suis.

Aussi, au fil des années, ai-je mis au point une technique, une recette, un savant mélange (choisissez l’appellation de votre choix) afin de remplir mon sac à dos livresque comme il se doit.

Les lectures dites “obligatoires” regroupent surtout des romans à livre pour le Prix des Incorruptibles autour duquel je travaille avec des ados.

J’adore les séries et je profite donc souvent de l’été pour en continuer ou finir certaines. Je fais également sortir des livres depuis trop longtemps dans ma PAL…

Enfin, je mets toujours quelques livres à la dernière minute notamment empruntés à la bibliothèque. Des lectures souvent estivales, reposantes…

Au final, je ne fais mon choix que le jour J et ne prends pas tous les livres que vous pouvez voir sur les photos ci-dessus. Mais c’est un bon aperçu de ce que je lirai durant mes vacances : beaucoup de romans, du fantastique, de la romance, de l’humour, une pointe de réalité et toujours l’amour de la lecture !

Bonnes vacances à vous.

Dans la valise d’Alice …

Dans ma valise ??? …. Des livres !

Les vacances arrivent à grand pas et s’il faut penser à ne pas oublier les passeports et les billets d’avion, le choix des livres qui accompagneront les heures de vols et les jours de farniente est toujours un moment essentiel !

Oui, parce que glisser des livres dans sa valise, c’est une telle évidence. J’ai eu beau chercher, je n’ai pas trouvé de bonnes raisons de ne pas glisser de livres dans ma valise !

Allez hop, le tote bag habituel et un petit tour sur les rayonnages de la bibliothèque.

Et voilà mon choix !

Ouh là, je pense que je ne vais pas m’ennuyer !

“Une affaire parfaitement rodée … du moins en apparence”, “un thriller glaçant”, “une seule bande son, furieusement rock’nroll”, “une fantaisie pas comme les autres”, “un roman d’espionnage”, “une disparition inquiétante “…., voilà ce qui m’a interpellé sur les 4ème de couverture.

Quelles sont mes envies ? Une plongée dans des  histoires haletantes, des sujets brûlants, des  rebondissements inimaginés, des cocktails détonants mais aussi une plongée dans la réalité sociale et les mystères de l’âme.

Trouverais-je tout cela dans les livres que j’ai glissé dans ma valise ?

Et s’il n’y en a pas assez, je pourrais toujours télécharger des livres numériques ! Il faut parfois savoir voyager léger !

Bonnes vacances et à très bientôt !

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Lettre de la valise de Chlop

Salut, c’est la valise de Chlop.

Je vous écris cette année, parce que j’ai envie de vous parler de livres, il me semble que c’est votre truc, à l’ombre du grand arbre, les livres, je me trompe?

Vous ne le saviez peut-être pas, mais certaines valises adorent les livres. Si, si. En tout cas moi, je suis une grande lectrice.

Il faut dire que je ne manque pas de livres, pendant toute l’année, Chlop m’utilise essentiellement pour trimballer des kilos d’albums pour son boulot.
C’est bien simple, quand j’ouvre la bouche, la plupart du temps, je ressemble à ça:

N’allez pas y voir une gourmandise excessive, non, je lis tous les livres que je transporte. Oui, parce que nous, les valises, on est un peu comme les tortues, on vit dans notre carapace. Ce n’est pas parce que vous ne voyez pas nos yeux qu’on n’en a pas. Les miens sont très performants, ils se glissent entre les pages pour déchiffrer les livres sans que personne ne s’en aperçoive.

Je me demande si Chlop sait que je lis les livres que je transporte. En tout cas, elle à la gentillesse de toujours prévoir certains classiques dont je ne me lasse pas (comme Quel radis dis donc par exemple, que je connais par cœur depuis bien longtemps mais que j’aime toujours relire) et des nouveaux que je découvre avec plaisir.

Tenez, il y a peu de temps, j’ai vu arriver Une super histoire de cow-boy. Je me demande bien ce qu’elle attend pour le chroniquer sur son blog celui là. C’est bien simple, c’est mon coup de cœur du moment. Le texte dit un truc, l’image dit autre chose. La première fois ça m’a déstabilisée mais ensuite j’ai trouvé ça très savoureux. Il faut dire que nous, les valises, on comprend très bien le second degrés et on n’est pas insensibles à l’humour.

Maintenant que les vacances arrivent, je vais devoir transporter maillots et serviettes de bain (pleins de sable au retour, berk), des tubas, des robes colorées et des sandalettes. Avouez que c’est beaucoup moins fun tout de même!

Mais je ne m’inquiète pas, je sais qu’il y aura toujours quelques lectures au milieu des chiffons. L’autre jour, j’ai entendu Chlop demander à sa mouflette “Il est bien? Tu me le prêteras quand tu l’auras fini?” Je sais qu’elle parle de livre. C’est comme ça que j’ai pu lire Oh boy, ou encore La déclaration.

Un été j’ai même eu la mythologie grecque en cent épisodes à porter pendant toutes les vacances, j’en lisais quelques chapitres par jour et, croyez-moi ou pas, mais je l’ai terminé avant le retour à la maison. Cet été, je ne serais pas étonnée de lire Swimming pool, la mouflette semble avoir beaucoup aimé. Et puis Chlop, l’autre jour elle a dit qu’elle avait super envie de lire The hate you give, à mon avis, dès qu’elle croise une librairie elle ressort avec.

          
Donc vous voyez, je ne suis pas à plaindre, je vais encore passer un bel été, même si je n’aime pas trop l’idée de voyager dans le coffre d’une voiture en compagnie de sacs de couchages (ceux là, ils n’ont aucune conversation, d’ailleurs c’est bien simple, ils ne savent pas lire, c’est tout juste si ils écoutent les histoires du soir que Chlop lit à sa cadette).

 

J’espère que de votre côté vous donnerez de beaux ouvrages à vos bagages, ils vous en seront reconnaissants. Et que vous passerez un bel été, bien entendu.

Signé: Valise A Roulette.