Ils/Elles ont changé le monde

Ils sont nombreux ces hommes et ces femmes qui se sont engagés pour faire de notre monde, un monde meilleur.

Des destins extraordinaires, des parcours de vie qui ont forcé notre admiration, du courage, de la générosité, de l’engagement… la littérature jeunesse est remplie de références inspirantes pour toutes celles et ceux qui veulent s’engager à leur tour !

Nous vous proposons une sélection de portraits influents, connus ou moins, parfois romancés mais toujours documentés.

 

Rester debout de Fabrice Colin (Albin Michel, 2018)

Simone Veil, à la veille de sa mort, se remémore sa tendre et heureuse enfance mais aussi les années les plus terribles de sa vie. Cette biographie valorise une femme populaire d’exception qui a lutté toute sa vie pour la paix, le droit et la mémoire.

Retrouvez l’avis de Mélimélodelivres

 

 

Banksy et moi d’Elise Fontenaille (Rouergue, 2014)

Cet artiste envahit les rues et les murs de ses manifestes tout en restant un parfait inconnu.

Banksy est moi n’est pas une biographie mais un roman qui invite à vouloir fouiller un peu plus la vie de ce clandestin « art-terroriste ».

Retrouvez l’avis d’Alice

 

Marie Curie d’Isabel Thomas (Gallimard Jeunesse, collection Les grandes vies, 2018)

La vie de cette grande femme vue façon bullet journal : parties romancées, anecdotes en vrac, illustrations fluos et parties documentaires. Un rendu très frais qui rend Marie Curie très contemporaine.

 

Retrouvez l’avis d’Aurélie

 

 

Marie Curie : la scientifique aux deux prix Nobel de Céka et Yigaël (Editions Faton, 2017)

C’est sous forme de BD cette fois que vous pourrez découvrir la vie de Marie Curie, de son enfance à sa mort, en passant bien sûr par sa rencontre avec Pierre Curie et ses travaux sur la radioactivité.

Retrouvez l’avis de Sophie.

 

Chez MéliMélodelivres, une collection d’albums grand format intitulée « Qui êtes-vous ? » chez l’éditeur Bulles de savon qui rend hommage aux écrivains, aux peintres, et bien d’autres LA.

Une autre collection sur le sujet du même éditeur à découvrir LA.

Une autre collection « T’étais qui toi ? » chez Actes sud junior qui met en valeur des personnages réels d’une façon fort vivante.

Un titre chroniqué chez MéliMélodlivres mais vous pouvez retrouver la collection LA.

Une autre collection que Pépita affectionne beaucoup, celle « Des graines et des guides » chez l’éditeur A dos d’âne : riche déjà de 89 titres, cette collection en format poche va à l’essentiel en présentant des femmes et des hommes morts ou vivants qui ont marqué ou marquent l’histoire. Pour un lectorat à partir de 8 ans et bien plus !

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Dans la gueule du loup de Michael Morpurgo illustré par Barroux (Gallimard jeunesse, 2018) 

Chez Hashtagcéline, il est question des hommes et des femmes qui, pendant la seconde guerre mondiale, se sont battus dans l’ombre pour la liberté. Dans son roman Dans la gueule du loup, Michael Morpurgo nous parle de sa propre histoire familiale et nous dresse le portrait émouvant d’un de ces hommes qui par son engagement a fait notre monde d’aujourd’hui.

Retrouvez l’avis d’Hashtagcéline

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Frida de Benjamin Lacombe et Sébastien Perez (Albin Michel jeunesse, 2016)

Frida Kahlo est une artiste mexicaine qui a marqué son pays et pas seulement. À travers ses œuvres, elle représente les douleurs de son corps et de sa vie. Elle est une figure du féminisme du XXe siècle. Benjamin Lacombe lui rend un bel hommage dans cet album.

Retrouvez l’avis de Sophie

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Irena de David Morvan et Séverine Tréfouël (Glénat, 2017)

Voici une série de bande-dessinée qui fera découvrir aux jeunes et aux moins jeunes le destin d’Irena Sendlerowa.  Cette polonaise peu connue du grand public a sauvé des dizaines d’enfants juifs pendant la Seconde Guerre Mondiale et mérite qu’on s’arrête sur son histoire.

Retrouvez l’avis de Bouma

sur le premier tome

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Nina d’Alice Brière-Haquet et Bruno Liance (Gallimard jeunesse, 2015)

Nina Simone est connue dans le monde entier pour sa voix magnifique et son influence sur le monde de la musique. Grâce à cet album sélectionné l’année dernière dans le Prix des Incorruptibles, les enfants peuvent également découvrir son combat pour l’égalité des droits des afro-américains.

Retrouvez l’avis de Bouma

 

D’un combat à l’autre, les filles de Pierre et Marie Curie, de Béatrice Nicodème, (Editions Nathan, 2014)

Un roman historique passionnant pour découvrir trois femmes extraordinaires : Marie Curie et ses filles Eve et Irène. Chacune, à sa façon, va s’engager dans la Grande Guerre. Que ce soit au nom de la science, de l’art ou simplement de l’humanité, elles vont changer le cours de l’Histoire.Retrouvez l’avis de la collectionneuse de papillons. 

Louis Armstrong, de Pierre Ducrozet, Zaü et Jacques Bonnaffé (Éditions des Bulles de savon, 2012)

Et pour finir, voici un album consacré à un autre jazz-man à la destinée extraordinaire : Louis Armstrong. Le récit de Pierre Ducrozet, les illustrations de Zaü et la voix de Jacques Bonnaffé nous transportent de la Nouvelle-Orléans aux rives du Mississippi puis au cœur des grandes villes américaines et mondiales, pour une épopée qui n’est pas que celle d’un homme, mais aussi celle du jazz et des États-Unis…

Retrouvez l’avis d’Isabelle sur L’île aux trésors

 

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Des portraits, des hommages, des livres à mettre entre les mains des jeunes et des moins jeunes, … pour comprendre une société, l’Histoire et parfois sa propre histoire.

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Nos coups de cœur de novembre

Décembre est déjà là !

Peut-être que nos choix de coups de cœur de novembre vont-ils vous aider à emplir la hotte du Père Noël ?

En tout cas, nous l’espérons, alors les voici !

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Novembre a été un mois de lecture particulièrement intense sur l’île aux trésors. Mais le trésor du mois est sans aucune hésitation Le célèbre catalogue Walker & Dawn, de Davide Morosinotto (École des loisirs, 2018). Un régal de lecture plein de fraîcheur et d’aventures qui nous a emmené de la Louisiane à Chicago, accompagné de quatre amis aussi intrépides que sympathiques… Pour finir de vous convaincre, jetez donc aussi un œil sur l’avis de Pepita !

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Chloé, de Littérature enfantine, est à la recherche de la perfection, et l’a trouvée sous la plume de Remy Charlip.
Une journée sans contrainte, sous le signe de la complicité père fils, un véritable petit bonbon cet album. Un jour parfait, Remy Charlip, MeMo

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Pépita, de Méli-Mélo de livres, a particulièrement aimé retrouver Flora et Max dans leurs nouvelles vies, après leur folle rencontre. Il y a des romans, comme ça, on y  est bien de suite, on aimerait rencontrer les personnages, et leur dire combien ils nous ont émus. Les nouvelles vies de Flora et Max, un roman écrit à 4 mains par le couple Coline Pierré et Martin Page à l’Ecole des loisirs, collection Médium+.

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Sophie de La littérature jeunesse de Judith et Sophie est tombée (encore) sous le charme du style de Rébecca Dautremer avec son album Les riches heures de Jacominus Gainsborough publié chez Sarbacane. Avec douceur, elle y raconte la vie simple de Jacominus qui pourrait être n’importe qui d’entre nous.
« Ce fut une petite vie, vaillante et remplie. Une bonne petite vie qui a bien fait son travail.« 

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Aurélie de l’atelier a eu beaucoup de coups de cœurs ce mois-ci mais si elle ne devait n’en garder qu’un, elle  conseillerait Groléphant & t’it souris de Pierre Delye et Ronan Badel chez Didier Jeunesse. Un duo rafraîchissant autant pour les auteurs que pour les personnages.Cet album sous format BD est rempli d’humour absurde.

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Hashtagcéline vous propose de partir en voyage sur l’île de Sumatra pour y faire la connaissance d’un drôle d’orang-outan. Exotisme, fantaisie, dépaysement et grain de folie garantis !

Laurent le flamboyant, un roman de Karen Hottois illustré par Julia Woignier paru chez Memo dans la collection Petite Polynie.

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Yoko Lulu des Lectures Lutines a découvert un chouette roman de Science-fiction, avec plein de suspense et de rebondissements. La loi du dôme de Sarah Crossan aux éditions Bayard l’a convaincu sur le fait qu’il faut protéger la planète si on veut pas que cette histoire soit prémonitoire.

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Mais… qu’y-a-t-il au delà de la forêt ?

Qu’y-a-t-il au-delà ? Au-delà de ma chambre, de ma ville, de mes amis, de ma famille ? Au-delà de la Terre ? De la voie lactée ? De l’univers ? Voilà une question existentielle qui vient tous nous tarauder un jour ou l’autre ! C’est pour répondre à cette ancestrale question que la père d’Arthur se lance dans un projet insensé : il décide de monter, pierre après pierre, une immense tour qui lui permettrait de voir… Au-delà de la forêt. Il entraîne alors son jeune fils dans son incroyable projet. A force de volonté, à force de travail, à force de soutien, notre famille de lapins semble parvenir à ses fins…

Au-delà de la forêt de Gérard Dubois et Nadine Robert.-Seuil jeunesse

Colette : Au seuil de l’album, une couverture qui nous accueille avec son titre énigmatique, précieuse invitation au voyage : Au delà de la forêt… Et deux lapins anthropomorphisés qui gravissent un je-ne-sais-quoi de pierres sombres. Sur quelles hypothèses de lecture êtes-vous parties en découvrant ce livre ?

Pépita : Je suis partie sur une aventure entre un parent et un enfant. Mais aussi à une ascension difficile et ardue avec ce fil d’attache qui les relie dans l’escalade.

Isabelle : Toutes les hypothèses sont possibles avec cette couverture qui instaure immédiatement le suspense ! Puisque le titre annonce, comme tu le rappelles, qu’il s’agit d’aller « au-delà de la forêt », mais la couverture ne nous montre pas grand-chose avec cette focale très resserrée sur les deux héros… Cela nous place un peu dans la même situation qu’eux : on devine l’ampleur de l’obstacle à franchir, mais notre regard est cantonné à l’horizon limité des deux lapins. Au-delà, tout est donc envisageable, du plus merveilleux au plus terrifiant… J’ai trouvé cela très intriguant et la curiosité a aussi gagné tout de suite mes garçons avec qui j’ai lu cet album !

Bouma : Pour moi, le titre comme la couverture ont tout du livre d’aventure. Je m’attendais donc à traverser une épaisse forêt aux mille dangers, à naviguer entre les arbres… pour atteindre un monde mystérieux.

Colette : Et effectivement aventure il va y avoir dans un endroit que nous découvrons dès les premières pages : une forêt dense et obscure présentée comme « habitée par des loups, des ogres et des blaireaux ». A quoi avez-vous associé cette forêt ?Pépita : Je l’ai clairement associée aux légendes à cause des mots « loups » et « ogres », mais le mot « blaireaux » m’a fait sourire car on peut le prendre à différents niveaux. Cela rajoute de la légèreté au coté obscur de cette forêt. Quoique l’animal blaireau ne soit pas très sympathique non plus !

Isabelle : La forêt représentée sur l’album est effectivement pour le moins sombre et dense. De quoi frissonner et voir défiler immédiatement dans sa tête toutes sortes de forêts effrayantes issues des contes et histoires de notre enfance – surtout à l’évocation des « loups et des ogres » ! Mais la référence teintée d’ironie aux « blaireaux géants » a tout de suite détendu l’atmosphère ! D’un point de vue symbolique, ce thème m’a beaucoup parlé car j’y ai vu une manière de parler de tous les obstacles qui semblent d’autant plus infranchissables qu’on ne s’en est jamais approché.

Bouma : Je rejoins mes camarades sur le jeu de mots autour des contes (avec le côté malicieux-méfiant sur les blaireaux). Mais je trouve vraiment qu’elle incarne quelque chose à elle toute-seule, comme une entité entière et pleine de laquelle émergeraient ces habitants pas comme les autres.

Colette : La petite famille que nous découvrons est composée d’un jeune lapin, de son père et de leur chien Danton. Qui avez-vous préféré ? Et pourquoi ?Pépita : Ouh là ! Difficile à dire ! J’ai bien aimé de suite leur relation pleine de confiance, de complicité et d’entraide.

Bouma : Difficile de dissocier les personnages de cette famille tant ils sont solidaires les uns des autres. Après, comme Pépita, je me suis plus identifiée au narrateur, le jeune lapin, et j’ai admiré la détermination et l’espoir qui se dégageait de la figure paternelle.

Isabelle : Découvrant l’histoire à travers les yeux du jeune lapin, il est difficile de ne pas ressentir de tendresse à l’égard du père : curieux, hardi et volontaire, il développe une idée folle, littéralement « gigantesque », du type de celles que peuvent en réalité seulement avoir les enfants – de quoi susciter l’enthousiasme de ses petits lecteurs ! Le jeune héros est très sympathique également : on sent toute l’admiration qu’il a pour son père, mais aussi son souci de l’aider et de le soutenir dans son projet.

Colette : Quant à moi justement c’est la figure du père que j’ai vraiment trouvée enthousiasmante : le père a un projet et met tout en œuvre pour aller jusqu’au bout de son projet, avec une simplicité et une sincérité si vraies qu’il peut entraîner son fils avec lui entièrement, intensément. Il y a une complicité rare entre le père et le fils, une complicité que je trouve précieuse, à offrir comme un trésor à nos jeunes lecteurs et à leurs parents. Que diriez-vous du projet qui guide leur quotidien le temps de l’album ? Comment avez-vous interprété l’ambition du père de l’histoire ?

Bouma : Pour moi, il est apparu comme une échappatoire, un but à atteindre coûte que coûte, de celui dans lequel on est capable de se lancer pour oublier. L’absence d’une mère, la rudesse de la vie ou les choix de l’existence, peut-être ?

Pépita : Oui c’est ça : une envie de se prouver quelque chose ou bien de retrouver son rêve d’enfant et de le partager avec son fils. De se confronter à ses limites aussi pour les repousser.

Isabelle : Comme vous, j’y ai vu une dimension de défi, de dépassement, avec aussi un petit côté subversif : ce père qui ne s’arrête pas aux histoires qu’on raconte et qui décide de faire ce qu’apparemment personne n’a jamais osé entreprendre jusque-là. Ce que j’ai trouvé sympathique, c’est qu’il n’agit pas en héros tout-puissant, mais s’efforce plutôt de fédérer de plus en plus largement autour de son idée.
Et il y a quelque chose de délicieusement enfantin dans cette idée de tester, voire de repousser ses limites, comme le dit Pépita. Quel enfant ne s’est pas lancé dans la construction de la tour la plus haute, du collier le plus long, etc.? En tout cas, les miens se sont immédiatement identifiés au projet qui les a littéralement enthousiasmés !

Colette : Et ce qui m’a semblé tout à fait génial et intéressant dans le projet du père, c’est que ce projet se base sur le TRAVAIL, une valeur dont il est finalement peu question dans l’album contemporain, surtout qu’ici c’est une valeur très positive. Le travail a en effet une place centrale dans cet album : avez-vous adhéré à l’image qui en est donnée ?

Pépita : Oui tu as raison de le souligner car quelle entreprise tout de même ! Oui j’ai beaucoup aimé car au début, il y a l’idée, puis son partage et puis l’ébauche de plan à deux. Enfin, on s’y met et on découvre la fatigue et le découragement. Puis vient le rebond et la solidarité via l’idée de ce troc qui se rajoute. J’ai trouvé que cela allait plus loin que la simple démonstration du travail. C’est un système qui est décrit là…vers quoi tendre à nouveau ?

Bouma : Moi je n’en ai pas du tout fait cette lecture. La persévérance et l’effort ne sont pas forcément liés au travail pour moi. D’autant plus que ce père est boulanger en premier lieu. Par contre, j’y ai lu la force que représentent une foule, une société quand elles se mettent à avancer ensemble. On pourrait presque y voir une métaphore de l’expression « déplacer les montagnes ».

Isabelle : Tout ce que vous dites est vraiment intéressant et vos interprétations me parlent toutes énormément. Je n’y ai pas réfléchi sur le moment, mais la lecture de cet album nous a laissé, à mes garçons et à moi, un sentiment intense de bien-être et d’accomplissement. Rétrospectivement, je pense que cela vient à la fois de la satisfaction de voir ce projet prendre forme et progresser efficacement, de l’ivresse d’avoir repoussé des limites qui semblaient infranchissables et du bel élan collectif suscité par cette entreprise… Tout cela fait vraiment du bien ! Et c’est vrai, ce que tu dis Pépita : ce travail n’est pas seulement enthousiasmant parce qu’il est achevé avec brio, mais aussi parce qu’il s’organise dans un esprit d’entraide qui n’a rien à voir avec l’organisation du travail dans les entreprises traditionnelles.

Colette : Comme vous le soulignez toutes, cet album offre une symbolique très très riche : on y parle de solidarité, de famille, de coopération, de société, d’idéal à atteindre, de rêve à construire… de l’autre aussi, cet étranger si semblable à nous. Quel aspect de cette fable vous a le plus touchée ?

Isabelle : En effet, tu as tout à fait raison de le souligner ! Pour ma part, j’ai été avant tout emballée par le côté presque révolutionnaire de ce que tu appelles joliment « rêve à construire ». Mais aussi très touchée par la belle solidarité et les formes de partage qui émergent dans le village autour de ce rêve. Des valeurs qui font trop souvent défaut, mais qui parlent spontanément aux enfants !

Pépita : Ce qui m’a vraiment le plus touchée, c’est la réponse du fils lapin à l’épuisement de son père et l’élan de solidarité qui suit : ça met du baume au cœur de voir que tous œuvrent pour une construction dont ils ne connaissent finalement pas l’issue, seulement être là sans arrière pensées. C’est très positif !

Isabelle : Ce qui met aussi du baume au cœur, façon madeleine de Proust, c’est le côté « vintage » des illustrations qui m’ont évoqué ma propre enfance. L’objet-livre est très beau, avec sa couverture rigide et texturée et un côté rétro des illustrations, travaillé jusque dans les moindres détails – graphismes, couleurs un peu estompées… Cela donne au livre des allures de contes et un effet réconfortant – on croirait presque retrouver un album de Beatrix Potter, non ?

Bouma : une belle image effectivement et des valeurs qui parlent à tous, petits et grands. Et comme Isabelle, j’ai craqué pour l’aspect vintage de cet album aux couleurs surannées.

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Et si vous souhaitez en savoir plus :

Et sur nos sélections thématiques sur le thème de la forêt : Forêts fabuleuses et Forêts magiques et mystérieuses.

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Troubles

La vie est faite de bonheurs mais aussi d’épreuves. Enfant ou adulte, de près ou de loin, à un moment ou un autre, l’existence peut perdre son sens et devenir une véritable souffrance. Le mal-être peut se traduire de bien des façons : déprime, dépression, boulimie ou anorexie… Cette difficulté à vivre peut aussi découler d’un désordre psychiatrique.

Quand l’esprit s’égare, quand le malaise prend le pas sur le reste ou quand le corps devient un ennemi, il est toujours compliqué de faire face et de comprendre. Pourtant, il est essentiel d’en parler. Pour preuve de l’importance de ce sujet, il en fréquemment question en littérature jeunesse. Que cet état de souffrance soit au coeur du récit ou juste en toile de fond, voici une sélection sur ce thème difficile mais malheureusement universel.

  • Quand l’esprit s’égare et que la raison s’échappe (maladies mentales)

Le goût amer de l’abîme de Neal Shusterman chez Nathan

Un roman entre réalité et délires qui nous montre la schizophrénie de l’intérieur.

L’avis de HashtagCéline 

L’avis de Méli-Mélo de livres

J’ai suivi un nuage de Maëlle Fierpied illustré par Julie Guillem à l’école des loisirs

La bipolarité d’une maman vue à travers le regard innocent et aimant de son petit garçon.

L’avis de HashtagCéline

L’avis de MéliMélodelivres

Simple de Marie-Aude Murail chez Ecole des loisirs

L’histoire bouleversante de deux frères d’une vingtaine d’années, dont un des deux est déficient mental.

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– La Fosse au loup d’Alexandre Chardin chez Thierry Magnier

Comment empêcher son père de sombrer encore plus et le ramener dans le monde des vivants ? Un roman sur l’amour filial.

L’avis de MéliMélodelivres

  • Quand le mal-être empêche de vivre (dépression, TOC,…)

Tu es mon soleil de Marie Pavlenko chez Flammarion

Comment entrer en contact avec sa mère qui s’enfonce dans la dépression chaque jour de plus en plus ?  Sous le silence, il y a tant de peine ! Ce n’est qu’au prix de grandes souffrances, de découpages obsessionnels mystérieux que la mère de Déborah arrive à s’exprimer et se confier.

L’avis d’Alice

L’avis de Méli-Mélo de livres

L’avis de Un Petit Bout de bibliothèque

La folle rencontre de Flora et Max de Coline Pierré et Martin Page Ecole des loisirs Collection Médium

Quand l’écriture vient au secours de deux jeunes enfermés pour différentes raisons : l’une en prison, l’autre chez lui par phobie de l’extérieur. Cela donne un roman qui explique les gestes, les peurs dont la suite est parue le 7 novembre : Les nouvelles vies de Flora et Max.

Résultat de recherche d'images pour "la folle rencontre de flora et max"L’avis de Méli-Mélo de livres

L’avis d’Alice

Nightwork de Vincent Mondiot Actes Sud

Quand on cherche l’amour de ceux qui nous entourent mais quand les adultes sont défaillants et que l’addiction fait place à la haine, le quotidien prend un ton macabre. Une chronique sociale presque effrayante.

L’avis d’Alice

L’avis de MéliMélodelivres

Mitsu un jour parfait de Mélanie Rutten chez MeMo

Un album qui aborde en douceur ce mal être qui vous frappe et qu’il est si difficile de nommer.

L’avis de Un Petit Bout de Bib(liothèque)

Les optimistes meurent en premier de Susin Nielsen chez Hélium

Susin Nielsen nous raconte l’histoire terrible et touchante de Pétula qui, suite à un drame familial dont elle se sent responsable, a développé des troubles compulsifs l’empêchant de vivre comme toutes les autres filles de son âge. Drôle et poignant.

L’avis de HashtagCéline

L’avis de Méli-Mélo de livres

L’avis de Un Petit Bout de Bib(liothèque)

  • Quand la vie devient insupportable (suicide)

Coeur battant d’Axl Cendres chez Sarbacane

Le suicide vu par Axl Cendres : décalé, amusant et émouvant, forcément.

L’avis de HashtagCéline

Tout plutôt qu’être moi de Ned Vizzini aux éditions La Belle Colère

Un roman d’une justesse incroyable par un auteur qui n’a pas réussi à vaincre ses démons. Incontournable !

L’avis de HashtagCéline

Les ailes de la sylphide de Pascale Maret Thierry Magnier

Quand Lucie, sur son lit d’hôpital, doit revenir sur cette chute du balcon…Une histoire menée de main de maître par l’auteure qui nous emmène dans le sordide.

L’avis de Méli-Mélo de livres

L’avis d’Alice

L’avis de Un Petit Bout de bibliothèque

Un jour il m’arrivera un truc extraordinaire de Gilles Abier La Joie de lire

Un roman en résonance avec le précédent sur le mal être d’un gamin de 13 ans qui se prend pour un oiseau jusqu’à mettre sa vie en péril.

L’avis de Méli-Mélo de livres

L’avis d’Alice

A ma folie, passionnément de Gladwys Constant. Rouergue

Dans les bras d’un manipulateur, l’amour devient nocif et la prise de contrôle psychologique mène tout droit à la destruction. D’une telle histoire, on ne sort jamais indemne.

L’avis d’Alice

L’avis de MéliMélodelivres

  • Quand le corps devient un ennemi (boulimie, anorexie…)

Ronde comme la lune de Mireille Disdero Seuil

Quand on est ronde et qu’on se fait harceler par les autres à cause de son apparence.

L’avis de Méli-Mélo de livres

L’avis d’Alice

Les petites reines de Clémentine Beauvais Sarbacane

Quand un roman aborde avec humour ce sujet délicat de la boulimie…

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L’avis de Yoko Lulu

Le complexe du papillon d’Anne Lise Heurtier. Casterman

Mathilde tombe … avant de se relever. Aveuglée par les apparences, portée par le mal être, il n’y a qu’Annelise Heurtier qui pouvait aborder l’anorexie mentale avec tant de légèreté et de délicatesse.

L’avis d’Alice

Sobibor de Jean Molla

Quand anorexie rime avec vieilles histoires et secrets bien gardés… Une photo et un nom -Sobibor- sont le début d’une angoisse à vous rendre malade, voir anorexique.

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Solaire de Fanny Chartres illustré par Camille Jourdy à l’école des loisirs

Ce roman aborde deux thématiques de cette sélection. Il y est question de dépression avec celle qui touche la maman d’Ernest et Sara, les deux frère et soeur fusionnels de cette belle histoire. Mais aussi l’anorexie de la grande soeur d’Ernest que l’on surnomme Ossette… Une double entrée pour un roman touchant mais malgré tout très positif.

L’avis de HashtagCéline 

L’avis de Méli-Mélo de livres

 

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Lecture en duo : Capitaine Rosalie

Hier le monde s’est souvenu de la fin de la Grande guerre. Il y a 100 ans l’armistice était signé. Il n’y a pas une famille qui ait été épargnée par ce conflit.

C’est un des thèmes de ce sublime album de Timothée de Fombelle au texte et Isabelle Arsenault aux illustrations, publié chez Gallimard jeunesse.

CAPITAINE ROSALIE  : Alors que son père est à la guerre, Rosalie se lance dans une mission secrète.

Nous sommes deux à l’avoir lu sous le Grand Arbre (pour l’instant !) et nous avons eu envie d’échanger sur notre ressenti, Céline et moi-même, avec une pensée émue pour nos aïeuls qui ont combattu ainsi que pour tous ceux qui ne sont pas revenus.

Des photos de l’album vont illustrer nos propos et à la fin, une lecture d’un passage à voix haute.

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Pépita : Qu’est-ce qui t’a donné envie de te plonger dans cet album ?

Céline : Déjà, je suis une grande fan de Timothée de Fombelle. J’aime ses histoires, sa façon d’écrire et sa sensibilité. J’ai eu l’occasion de l’entendre parler de cet album et il a su, comme à chaque fois, me toucher. Il m’a complètement conquise avant de l’avoir en main. Et toi ?

Pépita : Comme toi, je suis une grande fan de cet auteur que j’ai découvert grâce à la passion d’un des membres de ce blog ! Pour celui-ci, je l’ai acheté les yeux fermés et waouh ! Quelle émotion ! Je connaissais son illustratrice aussi pour d’autres albums et je me suis dit que ce devait être une pépite !
Qu’est-ce que ce titre a d’emblée évoqué pour toi ? Il est vrai que le sous-titre éclaire un peu non ?

Céline : Le titre m’a évoquée la notion de combat, nécessairement. Mais en même temps, il m’a rendue très curieuse de connaître l’histoire de cette petite fille. Comment pouvait-elle être impliquée aussi jeune dans ce conflit ? Et surtout, quelle pouvait bien être sa mission secrète ? Mais je me suis surtout dit que c’était un joli titre plein de promesses, connaissant TDF.
Les illustrations occupent une place importante, qu’en as-tu pensé ?

Pépita : Oui et tant mieux ! J’ai beaucoup aimé leur résonance avec le texte et leur symbolisme : grisaille, bleu des lettres et flamboyance de l’orange dans les cheveux de Rosalie. Les double pages arrivent à point comme une respiration nécessaire à ce texte lourd de sens.
Un texte dont on ne peut dévoiler le mystère qui plane : cette mission que s’assigne Rosalie n’est-ce pas ?

Céline : Impossible d’en dire trop effectivement car j’avoue que si j’avais eu le fin mot de l’histoire avant, je n’aurais pas eu la même émotion… T’es-tu doutée de quelque chose durant ta lecture? Car honnêtement, pas moi. Pas un instant. Je me suis juste laissée portée par le texte et par l’ambiance… Aveugle aux indices.

Pépita : Je me suis doutée de quelque chose mais je n’ai pas voulu m’y attarder. J’ai laissé le texte se dérouler et faire son oeuvre émotionnelle. Et puis quand j’ai réalisé réellement de quoi il s’agissait comme mission, j’ai trouvé cela terrible, presque même plus que la guerre et ses conséquences car concernant son papa, je n’étais guère positive quant à l’issue. TDF aborde là un sujet grave : la guerre vue par les enfants, même si elle est loin et donc moins présente. Elle est présente à travers les lettres du papa. Il aborde la vérité qu’on doit aux enfants. Mais en même temps, on ne peut s’empêcher de se dire : qu’aurais-je fait à la place de la maman ? Il arrive aussi à introduire du merveilleux à travers plein de petites choses à première vue anodine. Il est vraiment très fort pour ça.

Céline : Qu’as-tu pensé de Rosalie? L’as-tu prise au sérieux, elle mais également cette mission secrète ?

Pépita : oui totalement. C’est une petite fille de 5 ans et demi et on se doit de faire confiance à l’enfance dans ce qu’elle se donne comme but absolu. J’ai beaucoup aimé cet aspect-là : ce respect de l’enfant. Car si on ne respecte plus l’enfant, que reste-t-il ? TDF, c’est l’auteur de l’enfance. Car dans l’histoire, le maître semble l’oublier au fond de la classe, tous l’oublie sauf Edgar le cancre, tous ne savent même pas la nommer sauf quand elle est en danger. L’appeler par son prénom, c’est la prendre au sérieux, pour un être humain.

Céline : Bizarrement, je crois que je me suis vraiment positionnée du côté de Rosalie. Je me suis glissée, le temps de quelques pages dans sa peau. Et en réalité, un peu comme elle, je pressentais les drames, les non-dits et les mensonges qui arrangent tout le monde, sans trop vouloir m’y attarder, concentrée sur la mission secrète. Du coup, j’ai foncé droit dans le mur et je me suis pris la réalité en face, un peu durement. J’avais bien compris certaines choses mais pas l’essentiel. Et l’émotion a été très forte. Il m’a fallu lire, et relire cet album avec la connaissance du secret de Rosalie. Et j’ai vu toutes les choses que j’avais manquées. L’as-tu relu ? As-tu eu besoin, comme moi, de le relire? Comment l’as-tu perçu ?

Pépita : Oui je comprends ce que tu veux dire. En fait, j’ai eu une première lecture silencieuse seule et submergée par l’émotion , j’ai eu envie de le lire à haute voix de suite car j’entendais la voix de l’auteur le lire. Très troublant. Puis je l’ai fait lire à mes filles qui ont fondu en larmes, et à mon mari, idem. Plus tard, je leur ai lu à haute voix et ce texte est d’une telle fluidité ! Les illustrations sont parfaites aussi. Il m’a été difficile de mettre des mots dessus. Et puis TDF a le chic de mettre de la poésie là où ne s’y attend pas au détour de petites phrases courtes mais qui en disent tant ! Elles sont comme des marches sur lesquelles s’appuyer pour ne pas trop sombrer dans l’émotion. Comme celle-ci : « Elle a le visage que j’aime. Celui des jours fragiles. »

Céline : Les adultes sont assez distants vis-à-vis d’elle et cela m’a fait mal au cœur tout du long… En même temps, le contexte de l’époque explique aussi que l’esprit des hommes et des femmes de l’époque soit occupé par une seule chose :la guerre. En tout cas, moi aussi bien sûr je l’ai prise au sérieux. Et même si sa mission avait été moins importante, étant aussi cruciale pour Rosalie, elle était quoi qu’il arrive à prendre en compte. Il est clair que TDF sait nous parler des enfants, sait nous rappeler ce que c’est qu’avoir cinq ans et demi. Elle est très touchante. Elle donne envie d’être protégée et en même temps, elle est très déterminée. C’est une grande héroïne !
J’ai trouvé ce passage la concernant tout simplement magnifique : « Les taches de rousseur sous mes yeux, les animaux que je dessine sur la page, les grandes chaussettes jusqu’aux genoux, tout cela n’est que du camouflage. On m’a dit que les soldats se cachent avec des fougères cousues sur leur uniforme. Moi, mes fougères sont des croûtes aux genoux, des regards rêveurs, des petits airs que je fredonne pour avoir l’air d’une petite fille. » 

Pépita : Toi qui t’es identifiée de suite à elle, as-tu eu peur pour Rosalie ? De ce qu’elle allait découvrir ?

Céline : J’avais peur mais en même temps, j’avais quand même le sentiment qu’elle n’était pas dupe et qu’elle cherchait justement le moyen de découvrir ce qu’on lui cachait depuis un moment. Les enfants sont malins, sensibles et on les met parfois à l’écart pour les protéger. C’est sans doute une erreur de vouloir penser qu’ils ne verront rien… Je pense au passage où sa maman lui lit les lettres de son père parti au combat… C’est assez parlant, non ?

Pépita : Oui je suis d’accord avec toi.Rosalie veut la vérité, elle ne pense pas à ce qu’elle va lui révéler, elle veut juste la vérité qu’elle pressent bien différente de ce qu’on lui sert.

Céline : Quel regard portes-tu sur les autres personnages de ce récit ?

Pépita : J’ai été très touchée par Edgar le cancre qui lui semble percevoir le côté déterminé de cette petite personne. Par le maître aussi qui même s’il reste dans son rôle est tout aussi surpris par cette détermination. Par la maman bien sûr car c’est une maman et comme toutes les mamans, elle fait ce qu’elle peut. Le passage de la neige d’anniversaire (neige d’anniversaire ! si on n’est pas dans l’enfance là !) est magnifique dans ce qu’il révèle de leur relation, de ce que cette relation devrait être s’il n’y avait pas la guerre. Et toi ?

Céline : Effectivement, ce sont les trois personnages qui se détachent du récit. La maman m’a beaucoup touchée. On la sent désemparée mais voulant bien faire. Elle est fatiguée, par son travail, par ce quotidien qu’elle vit seule et par la guerre… Lors de ma deuxième lecture, je me suis penchée sur le cas des autres personnages. Comment tous ces hommes et femmes ont trouvé le courage de faire face à la guerre ? Il le fallait, certes pour nous, c’est difficile à imaginer. Cela remet les idées en place et fait relativiser…

Pépita : La guerre c’est terrible, on ressent vraiment ce désarroi chez les personnages mais là elle est loin, presque irréelle, elle est ressentie par l’absence, par les stigmates dans les corps (le maître d’école), par les usines d’obus, par les privations (peu de nourriture),…Je trouve que c’est une façon de parler de la guerre qui est moins violente à première vue mais si insidieuse qu’elle en est tout autant violente dans ses symboles.

Mes filles m’ont dit : mais maman, on ne peut pas lire cette histoire à des enfants ! J’ai été surprise par leur remarque mais en même temps…J’ai une amie qui hésitait aussi à la lire à sa fille de 9 ans. Tu en penses quoi ?

Céline : Je me suis aussi posée la question de l’âge. Gallimard le propose à partir de 7 ans. Clairement, je trouve ça un peu tôt. Même si on adopte le point de vue d’un enfant et que certaines choses nous sont cachées, cela ne reste pas moins une histoire dans un contexte qui sera peut-être difficile à faire comprendre à des enfants trop jeunes. Après, c’est aussi un album qui s’accompagne d’explications sur un sujet qui se discute et un thème qu’il faut aborder. Alors je suis assez partagée. Et toi ?

Pépita : C’est toujours compliqué l’âge mais je pense que c’est un livre que les enfants peuvent comprendre car on est dans l’enfance. On projette souvent trop des impressions d’adultes dans cette question. Il faut faire confiance aux enfants…

Si tu devais définir cet album (j’ai vu roman graphique mais non, pour moi, c’est un album) en un SEUL mot, quel serait-il et qu’aimerais-tu dire à son auteur et à son illustratrice si tu les rencontrais ?

Céline : Un seul mot : émotion. Et je crois que j’aurais envie de les serrer dans mes bras et de leur dire merci pour cet album qui m’a profondément bouleversée. Capitaine Rosalie va me rester longtemps à l’esprit. Et toi ?

Pépita : Le même mot que toi et je leur dirais juste merci pour cet album d’une sensibilité si rare. Je n’ai pas réussi à me résoudre à le ranger dans ma bibliothèque…

La lecture du passage : le début du livre

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