Mythologie antique : la gréco-romaine

La Mythologie est l’ensemble de récits fabuleux unifiant un peuple autour de son histoire, de ses croyances, légendes et êtres au destin extraordinaire.

Elle raconte le monde, de sa naissance à ses phénomènes les plus mystérieux ou terrifiants. Liant les Hommes à la Nature, elle apporte des explications, des raisons, des clés de compréhensions à ce que l’on ne saisit pas, phénomènes naturels comme comportements humains, et véhiculent valeurs et héritages par le biais d’aventures de personnages hors normes.

Parce que la Mythologie est un vaste sujet, aussi foisonnant que fascinant, parce que souvent nous vient d’abord à l’esprit la gréco-romaine, nous avons choisi de scinder notre sélection thématique pour vous parler de la Mythologie dans toute sa diversité.

Ce premier billet concentre des références sur la mythologie gréco-romaine, la suivante nous emmènera dans le reste du monde.

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Ulysse. Patricia CRETE et Pierre BARON. Bruno WENNAGEL et Matthieu FERRET. Quelle Histoire, 2014

Un album souple et de petit format pour découvrir au gré de 15 tableaux qui était Ulysse, de sa vie sur Ithaque, à la Guerre de Troie jusqu’à l’Odyssée de son retour vers son île et les retrouvailles avec son épouse Pénélope. Elle prolonge par une carte, quelques personnages importants d’alors, des petits jeux et un quiz.

Un album parfait pour le découvrir et donner envie d’en savoir plus.

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Cette collection, issue de la collaboration entre Little Io et l’excellente maison d’éditions Palette, propose de redécouvrir des mythes par le biais de l’Art, et plus précisément de peintures. Il nous est d’abord conté d’une manière très détaillée et illustré par plusieurs tableaux de différentes époques. Ils nous sont ensuite expliqués dans une deuxième partie. Ce faisant, c’est aussi un portrait de chaque époque qui nous est transmise: par la technique, la représentation des personnages, les couleurs utilisées, les points de vue et perspectives adoptés, les croyances et valeurs. Les albums se ferment sur une chronologie et une page de questions pour permettre à l’enfant de s’exprimer suite à cette lecture et ces découvertes.

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Chaque petit roman de cette collection permet de découvrir un épisode mythique. Le récit est chapitré et encore largement illustré pour accompagner la lecture des mots. Selon le niveau de lecture, un mini-dico et des jeux referment, ou pas, le livre.

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Sur l’Olympe, les Dieux s’ennuient et leur vie est devenue bien monotone depuis que les Hommes semblent les avoir oubliés. Déconnectés, ils ne sont plus du tout au fait des nouvelles réalités et coutumes en vogue. Ils décident donc de descendre “discrètement” et “incognito” sur Terre pour rattraper leurs siècles de retard et la réalité des Hommes d’aujourd’hui.

Fanny Gordon (alias Véronique Delamarre Bellégo et Pascale Perrier) livrent ici une série pétillante et pleine d’humour, qui allie mythologie et préoccupations actuelles et / ou adolescentes : réseaux sociaux, amour, écologie, amitié, protection des animaux…

L’avis de Blandine sur le tome 2 (avec Poséidon ) – La série en compte 4 pour le moment.

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De l’autre côté du mytheAriádnê. Flora BOUKRI. Gulf Stream Editeur, 2020

Avec ce roman (premier d’une série de trois titres pour le moment), Flora Boukri nous propose de changer notre perspective, d’aller « de l’autre côté du mythe » pour en découvrir toutes les facettes et connaitre tous les points de vue, notamment celui des personnages féminins. Le mythe nous apparaît ainsi dans toutes ses nuances et tous ses possibles. Le roman est scindé en trois « chants », à la manière du théâtre grec antique et entrecoupés d’intermèdes laissant la parole aux Dieux. Elle a également choisi de conserver les noms des personnages dans leur écriture grecque.

Nous voici donc révélée une autre version de l’histoire d’Ariane, fille du roi Minos de Crète, de Thésée, fils d’Egée, et du Minotaure en son Labyrinthe.

L’avis de Blandine ICI.

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Télémaque – Tome 1. Kid TOUSSAINT et Kenny RUIZ. Editions Dupuis, mars 2018

Cette série (de 4 tomes pour le moment) nous invite à découvrir L’Odyssée du point de vue de Télémaque, fils d’Ulysse, qui part à la recherche de son père avec trois compagnons. Bien que maladroit et un peu prétentieux, sa quête nous permet de découvrir les lieux où s’est rendu Ulysse, de rencontrer ceux qu’il a vus, et de nous dévoiler aussi plusieurs de ses traits de caractère.
Les personnages féminins nous en disent long sur leur condition et les rôles auxquels les femmes étaient alors réduites et cantonnées.

Le dessin est dynamique et ne manque pas d’humour et références, comme le scénario!

L’avis de Blandine ICI.

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Les petits Mythos. Philippe LARBIER et Christophe CAZENOVE. Éditions Bamboo

Les Petits Mythos est une série de 12 tomes (pour le moment + une BD documentaire) qui met en scène des caricatures de Dieux, Déesses, Héros et Héroïnes de la mythologie grecque dans des gags de une ou deux planches au trait enfantin mais avec plusieurs degrés de lectures. Certains ont une chute attendue, d’autres sont hilarantes. Chaque tome comprend des pages bonus plus “sérieuses” qui viennent enrichir les gags.

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Les mythes grecs. Editions Usborne, 2017

Cet album documentaire nous permet de découvrir les mythes (dont quatre en détails) et Dieux de l’Antiquité grecque par le biais de portraits, anecdotes et objets d’Art (peintures, sculptures, poteries…) issus de l’Antiquité à nos jours. La présentation est dynamique, variée et riche.

L’avis de Blandine LA.

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Un petit dessin pour devenir une légende en mythologie. Sandrine CAMPESE. Le Robert, novembre 2021

Par le procédé de la mnémographie (mémorisation par l’image), Sandrine Campese nous invite à (re)découvrir la mythologie grecque avec plusieurs de ses origines, Dieux/Déesses, Héros/Héroïnes, Lieux et Créatures. Chacun est brièvement présenté et enrichi de trois informations différentes (l’équivalent roman, une anecdote, une explication, un attribut particulier, ou de l’étymologie…) L’idée est aussi ludique qu’originale.

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L’Odyssée illustrée. Homère. Usborne – 2017

Dans ce volume à la couverture mousse et au marque-page ruban, c’est toute l’épopée du retour d’Ulysse vers son île Ithaque à l’issue de la Guerre de Troie qui nous est contée. Le récit est chapitré et agrémenté de très belles illustrations qui permettent de se représenter les personnages, évènements ou métaphores. Le livre se termine par une carte qui reprend toutes les étapes du périple, ainsi que par la présentation succincte des différents personnages : humains, dieux, êtres mythiques, Morts…

L’avis de Blandine ICI.

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La bibliographie de Richard Normandon, enseignant de français et de latin, est centrée sur la mythologie grecque. Il a notamment écrit deux séries publiées chez Gallimard Jeunesse : La conspiration des Dieux (4 tomes) et Les enquêtes d’Hermès (4 tomes). Si les caractéristiques des figures de Héros, Dieux et Demi-Dieux sont respectées, les trames d’enquêtes apportent dynamisme et suspense au contexte antique. Et pour ne rien gâcher, les personnages ne manque pas d’humour !

Les enquêtes d’Hermès, tome 1 : Le mystère de Dédale, Richard Normandon, 2016.

L’avis de Lucie sur ce premier tome.

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Série en 6 tomes de Lucy Coats, Beasts Of Olympus a pour héros Pandémonius, fils de Pan (le dieu des bergers) et d’une humaine. Il adore les animaux et a le pouvoir de parler avec eux. Un jour, son père décide de l’emmener sur le mont Olympe, pour qu’il débarrasse les étables divines de leur puanteur monstrueuse et soigne les bêtes légendaires des dieux grecs.

Beats Of Olympus, tome 1 : Un amour de monstre, Lucy Coats, Hachette Jeunesse, 2017.

Le premier tome de cette série nous avait été présentée par Antoine dans sa lecture d’enfant.

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Colette adore proposer les magnifiques albums grand format d’Yvan Pommaux consacrés à la mythologie. Deux d’entre eux ont sa préférence : Ulysse aux milles ruses et Orphée et la morsure du serpent. Le premier raconte de manière assez fidèle le récit d’Ulysse de retour de Troie, récit fondateur du récit d’aventure. Et le deuxième narre la fabuleuse histoire d’amour et de mort du poète Orphée et de sa jeune épouse Eurydice, mythe fondateur de la poésie lyrique. Les illustrations d’Yvan Pommaux qui jalonnent le texte permettent à ces récits de rencontrer les jeunes lecteurs et lectrices dès 6-7 ans jusqu’à l’adolescence. Un bonheur en lecture à haute voix, pour, à la suite d’Homère, devenir à son tour un aède.

Ulysse aux mille ruses, Yvan Pommaux, Ecole des loisirs, 2011.
Orphée et la morsure du serpent, Yvan Pommaux, Ecole des loisirs, 2009.

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Du côté des romans, sur les étagères de Colette, on trouve Moi, le Minotaure de Sylvie Baussier dans la collection de Scrineo Mythologies. L’autrice y utilise une technique narrative passionnante : elle choisit pour narrateur le monstre qui a effrayé tant et tant de lecteurs et de lectrices des siècles durant. En inversant ainsi le regard traditionnel qui est porté sur ce personnage terrible, elle nous invite à parcourir de nouvelles mythologies.

Moi, le Minotaure, Sylvie Baussier, Scrineo Mythologie, 2020.

L’avis de Colette.

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Chez Isabelle aussi, on raffole de mythologies. Alors s’il faut sélectionner, on ira vers le très, très beau. Les albums d’Emma Giuliani et de Carole Saturno sont de vrais joyaux. Majestueux et élégant, Grecomania exerce une attraction magnétique. Le voyage temporel est porté par le texte et le charme des illustrations qui rendent un hommage moderne à l’univers esthétique de la Grèce ancienne… Outre une présentation des protagonistes de l’Olympe, de l’Iliade et de l’Odyssée, on y trouve des contenus extrêmement complets sur l’histoire et la société grecque. Les deux autrices font un usage intelligent et créatif des frises chronologiques, cartes, rabats dépliants et éléments pop-up. Tout cela contribue à organiser, animer et égayer la lecture. Un vrai show ! 

Grecomania, d’Emma Giuliani et Carole Saturno. Les Grandes Personnes, 2016.

L’avis d’Isabelle

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Si malgré toutes ces suggestions, vous persistez à trouver les mythes grecs touffus, si l’arbre généalogique des occupants de l’Olympe vous semble toujours singulièrement emmêlé, si vous avez encore du mal à vous y retrouver dans les intrigues à tiroir qui ponctuent la guerre de Troie ou les idylles de Zeus, Le fil d’Ariane est fait pour vous ! L’idée de l’auteur-illustrateur polonais Jan Bajtlik est géniale : restituer l’essentiel des mythes grecs sous forme de fabuleux labyrinthes, illustrés et légendés, permettant de suivre pas à pas la création du monde et de l’Olympe, les douze travaux d’Hercule ou encore les péripéties de l’Iliade et de l’Odyssée. Ainsi présenté, ce n’est pas sorcier et c’est même très amusant de chercher son chemin dans ces enchevêtrements prodigieux !  

Le fil d’Ariane, de Jan Bajtlik, La Joie de Lire, 2019.

L’avis d’Isabelle

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Et pour tout connaître de la mythologie grecque et des récits homériques, la référence incontournable restent les merveilleux feuilletons de Murielle Szac. Agrémentés de jolies illustrations stylisées, ils se dévorent ou, mieux, se prêtent idéalement à une lecture à voix haute, permettant de renouer avec la tradition orale de transmission des mythes. On redécouvre ainsi ces récit et leurs rebondissements. C’est tragique, c’est captivant, tour à tour trash et émouvant. En bref, addictif comme nos séries d’aujourd’hui !

La mythologie grecque en cent épisodes, par Murielle Szac chez Bayard Jeunesse. Tomes disponibles: Le feuilleton d’Ulysse (2015), Le feuilleton de Thésée (2011), Le feuilleton d’Hermès (2006) et Le feuilleton d’Artemis (2019).

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En bonus, n’hésitez pas à aller voir du coté des sélections de l’association Arrête ton char qui a initié en 2020 un prix Littérature Jeunesse et Antiquité. Cette association a créé le plus vaste site francophone de ressources pour les Langues & Cultures de l’antiquité : une mine d’or !

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Découvrir tous les livres qui abordent la mythologie est aussi passionnant que fascinant! Il y en a pour tous les goûts, pour tous les âges, sans qu’on puisse se lasser! Et vous, comment aimez-vous lire la Mythologie?

De l’humour noir au rire jaune – grands lecteurs, grandes lectrices

Après la sélection sur l’humour pour les petits lecteurs, petites lectrices la semaine dernière, voici l’arc-en ciel des couleurs de l’humour pour les plus grands !

L’humour noir et l’ironie / le sarcasme

Calvin et Hobbes (22 tomes), Bill Watterson, Presses de la cité.

Comment ne pas parler de la série Calvin et Hobbes de Bill Watterson ? Dans ces bandes dessinées, l’humour noir est élevé au rang d’art.
Calvin est un petit américain de six ans qui porte sur le monde un regard acerbe. Hobbes, son tigre en peluche, prend vie quand ils sont seuls et participe activement aux bagarres, blagues et autres réflexions désespérées sur l’espèce humaine. Mordant, drôle, mais aussi plein d’humour et de réflexions pertinentes… Lucie et Blandine en sont fans.

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La ferme des animaux, George Orwell, Le Livre de Poche Jeunesse, 2021.

Satire politique, La ferme des animaux d’Orwell utilise l’humour noir pour critiquer le régime stalinien et les états totalitaires en général. Il y dénonce notamment le pouvoir et la cruauté exercés par des tyrans. Publié pour la première fois en 1945, le récit n’a pas pris une ride et son sujet résonne encore avec le monde moderne. Le texte court et la format de fable animalière rendent la lecture accessible par les enfants dès l’âge de 10-11 ans pour les plus curieux.

L’avis de Linda, celui d’Isabelle et de Lucie. On pourra aussi lire l’avis d’Isabelle sur la version illustrée par Quentin Gréban ICI. Et l’avis de Linda et celui d’Isabelle sur l’adaptation en BD pour la jeunesse.

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Pour Lucie, Roald Dahl est un maître incontesté dans le domaine. Que ce soit dans Matilda, La potion magique de Georges Bouillon, Les deux gredins, Un conte peut en cacher un autre ou son autobiographie Moi, Boy, l’auteur anglais a le chic pour croquer d’affreux personnages. On adore les détester et on rit, tellement !, de leurs mésaventures.

Retrouvez aussi les avis de Linda, Blandine, Isabelle sur ce génie de l’humour.

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Les Willoughby : un roman abominablement écrit et ignominieusement illustré par l’autrice, Loïs Lowry – Ecole des loisirs, 2010 pour la première édition, 2019 pour l’édition collector

Les Willoughby ne sont pas une famille attachante. Les parents sont particulièrement odieux et les enfants sont agaçants. Cependant, ils ont tous un point commun : ils ne s’aiment pas. Alors c’est tout naturellement qu’un bébé abandonné sur leur perron se retrouve vite expédié chez le voisin, Mr Melanoff, un veuf inconsolable vivant dans une énorme maison-taudis !Le sort va-t-il s’acharner contre ce bébé ? De quels horribles moyens les enfants vont-ils user afin de se débarrasser de leurs parents et vice versa ?

L’ambiance de cette histoire a plongé Liraloin dans les romans de Roald Dahl mais aussi dans celle de Nanny McPhee. Tout va très vite et les évènements s’enchaînent un peu comme au théâtre. Les situations sont souvent loufoques et chaque personnage fait avancer l’histoire de manière maladroite. Une bonne dose d’humour noir et malgré tout, les ondes positives rayonnent dans ce roman farfelu.

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Monstre effrayant avide de chair d’enfant, le Yark est aussi… un animal en voie d’extinction. C’est que la pauvre bête a l’estomac fragile et ne digère que les enfants sages. Cette créature pleine de scrupules préférerait mille fois se nourrir de gamins insupportables, elle n’a pas vraiment le choix. Comme beaucoup, donc, le Yark regrette amèrement les enfants bien élevés, propres et innocents de jadis et désespère de trouver de quoi se mettre sous la dent… Tout est génial dans cet album qui s’impose déjà comme un classique : l’objet livre est magnifique (encore plus la réédition de 2021), la couverture et les illustrations (signées Laurent Gapaillard) de toute beauté, les rimes audacieuses, les péripéties à hurler de rire. Incontournable dans une sélection sur l’humour !

Le Yark, de Bertrand Santini, illustré par Laurent Gapaillard. Grasset Jeunesse, 2011 (réédité en 2021).

L’avis d’Isabelle et de Linda

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L’humour burlesque, le comique de situation

La souris et le voleur de Jihad Darwiche & Christian Voltz – Didier jeunesse, collection : A petits petons, 2002

Tout commence par un gros ménage de printemps chez la souris. Sous cette poussière, un p’tit trésor : un sou ! Alors, “Elle court chez le boucher. Elle lui donne sa pièce et revient chez elle avec un beau morceau de viande.” Notre souris, économe, décide que la moitié qui ne sera pas mangée régalera son p’tit bidon le lendemain. Malheureusement la nuit s’achève sur un réveil colérique : un voleur lui a piqué sa gourmandise. Elle va vite raconter ses malheurs au juge qui lui dicte cette drôle de formule-magique-spéciale destinée au voleur trop goulu : “Rentre dans ta maison. Mets du caca dans une assiette, pose l’assiette sur l’étagère, plante des clous à l’envers dans le mur, mets un serpent dans la bassine d’eau, cache un âne derrière la porte, accroche un coq au plafond et dors tranquille.” Bon s’il en est ainsi, allons-y! Alors quoi, vous ne devinez pas la suite….

Cette histoire est vraiment très drôle à lire et surtout à raconter (parole de pro du livre : les enfants aiment les histoires de caca). Le comique de répétition fonctionne à merveille. Le passage où notre pauvre voleur tombe sur tous les pièges laissés par la souris sont à mourir de rire. Les illustrations de Christian Voltz y sont pour beaucoup. Il alterne papier découpé et matériel de récupération donnant des expressions si farfelues aux personnages.

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Le journal de Gurty (10 tomes), Bertrand Santini, Sarbacane, 2015.

A-t-on encore besoin de présenter Gurty, l’adorable petite chienne de Bertrand Santini ? Les enfants adorent lire son journal et ses réflexions sur la vie, le quotidien, son maître et ses rencontres. Le regard qu’elle porte sur son environnement (très premier degré) est hilarant !

Retrouvez les avis de Blandine, Lucie, Linda et Isabelle.

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C’est qu’ils passeraient presque inaperçus, dans leur tranquille banlieue londonienne… Une famille qui déborderait certes d’énergie, dont les membres pourraient bien paraître un peu plus velus et dentus que la moyenne, mais alors vraiment en y regardant de près… La seule chose qui pourrait bien les trahir, c’est leur propension irrépressible à hurler de rire à la moindre occasion. Car oui, mais que cela reste entre nous, hein ! La vérité, c’est que les Zarnak sont une famille de hyènes ! Il souffle sur ce roman une loufoquerie toute britannique. Les péripéties des Zarnaks qui peinent à ne pas attirer l’attention, le comique de situation et les blagues intempestives de M. Zarnak sont désopilants. Et sur le mode du rire, ce roman invite à la réflexion sur les stéréotypes (car voyez-vous, les hyènes ne sont bien vues ni des hommes, ni des autres animaux), l’aliénation des humains passée au révélateur du regard des hyènes, leurs liens avec le monde animal, l’anticonformisme et la valeur de la tolérance. On en redemande !

Les Zarnak, de Julian Clary, illustré par David Roberts. abc melody, 2016.

L’avis complet d’Isabelle

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Comment résister au bouc Cornebique, gaillard tout en jambes, doté d’un don pour le banjo, d’un solide appétit, d’une bonne dose d’auto-ironie et d’un cœur tendre à souhait ? Ravagé par un chagrin d’amour, notre héros se résout à quitter le pays des boucs, pourtant si sympathique. Il est loin d’imaginer les rencontres et les aventures extraordinaires que lui réserve cette ballade à travers le vaste monde… Jean-Claude Mourlevat est un conteur incroyable et la magie opère immédiatement : difficile de reposer le livre, une fois ouvert. Les dialogues sont mémorables, les frasques de Cornebique hilarants. Vous aimez la fête, la musique folk, les courses-poursuites et les concours en tous genres ? Ce livre est fait pour vous !

La ballade de Cornebique, de Jean-Claude Mourlevat. Folio Junior, 2003.

Les avis de Lucie et d’Isabelle

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L’humour par l’absurde et le farfelu

Cochon-Neige, Vincent Malone, Seuil Jeunesse, 2004.

Cochon Neige est une réécriture de Blanche-Neige… avec un cochon dans le rôle-titre. Ce point de départ donne une assez bonne idée de la folie de Vincent Malone qui, non content d’offrir à son lecteur une parodie enlevée, multiplie les notes de bas de page toutes plus tordantes les unes que les autres.

L’avis de Lucie.

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En colère, la petite Jo s’enfonce dans la forêt et emboite le pas à de curieuses petites créatures bavardes, quitte à entrer dans un tunnel obscur… pour déboucher dans un monde où souffle un vent de fantaisie, une sorte de quatrième dimension où l’univers des contes percuterait celui des années 1970. On y croise de petits enfants aux oreilles de chats côtoyer un cyclope en Birkenstocks et un crocodile en blouson de cuir, sous la direction musclée d’un renard mal léché. Tout ce petit monde a décidé de s’élever contre le despote qui terrorise le pays. Ce dernier organise justement un bal costumé : notre fine équipe ne devrait pas avoir de mal à s’infiltrer dans sa forteresse… Ce n’est pas une BD d’humour à proprement parler, mais elle fait beaucoup rire, par la malice du trait de Camille Jourdy, les clins d’oeil qui fourmillent un peu partout, les dialogues mêlant savoureusement l’ironie et l’absurde.

Les Vermeilles, de Camille Jourdy, Actes Sud, 2019.

L’avis d’Isabelle

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Un enfant fait une rencontre extraordinaire : celle de Karlsson, petit bonhomme à la langue bien pendue, sûr de lui, débordant d’idées et d’imagination, et doté d’une hélice lui permettant de voler et de rejoindre sa petite maison… sur le toit de l’immeuble ! Le quotidien prend alors un tour inattendu. Karlsson se laisse complètement aller au jeu, expérimente tout ce qui lui passe par la tête sans tabou, se vante et ment sans vergogne, s’empiffre de sucreries, ne partage pas ses bonbons mais aime à jouer les justiciers… ravissant les petits lecteurs qui aimeraient parfois pouvoir se conduire ainsi. Les répliques du bonhomme (« Du calme, pas de panique ! » ou « Tout ça c’est purement matériel » quand il a détruit quelque chose…) sont vraiment cultes. Un classique suédois porté par l’humour d’Astrid Lindgren.

Karlsson sur le toit, d’Astrid Lindgren. Le Livre de Poche, 1955.

L’avis complet d’Isabelle

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Les jeux de mots et l’humour par les mots

Histoires comme ça, Rudyard Kipling, Milan jeunesse, 2009.

Rudyard Kipling est un magicien des mots. Si son roman le plus célèbre est le Livre de la Jungle, ses Histoires comme ça sont un monument d’humour.
Jeux de mots, comique de répétition, comique de situation… Ecrit pour sa fille, qu’il interpelle régulièrement dans les nouvelles, ces contes des origines publiés en 1902 n’ont pas pris une ride et sont devenus incontournables chez Lucie !

Son avis complet ICI.

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Comme Isabelle, Blandine, Linda et Frédérique, Lucie est séduite par la plume pleine de fantaisie de Flore Vesco. Depuis De cape et de mots jusqu’à D’Or et d’Oreillers, en passant par L’Estrange Malaventure de Mirella, l’auteure, véritable virtuose de la langue, joue avec le vocabulaire et les sonorités. Ses romans sont à la fois délicieux et pleins d’humour.

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Et vous, quels auteurs vous font rire ? N’hésitez pas à partager vos coups de cœur !

De l’humour noir au rire jaune – petits lecteurs, petites lectrices

Le mois d’avril, ses poissons et ses farces nous ont donné envie de vous proposer une sélection autour de l’humour ! Riche thématique, que nous avons pensée comme un arc-en ciel des couleurs de l’humour, et en deux temps : petits lecteurs, petites lectrices aujourd’hui ; grands lecteurs, grandes lectrices lundi prochain.

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L’humour burlesque et le comique de situation

Je mange, je dors, je me gratte, je suis un wombat, Jackie French, illustrations de Bruce Whatley, Albin MIchel, 2007.

Je mange, je dors, je me gratte, je suis un wombat est devenu un grand classique chez Lucie. Car si Jackie French se “contente” de relater la journée d’un wombat à la manière d’un journal, les illustrations de Bruce Whatley apportent un tout autre sens au texte, pour le plus grand plaisir des jeunes lecteurs !

Son avis complet ICI.

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Essayez un peu de faire faire la course à des escargots ! Une chose est sûre : rien ne se passera comme prévu. Et on va bien rigoler. L’un ne peut s’empêcher de faire halte devant un cageot de salade, l’autre se trompe de route quand un autre encore creuse un trou… C’est un vrai plaisir de suivre ces escargots en pâte à modeler, photographiés dans des décors naturels que l’on redécouvre à hauteur de gastéropode. Et la chute est très bien trouvée. À lire à voix haute en prenant la voix d’un commentateur sportif !

L’avis d’Isabelle

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Mina, Matthew Forsythe, Little Urban, 2021.

Mina est un album pour toute la famille dans lequel Matthew Forsythe s’amuse avec son lecteur dans un jeu de dupes compréhensible à tout âge. Le comique de situation se met en place dès les premières pages par l’intermédiaire de la fantaisie d’un papa aventurier qui n’aime rien tant que ramener les choses les plus farfelues chez lui.

Les avis complets de Linda, et d’Isabelle.

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La boîte des papas, Alain Le Saux, école des loisirs, 2009.

D’autres livres qui mettent les papas à l’honneur dans des situations souvent à leur désavantage, sont ceux qui composent le coffret La Boîte des papas d’Alain Le Saux. On y suit les aventures quotidiennes d’un papa qui enchaîne les bourdes et les maladresses. Un régal à mettre en voix avec nos plus jeunes lecteurs et nos plus jeunes lectrices.

L’avis de Colette par là !

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L’humour par l’absurde et le farfelu

Le livre le plus génial que j’ai jamais lu…, Christian Voltz, L’école des loisirs, 2008.

Si l’humour de Christian Voltz fait toujours mouche, Lucie adore les commentaires du petit personnage grognon qui interrompt sans cesse Le livre le plus génial que j’ai jamais lu. Le titre, la dédicace, la typographie, l’histoire… Il formule des remarques sur absolument tout et passe son temps à râler. Jusqu’à ce qu’il s’exclame finalement “Hééé ! C’est vraiment le livre le plus génial que j’ai jamais lu !”
Que s’est-il passé ? A vous de le découvrir !

Son avis complet ICI.

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Gloups (histoire vraie), de Judith Chomel, Atelier du Poisson soluble, 2021.

Un moment d’inattention et GLOUPS ! Lili avale le précieux boulon qu’elle venait de ramasser. Que va-t-il se passer ? Son imagination se met aussitôt en branle, mais elle est loin (et nous avec) de pressentir ce qui l’attend… Cette histoire est complètement loufoque, captivante et magnifiquement mise en image. Chaque page est un vrai cabinet de curiosités, digne de la collection d’une chercheuse de trésors chevronnée : sur fond de tapisseries vintage, Judith Chomel entremêle joyeusement des photomontages faisant la part belle à des antiquités toutes plus rigolotes les unes que les autres (mais où les a-t-elle dénichées ?) et des dessins qui insufflent au récit la touche de fantaisie qui fait le sel des récits enfantins. C’est hyper réjouissant, intense comme les mômes vivent les choses.

L’avis d’Isabelle

Et cela fait parfaitement la transition vers la catégorie suivante qui est…

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L’humour pipi-caca

Cet humour, universel, fait rire aux larmes les petits comme les grands.

Ni vu ni connu de Michaël Escoffier & Kris Di Giacomo, Editions Frimousse, collection : Maxi’Boum, 2009

Léon est un caméléon un peu gourmand et après une bonne sieste digestive, une belle envie de caca ne se fait pas attendre. Mais comment s’essuyer correctement et proprement lorsque le rouleau de papier toilette est vide ? « Tiens cette vieille culotte devrait faire l’affaire » après tout elle semble bien abandonnée… sauf que quelques temps après « Léon se sent tout bizarre ». N’aurait-il pas un petit souci avec sa conscience ?

Léon, le caca c’est son affaire mais attention à ne pas subtiliser ce qui ne lui appartient pas pour son propre contentement. Ici l’humour « pipi caca » sert d’amorce à un message plus fort : celui de respecter la propriété d’autrui. Le lecteur se régale de la trombine de Léon scrutant les environs pour comprendre et tenter de voir « sa conscience ». La chute est vraiment excellente. A lire, relire et faire découvrir !

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Kiki King de la banquise fait caca de Vincent Malone & Jean-Louis Cornalba – Editions du Seuil, collection : l’Ours qui pète, 2013

Kiki est coincé sur sa mini banquise, l’auteur le croise alors que lui-même traverse « l’océan arctique aller-retour en canoë-kayak sans rames et sans escales pour une marque de camembert au lait cru… ». Kiki semble tenir le coup tout seul tandis qu’un étrange ballet sous-marin se joue. En effet, des requins « curieux en arctique » tournent autour de lui. Qu’attendent-ils et surtout pourquoi Kiki est tout crispé ? Est-ce la peur qui lui donne ce teint tout cramoisi ?

Les squales sont-ils crottivores ? Découvrez-le en lisant ce titre de la série Kiki. Tout le monde y va de son propre commentaire concernant l’état de Kiki. L’attaque imminente des requins à la mine patibulaire se fait sentir. Pauvre Kiki, personne ne le laisse tranquillement faire son affaire « faudrait des bouquins qui ferment à clef. »

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De la petite taupe qui voulait savoir qui lui avait fait sur la tête, Werner Holzwarth, Wolf Elbruch, Milan, 1999.

Dans cette catégorie, pour nos tout-petits, il y a un album incontournable : De la petite taupe qui voulait savoir qui lui avait fait sur la tête de Wolf Erlbruch et Werner Holzwarth. On y suit une petite taupe qui mène l’enquête pour savoir qui lui a fait caca sur la tête. La voilà qui interroge une ribambelle d’animaux alentour et chacun, pour témoigner de sa bonne foi, lui montre à quoi ressemble ses crottes. Il y a un petit côté apprenti naturaliste dans cette recherche des traces et l’humour à la pédagogie mêlé forment un cocktail détonnant.

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L’ironie et l’humour noir

Pas toujours évident de manier l’ironie, le second degré, voire le sarcasme avec des tous petits ! Et pourtant, il n’y a pas d’âge pour commencer. La preuve : cet imagier qui annonce une trottinette et illustre une pomme. Puis décrit une saucisse alors que ce que l’on voit, c’est clairement… un véhicule. Complètement Toc-Toc et hilarant, pour les enfants qui connaissent déjà le sens des mots et saisissent le décalage.

L’imagier toc-toc, d’Edouard Manceau, Milan, 2018.

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Avec Triangle, Mac Barnett et Jon Klassen signent un album inattendu et désopilant ! Une histoire d’arroseur arrosé où Triangle, habitant des contrées triangulaires, joue un tour à Carré. Le dessin minimaliste est follement expressif. Et sur le mode de la fable, l’album raille l’aspiration à ne côtoyer que ses semblables et peut donc être lu comme une ode aux échanges et métissages.

Triangle, de Mac Barnett et Jon Klassen, L’école des loisirs, 2018.

L’avis d’Isabelle

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Regarde par la fenêtre, de Katerina Gorelik. Saltimbanque, 2021.

Admettez-le : difficile de résister à l’envie de glisser un regard curieux par une fenêtre ajourée. À partir de là, l’imagination peut s’emballer ! Mais attention, gardez à l’esprit que la façade peut être redoutablement trompeuse… Quel amusement de voir la réalité se révéler à mille lieux des apparences ! Regarde par la fenêtre a un charme vintage irrésistible, mais ne vous y trompez pas là non plus, tout cela est baigné d’une bonne dose d’ironie et d’humour noir. Isabelle et ses moussaillons ont eu un vrai coup de coeur pour les illustrations de Katerina Gorelik, ses clins d’œil décalés aux contes et son invitation malicieuse à ne pas juger à l’emporte-pièce.

L’avis d’Isabelle

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Les jeux de mots et l’humour par les mots

Un album à tirettes que Colette a encore plaisir à lire avec ses Petits-Pilotes devenus grands, c’est Un jour à la maison d’Alain Pichlak et Elodie Durand. Les auteur.e.s y jouent avec les mots pour notre plus grand plaisir : grâce à un ingénieux système de tirettes, les lettres bougent sur la page et par la magie de la substitution, de drôles de jeux de mots viennent chatouiller notre imaginaire.

Un jour à la maison d’Alain Pichlak et Elodie Durand, De La Martinière jeunesse.

Son avis complet ici.

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Claude Ponti est un roi de l’humour – et de l’humour par les mots en particulier. Un maître des jeux sur les sonorités des mots et des noms qu’il invente avec une imagination et une malice sans borne. Dans Ma Vallée, par exemple, les frères du narrateur s’appellent Olie-Boulie ou Fouchtri-Fouchtra. Et que dire des inventions géniales, comme la Balanquette – combinaison de balançoire et de banquette à laquelle il fallait décidément penser ! Cette histoire pourrait n’avoir aucun sens (ce qui n’est pas le cas, grâce à elle, vous saurez tout de l’univers des Touims), elle resterait jubilatoire pour cette drôle de musique qui résonne comme une comptine et qui ravit les enfants.

Ma vallée, de Claude Ponti. L’école des loisirs, 1998.

L’avis d’Isabelle

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La série des P’tites poules pourrait entrer dans plusieurs catégories. Elle comporte d’ailleurs différents niveaux de lecture qui sauront amuser tant les enfant que leurs parents. Jeux de mots, comique de situation, références historiques, mythologiques, littéraires… Il y en a pour tous les goûts. La présentation des auteurs est à elle seule un monument.

Les p’tites poules (18 tomes), Christian Jolibois et Christian Heinrich, Pocket Jeunesse, 2005.

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En attendant notre sélection consacrée au plus grands la semaine prochaine, racontez nous : de quel humour êtes-vous les plus friands ? Quel album vous fait rire aux éclats ?

Nos imagiers préférés !

Les imagiers sont “ces livres très français, hérités de la collection du Père Castor qui en inventa le principe comme le terme en 1957” comme le précise Sophie Van der Linden dans un article qu’elle consacre à une des artistes phare du genre, Bernadette Gervais. Ce sont des livres qui s’adressent donc en premier lieu au tout-petit pour lui permettre d’ouvrir une première porte de papier sur le monde qui l’entoure afin d’apprendre à le nommer, pièce par pièce. Mais les imagiers sont de plus en plus le lieu où s’élaborent de véritables visions du monde, sous forme de galerie d’art, dans lesquelles le tout-petit est amené à se promener et à se délecter de belles images toutes plus originales les unes que les autres. Nous vous présentons aujourd’hui nos préférés !

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Les éditions Thierry Magnier sont, pour Colette, les reines en matière d’imagiers originaux et dépaysants. Lors de son immersion dans le monde de l’édition, il y a maintenant 20 ans, elle a découvert le magnifique Tout un monde d’Antonin Louchard et Katie Couprie. Le titre a lui seul est une promesse incroyable ! On y découvre au fil des pages des photos, des gravures, des peintures, des collages qui représentent au fil des techniques des visages amis, des situations quotidiennes. Sans qu’aucun mot ne les accompagne. L’enfant en prend donc plein les yeux à travers ce petit bijou au format carré qui se lit dans tous les sens. Ou plutôt qui se vit dans tous les sens. En 2018, les éditions Thierry Magnier ont réédité l’album avec un coffret collector dans lequel on trouvera 30 illustrations tirées du livre au format carte à jouer. Une invitation à mettre en image le monde à notre portée.

Tout un monde, Katy Couprie, Antonin Louchard,
Le coffret collector, Thierry Magnier, 2018

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Chez le même éditeur, on pourra découvrir les audacieux imagiers de Véronique Joffre : L’imagier mouillé, L’imagier mouvementé et L’imagier caché. Trois manières de regarder le monde en suivant une ligne, un horizon à travers des illustrations très graphiques, sobres mais malicieuses.

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Lucie est fan du travail de Xavier Deneux. Ses illustrations très rondes sont parfaitement adaptées aux tout-petits. Il propose aussi bien les fameux imagiers à toucher, dont les petites mains sont si friandes, que de curieux imagiers gigognes. Tous aux éditions Milan.
Outre les larges surfaces de matières et des pages cartonnées, l’avantage de Mon grand imagier à toucher est de faire le tour des objets du quotidien. Regroupés par thème (les transports, les animaux) ou par pièce (la cuisine, la salle de bain), l’enfant ne peut que reconnaître les objets qui l’entourent. Classique mais efficace !

Mon grand imagier à toucher, Xavier Deneux, Milan, 2016.

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Plus éloigné du quotidien (encore que) mais aussi plus poétique, l’album Les contraires invite l’enfant à mettre des mots sur des notions plus abstraites telles que “grand”, “petit”, “vide” ou “plein”, etc. Les deux notions contraires sont disposées face à face, l’une présentant un relief qui s’emboite dans le creux de l’autre lorsque l’on tourne la page.

Les contraires, Xavier Deneux, Milan, 2012.

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Liraloin apprécie beaucoup le travail des éditions Phaïdon et cet imagier en particulier. Dans ce gros livre aux pages glacées et cartonnées, l’enfant découvre que les formes qui l’entourent peuvent former des motifs. Ici ce n’est pas banal : motifs écossais, chevrons, damiers… vont se succéder. Ainsi chacun d’entre eux se retrouvent insérer dans un paysage que le tout-petit va reconnaître : le parc, la plage, la ville…

Cet imagier est inventif et tout à fait original. Les scènes représentées sont dessinées façon sérigraphie. Les couleurs acidulées nous transportent dans un univers amusant. Une belle réussite.

Mon premier livre de motifs de Bobby et June George & Boyoun Kim, Phaïdon, 2017

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Blandine adore la diversité et l’originalité qui se cachent derrière le concept de l’imagier, à la fois unique et toujours inattendu, pour toujours plus de découvertes.

Les Objets de mon petit monde. Sandra LE GUEN et Popy MATIGOT. Casterman Jeunesse, janvier 2022

Un petit cartonné et des pages épaisses pour nous présenter en dessins facétieux et en mots emplis de poésie trente objets qui font le quotidien, et le monde, des tout-petits. Des objets communs ou inattendus, des objets jolis ou usuels, des objets usés ou vénérés. Tous ces objets qui l’entourent, le rassurent, lui dessinent des contours, l’encouragent, l’aident à grandir, et lui font vivre mille aventures.

La présentation de Blandine ICI

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Les imagiers peuvent aussi se faire abécédaires. Ici aussi, la singularité et la fantaisie permettent d’explorer et de prolonger le genre.

Mon ABéCéDaire. Céline LAMOUR-CROCHET. Editions Les Minots, 2017

Mon ABéCéDaire allie inventivité, ingéniosité et Art pour nous présenter des mots attendus ou plus exotiques. Tous sont écrits avec trois graphies : majuscule d’imprimerie, script et cursive. Et avec trois couleurs : noir, blanc et gris pour jouer avec les contrastes, les creux et les pleins, pour distinguer les lettres et découvrir le calligramme du mot. C’est beau et ludique !

La chronique de Blandine LA !

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Isabelle Simler a élargi le champ de l’imagier en l’associant au jeu et à la déduction. Avec ses crayons de couleurs aux traits aussi délicats que colorés, elle a eu la merveilleuse idée d’aborder les contes par un angle inédit !

Dans les poches d’Alice, Pinocchio, Cendrillon et les autres… Isabelle SIMLER. Éditions Courtes et Longues, 2015

Qui n’a pas mis, enfant, dans ses poches, mille trouvailles glanées, ramassées ? Ces petits riens accumulés disent beaucoup de nous. C’est ainsi qu’Isabelle Simler a choisi de nous évoquer les contes. Etalés sur la double page, ces trésors présentés en poésie ne demandent qu’à retrouver leur propriétaire ! Si la tâche n’est pas si aisée, le plaisir de la recherche, de l’observation et de la “restitution” rendent cet album extraordinaire !

La chronique de Blandine ICI

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Isabelle a trouvé que dans cet article, il fallait parler du grand imagier des petits, de Ole Könnecke. Un album tendre et complet qui s’est imposé comme un classique du genre grâce à ses multiples qualités. D’abord, le charme de ses graphismes, si pleins de douceur et d’humour. Ensuite, son format cartonné si généreux permettant d’offrir une somme très complète de termes qui ravira les enfants passionnés par les outils ou les instruments de musique – et ceux qui aiment les mots réjouissants comme « excavatrice ». Mais aussi et surtout ces détails et historiettes qui fourmillent et insufflent un supplément de vie.

Le grand imagier des petits, de Ole Könnecke. L’école des loisirs, 2011.

Chronique sur L’île aux trésors

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Le ruban d’Adrien Parlange offre une proposition peut-être plus subjective, certainement singulière parmi la profusion d’imagiers. Cet album se démarque par la classe de ses illustrations stylisées, jaunes sur fond bleu. Mais surtout par ce ruban qui vient prolonger l’image, donner au lecteur la chance de compléter le tableau en disposant cet accessoire de façon à lui donner la forme du ruban d’une ballerine, d’un lacet défait, de la queue d’une souris ou encore d’un éclair d’orage. Ludique et beau !

Le Ruban, d’Adrien Parlange. Albin Michel Jeunesse, 2016.

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Et vous, quels imagiers avez-vous aimé mettre dans les mains de vos tout-petits ?

Quand une maison joue le premier rôle…

Simple cabane, maisonnette aux volets colorés ou manoir hanté, il n’est pas rare que les maisons jouent un rôle de premier plan en littérature jeunesse ! Il y a les histoires où elles offrent un décor qui structure l’intrigue en profondeur, un cadre douillet et rassurant, intrigant ou inquiétant… Certains titres vont jusqu’à insuffler de la vie aux maisons, faisant d’elles un personnage à part entière. Petit tour d’horizon des maisons qui ont marqué les arbronautes dans leurs lectures !

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Les maisons les plus douillettes ! Se sentir chez soi

Ma maison s’ouvre sur un quartier très coloré. Toutes les maisons sont accompagnées d’arbres, d’une voiture entrant dans un garage ou bien circulant sur une petite route de campagne. Des animaux y sont présents et c’est un chat : Jim qui va nous présenter son confortable lieu de vie. A l’intérieur comme à l’extérieur, Jim énumère ce que le jeune lecteur va pouvoir rencontrer. Ici, dans cette petite histoire du quotidien, le jeune lecteur y verra que l’entrée de la maison pour un chat n’est peut-être pas la même que pour un humain. Pièce après pièce, on sent que Jim aime s’approprier les lieux les plus douillets. Les illustrations pleines page, très colorées, sont un condensé d’énergie allant du bleu au violet en passant par le rouge. Une palette qui interpelle et donne aux scènes en gros plan une belle dimension cartoonesque.

Ma maison de Byron Barton – Ecole des loisirs, 2016

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Elles détonnent ! Les maisons pas comme les autres…

Une maison fantastique de Géraldine Elschner & Lucie Vandevelde – l’Elan vert, collection : Pont des Arts – Canopé éditions, 2020

« Mais que se passe-t-il dans la ville ? Notre ville si grande, notre ville si sage, notre ville si grise… » Au loin, une grande cheminée s’est parée de couleurs. Du jaune, du rouge surgissent des façades des murs de briques. Des machines et des ouvriers travaillent laissant apparaître ça et là des spirales de mosaïques, des ruisseaux de pavés de couleurs. Mais qu’est devenu l’arbre si vieux et majestueux soudain caché par ce mur ? Quel est cet étrange homme habillé comme un magicien ? Cet album est un hommage au travail accompli par l’architecte-peintre Hundertwasser entre 1983 et 1985 à Vienne en Autriche. En plus d’être artiste, Hundertwasser était aussi écologiste et favorisait, dans ses maisons et immeubles, la plantation d’arbres sur les toits ou devant les fenêtres. Ses constructions sont toutes en courbes et colorées pour apporter de la luminosité dans les villes ternies par l’urbanisme.

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La lumière allumée. Richard MARNIER et Aude MAUREL. Editions Frimousse, 2015

Dans le quartier de cette ville, toutes les maisons sont identiques. Toutes ouvrent et ferment leurs volets en même temps, les lumières sont allumées et éteintes au même moment, et il ne viendrait à personne l’idée de déroger à cette règle implicite. Jusqu’à la nuit où un habitant laisse sa lumière allumée… C’est le début d’un grand chambardement et d’une belle vague d’anticonformisme puis de liberté. Nos maisons sont une extension de nous et ne sauraient se ressembler, à l’intérieur bien sûr, mais aussi à l’extérieur. Cet album est un hymne à la différence, à l’affirmation de soi et à la liberté, tout en respect et acceptation.

La chronique complète de Blandine ICI.

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Elles bougent ! Les maisons animées

Aimez, aimez ; tout le reste n’est rien” Jean de La Fontaine. Cette belle introduction surgit des nuages et s’ouvre sur une vie de quartier où le lecteur découvre des maisons colorées, joyeuses tout comme ses habitants. Dans l’une d’elle, la joie et l’amour se lovent dans le creux de ses bras : « Elle adorait ses habitants. Elle les réconfortait aux premiers jours de la rentrée, les réchauffait quand l’hiver mordait et abritait leur moindre secret au creux de l’été. » Pourtant, un jour, rien ne va plus. Les habitants se disputent et ne prennent plus soin de leur maison. Cette dernière s’inquiète : « Il faut partir, changer d’air lui dirent ses voisines. » Pourquoi pas se mettre au vert ? Et si cette solution était la bonne ? Comment vont réagir les habitants en découvrant leur nouveau lieu de vie ? Ne vont-ils pas recommencer les mêmes erreurs ? Vont-ils prendre conscience du bonheur que leur maison peut apporter ?

Changer d’air de Jeanne Macaigne, Les Fourmis rouges, 2021

La chronique complète de Liraloin ICI

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La maison qui parcourait le monde, de Sophie Anderson, L’école des loisirs, 2020.

La maison de Marinka utilise ses pattes de poulet pour voyager (généralement vers les lieux les plus sinistres et reculés). Si ce nomadisme capricieux est une source d’angoisse dans le livre, il n’est pas sans susciter de rêves en cette période de confinement ! Avec sa grand-mère un peu sorcière, un choucas et des morts pour seule compagnie, Marinka mène une vie pour le moins spéciale. Promise à guider les morts vers leur ultime destination, la jeune fille n’a d’yeux que pour le monde des vivants. Un monde qui lui est strictement interdit. Entre récit initiatique, roman d’aventure et folklore russe, ce livre se démarque par son originalité et ses finitions très soignées.

L’avis complet d’Isabelle

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Regarde par la fenêtre, de Katerina Gorelik, Saltimbanque, 2021.

Ces maisons sont intrigantes avec leurs fenêtres qui permettent de discerner un intérieur cossu, appétissant ou terrifiant. Admettez-le : difficile de résister à l’envie de glisser un regard curieux ! Alors on tourne la page pour découvrir l’envers de la façade… et la réalité se révèle savoureusement loin des apparences. Un album au charme vintage baigné d’une bonne dose d’ironie, à découvrir pour ses clins d’œil aux contes, ses petits détails et son invitation malicieuse à ne pas juger à l’emporte-pièce. 

L’avis complet d’Isabelle

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Recoins, mystères et secrets : les maisons intrigantes

Jeu de piste à Volubilis, de Max Ducos, Sarbacane, 2006.

« Quand j’étais petite, je trouvais ma maison vraiment étrange. Elle ne ressemblait à aucune des maisons que je connaissais. Et quand je demandais à mon père pourquoi elle était si étrange, il me répondait qu’elle n’était pas étrange, qu’elle était moderne, ce qui était très différent. Il me disait également que chaque maison était unique et possédait son secret et que le jour où je découvrirais celui de ma maison, je me mettrais à l’aimer comme ma meilleure amie. »Intrigant, non ? On se prend immédiatement au jeu d’une chasse au trésor captivante tout en appréciant la beauté et la singularité des lieux, inspirés par l’architecture moderne ! Max Ducos nous parle aussi de la filiation et du processus d’appropriation de sa maison – et, au-delà, de sa famille…

L’avis complet d’Isabelle

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La maison aux 36 clés. Nadine DEBERTOLIS. Magnard Jeunesse, 2020

Pendant leurs vacances, Dimitri et Tessa vont aider leur mère à vider et nettoyer la maison du grand-oncle Eustache, décédé un an plus tôt. Quelle n’est pas leur surprise lorsqu’ils découvrent que toutes les pièces sont fermées à clés et que celles du trousseau, pourtant bien garni, ne les ouvre pas toutes. Les voilà donc lancés dans une chasse aux clés et aux secrets et d’Histoire. La maison aux 36 clés est un roman aussi trépidant qu’émouvant sur la transmission, l’entraide et la famille.

La chronique de Blandine ICI

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D’Or et d’Oreillers de Flore Vesco, L’école des loisirs, 2021.

D’Or et d’Oreillers est une réécriture de La Princesse au petit pois, mais pas seulement. En plus de multiplier les références aux contes traditionnels, Flore Vesco donne un rôle prédominant au château de Lord Handerson. Celui-ci cherche une épouse, et a imaginé des épreuves pour le moins inhabituelles pour départager ses prétendantes.
On ne pourra pas en dire plus pour garder le mystère qui enveloppe Blenkinsop Castle, mais le ton décapant et le fort caractère de l’héroïne ont su séduire plusieurs branches du Grand arbre !

Les avis d’Isabelle, Linda, Liraloin et Lucie.

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Souvenirs de Marnie de Joan G. Robinson, Monsieur Toussaint Louverture, 2021

Ça ne vous est jamais arrivé de tomber sur une maison qui déclenche immédiatement un film dans votre esprit ? Une vision, un déjà-vu, une intuition obsédante ou tout simplement un lieu véritablement particulier dont vous auriez su percevoir la singularité ? C’est à peu près ce qui arrive à Anna, jeune orpheline venue panser son mal-être dans le Norfolk. Cette grande villa solitaire sur la grève, immuable face au va-et-vient des marées, n’est décidément pas ordinaire… Joan G. Robinson sait nous intriguer : la villa est-elle hantée ? Anna sombre-t-elle dans la folie ? Un texte à la saveur iodée, troublant, envoutant mais curieusement réconfortant.

L’avis complet d’Isabelle

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Couloirs hantés et autres frissons : Les maisons inquiétantes

Le passage du diable de Anne Fine, L’école des loisirs, 2015.

Dans Le passage du diable (Prix Sorcières du roman adolescent 2015), Anne Fine place deux maisons au cœur d’un secret de famille. Le jeune Daniel Cunningham a passé son enfance reclus, convaincu par sa mère qu’il était gravement malade. Recueilli par un oncle au caractère changeant dont il ne connaissait pas l’existence, il est rapidement dérangé par l’ambiance malsaine de cette demeure victorienne. Et si la clé de l’énigme avait un lien avec la maison de poupée de sa mère, réplique exacte du manoir familial ?

Un roman fantastique pour les amateurs de frissons.

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Coraline de Neil Gaiman, Albin Michel, 2020.

Lors d’un été particulièrement long et ennuyeux, Coraline part en exploration dans sa propre maison. Sa curiosité est attisée par une porte qui ne s’ouvre sur rien d’autre qu’un mur. Mais lorsque finalement la porte s’ouvre sur un couloir, elle y découvre un monde presque identique au sien, un monde qui va pourtant remettre en question sa réalité et lui demander beaucoup de courage pour affronter la mystérieuse créature des lieux. La maison ne joue pas ici le premier rôle dans l’aventure de Coraline mais il n’en a pas moins une place centrale. Il n’y a pas un chapitre qui ne parle pas de la maison : du passage d’une porte à une impression d’être observée en passant par la substance même de la maison qui devient de plus en plus indistincte, tracée d’un trait grossier comme un dessin d’enfant… La maison est partout, elle abrite l’univers entier de Coraline et sert de référence à la créature pour amener la fillette chez elle.

L’avis complet de Linda.

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La-Gueule-du-Loup d’Éric Pessan, L’école des loisirs, 2021.

Cette maison a le parfum vicié des petites comptines tordues, des contes et des histoires à dormir debout qui nous terrifiaient, enfants, au point de ne plus oser jeter un œil sous le lit. Rien que le nom donne le frisson : La-Gueule-du-Loup. Et pourtant, c’est là, dans le logis des grands-parents qu’elle n’a jamais connus, que Jo vient se confiner avec sa mère et son frère. Quelle est la chose malsaine qui cerne les lieux ? Lorsqu’une peluche est retrouvée déchiquetée, il devient clair que ce n’est pas leur imagination qui leur joue des tours… Un roman hypnotique qui se dévore et nous laisse groggy, mais aussi étrangement apaisé.e.

L’avis complet d’Isabelle et sa lecture commune avec Pépita

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Celle qui marche la nuit de Delphine Bertolon, Albim Michel, 2019.

Malo emménage avec sa famille dans une maison digne des romans de Stephen King. Seul à voir les changements qui s’opère chez sa petite sœur, l’adolescent enquête pour comprendre ce qui se passe dans cette maison. Une maison qui semble habitée par une âme torturée… Maison hantée et phénomènes paranormaux font de ce roman un récit glaçant dont l’issu permet à l’auteure de souligner les dangers encourus à vouloir se faire justice seul.

L’avis complet de Linda.

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LA Maison: un lieu, une âme, une mémoire

Blandine pense sincèrement que les lieux ont une âme propre qui gardent en leur aura une trace, une mémoire de nos passages et qui influent sur notre bien-être. Les lieux sont aussi des miroirs, du temps qui passe et de nous, les Hommes.

La Maison. J. Patrick Lewis et Roberto Innocenti. Editions Gallimard Jeunesse, 2010

La Maison se trouve quelque part en Italie. Au fil des saisons, du temps et des siècles, nous la voyons se transformer, être successivement habitée, délaissée, traversée, abîmée, agrandie. Autour d’elle, le paysage évolue également, laissé en friche ou travaillé, cultivé, espace de labeur ou de loisir, par des humains dont les activités influent sur LA Maison. Le propos de cet album est d’autant plus intéressant qu’il nous offre une autre perspective du temps qui passe et de l’Histoire des Hommes, entre activités humaines et modes diverses. Il est magnifiquement illustré par les dessins foisonnants de vie et de détails de Roberto Innocenti.

La chronique complète de Blandine ICI.

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La maison. Paco ROCA. Editions Delcourt, 2016

Vicente, José et Carla reviennent dans la maison de leur père, décédé il y a un an, dans l’idée de la vider pour pouvoir la vendre. Peu à peu, la fratrie s’ouvre et échange sur leur vie passée et actuelle, sur leurs sentiments et ressentiments, sur les souvenirs liés à cette maison, bâtie au fil des ans par les mains de leur père, des aménagements plus ou moins réussis qu’il a apportés, et sur son décès. Cette BD au format à l’italienne a un fort pouvoir évocateur, à la fois dans sa banalité comme son intimité, et elle nous touche au cœur.

L’avis complet de Blandine ICI

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Au cinéma aussi les maisons sont vivantes !

Et pour prolonger le plaisir de parcourir d’autres demeures incroyables, on vous invite à vous laisser hypnotiser par l’étrange demeure du sorcier Hauru dans Le Château ambulant de Myasaki, dont le scenario est assez impossible à résumer.

Le Château ambulant, Hayao Miyasaki, 2005

Et pourquoi ne pas suivre également Mirabel dans les couloirs de la maison enchantée de la famille Madrigal dans le dernier film des studios Disney justement intitulé Encanto, la fantastique famille Madrigal ?

Encanto, la fantastique famille Madrgal, de Byron Howard, Jared Bush et Charise Castro Smith, 2021.

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Et vous, est-ce qu’il y a des maisons qui vous ont particulièrement marqué.e.s lors de vos lectures ?