Lecture commune : Enragée

Sous notre bel arbre il y a des autrices que nous apprécions particulièrement. Lucie et Liraloin s’étaient déjà donné rendez-vous pour une lecture commune d’A(ni)mal et Cécile Alix avait gentiment accepté notre demande d‘interview. Aujourd’hui Héloïse les rejoint pour discuter de son dernier titre, qui leur a inspiré bien des réflexions ! Bonne lecture.

Enragée de Cécile Alix, PKJ, 2025.

Héloïse : C’est parti ! Que pensez-vous de cette couverture ? Vous a-t-elle inspiré ?

Liraloin : Les couvertures des romans de Cécile Alix sont toujours très attractives. Ici la couverture forme un paysage entre la première et la quatrième de couverture avec cette barre d’immeuble plongée dans la nuit. Quelques lumières éclairent les fenêtres comme des projecteurs pour mieux se laisser happer par ce personnage qui vole. J’adore la couleur des cheveux du personnage qui reflète dans le nom de l’autrice. 

Lucie : Elle va bien avec le titre, ces grandes lettres jaunes qu’on dirait tracées au pinceau façon tag donnent immédiatement une impulsion, de l’énergie. Mais je trouve que pour le coup elle est très différente des deux autres romans de cette « série ». Elle se détache nettement tant dans les couleurs que dans le graphisme. J’ai imaginé un personnage féminin, vif, avec une histoire sombre (la nuit qui déborde sur sa peau, bleue elle aussi). Et toi Héloïse ?

Héloïse : J’avoue avoir acheté ce roman les yeux fermés car écrit par Cécile Alix, et n’avoir prêté aucune attention à la couverture au début ! Le titre qui ressort en gros, en jaune, avec une police un peu façon « tag », je trouvais ça pas mal, tout comme cette silhouette qui danse, qui se lâche… Et puis cette ville de nuit, pour moi, ça colle bien à l’ambiance du roman…

Héloïse : Puisque tu parles de série, Lucie, peut-être pouvons-nous commencer par parler de la postface ? J’ai lu comme toi qu’Enragée faisait partie d’une série de quatre romans, débutée avec A(ni)mal puis Guerrière (lauréat de la catégorie Belles branches du Prix ALODGA 2024), dont nous avons déjà parlé sur le blog. 

Lucie : Oui, allons-y ! J’ai découvert comme vous qu’il allait y avoir un quatrième tome, et je me demandais si vous aviez des idées sur le sujet principal ? Rappellons que Cécile Alix présente cette tétralogie comme “consacrée à la violence à laquelle peuvent être confrontés les adolescents”.

Héloïse : J’avoue n’avoir aucune idée ! Mais je n’ai aucun doute quant au fait que ce sera à nouveau un thème fort, marquant…

Liraloin : D’ailleurs les autres tomes se passent, pour la plupart, à l’étranger. Cécile Alix parle à tous les ados finalement en choisissant de dérouler son intrigue en France pour ce dernier. Alors personnellement je suis très mauvaise en devinette. Et toi Lucie, tu as une idée? 

Lucie : J’avoue que j’étais curieuse de connaître vos propositions mais en réalité je n’ai pas vraiment réfléchi. Cécile Alix a traité le destin des migrants, celui des enfants soldats, les enfants placés… probablement pas le harcèlement qui est déjà très présent en littérature jeunesse et qu’elle a traité dans Six contre un. Il reste malheureusement le choix dans les violences faites aux jeunes !

Six contre un de Cécile Alix, PKJ, 2018.

Liraloin, tu faisais remarquer que celui-ci se déroulait en France, et j’ai cru comprendre qu’il t’avait moins plu que le précédent. Est-ce que tu y vois un lien ou pas forcément ?

Liraloin : J’ai moins apprécié cette histoire dans le sens où je l’ai un peu comparée à No et moi qui m’avait grandement bouleversée. Peut-être que c’est un raccourci facile de ma part. Néanmoins, j’ai tout de même apprécié le texte, l’écriture et la façon dont Cécile Alix relate les évènements. Je suis d’accord avec ce que vous dites : la violence est tellement présente !

No et moi de Delphine de Vigan, 2010

Héloïse : Il y a un lien évident : si les thématiques sont bien différentes de celles d’A(ni)mal et de Guerrière, on retrouve ce personnage adolescent, en butte à la violence du monde. Ce n’est pas la guerre ici, mais une décision de justice. C’est assez glaçant. La violence est différente, mais bien présente… 

Lucie : Je te rejoins Héloïse, on est dans une violence “légale”, c’est très déstabilisant de se dire que de telles situations peuvent exister dans notre pays. Je trouve important de montrer que la souffrance peut être au bas de notre rue, pas seulement au bout du monde. Vous étiez familières de ce type de sujets (enfants placés, familles d’accueil, etc.) ?

Héloïse : Je connais un peu le sujet, mais pas tant que ça, puisque je pensais qu’à l’âge de Fauve, on demandait en priorité l’avis de l’enfant… ce qui n’est clairement pas le cas ici, vu qu’on n’écoute même pas ce qu’elle dit, et qu’on ne prend pas en compte ce qu’elle pense ni ressent… Je sais que la justice oblige parfois à garder le lien parent-enfant, au détriment du choix de l’enfant, mais cela m’a choquée qu’elle soit obligée d’aller vivre avec sa mère qui est pour elle une véritable inconnue…

Lucie : Tu as raison, dans ce roman, Cécile Alix bat en brèche un principe essentiel de l’ASE : le fait qu’un enfant est toujours mieux dans sa famille naturelle (quand elle est en capacité d’assurer sa sécurité) que dans une famille d’accueil. Elle montre que quand il y a rencontre, de vrais liens peuvent se nouer, par delà la génétique. C’est quelque chose à laquelle vous aviez déjà été amenées à réfléchir ?

Liraloin : Oui je me suis posée des questions ayant connu des amis qui étaient famille d’accueil. Ce qui me taraudait c’était la question de l’amour. Peut-on se laisser à aimer un enfant comme son propre enfant sachant qu’un jour soudainement il peut être amené à retrouver sa famille naturelle ? 

Lucie : Cela doit être une situation très compliquée émotionnellement. Pour moi tu ne peux pas t’empêcher d’aimer un enfant qui vit sous ton toit, et en même temps, comme tu le dis ce n’est pas ton enfant et il peut partir à tout moment. Ce qui me questionne, pour être honnête c’est aussi cette histoire d’autorité parentale qui fait qu’un parent peut se voir retirer la garde de son enfant mais continuer à peser sur ses choix d’orientation, etc. Ma tante, ancienne instit, a été famille d’accueil pour un petit garçon qui n’était absolument pas disponible pour les apprentissages (normal vu ce qu’il avait subi) et l’équipe pédagogique, soutenue par la maman, voulait l’orienter en IME alors que pour elle il avait largement les capacités de poursuivre une scolarité normale à condition qu’on lui laisse le temps et qu’on l’accompagne. Boris Cyrulnik ne dit pas autre chose quand il parle de « tuteur en résilience » dans son autobiographie Sauve-toi, la vie t’appelle. Ca m’a retourné le coeur et beaucoup questionnée en tant que prof. Même si la famille d’accueil n’a aucune légitimité, c’est elle qui côtoie l’enfant au quotidien. C’est assez abyssal comme réflexion. Le tout étant de chercher ce qui est le mieux pour l’enfant, et Cécile Alix montre bien que cela dépend aussi énormément du juge qui s’occupe du dossier.

Sauve-toi, la vie t’appelle, Boris Cyrulnik, Odile Jacob, 2012.

Héloïse : Pour avoir connu beaucoup de situations différentes dans mon entourage et parmi mes élèves, j’ai remarqué qu’on pouvait trouver autant d’amour et de tendresse dans une famille qui n’est pas sa famille biologique… D’ailleurs, ce « trope » de found family, de famille de cœur, me plait beaucoup en général dans les romans.

Liraloin : J’aime beaucoup vos réflexions et vos expériences. Après tout, nous sommes complètement dans le sujet et ce dès le début du roman.

Liraloin : Le début du roman s’ouvre avec une playlist, nul doute qu’il y aura de la musique dans ce roman, de la danse pour être plus précise. Comment avez-vous trouvé cette introduction et le premier chapitre qui nous présente notre personnage principal : Fauve? 

Lucie : Fauve est un personnage qui a un rapport très fort au corps. Elle est passionnée de danse et Cécile Alix parvient à traduire de façon physique aussi bien son mal-être (extrait en haut de la page 57, 136) que son bien-être (page 65, 256) et même les moments de transition (p.109, 167) ou la relation amoureuse (p.198, 205). C’est un aspect qui m’a beaucoup plu, ces sensations qui la traversent sans cesse.

Héloïse : Waouh, je suis admirative, tu as même noté les pages ! Moi ce qui m’a marqué sur son rapport au corps aussi, c’est le regard des autres. Il y a une citation qui m’a particulièrement frappée, elle sonne si juste : 

“Je n’avais jamais mesuré à quel point le fait d’être une fille représentait un handicap. On peut mettre en place les stratégies les mieux rodées pour y échapper, il arrive toujours un moment où le corps s’impose, prend toute la place et nous rend vulnérables. On n’a pas le choix, il finit invariablement par devenir un objet. De comparaison, de honte, de critique ; de convoitise, de possession, de soumission ; de fantasme, d’humiliation ; de chantage, de commerce, de marketing ; parfois de fierté et de pouvoir… II n’est jamais anodin. Même enfoui sous des couches de vêtements, il reste soumis aux appréciations.
Pourquoi ne fait-on pas aussi grand cas des corps masculins ?
Tant qu’une fille ne deviendra pas un homme comme un autre aux yeux de la société – un humain comme un autre -, tant que l’on ne cessera pas de soupeser le corps des femmes, de l’évaluer, de le juger, l’égalité des genres restera une utopie.

Lucie : J’avais aussi noté ce passage. Il y a un vrai discours sur le corps de la femme dans la société à ce moment-là, et il est parfaitement justifié par la situation précaire de Fauve. Autant je ne suis pas une féministe particulièrement vindicative, autant ce discours là a résonné fortement. Chez vous aussi ?

Héloïse : Chez moi oui. Parce que je comprends très bien ce que Fauve ressent à ce moment-là, je le visualise un peu trop bien. C’est une question que j’ai souvent remarquée : on parle beaucoup du corps des femmes, il est soumis à de nombreuses injonctions, beaucoup moins de celui des hommes (même si c’est une problématique qui évolue). 

Liraloin : J’ai vraiment trouvé ce premier chapitre très galvanisant dans le sens où j’avais l’impression d’être dans le corps de Fauve, ressentir le bienfait de la danse ça doit être magique ! Je voulais juste ajouter que Fauve danse et prend du plaisir car elle est sans doute épanouie dans sa famille d’accueil, enfin j’aime à le penser comme ça.

Héloïse : Oui, la danse, c’est magique. Et c’est aussi un très beau moyen d’expression, de faire ressortir ses émotions, et je trouve que Fauve le montre bien.

Les mots, les cris refoulés au fond de ma gorge, les noeuds, les serpents entortillés dans mon ventre, l’eau et le sel qui ne coulent pas de mes yeux, mon corps les interprète. Danser, c’est le seul moyen que j’ai trouvé pour exister.
Depuis longtemps, avant que j’aie conscience d’être moi-même, une brèche s’est ouverte au creux de ma poitrine. Quelque chose de profond, d’archaïique. Une peur à laquelle rien ne résiste. Une terreur qui me troue. La danse comble mes gouffres.

Lucie : On l’a bien dit, cette série de romans aborde la violence subie par les adolescents, mais Cécile Alix veille sur eux en leur faisant rencontrer des humains extraordinaires. Il y a encore une fois beaucoup de beaux personnages dans ce roman, qui répondent à la citation de Romain Gary mise en exergue : « Le désespoir est toujours une soumission » tiré des Cerfs-volants, son dernier roman (en parlant de désespoir…). Ils sont tous extra mais je me demandais si l’un d’entre eux vous avait particulièrement touchée ? Les filles SDF, les habitants du squat, Damien, même l’amoureux, un peu sous-exploité mais charmant… dur dur !

Héloïse : Ahhhhh il faut choisir !!!!  Pas facile. Sa famille d’accueil est adorable, les rencontres qu’elle fait dans la rue réservent de belles surprises aussi. Mais finalement, peut-être que celui qui m’a le plus marquée, c’est son éducateur, Damien, parce qu’il change au fil de l’histoire. Très “rigide” presque au début, il finit par comprendre Fauve et prendre des risques pour elle. Il m’a touchée. Lui aussi a un passé difficile…

Lucie : Je l’avoue, Damien m’a beaucoup touchée aussi. J’ai aimé son changement de posture et l’explication de ce changement. J’en ai eu des frissons.

Liraloin : J’ai une petite préférence pour le Yéti qui est une force tranquille. Il écoute, il protège, il conseille, ne fait pas la morale. Il connaît la rue, son environnement et entend les problèmes. Mais tout comme vous, les autres personnages sont importants, ils accompagnent Fauve et tour à tour lui apprennent ce qu’est la vie véritablement (les choix, le destin…)

Héloïse : Il a un côté “vieux sage” très posé effectivement. Il est là pour les autres, à l’écoute, toujours prêt à rendre service. Et à défendre ses valeurs. 

Lucie : Ah, le Yéti et sa bibliothèque ! Forcément ! Je me suis renseignée sur l’existence de cette bibliothèque à destination des SDF parce que tant qu’à faire je leur aurais donné des livres, mais impossible de trouver. Si c’est une invention de Cécile Alix, elle devrait être mise en œuvre !

Héloïse : Je trouve ça très chouette aussi ! 

Lucie : Il ne s’agit pas de divulgâcher mais cela arrive très tôt dans le roman alors il faut bien en parler : plutôt que de vivre avec sa génitrice, Fauve préfère fuguer et se retrouve à la rue. Comment avez-vous trouvé la présentation de cet environnement ?

Liraloin : Je me souviens que j’ai été assez sensible aux revirements de situations. Cette sensation m’a fait penser aux rumeurs de la rue selon les moments de la journée. Je ne sais pas si vous voyez ce que je veux dire. La rue est rassurante comme elle peut complètement absorber un être. Cécile Alix réussit à bien nous le montrer à travers tous ces personnages.

Héloïse : Il y un mélange de sensations au début de la fugue : peur, liberté, espoir, tension… et la nuit qui tombe, et le stress qui va avec. C’est très réaliste. Comme tu dis, la rue apparaît comme un refuge, et en même temps fait peur. D’ailleurs, Fauve a peur au début, quand elle rencontre Edith et Sam. 

Lucie : Encore des personnages géniaux ! La notion de temps aussi avec la montre est très parlante. Dans l’ensemble, ce que Sam et Edith lui apprennent, les “règles de la rue” sont à la fois rassurantes – car avec les codes on se protège plus facilement – et en même temps vraiment glaçantes…

Héloïse : Oui, le temps, et l’hygiène ! Tous ces petits “détails” qui n’en sont pas quand on doit vivre dehors… et des contraintes qu’on ressent encore plus quand on est une femme ! 

Lucie : Exactement ! Cela nous oblige à nous rendre compte de la difficulté de vivre dans la rue. Chaque geste qui nous semble anodin est une bataille.

Lucie : Pour conclure, notre question rituelle : à qui conseilleriez-vous ce roman ?

Liraloin : Aux passionné(e)s de danse car il est beaucoup question de corps comme vous l’avez mentionné plus haut. Aux pessimistes car il y a des personnages avec une force incroyable. Bien sûr je le conseille aux grands ados et aux adultes !

Lucie : Je ne suis pas passionnée de danse mais ce rapport au corps et cette attention aux sensations m’a vraiment touchée. Je dirais pas trop tôt quand même (14-15 ans ?) parce que le sujet est complexe et lourd. Mais aux ados qui se sentent concernés par le sort des moins chanceux, des plus démunis, qui souhaitent changer de perspective. Et à leurs parents, cette histoire fait relativiser les problèmes du quotidien !

Héloïse : Aux ados mal dans leur peau. Aux personnes qui aiment les textes poétiques (la plume de Cécile Alix est vraiment belle et émouvante), à celles qui aiment les romans abordant des questions de société. Aux adultes curieux. effectivement, comme toi Lucie, je dirais pas avant 13-14 ans, car les thématiques sont dures – mais essentielles ! 

*

Avons-nous réussi à vous donner envie de découvrir Enragée? Et si vous l’avez déjà lu, qu’en avez-vous pensé ?

Les éditions du Pourquoi pas ?

A l’ombre du grand arbre, on aime quand on ne prend pas les enfants pour des idiots, qu’on se met à leur hauteur pour grandir avec eux. On aime les choix audacieux qui dénotent dans un paysage éditorial souvent formaté et marketé. On aime quand la pertinence du format et l’impertinence du sujet se métissent pour casser les codes, quand, dans un nid douillet, des ailes renommées prêtent leurs plumes à des oisillons créatifs et talentueux, quand les beaux mots se mêlent aux images éloquentes pour dire les belles valeurs, les émotions, et les êtres.

A l’ombre du grand arbre, oui, on aime le catalogue de cette maison d’édition, original, pertinent, et surtout, engagé, porteur de sens et de valeurs universelles.

C’est pourquoi nous vous proposons aujourd’hui de faire plus ample connaissance avec les Editions du Pourquoi Pas ? et certains de leurs titres répondant parfaitement à cette exigence-là : une littérature jeunesse humaniste, ambitieuse et généreuse.

Présentation de la maison d’édition par Alain

Alain Claude est le Président fondateur de l’association, président de la Ligue (pendant 23 ans), enseignant-conseiller pédagogique à la retraite, il a toujours placé la Littérature Jeunesse en pôle position… et reste très attaché à la force du collectif.

Les Editions du Pourquoi Pas ? sont une maison d’édition « pas tout à fait comme les autres », un projet politique d’Education Populaire au travers d’une littérature de qualité.

L’association a été créée en décembre 2013 par la Ligue de l’Enseignement des Vosges en partenariat avec l’ESAL-site d’Epinal, et sortira son 100ème ouvrage en février 2027.

Nous publions des auteurices connus et reconnus dans le milieu qui se reconnaissent dans notre projet ainsi que des illustrateurices-jeunes talents passés par l’ESAL d’Epinal à qui nous donnons la possibilité de faire un premier livre (à quelques exceptions – mais très peu, pour des projets complexes : Carole Chaix, Frédérique Bertrand, etc.)

Nous ne sommes jamais guidés par « le commercial » lorsque nous choisissons des textes (toujours le texte en premier)… En fait, tout est dans notre manifeste.

Quelle est la ligne éditoriale des EDPP ?

Des écritures qui s’emparent de l’imaginaire pour aider les lecteurices à faire société et faire humanité.

Quelles sont les spécificités de votre maison d’édition ?

En plus de la ligne engagée, le bénévolat à 300%. L’association comprend 19 membres qui s’investissent en fonction de leurs compétences et de leurs disponibilités.

Quels sont vos défis ?

Les défis ??? Continuer dans la.meme voie et renouveler les forces vives.

Merci Alain d’avoir pris le temps de présenter cette belle maison d’édition ! À présent, à nous de présenter nos titres préférés…

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Et puis un jour, tu te dis que c’est un beau métier que celui d’écrivain.e pour la jeunesse, que c’est une merveilleuse passion d’éditer leurs livres quand ils sont riches de sens…Assembler des mots pour raconter et donner corps à des histoires de grands bouleversements, à des moments forts ou tout simplement à des instants de rien, captiver et apporter tellement d’émotions à celles et ceux qui les lisent – les enfants auxquels ils sont destinés, public exigeant s’il en est – c’est une prouesse ! Et quand, la poésie, passagère clandestine, s’invite dans les pages, et intensifie l’enchantement, le recueillement, ou le sourire, alors…

Le livre-anniversaire des 10 ans des Editions du pourquoi pas, ce sont ces mots -là, cette poésie-là, c’est un foisonnement d’imagination, de styles et de genres, dans un recueil illustré où 11 écrivain.e.s, Thomas Scotto, Cathy Ytak, Julia Billet, Jo hoestlandt, Thierry Cazals, Yves-Marie Clément et les autres… laissent éclater leur talent et délivrent, chacun.e à sa façon, un lumineux message d’intelligence collective et d’espoir. Aux côtés de ces brillant.e.s auteur.ice.s, de jeunes artistes illustrateur.ice.s apportent une fraîcheur et un éclat supplémentaires aux très belles suites imaginées aux vies d »Esther, Tapio, Labiwa et les autres.

Et tous.es nous disent : faire ensemble cette société…en humanité…Une société où il est permis d’assumer ses passions et d’être soi de tout son être, dans l’ombre ou la lumière. Une société d’accueil de l’étranger et des différences, dans un environnement protégé. Une société de respect, de regards bienveillants et de mains amies. Une société d’ailes et de racines où l’on peut transmettre l’espoir d’un « bientôt, tout ira mieux« …Pourquoi pas ?

Collectif, Editions du Pourquoi pas ? Avril 2023

Départ en vacances est un album de la collection Pourquoi pas la Terre, où nous suivons, le sourire aux lèvres, le débat pour le moins animé entre les 4 membres d’une famille sur le moyen de transport le plus adéquat pour se rendre sur son lieu de vacances. Chacun donne son avis, et valorise, arguments imparables à l’appui, celui qu’il préfère. En avion, on ira vite, affirme Maman, qui veut toujours gagner du temps, y compris pour rentrer. Décompresser ? Très peu pour elle ! Mieux, en voiture, on pourra caser un max de barda inutilement indispensable. Quand le coffre est plein, papa se sent bien !…Oui, mais…et la planète, dans tout ça ? Voiture rime avec hydrocarbure et avion avec pollution…Heureusement que les enfants sont plus responsables que leurs parents en matière de protection de l’environnement ! C’est pourquoi le grand frère préfère la bicyclette, c’est chouette. Toustes en selle et la Terre restera belle ! Sauf que le sport ne met pas tout le monde d’accord ! Alors c’est finalement la petite dernière qui clouera le bec à toute la maisonnée ! On prendra le train, c’est gagné ! Parce qu’en chemin de fer, on peut tout faire : prendre le temps de vivre, de rêver plus, et surtout, on pollue moins ! Le débat est clos…enfin, presque…! Vous êtes plutôt valises ou sacs à dos ? 😉

Cette sympathique histoire de famille, drôle, truculente, aux textes et illustrations pétillants et malicieux, fait réfléchir petits et grands, avec humour et tendresse.

Départ en vacances, Magdalena, illustré par Barim, 2024

Les minuscules est un court roman bouleversant où, dans un pays en guerre, impuissant.es, nous suivons Bassem, orphelin sans pleurs, après la destruction de sa maison et la mort de sa famille, sur son chemin de désolation. Les mots et les illustrations sont d’abord durs, de vérité et de détresse. Ils ne taisent pas les bombes, le vide, le chaos, la folie qui gagne certains pour échapper à une réalité trop douloureuse…Mais soudain, une mélodie, une rencontre amie, et ils s’apaisent peu à peu, puis deviennent poésie et enfin espoir, regards tournés vers le ciel. Des notes de piano aériennes, un instituteur qui sauve la mémoire et le savoir, des artistes de rue, un spectacle improvisé…Porté.e.s par cette parenthèse enchantée, les survivant.e.s s’emparent de la solidarité et de la créativité comme autant de réponses à l’atrocité, pour redonner espoir, « grains de lumière » et oui, de la « noblesse au monde« …Et espérer un nouvel horizon.

Saisie par la puissante représentation de la guerre et de ses ravages sur les vies, comme par l’onirisme des images lorsqu’elles se font plus légères, happée par le regard de Bassem aux larmes absentes puis libérées, j’ai refermé ce livre très émue. Une supplication muette m’est venue : enfant du néant, du désespoir et de la solitude, de la violence et de la peur… mais enfant résilient, enfant sauvé, – pour l’instant -, je te demande pardon.

« La culture est l’héritage de la noblesse du monde, la seule force que nous ayons en face de l’élément de la nuit.  » André Malraux

Les minuscules, Claude Clément, illustré par Tilde Barbey, novembre 2022

Séverine

Une réécriture d’un conte…

Amour bleu de Raphaële Frier, illustrations de Kam – Editions du Pourquoi pas ?, 2022

« Tu sais quoi ? Laisse tomber. Il m’inspire pas ce type. Je le trouve carrément inquiétant. » Invitées à une fête dans un lieu loin de ce qu’elles fréquentent habituellement, deux sœurs débriefent de la soirée passée chez cet homme à la barbe bleue. Pourtant l’inquiétude de l’une ne va pas bouleverser le choix de l’autre au point de vouloir s’installer un temps dans ce cadre d’apparence idyllique : « Franchement, j’aimais bien l’idée de la pause. Et je me voyais volontiers m’installer au Moulin. Ce que j’ai fait. » Et jour après jour, goûtant au luxe, cette femme ne va pas comprendre le changement et le départ précipité de son nouveau compagnon.

Raphaële Frier nous livre une réécriture moderne du célèbre conte Barbe Bleue et dès la première de couverture la domination masculine y est palpable. De sa barbe bleue tentaculaire et hypnotique, cet homme va user de « ses charmes » matériels pour attirer cette jeune femme à s’enfermer dans une cage dorée. Les illustrations de Kam mettent en scène des détails qui ne trompent pas la le lectrice lecteur et participent à accélérer cette angoisse qui monte durant la lecture. Attirant dans ses portraits, accueillant dans sa façon d’être, le monstre tapi attend le moment propice pour se livrer à une course poursuite dont cette femme ne sortira pas totalement indemne.

*

Une écriture qui défie les codes sociétaux…

Va te changer ! de l’Atelier du Trio – Cathy Ytak, Thomas Scotto et Gilles Abier, texte écrit pour une lecture théâtralisée – éditions du Pourquoi Pas ? 2019.

« Prologue

Vous me regardez

Comme si vous ne me reconnaissiez pas.

Pourtant, je sais que vous êtes avec moi

Et qu’on a ouvert les yeux.

Mais comment on va se parler maintenant ?

On sera quoi demain ?

Demain matin et tous les autres jours ?

Ce prologue retrouve l’épilogue, ces paroles de Robin lycéen ordinaire dans une vie ordinaire. C’est dérangeant tout de même ce mec en jupe et qui fait comme si de rien n’était. Est-ce interdit de porter une jupe ?

« -Eh les gars, on a une meuf de plus au lycée ! Aussitôt quelques rires. Quelques rires qui durent… »

Ce texte court percute, interroge, bouleverse, gêne, trouble réellement. D’un seul souffle on y montre le courage, la violence de s’assumer : un lycéen qui a peur, un lycéen qui ose, une surveillante qui a honte, une petite amie qui a peur du jugement. C’est à travers l’histoire d’une jupe portée par un garçon que le-la lecteur-lectrice peut s’interroger et se demander : « On sera quoi demain ? Demain et les autres jours ? »

*

Un conte humaniste…

Le musée des générosités, Laurence Gillot, Emma Morison – éditions du Pourquoi pas ?, 2025.

Moins connu que Mademoiselle Vole (qui a bénéficié d’un joli coup de projecteur grâce au prix UNICEF 2026), Le musée des générosités du même binôme d’auteure-illustratrice est tout aussi touchant. Les deux titres se répondent et se complètent en abordant le sort des réfugiés, la générosité et le rôle de l’art,

Dans ce court roman, Laurence Gillot part d’un petit geste, un presque rien qui change la vie d’un garçon. Suzie a donné son gilet à Idris comme une évidence : il avait froid, elle pouvait se le permettre. Elle aurait voulu faire plus mais elle ne l’a jamais revu. Lui non plus n’a jamais oublié ce geste désintéressé, si humain. C’est donc avec émotion qu’il se retrouvent bien des années plus tard dans un musée.

Loin, très loin de la leçon de morale ou de la mièvrerie, Laurence Gillot explique avoir eu envie de « mettre en lumière la puissance de tous ces actes bienveillants, isolés, discrets, invisibles, gratuits, modestes qui, tous les jours, sur tous les continents, enchantent le monde et créent de la fraternité ». Un programme plein d’espoir !

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Un dyptique politique

Le tuteur, Audrey Claus / Quelque chose a changé, Yves-Marie Vincent, illustrations de Lou Reichling – éditions du Pourquoi pas ?, 2017.

La collection « Faire société » propose toujours deux textes mis dos à dos qui s’enrichissent l’un l’autre quelque soit l’ordre de lecture. Ceux qui composent ce recueil font froid ans le dos, particulièrement dans le contexte actuel. Heureusement les illustrations faites de photos d’éléments naturels apportent une certaine douceur à l’ensemble.

Pour la première fois, j’ai envie de conseiller de commencer par Le tuteur. Marco, très attaché au concept d’égalité, décide de semer des haricots. Toutes les graines auront le même environnement, la même quantité de terre, les mêmes soins… et devraient donc se développer harmonieusement. Mais la nature est ainsi faite qu’elle se joue des calculs de l’enfant.

En commençant par cette nouvelle, les lecteurs saisiront peut-être plus aisément ce qui se joue derrière les décisions du nouveau gouvernement de Quelque chose a changé. Petit à petit, elle modifient l’environnement, grignotent la culture et les libertés individuelles. Parce qu’elles sont progressives, la population les accepte sans broncher. Jusqu’à celle de trop qui réveillera leur conscience. Trop tard ?

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Et vous, quells titres de ces Éditions du Pourquoi pas ? Vous ont étonnés, bousculés, fait réfléchir ?

Lecture commune : Foutues cigognes

L’année dernière, nous avions été bouleversées tant par la plume de Gildas Guyot que par le sujet de son roman Vindicte. Aussi, c’est avec beaucoup de curiosité que nous avons découvert son nouveau roman. Et évidemment nous avons eu envie d’en discuter !

Foutues cigognes, Gildas Guyot, In8, 2025.

Lucie : Connaissais-tu le travail de Gildas Guyot ?

Héloïse : J’avais lu Vindicte dans le cadre du Prix ALODGA 2025, et j’avais déjà été marquée par sa plume, la thématique abordée, sans fard. Et toi ?

Lucie : Comme toi, j’ai découvert son travail l’année dernière avec Vindicte, qui a été une grosse claque. Nous avions pas mal échangé à son sujet avec Josée, l’attachée de presse des éditions In8 et c’est elle qui m’a fait découvrir ce nouveau titre qui a été un coup de cœur.

Héloïse : Et grâce à toi, nous avons pu le découvrir aussi.

Vindicte, Gildas Guyot, In8, 2024.

Lucie : C’est vrai que tant la plume que les thématiques abordées sortent de l’ordinaire. Avais-tu des attentes particulières en abordant ce nouveau titre ?

Héloïse : Pour le coup, j’y suis allée les yeux fermés. Je m’attendais à un texte court et percutant (ce que j’ai trouvé), mais je n’ai même pas cherché à savoir de quoi il parlait avant de le commencer. Et toi ?

Lucie : Exactement comme toi. Je partais avec un a priori positif mais rien de plus, ouverte à toute proposition littéraire que pourrait faire Gildas Guyot ! Que penses-tu de la couverture ?

Héloïse : J’ai cherché les cigognes du titre au début 😛 ! Mais le vinyle est très cohérent avec l’atmosphère du titre, et cette bande-son qui défile au fil des chapitres.

Lucie : La couverture ne donne pas trop d’indices : un vinyle, qui associé au titre n’aide pas beaucoup à se faire une idée de l’histoire mais j’aime autant ! Concernant les titres de chapitres, tu as été plus attentive que moi. J’avoue n’avoir percuté qu’à la page 33 de la thématique. C’est à ce moment-là que l’on comprend vraiment la place de la musique, et d’un groupe en particulier, dans cette famille.

Héloïse : Oui, c’est impressionnant de voir à quel point cette famille s’est soudée autour de la musique, d’une chanson. C’est aussi assez triste de voir le père qui s’enferme dedans… (mais là, je saute des étapes !)

Lucie : Il faudra en parler, mais avant peut-être que l’on pourrait parler d’Albin ? L’histoire est racontée par un narrateur omniscient, ce petit garçon de 8 ans et demi, et la structure est inhabituelle…

Héloïse : J’étais un peu perdue au début. On découvre un enfant emmuré dans sa colère, qui fugue. Un enfant qu’on sent profondément malheureux, qui a peur de son père. Et puis, ce titre, et ces cigognes, m’ont fait penser qu’il y avait un deuxième enfant, mais finalement, on le rencontre très tard…

Lucie : Tu as raison, c’est un peu une narration à rebours : pendant qu’il marche, Albin repense aux événements qui l’ont amenés à partir. Le lecteur suit le fil de ses pensées et découvre un quotidien assez banal : cours de basket, grands-parents plus ou moins investis… et rapidement il comprend qu’il y a eu un souci avec l’arrivée du second enfant. D’où les « foutues cigognes ».

Héloïse : Oui, au début, on se demande pourquoi il part. Quand il remonte le temps, il a une enfance heureuse, avec ses deux parents. Et puis, bim, tout implose. C’est vu à hauteur d’enfant, on découvre l’explication des cigognes (qui m’a fait sourire), puis l’hôpital, et là… On ne sourit plus.

Lucie : Le ton est assez particulier. On est à hauteur d’enfant, comme tu le dis, mais dans le même temps le vocabulaire est précis, les réflexions très matures… Je comprends que ce choix puisse déranger. Qu’en as-tu pensé ?

Héloïse : Je n’y ai pas prêté attention… Je me suis mise dans sa tête, sans trop réfléchir en fait.

Lucie : C’est vrai, dès les premières pages on comprend que ce petit garçon a une vie familiale compliquée, notamment un père alcoolique, et qu’il prévoit de fuguer. As-tu rapidement fait des hypothèses sur les raisons de ce départ ?

Héloïse : J’étais partie sur l’idée d’un père violent, je me suis trompée ! Et j’aime bien me faire surprendre. On sent qu’il y a eu un drame, mais on reste dans le flou…

Lucie : Mais tu as raison, on a très rapidement l’impression que le problème vient du père. Moi aussi j’ai pensé à un problème d’addiction et/ou de violence. C’est peut-être le moment de revenir sur son enfermement dans la musique que tu évoquais plus haut ?

Héloïse : Je n’ai pas forcément grand chose de plus à en dire, c’est assez triste de voir ce père sombrer d’un coup, s’enfermer dans son monde, (où la musique fait office de bouée de secours), et ignorer ainsi ses enfants. Ça fait mal, même si je comprends très bien la douleur de la perte d’un être cher, de le voir oublier ceux qui restent… et de voir cet enfant de huit ans livré à lui-même, sans aide, sans véritable explication…

Lucie : C’est bouleversant, et raconté de manière incroyablement sensible. On ne peut pas dire que Gildas Guyot choisisse des sujets faciles !

Lucie : On l’a dit, la musique tient un rôle particulier dans cette famille ; mais elle donne aussi une idée de l’époque puisque les parents se sont rencontrés à un concert en 1988, que la voiture est équipée d’un radio-cassette et que le film doit être rembobiné. Est-ce que ces allusions vous ont plongées en enfance ?

Héloïse : Oui, clairement ! C’est un groupe que j’ai découvert ado, et la cassette dans la voiture m’a rappelé des souvenirs ! J’ai situé le roman dans les années 90, sans réfléchir (et en me trompant peut-être). Et toi ?

Lucie : Pour moi, avant ces détails signifiants, l’histoire se déroulait de nos jours. D’ailleurs cela pourrait tout à fait être le cas. C’est pour ça que je me demandais ce qui justifiait ce choix de la part de l’auteur, ce que ça pouvait apporter de le situer à une autre époque. Tu as une hypothèse ?

Héloïse : Non… Mais j’ai vraiment eu l’impression d’une société “à l’ancienne”, avec les grands-parents et les patins dans la maison, cette marche sur une route de campagne déserte, cet isolement…

Lucie : Je n’en avais pas non plus, mais en discutant avec toi, je me dis que ça a peut-être un lien avec une éventuelle prise en charge du papa. Je ne veux pas divulgâcher mais il a clairement besoin d’aide et j’imagine (j’espère !) qu’aujourd’hui il ne rentrerait pas seul chez lui sans accompagnement. Ou alors l’auteur s’est dit que ce serait plus facile de caser son groupe culte. Aujourd’hui il serait obligé de mettre du Jul, ça aurait moins de gueule… cela dit, ca parlerait peut-être plus aux ados !

Héloïse : Oui, c’est possible !

Lucie : Comme on en revient encore à la musique, j’ai beaucoup aimé la note de l’auteur en fin d’ouvrage. Il réécrit tous les titres des chansons servant de titres de chapitres et ajoute :

Il n’est pas forcément nécessaire de devoir écouter cette playlist pour lire Foutues cigognes, mais quand même […] ça ne peut pas faire de mal. Ni aux oreilles. Ni à l’esprit.

Héloïse : Oui !!! Moi aussi !

Lucie : Ayant fait le tour des sujets que nous pouvions aborder sans divulgâcher, nous voilà donc à chercher à qui nous recommanderions ce roman, sachant qu’il n’est pas simple de proposer un âge de lecture dans ce cas précis.

Héloïse : C’est compliqué oui ! Pas à des enfants de 8 ans comme notre héros, je le trouve trop dur, les thématiques sont très difficiles… et des ados ne s’identifieront pas forcément. Pourtant, je pense que ce sont eux, le vrai public de ce genre de texte, émouvant, percutant, choc (et ils aiment les textes qui les prennent aux tripes). Le problème, c’est que la plupart des ados ne va pas d’elle-même vers ce genre de couvertures. Je le vois bien avec mes élèves, qui ne jurent que par les belles couvertures (y compris celles qui ne sont pas de leur âge). Mais cela demande un accompagnement et une sensibilisation de la part des prescripteurs et prescriptrices de la lecture. Bien évidemment, je le recommande aussi aux adultes…

Lucie : Comme tu le dis, les sujets sont dramatiques et très forts, mais le héros n’a que 8 ans et demi et il n’est pas dit que des ados aient envie de lire son histoire. Ce n’est pas simple de les faire sortir de leurs préjugés ! C’est un texte exigeant, très représentatif de la collection Faction qui fait confiance à l’intelligence des lecteurs sans chercher à la séduire. Ce serait vraiment dommage que de bons lecteurs, ados comme adultes, à la recherche d’émotions fortes et d’une belle plume passent à côté de ce roman !

*

Nous espérons de tout cœur vous avoir donné envie de lire ce titre, certes exigeant mais tellement riche en émotions. Et nous avons hâte de découvrir ce que Gildas Guyot nous réservera dans son prochain roman !

Vacances rime avec… amitiés et /ou premières amours !

« Seul sur le sable, les yeux dans l’eau…mon rêve était trop beau… »

« Premiers baisers échangés sur une plage en été… »

« C’est un long roman d’amitié qui commence entre nous deux
Magique adolescence où tout est un jeu… »

Les références de Séverine sont musicales (et de qualitay), quand elle pense aux vacances et à l’été ! Heureusement pour vous, elles sont aussi littéraires. Et de bien meilleure facture, c’est certain. 😉

Les premières amours, les amitiés éphémères ou éternelles, tels sont les thèmes qu’elle souhaitait traiter pour son troisième billet d’été depuis qu’elle s’est posée à l’ombre du grand arbre.

Ces thèmes font sans nul doute, depuis toujours, couler beaucoup d’encre en littérature (et beaucoup de larmes), y compris en littérature jeunesse. Elle s’en est emparé, de l’album illustré aux romans pour ados, en passant par les premières lectures ou les romans junior, avec, comme toujours, humour, émotion, profondeur, beauté, ouverture, tolérance… Que les histoires se déroulent en été, pendant les vacances, ou dans l’aventure du quotidien, dans tous les styles, sur tous les tons, au-delà des différences, voici donc une sélection des livres qui « nous parlent d’amour, nous redisent des choses tendres » ou nous font voguer sur « la grand mare des canards » de l’amitié.

Coté albums, deux de ses préférés de tous les temps :

Esther Andersen raconte, tout en finesse, douceur et mélancolie, les vacances d’un jeune garçon qui découvre la mer et connaît ses premiers émois amoureux lors d’un été (pas) comme les autres que les mots toujours touchants de Timothée de Fombelle et les illustrations sempesques d’Irène Bonacina nous font ressentir avec une une émotion et une intensité rares.

« Pourtant je n’avais pas vu la plus grande vague. Celle qui est arrivée par la plage comme une surprise. »

Une jolie chronique chez Lucie sur Babelio.

Le parfum des grandes vacances, cette histoire mêlant écologie et pacifisme, nostalgie et passion, lien intergénérationnel et premier amour d’enfance… Pour elle, imprégnée de tant de lumière et de beauté, la parenthèse enchantée et émouvante qu’offre cet album a tout simplement le parfum du chef-d’œuvre.

« Les grandes personnes pensnet que les amours d’été n’ont pas d’importance, que le cœur des enfants est ainsi fait que l’amour s’en échappe aussi vite qu’il y est entré »

Sa chronique complète ICI.

Ce n’est pas très compliqué, écrit et illustré par Samuel Ribeyron, est l’un de ces albums pour petit.es qui fait honneur à la littérature jeunesse, par une simplicité et une beauté presque désarmantes, tout en profondeur toutefois. Tout est dit sans en faire des tonnes, en n’intellectualisant le propos, en ne prenant les enfants ni pour des grandes personnes, ni pour des êtres dénués de sentiments. Amour ou amitié, après tout, quelle importance ? Il fait confiance à leur cœur…

« Quand la pluie a effacé les arbres de notre rue, je n’ai même pas pleuré. Et si je n’avais pas de cœur ? »

Chronique Là

Jérôme par cœur et Ça change tout, deux albums abordant à hauteur d’enfant, de manière très juste et délicate, des thèmes plus rarement traités en littérature jeunesse : l’homosexualité (et en filigrane, subtilement, la bisexualité dans Ça change tout). Mais comme ils ont été écrits par Thomas Scotto, pour le premier, et Cathy Ytak pour le second (avec une dédicace émouvante à Thomas Scotto, justement), il n’est pas étonnant que leurs textes sensibles et poétiques, très joliment illustrés au demeurant, fassent mouche. Oui, la littérature jeunesse peut tout dire, elle est souvent plus convaincante que tous les discours militants.

« Raphael aime Jérôme. Je le dis. Très facile ».

« Le poème lu, Baptiste rougit aussi, mais c’est parce qu’il vient d’attraper un coup de soleil. Un coup de soleil à l’intérieur »

A noter que bien avant ces deux-là, le précurseur Thierry Lenain avait déjà abordé la question, dans un petit roman de premières lectures, Je me marierai avec Anna, en… 1992 !

« Enfin, ma chérie, ne sois pas idiote. Une fille ne peut pas se marier avec une fille. »

Premières lectures toujours. Les séries Chien pourri et  Le chat assassin, que les enfants adorent pour leurs personnages animaliers, mais si proches de nous les humain.es, attachants jusque dans leurs faiblesses et leur défauts, drôles et caustiques, proposent elles aussi un épisode où le protagoniste principal tombe vraiment amoureux pour la première fois et découvre les joies et les tourments liés à cet état.

« C’est bizarre, j’ai dû avaler un tam-tam sans m’en apercevoir, pense Chien-Pourri dont le coeur bat la chamade »

« Qui a besoin d’amour ? Pas moi. Et si un jour je change d’avis, j’ai Ellie qui sait ce qu’aimer veut dire. »

Coté romans pour ados, la variété des histoires, des traitements, des voix, démontrent encore une fois la force et la richesse des auteur.ices jeunesse pour accompagner ce public exigeant s’il en est, dans ses tourments, ses inquiétudes, ses émotions… lui proposer des sujets qui le touchent, le questionnent… tout en lui donnant le goût de la lecture. Quoi de plus évident que de parler d’amour et d’amitié, ces sentiments indissociables de cet âge où l’on découvre qui l’on est et qui l’on aime ?

Passager de l’été de Jean-Philippe Blondel, emportera à coup sûr quiconque aime les romans initiatiques peuplés de personnages secondaires forts. La langue est vive, l’écriture fluide, on voyage avec empathie avec son héros Adrien, représentant d’une génération ultra connectée qui n’en demeure pas moins sensible aux enjeux contemporains. Son road-trip estival, au cours duquel il sera confronté à d’autres vies que la sienne, lui ouvrira notamment les yeux sur ce que sont les piliers de l’amitié et de la relation à l’Autre : confiance, solidarité, acceptation, respect.

« Resteront dans ma vie ceux qui en ont vraiment envie, en sortiront ceux qui ne sont pas réellement attachés. »

La chronique d’Héloïse ileautresor ICI sur Babelio

D’amitié, la vraie, cette fois-ci, il est aussi question dans le désormais classiques Les petites reines de Clémentine Beauvais. Et de grand voyage estival, aussi. Parfait pour les plus jeunes adolescent.es, mais pas que, les plus âgé.es, voire bien plus âgé.es, y trouveront leur compte : loufoque, irrésistible, drôlissime, enlevé, parfois émouvant, les qualificatifs ne manquent pas pour vanter les qualités exceptionnelles de ce roman où la tolérance et la sororité disputent à l’humour la tête du peloton dans la course à l’estime de soi.

« Inspirées par le courage des #3boudins, d’autres ados moches sortent du silence »

L’avis d’Héloïse Helolita là.

C’est dans une très belle histoire d’amitié que nous plonge Marie Boulic avec Nos étés sauvages, entre Maïwen (Maï) l’insulaire et Ninon (Nine) la vacancière, complices et inséparables malgré le temps, la distance et leurs tempéraments bien différents. Défis, dépassement de soi et des interdits, relations aux parents et au groupe, ce roman d’ambiance maritime touche par l’intensité de la relation entre Maï et Nine, par la justesse des portraits adolescents, par la gravité de l’élément perturbateur de cet été-là qui, vous l’aurez compris, sera différent des autres…

« Et ça, ça fait que même si elles ne se voient qu’un ou deux mois par an, elles sont comme des soeurs d’été, en fait »

Il y a 3 ans, le ministre de l’intérieur interdisait la vente aux mineurs du roman Bien trop petit de Manu Causse, publié dans la collection l’Ardeur des Editions Thierry Magnier, destinée aux adolescent.es pour les accompagner dans la découverte de l’amour et la sexualité, sans vulgarité ni scènes explicites outrancières. Pourtant, l’auteur n’en était pas à sa première parution, puisque Le point sublime était déjà sorti quelques années auparavant, sans susciter de réaction de la part des autorités. Pour avoir lu les deux, il semble d’ailleurs à Séverine que cette histoire est plus forte, plus subtile, plus intense aussi, que le roman précité. Il faut croire que les voies des censeurs sont… impénétrables…

« J’ai peur et j’aime deux garçons, la beauté de l’univers, le mystère de l’existence. Mon corps tremblant au milieu de ce vide immense. »

***

Séverine espère que cette sélection vous aura plu et vous donnera envie de découvrir ces auteur.ices. Et vous, quels titres vous parlent d’amour ou d’amitié ? Un très bel été à toustes, plein de beaux sentiments. La semaine prochaine, Blandine fera rimer vacances avec détente !

EVARS au lycée et en CAP, une sélection de livres jeunesse

C’est le quatrième et dernier article que nous consacrons aux nouveaux programmes d’EVAR(S). Après ceux à destination des élèves de maternelle puis de primaire et celui réservé aux collégiens, voici celui pour les lycéens et les élèves de CAP. Documentaires, albums, BD ou romans, nous les avons classés selon les entrées du programme pour faciliter leur utilisation. Nous avons tenté d’être le plus exhaustives possibles pour que chacun et chacune puisse trouver les supports qui convient le mieux.

Merci aux attachées de presse qui nous ont aidées à élaborer cette liste : Annick Antoniazzi (Éditions du Pourquoi pas ?), Sophie Bès de Berc (éditions Milan), Gilberte Bourget (L’agrume / Syros), Louise Brouilhet (Didier Jeunesse), Amandine Byrotheau (Rue du monde), Abélia Catty (Little Urban), Cécile Emeraud (Voce Verso), Emma Georges (Casterman), Célia Giglio (Pocket Jeunesse / Slalom), Manon Huber (Éditions du Rouergue), Manon Lalouelle (L’école des loisirs), Anaïs Malherbe (Sarbacane), Amélie Müller (Editions de l’Isalis), Yves Nadon (Editions d’Eux), Audrey Sauser (Editions du Ricochet), Elisabeth Tielemans (agence Mauvaise Herbe) et Valéria Vanguelov (Grasset jeunesse).

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Notre sélection pour le lycée

Ouvrages généraux pour se questionner :

Collection « Philophile ! », Gallimard jeunesse.

Collection « POCQQ – Pourquoi ? Où ? Comment ? Qui ? Quand ? », Editions du Ricochet.

Seconde

Se connaître, vivre et grandir avec son corps

Notions et compétencesOuvrages de littérature jeunesse
Connaître les différences biologiques entre femmes et hommes ; comprendre que les appareils génitaux mâles et femelles sont comparables (le clitoris et le pénis sont composés de tissu érectile générateur de plaisir ; l’ovaire et le testicule produisent des cellules reproductrices), et qu’il existe des personnes intersexes qui naissent avec des caractéristiques sexuelles (chromosomes, hormones, organes génitaux) qui ne correspondent pas aux définitions types des corps féminins ou masculins.• Pubère la vie : à l’école des genres, Dr Kpote (Didier Valentin), éditions du Détour, 2023. 
• Tout nu ! Le dictionnaire bienveillant de la sexualité, Myriam Daguzan Bernier, Cécile Gariépy, Editions du Ricochet, 2020.
• Corps, amour, sexualité : les 120 questions que vos enfants vont vous poser, Charline Vermont, Albin Michel, 2022.
• Amour, sexe, les réponses aux questions des ados, Isabelle Filliozat, Margot Fried Filliozat, Pocket, 2020.
• Journal intime de mon corps, Clémentine de Pontavice, Ghada Hatem Gantzer, L’école des loisirs, 2022.
• Journal intime de mon cœur, Clémentine de Pontavice, Ghada Hatem Gantzer, L’école des loisirs, 2024.
• C’est beau le rouge, Lucia Zamolo, La martinière, 2021.
Comprendre que les différences biologiques entre les femmes et les hommes ne déterminent pas à elles seules les expressions, les comportements et les rôles attribués aux genres « masculin » et « féminin ».• Le silence est à nous, Coline Pierré, Flammarion, 2025.
• L’odeur de la pluie, Gwendoline Vervel, Scrinéo, 2021.
• Météore, Antoine Dole, Actes Sud Jeunesse, 2020.
• Le voyage de nos vies, Chris Colfer, Michel Lafon, 2019.
Prendre en compte les articulations entre nature et culture (anthropologie, sociologie, philosophie) et prendre conscience de la façon dont les normes sociales et culturelles influencent les comportements.• Naître fille, Nos futurs, Alice Dussutour, Éditions du Ricochet, 2026.
• Naître fille, Notre courage, Alice Dussutour, Éditions du Ricochet, 2026.
• Girls bazaar, Ruchira Gupta, Slalom, 2024.
• La fille d’avril, Annelise Heurtier, Casterman, 2018.
• Têtes hautes, Cathy Ytak, Talents hauts, 2023.
• Entre leurs mains, Annelise Heurtier, Casterman, 2025.
• Filles de la Walïlu, Cécile Roumiguière, L’école des loisirs, 2020.
• Culottées, tomes 1 et 2, Pénélope Bagieu, Gallimard BD, 2016.
• Mère fille mère, Jo Witek, Sylvain Goussot, Editions du Pourquoi Pas ?, 2017.
• Renversante, Y’a encore du boulot, Florence Hinckel, Clothilde Delacroix, L’école des loisirs, 2022.
• Le ramadan de la parole, Jeanne Benhameur, Actes Sud Jeunesse, 2014.
• Va te changer !, Gilles Abier, Thomas Scotto, Cathy Ytak, éditions du Pourquoi pas ?, 2019.
Comprendre que la construction de son image corporelle et le souci de soi sont influencés par des facteurs sociaux et familiaux (compliments, fréquentation d’images artistiques, stéréotypes et préjugés, consommation d’images érotiques ou pornographiques, violences sexistes et sexuelles).• Naître fille, Nos futurs, Alice Dussutour, Éditions du Ricochet, 2026.
• Naître fille, Notre courage, Alice Dussutour, Éditions du Ricochet, 2026.
• Le cœur, le corps et tout le reste, Eric Pessan, L’école des loisirs, 2025.
• Une fille de…, Jo Witek, Actes sud jeunesse, 2017.
• Grosse folie, Raphaële Frier, Talents hauts, 2017.
• Pour qui tu m’as prise ?, Isabelle Rossignol, Talents hauts, 2014, réédité sous le titre Non consenti en 2023.
• La pointe du compas, Anne Rehbinder, Actes Sud Jeunesse, 2022.
• Le filtre, Florence Hinckel, Nathan, 2024.
• Le corps dans tous ses états, Jessica Beauplat, Ecosociété, RADAR, 2025.
Développer la conscience de soi par une autoévaluation positive (confiance en soi, estime de soi) et par la connaissance de soi (ses forces, ses limites, ses buts, ses valeurs).• The One that I want, Bethany Rutter, Fleurus, 2026.
• Dans ma chair, Fauve, Le Cheveu Blanc, Nathan, 2025.
• Soutif, mon amour, Sophie Carquain, Kim Consigny, La Joie de lire, 2023.
• Deviens ton ami(e) : la confiance en soi, mode d’emploi, Marie-José Auderset, Isabelle Maroger, Amaterra, 2017.
• Le superguide pour enfin oser être soi !, Alda Bournel, Audrey Pfaff, Claire Delvaux, La Martinière Jeunesse, 2016.
• Pablo dans les bois, Myren Duval, Le Rouergue, 2026.
• Quelque chose de beau, Julie Rey, L’école des loisirs, 2025.
Prendre conscience de sa capacité à agir au bénéfice de son bien-être et de sa santé sexuelle, savoir où et comment s’informer, bénéficier d’un dépistage, d’un accompagnement ou d’une prise en charge médicale en santé sexuelle (par exemple, la vaccination contre les infections à papillomavirus humains, les douleurs gynécologiques et troubles du cycle, le dépistage de l’endométriose, la contraception, la contraception d’urgence).• Quelque chose de beau, Julie Rey, L’école des loisirs, 2025.
• 17 millimètres, Florence Médina, Scrineo, 2024.
• Dans le ventre de Fianna Sinn, Fanny Chartres, L’école des loisirs, 2025.
• Trois fois Elles, Anne Loyer, Slalom, 2024.
• Je suis ton soleil, Marie Pavlenko, Flammarion, 2017.
• Hors de moi, Florence Hinckel, Talents hauts, 2014.

Rencontrer les autres et construire des relations, s’y épanouir

Notions et compétencesOuvrages de littérature jeunesse
Reconnaître des conditions qui permettent de s’engager émotionnellement et/ou physiquement dans une relation pour s’y épanouir.• Amourons-nous, Geert De Kockere, Sabien Clement, Le Rouergue, 2007.
• Nos constellations, Florence Quentin, Didier jeunesse, 2025.
• Petite chose / Et si l’on s’aime, Cathy Ytak et Claire Beuve, Editions du Pourquoi Pas ?, 2026.
• En couple, Coline Pierré, Talents hauts, 2023.
• Amour amour amour, Unt’ Margaria, Talents hauts, 2024.
• Grosse folie, Raphaële Frier, Talents hauts, 2017.
• Quelque chose de beau, Julie Rey, L’école des loisirs, 2025.
• Pablo dans les bois, Myren Duval, Le Rouergue, 2026.
Connaître et reconnaître les codes au cours des différentes étapes d’une rencontre et d’une relation (approche, déclaration, contact physique, relation sexuelle, engagement, rupture) ; prendre conscience des émotions qui s’y jouent et des différents facteurs qui influencent les représentations et attentes de chacune et chacun.• Quelque chose de beau, Julie Rey, L’école des loisirs, 2025.
• 16 nuances de première fois, Collectif, Eyrolles, 2017.
• Amour(s), Alexandre Tess, Camille Deschiens, éditions Des Éléphants, 2022.
• Vingt-quatre secondes avant nous, Jason Reynolds, Milan, 2025.
• This is not a love letter, Anouk Filippini, Auzou, 2023.
Comprendre et identifier les émotions et le stress, et savoir les gérer.• C’est (pas) moi, c’est mes idées noires, Béatrice Millêtre, Clémentine Layton, Nathan, 2025.
• Les émotions et moi : mieux les comprendre pour mieux les vivre, Sophie Bordet-Petillon, Rébecca Shankland, Louise Laurent (Lavilleetlesnuages), Hygée, 2023.
• Stop au stress, Gilles Payet, Clémentine Latron, Magenta, 2022.
• Amande, Won-Pyung Sohn, Pocket jeunesse, 2025.
• Je ne dirai pas le mot, Madeleine Assas, Actes Sud Jeunesse, 2022.

Trouver sa place dans la société, y être libre et responsable

Notions et compétencesOuvrages de littérature jeunesse
Distinguer, à l’ère du numérique et des réseaux sociaux, « se montrer », « s’exposer » et « s’exhiber ».• Challenge Chicken Wings, Jean-Christophe Tixier, Syros, 2024.
• Moon, Cyrille Pomès, Rue de sèvres, 2022.
• @Piégée, Louison Nielman, Scrinéo, 2025.
• Mauv@ise connexion, Jo Witek, Talents hauts, 2012.
• Bye bye Dubaï, Muriel Zürcher, Didier jeunesse, 2024.
• 1 million de vues, Jérémy Behm, Syros, 2019.
• Virtual Baby, Emmanuelle Rey, Didier jeunesse, 2025.
• Girl, in real life, Tasmin Winter, Slalom, 2022.
• La vie de Paloma, journal d’une influenceuse, Sophie Laroche, Fleurus, 2022.
• Triangle amoureux (ou pas), Marisa Kanter, Lumen, 2020.
• Texter, publier, scroller, Emmanuelle Parent, Ecosociété, collection RADAR, 2024
Identifier les situations où le partage d’images ou de documents en ligne est interdit (pornodivulgation, harcèlement).Harcèlement
• Sainte-Marie-des-haines-infinies, Louise Mey, La ville brûle, 2025.
• Le silence est à nous, Coline Pierré, Flammarion, 2025.
• Hyper, Emilie Chazerand, Thierry Magnier, 2025.
• Ici et seulement ici, Christelle Dabos, Gallimard jeunesse, 2023.
• Miettes (humour décalé), Stéphane Servant, Nathan, 2021.
• Queen Kong, Hélène Vignal, Thierry Magnier, 2021.
• La Sans-visage, Louise Mey, L’école des loisirs, 2020.
• Un garçon c’est presque rien, Lisa Balavoine, Rageot, 2020.
• Vibrations, Raphaële Frier, Talents hauts, 2014.
• Rattrapage, Vincent Mondiot, Actes Sud Jeunesse, 2019.
• Ma réputation, Gaël Aymon, Actes Sud Jeunesse, 2013.
• Baisers cachés, Jérôme Larcher, Albin Michel Jeunesse, 2018.

Respect du droit à l’image
• Virtual Baby, Emmanuelle Rey, Didier jeunesse, 2025.
• Girl, in real life, Tasmin Winter, Slalom, 2022.
• La vie de Paloma, journal d’une influenceuse, Sophie Laroche, Fleurus, 2022.
• Comme des images, Clémentine Beauvais, Sarbacane, 2014.
Comprendre pourquoi et comment on peut publier des présentations de soi tout en réduisant les facteurs de risque d’exploitations et de violences.• Michelle doit-on t’en vouloir d’avoir fait un selfie à Auschwitz ?, Sylvain Levey, Editions théâtrales, 2017.
• La guerre des youtubeurs, Arthur Ténor, Scrinéo, 2020.
Identifier des cas de haine et de discriminations en ligne (sexistes, homophobes et autres) ; prendre conscience qu’il est de la responsabilité de tous d’agir pour les signaler et de défendre les personnes stigmatisées ou discriminées.• L’internet de la haine, Emmi Nieminen, Johanna Vehkoo, Cambourakis, 2019.
• Un violent désir de chaleur humaine, Tania de Montaigne, Grasset, 2026.
Savoir penser de façon critique pour repérer les situations à risques.• La ferme des animaux, George Orwell, Quentin Gréban, Mijade, 2021.
• Photo d’une T3sla en feu, Fanny Vaager, Annika Linn Verdal Homme, L’Agrume 2025.
Développer les relations sociales constructives (tolérance, respect, coopération, entraide).• Quelque chose de beau, Julie Rey, L’école des loisirs, 2025.
• Pablo dans les bois, Myren Duval, Le Rouergue, 2026.
• S’engager en amitié, Camille Tofffoli, Ecosociété, RADAR, 2023
Prendre conscience que les victimes ne sont jamais responsables des violences.• Qui aime bien, Isabelle Vouin, Talents haut, 2020.
• Les longueurs, Claire Castillon, Gallimard jeunesse, 2022.
Connaître les moyens d’y faire face tels que : soutien aux victimes, savoir où chercher de l’aide, signalement des comptes et supports destinés à harceler une personne par la diffusion de contenus humiliants et des contenus intimes non consentis diffusés (pornodivulgation), promotion de l’égalité.
Savoir demander de l’aide.• Chemins détournés : au secours j’ai besoin d’aide !, Christine Deroin, Le Muscadier, 2021.
• Où que tu sois, Aurélia Demarlier, Alice jeunesse, 2025.
• A la poursuite des animaux arc-en-ciel, Sarah Ann Juckes, Sharon King-Chai, Little Urban, 2024.
Réfléchir aux dangers liés à l’image en étudiant le cadre légal qui l’entoure, et qui, notamment, interdit l’exposition des mineurs aux images pornographiques.• Point of View : P.O.V., Patrick Bard, Syros, 2018.
• Le cœur, le corps et tout le reste, Eric Pessan, L’école des loisirs, 2025.
Prendre conscience que les réseaux prostitutionnels utilisent Internet et les réseaux sociaux pour développer leurs activités.

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Première

Se connaître, vivre et grandir avec son corps

Notions et compétencesOuvrages de littérature jeunesse
Analyser comment la notion de fête met en jeu le plaisir, la mesure et l’excès (hybris).• Ce soir je le quitte / Ce soir je le fais, Cathy Ytak, Le Rouergue, 2018.
• Cœurs sourds, Laura Desprein, L’école des loisirs, 2023.
Prendre conscience que l’usage de substances psychoactives modifie le raisonnement et augmente le risque de prise de décision inappropriée, y compris en matière de sexualité.Addiction
• Dopamine, Patrick Bard, Syros, 2022.
• Mis à nu, un été à Berlin, Iva Procházková, La joie de lire, 2020.
• Qu’est-ce qu’on fout ici, Shaïne Cassim, Gallimard jeunesse, 2023.
Identifier différents risques encourus sur la santé, dont la santé mentale et la santé sexuelle : rapports sexuels non protégés (infections sexuellement transmissibles [IST], grossesses non prévues et/ou non désirées) ; connaître les moyens qui permettent de les prévenir ou de les réduire : moyens de contraception, préservatifs, dépistage, prophylaxie préexposition (PrEP) et traitement postexposition (TPE) au VIH, vaccination contre les IST, dont les infections à papillomavirus.Santé mentale
• La Cabane, Ludovic Lecomte, L’école des loisirs, 2024.
• Nos constellations, Florence Quentin, Didier jeunesse, 2025.
• Jusqu’au dernier gramme, Shreya Davies, Vanessa Wong, Éditions du Ricochet, 2026.
• Hyper, Emilie Chazerand, Pocket jeunesse, 2025.
• Le bleu des souvenirs d’été, Lily-Belle de Chollet, Didier jeunesse, 2024.
• Les coquillages ne s’ouvrent qu’en été, Clara Héraut, Hachette, 2024.
• A la poursuite des animaux arc-en-ciel, Sarah Ann Juckes, Sharon King-Chai, Little Urban 2024.
• S’arracher, Marc Daniau, Le Rouergue, 2024.
• Je suis ton soleil, Marie Pavlenko, Flammarion, 2017.
• Par-delà les vagues, Catherine Grive, Anouk Alliot, Seunghee Choi, Editions du Pourquoi Pas ?, 2021.

Santé sexuelle
• 17 millimètres, Florence Médina, Scrineo, 2024.
• La première fois, Agnès de Lestrade, Talents hauts, 2018.
• En cloque !, Eva Darrows, Pocket jeunesse, 2020.
• Secret pour secret, Charlotte Bousquet, Jaypee, Gulf Stream, 2017.
• Pleurer pour un rien, c’est déjà beaucoup, Chloé Lume, Sarbacane, 2024.
• Hors de moi, Florence Hinckel, Talents hauts, 2014.
• Sans moi, Raphaële Frier, Nathan, 2023.
Développer sa capacité à gérer ses impulsions, ses émotions et à faire des choix responsables.• Quelque chose de beau, Julie Rey, L’école des loisirs, 2025.
• Amande, Won-Pyung Sohn, Pocket jeunesse, 2025.
•
L’étrange voyage de Clover Elkin, Eli Brown, Bayard jeunesse, 2023.
• C’est beau de mentir, Catherine Grive, Sarbacane, 2023.
• Ma part de l’ours, Marine Veith, Sarbacane, 2022.
• Saga parisienne, 1942-1958 Un blacon sur le Luxembourg, Gilles Schlesser, Parigramme, 2011.
Affirmer sa prise de décision par rapport à la pression d’un groupe (comment être dans un groupe sans céder à la pression qu’il exerce ?).• En couple, Coline Pierré, Talents hauts, 2023.
• Quelque chose de beau, Julie Rey, L’école des loisirs, 2025.
• Pour qui tu m’as prise ?, Isabelle Rossignol, Talents hauts, 2014, réédité sous le titre Non consenti en 2023.
• Johnny, Martine Pouchain, Sarbacane, 2010.
Savoir penser de façon critique en prenant en compte les biais et les influences.• La Chasse, Maureen Desmailles, Thierry Magnier, 2023.
• La pyramide des besoins humains, Caroline Solé, L’école des loisirs, 2015.
• Risque zéro, Pete Hautman, Bruno Douin, Milan, 2008.
• Va te changer !, Gilles Abier, Thomas Scotto, Cathy Ytak, éditions du Pourquoi pas ?, 2019.
Savoir comment réagir de manière efficace lorsqu’il y a eu une prise de risque.
Réfléchir aux enjeux éthiques et de santé de la modération : questionner les notions d’harmonie, d’équilibre, de mesure, de maîtrise de soi.• Quelque chose de beau, Julie Rey, L’école des loisirs, 2025.
• Qu’est-ce qu’on fout ici, Shaïne Cassim, Gallimard jeunesse, 2023.

Rencontrer les autres et construire des relations, s’y épanouir

Notions et compétencesOuvrages de littérature jeunesse
Exprimer ses envies et ses limites en matière de sexualité, dans le respect de soi, de l’autre et de la loi.• Queen Kong, Hélène Vignal, Thierry Magnier, 2021.
• Le goût du baiser, Camille Emmanuelle, Thierry Magnier, 2019.
• Le don de Marin, Ingrid Thobois, L’école des loisirs, 2025.
• Au bord du monde, Emmanuelle Pirotte, L’école des loisirs, 2024.
• D’or et d’oreillers, Flore Vesco, L’école des loisirs, 2021.
• Quelque chose de beau, Julie Rey, L’école des loisirs, 2025.
• D’après mon adolescence, Caroline Solé, Albin Michel, 2021.
• Ni prince ni charmant, Florence Médina, Talents hauts, 2022.
• This is not a love letter, Anouk Filippini, Auzou, 2023.
• Parler sexe, Maude Painchaud Majori, Ecosociété, collection RADAR, 2024.
Prendre conscience de l’importance du consentement avéré en tant qu’élément essentiel d’une relation sexuelle, comprendre l’importance d’exprimer, de reconnaître et de respecter le consentement ou le refus.


Connaître les conditions du consentement et du non-consentement ainsi que les principaux éléments du cadre juridique et les risques encourus en cas de non-respect.
• Et si on se parlait ?, Andréa Bescond, Mathieu Tucker, Harpercollins, 2020.
• Le consentement, on en parle ?, Justin Hancock, Fuchia MacAree, Gallimard jeunesse, 2022.
• Ni prince ni charmant, Florence Médina, Talents hauts, 2022.
• Pour qui tu m’as prise ?, Isabelle Rossignol, Talents hauts, 2014, réédité sous le titre Non consenti en 2023.
• Uppercut, Laurie Léveillé, Talents hauts, 2025.
• Coup de talon, Sylvie Dehors, Talents hauts, 2013.
Prendre conscience du fait que chaque personne a droit à une sexualité exempte de toute violence, respectueuse de sa liberté, de sa dignité et de son intimité – l’agression sexuelle et le viol constituant toujours des actes criminels, qui portent atteinte aux droits humains fondamentaux, qui ne peuvent en aucun cas être désirés et consentis, et dont les victimes ne sont jamais responsables.Livrets Stop aux violences sexuelles (éditions Bayard), à télécharger : https://www.bayard-jeunesse.com/infos/wp-content/uploads/2023/02/Livret-STOP_auxviolences_sexuelles-faites-aux-enfants.pdf
Guide publié dans le magazine Phosphore de mars 2023 qui s’accompagne de vidéos : https://www.bayard-jeunesse.com/infos/wp-content/uploads/2023/02/Stop-aux-violencessexuelles.pdf
• Nos corps jugés, Catherine Cuenca, Editions Talents Hauts, 2022.
• Coup de talon, Sylvie Dehors, Talents hauts, 2013.
• La porte de la salle de bain, Sandrine Beau, 2015.
• Les longueurs, Claire Castillon, Gallimard Jeunesse, 2022.
• A croquer, Anne-Fleur Multon, Thierry Magnier, 2025.
• La dernière touche, Yan Le Mau, Talents hauts, 2023.
• Le silence est à nous, Coline Pierré, Flammarion, 2025.
• Tenir debout dans la nuit, Eric Pessan, L’école des loisirs, 2020.
• La pointe du compas, Anne Rehbinder, Actes Sud Jeunesse, 2022.
• Quand les trains passent, Malin Lindroth, Actes Sud Jeunesse, 2020.
• Guerrière, Cécile Alix, Slalom, 2023.

Inceste
• La-Gueule-du-Loup, Eric Pessan, L’école des loisirs, 2021.
• Théa te hait, Sandrine Beau, Alice jeunesse, 2023.
• Comme un homme, Florence Hinckel, Nathan, 2020.
• L’instant de la fracture, Antoine Dole, Talents hauts, 2018.
• Une bulle dans l’océan, Coralie Diere, Marie Debré Chapuis, Editions Fabert, 2024.
Prendre conscience de l’importance pour une victime de harcèlement, de violences verbales, physiques, psychologiques, sexuelles (abus, harcèlement, inceste) de chercher du soutien.Harcèlement
• Sainte-Marie-des-haines-infinies, Louise Mey, La ville brûle, 2025.
• Le silence est à nous, Coline Pierré, Flammarion, 2025.
• Hyper, Emilie Chazerand, Thierry Magnier, 2025.
• Ici et seulement ici, Christelle Dabos, Gallimard jeunesse, 2023.
• Miettes (humour décalé), Stéphane Servant, Nathan, 2021.
• Queen Kong, Hélène Vignal, Thierry Magnier, 2021.
• La Sans-visage, Louise Mey, L’école des loisirs, 2020.
• La carotte et le bâton, Delphine Pessin, Talents hauts, 2017.
• Silent boy, Gaël Aymon, Nathan, 2020.
• Dopamine, Patrick Bard, Syros, 2022.
• Snap Killer, Sylvie Allouch, Syros, 2019.
• Vibrations, Raphaële Frier, Talents hauts, 2014.
• Les regards des autres, Amed Kalouaz, Rouergue, 2016.
• Ma réputation, Gaël Aymon, Actes Sud Jeunesse, 2013.
• Baisers cachés, Jérôme Larcher, Albin Michel Jeunesse, 2018.

Violences dans le couple
• Point de fuite, Marie Colot, Nancy Guilbert, Gulf Stream, 2020.
• Amour bleu, Raphaële Frier, Kam, Editions du Pourquoi Pas ?, 2022.
• Dédée /  Un jardin pour maman, Claire Beuve, Tildé Barbey, Editions du Pourquoi Pas ? 2025.
• Quelle est la couleur du ciel aujourd’hui, Marilou Rytz, Editions du Pourquoi Pas ?, 2024.

Violences sexuelles
• Push, Annelise Heurtier, Casterman, 2021.
• Le silence est à nous, Coline Pierré, Flammarion, 2025.
• A croquer, Anne-Fleur Multon, Thierry Magnier, 2025.
• Les longueurs, Claire Castillon, Gallimard Jeunesse, 2022.
• Quand les trains passent, Malin Lindroth, Actes Sud Jeunesse, 2020.
Savoir comment réagir lorsqu’une personne est victime : l’écouter de manière empathique, la soutenir, alerter.

Identifier des personnes-ressources, notamment dans l’établissement scolaire, et des structures d’aides.

Trouver sa place dans la société, y être libre et responsable

Notions et compétencesOuvrages de littérature jeunesse
Analyser l’articulation entre désir et déni en matière de relations (notamment : désir et déni de l’autre, déni de son propre désir ou de son non-désir).• Queen Kong, Hélène Vignal, Thierry Magnier, 2021.
• A croquer, Anne-Fleur Multon, Thierry Magnier, 2025.
• Le goût du baiser, Camille Emmanuelle, Thierry Magnier, 2019.
• Le don de Marin, Ingrid Thobois, L’école des loisirs, 2025.
• Au bord du monde, Emmanuelle Pirotte, L’école des loisirs, 2024.
• D’or et d’oreillers, Flore Vesco, L’école des loisirs, 2021.
• Quelque chose de beau, Julie Rey, L’école des loisirs, 2025.
• D’après mon adolescence, Caroline Solé, Albin Michel, 2021.
• Ni prince ni charmant, Florence Médina, Talents hauts, 2022.
• This is not a love letter, Anouk Filippini, Auzou, 2023.
• T’as vrillé, Joanne Richoux, Actes Sud Jeunesse, 2021.
Reconnaître la diversité humaine dans son ensemble, en considérant la variété des orientations sexuelles et des identités de genre.• Tout nu ! Le dictionnaire bienveillant de la sexualité, Myriam Daguzan Bernier, Cécile Gariépy, Editions du Ricochet, 2020.
• La Chasse, Maureen Desmailles, Thierry Magnier, 2023.
• Amour amour amour, Unt’ Margaria, Talents hauts, 2024.
• Rien que ta peau, Cathy Ytak, Actes Sud Jeunesse, 2014.
• L.O.L.A., Claire Garralon, Actes Sud Jeunesse, 2020.
• Les coquillages ne s’ouvrent qu’en été, Clara Héraut, Hachette, 2024.
• Oh, boy !, Marie-Aude Murail, L’école des loisirs, 2000.
• Je ne t’aime pas Paulus, Agnès Desarthe, L’école des loisirs, 1991.
• Nos constellations, Florence Quentin, Didier jeunesse, 2025.
• Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens, Becky Albertalli, Hachette, 2015.
• Le voyage de nos vies, Chris Colfer, Michel Lafon, 2019.
• Frangine, Marion Brunet, Sarbacane, 2013.
• Voleuse, Lucie Bryon, Sarbacane, 2022 (ressources pédagogiques disponibles sur le Site PRO de l’éditeur).
• Les normaux – Tome 1, Janssen Janine et Al Sabado S., Casterman, 2025.
• Gwen & Art are not in love, Lex Croucher, Casterman, 2023.
• Porté disparu, Brigitte Giraud, Laurie Lecou, L’école des loisirs, 2022.
• Mauvais fils, Raphaële Frier, Talents hauts, 2015.
Prendre conscience des conséquences du déni, des violences qu’il peut engendrer envers soi comme envers les autres et étudier les possibilités de les prévenir.
Identifier des normes qui influencent l’identité et les comportements.• Va te changer !, Gilles Abier, Thomas Scotto, Cathy Ytak, éditions du Pourquoi pas ?, 2019.
Identifier des facteurs qui aident ou qui font obstacle à l’acceptation de soi.• Hyper, Emilie Chazerand, Pocket Jeunesse, 2025.
• Pablo dans les bois, Myren Duval, Le Rouergue, 2026.
Développer sa capacité à s’autoévaluer de façon positive et à porter sur soi un regard bienveillant.• La fourmi rouge, Émilie Chazerand, Sarbacane, 2019.
• La vie est un mauvais écrivain, Hadley Dayer, Gallimard, 2019.

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Terminale

Se connaître, vivre et grandir avec son corps

Notions et compétencesOuvrages de littérature jeunesse
Différencier excitation, sentiment, désir et plaisir.• Le goût du baiser, Camille Emmanuelle, Thierry Magnier, 2019.
• Queen Kong, Hélène Vignal, Thierry Magnier, 2021.
• A croquer, Anne-Fleur Multon, Thierry Magnier, 2025.
• Le don de Marin, Ingrid Thobois, L’école des loisirs, 2025.
• Au bord du monde, Emmanuelle Pirotte, L’école des loisirs, 2024.
• D’or et d’oreillers, Flore Vesco, L’école des loisirs, 2021.
• Quelque chose de beau, Julie Rey, L’école des loisirs, 2025.
• Le cœur, le corps et tout le reste, Eric Pessan, L’école des loisirs, 2025.
• D’après mon adolescence, Caroline Solé, Albin Michel, 2021.
• Ni prince ni charmant, Florence Médina, Talents hauts, 2022.
• This is not a love letter, Anouk Filippini, Auzou, 2023.
Comprendre les mécanismes de la réponse biologique sexuelle (désir, excitation, plaisir, phase réfractaire) et leur lien avec la sexualité et le bien-être.• Queen Kong, Hélène Vignal, Thierry Magnier, 2021.
• A croquer, Anne-Fleur Multon, Thierry Magnier, 2025.
• Le goût du baiser, Camille Emmanuelle, Thierry Magnier, 2019.
• Le don de Marin, Ingrid Thobois, L’école des loisirs, 2025.
• Au bord du monde, Emmanuelle Pirotte, L’école des loisirs, 2024.
• D’or et d’oreillers, Flore Vesco, L’école des loisirs, 2021.
• Quelque chose de beau, Julie Rey, L’école des loisirs, 2025.
• Le cœur, le corps et tout le reste, Eric Pessan, L’école des loisirs, 2025.
• D’après mon adolescence, Caroline Solé, Albin Michel, 2021.
• Ni prince ni charmant, Florence Médina, Talents hauts, 2022.
• This is not a love letter, Anouk Filippini, Auzou, 2023.
• Ma nuit d’amour, Frédérique Deghelt, Actes Sud Jeunesse, 2020.
Prendre conscience que la santé sexuelle englobe des dimensions du bien-être physique, affectif, mental et social, et ne consiste pas seulement en l’absence de maladie, de dysfonctionnement ou d’infirmité.Santé mentale
• La Cabane, Ludovic Lecomte, L’école des loisirs, 2024.
• Nos constellations, Florence Quentin, Didier jeunesse, 2025.
• Jusqu’au dernier gramme, Shreya Davies, Vanessa Wong, Éditions du Ricochet, 2026.
• Hyper, Emilie Chazerand, Pocket jeunesse, 2025.
• Le bleu des souvenirs d’été, Lily-Belle de Chollet, Didier jeunesse, 2024.
• Les coquillages ne s’ouvrent qu’en été, Clara Héraut, Hachette, 2024.
• A la poursuite des animaux arc-en-ciel, Sarah Ann Juckes, Sharon King-Chai, Little Urban 2024.
• Pablo dans les bois, Myren Duval, Le Rouergue, 2026.
• S’arracher, Marc Daniau, Le Rouergue, 2024.
• Je suis ton soleil, Marie Pavlenko, Flammarion, 2017.
• Par-delà les vagues, Catherine Grive, Anouk Alliot, Seunghee Choi, Editions du Pourquoi Pas ?, 2021.
• Qu’est-ce qu’on fout ici, Shaïne Cassim, Gallimard jeunesse, 2023.

Santé sexuelle
• 17 millimètres, Florence Médina, Scrineo, 2024.
• Pleurer pour un rien, c’est déjà beaucoup, Chloé Lume, Sarbacane, 2024.
• Hors de moi, Florence Hinckel, Talents hauts, 2014.
Connaître les sources fiables et les lieux qui permettent d’accéder à un soutien et des conseils en matière de santé sexuelle ou reproductive en particulier s’agissant de contraception, tests de dépistage, prévention et traitement des infections sexuellement transmissibles (IST), prophylaxie préexposition (PrEP) et traitement post-exposition (TPE) au VIH, interruption volontaire de grossesse (IVG), vaccination contre les infections sexuellement transmissibles dont le papillomavirus, dépistage de l’endométriose.• 17 millimètres, Florence Médina, Scrineo, 2024.
• En cloque !, Eva Darrows, Pocket jeunesse, 2020.
• Secret pour secret, Charlotte Bousquet, Jaypee, Gulf Stream, 2017.
• Pleurer pour un rien, c’est déjà beaucoup, Chloé Lume, Sarbacane, 2024.
• Hors de moi, Florence Hinckel, Talents hauts, 2014.
• Sans moi, Raphaële Frier, Nathan, 2023.
Distinguer la représentation pornographique du corps et l’esthétique érotique à travers une analyse critique de ces deux phénomènes.• Le cœur, le corps et tout le reste, Eric Pessan, L’école des loisirs, 2025.
• Pour qui tu m’as prise ?, Isabelle Rossignol, Talents hauts, 2014, réédité sous le titre Non consenti en 2023.
Savoir penser de façon critique pour faire des choix responsables.• La pyramide des besoins humains, Caroline Solé, L’école des loisirs, 2015.
• Risque zéro, Pete Hautman, Bruno Douin, Milan, 2008.
Identifier ses émotions et ses sentiments, ceux des autres, et l’effet produit sur les actions.

Apprendre à les maîtriser.
• Pablo dans les bois, Myren Duval, Le Rouergue, 2026.
• Amande, Won-Pyung Sohn, Pocket jeunesse, 2025.
• Pas couché, Cathy Ytak, Actes Sud Jeunesse, 2014.

Rencontrer les autres et construire des relations, s’y épanouir

Notions et compétencesOuvrages de littérature jeunesse
Identifier ce qui peut faire obstacle à l’épanouissement d’une relation.
Comprendre la notion de maîtrise de soi et reconnaître des situations d’emprise.
Savoir communiquer de façon appropriée (par exemple, valorisation, formulations claires et non agressives).
Analyser les composantes d’une relation positive à l’autre :
– équilibre entre égoïsme et altruisme ;
– place et sens de la frustration et de la retenue ;
– entendre le « non », ne jamais faire pression.
• Queen Kong, Hélène Vignal, Thierry Magnier, 2021.
• A croquer, Anne-Fleur Multon, Thierry Magnier, 2025.
• Le goût du baiser, Camille Emmanuelle, Thierry Magnier, 2019.
• Le don de Marin, Ingrid Thobois, L’école des loisirs, 2025.
• Au bord du monde, Emmanuelle Pirotte, L’école des loisirs, 2024.
• D’or et d’oreillers, Flore Vesco, L’école des loisirs, 2021.
• Quelque chose de beau, Julie Rey, L’école des loisirs, 2025.
• Pablo dans les bois, Myren Duval, Le Rouergue, 2026.
• D’après mon adolescence, Caroline Solé, Albin Michel, 2021.
• Ni prince ni charmant, Florence Médina, Talents hauts, 2022.
• This is not a love letter, Anouk Filippini, Auzou, 2023.
Développer des relations fondées notamment sur l’acceptation des autres dans leur diversité, la collaboration, la coopération, l’entraide.• Premier arrêt avant l’avenir, Jo Witek, Actes Sud jeunesse, 2019.
• Pablo dans les bois, Myren Duval, Le Rouergue, 2026.

Trouver sa place dans la société, y être libre et responsable

Notions et compétencesOuvrages de littérature jeunesse
Identifier la pression sociale : ses avantages, ses inconvénients. Faut-il y résister ? Comment y résister ?• Va te changer !, Gilles Abier, Thomas Scotto, Cathy Ytak, éditions du Pourquoi pas ?, 2019.
Savoir penser de façon critique.• La pyramide des besoins humains, Caroline Solé, L’école des loisirs, 2015.
• Risque zéro, Pete Hautman, Bruno Douin, Milan, 2008.
Appréhender et prendre la mesure du droit d’être soi-même, reconnaître sa singularité et celle des autres, l’existence du fait majoritaire et du fait minoritaire.• Les coquillages ne s’ouvrent qu’en été, Clara Héraut, Hachette, 2024.
• Oh, boy !, Marie-Aude Murail, L’école des loisirs, 2000.
• Je ne t’aime pas Paulus, Agnès Desarthe, L’école des loisirs, 1991.
• Nos constellations, Florence Quentin, Didier jeunesse, 2025.
• Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens, Becky Albertalli, Hachette, 2015.
• Le voyage de nos vies, Chris Colfer, Michel Lafon, 2019.
• Frangine, Marion Brunet, Sarbacane, 2013.
• Voleuse, Lucie Bryon, Sarbacane, 2022 (ressources pédagogiques disponibles sur le Site PRO de l’éditeur).
• Les normaux – Tome 1, Janssen Janine et Al Sabado S., Casterman, 2025.
• Gwen & Art are not in love, Lex Croucher, Casterman, 2023.
• Porté disparu, Brigitte Giraud, Laurie Lecou, L’école des loisirs, 2022.
• La chienne de l’ourse, Catherine Zambon, Actes Sud Jeunesse, 2012.
• Mauvais fils, Raphaële Frier, Talents hauts, 2015.
• Tu seras un homme mon fils, Jérémy Bouquin, Le Muscadier, 2024.
• A copier 100 fois, Antoine Dole, Sarbacane, 2013.
• Dans tes bras, David Levithan, Gallimard Jeunesse, 2015.
Savoir résister individuellement et collectivement aux violences sexistes et sexuelles et aux discriminations liées au sexe, à l’identité de genre, à l’orientation sexuelle, prendre conscience des responsabilités individuelles et collectives, connaître les lois qui protègent les individus et les conséquences juridiques de leur violation.Violences sexistes
• J’ai 14 ans et ce n’est pas une bonne nouvelle, Jo Witek, Gallimard, 2023.
• Kaïna-Marseille, Catherine Zambon, Actes Sud Jeunesse, 2007.
• Au bord du monde, Emmanuelle Pirotte, L’école des loisirs, 2024.
• Petite chose / Et si l’on s’aime, Cathy Ytak, Claire Beuve, Joséphine Forme, Editions du Pourquoi Pas ?, 2026.
• Girls Bazaar, Ruchira Gupta, Slalom, 2024.
• Le pays de Rêve, David Diop, Rageot, 2024.
• A(ni)mal, Cécile Alix, Slalom, 2022.
• Guerrière, Cécile Alix, Slalom, 2023.
• Ni prince ni charmant, Florence Médina, Talents hauts, 2025.
• Ne me dis pas que tu as peur, Giuseppe Catozzella, Seuil, 2014.
• Filles de la Walïlu, Cécile Roumiguière, L’école des loisirs, 2020.

Violences dans le couple
• Point de fuite, Marie Colot, Nancy Guilbert, Gulf Stream, 2020.
• Amour bleu, Raphaële Frier, Kam, Editions du Pourquoi Pas ?, 2022.
• Dédée /  Un jardin pour maman, Claire Beuve, Tildé Barbey, Editions du Pourquoi Pas ? 2025.
• Quelle est la couleur du ciel aujourd’hui, Marilou Rytz, Editions du Pourquoi Pas ?, 2024.
• Touche pas à ma mère, Hervé Mestron, Talents hauts, 2012.

Violences sexuelles
• Coup de talon, Sylvie Dehors, Talents hauts, 2013.
• Pour qui tu m’as prise ?, Isabelle Rossignol, Talents hauts, 2014, réédité sous le titre Non consenti en 2023.
• La dernière touche, Yan Le Mau, Talents hauts, 2023.
• Push, Annelise Heurtier, Casterman, 2021.
• Le silence est à nous, Coline Pierré, Flammarion, 2025.
• A croquer, Anne-Fleur Multon, Thierry Magnier, 2025.
• Les longueurs, Claire Castillon, Gallimard jeunesse, 2022.
Réfléchir à la « réparation » des souffrances et des pathologies liées aux discriminations et aux violences sexistes et sexuelles.
Connaître les lieux qui permettent d’accéder à des services de soutien et d’aide à des personnes victimes de stigmatisation, de discrimination, de violences sexistes, de violences sexuelles (y compris l’inceste), de violences familiales, de violences fondées sur l’identité de genre ou l’orientation sexuelle.
Savoir demander de l’aide et savoir réagir quand on nous demande de l’aide.
Savoir qu’une personne séropositive sous traitement ne peut pas transmettre le VIH (« indétectable = intransmissible ») et prendre conscience des préjugés et des discriminations liées à la sérophobie et leurs conséquences sur la vie des personnes vivant avec le VIH.• La vie à reculons, Gudule, Hachette, 2007.
• Un goût d’amande amère, Manis Kondoleon, L’école des loisirs, 1997.
• Le secret de Chanda, Allan Stratton, Bayard jeunesse, 2006.
• Mais il part…, Marie-Sophie Vermot, Thierry Magnier, 2005.

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Notre sélection pour le CAP

Première année de formation

Se connaître, vivre et grandir avec son corps

Notions et compétencesOuvrages de littérature jeunesse
Connaître les différents organes des
appareils génitaux mâles et femelles, savoir qu’ils sont comparables (clitoris et pénis composés de tissu érectile générateur de plaisir ; ovaire et testicule producteurs de cellules reproductrices) et qu’il existe des personnes intersexes qui naissent avec des caractéristiques sexuelles qui ne correspondent pas aux définitions types des corps féminins ou masculins.
• Tout nu ! Le dictionnaire bienveillant de la sexualité, Myriam Daguzan Bernier, Cécile Gariépy, Editions du Ricochet, 2020.
• Corps, amour, sexualité : les 120 questions que vos enfants vont vous poser, Charline Vermont, Albin Michel, 2022.
• Amour, sexe, les réponses aux questions des ados, Isabelle Filliozat, Margot Fried Filliozat, Pocket, 2020.
• Journal intime de mon corps, Clémentine de Pontavice, Ghada Hatem Gantzer, L’école des loisirs, 2022.
• Journal intime de mon cœur, Clémentine de Pontavice, Ghada Hatem Gantzer, L’école des loisirs, 2024.
• C’est beau le rouge, Lucia Zamolo, La martinière, 2021.
Prendre conscience de la façon dont les
normes sociales et culturelles influencent
les comportements et du fait que la distinction biologique entre femmes et hommes ne détermine pas les expressions, les comportements et les rôles attribués aux genres « masculin » et « féminin ».
• Le voyage de nos vies, Chris Colfer, Michel Lafon, 2019.
• Girls bazaar, Ruchira Gupta, Slalom, 2024.
• La fille d’avril, Annelise Heurtier, Casterman, 2018.
• Têtes hautes, Cathy Ytak, Talents hauts, 2023.
• Entre leurs mains, Annelise Heurtier, Casterman, 2025.
• Filles de la Walïlu, Cécile Roumiguière, L’école des loisirs, 2020.
• Culottées, tomes 1 et 2, Pénélope Bagieu, Gallimard BD, 2016.
• Mère fille mère, Jo Witek, Sylvain Goussot, Editions du Pourquoi Pas ?, 2017.
• Renversante, Y’a encore du boulot, Florence Hinckel, Clothilde Delacroix, L’école des loisirs, 2022.
Comprendre que la construction de son image corporelle et le souci de soi sont influencés par des facteurs sociaux et familiaux (compliments, fréquentation
d’images artistiques, stéréotypes et préjugés, consommation d’images érotiques ou pornographiques, violences sexistes et sexuelles).
• Le cœur, le corps et tout le reste, Eric Pessan, L’école des loisirs, 2025.
• Point of View : P.O.V., Patrick Bard, Syros, 2018.
Savoir faire des choix responsables.• L’étrange voyage de Clover Elkin, Eli Brown, Bayard jeunesse, 2023.
• C’est beau de mentir, Catherine Grive, Sarbacane, 2023.
• Ma part de l’ours, Marine Veith, Sarbacane, 2022.
• Saga parisienne, 1942-1958 Un blacon sur le Luxembourg, Gilles Schlesser, Parigramme, 2011.
Prendre conscience de sa capacité à agir au bénéfice de son bien-être et de sa santé sexuelle, savoir où et comment s’informer, bénéficier d’un dépistage, d’un accompagnement ou d’une prise en charge médicale en santé sexuelle (par exemple, la vaccination contre les infections à papillomavirus humains, les douleurs gynécologiques et troubles du
cycle, le dépistage de l’endométriose, la
contraception, la contraception d’urgence).
• 17 millimètres, Florence Médina, Scrineo, 2024.
• Dans le ventre de Fianna Sinn, Fanny Chartres, L’école des loisirs, 2025.
• Trois fois Elles, Anne Loyer, Slalom, 2024.
• Je suis ton soleil, Marie Pavlenko, Flammarion, 2017.
• Hors de moi, Florence Hinckel, Talents hauts, 2014.
• Pleurer pour un rien, c’est déjà beaucoup, Chloé Lume, Sarbacane, 2024.
• Trop tôt, Jo Witek, Talents hauts, 2024.

Rencontrer les autres et construire des relations, s’y épanouir

Notions et compétencesOuvrages de littérature jeunesse
Exprimer ses envies, ses limites en matière de sexualité, dans le respect de soi, de l’autre et de la loi.• Le goût du baiser, Camille Emmanuelle, Thierry Magnier, 2019.
Savoir exprimer ses émotions et ses
sentiments, identifier celles des autres et en tenir compte.
• Pablo dans les bois, Myren Duval, Le Rouergue, 2026.
• Amande, Won-Pyung Sohn, Pocket jeunesse, 2025.
Connaître les conditions qui permettent
de s’engager émotionnellement et/ou physiquement dans une relation pour s’y épanouir.
• Pablo dans les bois, Myren Duval, Le Rouergue, 2026.
• Quelque chose de beau, Julie Rey, L’école des loisirs, 2025.
• This is not a love letter, Anouk Filippini, Auzou, 2023.
• D’or et d’oreillers, Flore Vesco, L’école des loisirs, 2021.
Prendre conscience de l’importance du
consentement avéré en tant qu’élément
essentiel d’une relation sexuelle, comprendre pourquoi il est important d’exprimer, de reconnaître et de respecter
le consentement ou le refus.
• Sexe : premiers pas sans tabou ni complexe, Emma Strack, Benjamin Chaud, La Martinière jeunesse, 2023.
• Queen Kong, Hélène Vignal, Thierry Magnier, 2021.
• A croquer, Anne-Fleur Multon, Thierry Magnier, 2025.
• Le goût du baiser, Camille Emmanuelle, Thierry Magnier, 2019.
• Le don de Marin, Ingrid Thobois, L’école des loisirs, 2025.
• Au bord du monde, Emmanuelle Pirotte, L’école des loisirs, 2024.
• D’après mon adolescence, Caroline Solé, Albin Michel, 2021.
• Ni prince ni charmant, Florence Médina, Talents hauts, 2022.
S’affirmer par le consentement et le refus.• Les nébuleuses, Anaïs Félix, Camille Pagni, Jungle, 2025.
• Le consentement, on en parle ?, Justin Hancock, Fuchia MacAree, Gallimard jeunesse, 2022.
• Sentimental kiss, Camille Van Hoof, L’emplyé du moi, 2025.
Connaître les conditions du consentement et du non-consentement ainsi que les principaux éléments du cadre juridique et les risques encourus en cas de non-respect.• Et si on se parlait ?, Andréa Bescond, Mathieu Tucker, Harpercollins, 2020.
• Le consentement, on en parle ?, Justin Hancock, Fuchia MacAree, Gallimard jeunesse, 2022.
Prendre conscience du fait que chaque
personne a droit à une sexualité exempte
de toute violence, respectueuse de sa
liberté, de sa dignité et de son intimité –
l’agression sexuelle et le viol constituant
toujours des actes criminels, qui portent
atteinte aux droits humains fondamentaux, qui ne peuvent en aucun cas être désirés et consentis, et dont les victimes ne sont jamais responsables.
• Ceci est mon corps, Ovidie, Anna Cuxac, Lauren Malka, Faïza Guène, Louise Mey, Alizée Vincent, Causette et Rageot, 2020.
• Le consentement, on en parle ?, Justin Hancock, Fuchia MacAree, Gallimard jeunesse, 2022.
• Ni prince ni charmant, Florence Médina, Talents hauts, 2022.
• Une fille comme ça, Sara Zarr, Thierry Magnier, 2008.
Reconnaître la nécessité pour une victime de harcèlement, de violences verbales, physiques ou psychologiques, de violences sexuelles (abus sexuels, harcèlement sexuel, inceste) de chercher du soutien.• Les regards des autres, Amed Kalouaz, Rouergue, 2016.
• Ma réputation, Gaël Aymon, Actes Sud Jeunesse, 2013.
Savoir comment réagir de manière
efficace lorsqu’une personne est victime
(écouter de façon empathique, soutenir la
victime, alerter, chercher de l’aide pour soi-même ou pour autrui).
• Vibrations, Raphaële Frier, Talents hauts, 2014.

Trouver sa place dans la société, y être libre et responsable

Notions et compétencesOuvrages de littérature jeunesse
Distinguer, à l’ère du numérique et
des réseaux sociaux, « se montrer »,
« s’exposer » et « s’exhiber ».
• Challenge Chicken Wings, Jean-Christophe Tixier, Syros, 2024.
• Moon, Cyrille Pomès, Rue de sèvres, 2022.
• @Piégée, Louison Nielman, Scrinéo, 2025.
• Mauv@ise connexion, Jo Witek, Talents hauts, 2012.
• Bye bye Dubaï, Muriel Zürcher, Didier jeunesse, 2024.
• 1 million de vues, Jérémy Behm, Syros, 2019.
• Virtual Baby, Emmanuelle Rey, Didier jeunesse, 2025.
• Girl, in real life, Tasmin Winter, Slalom, 2022.
• La vie de Paloma, journal d’une influenceuse, Sophie Laroche, Fleurus, 2022.
Identifier les situations où le partage
d’images ou de documents en ligne est
interdit (pornodivulgation, harcèlement).
Cyberharcèlement
• Le silence est à nous, Coline Pierré, Flammarion, 2025.
• Miettes (humour décalé), Stéphane Servant, Nathan, 2021.
• Queen Kong, Hélène Vignal, Thierry Magnier, 2021.
• La Sans-visage, Louise Mey, L’école des loisirs, 2020.
• Silent boy, Gaël Aymon, Nathan, 2020.
• Dopamine, Patrick Bard, Syros, 2022.
• Snap Killer, Sylvie Allouch, Syros, 2019.
• Comme des images, Clémentine Beauvais, Sarbacane, 2014.
• Blue gold, Elizabeth Stewart, Bayard Jeunesse, 2017.

Respect du droit à l’image
• Virtual Baby, Emmanuelle Rey, Didier jeunesse, 2025.
• Girl, in real life, Tasmin Winter, Slalom, 2022.
• La vie de Paloma, journal d’une influenceuse, Sophie Laroche, Fleurus, 2022.
Comprendre pourquoi et comment on
peut publier des présentations de soi
tout en réduisant les facteurs de risque
d’exploitations et de violences.
Identifier des cas de haine et de discriminations en ligne (sexistes, homophobes et autres) ; prendre conscience qu’il est de la responsabilité de tous d’agir pour les signaler dans le respect de l’inclusion, la non-discrimination et le respect de la diversité.
Savoir penser de façon critique pour
repérer les situations à risques.
Développer des relations sociales
constructives (acceptation, entraide).
• Toxique, Marie Lenne-Fouquet, Talents hauts, 2024.
• Pablo dans les bois, Myren Duval, Le Rouergue, 2026.
Prendre conscience que les victimes ne
sont jamais responsables des violences et connaître les moyens d’y faire face (tels que : soutien aux victimes, savoir où
chercher de l’aide, signalement des
contenus intimes non consentis diffusés
[pornodivulgation] et des comptes et
supports destinés à harceler une personne par la diffusion de contenus humiliants, promotion de l’égalité).
Savoir demander de l’aide et savoir réagir quand on nous demande de l’aide.

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Deuxième année de formation

Se connaître, vivre et grandir avec son corps

Notions et compétencesOuvrages de littérature jeunesse
Différencier excitation, sentiment, désir et plaisir.• Le goût du baiser, Camille Emmanuelle, Thierry Magnier, 2019.
• Queen Kong, Hélène Vignal, Thierry Magnier, 2021.
• A croquer, Anne-Fleur Multon, Thierry Magnier, 2025.
• Le don de Marin, Ingrid Thobois, L’école des loisirs, 2025.
• Au bord du monde, Emmanuelle Pirotte, L’école des loisirs, 2024.
• D’or et d’oreillers, Flore Vesco, L’école des loisirs, 2021.
• Quelque chose de beau, Julie Rey, L’école des loisirs, 2025.
• Le cœur, le corps et tout le reste, Eric Pessan, L’école des loisirs, 2025.
• D’après mon adolescence, Caroline Solé, Albin Michel, 2021.
• Ni prince ni charmant, Florence Médina, Talents hauts, 2022.
• This is not a love letter, Anouk Filippini, Auzou, 2023.
Prendre conscience que la santé sexuelle englobe des dimensions du bien-être physique, affectif, mental et social, et ne consiste pas seulement en l’absence de maladie, de dysfonctionnement ou d’infirmité.
Prendre conscience que l’usage de
substances psychoactives modifie le
raisonnement et augmente le risque de
prise de décision inappropriée, y compris
en matière de sexualité.
Addiction
• Dopamine, Patrick Bard, Syros, 2022.
• Mis à nu, un été à Berlin, Iva Procházková, La joie de lire, 2020.
• Qu’est-ce qu’on fout ici, Shaïne Cassim, Gallimard jeunesse, 2023.
Faire des choix responsables et favorables à sa santé et à sa sécurité.• L’étrange voyage de Clover Elkin, Eli Brown, Bayard jeunesse, 2023.
• C’est beau de mentir, Catherine Grive, Sarbacane, 2023.
• Ma part de l’ours, Marine Veith, Sarbacane, 2022.
• Saga parisienne, 1942-1958 Un blacon sur le Luxembourg, Gilles Schlesser, Parigramme, 2011.
Identifier différents risques encourus sur la santé, dont la santé mentale et la santé sexuelle : rapports sexuels non protégés (infections sexuellement transmissibles [IST], grossesses non prévues et/ou non désirées) ; connaître les moyens qui permettent de les prévenir ou de les réduire : moyens de contraception, préservatifs, dépistage, prophylaxie préexposition (PrEP) et traitement postexposition (TPE) au VIH, vaccination contre les infections sexuellement transmissibles dont les infections à papillomavirus.Santé mentale
• La Cabane, Ludovic Lecomte, L’école des loisirs, 2024.
• Nos constellations, Florence Quentin, Didier jeunesse, 2025.
• Hyper, Emilie Chazerand, Pocket jeunesse, 2025.
• Le bleu des souvenirs d’été, Lily-Belle de Chollet, Didier jeunesse, 2024.
• Les coquillages ne s’ouvrent qu’en été, Clara Héraut, Hachette, 2024.
• A la poursuite des animaux arc-en-ciel, Sarah Ann Juckes, Sharon King-Chai, Little Urban 2024.
• S’arracher, Marc Daniau, Le Rouergue, 2024.
• Je suis ton soleil, Marie Pavlenko, Flammarion, 2017.
• Par-delà les vagues, Catherine Grive, Anouk Alliot, Seunghee Choi, Editions du Pourquoi Pas ?, 2021.

Santé sexuelle
• 17 millimètres, Florence Médina, Scrineo, 2024.
• Pleurer pour un rien, c’est déjà beaucoup, Chloé Lume, Sarbacane, 2024.
• En cloque !, Eva Darrows, Pocket jeunesse, 2020.
• Secret pour secret, Charlotte Bousquet, Jaypee, Gulf Stream, 2017.
• Hors de moi, Florence Hinckel, Talents hauts, 2014.
•
Sans moi, Raphaële Frier, Nathan, 2023.
Savoir comment réagir de manière efficace lorsqu’il y a eu une prise de risque.
Savoir demander de l’aide.
Réfléchir aux enjeux éthiques et de santé de la modération : questionner les notions d’harmonie, d’équilibre, de mesure, de maîtrise de soi et de lâcher-prise.

Rencontrer les autres et construire des relations, s’y épanouir

Notions et compétencesOuvrages de littérature jeunesse
Connaître et reconnaître les codes
au cours des différentes étapes d’une
rencontre et d’une relation (approche,
déclaration, contact physique, relation
sexuelle, engagement, rupture, etc.) ;
prendre conscience des émotions et des sentiments qui s’y jouent et des différents facteurs qui influencent les représentations et attentes de chacune et chacun.
Identifier les émotions et des sentiments (chez soi, chez les autres), savoir maîtriser ses émotions et ses sentiments et tenir compte de ceux des autres.• Amande, Won-Pyung Sohn, Pocket jeunesse, 2025.
• Pablo dans les bois, Myren Duval, Le Rouergue, 2026.
Identifier ce qui peut faire obstacle à l’épanouissement d’une relation.• Vibrations, Raphaële Frier, Talents hauts, 2014.
Co
mprendre la notion de contrôle coercitif pour soi et pour les autres.
Affirmer sa prise de décision par rapport à la pression d’un groupe (comment être dans un groupe sans céder à la pression qu’il exerce ?).• Pour qui tu m’as prise ?, Isabelle Rossignol, Talents hauts, 2014, réédité sous le titre Non consenti en 2023.
Caractériser et savoir reconnaître des
situations de violences (physiques, verbales, psychologiques), sexistes, sexuelles (y compris l’inceste), de stigmatisation, de discrimination ou de violences basées sur l’identité de genre ou l’orientation sexuelle (LGBT+phobie) ou en raison du statut sérologique (sérophobie).
Livrets Stop aux violences sexuelles (éditions Bayard), à télécharger : https://www.bayard-jeunesse.com/infos/wp-content/uploads/2023/02/Livret-STOP_auxviolences_sexuelles-faites-aux-enfants.pdf
Guide publié dans le magazine Phosphore de mars 2023 qui s’accompagne de vidéos : https://www.bayard-jeunesse.com/infos/wp-content/uploads/2023/02/Stop-aux-violencessexuelles.pdf
• Nos corps jugés, Catherine Cuenca, Editions Talents Hauts, 2022.
• Coup de talon, Sylvie Dehors, Talents hauts, 2013.
• La porte de la salle de bain, Sandrine Beau, 2015.
• Les longueurs, Claire Castillon, Gallimard Jeunesse, 2022.
• A croquer, Anne-Fleur Multon, Thierry Magnier, 2025.
• La dernière touche, Yan Le Mau, Talents hauts, 2023.
• Le silence est à nous, Coline Pierré, Flammarion, 2025.
• Tenir debout dans la nuit, Eric Pessan, L’école des loisirs, 2020.
• La pointe du compas, Anne Rehbinder, Actes Sud Jeunesse, 2022.
• Quand les trains passent, Malin Lindroth, Actes Sud Jeunesse, 2020.
• Guerrière, Cécile Alix, Slalom, 2023.

Inceste
• La-Gueule-du-Loup, Eric Pessan, L’école des loisirs, 2021.
• Théa te hait, Sandrine Beau, Alice jeunesse, 2023.
• Comme un homme, Florence Hinckel, Nathan, 2020.
• L’instant de la fracture, Antoine Dole, Talents hauts, 2018.

Trouver sa place dans la société, y être libre et responsable

Notions et compétencesOuvrages de littérature jeunesse
Analyser l’articulation entre désir et
déni en matière de relations (notamment :
désir et déni de l’autre, déni de son propre désir ou de son non désir)
• Queen Kong, Hélène Vignal, Thierry Magnier, 2021.
• A croquer, Anne-Fleur Multon, Thierry Magnier, 2025.
• Le goût du baiser, Camille Emmanuelle, Thierry Magnier, 2019.
• Le don de Marin, Ingrid Thobois, L’école des loisirs, 2025.
• Au bord du monde, Emmanuelle Pirotte, L’école des loisirs, 2024.
• D’or et d’oreillers, Flore Vesco, L’école des loisirs, 2021.
• Quelque chose de beau, Julie Rey, L’école des loisirs, 2025.
• Le cœur, le corps et tout le reste, Eric Pessan, L’école des loisirs, 2025.
• D’après mon adolescence, Caroline Solé, Albin Michel, 2021.
• Ni prince ni charmant, Florence Médina, Talents hauts, 2022.
• This is not a love letter, Anouk Filippini, Auzou, 2023.
• Ma nuit d’amour, Frédérique Deghelt, Actes Sud Jeunesse, 2020.
• T’as vrillé, Joanne Richoux, Actes Sud Jeunesse, 2021.
Reconnaître la diversité humaine dans son ensemble, en considérant la variété des orientations sexuelles et des identités de genre.• Tout nu ! Le dictionnaire bienveillant de la sexualité, Myriam Daguzan Bernier, Cécile Gariépy, Editions du Ricochet, 2020.
• La Chasse, Maureen Desmailles, Thierry Magnier, 2023.
• Amour amour amour, Unt’ Margaria, Talents hauts, 2024.
• Rien que ta peau, Cathy Ytak, Actes Sud Jeunesse, 2014.
• L.O.L.A., Claire Garralon, Actes Sud Jeunesse, 2020.
Développer sa capacité à s’autoévaluer
de façon positive et à porter sur soi un
regard bienveillant.
Prendre conscience des conséquences
du déni, des violences qu’il peut engendrer envers soi comme envers les autres et étudier les possibilités de les prévenir.
Identifier des normes qui influencent
l’identité et les comportements ; identifier
des facteurs qui aident ou qui font obstacle à l’acceptation de soi.
• Pablo dans les bois, Myren Duval, Le Rouergue, 2026.
Identifier la pression sociale : ses
avantages, ses inconvénients. Faut-il y
résister ? Comment y résister ?
Appréhender et prendre la mesure
du droit d’être soi-même, reconnaître sa
singularité et celle des autres, l’existence
du fait majoritaire et du fait minoritaire.
• Les coquillages ne s’ouvrent qu’en été, Clara Héraut, Hachette, 2024.
• Oh, boy !, Marie-Aude Murail, L’école des loisirs, 2000.
• Je ne t’aime pas Paulus, Agnès Desarthe, L’école des loisirs, 1991.
• Nos constellations, Florence Quentin, Didier jeunesse, 2025.
• Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens, Becky Albertalli, Hachette, 2015.
• Le voyage de nos vies, Chris Colfer, Michel Lafon, 2019.
• Frangine, Marion Brunet, Sarbacane, 2013.
• Voleuse, Lucie Bryon, Sarbacane, 2022 (ressources pédagogiques disponibles sur le Site PRO de l’éditeur).
• Les normaux – Tome 1, Janssen Janine et Al Sabado S., Casterman, 2025.
• Gwen & Art are not in love, Lex Croucher, Casterman, 2023.
• Porté disparu, Brigitte Giraud, Laurie Lecou, L’école des loisirs, 2022.
• La chienne de l’ourse, Catherine Zambon, Actes Sud Jeunesse, 2012.
• Mauvais fils, Raphaële Frier, Talents hauts, 2015.
• Tu seras un homme mon fils, Jérémy Bouquin, Le Muscadier, 2024.
• A copier 100 fois, Antoine Dole, Sarbacane, 2013.
• Dans tes bras, David Levithan, Gallimard Jeunesse, 2015.
Améliorer sa connaissance de soi
(ses qualités, ses forces, ses valeurs,
ses buts, etc.).
Savoir résister individuellement et
collectivement aux violences sexistes et
sexuelles et aux discriminations liées au
sexe, à l’identité de genre, à l’orientation
sexuelle, prendre conscience des
responsabilités individuelles et collectives,
connaître les lois qui protègent les individus et les conséquences juridiques de leur violation.
Violences sexistes
• J’ai 14 ans et ce n’est pas une bonne nouvelle, Jo Witek, Gallimard, 2023.
• Kaïna-Marseille, Catherine Zambon, Actes Sud Jeunesse, 2007.
• Au bord du monde, Emmanuelle Pirotte, L’école des loisirs, 2024.
• Petite chose / Et si l’on s’aime, Cathy Ytak, Claire Beuve, Joséphine Forme, Editions du Pourquoi Pas ?, 2026.
• Girls Bazaar, Ruchira Gupta, Slalom, 2024.
• Le pays de Rêve, David Diop, Rageot, 2024.
• A(ni)mal, Cécile Alix, Slalom, 2022.
• Guerrière, Cécile Alix, Slalom, 2023.
• Ni prince ni charmant, Florence Médina, Talents hauts, 2025.
• Ne me dis pas que tu as peur, Giuseppe Catozzella, Seuil, 2014.
• Filles de la Walïlu, Cécile Roumiguière, L’école des loisirs, 2020.

Violences dans le couple
• Point de fuite, Marie Colot, Nancy Guilbert, Gulf Stream, 2020.
• Amour bleu, Raphaële Frier, Kam, Editions du Pourquoi Pas ?, 2022.
• Dédée /  Un jardin pour maman, Claire Beuve, Tildé Barbey, Editions du Pourquoi Pas ? 2025.
• Quelle est la couleur du ciel aujourd’hui, Marilou Rytz, Editions du Pourquoi Pas ?, 2024.
• Touche pas à ma mère, Hervé Mestron, Talents hauts, 2012.

Violences sexuelles
• Coup de talon, Sylvie Dehors, Talents hauts, 2013.
• Pour qui tu m’as prise ?, Isabelle Rossignol, Talents hauts, 2014, réédité sous le titre Non consenti en 2023.
• La dernière touche, Yan Le Mau, Talents hauts, 2023.
• Push, Annelise Heurtier, Casterman, 2021.
• Le silence est à nous, Coline Pierré, Flammarion, 2025.
• A croquer, Anne-Fleur Multon, Thierry Magnier, 2025.
• Les longueurs, Claire Castillon, Gallimard jeunesse, 2022.
Savoir qu’une personne séropositive
sous traitement ne peut pas transmettre
le VIH (« indétectable = intransmissible »)
et prendre conscience des préjugés et des discriminations liées à la sérophobie et leurs conséquences sur la vie des personnes vivant avec le VIH.
• La vie à reculons, Gudule, Hachette, 2007.
• Un goût d’amande amère, Manis Kondoleon, L’école des loisirs, 1997.
• Le secret de Chanda, Allan Stratton, Bayard jeunesse, 2006.
• Mais il part…, Marie-Sophie Vermot, Thierry Magnier, 2005.

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Et vous, quels titres suggérez-vous à vos grands lecteurs pour répondre à leurs interrogations ?