Septembre est arrivé, avec la rentrée des classes. L’été touche bientôt à sa fin, c’est donc l’occasion de vous partager les coups de coeur estivaux à l’ombre du grand arbre !
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Pour Hélène la grande lecture de l’été n’est pour une fois pas un livre jeunesse mais un titre de Julie Gielen-Michel.
Croire aux fées mais pas aux clichés est un ouvrage très documenté mais édité de manière moderne, sous forme de fiches. Il peut donc se lire du début à la fin ou par petites touches en fonction des sujets qui nous intéressent particulièrement. Il permet de se rendre compte des biais sexistes dans la littérature de jeunesse, liés évidemment au contexte dans lequel ces oeuvres sont écrites.
Agisme, racisme sont également convoqués pour expliquer comment la figure de la sorcière ou de l’étrangère sont parfois utilisées de manière caricaturale. tant dans la vision qu’il en est donné à voir que dans celle d’elle-même qu’elles intériorisent, tout ceci étant bien entendu lié. Le temps de parole des personnages féminins concentrent également beaucoup d’enjeux… Car les plus bavardes ne sont pas toujours celles que l’on croit.
Tous les chapitres n’ont pas forcément convaincu Hélène mais beaucoup d’entre eux permettent de prendre conscience et de chiffrer l’ampleur de certaines questions comme le nombre de mots utilisés par les personnages féminins inférieur à celui des hommes alors que ces denières sont pourtant beaucoup plus facilement traitées de pipelettes.

Un magnifique album, très à propos lors de cet été caniculaire a retenu son attention, il s’agit de la Terre Sens dessus dessous de Coline Pierre et Maureen Poignonec.
Enfin, un roman l’a particulièrement fait rire lors de ses allers retours au travail en bus (que voulez-vous, on enchante le quotidien comme on peut !)
Il s’agit de Code Petite Sirène de Clémentine Beauvais et c’est une très bonne surprise car le premier de la série, l’affaire Petit Prince, ne l’avait pas vraiment convaincue.
Cette fois on suit Pierre DéteXtive privé qui se fait littéralement embarquer par une agente secrète danoise dans une nouvelle mission (alors qu’il est, rappelons le, toujours interdit d’exercice de la profession de détecXtive, les raisons sont détaillées dans le tome 1 qui concerne le Petit Prince). Une traversée en bateau pleine de mystères et de rebondissements, avec Bas de Casse en guest-star (enfin en passager clandestin plutôt).
Entre énigmes textuelles, ex-conjoints qui refont surface air plus mauvais moment, des quiproquos dont Clémentine Beauvais a le secret et des analyses inédites du conte de la Petite Sirène en toile de fond, Hélène a passé un très bon moment de lecture et vous conseille ce livre, qui se lit indépendamment des autres de la série.
Petite info bonus pour vous donner encore plus envie : Clémentine Beauvais a indiqué dans un podcast que le personnage de Bas-de-Casse était inspiré de Fifi Brindacier. Un grain de malice qui donne tout son sel au livre.
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Pour faire baisser sa PAL composée de livres trouvés dans des boites au fil des années, Lucie a lu beaucoup de littérature générale cet été. Mais quelques titres jeunesse ont réussi à s’infiltrer, dont deux vrais coups de cœur.
Quand on s’attaque à un album qui a reçu la Pépite du SLPJ 2025 catégorie « Livre illustré » et qui fait partie de la sélection du prix UNICEF, les attentes sont élevées. Quand ces attentes sont comblées, quel plaisir de partager son coup de cœur !
Il s’agit d’un album pour les « grands petits », les tout jeunes lecteurs. Découpé en chapitres, il est assez épais et adopte la forme d’un roman mais bénéficie en pleine page des illustrations nettes et colorées d’Aurore Petit.
Un jour qu’il se promène dans la forêt et profite de la moindre stimulation sensorielle de cet environnement, Pavel trouve un bébé. Mais voilà, il n’a aucune expérience en la matière : comment s’en occuper ? Étonnant album qui explique le chambardement de l’arrivée d’un enfant, mais aussi tout ce que les parents apprennent de leur progéniture. Et que l’amour filial ne s’encombre pas de ressemblance.
Son avis complet ICI.
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Toujours à la recherche d’histoires mettant en scène des garçons respectueux et réfléchis avec les femmes pour nourrir les discussions avec son ado, Lucie avait hate de découvrir celui-ci qui semblait cocher toutes les cases. Ado aidant, skateur, fan de musique et ami fidèle, Benjamin a de nombreuses facettes et suscite beaucoup d’empathie. Aussi, quand il tombe amoureux, le lecteur a envie de le voir heureux.
Ce roman est l’illustration parfaite des changements que peuvent opérer les relations : on se met à s’intéresser à des choses qui nous laissaient indifférents, à faire des choses dans le seul but d’épater l’être aimé… ce tourbillon d’émotions et de nouveautés qui emporte Benjamin est très stimulant. D’autant qu’il implique une vraie réflexion sur la sexualité. Ce roman est très agréable à lire et, ce qui ne fait jamais de mal, est un point de départ pour des discussions sur les relations homme-femme avec des jeunes. D’où sa présence dans notre sélection EVARS à destination des élèves de lycée et de CAP.
Son avis complet ICI.
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Pour Liraloin c’est sa perpétuelle quête d’albums pour les tout-petits qui a déniché quelques histoires plus belles les unes que les autres. Avec Loupiotes de Marine Rivoal, le bébé atteint les sommets de la douceur.
Le bain est donné, l’histoire est racontée, le doudou est paré de son jaune lumineux et accompagnera ce bébé vers le doux moment de l’endormissement. Loupiotes comme ces petites touches de lumières çà et là qui viennent éclairer la nuit. Bienvenue dans le monde où le papillon viendra chercher sa lumière, où le phare illuminera la mer, où le jour semble vouloir se pointer sur nos loupiot(e)s. La tête remplie de rêves qui glissent lentement vers le réveil, bébé pourra enfin saluer le lever du soleil printanier.
Avec une grande délicatesse, Marine Rivoal joue sur l’ombre et la lumière. Dans cet album sans texte, la technique utilisée pour la réalisation des illustrations nous invite à la quiétude comme si le rêve envahissait lentement l’endormissement du bébé. Une histoire douce qui laisse le temps s’échapper vers le monde de la nuit.
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Dans Premier Souffle de Hu Yifan, la vie inspire et expire. Si le Mont Fuji entrait en irruption, il nous montrerait d’abord son calme légendaire « inspire » pour mieux laisser échapper la lave volcanique brûlante « expire ». La grenouille inspire pour expirer un souffle qui sort de sa gorge gonflée d’air. L’escargot fait beaucoup d’effort pour sortir de sa coquille. Quant aux pissenlits, au moindre souffle la Nature fait s’envoler ses pistils cotonneux. Ensemble nous pouvons ressentir le calme lorsque notre « machine » s’arrête et stoppe ses pensées…
La couleur domine cet album où le monde animal et végétal est célébré. Soyons à son écoute, inspirons-nous d’eux pour mieux accueillir ces petites vies qui naissent aux quatre coins de la planète.
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Le plus gros coup de cœur de l’été, pour Séverine, c’est le dernier roman-graphique, de Myren Duval et Emma Constant, qui avaient déjà signé ensemble le magnifique et inoubliable Merci pour la tendresse, chez les Editions du Rouergue Jeunesse. De tendresse, encore, il est question Dans Tant pis pour les fantômes, avec humour, poésie, un peu de tristesse, mais aussi de la joie, et beaucoup d’amour. Cette fois-ci, le duo autrice/illustratrice, qui rivalise de vitalité, de finesse et de sensibilité, nous emmène dans un road-trip à hauteur de môme. Avec Titouan et Timothée, deux frères placés en foyer de l’enfance, nous marchons sur le fil de l’émotion, aux confins d’un lien indéfectible, plus solide que les murs, plus fort que la peur et la mort…Pendant leur périple, on croisera des fantômes, bien sûr, un chien mâle chanceux, des baskets qui parlent, des vers de terre de cimetière et des dragons d’époque, un adulte davantage perdu- isolé-apeuré que méchant, une éducatrice plus-que-parfaite… Et à la fin, très émouvante, se profile un grand espoir de réparer le passé pas simple des deux jeunes garçons. Séverine, désormais, a Titou et Timi dans le cœur, elle est prête à parier que vous succomberez aussi.
Son avis complet ICI.
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Héloïse a fondu pour Le Petit chêne et le moineau, d’Alexandra Garibal et Christine Davenier. Dans cet ouvrage : un petit chêne qui pousse de travers, des animaux qui tentent à tout prix de le redresser, un moineau qui s’inquiète et qui écoute… bref, une très belle métaphore de l’éducation positive te bienveillante.
Héloïse a adoré les messages dispensés : cette ode à la différence, cette invitation à accepter l’autre tel qu’il est, avec ses forces et ses faiblesses, à l’aider à grandir et à s’épanouir. Et puis… Les illustrations sont si belles, expressives, colorées !

Son avis complet ICI.
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Autre ouvrage qui l’a beaucoup ému cet été, mais cette fois-ci à destination de lecteurices autonomes : Le Jardin aux acacias, d’Elise Blaque. Dans ce roman très poétique, un jeune enfant qui s’ennuie, Max. Pour parer à ce problème, ses parents l’envoient chez son grand-père. Mais là-bas, il s’ennuie tout autant…
Héloïse a adoré voir éclore cette très jolie relation entre un enfant et son papy. Une relation faite de silences, et d’instants partagés. D’un coté, nous avons un enfant qui apprend à voir la vie autrement, de l’autre un grand-père qui dévoile peu à peu ses secrets. C’est une très belle histoire intergénérationnelle, qui défend la solidarité, l’attention aux autres, nous parle aussi de résilience, et de la douceur fragile des instants partagés. Un coup de cœur, un coup au cœur 💙 !
Sa chronique ICI.
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Et vous, quelles lectures vous ont transportés cet été ?







