Nos coups de cœur d’avril !

Si, comme le dit l’adage “En avril ne te découvre pas d’un fil”, et même si ce mois fut une nouvelle fois confiné, nous n’avons pas perdu le fil de la lecture sous A l’Ombre du Grand Arbre, nous nous y sommes même plutôt accrochées !

Voici donc, comme chaque premier lundi de chaque mois, nos coups de cœur d’avril !

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Pour Colette, avril a été le mois de la famille confinée qu’il a fallu continuer de faire rêver. Alors avec le bel album La Passoire de Clarisse Lochmann publié aux éditions L’atelier du poisson soluble, on a pu débrouiller ensemble les fils ténus et enchantés des rêves qui tissent nos nuits. On y suit une enfant que le défi de recréer ses rêves de la nuit n’effraie pas. Et à sa suite, on meurt d’envie d’essayer de saisir, nous aussi, ce moment si particulier qui nous ouvre les portes d’un ailleurs caché dans notre propre intériorité.

La Passoire, Clarisse Lochmann, L’atelier du poisson soluble, 2020.

L’avis de la collectionneuse de papillons par ici.

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Pépita dans son MéLi-MéLo de livres a succombé à L’appel du large mais pas à n’importe lequel : un magnifique album de Cathy Ytak au texte et de Laurent Corvaisier aux illustrations, dans lequel l’écho trouve sa place à cet appel du large. Il y aura forcément le vôtre dans ces pages sublimes.

L’avis de Pépita

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Lucie a eu un énorme coup de cœur pour l’album Là-bas, qui propose lui aussi un voyage vers le large. Des mots rares et précieux, des illustrations somptueuses et la magie opère. Un album d’une grande beauté plastique et poétique.

Là-bas de Rebecca Young, illustrations de Matt Ottley, Kaléidoscope, 2020.

L’avis de Lucie et d’Isabelle.

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Pour Linda, le coup de cœur du mois va au roman de Vincent Villeminot, Comme des sauvages. L’auteur nous met entre les mains un récit fantastique déconcertant qui questionne sur le place de l’humain dans la nature, remettant régulièrement en doute les repères que l’on croyait établis. Déconcertant!

Comme des sauvages, Vincent Villeminot, PKJ, 2020.

Les avis de Linda et d’Isabelle.

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C’est un doublé pour Vincent Villeminot, puisque pour Isabelle également, le coup de cœur du mois revient à un de ses roman qui s’est révélé addictif : comme les habitants de l’île, on brûle de savoir ce qui se passe là-bas, sur le continent… Entre feuilleton d’aventures, robinsonnade post-apocalyptique et fable philosophique, c’est un excellent cru !

L’avis d’Isabelle

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Pour Liraloin c’est le besoin d’un bon bol d’air frais qui s’est fait ressentir à travers Juste un fraisier d’Amandine Laprun. Et quoi de mieux que de déguster de bonnes petites fraises sous un rayon de soleil printanier !

Juste un fraisier, Amandine Laprun, Actes Sud Junior, 2020

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Il y a comme une envie d’évasion et de respirer la nature et le large à pleins poumons dans ces lectures d’avril, non ? On vous souhaite de pouvoir le faire très bientôt et vous donne rendez-vous le mois prochain pour de nouveaux coups de cœur ! D’ici là, n’hésitez pas à partager vos trouvailles livresques avec nous…

Coups de coeur de mars !

Alors que le printemps arrive, nous restons faces à l’incertitude d’un renouveau dans nos quotidiens perturbés par des mesures restrictives. Mais le livre a enfin été reconnu comme essentiel et parce que cela n’a jamais fait aucun doute pour nous, voici une sélection de nos coups de cœur.

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Le deuxième tome de Steam Sailors, Les Alchimistes fut pour Linda une véritable plongée dans l’univers steam punk créé par Ellie S. Green. Son récit nous entraîne une nouvelle fois en pleine aventures de pirates de l’air. Courses de modules, batailles navales et péripéties pénitentiaires nous permettent de découvrir un peu plus l’équipe des pirates qui tentent de venir en aide à la jeune Prudence.

Steam Sailors, tome 2. Les Alchimistes d’Ellie S. Green, Gulf Stream, 2020

Son avis complet à lire ICI.

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Grâce à Signé poète X, d’Elizabeth Acevedo et à l’excellente traduction de Clémentine Beauvais, Isabelle a vibré au rythme du slam de Xiomara. Cette adolescente américano-dominicaine grandit à Harlem et trouve sa voix sous nos yeux émus. Ce roman en vers libres est à l’image de sa sublime couverture : moderne, bouillonnant, plein de vie, de tensions et de possibles.

Signé poète X d’Elizabeth Acevedo, Nathan, 2019 pour la traduction française.

Pour lire l’avis d’Isabelle, c’est par ICI !

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Pour Colette, une BD particulièrement originale a retenu toute son attention : Peau d’homme de Hubert et Zanzim publié chez Glénat. Dans l’Italie de la Renaissance, une jeune femme, Bianca, doit se marier à Giovanni, un riche marchand, que ses parents ont choisi pour elle. A quelques jours du mariage, sa marraine, figure tutélaire hautement subversive, lui confie un secret : depuis plusieurs générations, les filles de la famille possèdent une peau d’homme qui une fois revêtue, permet de rejoindre les cercles bien verrouillés des mâles de la cité. Métamorphosée en Lorenzo, Bianca va découvrir la liberté, celle de l’amour, de la sensualité, de la sexualité épanouie et choisie. Nous suivons Bianca et Giovanni tout au long de leur vie d’adulte et leurs aventures amoureuses nous bousculent, nous questionnent sur le poids de la culture dans nos choix amoureux….

Peau d’homme, Hubert, Zanzim, Glénat, 2020.

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Pour Liraloin c’est Séverine Vidal et son roman L’Eté des Perséides qui remporte le coup de cœur de mars.

Séverine Vidal nous livre un roman complétement différent de ce que j’ai pu lire de cette autrice et c’est une excellente surprise. Le mystère et le suspense nous tient en haleine du début jusqu’à la chute et quelle chute ! Je me suis beaucoup attachée aux personnages notamment au duo Ana/Jonas. Deux êtres unis, se connaissant à peine, luttant pour réunir leurs familles respectives. Un sentiment très fort bien au-delà de l’amour nous envahit. Lisez et vous comprendrez alors pourquoi.

L’Eté des Perséides de Séverine Vidal, Nathan, 2021

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Lucie a découvert son coup de cœur par pur hasard, en piochant dans les livres empruntés par ses élèves à la bibliothèque. Quelle découverte et quelle belle surprise que ces Oiseaux-là !

Dessins minimalistes, couleurs vives, peu de texte et un effet immédiat.
“Un seul de ces petits détails suffit à enrichir l’instant qui passe.”
Simple et beau. Une magnifique fable sur le lien tissé entre deux êtres, lien mis à rude l’épreuve ces temps-ci.

Les Oiseaux de Germano Zullo, illustrations Albertine, La Joie de lire, 2010

Son avis ICI.

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Pour Pépita et son Méli-MéLo de livres, le choix s’avère encore difficile : mais cet album de Jimmy Liao Le poisson qui me souriait, a laissé une empreinte forte : ce petit bijou d’empathie, publié il y a 20 ans, n’a pas pris une ride : au contraire, il parle à notre époque mieux que jamais.

Le poison qui me souriait, Jimmy Liao, HongFei Cultures

Son avis ICI.

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Enfin, nous voulions partager un coup de cœur commun pour un roman que nous sommes plusieurs à avoir lu et beaucoup aimé. La réécriture moderne et féministe du conte La Princesse au petit Pois par Flore Vesco.

D’Or et d’Oreillers de Flore Vesco, l’école des loisirs, 2021.

Les avis d’Isabelle, de Linda et de Pépita.

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Et vous, quel coup de cœur souhaitez-vous partager ?

Nos coups de coeur de février

Le printemps s’installe doucement et les rayons du soleil nous invitent à sortir nos fauteuils de lecture pour en profiter. Installez-vous tranquillement avec comme idées de lectures : nos coups de cœur !

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Pour Liraloin c’est un beau coup de cœur avec le roman : Filles de la Walïlü de Cécile Roumiguière.

Albaan et Lilijann sont amies, deux petites filles inséparables. Elles habitent la presqu’île de lurföll à Ann-Ville, un village loin de tout où les femmes régissent la vie tandis que les hommes embarquent de longs mois sur des chalutiers de pêche. Les femmes sont libres d’aimer qui elles souhaitent comme elles veulent. Pendant ce temps, pas très loin d’Ann-Ville, Nanna et Soriane évoquent le souvenir d’un père absent pour toujours, celui de Soriane. Un père qui a abandonné sa fille, la laissant aigrie de douleur, la vengeance dans le ventre.

Albaan et Lilijann grandissent protégées dans une forêt bercée par les arbres, témoins attentifs des drames et légendes se déroulant sur la presqu’île : « A cette époque-là, une fois par mois, la nuit où la lune est la plus ronde, la Walïlü sillonnait les forêts et les champs et gobait tout sur son passage. C’était sa façon de se nourrir, tout le monde le savait. Alors, ces nuits-là, qu’il fasse chaud, qu’il fasse froid, personne ne sortait. »

Cette histoire m’a bercée tel un chant maternel qui n’a pas de fin, ritournelle incessante aux creux de mes oreilles. Une douce nostalgie m’a envahie, le calme aussi. J’ai beaucoup apprécié le personnage d’Albaan, fille de la nature et de la terre, passionnée et à la fois torturée par le secret familial. Les titres de chapitre accompagnés d’une illustration apportent un rythme à la lecture et posent des éléments essentiels dans la fluidité de l’histoire. Les filles de la Walïlü possèdent la force que procure la lecture d’un poème tout en emmenant le lecteur au cœur d’un conte intemporel.

Filles de la Walïlü de Cécile Roumiguière, illustration de couverture de Joanna Concejo, l’Ecole des Loisirs, 2020

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Pour Ada, à l’occasion d’une plongée dans l’œuvre de Séverine Vidal, c’est Des Astres qui remporte la palme du coup de cœur du mois de Février. Dans ce roman polyphonique, on entend tour à tour Pénélope nous parler de sa mère puis Romane nous parler de la sienne. De son père aussi. Puis de Pénélope qu’elle découvre à la lisière de ses 18 ans. Son autre mère. La biologique. Celle des premiers chapitres. Du premier chapitre de sa vie. Mais Des Astres, ce n’est pas seulement une histoire de filiation, c’est aussi une histoire d’amour, de désamour, de violence, d’apprentissages. Nombreux. Et extrêmement douloureux. Tant de douleur, je ne croyais pas que c’était possible. Des Astres est vraiment un roman puissant, intense. Un coup de cœur dans le sens premier du terme : à plusieurs reprises, j’ai bien cru que mon cœur prenait des coups.

Des Astres, Séverine Vidal, Sarbacane, 2019.

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Grâce à La fleur perdue du chaman de K, Isabelle et son plus jeune moussaillon ont exploré le Pérou, des Andes à la jungle amazonienne – et cette fameuse année 1986 où les walkmans étaient à la pointe du progrès… Tout était parfait dans ce troisième et dernier “roman-fleuve” de Davide Morosinotto : des personnages irrésistibles, une intrigue captivante, des rebondissements réjouissants et un travail graphique original et sublime. Ode à l’amitié et à l’espoir, un de ces livres qui font naître la passion de lire !

La fleur perdue du chaman de K, de Davide Morosinotto, L’école des loisirs, 2021.

Les avis d’Isabelle et de Pépita

L’autre coup de cœur de L’île aux trésors est une découverte du plus grand moussaillon qui s’est empressé de la faire découverte au reste de la famille: L’année de grâce, de Kim Liggett. Une dystopie féministe, féroce et galvanisante qui porte haut des valeurs de courage, de solidarité et d’émancipation !

L’année de grâce, de Kim Liggett, Casterman, 2020.

L’avis d’Isabelle

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Dans son MéLi-MéLo de livres, Pépita a vibré intensément lors de cette balade dans DES MOTS EN FLEURS : un livre-herbier pas comme les autres, dans lequel poésie, langage et nature se mêlent. En filigrane, un très beau message d’humanité pour la biodiversité. Un travail éditorial de très grande qualité.

Des mots en fleurs, Marie Colot et Karolien Vanderstappen,
Cotcotcot éditions

L’avis de Pépita

Autre coup de cœur qui nous emmène au pays des contes à l’envers : dans cette Forêt de travers, tout est bancal et ce que c’est chouette ! Plein de surprises vous y attendent. Vous ne verrez plus les contes de la même façon !

La forêt de travers, Marie Colot et Françoise Rogier, A pas de loups

L’avis de Pépita

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Chez Lucie, février a marqué les retrouvailles avec J. K. Rowling : les vacances ont été l’occasion de dévorer L’Ickabog !

Nous n’avons pas boudé notre plaisir de retrouver l’imagination débordante de l’auteure et les thèmes qui lui sont chers comme l’amitié, le courage, le deuil mais aussi les jeux avec les noms et le vocabulaire.

S’il n’atteint ni la profondeur ni l’intensité de la saga Harry Potter, la trame de fond de ce conte autour de la manipulation, du mensonge et des “fake news” incite à une lecture sur deux niveaux à la fois réjouissante et glaçante.

L’Ickabog de J. K. Rowling, Gallimard Jeunesse, 2020.

Les avis d’Isabelle et de Lucie.

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Pour Solectrice, le coup de cœur de février… c’est un album offert par Isabelle (au swap de la nouvelle année) et partagé avec les lutines, passionnément.

Amoureux est un superbe grand format offrant à chaque page tournée un poème tendre et une superbe illustration aux notes d’aquarelle. Odes au sentiment pluriel, ces textes nous donnent des visions multiples d’unions, de désirs et de relations, à tout âge. Un moment de bonheur qui se prolonge en choisissant nos instants préférés et en partageant nos histoires ou autres expériences amoureuses.

Amoureux, Hélène Delforge et Quentin Gréban, Mijade, 2020.
L'avis d'Isabelle, de Linda.

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Pour Linda, le coup de coeur de février va à Le printemps des oiseaux rares de Dominique Demers. C’est l’histoire d’une rencontre entre deux adolescents que tout oppose, un jeune surdoué solitaire et passionné d’oiseaux, et une jeune fille blessée par une histoire d’amour violente dont elle a du mal à se relever. L’écriture est magnifique et les émotions très justes. Un roman touchant à découvrir dès 14-15 ans.

Le printemps des oiseaux rares de Dominique Demers, Gallimard Scripto, 2021.

Son avis complet est à lire ICI.

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Et vous, quels ont été vos coups de cœurs ce mois-ci ?

Nos coups de cœur de Janvier.

Janvier : un mois que nous avons voulu chaleureux grâce à notre Swap de début d’année, engagé aux côtés de l’édition indépendante, joyeux en compagnie de Monsieur Tullet. Janvier, un mois pour s’élancer. Malgré les masques qui entravent les ailes de nos sourires. Malgré les couvre-feux qui nous empêchent d’attiser les incendies des joies du spectacle vivant, des amitiés frivoles et des amours brûlantes. Janvier donc. Un mois pour écouter plus que jamais nos coups de cœur tambouriner.

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Pour Colette, l’année a commencé en compagnie de Marie et Bronia, deux sœurs incroyables, vibrantes, persévérantes et tellement intelligentes ! Des filles reconnaissantes, des amoureuses passionnées, des mères bienveillantes et surtout des femmes engagées de tout leur être à mieux comprendre le monde pour pouvoir le transformer. Deux femmes infiniment puissantes.

Marie et Bronia, le pacte des soeurs, Natacha Henry, Albin Michel, Litt’.

En Mars, mois que nous consacrerons aux femmes inspirantes, on vous en livrera une lecture commune en tête à tête avec Frédérique.

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Ce mois de janvier a été l’occasion pour Lucie de découvrir quelques livres de la sélection pour le prix UNICEF 2021, dont le thème est “Au fil des émotions”. De ces ouvrages d’une grande qualité s’est détaché Le train fantôme.
Dans cet album, Didier Lévy nous entraine aux côtés de Lina, partie à la recherche de son grand frère qui a quitté le domicile familial suite à une dispute avec leurs parents. Les illustrations “à la manière noire” de Pierre Vaquez fourmillent de détails et évoquent irrésistiblement l’univers du réalisateur Tom Burton.
Un album sombre mais d’une grande délicatesse sur les difficultés de communication et la perte d’un être cher.

Le Train Fantôme de Didier Lévy, Sarbacane

Son avis et celui de Ladythat avec un aperçu des magnifiques illustrations.

Plus de renseignements sur le prix UNICEF ici.

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Pépita et son MéLi-MéLo de livres ont vibré à la lecture de ce roman solaire et lumineux : une infusion d’humanité sur ces liens qui nous échappent, qu’on se créé, qu’on défait sans savoir que nous sommes nous aussi unis par des constellations. A lire absolument !

A quoi rêvent les étoiles de Manon Fargetton, Gallimard jeunesse

Mon p’tit avis, c’est par ici

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Ce mois-ci, Isabelle n’a pas pu se décider et elle partage donc son coup de cœur entre un roman et un album ! Le roman du mois est donc L’Ickabog, une histoire aux allures de conte sur laquelle plane une créature de légende : conte pour enfants ou menace réelle ? À lire pour l’univers décalé, l’aventure, le mystère et une réflexion fort pertinente sur l’irrationalité de certaines peurs et de leur instrumentalisation à des fins de pouvoir. Ça commence avec les Père Fouettard et autres mythes inventés pour impressionner les enfants, et ça finit avec les marchands de peur qui font leur commerce politique en pointant des menaces largement déconnectées de la réalité – quand il ne s’agit pas purement et simplement de fake news. Les dangers les plus grands ne sont pas toujours là on les attend !

L’Ickabog, de J.K. Rowling, Gallimard Jeunesse, 2020

Son avis et celui de Théodore !

Et en album, la lecture du mois fait écho à nos meilleurs chimères : n’avez-vous jamais rêvé de concocter un gâteau incroyabilicieux, avec ce qu’il faut de crèmes parfumées, de chocolat, de meringues et de sucre glace ? Une création suffisamment colossale pour que vous puissiez y organiser une grande FÊTE avec TOUS vos copains (célébrités et amis imaginaires compris) ? Le projet serait d’autant plus savoureux qu’il serait exécuté collectivement, avec la multitude de vos camarades poussins ! Cette fête inoubliable qui prend une dimension particulière dans la période actuelle, Claude Ponti l’a créée pour vous avec ce classique gourmand et réjouissant, à découvrir absolument dans la nouvelle édition géante parue récemment chez L’école des loisirs !

Blaise et le Château d’Anne Hiversère, de Claude Ponti. L’École des loisirs, édition géante de 2020.

Les avis d’Isabelle et des Lectures Lutines

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Liraloin se prend pour une guerrière (ce qui lui arrive souvent) et vous parle de la série Bergères Guerrières de Jonathan Garnier & Amélie Fléchais.

Molly vit seule avec sa maman dans un petit village qui n’a rien à envier à Astérix. Elle fait partie des Bergères Guerrières, un groupe de petite fille en apprentissage : « Nouvelles recrues ! vous avez maintenant l’âge d’intégrer la formation pour devenir un membre de l’ordre. Vous êtes nées il y a dix ans, en cette sombre année, mais vous représentez l’espoir et le renouveau. » Peu d’hommes sont restés au village, les autres ont disparu, jamais revenu d’une guerre aux confins du territoire que l’on appelle « Terres Mortes ». Afin de parfaire leur apprentissage, Molly et son fidèle destrier Barbe Noire ainsi que toutes ses amies partent en mission. C’était sans compter sur Liam, son meilleur ami, venu durcir les rangs car lui aussi veut devenir une Bergère Guerrière…

Les trois premiers volumes de cette série sont très riches en aventures et rebondissements. Si l’action se focalise sur les personnages principaux : Molly et Liam, leur amitié est renforcée par tous les autres personnages qui apportent une belle dynamique à cette BD. Les intrigues s’entremêlent bien et la magie apporte du frisson.

La relève : volume 1, la menace : volume 2 et le périple : volume 3 nous annonce une suite tumultueuse !

Bergères Guerrières de Jonathan Garnier & Amélie Fléchais, Glénat, 2017-2019

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Chez Bouma, c’est un album qui a su séduire petits et grands par le talent indéniable qu’il s’en dégage. On y suit un conducteur de camion s’arrêtant sur le bas côté d’une route de montagne. Il semble à la recherche de quelque chose et ce que l’on va découvrir avec lui au fil des pages est très loin de ce que l’on aurait pu imaginer.

La Montagne de Manuel Marsol et Carmen Chica, Les Fourmis rouges, 2018

Véritable ode à l’imagination, le talent de raconteur des auteurs prend forme au fur et à mesure que l’on découvre les illustrations, magnifiques, pleines de sens et de couleurs. Manuel Marsol a d’ailleurs remporté le 8e Prix International de l’Illustration de la Foire de Bologne pour cet album. On ne saurait donc que vous en recommander la lecture.

Son avis ici.

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Chez Linda, c’est l’histoire de Winnie qui a su séduire Lady et Petite Lady. S’inspirant des histoires de sa famille, Lindsay Mattick écrit à quatre mains, avec Josh Greenhut, un récit touchant, débordant d’amitié et d’humanisme sur fond de Première Guerre Mondiale. Elle revient sur l’histoire de Winnipeg, une ourse noire adoptée au Canada par un jeune soldat qui l’emmena en Europe comme mascotte de son régiment avant de la placer au zoo de Londres où elle devint la mascotte des londoniens et notamment celle d’un jeune garçon prénommé Christopher Robin, fils de l’auteur A.A. Milne.

Winnie et la Grande Guerre de Lindsay Mattick & Josh Greenhut, l’école des loisirs, 2020.

Son avis ici.

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Il ne reste plus désormais qu’à aller fouiller dans nos nouvelles (ou anciennes) Piles à Lire (PAL) pour trouver les coups de cœur du mois prochain.

Nos coups de cœur de 2020

Chaque premier lundi du mois donne ici lieu à nos coups de cœurs du mois passé ! Pour commencer l’année, voici notre coup de cœur de l’année 2020, parmi ces coups de cœur mensuels.

N’hésitez pas à partager les vôtres !

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Malgré son genre de prédilection qu’est le roman (et elle en a lu tellement de bons en 2020 que ce serait trop difficile de choisir !), c’est un album que Pépita dans son MéLi-MéLo de livres décide de faire sortir du lot pour cette année 2020 si particulière : car, oui, la lecture m’a sortie du marasme ambiant (mais que peuvent donc bien faire les gens qui ne lisent pas ?). Une ode à la lecture, à l’évasion qu’elle procure, à sa faculté de nous transporter : “Un livre est une fenêtre par laquelle on s’évade”, une citation que j’aime et qui prend tout son sens encore plus aujourd’hui.

Où tu lis, toi ? Cécile Bergame et Magali Dulain, Didier jeunesse

Sa chronique ici.

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Sur son île qui a débordé de trésors en cette année où la lecture a pris une dimension et une intensité particulières, c’est L’incroyable histoire du homard qui sauva sa carapace, de Thomas Gerbeaux, qui a le plus marqué Isabelle. Un petit livre qui se lit comme un roman d’aventure, une perche tendue à nos consciences, un hymne à la liberté, à la joie de la rencontre et à la solidarité. Une pépite haute en couleurs qui divertit et donne de l’espoir ! Car « qui sauve un homard, sauve l’océan ».

L’incroyable histoire du homard qui sauva sa carapace, de Thomas Gerbeaux. La Joie de Lire, 2020.

Sa chronique ici.

♥♥♥♥♥♥

Pour les ladies dont l’année fut riche en découvertes, c’est L’incroyable voyage de Coyote Sunrise, de Dan Gemeinhart, qui a laissé une emprunte forte. Lu à la levée du confinement de mars/avril qui nous avait limité dans l’acquisition de nouvelles lectures, ce road-trip émouvant et inoubliable, est une véritable ode à la résilience.

L’incroyable voyage de Coyote Sunrise, de Dan Gemeinhart. PKJ, 2020

Sa chronique ICI, ainsi que celles de Bouma, Isabelle, Lucie et Pépita.

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Pour Liraloin, c’est l’amour toujours et encore qui a parlé cette année avec Mon Bison de Gaya Wisniewski.

Le printemps s’installe, un bison se cache dans les hautes herbes, ce qui émerveille cette toute petite fille de 4 ans. Petit à petit, l’un et l’autre s’apprivoisent jusqu’à devenir inséparable : “Ces moments en sa compagnie me réchauffaient. J’aimais écouter le bruit de ses pas dans la neige poudreuse. J’aimais cette goutte gelée au bout du museau. J’aimais sa respiration. Simplement je l’aimais tout entier.”

Chaque hiver, que ce soit dans le silence ou dans l’évocation de leurs souvenirs, la petite fille et le bison vieillissent ensemble. Pourtant un jour, le bison ne réapparaît pas : “Le soir, je revins épuisée et le cœur lourd.”

Cet album est d’une belle douceur. Gaya Wisniewski nous livre une histoire d’amour pur et sensible entre deux êtres que tout oppose et qui finalement ne font plus qu’un. Les illustrations toutes de nuances noires et grises sont habilement rehaussées d’un filet bleuté. Ce bleu qui évoque l’hiver et la présence éternelle de l’amour entre ces deux-là :

Dans mon cœur, je l’entendais. “Je serais dans chaque fleur que tu découvriras au printemps, dans chaque bruit de la forêt, dans la chaleur du feu, dans la caresse du vent dans chaque flocon qui tombera…” Mon bison était là.”

Mon Bison de Gaya Wisniewski, Mémo, 2018

L’avis de Pépita.

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Sur les étagères de la collectionneuse de papillons pour laquelle 2020 a été l’année de la renaissance bloguesque, c’est l’album paru chez Rue du monde dédié à cette figure incroyable qu’est Janusz Korczak qui aura guidé de nombreuses réflexions. Réflexions de mère, d’enseignante, de citoyenne dans une société en crise. Parce qu’il n’y a pas souhait plus urgent : pour que vivent les enfants !

Korczak, pour que vivent les enfants, Meirieu, Pef, Rue du monde, 2012.

Sa chronique ici.

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Si on a déjà beaucoup parlé de ce roman à l’ombre du Grand Arbre, notamment dans une lecture commune, Lucie est toujours sous le charme d’Alma, Le vent se lève. Le souffle épique de ce récit de Timothée de Fombelle a été une bénédiction à la sortie du confinement. D’ailleurs, le premier tome de cette grande fresque sur l’esclavage a déjà été lu et relu par toute la famille.

Alma, Le vent se lève de Timothée de Fombelle, Gallimard Jeunesse, 2020

Sa chronique ici, ainsi que ceux d’Isabelle et Pépita.

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Pour Solectrice, c’est une belle découverte tirée d’un swap, qui l’a marquée cette année. Une improbable aventure pour deux jeunes abîmés. Un roman qui nous propulse dans une étrange réalité, par moments douloureuse, mais salvatrice. Une histoire qui nous fait voyager aussi, au ralenti, vers les terres peu connues des réserves indiennes. Une invitation à écouter l’autre et à lui donner une place dans notre vie.

Les Petits Orages de Marie Chartres, l’école des loisirs, 2016.

L’avis de Pépita.

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Et pour finir ce tour d’horizon, Bouma a ressorti de son petit bout de bibliothèque Les Enfants des Feuillantines. Un roman reçu A l’Ombre du Grand Arbre qui a su trouver sa place parmi les pépites lues cette année. Si jamais vous aviez besoin d’une lecture lumineuse la voici, toute aussi ensoleillée que sa couverture malgré les sujets abordés.

Les Enfants des Feuillantines de Célia Garino, Sarbacane, 2020

Son avis par ici.

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Et vous, quel est le livre qui vous a le plus fait vibrer cette année ?