Nos coups de coeur de juin

Écrasées par la chaleur, nous nous réfugions dans les bibliothèques et librairies climatisées. Une excuse parfaite pour lire au frais et préparer la PAL de l’été. Voici donc nos chouchous de juin, en espérant vous donner envie de les découvrir !

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Lucie a découvert Mitsuo sur les bons conseils de Liraloin, et cette lecture l’a profondément touchée. Comment ne pas craquer pour cette maman qui met sa vie entre parenthèse pour entrer dans le monde imaginaire de son enfant ? La vision de la neuroatypie est traitée avec beaucoup de délicatesse mais sans cacher les obstacles auxquelles fait face la famille. Difficultés de communication, instituts spécialisés, jugement de l’entourage… Aussi quand la maman de Sacha suit son instinct et l’emmène à la campagne, le lecteur se laisse entrainer dans le monde de Mitsuo, porté par les illustrations lumineuses de Gijé. Le second tome de cette série paraitra en septembre, et nous avons d’ors et déjà prévu d’en faire une lecture commune !

Mitsuo – Partie 1, Jérôme Hamon, Gijé, Le Lombard, 2024.

L’avis de Lucie, de Liraloin et d’Héloïse.

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C’est en préparant l’article sur les albums des éditions du Rouergue que Lucie a découvert le travail de Bruno Heitz. Depuis elle emprunte tous les titres de cet auteur qu’elle trouve, et particulièrement ceux qui sont illustrés par des photos de maquettes. Elle a tout particulièrement apprécié ce titre qui présente une chèvre qui prend son destin en main. Si on peut lire cet album comme une métaphore de l’évolution de la conditions de la femme, il est aussi génial au premier degré. La chèvre tient tête à monsieur Seguin, apprend à conduire et fabrique ses propres fromages. Et le loup dans tout cela ? Il est bien là, mais il faudra lire cet album pour découvrir quel est son rôle !

La huitième chèvre de monsieur Seguin, Bruno Heitz, Le Genevrier, 2022.

Son avis complet ICI.

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Liraloin n’a pas été déçue par le dernier roman de Mary Orchard. Quel bonheur de retrouver sa plume dans un roman fantasy (ce qui est loin d’être sa tasse de thé!).

Dans cette histoire, Mary Orchard nous embarque dans un monde où la magie court un grave danger. Cette liberté acquise, protégée depuis des décennies risque de disparaître. Solidement ancrée dans ses personnages, l’autrice nous ouvre les yeux chapitre après chapitre sur l’anéantissement d’un monde imminent. J’ai été complétement absorbée par cette aventure mêlant fantasy et triste actualité. L’Amour que porte Mary Orchard à ses personnages nous touche profondément. Avide de liberté et de vérité, ce roman à l’écriture forte et empathique ne pourra que vous séduire.

Métamorphosis de Mary Orchard, Casterman, 2026

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Héloïse Hélolitla a lu beaucoup de titres engagés pour ce mois des fiertés. A commencer par Toutes celles que je suis, de Cordélia.

Clara, qui est en première année de fac et se pose de nombreuses questions : sur elle, sur celle qu’elle voudrait être. Entre les études qui l’ennuient, sa petite amie qui est loin, sa passion pour la fan-fiction et le cosplay, et ses nouveaux ami-es, rencontrés en ligne, elle se sent tiraillée. Elle ne sait plus vraiment qui elle est…

Héloïse a été touchée par cette quête identitaire, celle d’une jeune femme perdue, qui se pose beaucoup de questions. Elle a adoré le personnage de Clara, mais aussi son groupe d’ami-es cosplayers touchants. La richesse, la diversité et l’inclusivité des personnages, l’univers du cosplay, des fan-fictions, tout lui a plu dans cet ouvrage qui fait la part belle à l’acceptation de soi et des différences !

Toutes celles que je suis, de Cordélia. Slalom. 2026

Sa chronique complète ICI.

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Chonchon et la licorne était très attendu chez Héloïse, et pour cause, son fils est archi fan du fée-cochon. Aussitôt reçu, aussitôt lu, et mère et fils ont été conquis par ce nouvel opus. Chonchon fait face à un concurrent, et pas n’importe lequel : une licorne. Cette dernière lui « pique » tous ses clients. Et oui, qui a besoin de vœu, quand il peut devenir une licorne ?

Une nouvelle aventure fofolle et colorée, et surtout de nouveaux thèmes : l’aspect « influence » et popularité, le côté éphémère de la célébrité, mais aussi la rivalité, et la solitude. C’est pertinent, juste, émouvant… et drôle, toujours ! On suit le héros dans la tourmente, il reste fidèle à lui-même : il fait preuve d’esprit critique, il reste altruiste et foncièrement bon.

Un album adorable, qui derrière ses couleurs flashy et ses personnages hauts en couleurs, casse les codes et invite à réfléchir !

Chonchon et la licorne, de Stéphane Servant et Laetitia Le Saux. Didier jeunesse, 2026

La chronique complète d’Héloïse ICI.

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Blandine a succombé pour deux albums, à la fois très différents, tant dans leurs formes que leurs propos mais qui peuvent tout à fait se rejoindre pour donner du sens à la vie et l’embellir même.

Choisir la gentillesse. Kobi YAMADA et Charles SANTOSO. Le Lotus et l’Eléphant, 2026

Avec l’album Peut-être, Blandine était tombée sous le charme des mots de Kobi Yamada et s’est laissée emporter par chacune de ses parutions. Dans cet album, l’auteur nous (r)appelle la force de la gentillesse, combien elle apporte à chacun, autant à celui qui la reçoit qu’à celui qui en fait preuve. Et combien la gentillesse est aussi empathique que géénreuse.

Plus qu’un trait de personnalité, c’est aussi un acte nécessaire de résistance dans ce monde qui se durcit et se radicalise.

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La vie, même pas peur. Maya ANGELOU et Jean-Michel BASQUIAT. Cot-Cot Editions, 2026

Le poème de Maya Angelou (paru dans le recueil And Still I rise en 1978), véritable ode à l’encouragement, à l’empouvoirement, au défi, face aux difficultés que la vie sait mettre sur nos chemins, est accompagné des tableaux de Jean-Michel Basquiat, dont les émotions puissantes, parfois violentes, rendent un hommage vibrant à l’enfance. Deux univers pour un même élan : Faire Face !

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Créer des albums à la fois sérieux et joyeux, Anne Cortey, c’est un peu sa spécialité…Coup de cœur de Séverine, en juin, pour une belle fable animalière qu’elle nous raconte, accompagnée par les jolies illustrations tamponnées, garanties sans IA (sauf si I = imagination et A = Authentique), de Julia Wauters. A elles deux, avec la complicité des éditions Sarbacane et d’Amnesty International, elles rappellent, avec tambour et trompette, que l’humanité peut retrouver le sens de la fête, à condition d’accepter qu’un autre son de cloche puisse donner le bon ton ! Qu’avec un peu de tolérance et d’ouverture à l’autre, on peut s’enjailler sans pinailler, ni chercher la petite bête ou des poux dans la tête de l’animal d’en face. Qu’en serrant bien les rangs de la fraternité, vent debout contre l’inimitié, nous pouvons devenir des assoiffés d’azur, des poètes et des fous…Moralité : si la musique adoucit les mœurs, la littérature jeunesse attendrit les cœurs.

Fanfare, d’Anne Cortey et Julia Wauters, Sarbacane, Amnesty International, édition 2026

Et vous, quelles ont vos plus belles lectures de ce mois de juin ?

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Coups de coeur de mai

Mai, ses ponts, ses beaux jours qui invitent aux sorties… et ses lectures ! Car que ce soit au parc, au bord d’un lac, dans une prairie ou sur la plage nous sommes toujours accompagnées d’un bon bouquin. Et vous, quel est votre spot de lecture préféré ?

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Deux coups de coeur ce mois-ci pour Lucie : un album et un roman, d’un genre très différent l’un de l’autre.

Humour et autodérision sont les maîtres-mots du Casting de Gilles Bachelet. Toujours prompt à se mettre en scène, l’auteur-illustrateur donne à ses personnages phares la mission de trouver le héros de son prochain album. Références à ses albums précédents, détails hilarants glissés dans les illustrations et jeux de mots sont au rendez-vous. Attention, il vaut mieux connaître son travail pour apprécier ce livre à sa juste valeur !

Le casting, Gilles Bachelet, Seuil Jeunesse, 2025.

Son avis ICI.

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C’est grâce à Séverine qui avait proposé leur première collaboration que Lucie a découvert le duo Sarah Ann Juckes et Sharon King-Chai. À la poursuite des animaux arc-en-ciel avait été un véritable coup de cœur et elle était curieuse de vérifier si leur second opus serait aussi réussi. Et c’est le cas. Dans Le Chant du Rossignol, Lucas, passionné par les oiseaux, part à la recherche de sa sœur adorée. Si le lecteur comprend vite les tenants et aboutissants de sa quête, l’essentiel est dans son cheminement et les rencontres qu’il fait en route. Un roman sur un sujet fort, tout en émotions.

Le Chant du Rossignol, Sarah Ann Juckes, Sharon King-Chai, Little Urban, 2025.

Son avis ICI.

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En mai, Héloïse – Hélolitlà a lu beaucoup de graphiques, dont l’excellent She wasn’t a guy, ou encore les suites de ses mangas « doudou » : Promenons-nous dans l’espace, Bloom et Smoking behid the supermarket with you.

Mais celui dont elle voulait parler, c’est Mi-Mouche, une bande dessinée de Vero Cazet et Carole Maurel, à destination des adolescents, qui l’a conquise, et ses enfants aussi.

L’histoire ? Colette a grandi dans l’ombre de sa sœur jumelle, Lison. Celle-ci, très solaire, attirait les regards, maintenant Colette dans l’ombre. Tout change quand Lison meurt brutalement, dans un accident de voiture… Colette se glisse alors dans les pas de sa sœur, continuant la danse alors qu’elle n’aime pas ça. Une ombre ne la quitte jamais. Et qui la pousse à prendre toujours plus de risques…

Héloïse a trouvé cette histoire très émouvante : on parle de deuil, mais aussi d’une enfant qui va s’effacer au profit du souvenir de sa sœur. Elle s’oublie peu à peu. Il va falloir du temps, et un déclic pour que Colette se « réveille ». Ce déclic, c’est la boxe. Héloïse a adoré la voir s’affirmer peu à peu, dans cette envie de faire ce qu’elle aime (et non ce qu’on attend d’elle).

Mi-Mouche, c’est donc une magnifique histoire de résilience et de reconstruction, un récit qui bouscule, qui frappe, droit au cœur.

Mi-mouche, Premier round : Tu veux te battre, de Véro Cazet et Carole Maurel, Dupuis. 2025

Sa chronique ICI.

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Dans un tout autre style, et raccord avec la météo, Héloïse a découvert la nouvelle série BD de Giovanni di Gregorio, scénariste des Sœurs Grémillet. Sa nouvelle héroïne se prénomme Marla et n’a pas froid aux yeux ! Elle est passionnée par les chasses au trésor. Quand elle découvre une bouteille à la mer, contenant une énigme, elle est heureuse ! Elle embarque sa meilleure amie et sa grand-mère quand une quête qui n’est pas de tout repos…

Elle est pétillante Marla ! Pleine de vie, dynamique, elle fonce sans réfléchir… et parfois sans se rendre compte qu’elle blesse ses proches. C’est là la force de ce premier tome : non seulement on découvre une enquête riche en rebondissements dans un cadre idyllique, et on savoure ce récit vivant et pétulant !, mais en plus, il y a de belles réflexions autour de la psychologie des personnages. Quant aux illustrations de Lorena Calderon, elles sont splendides, à l’image de cette histoire qui pétille.

Marla, tome 1 : La grotte du flamant rose, de Giovanni di Gregorio et Lorena Calderon. Dupuis 2026.

Sa chronique détaillée ici.

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Du côté des romans, pas mal de belles surprises, dont une romance ! Héloïse n’est pas une grande fan du genre, mais L’effet boule de neige, de Clara Héraut, a su se démarquer à ses yeux. Héloïse a notamment apprécié que les archétypes du genres soient repris et amenés avec beaucoup d’humour.

Au programme de ce roman ado ? Une jeune étudiante amoureuse, qui revoit son crush, Charles, pour les vacances de Noël. Problème, ce dernier vient accompagné…. de sa nouvelle copine. Pour le « rendre jaloux », l’héroïne, Iris, fait semblant de sortir avec le frère de Charles, Alex. Et tout ce petit monde se retrouve pour les vacances pour leur traditionnel séjour à la montagne…

La fin est attendue, mais Héloïse a beaucoup aimé la façon dont cette relation se tisse avec beaucoup de bienveillance, des quiproquos, de l’humour. Les relations entre les jeunes héros sont saines, avec un petit côté feel-good charmant et rafraîchissant. Ici, on respecte le consentement, et on se montre à l’écoute de l’autre, sans passer par des psycho-drames inutiles.

Une romance pétillante, joyeuse et adorable.

L’effet boule de neige, de Clara Héraut. Hachette romans, 2023

La chronique détaillée ICI.

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Pour Liraloin, la perspective de dénicher encore et toujours des albums pour les lectures aux plus petits est de mise ! Voici un imagier qui ravira autant les bébés que leurs parents. Il s’agit d’Un instant de Liuna Virardi.

Comme un tour de magie qui n’aurait pas de fin, ce livre se déplie et se replie à l’infini. Sous forme de cartes au papier épais, l’enfant va découvrir un changement qui s’opère en une fraction de seconde. « Un au revoir » se lit comme un adieu à ce soleil couchant qui disparait de l’horizon. Et cette petite feuille jaune accrochée à l’arbre finira bien par se séparer de sa branche… Tel un imagier poétique, Liuna Virardi arrive à montrer au tout-petit un évènement qui le fera réagir et comprendre ce monde qui l’entoure. Que tout peut se transformer en « un instant » et recommencer encore et encore…

Un instant de Liuna Virardi – L’Agrume, 2025

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Et puis puisqu’il faut sans cesse ouvrir de nouveaux chapitres dans sa vie de lectrice, Liraloin a choisi un album illustré par des illustratrices et illustrateurs de talent sous l’écriture de Thomas Scotto….

Puisqu’il faut ouvrir un chapitre, le premier, il sera question d’espoir. Que le titre soit présent ou non, le numéro un s’inscrit dans un début : « Chaque nouvelle page tournée serait alors le début d’un nouveau monde qui se porterait mieux… ». Il suffit d’être différent pour faire des merveilles, d’un peu de malice pour braver les interdits, appréhender son quotidien d’une autre façon et partir calmement : « Va ! Puisque ton petit espace contient tout ce que tu connais – tes livres, tes pensées, le murmure des vents quotidiens. Puisque tout est là, confiné, suspendu. Va ! ». Peut-on à jamais user d’écrits pour que le monde se porte mieux ?

A la fois récit d’aventure, réflexion philosophique ou dystopie, Thomas Scotto est le metteur en scène des différentes voix qui s’annoncent aux lecteurices. Chaque illustration se mêle à une couleur donnée, à cette parole, ces prises de décisions de démarrer un nouveau chapitre ou non. Débuter autant de nouvelles histoires nous oblige à être témoin d’un temps qui passe inlassablement et nous interroge : est-ce que l’espoir sera toujours de mise dans un monde qui pourrait se porter mieux ?

Et le monde se portera mieux de Thomas Scotto, illustrations de Fanny Pageaud, Anne-Lise Boutin, Jean-Luc Englebert, Mathias Friman, Raphaële Enjary & Olivier Philiponneau, Rascal, Joana Concejo, Maria Jalibert, Régis Lejonc, Kris Di Giacomo, Albertine, Csil, Nathalie Paulhiac, Eva Offerdo, Claire Gaudriot, Françoise Rogier, Ingrid Godon, Gaya Wisniewski, Julia Wauters, Virginie Berger, Claire Garralon, Pascale Breysse, Maxime Derouen, Julia Chausson, Léonore Feldin, Natali Fortier, Arno Célérier, ClémenceG., Géraldine Alibeu, Dominique Robert, Laurent Corvaisier, Cédric Abt, Alfred, Armell Galli, Carole Chaix – A pas de loups, 2025

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Pour Séverine, deux coups de coeur au mois de mai, pour deux romans « junior », parus dans la même collection (Le grand bain, chez Seuil Jeunesse, destinée aux toustes jeunes lecteur.ices déjà autonomes, à partir de 8 ans), incontournable de sa bibliothèque jeunesse. 17 cm x 12 cm, sur 1 cm d’épaisseur, telles sont leurs mensurations. Ce sont de petit livres, d’une grande collection .

L’été où j’ai (enfin) eu chaud a bouleversé Séverine. Écrit par un grand auteur au grand cœur : Hervé Giraud. Illustré par une géante, qui met la vie en belles couleurs, et par mille détails, saisit ce qui resplendit : Aurélie Castex. C’est l’histoire d’un enfant placé, refroidi par la vie, qui passe chaque été chez un couple de retraités…Il parle d’abandon, de foyer pour enfants, de foyer pour un enfant, de sauvetage puis adoption d’un oisillon, de famille à tipi(que), de chambre à soi, de protection rapprochée et d’envol. Ce livre, c’est une histoire d’espèces fragiles, humaines ou animales, à abreuver, nourrir, préserver. C’est « une histoire d’enfants pour réveiller les grandes personnes« , ou cajoler l’enfant intérieur qu’elles ont délaissé pour porter le masque d’adulte réparé, alors que certaines blessures resteront profondes. C’est une histoire de famille de substitution, une histoire de famille tout court. Une histoire d’amour. Et il est tout sauf triste, ce livre ! La tendresse sous le sourire, l’émotion à fleur de rire, c’est là sa prouesse. Il muscle les zygomatiques, il mouille les yeux, il illumine le regard, il gonfle d’espoir, il réchauffe l’humain en soi.

« Au milieu de l’hiver, j’apprenais enfin qu’il y avait en moi un été invincible. » Camus.

L’été où j’ai (enfin) eu chaud, d’Hervé Giraud, illustré par Aurélie Castex, Seuil Jeunesse, collection Le grand bain, 2026

Sa chronique complète ICI.

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Quant à Mes vacances presque ratées, de Marc Daniau, illustré par le bédéiste François Sanz, pour Séverine, c’est une belle réussite ! Elle a redécouvert Marc Daniau « auteur » assez récemment, alors qu’elle connaît l’illustrateur qu’il est aussi depuis bien plus longtemps, notamment pour ses illustrations chaleureuses et généreuses d’albums parmi ses préférés (Ruby tête haute et Adi de Boutanga). En tant qu’auteur, elle avait beaucoup aimé son premier roman pour ados, S’arracher, mais il s’agit d’une histoire très intense autour du deuil et du mal-être adolescent. Elle était donc curieuse de savoir de quoi il serait capable dans le registre de la comédie. Et, bonne surprise, c’est effectivement un roman alerte, drôle, loufoque, plein de rebondissements et de punchlines qu’il propose, un road-trip intergénérationnel où se mêlent (més)aventures automobiles, mignon chien-chien à sa mémère, complicité enfant/grand-parent et premiers émois amoureux, avec un style très frais, proche du langage enfantin, très pertinent. Bien soutenu par des illustrations joyeusement vitaminées, il réussit donc haut la main son plongeon dans cette collection qui alterne depuis plusieurs années récits intimistes et imagination débordante. Avec cette histoire estivale entrainant les jeunes lecteur.ices sur les chemins de l’imprévu et de l’adaptation, il montre que l’aventure se trouve parfois là où on ne l’attend pas (par exemple au fond du cœur)…

Mes vacances presque ratées, de Marc Daniau, illustré par François Sanz, Seuil Jeunesse, collection Le grand bain, 2026

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Hélène quant à elle a lu mais pas autant qu’elle l’aurait voulu, malgré les ponts et la chaleur. Quelques lectures non-convaincantes ont finalement été abandonnées mais deux titres, très différents l’un de l’autre, se dégagent quand même ce mois-ci, un pour les petits, un pour les ados.

Les astres brilleront toujours de Pauline Bilisari a beaucoup touché Hélène. C’est un premier roman, un roman ado comme elle les aime qui présente deux personnages blessés qui se sauvent mutuellement. Côme et Céleste vivent chacun des difficultés : violence, abandon, toutes ces choses qui résonnent fort à l’âge où l’ont se construit. L’une est désespérée, l’autre semble plus solide alors que sa situation est extrêmement déstabilisante au quotidien. Ils apprennent à se connaître et à faire abstraction de leurs soucis, quelques temps, grâce à leur relation. Il s’élèvent et reprennent espoir en la vie et surtout en leur avenir qui leur semblait bien sombre. Un roman qui donnera de l’espoir à tous les jeunes un peu perdus, qui se lit également comme une belle histoire d’amour. Ecrit en vers libres, comme on commence à le voir depuis quelques temps, cette forme sert le texte en permettant des silences, en étant concis pour laisser le lecteur imaginer les sentiments des personnages. Un roman à la fois actuel et intemporel.

Les astres brilleront toujours, Pauline Bilisari, Slalom, 2025

Pour les plus jeunes, un titre récent de la légendaire Susie Morgenstern, qu’Hélène a eu la chance de rencontrer. Illustré par Marie Quentrec, Graines de folie parle de transmission, de potager, de patience et d’amour, bref beaucoup des ingrédient qu’il faut pour faire un grandir un potager… Ou un enfant ! Un livre tout doux pour qui pourra être lu et relu et donner à vos enfants l’envie de vous aider au jardin.

Graines de folie, Susie Morgenstern et Marie Quentrec, Glénat Jeunesse, 2026

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Et vous, avez-vous lu ce qu’il vous plait en mai ?

Nos coups de cœurs d’avril

En attendant la traditionnelle sélection du Prix ALODGA pour les 14 ans du blog ce mois-ci, nous vous proposons une petit pause « coup de cœur ». Vous y trouverez bien sûr des ouvrages lus dans la cadre de la présélection, mais aussi d’autres plus anciens. Parce que si nous adorons la nouveauté, nous aimons aussi nous plonger dans des livres moins récents. Beau mois de mai, tout en lectures !

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Lucie a particulièrement été touchée par trois titres : un album, une première lecture et un roman ce mois-ci.

L’album était sur sa liste depuis longtemps, il s’agit de Parfois, on tombe de Randall de Sève. On y découvre un ourson qui fait ses premières expériences sous l’œil attentif de sa maman. Il veut manger des prunes mais a peur de monter dans le prunier. Elle va l’encourager, le laisser se débrouiller et dédramatiser les chutes. Quelle fierté quand il peut enfin déguster le fruit qu’il a cueilli !

Les illustrations de Kate Gardinier, dans les tons bruns, sont aussi douces et chaleureuses que le message. Une pépite !

Parfois, on tombe, Randall de Sève, Kate Gardiner, Didier jeunesse, 2025.

Son avis complet ICI.

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La première lecture vient des éditions du Pourquoi pas ?, et François David y propose une activité inédite à des élèves. Un jour la maîtresse écrit « Leçon de silence » au tableau et attend sans rien dire. Surpris, les élèves se questionnent, chahutent un peu et finalement se prêtent au jeu. Écouter ce qu’il se passe autour de soi, un petit oiseau, des cris dans la cour de récréation, une voiture qui passe… est un manière de se recentrer.

Un roman illustré en noir et blanc avec de petites touches de couleurs qui a donné envie à Lucie de tenter l’expérience avec ses élèves !

La leçon de silence, François David, Jeanne Mentrel, Editions du Pourquoi Pas ?, 2026.

Son avis complet ICI et celui de Séverine.

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Le roman est beaucoup moins doux, presque âpre, mais son héros a touché Lucie. Loris vit seul avec sa mère qui refuse de lui parler de son père. Une grande colère l’habite, et voilà qu’un jour où elle explose sa mère lui jette à la figure qu’il est « comme son père ». De quoi intriguer l’adolescent qui va profiter de son exclusion pour mener l’enquête.

Une histoire dure et émouvante autour d’un secret de famille et d’un puissant amour filial.

Comme ton père, Gilles Abier, In8, 2023.

Son avis complet ICI.

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Trois coups de cœur pour Séverine, en avril. Pour un album, un roman de premières lectures, et un roman graphique.

Elle a été émerveillée par un album paru en février 2026 chez La Martinière jeunesse, ode à la mixité et à la fraternité. Le fil de notre histoire est un album original dans sa narration, – il commence en 2025 pour se terminer 3 millions d’années plus tôt ! -, superbement illustré, qui délivre un message universel : malgré ses différences, l’humanité forme une grande famille, depuis la nuit des temps. Le récit, resserré autour d’histoires d’amour hors normes, et la transmission d’un objet de génération en génération, nous emmène dans un voyage haut en couleurs à travers le temps et l’espace, des premiers hommes aux croisades, de l’Italie à l’Egypte, en passant par la Chine ou l’Angleterre…Il démontre que, derrière chaque personne, il y a une longue chaîne d’histoires…et qu’au bout du fil, nous sommes toustes lié.e.s. Il se pourrait même que nous ayons une ancêtre commune, au prénom lumineux…Un album éclairant et inspirant !

Le fil de notre histoire, de Fabian Negrin, illustré par Kalina Muhova, La Martinière jeunesse, 2026

Elle en est restée comme deux ronds de flan (ha ha), Séverine, après avoir lu Flanby, écrit par Maria Pourchet, qu’elle attendait au tournant dans le registre des livres pour enfants. Pour le coup, elle a été bluffée. Séverine apprécie particulièrement quand les adultes écrivent des livres pour les enfants, où le/la narrateur.ice est un.e enfant, à condition que ce soit maîtrisé, pas artificiel, que ça sonne juste. Elle est sensible au rythme des mots, à leur cohérence avec les émotions et les situations vécues. Ici, c’est réussi. En plus, elle a bien ri, malgré un sujet, – le divorce vécu par un petit garçon de 8 ans, – qui ne s’y prête pas forcément au départ. Intelligent, bien mené, comme toutes les propositions de l’iconique collection de premières lectures de l’Ecole des loisirs, ce « Mouche » est par ailleurs un régal à lire à voix haute. Si l’on ajoute que les illustrations de la grande Catherine Meurisse sont irrésistibles, que leur tendresse et leur humour soutiennent le texte tout le long des pages, c’est vraiment une collaboration exceptionnelle !

Sa chronique complète ICI.

Flanby, de Maria Pourchet, illustré par Catherine Meurisse, l’Ecole des loisirs, collection Mouche, 2026

Comment ne pas être attiré.e par l’hypnotique couverture de Terre ou Lune, de Jade Khoo ? C’est en tout cas ce qui est arrivé à Séverine il y a quelques mois. Ce dyptique, dont c’est le premier tome, est un roman graphique aux planches magnifiques, toutes réalisées à l’aquarelle, à la gouache et au feutre fin, d’inspiration ghibli. Traversé de thèmes profonds, (écologie, mémoire, transmission, identité), il offre, dans un futur où la Terre étouffe sous le béton tandis que la Lune est devenue le dernier refuge de l’humanité, un mélange original, de drame familial, de dystopie et de récit introspectif. L’ambiance générale est poétique et contemplative, elle peut parfois dérouter, mais elle permet de ressentir des émotions uniques. L’histoire d’Othello, cet adolescent passionné d’ornithologie, qui, à la suite de la tragédie de son enfance (il entraîne la mort de son propre père à cause de sa mère), se retrouve en foyer, est d’abord poignante, puis elle devient très intrigante quand il se met à vouloir savoir ce qu’il s’est passé dans la vie de ses parents, les ayant conduits au drame. C’est entouré d’ami.e.s, du passé (Ange son meilleur ami d’enfance) ou nouvellement rencontré.e.s, qu’il prend de plus en plus d’initiatives pour connaître la vérité…Quelle sera-t-elle ? C’est donc avec une impatience non dissimulée que Séverine attend le tome 2 qui devrait sortir en 2027.

Terre ou Lune, tome 1, de Jade Khoo, Morgen BD, 2026

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En avril, Héloise -Helolitla a été marquée par l’album Ici et La-bas, de Barroux. Un album qui met en miroir deux enfants, l’un ici, l’autre là-bas. L’un qui vit dans un pays occidental, en paix, l’autre dans un pays en guerre. L’un qui vit, l’autre qui tente de survivre.

Le parallèle est poignant, marqué par cette comparaison simple et rristement efficace, juste quelques mots et des images aux traits fins. C’est un ouvrage terriblement poignant qui suggère l’horreur, et dont la fin l’a laissée sans voix. Un album fort, court et intense, pour ouvrir les yeux, puis les bras…

Ici et Là-bas, de Barroux. Éd. Kaleidoscope. 2024

sa chronique détaillée ICI.

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Dans un tout autre registre, Héloïse a adoré Sel, le nouveau roman de Nina Lan, dont elle avait déjà adoré la Tisseuse de vents. Cette fois l’autrice a imaginé un monde basé sur la magie du Sel, qui doit être récolté une fois par an par les Mouvantes, dont fait partie Nami.

Heloise a adoré l’univers fantasy original, cette quête initatique sur fond de surexploitation de la nature et d’inégalités sociales, et le trio d’amis qui y évolue.

À travers cette histoire, Nina Lan aborde différentes thématiques, et montre des personnages qui croient chacun en leur vérité. Des héros imparfaits, tiraillés entre amitié et loyauté. Héloïse a trouvé le tout prenant, riche, et envoûtant.

Sel, de Nina Lan. Ed. Didier jeunesse. Mai 2026.

Sa chronique ICI.

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Les lectures du mois d’avril d’Hélène se sont principalement concentrées sur le Prix du blog, donc c’est encore trop tôt pour en parler… Rdv ici dans les prochaines semaines ! 

Néanmoins deux titres l’ont conquise, fait rire et accompagné ses moments de détente, les voici :

Hélène vous propose tout d’abord une valeur sûre avec le 6e tome des Chiens pirates de Clémentine Mélois et Rudy Spiessert, paru en mars 2026. 

Cette fois les chiens pirates partent pour une course au trésor. Ils se feront des amis, mais aussi… des ennemis (peut-être est-ce les mêmes d’ailleurs?) et rencontreront quelques célébrités au passage. On les adore toujours autant avec leur humour et leur maladresse qui sont désormais légendaires ! 

Les chiens pirate et la course au trésor, de Clémentine Mélois et Rudy Spiessert. Ed. Ecole des Loisirs. Mars 2026.

L’autre album qui a retenu l’attention d’Hélène met également en scène un personnage connu et aimé, le fameux loup Igor de Geoffroy de Pennart. Elle l’avait manqué à sa sortie mais s’est rattrapé grâce à la super sélection de sa bibliothèque préférée et quel bonheur de retrouver Maurice et tous les habitant de la forêt autour d’Igor, ce loup si attachant mais qui cette fois a le blues… Nul doute que cette petite déprime sera passée une fois l’histoire finie, moult aventures et la présence de ses amis sauront lui remonter le moral. Encore un livre doudou, où l’on retrouver des personnages qui sont presque devenus des amis, que l’on aime découvrir dans leurs nouvelles aventures. 

Le blues d’Igor, de Geoffroy de Pendra. Ed. Ecole des Loisirs. Septembre 2025

Et vous, quels ont été vos coups de cœur pour ce mois d’avril ?

Nos coups de cœur de mars

Pour mars nous avons beaucoup lu et notamment pour préparer le Prix ALODGA mais attendant de découvrir notre sélection voici quelques titres qui pourront toujours vous donner envie d’aller piocher des livres à découvrir dans votre librairie ou médiathèque préférée.

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Lucie a eu peu de temps pour lire ce mois-ci, mais elle a eu la main heureuse quelque soit le genre tenté !

Côté album, Rébecca Dautremer a su l’émouvoir avec la vie simple mais riche de Jacominus. La beauté des illustrations n’est pas une surprise pour qui connaît le travail de cette auteure-illustratrice. Mais ce petit lapin duveteux est quand même sacrément craquant ! Petits clins d’œil à l’univers de Beatrix Potter et célébration d’une vie simple faite de liens familiaux et amicaux, Les Riches Heures de Jacominus Gainsborough séduiront les âmes sensibles.

Les Riches Heures de Jacominus Gainsborough, Rébecca Dautremer, Sarbacane, 2018.

Son avis complet ICI.

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Dans les documentaires, c’est un livre sur les livres qui l’a touchée bien plus qu’elle ne l’aurait cru. Le livre est un livre est un livre réalise l’exploit de traiter tous les aspects de cet objet si cher à notre cœur. Histoire de son invention et des matériaux utilisés, variations de mise en page, mais aussi et surtout lien affectif que nous entretenons avec lui. Sans oublier ses origines naturelles et la foule de personnes nécessaires à son édition. Génial !

Le livre est un livre est un livre, Mathilde Jamain, Denis Gombert, Léa Louis, Éditions courtes et longues, 2025.

Son avis complet ICI.

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Et en BD, elle a été très agréablement surprise par le ton de Lebensborn. Alors qu’elle s’attendait à un roman graphique historique un peu lourd, elle a trouvé une quête d’identité familiale aussi riche qu’émouvante. Une réflexion dans les transports en commun, un cours d’Histoire qui fait tilt et voilà toute la famille Maroger qui s’interroge. La maman de la bédéaste, principale concernée, a d’ailleurs elle aussi raconté son expérience dans un roman intitulé Les racines du silence.

Lebensborn, Isabelle Maroger, Bayard, 2024.

Son avis complet ICI.

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Pour Liraloin, la lecture de ce petit-grand roman est comme un souffle réparateur et vous allez deviner pourquoi.

Marta aime son métier et faire plaisir aux habitants de Chouquette-sur-Merle. Elle les régale de baba au rhum, de viennoiseries en encore de crème brûlée. Oui mais voilà Marta est fatiguée : « ses ailes semblaient engourdies. Et sa tête comme envahie de gros nuages gris. ». Marta n’éprouve plus de joie, ne pense plus à elle depuis si longtemps.  Et si le moment était de partir prendre l’air loin de son quotidien ? Chercher et trouver un chemin vers les souvenirs d’enfance car il faut du temps pour se réparer des blessures que nous inflige le quotidien. Que faire « des tempêtes, du brouillard, des averses » qui la traversent ? Malgré toute la beauté que peut livrer son île de repos, Marta est encore bien éprouvée…

Lire cet album c’est comme mordre dans un carré de chocolat réconfortant. L’histoire de Marta est inspirante et montre oh combien que ralentir la cadence de nos vies est importante. Savoir s’écouter, se comprendre et un peu penser à soi s’accompagne d’un doux changement. Dans cet album aux délicates illustrations, la jeune-le jeune lectrice-lecteur ne peut qu’entrer en empathie avec la bienveillante Marta. Quelque fois, il ne suffit de faire quelques pas pour « être un peu mieux dans ses plumes. »

L’échappée belle de Marta de Delphine Roux et Gaëlle Duhazé – Hong Fei, 2025

L’avis de Lucie.

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Quel bonheur de retrouver Thomas Scotto et bien accompagné par Carole Chaix pour ce titre universel tant qu’il peut parler à n’importe quel adulte ou enfant !

« Et bien, pour les mots de boxe, peut-être que vous ne savez pas tout à fait…peut-être vous ne savez pas ce que ça fait sur l’envers de nos décors…mais il y a forcement d’autres pouvoirs plus utiles que ça. »

« De la patience…avant que je réussisse à lui dire…

Il faut encore de la patience

Oui, si je me réconcilie avec ma tête, forcément je pourrai raconter bientôt. »

J’imagine que pour faire vivre ce texte de Thomas Scotto, en parler un peu avec mes mots peut éventuellement inviter à une interrogation, à encourager sa lecture. Dans le paysage littéraire jeunesse il y a Thomas Scotto comme il y a Dominique A ou d’autres artistes à l’écriture « fléchette en plein cœur de la cible ». Thomas Scotto est un ovni qui apparaît pour capturer, saisir ce que je pensais raccommodée, l’éternelle élève qui n’y arrivait jamais.

L’envers de nos décors existe bien pour permettre d’exister, ancrer dans cette vie où les rêves ne sont pas que de belles chimères disparues. Alors, merci pour ce texte qui a pris le chemin de cette BD-album pour rencontrer Carole Chaix et son trait qui s’illuminera sans doute à la dernière page.

L’envers de nos décors de Thomas Scotto et illustré par Carole Chaix – éditions du pourquoi pas ? 2025

L’avis de Lucie et celui de Séverine.

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Ce mois-ci, Hélène a enfin eu l’occasion de découvrir le roman de Sarah Maeght, Véda s’en va, qui concourrait cette année pour le Prix Vendredi.

Il s’agit d’un roman ado très actuel et bien écrit. Il parle de Véda qui découvre son attirance pour les filles grâce à Frankie, une jeune fille qui assume son homosexualité, qui assume de se travestir en homme lors de spectacles de drag king et qui débarque dans sa vie tranquille à Dunkerque directement depuis Berlin.

Véda, avant l’ arrivée de Frankie, mène une vie d’ adolescente plus ou moins ordinaire. Une bande de copains, un petit ami qu’elle se convainc d’aimer, des choix d’orientation à faire, des parents divorcés un peu paumés mais bienveillants, un petit boulot qui lui permet de mettre de l’ argent de côté pour partir à Lille… Et surtout Beyoncé, un lézard de compagnie.

Une très belle découverte pour Hélène, qui vous invite à découvrir ce roman qu’on pourrait presque qualifier d’initiatique et à lire sa chronique en entier.

Véda s’en va de Sarah Maeght – Albin Michel Jeunesse 2025

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Hélène a comme toujours lu pour tous les âges ce mois-ci et a eu le plaisir de découvrir le magnifique Gros câlin d’Annabelle Buxton destinés aux touts-petits.

Un livre au format très original, rond au lieu d’être rectangulaire, avec un cercle qui se rétrécit au fil des pages… 10, 9, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1… Eléphants, hirondelles, fennecs… Tous les animaux se font des câlins, jusqu’à la page finale où l’on fait des câlins à une seule personne… Le petit bébé à qui s’adresse ce livre tout cartonné et coloré.

Un album plein de tendresse, qu’on prendra plaisir à lire et relire à son enfant et qui créera des souvenirs communs. Il a été offerts à tous les enfants nés dans le Val-de-Marne en 2025, une très belle initiative. Quel plus merveilleux support qu’un livre pour contribuer à tisser de tendres liens entre parents et enfants !

Gros câlin d’Annabelle Buxton – Editions de la Partie, 2025

L’avis de Lucie et Liraloin

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Enfin Hélène a découvert la très intéressante série des Aventures de Sacré-Coeur d’Amélie Sarn et Laurent Audouin en commençant par le tomeLe démon du Moulin Rouge. Ces livres ont un format album, avec beaucoup d’illustrations mais le texte est très dense. Ils existent d’ailleurs en petit format, ce qui les rapproche des romans premières lectures.

Cette série nous entraîne donc dans tous les quartiers de Paris (Grand-Palais, Opéra, Jardins du Luxembourg et bien d’autres) pour des petites enquêtes menées par un petit garçon intrépide, attachant et plein d’humour.

Faire du tourisme en menant l’enquête, de quoi attiser la curiosité des petits lecteurs en ce printemps !

Les aventures fantastiques de Sacré-Coeur – Le démon du Moulin Rouge d’Amélie Sarn et Laurent Audouin – Editions Le Petit Lézard, 2026

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En mars, Héloïse – Hélolitlà a lu de magnifiques romans qui ont su l’emporter parfois très loin. Deux d’entre eux ont tiré leur épingle du jeu : Enragée, de Cécile Alix, et le premier tome du Fracas des Envolées, de Nell Pfeiffer. Deux univers très différents, et deux lectures qu’elle n’a pas su lâcher.


D’abord, la plume très poétique et les thématiques engagées de Cécile Alix. Avec Enragée, l’autrice met en scène Fauve, une jeune femme qui a grandi dans une famille d’accueil, et apprend du jour au lendemain qu’elle va devoir retourner vivre avec sa mère biologique. Impossible pour elle, elle fugue…


Avec ce roman, Cécile Alix signe à nouveau un roman âpre, qui heurte, qui bouscule. Un roman qui interpelle, tant pas la difficulté des thèmes abordés, que par le réalisme ou la poésie du texte. C’est beau, c’est dur, c’est intense. C’est magnifique et bouleversant. A lire sans hésiter !

Enragée, de Cécile Alix. Ed. Slalom, avril 2025.

L’avis de Lucie.

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Dans un style très différent, Héloïse a adoré Le Brise-Tempête, le premier tome d’une duologie fantasy aux accents steampunk de Nell Pfeiffer. Au programme : le voyage inaugural d’un vaisseau volant, la vengeance d’une jeune femme qui a tout perdu, de la magie et des complots…


Avec ce roman, Héloïse a retrouvé tout ce qu’elle aimait tant dans les littératures de l’imaginaire : un univers original et très immersif, des personnages variés et aux caractères complexes et développées une plume entrainante, de la magie, et surtout être tellement happée par une lecture qu’elle n’a pas vu la fin venir… Elle n’a qu’un seul regret après l’avoir refermé : le second tome n’est pas encore paru !

Le fracas des Envolées, tomes 1 : Le Brise-Tempête, de Nell Pfeiffer. Gulf Stream ed. Mars 2026

Sa chronique détaillée ICI.

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En mars, 3 coups de cœur énormes pour des romans ados chez Séverine.

Elle a connu Hervé Giraud il y a seulement quelques années, alors qu’il écrit pour la jeunesse depuis plus de 20 ans. Depuis, elle réparé cette erreur en achetant et lisant tous ses livres. C’est donc sans surprise qu’elle a eu un nouveau gros coup de cœur pour Non réparable, son dernier roman, qu’elle a dévoré. Parce que l’auteur possède le don de provoquer la série de sensations qui rendent une lecture si vibrante. Sa langue, vivante, moderne, rythmée, est percutante, il se met dans la peau des enfants et des adolescents avec une aisance qui force le respect. Il n’en oublie pour autant ni l’émotion, ni la poésie et c’est ce qui fait toute la force de son écriture.

Ce roman bouleverse autant qu’il frappe, il questionne autant qu’il dénonce. C’est une histoire, très dure sur les violences intrafamiliales et leurs conséquences sur la santé physique et mentale des victimes. Mais elle est pourtant pleine de lumière en toute fin et devient une ode à la résilience, sans que le mot ne soit galvaudé, car c’est aussi une histoire de belles rencontres qui changent le destin.

Sa chronique complète ICI. Celle d’Héloïse.

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D’après une étude non scientifique, néanmoins très sérieuse, lire un roman de Myren Duval aurait des effets secondaires désirables, que Séverine a ressentis à la lecture de son dernier roman, Pablo dans les bois.

– Sautes d’humeur : passage du sourire aux larmes sans crier gare

– Palpitations, arythmie, tachycardie : avoir un cœur solide pour résister au flot d’émotions qui l’assaillent

– Amour d’une plume aussi originale qu’elle est fine, aussi fantaisiste qu’elle sait être puissante, aussi palpitante qu’elle est intelligente.

Pablo dans les bois raconte les émois et les doutes d’un adolescent insolent, tourmenté, apeuré, amoureux, pour qui la vie s’accélère et déraille, notamment à la séparation de ses parents et à la découverte de la bipolarité de son père. Santé mentale, liens familiaux, premières amours, ces sujets très actuels, sont traités avec une tendresse, un humour, et , au final, avec grande profondeur.

Sa chronique complète ICI.

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Walter Cobb, c’est le titre d’un (premier) roman époustouflant écrit par Mathilde de Lagausie, qui a aussi emmené Séverine très loin. Il est sous-titré « Nos chemins d’or et de poussière », parce que c’est bien de cela qu’il s’agit. La poussière des vies cabossées marquées par la violence et la honte, l’or de l’amitié et de l’amour, mêlés dans un roadtrip fabuleux, un roman initiatique et d’aventures, une épopée, comme on en lit peu.

Ses inspirations littéraires ou cinématographiques sont assumées par l’autrice – Des souris et des hommes, La ligne verte, Django Unchained, La couleur pourpre – autant d’histoires où la nature humaine est disséquée, examinée dans ce qu’elle a de plus effrayant, de plus lumineux, de plus complexe,- mais ce qu’elle en fait dépasse toutes les attentes. Les codes du western ? Maîtrisés. Le brin de fantastique ? On ne se remet pas du plot twist final. La question sociétale autour du racisme et des exclu.e.s ? Bouleversante. Alors que son rythme est haletant, le roman est aussi parsemé de moments plus lents, de scènes d’une intensité tragique qui serre la gorge, ou d’instants de pure poésie, envoûtants… L’ambiance colle à la peau, le décor s’imprime dans la rétine, les personnages sont inoubliables, la langue, bien que flirtant avec l’oralité, est très belle… Réussite totale !

Sa chronique ICI.

Walter Cobb, nos chemins d’or et de poussière, de Mathilde de Lagausie, Rouergue Jeunesse, 2026

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Et vous, quels livres ont accompagné votre mois de mars ?

Nos coups de coeur de février

Comment ça le printemps ne pointe pas encore le bout de son nez ? La pluie nous rend marteau heureusement que la lecture adoucit notre quotidien. Voici des livres aimés pour mieux vous conseiller !

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Pour Liraloin, c’est une lecture à voix haute qu’il faut retenir ce mois-ci, un texte mis en scène par des illustrations qui montrent encore une fois toute l’originalité de cette maison d’édition qu’est le Rouergue.

Droméo et Chuliette de Marcus Malte et Henri Meunier, Le Rouergue, 2025

Ces deux-là ne sont pas faits pour se rencontrer. Quel point commun peut-on trouver entre Droméo, pianiste né au (bon) endroit où les palissades protègent (sans doute) des autres (mal intentionnés ?) et Chuliette née au (mauvais) endroit vivant dans une tour, jouant des heures à Fornite (faut bien tuer ce temps) ? Est-il si énorme ce point d’interrogation, chère spectatrice, cher spectateur : quel point commun ? L’Amour bien sûr, celui qui ne fait aucune différence entre le thé chaud et la citronnade. L’Amour, celui qui n’a pas de (frontière) tout comme ce bon vieux bus 53 traversant côté cour et côté jardin.

Suivre l’écriture en vers de Marcus Malte c’est déclamer à voix haute cette histoire où la tragédie n’est que toile de fond.

« Mes pensées sont amères

La faute à Dromadaire

Mon cœur dans un étau

C’est la faute à Chameau »

On veut y croire à cet amour, cette vie sans Droméo et Chuliette ne peut exister sans la pincée d’espoir qui est semée tout le long de cette histoire. De son dessin minimaliste, Henri Meunier entre dans le secret du cœur de nos deux jeunes héros, donne des indications scéniques sur cet amour (contrarié), allège nos peurs et nous rend optimiste face aux obstacles.

La chronique de Séverine ICI et celle de Lucie .

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Pour Séverine, l’un des gros coups de cœur du mois de février, c’est le dernier recueil de poésie de Carl Norac, illustré par la grande Anne Brouillard. Ces deux géants de la littérature jeunesse avaient un poème à lui dire, elle les a écoutés attentivement. Et leur poème, tour à tour délicat, aérien, drôle, sensible, lumineux, lui a raconté l’enfance et ses possibles, l’enfance et sa générosité, l’enfance et son émerveillement. Il lui a aussi dit les arbres et la mer, la liberté de la mésange, le secret de la mangrove, la valse des jours et des saisons, la nécessité de prendre son temps pour grandir, il lui a chanté une berceuse pour s’endormir. Il n’a pas répondu pas à toutes ses questions mais il a libéré son imagination. Il lui a dit ni barrière ni frontière, ce sont des lames qui coupent les ailes des enfants (ou les pattes de l’araignée), il l’a invitée à la complicité, la solidarité, la tolérance et le respect, il a cultivé sa bonne humeur, sa joie et sa légèreté, en jouant avec les mots. Il lui a dit tant et tant, à découvrir. Oui, ce poème avait décidément de très beaux vers à lui offrir.

J’ai un poème à te dire, de Carl Norac, illustré par Anne Brouillard, L’école des loisirs, 2026

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Ce sont deux publications fort différentes de Flammarion qui ont tapé dans l’œil de Lucie ce mois-ci.

Alors qu’elle s’apprête à aller voir l’adaptation théâtrale de L’ennemi avec ses élèves, Lucie est tombée sur cet autre album dénonçant l’absurdité de la guerre. Avec son trait si reconnaissable, un humour décapant, des découpes mais sans aucun texte, Olivier Tallec met en scène deux ennemis que tout oppose… vraiment ?

Le parallèle entre le quotidien des deux soldats montre évidemment plus de points communs que de différences (et celles-ci sont très amusantes), et la chute est un sommet d’ironie. Indispensable !

Waterloo & Trafalgar, Olivier Tallec, Flammarion, 2012.

Son avis complet ICI.

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Lucie aime beaucoup la plume de Marie Pavlenko, mais elle a traîné à lire ce roman en raison de la mention de drames dans le résumé qui, associée à cette couverture rouge n’annonçait pas une lecture facile. Et la vie de Rita est en effet une succession de tragédies. Heureusement, ce roman choral est aussi porté par des personnages attachants et lumineux. Construit autour des témoignages des proches de cette jeune fille, il montre que l’on ne connaît jamais vraiment les gens et révèle progressivement l’ampleur des difficultés auxquelles Rita doit faire face au quotidien. Si elle regrette un peu le côté voyeur du suspens autour de la révélation, Lucie a beaucoup aimé suivre le cheminement des différents personnages.

Rita, Marie Pavlenko, Flammarion, 2023.

Son avis complet ICI, celui d’Helolitla.

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Héloïse (Helolitla) a craqué pour le dernier roman ado de Maëlle Desard, Infiltrée dans la Cupidon Squad. Un roman plein d’énergie et de surprises.

Au programme ? Des Cupidons, infiltrés parmi nous. Lorsque Rebecca découvre que sa meilleure amie est en une, sa vie bascule, et la voilà qui doit affronter tout un tas de situations rocambolesques.

Amour, humour, rebondissements et secrets bien gardés dans ce premier tome qui donne le sourire. C’est foufou, c’est drôle, pétillant, bref, Héloïse a fondu devant cette histoire et ses personnages attachants.

Sa chronique ICI.

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Côté albums, c’est Le fabuleux club de lecture du bus 65 qui a charmé Héloïse et ses enfants. Le pitch : une enfant qui prend le bus comme tous les jours… et y rencontre de surprenants lecteurs.

Héloïse a un faible pour les livres qui parlent de livres, et celui-ci l’a conquise tant pour ses douces illustrations que pour ses beaux messages. Ode à la lecture et au partage, à l’amitié, il propose une douce parenthèse, un peu magique et enchantée, dans la grisaille du quotidien.

Le fabuleux club de lecture du bus 65, de Céline Person, illustré par Sanoé. Ed. Kaleidoscope, Septembre 2025.

Sa chronique à retrouver ICI.

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Hélène pour sa part souhaitait vous présenter deux albums et un petit roman qui sont se sont particulièrement distingués dans ses lectures de février.

C’est tout d’abord Le jardin des fées de Georgia Buckthorn et Isabella Mazzanti qui lui a beaucoup plu puisqu’elle a un faible pour les histoires de fées et que celle-ci est particulièrement réussie grâce à ses illustrations très colorées mais surtout au récit.

Mimi rêve de rencontrer des fées et fait tout ce qu’elle peut pour rendre son jardin le plus accueillant possible. Sauf que ce qu’elle croit par-fait… Ne l’est pas toujours pour les fées. Elles se sentent mieux dans un jardin plus sauvage, où elles peuvent se faire des lits de feuilles et côtoyer les limaces… Une ode à la nature et à la liberté.

Le jardin des fées, de Georgia Buckthorn et Isabella Mazzanti, Editions Gauthier Languereau, février 2024

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Un second album trouvé par hasard à la bibliothèque est devenu un coup de coeur à la première lecture, il s’agit de Billie et la petite banshee.

Ce titre fait découvrir au lecteur la mythologie irlandaise et les créatures surnaturelles que sont les banshee et qui sont chargées d’annoncer aux humains l’imminence de leur mort. Pour Billie, la première personne qu’elle voit en sortant de son cocon est une petite fille, Rose, à laquelle elle va s’attacher… Et cette fois cela ne se passera pas exactement comme d’habitude. Une manière très poétique d’aborder la mort et les traditions qui y sont liées, et une plongée très plaisante dans les légendes irlandaises, un univers tout à fait à part.

Billie la petite banshee, Eoin Colfer et Steve McCarthy, Pastel, octobre 2025

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Enfin, un petit roman à destination des enfants de fin de primaire a retenu l’attention d’Hélène. Parue à partir de 2021, la série La vie de château a rencontré un certain succès et ce fut un plaisir d’en découvrir le premier tome.

Violette, dont les parents sont morts, doit aller vivre au château de Versailles chez Régis, un oncle dont elle n’a pas un très bon souvenir (elle le surnomme Régis-le-Puant, c’est vous dire !). Les relations sont effectivement très difficiles au début mais finalement, ces deux personnages que tout oppose s’aideront mutuellement. Une situation de départ tragique, une rencontre entre deux personnages que tout oppose, de l’humour malgré tout, bref les bases d’une série dont on a envie de suivre les personnages attachants !

la vie de château de Clémence Madeleine-Perdrillat et Nathaniel H’Limi, Ecole des loisirs, collection : Médium, 2021

Et vous, quels titres ont accompagné votre mois de février ?