ALODGA s’engage : Prix UNICEF 2026

Cette édition 2026 marque les 10 ans du Prix UNICEF de littérature jeunesse. À cette occasion, l’ONG a sélectionné des titres qui célèbrent TOUS leurs droits sous le slogan « Les droits de l’enfant, quelle histoire ! ».

Les lauréats ont été annoncés la semaine dernière, mais tous les titres ont leur intérêt. Voici donc nos retours de lecture des livres proposés aux jeunes (et moins jeunes) lecteurs.

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Catégorie 3-5 ans

Si l’illustrateur a choisi de le mettre en images avec l’écologie, le texte d’Amanda Gorman a ceci de génial qu’il reste assez flou pour correspondre à quantités de situations intolérables (racisme, pauvreté, handicap, immigration et tant d’autres). Il met en scène un enfant ne se satisfait pas du monde qui l’entoure. Les adultes tentent de le dissuader d’intervenir, mais lui refuse que cette situation perdure. À force d’espoir et de travail – et malgré des échecs, il parvient à faire évoluer les choses et à fédérer autour de son projet.

Parfaite illustration du proverbe « les petits ruisseaux font les grandes rivières » et donc que chaque geste compte, il parle beaucoup aux jeunes lecteurs.

Petit à petit, Amanda Gorman, Christian Robinson, Héluim 2024.

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Ici c’est chez moi. Ici c’est mon arbre

Ici tout a été déraciné. Ici je suis déraciné

J’ai ma vie, mes amis, du confort et tout pour être heureux.

J’ai vu cet arbre, je m’y suis installé, mes amis me manquent. La nourriture y est abondante.

Pourtant je n’arrive pas à croire que cet oiseau là s’installe sans ma permission.

Je ne comprends pas cette langue et pourtant je veux faire connaissance.

Cet album propose deux lectures bien distinctes ce qui apporte une réelle densité à l’histoire et renforce les émotions éprouvées lors de l’incompréhension entre les deux protagonistes.

Finalement est-ce qu’avec un peu de de tolérance ne pouvons-nous pas vivre sous les mêmes branches ?  

Ici, Séverine Duchesne, Kilowatt, 2024.

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Outre cette sélection pour le prix UNICEF, cet album est idéal pour amorcer une séance d’EVAR en maternelle. Le message est simple et essentiel : « Interdit de me faire du mal ».
Chaque double page se présente de la même façon : à gauche une illustrations avec des personnages montrant les expressions gestuelles et visuelles qui « introduisent » une violence (par exemple une main levée) ; à droite une question posée au jeune lecteur, dont la réponse est toujours NON (pour bien montrer que la violence est à bannir dans tous les cas). 

Une fois ce fait établi, Mai Lan Chapiron s’assure qu’il est bien passé en multipliant les exemples de situations, invitant les jeunes lecteurs à marteler le non. Simple, efficace, indispensable.

Interdit de me faire MAL, Mai Lan Chapiron, La Martinière jeunesse, 2025.

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Et terminons avec le lauréat de cette année : Loujain rêve de tournesols !

Loujain veut voler et espère un jour pouvoir contempler les tournesols, magnifiques fleurs imitant le soleil. Mais ce soleil brûle les rêves des petites filles. Là où habite Loujain, il est interdit de rêver, de voler, d’espérer … pourtant, certains adultes vont l’écouter et l’aider à réaliser l’impossible.

Cet album est un cri d’espoir et de solidarité. La détermination de Loujain ne faiblit à aucun moment. Personne ne pourra lui arracher ce rêve qui loge au fond de son cœur et de son esprit de femme libre vivant dans un monde patriarcal. Un album essentiel.

Loujain rêve des tournesols, Lina Alhateque, Uma Mishra-Newbery, Rebecca Green, Les 400 coups, 2024.

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Catégorie 6-8 ans

Hana et sa maman se sont réfugiées en France pour fuir la guerre. Seulement, l’argent manque et elles sont obligées de dormir dans un musée. L’émerveillement de la petite fille face aux oeuvres d’art en dépit de sa situation précaire est très touchant. Tout comme le lien qui se tisse entre art et artisanat à travers les broderies de la maman. Les illustrations d’Emma Morison jouent d’ailleurs sur la polysémie du verbe « tisser » avec ces dessins de fils. Lâches au début, ils forment progressivement un tracé régulier, alors qu’Hana parvient à se lier avec une camarade.

Avec la délicatesse qu’on lui connaît, Laurence Gillot invite à faire évoluer le regard que l’on porte sur « l’étranger », particulièrement lorsqu’il est issu de l’immigration. 

Mademoiselle Vole, Laurence Gillot, Emma Morison, Editions du Pourquoi Pas ?, 2022.

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Tout commence avec un chat qui voyage dans le monde et se passionne pour la Déclaration des droits des filles. Chaque page présente ensuite une jeune fille confrontée au non respect de l’un de ses droits de manière (même si le lecteur peut aisément supposer que certaines cumulent de nombreuses difficultés). Dommage que le lecteur n’apprenne rien sur son pays, sa famille, ses conditions de vie, bref du contexte dans lequel a lieu cette transgression.

Cet album propose un texte très didactique, façon documentaire. C’est la limite d’un album écrit par une ONG : si le fond et l’engagement ne peuvent être mis en doute, il manque l’imagination d’un auteur qui aurait pu faire de cet album une oeuvre de littérature jeunesse.

Un futur pour elles, Plan international France, Adolie Day, Larousse, 2024.

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La répartition de l’espace de la cour de récréation est un vrai sujet dans de nombreuses écoles. Si l’adulte voit rapidement où veut en venir l’auteure, les jeunes lecteurs adhérent immédiatement au sujet et au vocabulaire fleuri. On peut regretter qu’Alessio soit si compréhensif et facile à convaincre mais l’évolution de la répartition de l’espace est un super extra pour amorcer la discussion avec des élèves.

A savoir : les héros reviennent en 2026 avec Un toit pour tous du même duo d’auteure-illustratrice sur le mal-logement.

Tous pour une !, Nancy Guilbert, Léonie Koelsch, Kilowatt, 2022.

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Dans cette catégorie, c’est l’histoire de Martha qui a le plus ému les jeunes votants. Suite à des problèmes familiaux, cette petite fille est placée en attendant que ses parents puissent s’occuper d’elle correctement. Cet album aborde ce sujet grave avec douceur et bienveillance. Un optimisme forcené aussi, qui a sa place dans un album jeunesse mais ne traduit pas forcément la réalité. Les illustrations de Cécile et le choix des animaux anthropomorphes contribuent grandement à adoucir la situation.

Ainsi, le lecteur s’attache à Martha et à ses doudous, et l’intérêt supérieur de l’enfant prend tout son sens.

Qui s’occupe de Martha ?, Emmanuelle Toussaint, Cécile, Utopique, 2024.

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Catégorie 9-12 ans

Inspiré d’une histoire vraie, ce roman expose les difficultés des collégiens du Haut Maroni, en Guyane, pour accéder à l’éducation. Quitter sa famille, son village et son environnement pour aller étudier en ville, sans possibilité de retour en dehors des vacances à 11 ans est très brutal. La bonne idée est de présenter deux amis aux caractères très différents, qui vont donc réagir chacun à leur manière face à ce déracinement.
Si certains jeunes quittent volontairement leur village pour trouver un travail, Claire Clément montre bien que la situation est très différente lorsque la séparation est imposée, surtout si jeune.

Les illustrations de Léo Alcatraz immergent le lecteur dans la végétation luxuriante de la forêt amazonienne et apporte de la couleur à un récit dur. On ne peut qu’espérer que le rôle de sentinelle soit développé pour réduire les drames.

La sentinelle, Claire Clément, Alca, Editions du Pourquoi Pas ?, 2023.

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Ce roman sorti en 2024 résonne terriblement avec l’actualité très récente sur les violences sexuelles envers les enfants. Les monstres aimés. Ceux qui volent le sommeil, l’insouciance, la parole. Qui inversent dans l’esprit de l’enfant la culpabilité, l’enferment dans la solitude. Pourtant, ils sont des milliers…Tel est le sujet ultra-sensible d’Ombreline, où il est question d’inceste. Si, par exemple, en littérature blanche, un roman autobiographique sur le même sujet vient de remporter le prix Goncourt du premier roman, il n’est pas surprenant que les enfants votant pour le Prix UNICEF n’aient pas offert en masse leurs suffrages à cette histoire. Certes adoucie par son univers féérique, son texte à la fois juste, subtil et poétique, et de belles illustrations brun-orangé chaleureuses et oniriques, son fond terrifiant doit être absolument discuté en amont. (d’ailleurs, alors que l’objet-livre est magnifique, il eût sans doute été judicieux que Milan indique clairement son thème). Si le/la lecteur.ice n’a pas été sensibilisé.e à cette thématique, la lecture peut s’avérer soit trop distante, trop délicate, voire inaboutie. La fin très émouvante laisse néanmoins place à l’espoir : il existe des adultes-ressources, prêt.e.s à accueillir la parole de l’enfant victime, à le croire, à l’aider. Des bonnes fées pour ces enfants de la nuit.

119 – Allo enfance en danger

Ombreline, de Manon Fargetton, illustré par Maud Begon, Milan, 2024

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Dans une collection adaptée aux dys, Le garçon qui voulait être un chat nous, de Veronique Foz, nous embarque dans la tête d’Ilyan, autiste Asperger. Depuis tout petit, cela complique ses relations avec les autres. Heureusement, il y a son grand-père, toujours là pour lui. Toujours ?

Deux thématiques qui se croisent : la difficulté d’un enfant autiste à s’épanouir, et la maladie d’Alzheimer. On ne peut qu’être touché par notre héros, ses difficultés à trouver sa place, sa passion pour les chats, les mauvais traitements qu’il subit de la part de certains camarades. Et que dire de son désarroi, quand son grand-père perd la mémoire…

Les difficultés rencontrées par Ilyan sont abordées avec justesse et finesse. On perçoit très bien les conséquences de son handicap sur lui-même, mais aussi son entourage. On voit les limites d’un système scolaire qui a du mal à inclure tout le monde, faute de moyens et de personnels. Et quelle belle relation avec le grand-père ! Elle est émouvante, touchante, encore plus avec cette maladie d’Alzheimer qui vient tout compliquer.

Le garçon qui voulait être un chat, Véronique Foz, Johanne Licard, Tom Pousse, 2023.

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C’est cette BD qui a reçu les suffrages des votants. On suit Manon qui bascule dans la jungle du harcèlement à cause de Stacey jalouse de ses bonnes notes. Le mécanisme s’enclenche et les effets sont très bien décrits. Tout comme l’impuissance – consciente ou non – des adultes qui l’entourent. La métaphore de la jungle apporte à la fois pertinence et recul, mais l’après révélation, s’il montre bien la solitude des familles manque justement de clés pour réagir efficacement.

Une BD utile, pleine de bonnes intentions et qui a le mérite d’aborder frontalement un sujet terrible. Mais il ne va pas au bout de la démarche et manque cruellement d’éléments concrets au niveau des solutions à apporter.

La Jungle, Harcèlement scolaire, tu peux t’en défaire, Sarah Lecoq, Sandrine Deloffre, Dargaud, 2024.

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Catégorie 13-15 ans

N’ayant pas pu lire ce titre, nous vous proposons la présentation de l’éditeur.

Années 1960. Dans un quartier populaire d’une ville de La Réunion, Jean et Madeleine sont arrachés à leur mère par les services sociaux qui leur promettent une vie meilleure en métropole, une bonne éducation et des retours réguliers sur leur île. Lucien, jeune fonctionnaire fraîchement affecté à La Réunion, arrive à la préfecture et découvre ses fonctions à la Section 4 : il devra notamment superviser le transfert de « pupilles de l’État » dans l’Hexagone…Transplantés en Creuse, Jean et Madeleine sont séparés. De foyers en familles d’accueil, Jean rencontre d’autres enfants réunionnais dans la même situation que lui. Une vie durant, entre errances et recherches, il tentera de comprendre pourquoi…

Piment zoizos, Les enfants oubliés de la Réunion, Téhem, Steinkis, 2024.

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L’héroïne de Girls Bazaar est une jeune fille Nat (peuple traditionnellement nomade dont le mode de vie a été interdit ce qui les a réduit à la pauvreté en marge de la société). Cela permet de montrer le quotidien de ces familles pour lesquelles chaque jour est un combat, mais aussi la pression sociale et les barrières que se mettent ces filles. Car elles sont élevées dans l’idée que leur seul horizon sera la prostitution. Difficile de remettre en cause un destin qui a touché toute sa famille et ses voisines sur plusieurs générations. Le rôle du sport (ici le kung-fu) est central dans la prise de confiance et la capacité à se défendre.

Ce roman a été écrit par l’activiste indo-américaine Ruchira Gupta suite à son documentaire The Selling of innocents. Alors qu’elle était journaliste, elle a découvert l’ampleur du trafic de petites filles indiennes et a créé l’ONG Apne Aap pour le combattre.

Girls bazaar, Ruchira Gupta, Slalom, 2024.

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Les quatres personnages principaux sont des ados très caractérisés : les jumelles riches, l’ado honteux de sa famille pauvre, et les deux élèves issus de l’immigration… mais c’est aussi le reflet de la société.
En réalité, le propos est pédagogique mais c’est assez bien fait pour que ça n’empiète pas sur les situations auxquelles les jeunes font face. Et leur énergie (ainsi que celle de leur prof dont les difficultés ne sont pas passées sous silence) est plutôt porteuse.

Julie Scheibling a adapté Une brève histoire de l’égalité de Thomas Piketty pour sensibiliser les adolescents à la question des inégalités sociales. Et en effet, cette BD permet aux jeunes lecteurs de s’approprier les concepts et comprendre qu’autour d’eux, il existe de nombreuses différences et inégalités entre les classes.

Jeux de classes, librement inspiré d’Une brève histoire de l’égalité, Quentin Vijoux, Julie Scheibling, Seuil jeunesse, 2025.

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N’ayant pas pu lire ce titre qui a pourtant reçu la majorité des suffrages, nous vous proposons la présentation de l’éditeur.

Pourquoi ça fait si mal ?

Juliette et Mathilde sont amies depuis toujours. En cette rentrée en 4e, Mathilde a des envies de popularité et un crush pour le beau Thomas. Elle se rapproche alors de Karine, qu’elle semble admirer plus que tout. Juliette n’apprécie pas vraiment Karine, sa bande, et les airs rebelles qu’ils se donnent. Une incompréhension grandissante s’installe entre les deux amies. Peu à peu, c’est un étrange mécanisme d’exclusion qui se met en place, jusqu’à ce qu’une photo de Juliette, à demi-nue, soit prise dans les vestiaires…

Ratures indélébiles, Aurelle Gaillard, Camille K., Jungle, 2022.

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Avez-vous lu ces titres ? Lesquels vous ont le plus enthousiasmés ?

Prix A l’ombre du Grand arbre 2026 : les lauréats !

Et voilà enfin le moment tant attendu : celui des résultats du Prix ALODGA ! Depuis un mois, nous vous avons présenté les titres sélectionnés (parus en 2025), et vous avez été invité.es à voter pour vos préférés. Voici donc les lauréats, dans les 6 catégories du Prix !

Catégorie Belles branches (romans ados)

Nos Constellations remporte cette catégorie. Roman très émouvant, qui aborde des thèmes difficiles : harcèlement, deuil, homophobie, c’est l’histoire d’un amour naissant entre deux très jeunes hommes, si profond qu’il renverse tout sur son passage. Dur, parfois, mais aussi sensible et poétique, on referme ce livre avec un pincement au cœur et l’idée, sublime, que l’amour triomphe des difficultés.

Nos Constellations, de Florence Quentin. Ed. Didier Jeunesse. 2025

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Catégorie Grandes feuilles (romans jeunesse)

Vos votes… généreux ont permis au court roman Le musée des générosités de l’emporter ! Très joliment illustré, il fait réfléchir, sans donner de réponses toutes faites, et touchera les enfants comme les plus grand.es. La très belle histoire d’amitié qu’il raconte, plus forte que les préjugés, transmet implicitement des valeurs de générosité, évidemment, mais aussi de non-jugement et de tolérance, sans angélisme pour autant. Quand la littérature jeunesse rime avec finesse.

Le musée des générosités, de Laurence Gillot et Emma Morison, Éditions du pourquoi pas, 2025

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Catégorie Branches dessinées (BD et romans graphiques)

L’envers de nos décors. Créé à l’origine pour le spectacle vivant, ce monologue est l’histoire d’un enfant un peu différent, que son enseignante n’a pas compris. Elle a multiplié les remarques tout au long de l’année, l’abîmant chaque jour un peu plus. Mais aujourd’hui, il va lui répondre et enfin trouver sa place. Cette bande-dessinée aussi sensible que profonde, qui épingle les micro-violences du quotidien, vous a touché.es au bon endroit : en plein cœur.

L’envers de nos décors, de Thomas Scotto et Carole Chaix. Éditions du pourquoi pas, 2025

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Catégorie Racines (documentaires)

Chercheuses d’or est un album documentaire passionnant qui raconte les grandes étapes de la ruée vers l’or au Klondike, mais aussi sa géographie, ses effets sur les peuples autochtones, les étapes de l’orpaillage et, évidemment, la place des femmes dans la société de l’époque. Vous ne vous y êtes pas trompé.es et avez bien compris que c’est une pépite. D’or, évidemment.

Chercheuses d’or, de Flora Delargy, ed. Milan, 2025

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Catégorie Brindilles (albums pour les petit.es)

Vous aviez envie d’un Gros câlin. et l’avez exprimé à travers vos votes ! À la fois livre à compter (à rebours) et bel objet à manipuler, cet album plein de tendresse, que l’on prend plaisir à le lire et relire à son enfant, vous a séduit.es par sa douceur, son interactivité et son message autour de la beauté du monde animal, ainsi que, subtilement, de la notion de consentement.

Gros câlin, d’Anabelle Buxton, ed. la Partie, 2025

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Catégorie Petites feuilles (albums pour les grand.es)

Droméo et Chuliette, très librement inspiré de la plus célèbre pièce de William Shakespeare, raconte avec le sourire, beaucoup de malice et une imagination foisonnantes, tant dans le texte que les illustrations, la (d)romance entre Droméo le dromadaire des quartiers chics, et Chuliette, la chamelle des quartiers populaires. Un concentré de littérature jeunesse comme vous l’aimez : loufoque, intelligente, engagée sans en avoir l’air, drôle sur la forme, sérieuse sur le fond, inventive et créative. Une vraie réussite anti-morosité !

Dromeo et Chuliette, de Marcus Malte et Henri Meunier, Ed. Rouergue, 2025

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Encore un beau succès du Prix ALODGA, pour lequel nous avons mobilisé en équipe, toute notre conviction, notre passion. Félicitations aux lauréats, à leurs auteur.e.s et à leurs maisons d’édition (à noter que l’édition indépendante s’est encore particulièrement illustrée cette année.) Mais plus qu’une compétition, ce Prix a surtout pour objectif de mettre en valeur la richesse infinie d’un pan de la littérature à part entière. La belle littérature jeunesse a quelque chose à nous dire, entre capacité à s’émerveiller et consciences à éveiller. Écoutons-la. Défendons-la, des racines, jusqu’au bout des branches !

Prix ALODGA – catégories Brindilles et Petites feuilles

Vous connaissez les sélections des catégories Belles branches (romans ado), Grandes feuilles (romans jeunesse). Voici les deux suivantes : Petites feuilles (albums pour les grands) et Brindilles (albums pour les petits).

Rappel : vous avez jusqu’au samedi 6 juin 20h30 pour nous indiquer vos titres préférés et les lauréats seront annoncés le lundi 8 juin !

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Catégorie Brindilles

Sur un camaïeu de couleurs, le bébé va découvrir une Terre foisonnante d’animaux plus originaux les uns que les autres. Chaque page offre un élément du paysage qui caractérise l’animal(e). Montrer au tout-petit comment caresser les moustaches des phoques du Groenland ou le bout du nez des chauves-souris nous donne l’envie de connaître d’autres espèce animale mal-aimée ou peu connue.

À la fois livre à compter (à rebours) et invitation à la douceur, il évoque aussi le respect du consentement. Pas mal en 10 pages ! Un album plein de tendresse, qu’on prendra plaisir à lire et relire à son enfant et qui créera des souvenirs communs.

Gros câlin d’Annabelle Buxton – La Partie, 2025

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Ah le fameux doudou perdu, quel drame ! Ici, c’est avec beaucoup de bienveillance que la famille part à la recherche du précieux. L’occasion de nous proposer une balade un peu magique et hors du temps dans la nature. Dans cet album les illustrations nous plongent dans une atmosphère qui oscille entre rêve et réalité. Les couleurs évoluent selon les heures de la soirée et apportent ainsi une inquiétude mêlée d’aventure. Les frontières se brouillent comme pour mieux nous perdre dans cette histoire très onirique. Une lecture commune à retrouver ICI.

L’heure des lapins d’Anne Cortey et Hualing Xu – Thierry Magnier, 2025

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Cet album est un joli conte philosophique sur la vie. Le mulot, trouvant un œuf de merle, décide de le remonter dans son nid, « quoiqu’il en coûte ». Formule bien connue mais qu’il s’applique à lui-même, nuance de taille.

Clin d’œil au mythe de Sisyphe, cette belle histoire nous montre à quel point la persévérance peut nous emmener loin. Grâce à ce jeune mulot, le lecteur apprend l’importance de croire en soi. Il découvre que la vie n’est pas toujours rose, qu’elle est faite de hauts et de bas, de moments doux comme de tempêtes. Mais aussi qu’avec du courage, et « sans lâcher », on peut aller très loin. Même si personne ne croit en nous.

Marche du mulot de Nadine Robert & Valerio Vidali – Saltimbanque, 2025

À vous de voter pour départager ces titres !

Quel titre de la sélection "Brindilles" préférez-vous ?

  • Gros câlin (40%, 6 Votes)
  • La marche du mulot (33%, 5 Votes)
  • L'heure des lapins (27%, 4 Votes)

Total Voters: 15

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Catégorie Petites feuilles

Droméo et Chuliette est un album original, très librement inspiré de la plus célèbre pièce de William Shakespeare, cette histoire d’amour tragique entre deux jeunes gens que tout oppose. Mais point de tragédie ici, puisque au contraire, c’est avec le sourire, de la tendresse, beaucoup de malice et une imagination foisonnantes que Marcus Malte et Henri Meunier revisitent la (d)romance entre Droméo le dromadaire des quartiers chics, et Chuliette, la chamelle des quartiers populaires. De la littérature jeunesse comme on l’aime sous le grand arbre : loufoque, intelligente, engagée sans en avoir l’air, drôle sur la forme, sérieuse sur le fond, inventive, créative. Il y est question d’amoureux fous, évidemment, mais aussi de classe sociale, de langues vivantes, de musiciens morts depuis bien longtemps, de Voltaire et Rousseau, du Larzac et de b(g)osses libres ! Tout un programme…sans le drame ! Tout au long de la lecture, au rythme sans temps mort (parfaite à voix haute), on rit, on s’émeut, les jeux de mots fusent, la poésie se cache dans les détails et les références…Le graphisme est figuratif, coloré, vitaminé, fin dans sa simplicité…Une vraie réussite anti-morosité !

Droméo et Chuliette, de Marcus Malte et Henri Meunier, Rouergue jeunesse, 2025

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Toto, est un album de l’autrice/illustratrice coréenne Hyewon Yum, d’une grande finesse, pour aborder en douceur avec les enfants la question des complexes, du regard de l’autre, de la confiance en soi, de la tolérance, aussi, envers les personnes différentes de la norme. Toto, c’est le surnom qu’a donné la petite héroïne de notre histoire, à la « tâche de vin » qu’elle a sur le front depuis sa naissance. C’est une jolie façon pour elle d’apprivoiser cette particularité physique, dont elle a le sentiment qu’elle la rend « spéciale« , sans vraiment pouvoir exprimer pourquoi. Mais si, au sein de sa famille, Toto ne pose aucun problème,- chacun.e a sa vision de ce qu’apporte cette distinction à l’enfant,- qu’en sera-t-il à l’extérieur, en particulier à l’école ? C’est pourquoi sa maman propose de cacher Toto sous une frange fraichement coupée. la veille de la rentrée, pour, dans un premier temps, mieux s’intégrer…Et justement, la petite fille rencontre Margot, qui devient immédiatement sa meilleure amie. Elles partagent tant de choses et moments complices ! Jusqu’à ce que… A travers cette histoire tendre, aux jolis crayonnés délicats, en noir et blanc, sauf Toto et les émotions qu’il procure à l’enfant, c’est plus largement la parole autour des thèmes de la diversité, de la bienveillance et du respect des différences, sources de richesse, qu’ouvre cet album.

Toto, de Hyewon Yum, Les éditions des éléphants, 2025

Si vous aimez les contes de fée revisités, les albums qui mènent la vie dure aux stéréotypes en tous genre, sans se prendre au sérieux, les histoires dans lesquelles l’imagination et le plaisir de création de l’auteur.ice débordent à chaque page, alors Et à la fin, de Jean-Baptiste Drouot, est fait pour vous ! En effet, alors que son conte commence de façon classique, avec des protagonistes et des décors conformes au genre (un prince sur son destrier, une princesse en détresse, un méchant dragon, un château), l’auteur-illustrateur, en revanche, lui imagine des fins toutes plus farfelues les unes que les autres : « Le prince vint sauver la princesse, mais se trompa de château », « Le prince arriva trop tard, la princesse s’était sauvée toute seule » ; « La princesse tua le dragon et ouvrit une rôtisserie », « la princesse fut enlevée par des extra-terrestres »,etc. et même une inversion des rôles ! D’autant que sa propre famille, qui apparaît en guest dans l’album, et les personnages eux-mêmes, par moments, semblant vouloir reprendre le contrôle, interviennent et perturbent son imagination déjà débordante…Comment tout cela va-t-il bien pouvoir se terminer ? Illustrations et textes rivalisent d’humour, de détails, de références, de rythme et de surprises, dans un album qui casse les codes (et les clichés), ode à l’imagination, à la liberté de créer et au pouvoir des histoires, qui sait parler au cœur des enfants comme des adultes. Et à la fin…ils liront ensemble beaucoup de livres.

Et à la fin, de Jean-Bapiste Drouot, Hélium, 2025

À vous de voter pour départager ces titres !

Quel titre de la sélection "Petites feuilles" préférez-vous ?

  • Droméo et Chuliette (47%, 7 Votes)
  • Et à la fin (27%, 4 Votes)
  • Toto (27%, 4 Votes)

Total Voters: 15

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Lecture commune : L’heure des lapins

En pleine lecture des ouvrages pré-sélectionnés pour le Prix ALODGA, nous nous sommes réunies pour une lecture commune autour de cet album d’Anne Cortey et de HuaLing Xu, qui nous invite à une balade hors du temps et des sentiers battus.

L’heure des lapins, d’Anne Cortey et Hua Ling Xu. Ed. Thierry Magnier, 2025.

Liraloin : Je pense que vous connaissiez toutes Anne Cortey mais est-ce que l’illustratrice Hualing Xu vous était connue ? 

Sev : Oui, avec 2 albums précédents, Frères, dont vous aviez aussi fait une lecture commune, et un titre comme Même quand je ne suis pas là ? Je les trouve magnifiques tous les deux ! De mémoire, elle était présente au SLPJ en 2025, non ? Il me semble l’avoir vue avec Anne Cortey chez Thierry Magnier… 

Héloïse : Je l’ai découverte avec l’album Frères, que j’aime beaucoup. C’est la seconde fois que je peux admirer son trait. 

Lucie : Oui, c’est elle qui a illustré le magnifique album Frères dont on a fait une LC ici ! Mais je crois que je ne connais rien d’autre d’elle. Je ne vais pas tarder à y remédier…

Liraloin : Je l’ai connu grâce au titre Frères qu’elle a également illustré paru en 2023. Sa technique de dessin est remarquable, ses peintures sont magnifiques. Tu as raison Héloïse, cette illustratrice a un trait super original.

Frères, de Marie le Cuziat, illustré par Hua Ling Xu. Ed L’étagère du bas, 2023

Sev : Est-ce que vous savez si elle est “peintre” par ailleurs ? Je veux dire si elle crée des tableaux qu’elle expose ?

Liraloin : En allant regarder son site je vois qu’elle réalise des tableaux. Je pense qu’elle doit exposer : https://xuhualing.com/index.php 

Sev : J’irai le voir, alors, parce que vraiment, j’adore ce qu’elle fait ! Merci pour le lien !

Liraloin : Toujours très sensible à la reliure d’un album mais aussi à la maquette (première de couverture, couvertures intérieures…), qu’est ce que vous avez pensé de la 1ere et de la 4eme de couverture ? 

Sev : Ce lapin géant m’a happée ! J’ai immédiatement été séduite par les couleurs chaudes, ces tons rouge/jaune/orangé. Et j’ai également bien aimé la police du titre, qui rappelle la rondeur du soleil couchant également présent.

Héloise : Oui, la première de couverture est très belle, avec ces couleurs chaudes, à l’image d’un coucher de soleil envoûtant. C’est une invitation au voyage, en quelque sorte. 

Lucie : A vrai dire les couleurs sont un peu trop flashy pour moi (jaune, orange, rose et violet du titre), cette couverture ne m’attirait pas beaucoup. Mais, en réalité elle convient parfaitement à l’ambiance de fin de journée en Provence. Ce qui m’a plu immédiatement en revanche, c’est la douceur de la couverture au toucher (ça change du filmolux de la bibliothèque). Et la quatrième avec le détail des pieds qui avancent sur le chemin est très chouette.

Liraloin : La première de couverture m’a fait penser à cette forme que l’on imagine dans les nuages lorsqu’on contemple le ciel. C’est une invitation également à admirer le coucher du soleil, ce dégradé de couleur entre orange et rose nous indique à quelle temporalité va se situer l’histoire. J’aime la 4ème de couverture, elle nous indique qu’une aventure va avoir lieu (avec comme indices ce chemin caillouteux et les sandales). Lorsqu’on ouvre le livre on tombe sur cette magnifique double couverture intérieure orange. 

Sev : J’aime bien le résumé, qui va de suite à l’essentiel avec la première phrase, puis laisse une part de mystère. Comme Lucie, j’apprécie le toucher doux du livre.

Liraloin : En effet, je suis complètement d’accord avec vous. Le touché est super doux. Faut dire que le filmolux dans les médiathèques ne nous font pas apprécier ce sens.  

Liraloin : Ah la perte du doudou (qui ne l’a pas vécu lève le doigt !). Tout de suite l’heure est grave et on le sait, un enfant sans son doudou = catastrophe et nuit agitée. Qu’avez-vous pensé de ce découpage qui dès le départ nous fait entrer dans l’histoire ? 

Sev : Oh oui, la perte de cet objet transitionnel ! C’est une hantise pour tous les parents concernés. Je trouve que l’image du volcan est utilisée à bon escient car on imagine une déflagration, certes, mais aussi les conséquences que tu décris, Liraloin : nuit agitée, larmes, etc. Comme la lave qui se répand…

Lucie : On n’a jamais eu de perte de doudou ici, mais j’imagine sans mal la cata quand ça arrive ! Pour moi il y a deux éléments, la perte du doudou, mais aussi (surtout !) la décision immédiate de partir à sa recherche malgré l’heure tardive. Sur la première illustration, les larmes de Dorémus en premier plan brisent le cœur du lecteur et les aînés ne minimisent pas la perte. J’ai beaucoup aimé cette attention à la parole des enfants qui revient plusieurs fois dans l’histoire.

Héloïse : La perte d’un doudou, quelle catastrophe ! Effectivement, c’est quelque chose que j’ai vécu avec mes enfants, et il n’y avait qu’une priorité à chaque fois, le retrouver ! Heureusement, à chaque fois, on a pu récupérer le “précieux”. J’aime bien ton interprétation du volcan Sev, je n’y avais pas pensé. Et oui, d’accord avec toi Lucie, c’est important de relever la bienveillance et l’attention portée aux enfants dans ce récit. 

Sev : Les adultes écoutent les petits, c’est très important. On a trop souvent tendance à vouloir les faire grandir trop vite. J’entends par là leur servir un discours de type : “Tu es grand maintenant, tu peux te passer de ton doudou” (valable pour lâcher sa tétine, arrêter de sucer son pouce), pour se faciliter les choses. Or, ce n’est pas le cas ici. Le chagrin de Dorémus n’est pas concevable. Il faut agir.

Liraloin : Merci de le souligner Sév ! Carrément, c’est toute la famille qui est concernée. Ici nous découvrons d’emblée les membres de la famille. Chaque personnage nous est présenté comme on entrerait dans une BD, j’ai trouvé cela original. Tout le long de l’album la lectrice-le lecteur va alterner sa lecture entre illustration pleine page et texte directement incrusté dans la peinture ou non.

Liraloin : D’où cette question : Quelles impressions ressortent le plus dans cette histoire car le sujet est assez classique (la perte du doudou) ?

Sev : Pour moi, c’est clairement la solidarité familiale. Le fait que tout le monde participe aux recherches et est actif, y compris le premier concerné, Dorémus, voire plus ! Au début de “l’expédition”, on peut lire :

Louis regarde à gauche. Marthe à droite. Dorémus tourne la tête de tous les côtés.

Lucie : Rien qu’en mot clé sur Booknode tu as 21 livres, c’est dire si c’est un sujet récurrent ! Mais exploité de cette manière je n’avais jamais lu. C’est aussi le point de départ de Jack et la grande aventure du Cochon de Noël de J.K. Rowling dont on a aussi fait une LC. Mais dans ce titre la perte était due à un conflit dans la fratrie et le doudou perdu était remplacé par un exemplaire neuf. Du moins au début de l’histoire. Autant dire que le propos était très différent.

Héloïse : Au final, pour moi, cette recherche du doudou est aussi une invitation à partager un moment un peu hors du temps, magique, en pleine nature. Il y a comme un mélange entre réel et irréel dans l’histoire les frontières sont floues : est-ce qu’on rêve, ou non ?

Liraloin : Bien vu Héloïse. Je vous rejoins complètement sur la solidarité familiale qui se met en place de façon quasi instantanée et cela fait du bien de le lire. Il y a un côté complètement magique et irréel, et sans trop divulgâcher c’est ce traitement qui m’a beaucoup plu.

Lucie : Je te rejoins aussi Héloise. Cette quête prend la forme d’une balade familiale un peu hors du temps. Comme un moment d’été volé pendant les vacances. C’est très doux. Cela questionne en effet le réel et l’imaginaire et à ce titre le personnage de la grand-mère, restée à la maison pour préparer le dîner, est vraiment intéressant. Comme le lecteur elle se demande “si tout cela est bien réel”.

Sev : Comme vous dites, cette envie de prolonger l’instant, une fois le doudou retrouvé, c’est très attendrissant. Comme toi, Lucie, le personnage de la grand-mère, qui s’interroge sur la réalité des faits, m’a interpellée. En revanche, la féministe (rabat-joie ??!!?) en moi ne peut s’empêcher de se demander si l’histoire aurait été différente si c’était le grand-père qui était resté à la maison préparer le repas, et la grand-mère partie à la recherche du doudou. Je trouve que le stéréotype a la vie dure. A l’homme, l’action et le résultat. A la femme, l’attente et la préparation du repas… C’est un peu dommage. Mais c’est le seul questionnement que j’ai par rapport à cette famille.

Liraloin : Est-ce que ce n’est pas générationnel finalement car je suis du même avis que toi Sév mais la plupart du temps dans la vie c’est tout de même les grands-pères qui sont dans l’action et la grand-mère à faire des tâches ménagères et s’inquiéter. Oui, car l’inquiétude est ultra présente lorsqu’on la voit à la fenêtre…

Lucie : A vrai dire Sev je me suis interrogée aussi sur ce point mais finalement qu’un grand-père se mette en route pour chercher un doudou est déjà un progrès en soi. Et cela piétine par la même occasion le cliché selon lequel les hommes sont plus rationnels que les femmes. Finalement ça ne me dérange pas du tout que la grand-mère soit restée. Laisser le grand-père à la maison aurait pu donner l’impression qu’il se désintéressait du sujet.

Sev : Tu as raison Lucie. Beaucoup d’hommes, surtout déjà âgés, s’en seraient désintéressés. En vérité, cette situation me questionne un peu, mais ne me choque pas.

Lucie : Je ne sais pas ce que vous en pensez mais pour moi on est hors clichés ici. Cette attention à la parole des petits-enfants m’ont immédiatement rendu les grands-parents sympathiques. Cela se reproduit quand Marthe dit qu’elle a besoin de silence pour se concentrer sur la recherche du doudou. Aucune moquerie ni dans la fratrie ni de la part du grand père, juste du respect et de la bienveillance. Ça fait du bien !

Liraloin : Complètement Lucie, ça fait vraiment du bien et le fait que cette randonnée-recherche se déroule durant le coucher du soleil apporte de l’apaisement. Je crois qu’Anne Cortey est attachée elle-même à ces valeurs familiales, enfin j’aime à le penser.

Sev : Non mais vraiment, je ne dis pas que je suis contrariée ! Anne Cortey est bien plus talentueuse que ça, que ma “polémique qui n’en est pas”, il y a dans tout cet album une bienveillance et une douceur, une atmosphère apaisante qu’elle retranscrit très joliment.

Lucie : La tendresse se retrouve dans le vocabulaire avec le jeu sur le terme “lapin” qui désigne aussi bien le doudou que les vrais lapins, mais aussi les petits enfants ainsi nommés par le grand-père.

Sev : Effectivement, que celui ou celle qui n’a jamais appelé quelqu’un qu’il aime “mon lapin” nous jette la première…carotte ! 😉 Blague à part, c’est très bien vu ! D’ailleurs, je me fais la réflexion à l’instant grâce à vous : “l’heure des lapins” du titre désigne un moment de la journée, certes. Mais ne pourrait-on pas aller plus loin et se dire que c’est peut-être aussi l’heure que grand-père et petits-enfants ont passée ensemble ? Je ne sais pas si je suis claire…

Liraloin : Mais oui ! Tu as raison Sév, cette heure des lapins entre réel et irréel. Entre chien et loup.

Lucie : Carrément, je n’y avais pas pensé non plus. C’est tout à fait ça ! 

Héloïse : Et ces lapins qui font irruption dans le récit… C’est vraiment à ce moment pour moi que la magie commence à se manifester. 

Sév : Mais oui, Hélo, c’est vrai ! La magie commence à ce moment-là !

Liraloin : J’aime beaucoup ce moment où il me semble que la lune est la cheffe d’orchestre de ce moment fabuleux. Elle est là toute ronde à observer ce petit monde en bas.

Héloïse : Les paysages, de fin de journée ou de nuit, sont tellement beaux, il faut dire dans cet album. On sent toute la beauté et la bienveillance de la nature. La nature livre un beau spectacle à ses invités d’un soir, nous invitant en tant que lecteurice, à l’admirer nous aussi. 

Lucie : Tiens, j’ai une question à ce propos : Chaque illustration est un véritable tableau, en avez-vous une préférée ?

Sev : En lien avec la remarque d’Héloïse, sur l’arrivée des lapins, je dirais que mon illustration préférée est celle de l’œil de Doremus avec le reflet du lapin sur l’iris ET la larme, dont on sait qu’elle est d’émotion. Il pleure de joie. J’adore. 

Liraloin : La pleine page où les 4 lapins assis dans l’herbe observe en hauteur le grand-père et les 3 petits enfants sur le chemin. Eux c’est nous !

Héloïse : J’adore les couleurs de celle où ils sont assis en demi-cercle tous ensemble, juste à côté de la lune, justement. Elle a un côté chaleureux, un moment partagé, de communion en famille, tous ensemble. J’aime aussi beaucoup celle de nuit, avec le lapin géant en ombre sur la forêt et la maison, seule lumière dans la nuit. 

Lucie : Comme Liraloin, j’aime quand Hualing Xu joue avec la profondeur de champs : dans la première illustration avec Dorémus qui pleure en premier plan et sa mamie qui cherche derrière, et évidemment (ma préférée) les lapins sur la colline et les humains sur le chemin en contrebas. Mais le passage des retrouvailles et juste après sont aussi très beaux, vous avez raison !

Sev : Mais comme Liraloin et Lucie, j’aime aussi beaucoup celle où les 4 lapins sont assis dans l’herbe et semblent observer la famille de… 4 humains ! 

Lucie : La lune qui remplace l’œil de Dorémus, c’est très cinématographique, on imagine tout à fait un fondu à ce moment-là de l’album.

Liraloin : Mais oui Lucie, je n’avais pas remarqué trop forte ! Et comme le dit Sev, dans l’iris de Doremus on y voit le lapin !

Sev : D’une manière plus générale à propos des illustrations de Hualing Xu. Comme dans les autres albums que nous avons cités, j’apprécie son talent, je trouve, pour illustrer le mouvement.

Lucie : Et parallèlement, je trouve qu’Anne Cortey a une écriture à la fois poétique et sensorielle. Ça sent bon la Provence avec la lavande, les pins et les cèdres, et dans le même temps il y a des phrases extra, comme “les lapins font la course du temps perdu”… trop joli !

Sev : Tout à fait, Lucie. Je trouve le vocabulaire utilisé assez riche, mais sans être trop abstrait. Par exemple, j’aime particulièrement le paragraphe de la page où le doudou apparaît, la sémantique du mouvement apporte vraiment un plus à l’illustration (ou le contraire ?) : “chancelant” “se frotte les yeux” “galoper” “folle équipée” “cavale”.

Liraloin : A lire à voix haute, un régal dans les dialogues et le ton donné lorsque les sentiments sont trop forts pour Dorémus. Cette phrase que tu cites Lucie est tellement poétique !

Héloïse : Mais oui, à lire à voix haute, c’est un régal ! On passe à la traditionnelle question finale, à qui conseilleriez-vous cet album ?

Lucie : A tous les rêveurs, les amoureux de la nature, des promenades familiales…  À ceux qui ont déjà perdu un doudou ou qui craignent que ça arrive (parce que ce n’est pas si grave si ça devient l’occasion d’une balade nocturne), aux petits et aux grands(-parents ?) pour qu’ils se retrouvent autour de cette jolie histoire. A pas mal de monde en fait !

Liraloin : Aux familles qui ne se connectent plus entre elles. A partir de 5 ans en lecture à voix haute.

Héloïse : Je vous rejoins, il est adorable, pour petits comme grands lecteurs. Qui n’y liront pas forcément la même chose, mais c’est encore mieux si c’est en lecture partagée, pour retrouver justement la chaleureuse ambiance de cette virée familiale. 

Sev : Je conseillerais cet album à qui apprécie les albums dans lesquels le lien intergénérationnel est mis en valeur, celles et ceux qui aiment les illustrations qui ressemblent à des tableaux

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Nous espérons vous avoir donné envie de découvrir L’heure des lapins, et pourquoi pas de partir faire une balade au coucher du soleil, en famille !

EVAR en primaire, une sélection de livres jeunesse

Comme nous l’évoquions dans le premier article EVAR consacré aux titres à destination des enfants de maternelle, nous sommes blogueuses de littérature jeunesse mais aussi mamans et, pour certaines, enseignantes, nous avons eu envie de recenser les ouvrages pouvant accompagner les enseignants dans la mise en place de ce nouveau programme. Documentaires, albums, premières lectures ou romans, nous les avons classés selon les entrées du programme pour faciliter leur utilisation. Nous avons tenté d’être le plus exhaustives possibles pour que chacun et chacune puisse trouver les supports qui convient le mieux.

Merci aux attachées de presse qui nous ont aidées à élaborer cette liste : Annick Antoniazzi (Éditions du Pourquoi pas ?), Sophie Bès de Berc (éditions Milan), Gilberte Bourget (L’agrume / Syros), Louise Brouilhet (Didier Jeunesse), Amandine Byrotheau (Rue du monde), Abélia Catty (Little Urban), Cécile Emeraud (Voce Verso), Emma Georges (Casterman), Célia Giglio (Pocket Jeunesse / Slalom), Manon Lalouelle (L’école des loisirs), Anaïs Malherbe (Sarbacane), Amélie Müller (Editions de l’Isalis), Yves Nadon (Editions d’Eux), Audrey Sauser (Editions du Ricochet), Elisabeth Tielemans (agence Mauvaise Herbe) et Valéria Vanguelov (Grasset jeunesse).

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Notre sélection pour le primaire

Cours préparatoire

Ouvrages généraux pour se questionner : la série Max et Lili, Dominique de Saint-Mars et Serge Bloch, Calligram, depuis 1992.

Se connaître, vivre et grandir avec son corps

Notions et compétencesOuvrages de littérature jeunesse
Nommer les parties du corps, dont les parties intimes, avec un vocabulaire scientifique précis.• C’est ta vie !, Thierry Lenain et Benoît Morel, Oskar, 2013.
• Le Petit Guide de la Foufoune Sexuelle : découverte du corps, des émotions, du consentement, Julia Pietri, éditions Better Call Julia, 2021.
Zizi, Zézette : modes d’emploi, Michaël Escoffier, Séverine Duchesne, Frimousse, 2015.
• Tout sur les zézettes et les zizis, Anna Roy, Mademoiselle Caroline, Flammarion, 2023.
Corps, amour, sexualité : les 120 questions que vos enfants vont vous poser, Charline Vermont, Albin Michel, 2022.
Les P’tits potes – Pas la piscine !, Anna Roy, Madame Caroline, Casterman, 2025.
Identifier les points communs et les différences physiques entre les filles et les garçons.• Garçon et Fille, Hilde Matre Larsen, Cambourakis, 2018.
Est-ce que filles = garçons ?, Stéphanie Duval, Clémence Lallemand, Gulf Stream, 2019.
• Marre du rose !, Nathalie Hense, Ilya Green, Albin Michel Jeunesse, 2009.
• Rose Bleu et Toi, Elise Gravel, Alice Jeunesse, 2022.
• Le petit garçon qui aimait le rose, Jeanne Taboni Miserazzi, Des ronds dans l’O, 2011.
• Longs cheveux, Benjamin Lacombe, Talents Hauts éditions, 2010.
• La dictature des petites couettes, Ilya Green, Didier Jeunesse, 2025.
• Je suis une fille !, Yasmeen Ismail, Milan, 2015.
• Les filles peuvent le faire… aussi !, Sophie Gourion, Isabelle Maroger, Editions Günd, 2019.
• Les garçons peuvent le faire… aussi !, Sophie Gourion, Isabelle Maroger, Editions Günd, 2019.
• Histoire de Julie qui avait une ombre de garçon, Christian Bruel, Thierry Magnier, 2014.
• Lotte fille pirate, Sandrine Bonini et Audrey Spiry, Sarbacane, 2014 (ressources pédagogiques disponibles sur le Site PRO).
Définir ce qu’est son intimité (corps, pensées, écrits) et celle des autres.• Mes p’tites questions, L’intimité et le consentement de Manon Paulic, Milan, 2024.
• Mon corps m’appartient ! Respect, intimité, consentement, parlons-en, Isabelle Filliozat,Margot Fried-Filliozat, Isabelle Maroger, Nathan, 2022.
Comprendre que toute personne a le droit au respect de son intimité.• Anti-bisous, Marie Lenne-Fouquet, Editions Talents Hauts.
• La porte, Michel Van Zeveren, L’école des loisirs, 2008.
Les P’tits potes – Les bisous, c’est obligé ?, Anna Roy, Madame Caroline, Casterman, 2026.
Le cochon qui voulait dire “non”, Carine Paquin, éditions Michel Quinton, 2023.
Développer sa connaissance de soi.Tu peux, Élise Gravel, Alice éditions, 2020.
Tout le monde, Élise Gravel, Scolastic, 2021.
Ce qui te rend unique, Chris Saunders, Gautier-Languereau, 2023.
Le grand livre des superpouvoirs, Susanna Isern, Rocio Bonilla, Père Fouettard, 2019.
Mes super qualités, Ruth Martin, Fotini Tikkou, Quatre fleuves éditions, 2023.
Le joyau intérieur, Anna Llenas, Glénat Jeunesse, 2024.

Rencontrer les autres et construire des relations, s’y épanouir

Notions et compétencesOuvrages de littérature jeunesse
Comprendre, identifier et nommer ses sentiments et ses émotions, savoir les gérer.• BOUM BOUM et autres petits et grands bruits de la vie, Catherine Latteux, Mam’zelle Roüge, Editions Pourpenser, 2018.
La petite fille qui avait peur de tout, Aurora Cacciapuoti, Grasset jeunesse, 2022.
Quelle émotion ?!, Cécile Gabriel, Mila, 2007.
Mes p’tites questions : Les émotions, Astrid Dumontet, Axel Langlois, Milan, 2014.
Exprimer ses sentiments et ses émotions de façon appropriée.Noli qui dit non !, Antje Damm, Rue du monde, 2025.
De vert de rage à Rose bonbon, Annie Mollard-Desfour, Bénédicte Rivière, Blexbolex, Albin Michel Jeunesse, 2006.
Des mots plus légers, Youn Young-Seon, Jeun Keum-Ha, Chan-Ok éditions, 2009.
A quoi penses-tu ?, Laurent Moreau, Hélium, 2011.
Résoudre des conflits de façon constructive.• Le gang des 11, Rocio Bonilla, Père Fouettard, 2023.
Un renard dans mon école, Olivier Dupin, Ronan Badel, Gautier-Languereau, 2021.
• Edgar et la malédiction du corbeau, Séverine Gauthier, Clément Lefèvre, Little Urban, 2025.
• L’ennemi, Davide Cali, Serge Bloch, Sarbacane, 2016.
Waterloo & Trafalgar, Olivier Tallec, Flammarion, 2012.

Trouver sa place dans la société, y être libre et responsable

Notions et compétencesOuvrages de littérature jeunesse
Identifier différents liens familiaux, se rendre compte de la diversité des structures familiales.
















Respecter la diversité des structures familiales.
Diversité des familles
Affiche d’Elise Gravel téléchargeable ici : https://elisegravel.com/blog/familles-diverses/
• Camille veut une nouvelle famille, Yann Walcker, Mylène Rigaudie, Auzou, 2022.
• Une famille c’est une famille tout simplement, Sara O’Leary, Qin Leng, Les Arènes, 2022.
• Un air de familles, Béatrice Boutignon, Le Baron perché, 2013.
• L’arc-en-ciel des familles, Muriel Douru, KTMéditions, 2014.
• Autant de familles que d’étoiles dans le ciel, Émilie Chazerand, Clémence Sauvage, La ville brûle, 2024.
Toutes les familles de mon village, Ophélie Célier, P’tit Kiwi, 2021.
Le Cadeau, Louison Nielman, Barroux, 2024.
• Les P’tits potes – Au secours un bébé arrive !, Anna Roy, Madame Caroline, Casterman, 2025.

Parents divorcés 
• Le dé-mariage, Babette Cole, Seuil Jeunesse, 2014.
• L’amour en poche, Eric Sanvoisin, Editions du pourquoi pas ?, 2024.
• Notre neige à nous, Thomas Scotto, Marion Novion, Mango, 2019.

Liens familiaux
• Quand on est au milieu, Anika A. Denise, Kaléidoscope, 2024.
• Frères, Marie Le Cuziat, Hua Ling XU, L’étagère du bas, 2023.
• Je suis petite, Qin Leng, Bayard, 2018.

Famille monoparentale
• Rosalie, Ninon Dufrenois, Julien Martinière, Voce Verso, 2022.
• La maison bleue, Phoebe Wahl, Les éditions des éléphants, 2020.

Famille recomposée
• Mon premier demi-frère, Davide Cali, Amélie Graux, Little Urban, 2019.

Famille homoparentale
• Mes deux mamans, Anna Zobel, Bernadette Green, Talents Haut éditions, 2021.
• Des lions même pas en cage, Arnaud Tiercelin, Editions du Pourquoi Pas ?, 2018.
Pomine & Pomette, Praline Gay-Prara, Lauranne Quentric, Didier Jeunesse, 2024.
• Et avec Tango, nous voilà trois !, Justin Richardson, Peter Parnell, Henry Cole, Rue du Monde, 2013.
Développer la connaissance de soi et les liens sociaux.• La légendaire histoire du colibri qui sauva l’Amazonie, Gwendoline Raisson, Mouche, L’école des loisirs, 2019.
Le conte chaud et doux des Chaudoudoux, Claude Steiner, Pef, InterEditions, 1984.
L’arbre généreux, Shel Silverstein, L’école des loisirs, 1964.
Mon ami, Astrid Desbordes, Pauline Martin, Albin Michel Jeunesse, 2015.
Tu peux y arriver… ou le secret de l’entraide, Olivier Clerc, Gaia Bordicchia, Flammarion, 2021.
La valise, Chris Naylor-Ballesteros, L’école des loisirs, 2019.

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Cours élémentaire première année

Ouvrages généraux pour se questionner : la série Les Goûters Philo, Brigitte Labbé, Michel Puech, Jacques Azam, Milan éditions, depuis 2002.

Se connaître, vivre et grandir avec son corps

Notions et compétencesOuvrages de littérature jeunesse
Comprendre que la croissance entraîne des changements physiques.Bientôt ados ! Petit guide sans tabou de la puberté, Jacqui Bailey, Sarah Naylor, Casterman, 2024.
Prendre conscience que chaque personne a un corps unique et qu’il existe des différences en termes de taille, de morphologie, de fonctionnement et de caractéristiques, etc.





Apprendre à respecter son corps, celui des autres, leurs différences, leur singularité.
Dans le cœur gros d’Anouk, Mathou, Robert Laffont, 2022.
Homme de couleur, Jérome Ruillier, Bilboquet, 2001.
Oreilles papillons, Luisa Aguilar, André Neves, Père Fouettard, 2014.
La petite poule noire, Martina Schlossmacher, Gider Iskender, Mijade, 2012.
Tous différents !, Todd Parr, Bayard Jeunesse, 2020.
Tous pareils !, Petites pensées de sagesse caribou, Édouard Manceau, Milan, 2008.
• Tous différents, tous pareils !, Arnaud Alméras, Robin, Gallimard jeunesse, 2020.
• Tous pareils, tous pas pareils, Michel Séonnet, Olivier Pasquiers, Rue du Monde, 2010.
5 questions à poser à un oiseau, Laurence Gillot, Guilin Braïda, éditions du Pourquoi pas, 2026.
Savoir protéger son intimité : préserver son intimité, c’est pouvoir créer un espace où l’on se sent bien, un espace à soi où l’on peut s’isoler.• Le petit livre pour dire NON aux abus sexuels, Delphine Saulière, Bernadette Després, Bayard Jeunesse, 2015.
• Mon petit trésor, Christine Naumann-Villemin, Sibylle Delacroix, L’école des loisirs, 2024.
Développer une bonne connaissance de soi.• Et toi ? et toi ?, Christian Voltz, Le Rouergue, 2022.
On n’est pas des moutons, Claire Cantais, Yann Fastier, La ville brûle, 2016.

Rencontrer les autres et construire des relations, s’y épanouir

Notions et compétencesOuvrages de littérature jeunesse
Identifier et différencier plusieurs types de sentiments et de relations amoureuses et amicales.• Amitié, tout ce qui nous lie, Heike Faller, Valerio Vidali, Editions du sous-sol, 2020.
• Zizi, lolos, smack !! Delphine Godard et Nathalie Weil, Nathan
• Ma sexualité de 6 à 9 ans, Jocelyne Robert, éditions de l’Homme, 2016. 
• Mademoiselle Zazie a-t-elle un zizi ?, Thierry Lenain, Editions Nathan, 2011.
• C’est ta vie ! L’encyclopédie qui parle d’amitié, d’amour et de sexe aux enfants,  Thierry Lenain et Benoit Morel, éditions Oskar, 2015.
• Où sont les filles ?, Claire Renaud et Églantine Ceulemans, Sarbacane, 2018.
Décrire les principales composantes d’une relation positive (par exemple, la confiance, l’échange, le respect, le soutien, l’empathie et l’entraide).Le conte chaud et doux des Chaudoudoux, Claude Steiner, Pef, InterEditions, 1984.
J’ai rien dit, Stéphanie Boyer, Elisa Gonzalez, Les 400 coups, 2022.
La légendaire histoire du colibri qui sauva l’Amazonie, Gwendoline Raisson, Mouche, L’école des loisirs, 2019.
L’arbre généreux, Shel Silverstein, L’école des loisirs, 1964.
Mon ami, Astrid Desbordes, Pauline Martin, Albin Michel Jeunesse, 2015.
Tu peux y arriver… ou le secret de l’entraide, Olivier Clerc, Gaia Bordicchia, Flammarion, 2021.
La valise, Chris Naylor-Ballesteros, L’école des loisirs, 2019.
Prendre conscience que le genre, le handicap ou l’état de santé ne sont pas un obstacle pour nouer des amitiés.Handicap
• Le miroir de Lorenzo, Sarah Khoury
Georges le collectionneur désordonné, Pauline Ferrand, Grasset jeunesse, 2025.
Comprendre qu’il est possible d’apprécier et d’aimer qui on veut, d’avoir et d’exprimer ses préférences, et prendre conscience de l’importance de respecter les différences.Différences physiques
• Comme un million de papillons noirs, Laura Nsafou, Barbara Brun, Cambourakis, 2018.
Kaïg, Eric Simard, Jean-Loup Felicioli, Suros, 2024.
Les gens sont beaux, Baptiste Beaulieu, Qin Leng, Les Arènes, 2022.

Différences sociales
• Le musée des générosités, Laurence Gillot
• Taupe et Mulot, Faire famille, Henri Meunier

Genre
• Julian est une sirène, Jessica Love, Pastel, 2020.
• Princesse Pimprenelle se marie, de Brigitte Minne et Trui Chielens, CotCotCot Éditions, 2020.
• Jérome par coeur, Thomas Scotto, Olivier Tallec, Actes Sud jeunesse, 2009.
Identifier ses droits et ses devoirs au travers d’exemples simples.Les Goûters Philo, Les droits et les devoirs, Brigitte Labbé, P.-F. Dupont-Beurier, Jacques Azam, Milan, 2020.

Trouver sa place dans la société, y être libre et responsable

Notions et compétencesOuvrages de littérature jeunesse
Savoir définir et repérer des stéréotypes, notamment de genre, et des discriminations.• A quoi tu joues ?, Marie-Sabine Roger, Anne Sol, Sarbacane, 2018.
• Dînette dans le tractopelle, Christos, Mélanie Grandgirard, Talents hauts, 2009.
• Hector, l’homme extraordinairement fort, Magali Le Huche, Didier jeunesse, 2008.
• La révolte des cocottes, Adèle Tariel, Céline Riffard, Talents hauts, 2021.
• Blanche-Neige et les 77 nains, Davide Cali, Raphaëlle Barbanègre, Talents hauts, 2016.
• Roule, Ginette, Anne Dory, Mirion Malle, La ville brûle, 2021.
• Le foot c’est ensemble !, Rémi Chaurand, Sébastien Chebret, Hachette éducation, 2023.
• Poussins Poussines, Laurent Cardon, Père Fouettard, 2024.
• A calicochon, Anthony Browne, Kaléidoscope, 2010.
• Pourquoi papi ne fait pas la vaisselle ?, Thomas Piet, Fanny Vella, Ophélie Celier, Petit Leduc, 2024.
• Vite, vite, chère Marie !, Erik Blegvad, Niels Mogens Bodecker, Autrement, 2008.
• La petite rouge courroux, Victoria Dorche, Raphaële Frier, Sarbacane, 2021.
• Dagfrid, à Thor et à travers, Agnès Mathieu-Daudé, Olivier Tallec, Mouche, L’école des Loisirs, 2020.
• Histoire de Julie qui avait une ombre de garçon, Christian Bruel, Anne Galland, Anne Bozellec, Thierry Magnier, 2014.
• Camille aux papillons, Mary Wenker, Amélie Buri, Editions loisirs et pédagogie, 2021 (dossier pédagogique disponible sur le site de l’éditeur).
Ma sœur est une brute épaisse, Alice de Nussy, Sandrine Bonini, Grasset jeunesse, 2018.
Prendre conscience que les stéréotypes, notamment de genre, varient selon les lieux et les époques.• La parité : filles & garçons, Carina Louart, Eva Coste, Actes Sud jeunesse, 2020.
• Des femmes et des hommes, Equipo Plantel, Luci Gutierrez, Rue de l’échiquier, 2020.
• Il n’y a pas si longtemps, Thierry Lenain, Olivier Balez, Sarbacane, 2005.
• La revanche des princesses, Sandrine Beau, Clémentine Beauvais, Charlotte Bousquet, Alice Brière-Haquet, Anne-Fleur Multon, Carole Trébor, Poulpe fictions, 2019.
Prendre conscience que les stéréotypes peuvent entraîner des préjugés et des discriminations• Tous pour une !, Nancy Guilbert, Léonie Koelsch, Kilowatt, 2022.
Qui veut jouer au foot ?, Myriam Gallot, Syros, 2019.
• Un futur pour elles, Plan International, Adolie Day, Larousse Jeunesse, 2024.
• Compte sur moi, Miguel Tanco, Grasset jeunesse, 2025.
• Une place dans la cour, Gaël Aymon, Caroline Modeste, Talents Hauts éditions, 2011.
• Qui veut jouer au foot ? et autres histoires d’égalité pour les filles et les garçons, Myriam Gallot, Claudine Aubrun, Claire Ubac, Zelda Zonk, Syros, 2023.
Développer des relations sociales constructives (comportements tels que l’acceptation, la collaboration, la coopération, l’entraide).Le conte chaud et doux des Chaudoudoux, Claude Steiner, Pef, InterEditions, 1984.
La légendaire histoire du colibri qui sauva l’Amazonie, Gwendoline Raisson, Mouche, L’école des loisirs, 2019.
L’arbre généreux, Shel Silverstein, L’école des loisirs, 1964.
Tu peux y arriver… ou le secret de l’entraide de Olivier Clerc, Gaia Bordicchia, Flammarion, 2021.
J’ai rien dit, Stéphanie Boyer, Elisa Gonzalez, Les 400 coups, 2022.
Savoir penser de façon critique (biais, influences).• La meilleure façon de marcher, Anna Castagnoli et Gaia Stella, Grasset jeunesse, 2019.
On n’est pas des moutons, Claire Cantais, Yann Fastier, La ville brûle, 2016.
• Le gang des 11, Rocio Bonilla, Père Fouettard, 2023.
Comment ton cerveau se laisse piéger, Alexandre Pinault, Thomas Tessier, Rue des Enfants, 2021.
Gare à la toile, Coralie Saudo, Séverine Duchesne, Piktos jeunesse, 2026.

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Cours élémentaire deuxième année

Ouvrages généraux pour se questionner : Philonimo, Alice Brière-Haquet, 3oeil, depuis 2020.

Se connaître, vivre et grandir avec son corps

Prendre conscience de l’importance d’apprécier et de prendre soin de son corps.







Développer sa capacité d’attention à soi.







Être capable de repérer les comportements favorables à sa santé et apprendre à faire des choix favorables à soi et aux autres.
• Le corps humain, Alex Frith, Adam Larkum, Usborn, 2013.
Le corps humain, Simon Rogers, Peter Grundy, Autrement Jeunesse, 2014.
Le dico de la santé pour les enfants, Sophie Bordet-Petillon, Océane Meklemberg, Hygée, 2019.
C’est sale ! La grande histoire de l’hygiène, Piotr Socha, Monika Utnik-Strugata, La Martinière jeunesse, 2022.
• La tribu qui pue, Elise Gravel, Magali Le Huche, Les Fourmis rouges, 2017.
Super Globo, Véronique Delamarre Bellégo, Pascale Perrier, Joëlle Passeron, Sarbacane, 2022.
Le jardin du microbiote – explore le monde étonnant des bactéries, Katie Brosnan, Milan, 2021.
Les dents ne poussent que deux fois, Magda Garguláková, Marie Urbánková, Albatros, 2024.
Comment je suis devenue sale de bain, Elisabeth Brami, Les éditions du mercredi, 2022.
Parfum Mémé, Marie-France Zerolo, Mathilde Magnan, Voce verso, 2020.
Le prince qui voulait rester propre, Christian Oster, Grégory Elbaz, L’École des loisirs, 2015.
Je sens pas bon, Emmanuel Arnaud, Princesse Camcam, le Rouergue, 2008.
Comme un sou neuf, Lesley Newson, Erika Harispé, Flammarion, 1997.
Le yoga pour les enfants : 25 postures pour s’initier et se relaxer, Susannah Hoffman, Gallimard Jeunesse, 2019.
Savoir demander de l’aide.Violences intrafamiliales
• Barbouillé, Olivier Dupin, Quentin Zuttion, Editions petit lapin, 2020.
Je ne suis pas un super héros, Julien Josset, Gilles Rapaport, Circonflexe, 2004.
• Le grand méchant loup dans ma maison, Valérie Fontaine, Nathalie Dion, Les 400 coups, 2020.

Rencontrer les autres et construire des relations, s’y épanouir

Notions et compétencesOuvrages de littérature jeunesse
Définir ce qu’est le consentement, savoir comment l’exprimer, comment refuser.Affiche d’Elise Gravel téléchargeable ici : https://elisegravel.com/blog/consentement-explique-aux-enfants/
• Qui s’y frotte s’y pique !, Pascal Lemaître, Marie-France Botte, L’archipel, 1997.
Touche pas à mon corps, Tatie Jacotte !, Thierry Lenain, Les 400 coups, 2000.
Le petit livre qui dit “non !”, Swann Meralli, P’tit Glénat, 2015.
J’ai le droit de dire “non !”, Ophélie Célier, P’tit Kiwi, 2021.
L’histoire du non, Elena Levi, Serge Bloch, La joie de lire, 2025.
Savoir quoi faire lorsqu’on hésite entre « oui » et « non ».Le mot secret de Charlie, Charlotte Meriaux, Milan, 2024.
Le cochon qui voulait dire “non”, Carine Paquin, éditions Michel Quinton, 2023.
La potion du consentement, Soline Bourdeverre-Veyssière, Alain Boyer, Hachette éducation, 2024.
Ça suffit les bisous !, Pascal Bruckner, Jean-Pierre Kerloc’h, Mayatana Itoïz, P’tit Glénat, 2016.
Comprendre que chaque personne a droit au respect de son corps de la part de toute personne (jeune ou adulte, familière ou non familière) et prendre conscience qu’il existe des mots et des gestes déplacés ou abusifs, qui font violence à l’intégrité personnelle et corporelle.• Mô-Namour, Claude Ponti, L’école des loisirs, 2011.
• Touche pas à mon corps, Pascal Lemaître, Marie-France Botte, Editions de la Martinière, 1998.
Mon petit trésor, Christine Naumann-Villemin, Sibylle Delacroix, L’école des loisirs, 2024.
Les petits et les (trop) gros secrets, Mylen Vigneault, Alice jeunesse, 2021.
Le Loup, Mai Lan Chapiron, La Martinière jeunesse, 2021.
Je ne suis pas le doudou de mon papa, Elisabeth Brami, Sylvie Serprix, Talents hauts, 2023.
• Kit de prévention : jeu des secrets, REVIS Hérault (revisherault.org)
• STOP aux violences sexuelles faites aux enfants, Gwenaëlle Boulet, Delphine Saulière, Marie Spénale, Bayard Jeunesse, 2019.
• L’envers de nos décors, Thomas Scotto, Carole Chaix, Éditions du pourquoi pas ?, 2025.
Savoir identifier un adulte de confiance et où chercher de l’aide.

Savoir demander de l’aide.
Mon petit trésor, Christine Naumann-Villemin, Sibylle Delacroix, L’école des loisirs, 2024.
La bulle de Miro, Rhéa Dufresne, Fondation Marie-Vincent, 2018.
Développer des relations sociales constructives.Le conte chaud et doux des Chaudoudoux, Claude Steiner, Pef, InterEditions, 1984.
La légendaire histoire du colibri qui sauva l’Amazonie, Gwendoline Raisson, Mouche, L’école des loisirs, 2019.
L’arbre généreux, Shel Silverstein, L’école des loisirs, 1964.
Tu peux y arriver… ou le secret de l’entraide de Olivier Clerc, Gaia Bordicchia, Flammarion, 2021.
J’ai rien dit, Stéphanie Boyer, Elisa Gonzalez, Les 400 coups, 2022.

Trouver sa place dans la société, y être libre et responsable

Notions et compétencesOuvrages de littérature jeunesse
Connaître ses droits et reconnaître que chaque individu a des droits fondamentaux qui doivent être reconnus.









Savoir ce qu’est la Convention internationale des droits de l’enfant.
Prix UNICEF de littérature jeunesse, quatre ouvrages par tranche d’âge proposés autour d’un thème tous les ans.
• Le grand livre des droits de l’enfant, Alain Serres, Pef, Rude du Monde, 2009.
• Tous les enfants ont les mêmes droits. La déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948 racontée aux enfants, Marie-Agnès Combesque, Rue du Monde, 2008.
• Malala pour le droit des filles à l’éducation, Raphaële Firer, Rue du Monde, 2015.
• Le crayon magique de Malala, Malala Yousafzai, Kerascoët, Gautier Languereau, 2017.
• Un futur pour elles, Plan International, Adolie Day, Larousse Jeunesse, 2024.
Un toit pour tous !, Nancy Guilbert, Léonie Koelsch, Kilowatt, 2026.
• Wangari Maathai la femme qui plante des millions d’arbres, Franck Prévot, Aurélia Fronty, Rue du Monde, 2011.
• La déclaration des droits des garçons, Elisabeth Brami et Estelle Billon-Spagnol, Talents hauts, 2014.
• La déclaration des droites des filles, Elisabeth Brami et Estelle Billon-Spagnol, Talents hauts, 2014.
La Tresse ou le voyage de Lalita, Laetitia Colombani, Clémence Pollet, Grasset jeunesse, 2018.
Prendre conscience du rôle que chacune et chacun peut avoir dans le respect de la diversité et de la différence.Racisme
• Il court ! Jesse Owens, un dieu du stade chez les nazis, Cécile Alix, L’élan vert, 2022.
• Harlem, Anne Cortey, L’école des loisirs, 2024.

Handicap
• La Street, série de 4 tomes de Cécile Alix, Dimitri Zegboro, Magnard, 2020-2021.

Egalité des sexes
• La fille du samouraï, Fred Bernard, François Roca, Albin Michel jeunesse, 2012.
Le garçon rose malabar, Claudine Aubrun, Syros, 2018.
Moi, Gisèle, Sandrine Bonini, Annick Cojean, Grasset jeunesse, 2024.

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Cours moyen première année

Ouvrages généraux pour se questionner : Chouette penser !, Collection de Gallimard jeunesse depuis 2006.

Se connaître, vivre et grandir avec son corps

Notions et compétencesOuvrages de littérature jeunesse
Connaître les principaux changements
à la puberté.









Prendre conscience que ces changements sont normaux et apprendre à les respecter.
• Ma sexualité de 9 à 11 ans, Jocelyne Robert, éditions de l’Homme, 2016.  
• Bientôt ados ! Petit guide sans tabou de la puberté, Jacqui Bailey, Sarah Naylor, Casterman, 2024.
Nichonnées fantastiques, Marion Cocklico, Grasset, 2025.
Et si on se parlait ? 7-10 ans, Andréa Bescond, MathieuTucker, Harper-Collins, 2020.
Tout sur les règles, Anna Roy, Mademoiselle Caroline, Flammarion, 2021.
• Collection Le petit illustré de l’intimité, Atelier de la belle étoile, Mathilde Baudy, Tiphaine Dieumegard 2021.
Lolo, zizi, smack !!, Nathalie Well, Delphine Godard, Nathan, 2013.
La puberté c’est génial (ou presque) !, Brigitte Bègues, Jacques Azam, La Martinière jeunesse, 2015.
Tout sur les zezettes et les zizis, Anna Roy, Mademoiselle Caroline, Flammarion jeunesse, 2023
Mon corps qui change, 50 conseils pour apprendre à s’aimer, Marawa Ibrahim, Gallimard jeunesse, 2019.
Stella onze ans, presque douze, Anne Deneufbourg, Oskar éditeur, 2026.
Soutif, Susie Morgenstern, Catel Muller, Gallimard Jeunesse, 2021.
Comprendre qu’il est important de se
sentir bien dans son corps et de l’écouter.
Ma maison intérieure : à la découverte de mon corps et de mon esprit, Caroline Hauton, Domitille Leca, Rue des Enfants, 2024.
Tous les corps sont beaux ! : apprends pourquoi tu es unique !, Beth Cox, Samantha Meredith, Rue des Enfants, 2024.
Suzanne est à la hauteur, Fred L., Talents hauts, 2011.
Ronde comme la lune, Mireille Disdero, Seuil Jeunesse, 2015.
Comprendre que la puberté se produit
à des âges différents selon les individus et qu’elle n’a pas les mêmes effets.
Adoland, Anne Bargiacchi, Alexandre Hubert, Clotka, Nathan, 2024.
Mes coquelicots, Isabelle Rossignol, Fanny Vella, Talents Hauts, 2025.
Journal intime de mon corps, Clémentine du Pontavice, L’École des loisirs, 2022.
Dans mon garde-robe, Aimée Verret, La courte échelle, 2021.
Comprendre pourquoi se moquer de
quelqu’un est un comportement néfaste.
Un concours plein d’obstacles !, Kristin Varner, Rue de Sèvres, 2022.
Un poids sur le coeur, Yaël Hassan, Nathan, 2019.
Je n’ai rien dit, Stéphanie Boyer, Elisa Gonzalez, Les 400 coups, 2022.
Apprendre à parler des autres et aux
autres de manière positive.
• Série Taupe et Mulot, Henri Meunier, Benjamin Chaud, Hélium, 2021-2025.
Kyym, le petit mammouth, Jean-Michel Chevry, Cécile Bidault, Editions du bout de la rue, 2013.
Pour demain et bien plus loin, Germano Zullo, Albertine, La joie de lire, 2023.

Rencontrer les autres et construire des relations, s’y épanouir

Notions et compétencesOuvrages de littérature jeunesse
Développer sa capacité d’écoute et l’attention portée aux autres.La lettre de Sasha, Nathalie Bernard, Thierry Magnier, 2025.
La rivière des brumes, Hélène Gloria, Odile Santi, Cipango, 2023.
Le carnet de Lola Boumbadaboum, Baptiste Chaperon, Héloïse Solt, Little Urban, 2020.
Les papillons de Risha, Amarnath Hosany, Minji Lee-Diebold, HongFei, 2018.
Résoudre des conflits de façon constructive.Chronique d’un lézard sans importance, Patrick Ness, Tim Miller, Gallimard jeunesse, 2025.
Les podcasts de la lose, Guillaume Nail, Aurélie Guarino, Milan, 2025.
Qui aime Martin ?, Sophie Grenaud, Le Rouergue, 2026.
Exprimer son consentement ou son refus.• Je suis moi et personne d’autre, Baptiste Beaulieu, Qin Leng, Les Arènes, 2024.
• Le mot secret de Charlie, Charlotte Meriaux, Milan, 2024.
La potion du consentement, Soline Bourdeverre-Veyssière, Alain Boyer, Hachette éducation, 2024.
• Les pansements invisibles, Baptiste Beaulieu, Qin Leng, Les Arènes, 2025.
Définir et reconnaître le harcèlement et ses différentes formes, en particulier le harcèlement sexiste et sexuel.Quelque chose sur le cœur, Amélie Antoine, Syros, 2024.
Bobine et pop-corn, Patricia Vigier, Le Muscadier, 2025.
Trois jours dans la peau d’un garçon, Camille Brissot, Syros, 2022.
Les mots pour combattre le sexisme, Jessie Magana, Alexandre Messager, Syros, 2019.
Diane la géniale, Estelle Billon-Spagnol, Sébastien Mourrain, L’école des loisirs, 2023.
Comprendre que tout acte de harcèlement ou d’intimidation est irrespectueux et néfaste, qu’il a des conséquences graves et peut être sanctionné par la loi.


Prendre conscience que les victimes n’en sont jamais responsables et qu’il est de la responsabilité de chaque témoin de signaler les actes de harcèlement ou d’intimidation.
M@ sixième, Estelle Billon-Spagnol, Didier jeunesse, 2024.
Polly peut tout, Camille Victorine, Anna Wanda Gogusey, La ville brûle, 2026.
Un petit rien du tout, Chloé Bergheaud, Sara Prune, D’Eux, 2025.
Monosourcil, Delphine Vallette, Renaud Vigourt, Seuil Jeunesse, 2023.
La grande Lili, Rémi Courgeon, Rozenn Brécard, Seuil jeunesse, 2025.
Le meilleur voyage de toute ma vie, Dan Santat, Rue de Sèvres, 2025.
Pue le chat, Anne Théréné, Nord Avril, 2024.
Savoir où et comment demander de l’aide pour soi ou autrui.
Je me défends du harcèlement, Emmanuelle Piquet, Lisa Mandel, Albin Michel Jeunesse, 2016.
Le harcèlement et (pas) moi : l’essentiel pour y faire face, Sandra Laboucarie, Marie Quartier, Léonie Koelsch, Hygée, 2023.
Grace Harlowe, Mystère à Oakdale, Jessie Graham Flower, Novel, 2024.
Mes p’tites questions : Le harcèlement, Sandra Laboucarie, Milan, 2018
Harcelés, harceleurs, Catherine Dolto, Colline Faure-Poirée, Gallimard jeunesse, 2019

Trouver sa place dans la société, y être libre et responsable

Notions et compétencesOuvrages de littérature jeunesse
Définir ce que sont les stéréotypes et les préjugés.Déconstruction des stéréotypes
• Féroce, Jean-François Chabas, David Sala, Casterman, 2012.
• Vives et vaillantes, 7 héroïnes de contes, Praline Gay-Prara, Didier jeunesse, 2018.
• Elisabeth sous les toits, Vincent Cuvellier, Guillaume Bianco, Little Urban, 2023.
• Les Lapins de la couronne d’Angleterre, Santa, Simon Montefiore, Kate Hindley, Little Urban, 2020.
• Ni poupées ni super-héros, Delphine Beauvois, Claire Cantais, La ville brûle, 2015.
• Nous sommes tous des féministes, Chimamanda Ngozi Adichie, Leire Salaberria, Gallimard Jeunesse, 2020.
Comprendre en quoi les stéréotypes et les représentations liées au genre ont une influence sur la manière dont les individus vivent leur vie et peuvent être à l’origine de discriminations.Racisme
• Quand on arrive en France : histoire de l’immigration, Jean-Michel Boillioud
• Swamp : un été dans le bayou, Johann G. Louis, Dargaud, 2023.
• Eddie et Noé : Les agitateurs, Max de Radighès, Hugo Piette, Sarbacane, 2023.
• Jesse Owens : Le coureur qui défia les nazis, Elise Fontenaille, Le Rouergue, 2020.
Agir pour lutter contre les stéréotypes, les préjugés et les discriminations.• Je suis Camille, Jean-Loup Felicioli, Syros, 2019.
• Filles, femmes liberté, elles font changer le monde, Rebecca June, Ximo Abadia, Rue du Monde, 2024.
• C’est notre secret, Raphaële Frier, Thierry Magnier, 2018.
Cheveux et autres poils, Morgane Soularue, Camille De Cussac, Gallimard Jeunesse, 2019.
Tous pour une !, Nancy Guilbert, Léonie Koelsch, Kilowatt, 2022.
Comprendre qu’on peut choisir librement une activité ou un métier (qu’on soit une fille ou un garçon) en fonction de ses motivations ou de ses compétences.




Se sentir libre de ses choix pour une activité ou une passion.
• Tuto tricot, Ludovic Lecomte, Irène Bonacina, Neuf, L’école des loisirs, 2022.
• Renversante, Florence Hinckel, Clothilde Delacroix, Neuf, L’école des loisirs, 2019.
• Invisibles, Ana Arzelus, Casterman, 2025.
Histoire de Julie qui avait une ombre de garçon, Christian Bruel, Anne Bozellec, Être, 2009.
Le foot c’est ensemble !, Rémi Chaurand, Sébastien Chebret, Hachette éducation, 2023.
Savoir penser de façon critique : apprendre à résister à la pression sociale
sans préjugés ni discriminations.
• La voix du loup, Sam Thompson, Anna Tromop, Pocket Jeunesse, 2024.
L’attaque des slips tueurs, Elise Gravel, Milan, 2023.

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Cours moyen deuxième année

Se connaître, vivre et grandir avec son corps

Notions et compétencesOuvrages de littérature jeunesse
Connaître les changements du corps lors de la puberté et savoir qu’ils ne se produisent pas au même moment chez tous les enfants.• Ma sexualité de 9 à 11 ans, Jocelyne Robert, éditions de l’Homme, 2016.  
• Bientôt ados ! Petit guide sans tabou de la puberté, Jacqui Bailey, Sarah Naylor, Casterman, 2024.
Nichonnées fantastiques, Marion Cocklico, Grasset, 2025.
Et si on se parlait ? 7-10 ans, Andréa Bescond, MathieuTucker, Harper-Collins, 2020.
• Collection Le petit illustré de l’intimité, Atelier de la belle étoile, Mathilde Baudy, Tiphaine Dieumegard 2021.
Nommer le nom et la fonction des organes reproducteurs.• Le petit illustré de l’intimité : de la vulve, du vagin, de l’utérus, du clitoris, des règles…, Tiphaine Dieumegard, Mathilde Baudy, Atelier de la belle étoile, 2021.
• Le petit illustré de l’intimité : du pénis, des testicules, du scrotum, du prépuce, des érections…, Tiphaine Dieumegard, Mathilde Baudy, Atelier de la belle étoile, 2021.
Apprendre scientifiquement ce que sont les menstruations (règles) et qu’elles sont une composante normale et naturelle du développement physique des filles, et ne doivent pas faire l’objet de tabous ou de moqueries.Le p’tit guide des filles pour tout savoir sur les règles et la puberté, Le cercle des filles, 2023.
Le grand guide décomplexé des premières règles, Julien Rouzeaud, AFNIL, 2022.
Tout sur les règles, Anna Roy, Mademoiselle Caroline, Flammarion, 2021.
Les règles… Quelle aventure !, Élise Thiébaut, Mirion Malle, La ville brûle, 2017.
Je grandis. Super. Mon guide sur la puberté, Emma Delone, 2024.

Rencontrer les autres et construire des relations, s’y épanouir

Notions et compétencesOuvrages de littérature jeunesse
Savoir que les relations entre individus peuvent traduire différents types de relations affectives (par exemple, l’affection entre amis, l’amour entre parents, l’amour au sein de la famille, l’amour entre partenaires) et qu’il existe des façons différentes d’exprimer son amour.• Le cœur : histoire, science et beaucoup d’amour, Noemí Fabra, Gallimard Jeunesse, 2025.
Le petit illustré de l’intimité, de la sexualité, de la contraception, des IST, du consentement…, Tiphaine Dieumegard, Mathilde Baudy, Atelier de la belle étoile, 2021.
Nommer divers sentiments qui peuvent être éprouvés dans les relations interpersonnelles.

Exprimer ses émotions.
Demander et s’assurer du consentement ; exprimer son consentement ou son refus ; comprendre et respecter le refus des autres.• Je suis moi et personne d’autre, Baptiste Beaulieu, Qin Leng, Les Arènes, 2024.
• Le mot secret de Charlie, Charlotte Meriaux, Milan, 2024.
La potion du consentement, Soline Bourdeverre-Veyssière, Alain Boyer, Hachette éducation, 2024.
• Les pansements invisibles, Baptiste Beaulieu, Qin Leng, Les Arènes, 2025.
Comprendre qu’il existe des mots et des gestes qui constituent des violences : violences verbales, physiques, psychologiques, sexistes, sexuelles (dont l’inceste) ; savoir identifier ces situations et percevoir les relations d’emprise.Mon corps m’appartient ! Respect, intimité, consentement, parlons-en, Isabelle Filliozat, Margot Fried-Filliozat, Isabelle Maroger, Nathan, 2022.
La porte de la salle de bain, Sandrine Beau, Talents hauts, 2015.
Gros, Sylvain Levey, Editions Théâtrales, 2020.
Prendre conscience que les violences sexuelles, quel qu’en soit l’auteur, constituent toujours une violation des droits humains et que les victimes n’en sont jamais responsables.• Les bons et les mauvais secrets : kit de prévention, REVIS (revisherault.org).
Savoir comment chercher de l’aide et du soutien lorsque l’on est victime de violences.
Je me défends du harcèlement, Emmanuelle Piquet, Lisa Mandel, Albin Michel Jeunesse, 2016.
Le harcèlement et (pas) moi : l’essentiel pour y faire face, Sandra Laboucarie, Marie Quartier, Léonie Koelsch, Hygée, 2023.
Grace Harlowe, Mystère à Oakdale, Jessie Graham Flower, Novel, 2024.

Trouver sa place dans la société, y être libre et responsable

Notions et compétencesOuvrages de littérature jeunesse
Comprendre ce qu’est la majorité numérique et son objectif de protection des enfants.

Devenir acteur de sa protection sur Internet et savoir identifier un adulte de confiance à qui s’adresser si quelque chose qui a été vu sur Internet ou sur les réseaux sociaux perturbe ou fait peur.
Au-delà des écrans : 4 histoires pour déjouer les pièges du numérique, Cécile Benoist, Anatole Aufrère, A dos d’âne, 2021.
Hacking !, Jeanne Desaubry, Editions d Jasmin, 2013.
La vie et compagnie (T.2). Comme un papillon dans la toile, Sylvie de Mathuisieulx, Oslo, 2012.
Tous connectés, Mathilde Giard, Mary Gribouille, La Martinière jeunesse, 2018.
Prendre conscience que l’utilisation d’Internet et des réseaux sociaux présente des dangers et nécessite des mesures particulières, notamment car des images et des médias sexuellement explicites, interdits pour les mineurs, violents et choquants y sont accessibles.Mon deuxième cerveau, Gaël Aymon, Héloïse Solt, L’école des loisirs, 2024.
M@ sixième, Estelle Billon-Spagnol, Didier jeunesse, 2024.

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Et vous, quels livres utilisez-vous pour aborder ces sujets avec vos enfants ou vos élèves ?