Sélection autour du centenaire de la Première guerre mondiale

En ce jour de commémoration du centenaire de l’armistice de la première guerre mondiale, nous avons souhaité une fois encore partager des livres sur cette thématique. Entretenir la mémoire pour éviter que cette horreur recommence…Avec ces quatre années de célébrations nationales, la production littéraire a permis d’étoffer les propositions.

  • L’ennemi de Davide Cali et Serge Bloch-Sarbacane

Quand les auteurs de Moi j’attends montrent l’absurdité de la guerre et la peur de l’autre…Cet album raconte la guerre de position, la propagande avec un décor minimaliste.

L’avis d’Aurélie

  • 14-18 de Dedieu-Seuil jeunesse

Un recueil où les mots sont trop durs à sortir et que l’horreur ne peut être reflétée que par les traits de la sanguine.

L’avis d’Aurélie 

  • Le jour où on a retrouvé le soldat Botillon d’Hervé Giraud- Thierry Magnier

L’avis de Pépita

  • Chaque chose en son temps de Lorris Murail – Gulf Stream

Aux côtés de Reine, l’héroïne courageuse de Chaque chose en son temps, nous voilà de retour en pleine première guerre mondiale et ce, de façon très surprenante.

L’avis de HashtagCéline

 

*Retour sur des articles du blog sur le centenaire du début de la Première guerre mondiale :

La guerre de la boue

Le 11 novembre et après

Kik, son arrière grand-père et la première guerre mondiale 

Notre liberté d’aujourd’hui, nous la devons à nos aïeux

Rappelons-nous

Quand la guerre se raconte…encore !

 

Voici quelques bibliographies :

Le site du centenaire

Le site de l’académie d’Orléans-Tours

Le site de cache.media.education.gouv.fr

Les coups de cœur d’octobre 2018

Le week-end dernier nous avons bénéficié d’une heure de plus (piètre consolation pour voir la nuit tomber une heure plus tôt en ce lundi) et nous l’avons passé à… lire bien sûr ! Et parmi nos lectures du mois, des coups de cœur se distinguent…

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Chloé (Littérature enfantine) a choisi un album tout simplement merveilleux. Qui montre tout un tas de sports également merveilleux. Qui donnerait presque envie de s’y mettre, c’est dire si c’est merveilleux. Vive le sport, Ole Koennecke, école des loisirs.

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HashtagCéline s’est fait agréablement surprendre par Christopher Bouix. Son roman bourré d’humour et de références aux années 90 lui a fait profiter d’une petite parenthèse ensoleillée très appréciable en ce début d’automne  : La théorie de l’iceberg paru aux éditions Gallimard.

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Isabelle (L’île aux trésors) a été bouleversée par la lecture de Sirius, de Stéphane Servant : une couverture magnétique, une écriture lumineuse, une quête captivante, des rencontres extraordinaires et un message d’espoir, une invitation à prendre conscience du caractère éphémère et précieux de notre monde…

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Alice (Alireauxpaysdesmerveilles) s’est laissée amuser par un drôle de conte en randonnée qui présente intelligemment la chaine alimentaire. Un album poétique et inattendu  qui se recommence à l’infini… D’une petite mouche bleue de Mathias Friman.

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Colette, la collectionneuse de papillons, rêve d’aborder les rivages de l’art avec ses Petits-Pilotes à l’aide d’un bel album format paysage qui se déplie, dans lequel le lecteur crée sa propre exposition au gré des émotions que lui procurent les œuvres proposées sous formes d’autocollants repositionnables. Il s’agit de La Grande exposition des émotions de Claire Zucchelli-Romer publiées chez Palette…

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Aurélie a eu deux coups de cœur à mettre dans son atelier :

  • Le premier par sa forme atypique, Le livre du livre du livre de Julien Baer et Simon Bailly chez Hélium, qui met en abîme trois fois le même récit mais avec des illustrations différentes.
  • Le deuxième par l’envie irrépressible de lire à voix haute le très bon conte Le p’tit bossu qui en avait plein l’dos de Gigi Bigot et Pauline Comis chez Didier Jeunesse. Un album sur le harcèlement scolaire mais aussi sur le refoulement des soucis de la vie.

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Bouma (Un Petit Bout de Bib) a traversé l’Atlantique, est revenue quelques années en arrière, le temps de découvrir la Pension Giboulée et sa ribambelle de personnages sortie tout droit de l’Amérique des années 50. Avec Broadway Limited de Malika Ferdjoukh, elle a passé un superbe moment et vous conseille chaudement cette série de l’école des loisirs.

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Pépita de Méli-Mélo de livres a eu tellement de coups de cœur le mois dernier qu’il est très difficile de ne pas tous les mettre. Mais elle a été littéralement cueillie par ce sublime album « Capitaine Rosalie » de Timothée de Fombelle et Isabelle Arsenault chez Gallimard jeunesse, dont vous retrouverez une lecture en duo lundi prochain sur ce blog. Patientez jusque là !

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Yoko Lulu (Lectures lutines) a été charmée par les mystères et le suspense entourant le manga Orange d’Ichigo Takano chez Akata. Ses sept tomes abordent l’amour, le suicide et la téléportation d’une façon légère et agréable.

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Pour Sophie, c’est un coup de cœur pour un album d’une ancienne branche de l’arbre, Sandra Le Guen. Avec les illustrations pétillantes de Popy Matigot, elle propose un bel album sur l’envie de voyager jusqu’À l’horizon, publié chez Maison Eliza.

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Et Solectrice (Lectures lutines), a été attendrie par une bande dessinée sage et poétique. De brefs récits mêlant contes zen et attentions au monde qui nous entoure. La vie semble plus simple quand on la voit du bon côté ! Ainsi considère-t-on autrement la malchance avec Le jour où le bus est reparti sans elle de Béka et Marko chez Bamboo édition.

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Vous aussi, profitez pleinement de ces journées automnales, des veillées à lire et n’hésitez pas à partager avec nous vos impressions sur ces coups de cœur.

Forêts magiques, forêts mystérieuses

Jungle luxuriante, obstacle infranchissable, réservoir de vie réconfortant mais fragile, décor tour à tour étrange, merveilleux et terrifiant, la forêt est omniprésente en littérature jeunesse. Avec cette sélection thématique, nous aimerions vous emmener dans des forêts un peu particulières : les forêts empreintes de mystère, de magie et de créatures fantastiques qui peuplent les lectures enfantines, des contes traditionnels jusqu’à aujourd’hui. Parfois « interdites », elles attisent la curiosité des petits et des grands. Oserez-vous nous suivre au fond des bois ?

  • Les Minuscules (de Roald Dahl, Gallimard jeunesse)

« Interdite, interdite, la forêt,
Facile d’y entrer,
Impossible d’en sortir. »

Le grand bois sombre qui jouxte le jardin de Petit Louis est terriblement effrayant – sa mère raconte que même les grandes personnes ont peur d’y pénétrer – mais comme tout ce qui lui est proscrit, la « forêt interdite » attire irrésistiblement le petit garçon… Une forêt aux arbres immenses peuplés de monstres et d’étranges habitants, pleine de mystères et de secrets – mais est-il bien vrai qu’il est impossible d’en sortir? En tout cas, il est impossible de ne pas se laisser happer par la course effrénée de Petit Louis à travers ce bois un peu magique, contée avec tout le génie de Roald Dahl !

L’avis d’Isabelle (sur l’île aux trésors)

  • La fille qui avait bu la lune (de Kelly Barnhill, Anne Carrière éditions)

Le Protectorat est une oligarchie embrumée, prise en étau entre un marais fertile et une forêt maléfique, placé sous le joug d’un pouvoir autoritaire. Ignorant que les secousses, les failles, les crevasses bouillonnantes, les fumées toxiques et autres émanations traîtresses qui menacent ceux qui s’aventurent hors des sentiers battus sont le fait d’un volcan, les citoyens du Protectorat s’en remettent aux croyances propagées par leurs dirigeants : chaque année, le bébé le plus jeune doit être abandonné dans la forêt, en sacrifice à la sorcière en échange de la sécurité du peuple. Et chaque année, la vieille Xan, sans rien y comprendre, met le bébé à l’abri des bêtes sauvages et des dangers de la forêt. Mais cette année, rien ne se passe comme d’habitude : une mère qui devient folle de chagrin lorsqu’on lui prend sa petite fille, un jeune garçon marqué à vie par cette scène, une petite fille pleine de vie et de volonté qui développe un potentiel magique sans précédent… Ce roman aux allures de conte nous plonge dans une forêt des plus étranges !

L’avis d’Isabelle sur l’île aux trésors

  • La forêt en mon cœur (d’Adolfo Serra, Éditions Balivernes)

Un album qui nous plonge au cœur d’une forêt merveilleuse, mais emprunte de mélancolie. L’absence de texte et la force évocatrice des illustrations esquissées à l’encre et à l’aquarelle laissent libre cours à notre imagination: sombre ou lumineuse, cette forêt ne vous laissera pas indifférent !

L’avis d’Isabelle sur l’île aux trésors

  • Le loup venu (David Gauthier et Marie Caudry, Éditions Thierry Magnier)

Un album envoûtant au cœur de cette forêt luxuriante et qui célèbre l’imaginaire enfantin.

L’avis de Pépita sur Méli-Mélo de livres et de Bouma d’Un Petit Bout de bibliothèque

  • Comment ne pas se faire manger par les ours (Michelle Robinson et David Roberts, Scholastic)

Quand un petit  garçon brave le danger malgré les avertissements du narrateur. Un album ramené du Canada.

L’avis d’Aurélie d’Atelier de cœurs

  • La Grande forêt (Anne Brouillard, l’école des loisirs)

Anne Brouillard emmène ses lecteurs dans un pays inconnu où les enfants mousses disparaissent, où les animaux parlent et où les enfants sont comme les autres… Véritable Objet Littéraire Non Identifié, ce magnifique mélange les genres comme jamais et ravira petits et grands pour son esprit d’aventure et son imagination.

L’avis de Bouma d’Un Petit Bout de bibliothèque et l’avis de Pépita-Mélimélodelivres

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  • Dans la forêt d’Okkaido (Eric Pessan, École des Loisirs)

Un récit à la dimension fantastique où le rêve et l’imaginaire tiennent une place centrale. Tel un Petit Poucet, un jeune enfant a été abandonné dans une forêt au Japon et à 10 000kms de là en France un autre enfant le voit en rêve.

L’avis d’Alice, l’avis de Sophie, l’avis de Pépita-Mélimelodelivres et l’avis de Yoko Lulu (Lectures Lutines)

  • Dodo l’enfant do (Thimothy Knapman, Helen Oxenbury, Kaléidoscop)

Alice et Jack jouent dans leur jardin, à la lisière de la forêt quand un son étrange attire leur attention. Alice, l’aînée, n’hésite pas une seconde, elle veut aller voir de quoi il s’agit. Et c’est au cœur de la forêt qu’ils découvriront une scène d’une grande tendresse, très rassurante.

L’avis de Chloé (littérature enfantine)

  • Pierre et la sorcière (Gilles Bizouerne, Roland Garrigue, Didier jeunesse)

L’impertinent petit Pierre n’a pas peur de la sorcière. C’est pour cela que, refusant d’écouter ses parents, il s’aventure dans la forêt. Où, bien entendu, la mauvaise rencontre finit par avoir lieux. Mais le dindon de la farce n’est pas forcément celui qu’on croit.

L’avis de Chloé (Littérature enfantine)

  • La forêt évanouie (Nicolas et Amandine Labarre, Carabas)

Au petit matin, en se réveillant, les animaux la cherche, la piste, avance encore et encore, mais en vain, ils doivent bien se rendre à l’évidence : la forêt a disparu ! Belle histoire avec de jolies illustrations représentant bien la magie de la forêt !

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L’avis de Yoko Lulu (Lectures lutines)

  • L’ogre à poil(s) (Marion Brunet, Sarbacane)

Cette suite de l’Ogre au pull vert moutarde et l’Ogre au pull rose griotte emmène cette fois-ci les héros dans la forêt, au milieu de sorcières et monstres en tout genre. Leur mission : sauver la forêt, qui court un grave danger !

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L’avis de Yoko Lulu (Lectures lutines)

  • Dans la forêt du paresseux (Anouck Boisrobert, Louis Rigaud, Hélium)

Parce qu’il faut les protéger, parce qu’on ne peut pas vivre sans elles, ce bel album pop-up rappelle les ravages de la déforestation pour la faune et la flore mais montre aussi qu’on peut réparer les dégâts et replanter des arbres !

L’avis de Sophie

  • La montagne noire ( Maria Jalibert, Didier Jeunesse)

Un premier roman réussi signé Maria Jalibert qui nous entraîne au coeur d’une forêt étonnante et inquiètante pleine de mystères et de magie. Rémi, le héros, va devoir faire face à ses peurs et trouver le courage de les surmonter. Une belle découverte !

L’avis de HashtagCéline

 

Forêts fabuleuses

Se laisser aller à la rêverie à l’ombre du feuillage, effleurer le tronc d’un arbre, prendre un grand bol d’air, pister les traces d’un animal, frémir en entendant une branche craquer… Suivez-nous dans les bois, avec cette sélection de romans et d’albums qui prennent pour décor des forêts féériques offrant de merveilleux terrains de jeux et d’exploration !

 

  • Lotte, fille pirate (Sandrine Bonini et Audrey Spiry, Sarbacane)

La forêt dans laquelle joue Lotte est une luxuriante savane africaine qui n’a aucun secret pour elle. Qui ne rêverait pas de pouvoir, comme Lotte, s’évader dans une jungle aussi généreuse ? Cet album est une véritable explosion de couleurs, un hymne à la nature la plus sauvage qui donne envie de s’enfoncer très loin dans la forêt, de s’y construire une cabane où admirer les trésors que renferment les bois et qu’il suffit de ramasser…

L’avis d’Isabelle (sur L’île aux trésors) et celui de Chloé (Littérature enfantine)

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  • Ronya, fille de brigands (d’Astrid Lindgren, Livre de Poche)

La forêt de Mattis est un bois moyenâgeux grouillant d’animaux sauvages et de créatures fantastiques. Mais c’est aussi un terrain de jeux extraordinaire pour Ronya et Rik : échapper aux trolls et aux sylves griffues, conquérir une grotte, pêcher, apprivoiser des chevaux sauvages… Les deux enfants explorent sans crainte cette forêt magique qui voit naître et grandir une belle amitié. Et qui pourrait bien offrir un refuge lorsque cette amitié est menacée par l’affrontement de leurs bandes de brigands respectives, rivales depuis toujours… Un célèbre roman de la grande Astrid Lindgren !

L’avis d’Isabelle (sur L’île aux trésors).

  • Dans la forêt, il y a(Annette Tamarkin, Les grandes personnes)

Il n’y  pas de raison que les tout-petits ne puissent pas explorer le mystère de la forêt : Je préfère cette ancienne édition à la nouvelle, c’est un album pour les petits que j’aime leur lire pour l’espace qu’il laisse et le bien belle balade qu’il procure à la recherche des secrets de la forêt.

L’avis de Pépita sur Méli-Mélo de livres

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  • Mon arbre (Ilya Green, Didier jeunesse)

Un bébé recherche son chez-soi, il sera accompagné d’un chat à travers la forêt. Un livre plein de poésie.

L’avis d’Aurélie d’Atelier de coeurs , celui de Bouma d’Un Petit Bout de bibliothèque , de de Pépita-MéliMélodelivres et de Chloé (littérature enfantine)

 

  • Le loup en slip (Lupano et Mayana Itoïz, Delcourt)

Que se passe-t-il quand le fantasme de la peur du loup disparaît ? La vie de tous les habitants de la forêt est bouleversée. Un livre humoristique qui fait un clin d’œil à la série BD Les vieux fourneaux.

L’avis d’Aurélie d’Atelier de cœurs et celui de Sophie

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  • Dans la forêt des drôles de bruits (Agnès Chaumié et Eva Offredo, Didier Jeunesse)

Un mélange de bruitages, de mélodies sonores et de comptines composent cet album malicieux à destination des tout-petits. Une manière délicate et amusante pour faire découvrir cet espace autrement.

L’avis de Bouma d’Un Petit Bout de Bib(liothèque) et celui de Sophie

  • Une Forêt (Marc Cantin, Circonflexe)

Un hymne à l’écologie et à la nature offert par la délicate esthétique de Marc Cantin. Car une forêt est un tout, autant un berceau qu’un abri, et qu’il faut en prendre conscience.

L’avis de Bouma d’Un Petit Bout de bibliothèque

  • Le doudou des bois (Angélique Villeneuve et Amélie Videlo, Sarbacane)

Un bel album aux couleurs de l’automne, alors que Georgette part à la recherche du doudou qu’elle a égaré la veille dans les bois. C’est abondant, plein de candeur, poétique et attendrissant.

L’avis d’Alice, de Pépita-Mélimélodelivres et de Chloé (Littérature enfantine)

 

  • Regarde dans la forêt ( Emiri Hayashi, Nathan)

Le petit renard de cet album invite les tout-petits à le suivre au coeur de la forêt et à rencontrer ses habitants. Jeux et découvertes sont au programme. Un joli tout-carton aux couleurs chatoyantes de l’automne !

L’avis de HashtagCéline et de Pépita-Mélimélodelivres

 

  • Bulle et Bob dans la forêt ( Natalie Tual, Gilles Belouin et Ilya Green, Didier Jeunesse)

« L’été s’en est allé, l’automne est là, l’automne est là » et c’est le moment idéal pour Bulle et Bob d’aller explorer la petite forêt à côté de chez eux. Comme à chaque fois, c’est très réjouissant de voir le monde à travers le regard frais et enjoué de Bulle et Bob.

L’avis de HashtagCéline.

  • Petit somme (Anne Brouillard, Seuil jeunesse)

La maisonnette en bois de grand maman est nichée au cœur de la forêt. Pas l’hostile forêt du loup, non, la forêt en fleur du printemps, celle qui sent bon et où on peut entendre chanter le colibri. D’ailleurs, il y fait si doux que grand maman sort le landau du bébé pour la sieste. Pendant qu’elle prépare la compote de pomme, tous les animaux de la forêt veillent sur le bébé endormi.

L’avis de Chloé (littérature enfantine) et celui de Pépita-Mélimélodelivres

  • Sauvage (Emily Hughes, Autrement jeunesse)

Personne ne sait comment cette fillette est arrivée dans la forêt, mais elle y a toujours été à sa place, avec les animaux qui lui apprennent à jouer, parler, manger. Jusqu’au jour où d’étranges animaux l’ont emporté dans leur voiture… L’avis de Chloé (littérature enfantine) et celui de Sophie

Lecture d’ado : Soixante-douze heures de Marie-Sophie Vermot

Parce que notre regard d’adulte sur la littérature d’ado, nous fait souvent douter de notre point de vue, de notre ressenti… et nous poser la question « Qu’en penseraient les ados ? », nous avons souhaité mettre entre les mains d’une jeune fille de 17 ans « Soixante-douze heures » de Marie Sophie Vermot.

Après notre lecture commune, souvent troublante, nous avons eu envie d’avoir son avis et nous sommes ravies qu’il complète si parfaitement le nôtre !

**Quelles ont été tes premières impressions en regardant la couverture ?
En voyant la couverture je me suis de suite dit que le personnage principal, ou celui dont on allait entendre parler, était une fille. On se demande naturellement qu’est ce qui lui est arrivé, pourquoi elle est dans cette position (recroquevillée) : est-elle en danger ? Pleure-t-elle ? Je me suis aussi demandée si la couleur bleue avait une signification importante…

***Finalement, de quel sujet traite ce livre. Un petit résumé ?
Ce livre traite de la naissance sous X c’est-à-dire le choix de donner naissance à un enfant mais choisir de ne pas l’élever.
C’est donc l’histoire d’Irène B, une jeune fille de 16 ans, qui tombe enceinte d’un garçon qu’elle connait à peine et qui décide dès le départ (même si à cette date il est encore possible d’avorter) de mettre au monde cet enfant mais de ne pas l’élever. Elle cache alors cette grossesse à son entourage jusqu’au dernier moment.

Le livre nous décrit les soixante-douze heures après l’accouchement durant lesquelles Irène B doit prendre une décision définitive quant à l’avenir de Max, son bébé.

**Avais tu déjà lu un roman sur cette thématique et sinon qu’en as-tu passé ?
Oui j’ai lu L’été circulaire de Marion BRUNET qui traitait de la grossesse d’une jeune fille mais pas de l’accouchement sous X. Je pense que l’accouchement sous X est une réelle opportunité pour des filles/femmes qui ne veulent pas avorter ou qui ne se sentent pas capable d’élever un enfant : c’est une alternative qui peut s’avérer utile. Le fait qu’un livre traite de ce sujet permet de mettre en avant cette « méthode », d’informer, de sensibiliser les personnes afin qu’elle (la méthode) ne soit pas vu comme un rejet de son enfant mais plutôt comme une décision à part entière : en tous cas c’est comme ça que le sujet est traité dans ce livre.

**Que penses tu de la décision d’Irène ?
Je pense qu’Irène a pris la bonne décision car elle l’a réfléchie même si au départ c’était comme une obligation, une intuition.

Mais si au final elle avait décidé de garder son bébé j’aurais trouvé ce changement d’avis justifié.

**En ce qui concerne la forme et le fonds, qu’as tu pensé de la mise en page type journal avec la date et le mélange des pensées , les souvenirs et la réalité ? 
Le journal est je trouve une bonne forme pour relater l’histoire d’Irène : cela nous permet d’avoir accès aux pensées d’Irène et c’est un avantage car c’est comme ça qu’on comprend son choix. Cependant à la fin on apprend que ce journal est finalement l’objet qu’elle laissera à Max après son départ et à sa place je ne pense pas que j’aurai laissé autant d’informations. En fait je trouve que tout se mélange continuellement entre sa vie à l’hôpital, ses souvenirs et ses pensées et c’est finalement un peu brouillon…Des fois j’avais l’impression de relire des passages, d’autres fois je ne voyais pas l’intérêt du souvenir dans l’histoire.

Sur le fonds, j’aurai aimé voir d’autres choses  exploitées, que je trouve plus importantes : la relation père/fille, ou grand-mère/petite-fille, beaucoup plus l’expérience de la maman et peut être mettre moins en avant les frères et sœurs d’Irène. La relation avec Nour me semble trop développée aussi. Par exemple l’épisode de leurs vacances ne sert à rien et reste futile et c’est dans le sens de ces remarques que je pense que ça ne devrait pas être le journal transmis à Max.

Et pour finir, je rajouterai qu’un roman plus court et plus intense surtout en émotion m’aurait plus émue, peut-être aurais-je préféré quelque chose comme Ma tempête de neige… de Thomas Scotto qui permet d’avoir réellement l’essentiel.

**Ce roman met à l’honneur les femmes et le poids de la transmission, penses tu que la décision d’Irène a été influencée par celui-ci ?
Evidemment le choix d’Irène a été influencé par sa mère et ses paroles mais pour finalement s’en servir positivement avec un désir de s’opposer à elle. Je pense que cette grossesse l’a faite grandir moralement et elle se sent alors capable de décider seule des choix à faire dans sa vie malgré ses doutes et ses peurs. De plus elle a une relation compliquée avec sa maman qu’elle trouve peu indulgente avec sa petite sœur handicapée et cela aussi lui permet peut-être de se dire qu’elle ne veut pas se comporter comme elle avec son enfant, elle préfère décider seule, pas dans le sens de l’avis de cette mère qu’elle ne comprend pas, même si c’est compliqué de s’opposer à sa propre mère qui nous a élevé et encore plus quand on n’a que 16 ans.

**Un avis sur les autres personnages féminins ? La mère, la grand-mère ? Leur rôle ? Leur attitude ?
La mère dans ce rôle de raisonnement d’Irène a un rôle important : cela permet de remettre en cause ses décisions et de se questionner. Je trouve que le personnage de la grand-mère n’est pas assez exploité justement : pour Irène c’est un personnage protecteur, sur qui elle peut compter.

**Pense-tu que la réception du roman peut être différente par des ados ou des adultes ?
Oui je pense que le roman peut-être reçu différemment selon l’âge du/de la lecteur/rice mais aussi le vécu de chacun : une jeune fille n’éprouvera pas les mêmes sensations qu’une adulte qui a déjà vécu une grossesse ou une autre qui a déjà accouché sous X. Je pense que l’identification au personnage n’est pas la même pour un ado ou une adulte.

**A-t-il changé ton regard sur la grossesse ? La maternité ?
Je ne dirai pas changé mais il a complété mon savoir. Ce roman présente quand même une vision particulière de la grossesse, Irène choisi directement de garder son bébé, elle ne se protège pas, elle ne se met pas de pression jusqu’à l’arrivée à l’hôpital…Je la trouve un peu « inconsciente », ça rend la grossesse un peu utile.

**Penses-tu que la lecture de ce roman doit rester intime ou peut-il, comme certains romans de formation servir de tiers pour aborder cette thématique avec des ados ?
Je pense qu’il peut parfaitement servir de tiers pour aborder le sujet avec des ados mais en complétant par un avis plus « préventif » et aussi insister sur le fait qu’on peut en parler, qu’on ne doit pas cacher ce genre de chose (même si dans le livre la grossesse permet à Irène d’avoir son propre secret à ne partager avec personne).

**Finalement en 1 mot, quel effet ce livre dans la tête d’une adolescente de 17 ans ?
Il y en aura 2 : Choix et Conséquences.