Prix ALODGA – catégories Brindilles et Petites feuilles

Voilà quelques semaines que nous avons lancé la nouvelle édition du Prix ALOGDA ! Après les sélections des catégories Belles Branches (roman ado) et Grandes Feuilles (roman jeunesse), puis celle des Branches dessinées (meilleure BD) et des Racines (meilleurs documentaires) voici ATTENTION ! les sélections Brindilles (albums petite enfance) et Petites Feuilles (albums pour les plus grands)

C’est maintenant à vous de jouer : vous avez jusqu’au 5 juin 2024 pour élire votre titre préféré dans chaque catégorie. Alors à vos lectures et à vos votes !

Et soyez prêt.e.s pour l’annonce des lauréats, le 10 juin à 8h !

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Catégorie Brindilles

Départager des albums n’est jamais un exercice facile mais vos arbronautes ont finalement sélectionné des petits trésors à déguster en famille.

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Quel plaisir de laisser place à son imagination débordante lors de jeux d’enfants. Ici nous suivons une fratrie résolument déterminée à s’amuser malgré ce temps pluvieux. Un grand bravo à Anne Cortey qui a su décrire l’émotion de cette journée très particulière. Que dire des illustrations de Thomas Baas qui a fait du gris lumineux une couleur propice à cette joie communicative !

Les Ebouriffés d’Anne Cortey et Thomas Baas, Grasset, 2023

Les avis complets de Linda et Liraloin.

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Un petit garçon qui va pêcher, un petit poisson qui nage par là.
Vous vous doutez de la suite ?
N’en soyez pas si sûrs !!

Un album drôle et étonnant qui nous invite à observer et à changer de perspective!

Sous la glace. Michael ESCOFFIER et Ella CHARBON. Editions Les Eléphants, janvier 2023

L’avis complet de Blandine ICI.

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Nos petits aiment avoir peur et cet album nous est paru comme une évidence pour laisser ce sentiment s’exprimer comme il se doit ! Pour lire cette histoire et frissonner il est obligatoire de se munir de son courage, d’un bonne dose de sang-froid, d’une lampe de poche à piles bien chargées (car le noir total pourrait vous faire défaillir)…

Il y a des monstres dans ma chambre ! de Fanny Pageaud, A pas de loup, 2023

L’avis complet de Liraloin

Présentation de cet album sur le site de Fanny Pageaud

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A vous de jouer pour départager ces titres !

Quel est votre titre préféré dans la catégorie Brindilles ?

  • Il y a des monstres dans ma chambre de Fanny Pageaud (éditions À pas de loups) (86%, 95 Votes)
  • Les ébouriffées de Anne Cortey et Thomas Baas (Grasset) ( (9%, 10 Votes)
  • Sous la glace de Michaël Escoffier et Ella Charbon (Éditions des Éléphants) (5%, 6 Votes)

Total Voters: 111

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Catégorie Petites feuilles

Dans la catégorie des albums destinés aux plus grand.e.s, voici nos 3 coups de cœur.

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Le premier titre que nous vous proposons est un album tout en poésie : nous y suivons un cheminement, celui d’Igor, petit garçon aux baskets rouges et au manteau couleur moutarde qui vit en retrait, à l’orée des bois, avec son père. Et près de leur chalet, il y a un pont, un pont qui mène au Grand Là-Bas. Igor a très envie de traverser le pont. Mais il en a aussi très peur. Alors son père va lui coudre des ailes. Au cas où…

Je suis ton manteau, Angélique Villeneuve, Julien Martinière, Etagère du bas, 2023.

L’avis de Linda.

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Voilà un grand album aux couleurs de la forêt de pins qui borde la côte Atlantique. A travers les feuillages, on distingue une plage. Ou plutôt tout un microcosme qui s’anime au gré des marées. Dès le lever du jour, la vie frémit, s’éveille, s’étire sur cette plage et ce, sans discontinuer, jusqu’à la nuit tombée. Des rencontres y ont lieu, des forteresses s’y érigent, des histoires y commencent. Et les couleurs du ciel, de la mer, du sable, des nuages, sans cesse changent au fil des heures. Voilà un album qui ne raconte rien, rien d’autre que l’infiniment précieux cycle du temps qui passe. Les marées hautes comme les marées basses.

Marée haute, marée basse, Max Ducos, Sarbacane Editions, 2023.

L’avis de Linda.

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Le troisième album en lice dans cette catégorie nous emmène farfouiller dans une mystérieuse boîte métallique contenant les carnets d’observation et la correspondance d’un gardien de phare. Ces lettres sont peuplées d’espions anglais, de naufragées bretonnes, de graines mystérieuses… Nous avons adoré nous laisser surprendre par cet album épistolaire enchâssé dans l’enquête menée par l’autrice qui a trouvé la fameuse boîte, le tout efficacement mis sous tension par la tempête qui monte à l’horizon. On passe de la tendresse à la curiosité, du rire au frisson, tout ça dans une irrésistible atmosphère iodée portée par les collages inimitables de Judith Chomel. Bref, cet album a tout pour faire des vagues !

La vie rocambolesque de Léon Plouhinec (Lettres d’un gardien de phare), Judith Chomel, Atelier du poisson soluble, 2023.

L’avis d’Isabelle.

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A vous de jouer pour départager ces titres !

Quel est votre titre préféré dans la catégorie Petites feuilles ?

  • Je suis ton manteau de Angélique Villeneuve (éditions de L'étagère du bas) (45%, 18 Votes)
  • Marée haute Marée basse de Max Ducos (Sarbacane) (30%, 12 Votes)
  • La vie rocambolesque de Léon Plouhinec (Lettres d'un gardien de phare) de Judith Chomel (Atelier du poisson soluble) (25%, 10 Votes)

Total Voters: 40

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N’oubliez pas de voter dans chacune des catégories et de guetter
l’annonce des lauréats le lundi 10 juin !

Prix ALODGA – catégories Branches dessinées et Racines

Voilà deux semaines que nous avons lancé la nouvelle édition du Prix ALOGDA ! Après les sélections des catégories Belles Branches (roman ado) et Grandes Feuilles (roman jeunesse), voici – ROULEMENT DE TAMBOUR – la deuxième sélection : celle des Branches dessinées (meilleure BD) et des Racines (meilleurs documentaires).

C’est maintenant à vous de jouer : vous avez jusqu’au 5 juin 2024 pour élire votre titre préféré dans chaque catégorie. Alors à vos lectures et à vos votes !

Et soyez prêt.e.s pour l’annonce des lauréats, le 10 juin à 8h !

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Catégorie Branches dessinées

Elles sont colorées, vitaminées et ont en commun de nous faire voyager, que ce soit à vélo, en barque sur un fleuve tumultueux ou en side-car : notre trio de BD se distingue autant par l’énergie qui s’en dégage que par la densité de réflexions qu’elles provoquent… Voyez plutôt !

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Élue chaque année « boudin d’Or » d’un infâme concours organisé par certains collégiens, Mireille se voit un jour détrônée (si l’on peut dire) par deux inconnues. Les trois lauréates se rencontrent et constate que par un extraordinaire concours de circonstances, leur destinée converge vers un point modal : la garden-party organisée à l’Élysée le 14 juillet. Qu’à cela ne tienne, elles y seront ! Quitte à s’y rendre à vélo et à vendre… du boudin pour financer le voyage. Encouragées par des milliers de followers mais attendues aux tournants par les « haters », nos trois acolytes devront faire preuve de débrouillardise et de témérité pour arriver au but !

Magali Le Huche a su restituer toute la fraicheur et l’humour féroce du roman de Clémentine Beauvais. Cela fait un bien fou de voir Mireille et ses acolytes tourner en dérision les stéréotypes de genre, les journalistes sans scrupules et les réseaux sociaux qui font le buzz avec tout ce qui est bon à prendre. Le ton exubérant ne change rien à la profondeur du propos sur le rapport au corps, la différence, la filiation, le féminisme et la valeur de l’amitié. Une lecture libératrice et savoureuse (nous pesons nos mots) qui vous donne envie d’enfourcher votre vélo et de laisser opérer la magie !

Les petites reines, de Magali Le Huche, d’après le roman de Clémentine Beauvais. Sarbacane, 2023.

L’avis complet de Liraloin

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Les aquarelles délicieuses de Johann G. Louis plantent un décor de marais et de lianes ondulant au rythme de notes jazzy. Pas de doute, nous sommes au cœur du bayou : bienvenue à la Nouvelle Orléans ! Un terrain de jeu que Otis et Red connaissent comme leur poche. Mais voilà que la bourgade bruisse d’excitation : une mystérieuse inconnue vient d’emménager avec sa fille et, partout, on raconte qu’un homme aurait disparu…

On se laisse prendre à faire les 400 coups avec les protagonistes et à s’aventurer chez les mocassins d’eau et les alligators. Ces pages célèbrent la manière dont les amitiés enfantines transcendent les clivages sociaux et raciaux. Mais le graphisme rond et les blagues potaches des protagonistes masquent un propos plus grave. L’innocence des enfants agit comme un révélateur de la violence des rapports de classe et de race sudistes. Magnifique et émouvant !

Swamp. Un été dans le bayou, de Johann G. Louis. Dargaud, 2023.

Les avis complets d’Isabelle et de Liraloin

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Quand un lapin mal en point se rend à l’infirmerie et y tombe sur un loup – il leur arrive aussi de se blesser – cela devient immédiatement électrique. Lorsqu’un chasseur s’invite à coups de fusil, une traque impitoyable s’ensuit qui force les deux patients à former une alliance improbable. Bien malgré lui, le loup écope du lapin et de sa perfusion à roulettes, assortie d’une liste de médicaments d’un mètre de long…

Comment résister à la composition dynamique, au trait plein d’énergie, à l’intrigue burlesque et à cette sacrée dose d’humour que l’autrice allemande parvient à déployer malgré le thème ? Les péripéties sont dignes des meilleurs films d’action, impliquant un side-car, beaucoup de système D, des machines à sou et un certain nombre de frites. L’ingénuité désopilante du lapin et le bagout du loup sont véritablement réjouissants, mais il y a plus, on s’en rendra compte au fil du voyage. Impossible de ne pas être tourneboulée de voir les deux compères entonner « Born to be wild » alors que le dernier cheveu de Lapin s’envole et que Loup s’efforce de stabiliser le véhicule. Lire ces pages offre un chouette bol d’air et de bonnes ondes, tant il est joli de voir ces deux-là tisser des liens… et surmonter une grave maladie. Inattendu, mais réconfortant et émouvant. Un road-trip inoubliable !

Voyage de malade, de Josephine Mark. Gallimard Jeunesse, 2023.

Les avis complets de Liraloin, Lucie, Helolitla et Isabelle.

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À vous de jouer pour départager ces titres !

Quel est votre titre préféré dans la catégorie Branches dessinées ?

  • Les petites reines de Magali Le Huche, d'après le roman de Clémentine Beauvais (Sarbacane) (70%, 19 Votes)
  • Voyage de malade de Josephine Mark (Gallimard jeunesse) (22%, 6 Votes)
  • Swamp : Un été dans le bayou de Johanna G. Louis (Dargaud) (7%, 2 Votes)

Total Voters: 27

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Catégorie Racines

Originaux par leur thème et/ou leur présentation, voici notre sélection d’albums documentaires qui, chacun à sa manière, invite à voyager dans l’histoire.

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Si le surf est aujourd’hui un sport reconnu, ce ne fut pas toujours le cas. Et si aux origines, les femmes polynésiennes le pratiquaient, l’arrivée des colons et missionnaires a mis fin à cette activité et lorsqu’elle a été redécouverte au 20e siècle, elle a été réservée aux riches touristes ne se démocratisera que lentement en direction des femmes et des personnes de couleur… Ce documentaire rend hommage aux femmes qui ont contribué à reconquérir le surf et à démocratiser cette activité. Cette histoire du surf est captivante en elle-même.

Mais elle gagne encore en vivacité grâce à ces surfeuses qui, dans des contextes historiques et sociaux très différents, portées par une irrépressible soif de liberté et d’océan, sont parvenues à repousser les limites des horizons féminins. Les pionnières se sont fait une place sur le line up et ont forcé l’évolution des mentalités en réalisant des prouesses. D’autres ne se sont pas laissé décourager dans le creux de la vague, risquant tout pour une carrière professionnelle qui restait à inventer, imaginant des équipements adaptés aux femmes ou militant contre l’invisibilisation des championnes ou l’ouverture du surf aux femmes noires. Leurs destins invitent à imaginer de nouveaux possibles ! Stylisées et subtilement accordées, les illustrations portent le récit et donnent puissamment envie d’océan. Une lecture rafraîchissante dans laquelle plonger sans hésiter !

Surfeuses, celles qui ont fait le surf, de 1915 à aujourd’hui de Paola Hirou, Hélium, 2023.

L’avis complet d’Isabelle.

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Si cette maison d’Amsterdam est aujourd’hui mondialement connue pour avoir abrité Anne Frank et sa famille durant la Seconde Guerre Mondiale, c’est tout un pan de l’histoire d’Amsterdam qui se dévoile à nous dans cet album documentaire.

Tour à tour occupée ou vide, la maison au bord du canal a servi d’habitation, d’écurie ou de cachette ; elle a enduré le grand froid, un incendie, le vol de son plancher ou de sa porte d’entrée ; elle a vu la vie s’épanouir en son sein, avant que la mort ne vienne prendre un mari, la maladie toute une population, les soldats des innocents…

C’est une lecture riche en émotions qui se partage en famille. Le point de vue extérieur permet ainsi d’abord les drames et l’histoire d’Anne Frank avec des enfants assez jeunes, de leur parler du drame sans heurter leur sensibilité.

La maison au bord du canal, L’histoire de la maison d’Anne Frank de Thomas Harding & Britta Teckentrup, La Partie, 2023.

Les avis complets d’Héloïse-Helolitla, Isabelle et Linda

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Né de la coopération entre l’écrivain et poète Bernard Friot et la fromagère Aurore Paillusson, cet album documentaire est une invitation à explorer le monde du fromage au travers d’informations, d’activités ludiques, de recettes de cuisine et de poésies, le tout servi sur un plateau d’humour.

Découpé en 7 parties, ce documentaire propose une véritable immersion dans l’Histoire du Fromage en passant par les secrets de sa fabrication, son impact sur notre santé et, sur l’économie et l’écologie de notre pays. Riche en informations, le texte reste accessible aux lecteurs dès 6/7 ans car toujours délivré avec humour et un aspect ludique qui montre toute la passion de ses auteurs pour le fromage… et les bons mots !

Album gourmand et généreux à déguster en famille, Balade en Fromagie propose une découverte ludique et rafraichissante d’un produit phare du patrimoine gastronomique français. L’ensemble est brillamment servi par les illustrations de Thomas Baas où fourmillent de nombreuses références, brillamment compléter par les diagrammes, pictogrammes et autres planches de BD de Charlotte Fréreau.

Balade en Fromagie de Bernard Friot & Aurore Paillusson, illustrée par Thomas Baas et Charlotte Fréreau, Milan, 2023.

L’avis complet de Linda.

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Quel est votre titre préféré dans la catégorie Racines ?

  • Balade en fromagie, texte de Bernard Friot et Aurore Paillusson, illustrations de Thomas Baas et Charlotte Fréreau(Milan) (44%, 11 Votes)
  • La maison au bord du canal de Thomas Harding et Britta Teckentrup (éditions La partie) (36%, 9 Votes)
  • Surfeuses – Celles qui ont fait le surf ! de 1915 à aujourd’hui de Paola Hirou (Hélium) (20%, 5 Votes)

Total Voters: 25

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N’oubliez pas de voter dans chacune des catégories et de guetter
l’annonce des lauréats le lundi 10 juin !

De nouvelles branches viennent enrichir le Grand Arbre !

C’est toujours une étape dans la vie du blog que d’accueillir de nouvelles copinautes. Voici quelques semaines déjà qu’elles ont commencé à participer aux articles, en ce mois anniversaire il est grand temps de vous les présenter.

Nous sommes très heureuses d’accueillir deux Héloïse (Helolitla et Ileautresor – au singulier) et Séverine A l’Ombre du Grand Arbre, et nous espérons que vous prendrez autant de plaisir que nous à les découvrir et à les lire !

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Présentation d’Héloïse – Helolitla

La littérature jeunesse, pour toi, c’est quoi ?

Ohlàlà, quelque chose de très compliqué à définir ! Plus sérieusement, je pense qu’elle m’a toujours accompagnée, sans jamais me quitter. J’ai toujours un livre avec moi, et la littérature jeunesse/ado représente plus de 80 % de ce que je lis. C’est une littérature protéiforme, riche, libre, aux multiples publics. C’est une invitation à rêver, à réfléchir, à repousser les limites des genres. C’est une littérature qui ne se prend pas au sérieux, tout en étant sérieuse.

Depuis quand t’intéresses-tu à la littérature jeunesse ?

Depuis toujours ! Enfin, depuis que je sais lire. Je m’y suis replongée avec délice quand j’ai préparé le CAPES de documentation, puis avec la naissance de mes deux enfants, et depuis elle ne m’a jamais plus quittée.

Et depuis quand partages-tu tes lectures en ligne ?

J’ai créé un compte instagram suite à une formation sur la littérature jeunesse, formation menée par Isabelle Valdhder-Harbonnier qui tient le blog Petites madeleines. Au début un peu par défi, pour m’amuser, et puis je me suis prise au jeu. En parallèle, j’essaie de partager mes lectures sur Babelio. Cela me permet aussi de tenir le compte de tout ce que je lis !

As-tu des livres ou des auteurs fétiches ?

Des auteurs, je ne sais pas, même si j’aime beaucoup la plume de Marie Colot, ou les facéties de Clémentine Beauvais. J’aime aussi les univers de Timothée de Fombelle (Tobie Lolness a été une vraie révélation, et j’ai adoré Vango !), de Jean-Claude Mourlevat, de Flore Vesco, de Manon Fargetton, les albums des Fan Brothers pour les plus jeunes.

Mais j’ai une prédilection pour les littératures de l’imaginaire, et notamment la fantasy. Je pense aux romans de Pierre Bottero, à Ewilan et Ellana qui ont été pour moi des révélations, tout autant qu’Harry Potter. Et bien sûr à Eragon et ses suites, que je relis en ce moment. Nevermoor plus récemment.

En fantasy adulte, je suis une grande fan de Brandon Sanderson, Michael J. Sullivan (Les révélations de Riyira sont la meilleure saga que j’ai jamais lue), de Trudi Canavan ou encore de Robin Hobb.

Quelle a été ta plus belle découverte littéraire de ces derniers mois ?

Il y en a eu beaucoup, c’est si difficile de choisir ! J’adore échanger avec Virginie Salobir, qui a écrit l’excellente trilogie L’ordre du Cygne, dont on entend trop peu parler. Je me suis aussi récemment réconciliée avec le genre policier grâce aux romans de Sylvie Allouche.

Parmi les titres qui m’ont beaucoup marquée, il y a ceux de Mary Orchard, avec Bloomstone Manor, et ceux de Pascaline Nolot, qui m’a fait frissonner avec Rouge.

Côté albums, je pense à Christopher Denise, pour la douceur et la bienveillance qui se dégagent de ses textes (Chevalier Chouette, THE succès à la maison, et Quand on est au milieu, si chou), aux illustrations de Tristan Gion ou de Briony May Smith qui régalent toute la famille. Sans oublier Torben Kuhlmann, qu’on admire depuis que nous avons découvert Armstrong, la petite souris qui rêve d’aller sur la Lune.

J’en oublie malheureusement, je pourrais continuer cette liste pendant très longtemps, il y a de si belles découvertes à faire en littérature jeunesse !

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Présentation d’Héloïse – Ileautresor

La littérature jeunesse, pour toi, c’est quoi ?

Bonne question ! Je pense surtout aux albums jeunesse que j’ai découvert depuis 2004 -2005 (date à laquelle j’ai obtenu un diplôme d’éducatrice de jeunes enfants). J’aime particulièrement les livres qui se rapportent à la petite enfance. De façon plus large, la littérature jeunesse concerne aussi les romans pour adolescents.

Depuis quand t’intéresses-tu à la littérature jeunesse ?

Eh bien, elle m’intéresse depuis toujours ! Depuis qu’on m’a lu des histoires (et que je suis capable d’en lire).

Et depuis quand partages-tu tes lectures en ligne ?

Je suis active sur Babelio depuis 2020 (le confinement). J’ai plaisir à écrire de petits billets sur les lectures que j’aime, surtout en littérature jeunesse…

As-tu des livres ou des auteur.e.s fétiches ?

Certains livres m’ont marqué dans ma jeunesse : comme Tom et le jardin de minuit, Mon bel oranger, Moumine, des romans d’aventure : Le lion (J. Kessel), L’appel de la forêt (J. London)… Aujourd’hui j’ai découvert d’autres auteurs comme Timothée de Fombelle.
J’aime beaucoup aussi Nathalie Bernard et son écriture bien rythmée, ainsi que Antje Babendererde (sur le thème amérindien). J’attends avec impatience le dernier tome de la trilogie de Timothée de Fombelle : Alma, la liberté… en attendant je lis Tobie Lolness.

Quelle a été ta plus belle découverte littéraire de ces derniers mois ?

Dernièrement j’ai lu un livre poignant d’Elise Fontenaille : Kill the indian in the child. Dans un tout autre registre, j’ai adoré l’écriture de Clémentine Beauvais dans son guide : Écrire comme une abeille : de la littérature jeunesse à la lecture et à l’écriture – j’ai découvert (tardivement) Les petites reines et j’ai beaucoup aimé.

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Présentation de Séverine

Avant de répondre aux questions, j’aimerais dire ma joie d’intégrer l’équipe du blog, surtout en même temps que deux nouvelles recrues qui portent toutes deux le même prénom que ma fille aînée ! Avec un H ! C’est bon signe, non ?

La littérature jeunesse, pour toi, c’est quoi ?

Pour moi, la littérature jeunesse, c’est une liberté absolue.

Sur le fond : cette littérature permet d’aborder toutes les thématiques sans exception – à condition que ce soit bien fait – en orientant parfois les lectures sur des sujets, des valeurs qui tiennent particulièrement à cœur, et/ou d’actualité.

Sur la forme : c’est une grande variété de supports, adaptés à tous les types de lecteur.ices : le choix est immense.

La littérature jeunesse, c’est aussi donner des ailes aux enfants : ouvrir en grand les portes de leur imaginaire, en leur faisant côtoyer la création, la poésie, l’image (j’aime tellement les albums illustrés !!!) dès leur plus jeune âge, je suis persuadée qu’on les aide à prendre conscience de leur personnalité, de leur sensibilité, de leur potentiel… Quoi de plus important pour bien démarrer dans la vie ? Je ne résiste pas à l’envie de citer Anne Sylvestre :

Laissez les enfants gagner
Le droit d’étendre leurs ailes
Dans la lumière nouvelle
D’une vie à inventer

Depuis quand t’intéresses-tu à la littérature jeunesse ?

Depuis toujours ! Enfant, adolescente, j’étais « celle qui lit », partout, tout le temps. Puis mes études et ma carrière m’ont peu à peu éloignée des livres, de la littérature jeunesse, encore plus. Ainsi, pendant longtemps, j’avais oublié que je l’aimais autant ! En vérité, je me suis reprise de passion pour cette littérature à la naissance de ma troisième, avec laquelle je m’étais promis de partager des moments « rien qu’à nous », ce que j’avais finalement peu pratiqué avec mes deux aînés (ils ont 11 et 9 ans d’écart avec la petite dernière) : la lecture s’est révélée le parfait outil pour ces temps hors du temps.

Et depuis quand partages-tu tes lectures en ligne ?

En 2021, j’ai fait un burn-out, avec le sentiment que j’étais passée à côté de ma personnalité profonde. Quelques mois de thérapie et un bilan de compétences plus tard, une reconversion professionnelle dans les métiers du livre et la nécessité d’exprimer mes goûts se sont imposés. J’ai donc suivi une formation de libraire puis, en parallèle, j’ai ouvert mon compte Instagram « Sev se livre » pour partager mes coups de cœur livresques (je ne partage JAMAIS un avis négatif) en littérature jeunesse, mais pas que ! Cela me permet aussi d’assouvir un irrépressible besoin d’écriture, que j’avais également tu pendant des décennies (enfin si, j’ai rédigé dans ma carrière pro des centaines de notes de service, de délibérations et de mémoires en défense pour le tribunal administratif…) Je passe des heures à écrire mes posts, car j’essaie de leur donner une identité. Je reconnais que lorsque je donne envie de lire le livre dont je parle et qu’en plus, on me complimente sur la chronique, je suis aux anges !

As-tu des livres ou des auteur.e.s fétiches ?

Mon livre et mon auteur fétiches sont indissociables. Il s’agit de « Aux filles du conte » de Thomas Scotto. Tout en poésie et en finesse, c’est un court texte paru chez les Editions du pourquoi pas ?, qui me touche en plein cœur. Pour son message féministe, pour ses nombreuses références aux contes de notre enfance, pour l’espoir qu’il apporte aux filles d’aujourd’hui. Ça tombe bien, j’en ai deux ! Jean-Claude Mourlevat, (presque) mon voisin, se place pas mal, Timothée de Fombelle (coucou les Héloïse), Alex Cousseau, Stéphane Servant, Henri Meunier, aussi, tandis que Thierry Lenain, celui que je connais depuis le plus longtemps, est, d’après moi, l’un de ceux qui a apporté à la littérature jeunesse francophone audace et maturité. Je l’idolâtre par-dessus tous.tes  #teamgroupie ! Sinon…j’ai lu, et adoré, je pense, tout Marion Brunet, qui écrit aussi pour les adultes.

Quelle a été ta plus belle découverte littéraire de ces derniers mois ?

La question qui tue : j’ai des crush littéraires tous les mois ! Comme beaucoup d’entre nous, me semble-t-il…Plus sérieusement, dans le désordre, je dirais :

  • Myren Duval, avec Merci pour la tendresse puis sa série Mon chien, Dieu et les Pokétrucs, suivi de Mon chien, la liberté et les glaces à la mangue et de Mon chien, mamie et les graines de grenouille (pour les enfants dès 8 ans). Ils sont d’une intelligence et d’une finesse extraordinaires, tout en étant émouvants, drôles et frais. Un délice !
  • Chez les ados, j’ai rencontré l’an dernier un auteur qui est, à mon humble avis, trop peu reconnu : Hervé Giraud. Son roman Histoire du garçon qui courait après son chien qui courait après sa balle est parmi les plus émouvants qui soient, Sables noirs un roman initiatique très fort, et son dernier, KroK, est juste un savant dosage de son écriture, gravité, humour et émotion mêlés.
  • Le poète Pierre Soletti, que j’ai découvert grâce aux recueils de la maison d’édition Le Port a jauni (Poèmes pour affronter le beau temps – Poèmes par-dessus les toits), puis chez les Editions du Pourquoi pas ? (Perpète/illettrée littéraire). Depuis, je rattrape le temps perdu et j’achète tout ce qu’il publie ou a publié, notamment chez Les Venterniers. Sa poésie est à la fois percutante et humble.

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Merci à Héloïse, Héloïse et Séverine que nous aurons le plaisir de retrouver très vite autour de la littérature jeunesse !

Prix ALODGA 2024 – catégories Grandes feuilles et Belles branches

Mesdames et messieurs, c’est le grand jour ! Voici la nouvelle édition du Prix ALOGDA !

Comme les années précédentes, nous avons sélectionné trois titres dans six catégories différentes :

  • Belles Branches (romans ado)
  • Grandes Feuilles (romans jeunesse)
  • Brindilles (albums premier âge)
  • Petites feuilles (albums pour « grands »)
  • Branches dessinées (BD)
  • Racines (documentaires)

Toutes les semaines, nous vous présenterons deux de ces catégories, ainsi que les titres concernés, et nous vous inviterons à élire votre préféré. Les votes se termineront le 5 juin 2024 à 20h30, et nous annoncerons les lauréats le 10 juin à 8h !

… Et ouvrons dès à présent le bal avec … les romans ados et jeunesse !

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Voici donc la catégorie Grandes feuilles, qui présente nos romans jeunesse préférés lus en 2023 ! Si la plupart des romans destinés à ce lectorat ont en commun de mettre en scène des personnages au fort tempérament plongés dans une situation inhabituelle, ceux-ci ont su sortir du lot par le contexte historique, les personnages secondaires, l’atmosphère ou les thématiques qui les traversent. Autant vous dire que nous sommes très curieuses de découvrir lequel d’entre eux recevra vos suffrages !

Catégorie Grandes feuilles

Pony, c’est un western nimbé d’étrangeté. R. J. Palacio a su créer une tension qui n’a rien à voir avec les cliffhangers pourtant redoutables qui ponctuent le récit. Car, tout comme Silas, le lecteur ne peut s’empêcher de se questionner au sujet de son père disparu : qui est-il vraiment ? L’auteure en brosse un portrait tout en facettes et nuances, celui d’un homme curieux et inventif, aimant et déterminé – l’une des plus belles figures de pères qu’il nous a été de rencontrer lors de nos lectures.

Parallèlement, le contexte historique est passionnant, entre conquête de l’ouest, massacres des populations indigènes, guerre qui oppose abolitionnistes et esclavagistes. Pony, c’est aussi un récit de découverte du monde extérieur et de soi. Le jeune Silas, confronté à nombre d’aventutes et de difficultés, doit faire face à ses peurs, se dépasser. Il grandit, à l’image des héros de romans qu’il a dévorés.

Un excellent roman jeunesse, original, surprenant, émouvant.

Pony, R. J. Palacio, Gallimard jeunesse, 2023.

Retrouvez notre lecture commune et les avis d’Helolitla, d’Isabelle de Linda et de Lucie.

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Premier tome d’une série qui en compte trois, Crookhaven, L’école des voleurs est un chouette roman dans la plus pure tradition potterienne : un internat où l’on se rend en train, une école sans cours de maths ni de grammaire mais avec son casting de profs loufoques, ses concours, sa bibliothèque, sa première de la classe, ses jumeaux astucieux, des méchants un peu monolithiques… Crookhaven se démarque cependant par ses réflexions sur les tensions entre légalité et légitimité. Puisque le monde ne tourne pas rond et puisque les forces de l’ordre ne semblent pas à même de rétablir la justice, certaines actions illégales offrent la seule voie pour rééquilibrer un peu les choses.

Gabriel, le protagoniste, est un jeune pickpocket talentueux, qui vole de quoi lui permettre de subsister. Il a été élevé par sa grand-mère, une femme au grand cœur qui trime pour leur permettre de manger. Doué, le jeune homme est repéré, et invité à rejoindre Crookhaven, une mystérieuse école… qui lui permettrait de développer ses talents.

Une lecture de haut vol !

Crookhaven, L’école des voleurs, J. J. Arcanjo, Pocket Jeunesse, 2023.

Les avis d’Helolitla, d’Isabelle, de Linda et de Lucie.

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Premier tome d’une série qui en compte cinq (seulement en suédois pour le moment), Le corbeau de nuit est extrêmement prometteur. Johan Rundberg nous plonge dans l’hiver suédois de la fin du XIXème siècle, temps où il ne fait pas bon être pauvre ou orphelin. Mika cumule ces deux difficultés, mais n’a perdu ni son énergie ni son humour. Et elle en a bien besoin pour survivre ! Aînée de l’orphelinat, elle est chargée des tâches quotidiennes et gagne quelques piécettes en travaillant dans une taverne.

La dureté de l’existence l’a forcée à développer un sens aigu de l’observation, une débrouillardise à toute épreuve et un bagout incroyable. Des qualités qui pourraient lui permettre d’échapper à une voie qui semble pourtant toute tracée, lorsque sa rencontre avec l’agent Hoff suscite une véritable vocation d’enquêtrice… À la fois opposés et complémentaires, méfiants et attachants, Mika et l’agent Valdemar Hoff forment un duo qui fonctionne à merveille.

Une alchimie très réussie entre suspense, tendresse suscitée par le personnage et une pincée d’humour.

Les Mystères de Mika, Le corbeau de nuit, Johan Rundberg, Thierry Magnier, 2023.

Retrouvez notre lecture commune et les avis d’Helolitla, d’Isabelle et de Lucie.

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À vous de voter pour départager ces titres !

Quel est votre titre préféré dans la catégorie Grandes feuilles ?

  • Crookhavenn, L'école des voleurs de J. J. Arcanjo (Pocket Jeunesse) (50%, 16 Votes)
  • Les mystères de Mika, Le corbeau de nuit de Johan Rundberg (Thierry Magnier) (38%, 12 Votes)
  • Pony de R. J. Palacio (Gallimard jeunesse) (13%, 4 Votes)

Total Voters: 32

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Voici maintenant la sélection des romans ados que nous avons préférés en 2023. Ils nous invitent à suivre des personnages un peu plus âgés face à des situations dramatiques : perte d’un être cher, danger, guerre… qui vont les obliger à grandir plus vite que prévu. Bien que certains soient exigeants par leurs thèmes ou leur style, nous pensons qu’ils méritent toute votre attention.

Catégorie Belles branches

Dans le monde de Clover Elkin, on trouve des Curiosités, des objets « ordinaires » qui ont des propriétés extraordinaires. Après l’assassinat de son père, la jeune fille, à qui il en a confié une, doit se rendre à New Manchester. Sur sa route, des rencontres surprenantes, des dangers – nombreux -, des révélations sur elle et sur sa famille.

Voilà un roman dépaysant, qui revisite l’histoire des États-Unis. Un mélange de western, de merveilleux et d’étrange. C’est aussi une quête initiatique qui pose une vraie réflexion sur le pouvoir et sur l’absurdité de la guerre. Un voyage fantastique, original, plein d’aventures et de rebondissements.

L’étrange voyage de Clover Elkin de Eli Brown, Bayard, 2023.

Les avis de Blandine, Helolitla et Liraloin

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Dès le titre, Anne Cortey nous entraîne dans une histoire touchante et pleine de poésie. Les désaccordés, ce sont quatre adolescents un peu perdus, qui peinent à « s’accorder », à trouver le bon rythme. Heureusement, il y a l’amitié, il y a l’entraide. L’art pour surmonter le pire, pour se trouver. Les désaccordés, ou une très belle plongée dans l’adolescence et ses tourments, dans laquelle les émotions sont peintes avec justesse. Une balade envoûtante pour trouver son équilibre, son accord profond.

Les désaccordés de Anne Cortey, L’école des loisirs, 2023.

Les avis d’Helolitla, de Linda, Lucie et Liraloin.

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Il est des titres qui vous marquent, des lectures dont vous ne sortez pas indemne. C’est le cas de Guerrière, de Cécile Alix. Après A(ni)mal, l’autrice aborde cette fois la thématique des enfants-soldats, dans un roman bouleversant, qui n’est pas exempt de violence et d’injustice.

Nekeli et Soulaï, deux jumeaux confrontés à l’horreur. Deux enfants enlevés, que l’on forme à devenir des soldats. Deux enfants que l’on tente de déshumaniser. Et pourtant, dans cette boucherie qu’est la guerre, une infime lueur d’espoir. Guerrière, c’est un roman que nous avons lu en apnée, qui nous a chamboulées, un texte qui bouscule, puissant, émouvant.

Guerrière, Cécile Alix, Slalom, 2023.

Les avis de Helolitla, Linda et Lucie.

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À vous de voter pour départager ces titres !

Quel est votre titre préféré dans la catégorie Belles branches ?

  • Guerrière de Cécile Alix (Slalom) (47%, 14 Votes)
  • Les désaccordés de Anne Cortey (L'école des loisirs) (33%, 10 Votes)
  • L'étrange voyage de Clover Elkin de Eli Brown (Bayard) (20%, 6 Votes)

Total Voters: 30

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N’oubliez pas de voter dans chacune des catégories et de guetter
l’annonce des lauréats le lundi 10 juin !

La philo ? Un jeu d’enfant !

Les enfants adorent interroger le monde, les parents qui sont passés par la phase des « pourquoi » le savent ! Mais il est intéressant de soutenir cette habitude et de favoriser les discussions en famille. Les éditeurs ne s’y sont pas trompés et de plus en plus de livres à destination des petits et de leurs aînés les invitent à réfléchir. Il n’est d’ailleurs pas toujours aisé de s’y retrouver. Voici donc nos préférés !

« On a grand tort de peindre la philosophie inaccessible aux enfants, et d’un visage renfrogné, sourcilleux et terrible. Qui me l’a masqué de ce faux visage, pâle et hideux ? Il n’est rien de plus gai, de plus gaillard, de plus enjoué, pour un peu je dirais de plus folâtre. Elle ne prêche que fête et bon temps. »

Montaigne, Les Essais, ch. 26, « De l’Institution des enfants »

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La philo avec les tous petits, c’est accessible ! Grâce à la créativité des auteurs et autrices d’albums qui parviennent à provoquer de véritables réflexions philosophiques. Par exemple, Alfredo Soderguit nous interroge sur ce qui distingue (ou pas) l’humain de l’animal, à partir d’une affirmation troublante : « Je suis un animal ». Qui parle ? Le principe est simplissime – de grandes doubles pages colorées avec, à gauche, des états parmi les plus familiers (« quand j’observe », « quand j’écoute », « quand je mange », « quand je dors »…) et à droite, une illustration représentant un animal. Mots et images s’entrechoquent, nous interrogeant sur notre animalité. Les plus jeunes liront cet album comme un imagier, les un peu plus grands se laisseront aller à réfléchir à la question passionnante de la démarcation pas si évidente entre humains et animaux. L’occasion de prendre conscience de notre part d’animalité… mais aussi de réaliser que les animaux, comme nous, dansent, rient, jouent et rêvent.

Je suis un animal, d’Alfredo Soderguit. Didier Jeunesse, 2018.

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Une autre question fascinante pour les tous petits est celle du temps : difficile d’en prendre la mesure, de saisir pourquoi certaines minutes semblent interminables alors que de belles journées passent en un clin d’oeil ! Pour nos têtes blondes, chaque saison représente une éternité et un an dure un siècle et pourtant, la perspective très lointaine de parvenir au bout de la vie les inquiète. Impossible de réaliser le temps de la vie de leurs parents et de leurs grands-parents ; mais les enfants ne s’en passionnent pas moins pour les dinosaures et les autres acteurs d’un passé antédiluvien. Mais le temps structure la journée, l’année et la vie. Il s’agit donc là d’un enjeu incontournable qui peut être abordé sur la base d’un merveilleux album de Henri Meunier et Aurore Petit. Nous observons un enfant qui lance un caillou dans l’étang. Au fil des pages, des heures, des saisons, des années, le décor se transforme, nous invitant à scruter les marques du temps écoulé : transformations du paysage, cheminement des randonneurs, trajectoire de l’avion et de l’escargot, chenille qui se transforme… Le texte nous interpelle : qui du caillou, de l’enfant ou de l’étang était là le premier ? Combien de temps le caillou met-il à tomber ? S’agit-il vraiment du même enfant ? Le temps a-t-il un début et une fin ? On se laisse volontiers entraîner dans cette amusante méditation qui nous ferait presque oublier le temps qui ne cesse de s’écouler… Jusqu’à ce que, plouf, le livre touche à sa fin et nous ramène aux préoccupations du présent.

1 temps, de Henri Meunier et Aurore Petit. Éd. du Rouergue, 2018.

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Plusieurs albums, l’air de rien, l’air de raconter une histoire, qui souvent se passe ailleurs et dans des temps non définis, posent, présentent, répondent à des questionnements d’ordre philosophiques.

Les trois questions. D’après Léon Tolstoï. Jon J. MUTH. Circonflexe, 2003

Près d’une plage, jouant au cerf-volant, Nikolai se pose trois questions.
Quel est le meilleur moment pour agir ?
Quelle est la personne la plus importante ?
Quelle est la meilleure chose à faire ?

Jon J. Muth s’est librement approprié un conte de Léon Tolstoï, pareillement intitulé et publié en 1903, pour aborder le sens de la vie, notre rapport au monde et à l’autre. Des questionnements aussi universels qu’intemporels. Il y répond par l’histoire, par les personnages qu’il met en scène, jusqu’à leurs prénoms et symboliques, et même les couleurs. C’est très doux, avec plusieurs niveaux de lecture et de sublimes illustrations aquarellées.

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Petits Contes Zen

Collection Petits contes zen – Antoine GUILLOPPE. Piquier Jeunesse

Antoine Guilloppé a écrit plusieurs albums pour cette collection « Petit conte zen » chez Picquier Jeunesse. Chacun développe une aptitude, un trait de caractère d’un des héros, et notamment de la jeune Akiko, puisque cinq albums lui sont consacrés, mais il y a aussi Takiji, qui découvre la notion de vivre-ensemble.

Une belle collection au graphisme épuré.

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Les Petits Philosophes

Quelle belle découverte que les ateliers de philosophie en maternelle avec le superbe film documentaire de Pierre Barougier et Jean-Pierre Pozzi joliment intitulé Ce n’est qu’un début. On y suit une enseignante de maternelle,Pascaline Dogliani, à la Mée-sur-Seine dans une ZEP de Seine-et-Marne qui met en place des ateliers philosophiques avec ses élèves. Et c’est vraiment une expérience étonnante, vivifiante et motivante que de voir ces tout petits aborder des questions existentielles avec la naïveté, le sérieux et la curiosité caractéristiques de la petite enfance.

Ce n’est qu’un début, Jean-Pierre Pozzi et Pierre Barougier, Ciel de Paris production, 2010.

L’enseignante travaille notamment à partir de livres et surtout à partir de la rubrique de Pomme d’api intitulée « Les p’tits philosophes » dont les aventures ont été regroupées dans plusieurs albums qui portent le même nom. On suit à travers différents scénarii un groupe de 4 amis-animaux : Chonchon, Mina, Plume et Raoul, qui se posent les grandes questions universelles au hasard de leur vie quotidienne. Noël est l’occasion de se demander « qu’est-ce qu’un cadeau ? », une promenade à la montagne invite à se demander « pourquoi faut-il faire des efforts ? », faire du vélo sans roulettes est l’occasion de se demander « qu’est-ce que grandir ? »…

        En écoutant les dialogues naïfs de nos 4 petits amis-animaux,  ce livre nous invite à avoir une véritable démarche de questionnement qui permet d’aborder avec son enfant une certaine forme de spiritualité qu’on réserve encore trop d’habitude aux « grands ». La formation de l’esprit critique, l’apprentissage du débat, de l’écoute de l’autre commence dès que l’enfant entre dans le langage et qu’il peut mettre des mots sur ce qu’il voit, ce qu’il ressent, ce qu’il pense. En s’interrogeant avec Chonchon, Plume, Mina et Raoul, c’est une aventure passionnante engageant toute la famille qui commence : l’enfant est accompagné dans ses questions par ses parents et les parents se fabriquent un nouveau regard sur le monde face à des questions qu’ils n’osaient parfois plus se poser.

        Prendre le temps ENSEMBLE de s’interroger sur la vie, l’humain, le monde est une aventure de tous les instants que ce petit livre nous invite à partager. Alors tout devient prétexte à philosopher ! 

Les Petits Philosophes, Sophie Furlaud (parfois avec Jean Charles Pettier), illustrations de Dorothée de Monfreid (parfois avec Soledad Bravi), Bayard éditions.

Titres disponibles, dès 4 ans : Les Petits Philosophes tome 1 : Mystère et boule de gomme, Les Petits Philosophes tome 2 : Chut… on pense, Les Petits Philosophes tome 3 : Comme des poissons dans l’eau, Les Petits Philosophes tome 4 : Hauts comme trois pommes, Les Petits Philosophes tome 5 : Bataille de questions, Les Petits Philosophes : 24 grandes questions pour bien grandir.

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« Un et multiple », « Fini et infini », « être et apparence », « Liberté et nécessité », « Moi et autrui », « Corps et esprit »… autant de concepts philosophiques qu’Oscar Brenifer explore dans Le livre des contraires philosophiques. Ici on aborde la pensée par le jeu d’une question – « Le temps peut-il durer une éternité? », « La liberté peut-elle exister sans prendre en compte la nécessité ? » – question à laquelle les images symboliques et étrangement réalistes de Jacques Desprès vont ouvrir des réponses. Le docteur en philosophie Oscar Brenifer va quant à lui y ajouter les bases d’un raisonnement conceptuel à travers des textes courts, écrits au présent de vérité générale, histoire de lancer la jeune lectrice, le jeune lecteur dans une démarche de recherche de vérité et d’universalité.

Le Livre des grands contraires philosophiques, Oscar Brenifier, Jacques Desprès, Nathan, 2009.

Dans la même collection, on retrouvera d’autres titres comme L’amour et l’amitié, Le sens de la vie ou encore La question de Dieu.

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Piccolophilo

Présentation de l’éditeur : Piccolophilo est une collection d’albums, au dessin vif et enjoué, qui racontent, sous forme d’histoires les questions et raisonnements quotidiens d’un enfant de 5 ans. En fin d’ouvrage, « l’atelier philo de Piccolo » (avec un petit grain de sel philo et des jeux) aborde différemment des interrogations soulevées par l’histoire et permet des échanges en famille.

Petites et grandes questions philo de Piccolo, Michel Piquemal, illustrations de Thomas Baas, Albin Michel Jeunesse, 2014.

Titres disponibles : C’est à moi !, Aïe ! j’ai mal !, Non, c’est pas moi !, Parle-moi, petit chat !, Achète-moi la moto rouge !, Mais je suis déjà Grand !, C’est pour de vrai ou pour de faux ?, C’est pas juste !, C’est quoi la mort ? et un recueil : Petites et grandes questions philo de Piccolo.

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Les Goûters Philo

Présentation de l’éditeur : « Les Goûters philo », la collection qui donne faim d’idées ! Pas de « prêt-à-penser » dans ces ouvrages, qui n’ont d’autre but que de faire goûter aux lecteurs dès 8 ans le plaisir de manier les idées et de progresser dans la pensée en rendant la philosophie accessible. Des exemples simples et concrets, des textes courts et faciles à lire, pour amorcer le débat et réfléchir avec les enfants aux questions qu’ils se posent. La collection indispensable pour muscler l’esprit critique !

Les Goûters Philo, Brigitte Labbé avec Michel Puech ou Pierre-François Dupont-Beurier, illustrations de Jacques Azam, éditions Milan.

Plus de quarante titres disponibles dès 6/7 ans, dont : Les garçons et les filles, La tolérance et l’intolérance, Le succès et l’échec, Obéir et désobéir, La dictature et la démocratie, Libre et pas libre, Croire et savoir, Prendre son temps et perdre son temps, La guerre et la paix, L’homme et l’animal, Moi et les autres…

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Les Philo-fables de Michel Piquemal

Présentation de l’éditeur : Faire de la philo avec les 8/9 ans par le biais de courtes histoires, fables, paraboles ou contes. Les enfants ont soif de questionner en grand, de « philosopher » et de réagir à des thèmes essentiels.
Nous avons délaissé la philosophie classique européenne qui ne raconte pratiquement pas d’histoires (elle préfère définir des concepts, des notions) et nous sommes allés puiser dans les traditions du monde entier ; nous y avons trouvé des histoires qui amusent, étonnent et donnent à réfléchir sur l’amitié, le bonheur, la justice, le droit, le destin, la mort, la vérité, le détachement, la pauvreté…

Chaque histoire est :
– introduite par deux ou trois mots-clés ;
– resituée dans son origine ;
– suivie d’un court questionnement qui apostrophe le lecteur : « Dans l’atelier du philosophe ».

Les philo-fables, Michel Piquemal, illustrations de Philippe Lagautrière, Albin Michel, 2008.

Titres disponibles : Les philo-fables, Les philo-fables pourvivre ensemble, Les philo-fables pour la Terre, Le conteur philosophe (chaque tome est composé d’un sommaire des titres et d’un index des mots-clés).

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Les petits Platons

Présentation de l’éditeur : Avec Les petits Platons, les enfants tombent amoureux de la philosophie !

Socrate, Descartes, Leibniz, Lao-Tseu, saint Augustin, Ricoeur, Diogène, Einstein, Pascal, Heidegger, Rousseau, Denys l’Aréopagite, Épicure, Érasme, Bachelard… racontés à partir des histoires qui traversent leurs oeuvres, dans des albums illustrés drôles, intelligents et graphiques ! La collection a été testée auprès d’enfants et d’adolescents de 9 à 14 ans. Les plus jeunes adorent l’histoire et les illustrations, les plus mûrs rentrent pleinement dans la dimension philosophique. Petit secret : les adultes aussi sont enthousiastes !

Coffret jaune : Le petit théâtre de Hannah Arendt raconté par Marion Muller-Colard & illustré par Clémence Pollet – Les petits Platons, 2015.

Parler philosophie avec les enfants qu’ils soient petits ou grands est parfois franchement pas facile. Ce que j’aime dans les ouvrages pour la jeunesse c’est que même en étant « adulte », tout devient plus clair. N’étant pas une spécialiste ni une passionnée de philo cette série de petits livres m’a tout de suite séduite.

Pourquoi ? Attirée par la couverture, la mise en page, le soin donné à rendre ce documentaire attractif.

Le contenu ? Facile et intelligent, le texte est une aventure dans les idées d’Hannah Arendt. Imaginez un jeu de questions-réponses avec votre double de 10 ans : « – Tu n’es pas seulement venue au monde pour la vie de ton corps. Tu es venue aussi… :

  • Pour la vie de l’esprit ! complète la fillette qui se souvient du livre que la grande Hannah est en train d’écrire.
  • Pour penser, vouloir, juger…et entrer sur scène ! »

D’autres coffrets existent également : le vert qui rassemble certains titres de grands philosophes comme Heiddeger, Blaise Pascal… le orange qui, lui, nous livre des textes de Socrate, Kant…

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POCQQ des Éditions du Ricochet

Parce que la réflexion a parfois besoin de s’appuyer sur du concret, et que l’actualité et la société sont source de questions des jeunes.

Présentation de l’éditeur : Pourquoi ? Où ? Comment ? Qui ? Quand ? Face aux enjeux profonds de notre société, s’interroger, débattre… c’est essentiel ! Pour les ados, de grands sujets d’actualité sont ici traités avec la distance qui permet à chacun de se faire son opinion.

Pourquoi la laïcité ?, Ingrid Seithumer, illustrations d’Elodie Perrotin, Editions du Ricochet, 2022.

Titres disponibles, dès 13 ans : Qui sont les LGBT+ ?, Comment s’informer ?, Pourquoi la laïcité ?, Où va le climat ?, Pourquoi les vegans ?, Pourquoi les pandémies ?, Pourquoi la conquête spatiale ?, Qui sont les hackers ?, Où va l’économie ?, Qui sont les féministes ?, Que dit la mode ?, Qui sont les transhumanistes ?

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Philoado des Éditions Rue de l’Échiquier

Présentation de l’éditeur : Une collection de livres à destination des adolescents, offrant un éclairage philosophique sur des événements auxquels ils se trouvent confrontés dans la vie de tous les jours et des sujets qui les concernent directement : l’amour, la liberté, le bonheur, le mensonge, la responsabilité.
Pour donner aux adolescents le goût de la philosophie, leur apprendre à réfléchir et à penser par eux-mêmes, les aider à grandir et à devenir des adultes autonomes.

Perdre son temps, Malcolm Hammer, Rue de l’Échiquier, 2010.

Titres disponibles, dès 15 ans : Mourir, Désobéir, Voler, Avoir peur, Être jaloux, Rêver, Se venger, Tomber amoureux, Mentir, Perdre son temps.

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Quels sont vos éditeurs et collections préférés ? Avez-vous l’occasion de parler philo avec des enfants ? C’est avec plaisir que nous attendons vos retours !

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Philonimo de chez 3oeil

La collection incontournable pour philosopher avec les plus jeunes, c’est PHILONIMO, des éditions 3oeil. Dix petits livres, beaux tant sur la forme que sur le fond, avec des textes épurés et des illustrations poétiques, pour inviter les petit.es à réfléchir sur le monde qui les entoure, à s’ouvrir à l’altérité et à penser par eux/elles-mêmes. Un beau programme.

Présentation de l’éditeur : La collection Philonimo est une série d’albums jeunesse créée à l’initiative de l’autrice Alice Brière-Haquet pour faire découvrir des concepts philosophiques aux enfants à travers les métaphores animalières des grands philosophes.[…] Un voyage vers de nouveaux univers graphiques, sans frontière d’âge …et à plus de 3 cette fois : 10 livres, 10 philosophes, 10 illustrateurs. 

Liste des titres disponibles :

L’abeille de Saint-Simon d’Alice Brière-Haquet et Mai-Li Bernard

Le loup de Hobbes d’Alice Brière-Haquet et Herbéra

La colombe de Kant d’Alice Brière-Haquet et Emilie Vast

Le cygne de Popper d’Alice Brière-Haquet et Janik Coat

Le canard de Wittgenstein d’Alice Brière-Haquet et Loïc Gaume

Le chien de Diogène d’Alice Brière-Haquet et Kazuko Matt

Le lézard de Heidegger d’Alice Brière-Haquet et Sophie Wissière

Le papillon de Tchouang-Tseu d’Alice Brière-Haquet et Raphaële Enjary

Le corbeau d’Epictète d’Alice Brière-Haquet et Csil

Le porc-épic de Schopenhauer d’Alice Brière-Haquet et Olivier Philipponeau

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Ni oui ni non de Tomi Ungerer chez Ecole des loisirs

Ni oui ni non, Tomi Ungerer- Ecole des loisirs, 2018

En matière de philo à hauteur d’enfants, il serait dommage de passer à côté de ce livre, issu d’une collaboration entre le grand Tomi Ungerer et Philosophie Magazine, qui regroupe 100 questions posées par des enfants et les réponses apportées, en mots et en images, par cet auteur essentiel en littérature jeunesse, avec cette idée directrice :

« Moi, je prends la liberté de penser par moi-même et j’aime plonger dans les profondeurs, la mienne et celle des autres, tout en cherchant des solutions aussi simples que pratiques. Ma cervelle a les deux pieds sur terre- et prend parfois ses jambes à son cou. »

Présentation de l’éditeur : Comment dire à quelqu’un qu’on l’aime ? Et se faire des amis quand on est timide ? Pourquoi on a des couleurs préférées ? Pourquoi y a-t-il de l’argent ? Dans cette compilation des chroniques parues dans Philosophie Magazine, Tomi Ungerer commente et illustre ses réponses à cent grandes questions d’enfant, entre philosophie et poésie : « Répondre aux enfants, c’est se mettre à leur place. Expliquer en utilisant un vocabulaire adulte compréhensible. Illustrés par des exemples tirés de la réalité, ou soutirés de l’imagination. Démontrer que tout se surmonte avec le sourire et le respect. Et que grâce à l’absurde, nous sommes tous des apprentis sorciers.»

Thématiques : Amitié, amour, animaux, argent, cosmos et univers, enfants et adultes, famille, humain et nature humaine, morale et société, mort, nature et science, pensée et savoir, peur, préjugés, religion.

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Nous attendons vos retours sur les titres que vous aimez ? Est-ce que la philo vous intéresse?