Nos coups de coeur de mars

Le mois de mars aura été un peu particulier. Les circonstances actuelles ont, pour certains et certaines, freiné toute envie de lire ou de faire autre chose quand, pour d’autres, c’est l’occasion de se plonger dans les livres, pour oublier le malaise ambiant, pour voyager, autrement.

Même si nous sommes tous et toutes chamboulé.es, la vie continue. Comme chaque mois, nous vous proposons quelques idées de lecture, nos coups de cœur à noter pour l’après, ou à lire dès maintenant si cela vous est possible.

Prenez soin de vous.

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Pour HashtagCéline, c’est un double coup de cœur pour un même titre. Comment est-ce possible? Avec la parution de Miss Charity, le roman de Marie-Aude Murail adapté par Anne Montel et Loïc Clément chez Rue de Sèvres, HashtagCéline a enfin pris le temps de lire le roman original paru à l’école des loisirs et illustré par Philippe Dumas.

Dans les deux cas, le coup de cœur était là !

Son avis ici.

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Pour Pépita et son Méli-Mélo de livres, c’est Bamba qui a fait boum en ce mois de mars. Anne Loyer signe là un roman fort, plein de vie, sur une jeune fille qui mène sa barque envers et contre tous. Un roman qui m’a permis de renouer avec la lecture en cette période mouvementée.

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Double coup de coeur, car c’est aussi Bamba qu’à choisi Alice ce mois-ci ! Il y a tellement d’émotions dans ce bouquin rythmé ! Et comme Paul, vieux bougon au grand coeur, elle a juste envie de tendre la main à cette jeune fille sans concession qui revendique et assume de sortir d’une vie toute tracée. La vie arpès tout, c’est une histoire de rencontres !

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Pour Bouma et son Petit Bout de Bib, c’est également l’adaptation en bande-dessinée d’un roman qui a gagné son cœur. Devenu un incontournable de la littérature jeunesse contemporaine La Rivière à l’envers de Jean-Claude Mourlevat se voit offrir une nouvelle version par Max l’Hermenier et Djet, dans un diptyque dès plus réussis !

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L’évasion par les livres n’a peut-être jamais été aussi nécessaire. Isabelle et ses flibustiers ne s’y sont pas trompés et ont adoré relire la BD Les Vermeilles, de Camille Jourdy. Cette aventure d’une ampleur impressionnante nous entraîne dans une sorte de quatrième dimension où le monde des contes percuterait celui des années 1970. Quelle vermeille quand les livres repoussent les frontières de ce que nous pouvions imaginer ! On en oublierait presque que nous sommes coincés entre quatre murs…

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Et en roman, leur coup de cœur va à très joli roman qui nous vient du Canada : Partis sans laisser d’adresse, de Susin Nielsen. Un concentré de sagesse et d’humour sur la thématique de la perte de logement, avec des personnages inoubliables !

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Lecture commune : Ce que diraient nos pères

Ce que diraient nos pères, l’un des derniers romans de Pascal Ruter (Didier Jeunesse, 2019) est une chronique sociale sombre et saisissante. Ce roman nous dresse un portrait émouvant d’un adolescent confronté à une trop dure réalité. Avec une question qui nous tient tout au long de cette lecture : notre héros va-t-il trouver la force de ne pas sombrer complètement ?

Pépita, Alice et HashtagCéline ont été très touchées par ce texte et forcément, cela leur a donné envie d’en discuter par ici.

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Pépita : Ce que diraient nos pères : avant même d’ouvrir le roman, que vous a inspiré ce titre ? 

Alice : Ah ben tu vois, je crois que je ne me suis pas posée la question avant lecture. J’avais surtout envie de lire ce roman car je le voyais beaucoup circuler dans les revues professionnelles, sur des blogs littéraires…etc…
Maintenant que tu me poses la question, me viennent 3 mots : repère-transmission-intimiste.

Pépita : Je me suis demandée ce que pouvaient bien cacher ces mots et j’ai pensé de suite à la transmission. Et puis ce jaune vif sur le gris de la couverture, ça m’ a vraiment attirée. Comme une espèce de renaissance.

HashtagCéline : Bizarrement, j’ai un peu occulté cet aspect, pourtant très important. Je me suis plutôt interrogée sur la couverture assez sobre associé au nom de l’auteur. Après Dis au revoir à ton poisson rouge, je ne m’attendais pas forcément à autant d’austérité de sa part… Comme Alice, j’y ai réfléchi en refermant le livre… Avec le recul, je le trouve très fort et il correspond à l’esprit du roman. Il nous fait prendre conscience de la portée de nos actes.

Pépita : Tu parles à juste titre des conséquences de nos actes, et en effet c’est une thématique au cœur de ce roman : on s’essaye à un petit résumé sans trop en dévoiler ?

Alice : Ce roman, pour le lecteur, c’ est un mouvement, … comme les vagues sur la mer…. des moments lumineux, apaisants… et des moments de tensions , brutaux, on l’on a peur de la force de la vague qui va venir s’éclater sur un rocher. Antoine avance dans ce va et vient, essayant de trouver la paix intérieure tout en se laissant entraîner malgré lui dans un crescendo de délinquance par une bande d’ados.
Ce roman, c’est l’histoire d’un ado, hyper touchant, en perte de repère, enfoncé dans son mutisme qui va pourtant trouver la force et le courage de rebondir.

Pépita : Je te rejoins sur ton résumé : oui Antoine est hyper touchant, on s’attache à lui car on sent chez lui une fêlure, une révolte sourde, une envie même je dirais de ne pas se conformer aux autres mais il n’y arrive pas, il essaie, il lutte, et puis un jour le déclic.

HashtagCéline  : Attendiez-vous Pascal Ruter sur un tel registre?

Alice : Pascal Rutter est surprenant. Son ton est habituellement plus léger, plus humoristique. En proposant ici un roman”social”, je trouve qu’il a su faire évoluer son écriture. Elle est montée d’un cran. Intimiste, remplie d’émotions, douce, sensible, engagée, …. elle colle aux personnages et à l’histoire.

Pépita : Le registre de l’auteur ? je ne parlerais pas de registre en fait car déjà dans ses précédents romans, il a cette touche particulière qui touche à l’intime de ses personnages. Là je dirais qu’elle est concentrée sur un personnage. Ce qui a évolué je trouve, c’est cette écriture qui alterne description des paysages et émotions de ses personnages. Il l’avait déjà tenté dans son précédent roman Cut the line mais dans celui-ci , c’est encore plus incisif, plus visuel aussi. J’ai beaucoup aimé.

Pépita : Avez-vous eu peur pour Antoine ? Cette dérive dans la délinquance ? Finalement, elle lui a permis de “retrouver” son père non ? Et aussi d’avoir un déclic ?

Alice : Oui bien sur que j’ai eu peur, je me suis demandé jusqu’où irait ce désastre ! On lit bien la faiblesse d’Antoine et on tremble pour lui car on voit bien que cette délinquance ne lui ressemble pas et qu’il est utilisé.
Mais ce n’est pas toujours le plus fort qui triomphe. La volonté, le courage, la détermination, l’honnêteté sont bien plus honorables ! Et c’est ce que va nous démontrer Antoine dans toute sa maturité.

HashtagCéline : Je me suis beaucoup inquiétée durant cette lecture, projetant des peurs que j’ai au plus profond de moi. Comme celle d’être là au mauvais moment, avec les mauvaises personnes dans un état de faiblesse ou d’égarement et de faire une erreur irréparable, comme Antoine. Car, nous lecteurs, on sait qu’Antoine est ébranlé dans sa confiance en soi, en la vie. Et on sent qu’il est toujours entre deux : entre l’envie de tout stopper mais en même temps celle de braver les interdits. Alors, oui, j’ai tremblé pour Antoine, voyant que la situation prenait une tournure incontrôlable et voulant à tout prix qu’il s’en sorte.

Tu parles de déclic… C’est vrai qu’il faut parfois tomber pour pouvoir se relever et voir la vie différemment. C’est effectivement ce qui va se produire pour Antoine qui, finalement, l’a échappé belle.

HashtagCéline : Antoine se laisse entraîner par trois garçons : Arnaud, Stéphane et Gaëtan. S’ils poussent Antoine dans ses retranchements, pour eux aussi, la vie est loin d’être rose, non? 

Pépita : Oui c’est vrai que la vie n’est pas rose pour eux mais pour Antoine non plus à vrai dire. Je refusais qu’il les suive au départ, sans doute pour s’intégrer, pour se sentir vivant. Mine de rien, cela l’a rapproché de son père et de son engagement. Stéphane m’a beaucoup intriguée : une carapace et un rêve. Il m’a beaucoup touchée à sa façon et il a su emmener Antoine dans son absolu. Toujours cette adolescence à la limite pour tester ses limites. C’est fort dans ce roman à des degrés divers. Et puis il y a ce besoin de vengeance de ce garçon par amour pour sa mère, bouleversant.

HashtagCéline : Antoine a aussi un autre sujet de préoccupation, plus de son âge, plus saine… Lucia. Qu’avez-vous pensé de la relation entre Antoine et elle? 

Pépita : J’ai beaucoup aimé leur relation faite de silences, de timidité mais aussi d’engagement. Lucia illumine Antoine, le responsabilise, le fait devenir ce qu’il est vraiment. Ce qui lui manquait. Et si c’était ça aimer ?

Alice : Oui, je crois que c’est Lucia qui va guider Antoine vers plus d’apaisement. C’est une ado à la fois posée, réfléchie mais aussi décidée et engagée. Il y a quelque chose de doux et rassurant quand Antoine est à ses côtés. Une chouet’ fille !

HashtagCéline : Ce roman, au-delà de l’histoire d’Antoine, aborde un thème d’actualité. On en parle un peu, sans tout dévoiler…?

Pépita : Sans trop en dévoiler ? pas facile. Disons qu’Antoine va faire une rencontre décisive (en plus d’une autre mais là c’est encore un autre point !) dans un bunker. Lui qui se sent paumé va rencontrer un être humain arrivé par la mer. Son image va le hanter. Jusqu’à lui faire prendre conscience qu’il doit agir. En bien.Pour le sauver lui. Et lui-même aussi. Pour se sentir enfin à sa place. Vivant. Et renouer avec son père.

Alice : Oui difficile de ne pas trop en dire et en même temps, le point de vue abordé est intéressant. Sûrement parce qu’il n’y a rien des moralisateur et que notre ado est dans l’action, qu’il fait confiance à son bon sens et qu’il est très honorable.

HashtagCéline : Au final, que retiendrez-vous de Ce que diraient nos pères?

Pépita : Ce que j’en retiens, c’est que nos vies ne sont jamais linéaires, qu’elles sont façonnées par les épreuves et les personnes qu’on rencontre, c’est un peu bateau dis comme ça mais en fait, c’est ce que découvre Antoine de plein fouet. Ce que je retiens aussi c’est malgré tout l’espoir et la lumière qui restent dans cette histoire, à l’image de ce jaune de la couverture dans tout ce gris. Et enfin, ce si beau titre.

Alice :  J’en retiens aussi que l’adolescence est une période pleine de rebondissements, d’incertitudes, de dérapages faciles, de réflexions… un moment de quête qui peut aussi être rempli d’engagement et d’humanité.

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Découvrez les avis de Pépita et de HashtagCéline sur leurs blogs respectifs.

Prix A L’Ombre Du Grand Arbre 2020 – Branches dessinées et Racines

Après avoir révélé le mois dernier les parutions sélectionnées pour les catégories Brindilles et Petites Feuilles, nous avons le plaisir d’annoncer les livres nominés dans les catégories Racines (meilleur documentaire) et Branches dessinées (meilleure BD).

Le fonctionnement est toujours le même : à vous de voter pour départager ces petites merveilles et désigner le gagnant dans chaque catégorie ! Vous avez jusqu’au dimanche 3 mai. Les gagnants seront annoncés le 9 mai, jour de l’anniversaire du blog.

Et d’ici là, la sélection peut donner des idées pour occuper les longues journées de confinement…

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Prix ALOGDA 2020, catégorie Racines

(meilleur documentaire)

Quel est votre titre préféré parmi la catégorie Racines ?

  • Curieux mammifères de Florence Guiraud (45%, 5 Votes)
  • Naissance de Hélène Druvert (36%, 4 Votes)
  • Biomimétisme de Walker et Menu (18%, 2 Votes)

Total Voters: 11

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Prix ALOGDA 2020, catégorie Branches Dessinées

(meilleure bande-dessinée)

Quel est votre titre préféré parmi les Branches dessinées ?

  • Arthur et la corde d'or de Joe Todd-Stanton (43%, 6 Votes)
  • Les Fleurs de grand-frère de Gaëlle Geniller (36%, 5 Votes)
  • L'Emouvantail de Renaud Dillies (21%, 3 Votes)

Total Voters: 14

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À vos lectures et… à vos votes !

Prochain rendez-vous le lundi 20 avril pour les deux sélections de romans (Grandes Feuilles et Belles Branches)

 

En grève !

Non, on vous rassure, le blog ne se met pas en grève !

Mais vu l’actualité, nous nous sommes dit : et si on explorait la thématique des luttes sociales en littérature jeunesse ? Car comme vous le savez, elle ne s’interdit rien comme le prouve cette sélection. Voici donc un petit vent de contestation !

Un album tout nouveau sur ce thème signé Philippe Jalbert chez Gautier-Languereau : les personnages des contes se révoltent et veulent sortir des rôles assignés. C’est drôle, coloré et bien vu !

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https://products-images.di-static.com/image/base/9782211213622-475x500-1.jpgDans cette première lecture de Christine Avel à l’Ecole des loisirs, ras-le-bol de la cantine ! Alors, on fait grève ! Comme les grands à hauteur d’enfant.

L’avis de Pépita

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Un vent de contestation souffle sur ce roman épistolaire, engagé et historique d‘Isabelle Pandazopoulos. Les destins de 3 jeunes femmes de 18 ans, dispersées à travers l’Europe en 1966 se croisent  : à chacune d’elle de trouver une place dans ce monde en ébullition !

L’avis d’Alice

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Coups de gueule, coups de matraque, coups de coeur, coup de foudre… la jeunesse est trop belle pour se résigner ! Un livre percutant qui oscille entre lutte et liberté, sous la juste plume de Marion Brunet.

L’avis d’Alice

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Le dernier roman de Stéphane Servant fait doublement écho à l’actualité, puisqu’il s’agit de la chronique d’un mouvement subversif sur fond d’épidémie… Une transformation physique perturbante affecte les adolescentes. Les réactions sont d’une violence sans nom, à la mesure des normes qui pèsent sur le corps féminin. Mais lorsqu’elles décident de s’assumer et de s’élever contre l’oppression qui les vise, c’est toute la société qui s’en trouve bouleversée et la réaction est d’une violence inouïe. Un bras de fer terrible s’enclenche…

Les avis d’Isabelle, de Pépita, de Hashtagcéline et de Sophie,

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Une autre chronique de révolution, dans une Russie très romancée, mettant aux prises une jeune fille jalouse de sa liberté et l’armée du tsar. Féodora est une héroïne inoubliable – indocile, entière, à la fois forte et touchante dans son humanité. Sa force vient notamment de sa capacité à se faire des alliés, donnant à sa révolte individuelle une dimension collective et subversive réjouissante.

L’avis d’Isabelle

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Ces quelques pages expliquent les circonstances et les motivations de la grève pour le climat lancée par Greta Thunberg. N’oublions pas que la vérité sort souvent de la bouche des enfants qui gardent intacte leur capacité à s’étonner, à s’indigner et à contester ce à quoi nous avons eu tort de nous habituer.

L’avis d’Isabelle

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Dans La révolte des animaux moches paru dans la collection Dacodac des éditions du Rouergue Jeunesse, Coline Pierré donne la parole à tous ces animaux qui n’ont pas la côte : hyènes, boas et autre crocos… Dans ce roman plein d’humour, elle questionne aussi indirectement notre société actuelle. Un texte qui donne envie de tordre le cou aux idées reçues et de se battre contre toutes les inégalités !

L’avis d’ HashtagCéline et de Sophie.

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Si D’un trait de fusain de Cathy Ytak paru dans la collection Les Héroïques chez Talents Hauts permet d’aborder un sujet trop peu traité en littérature de jeunesse (l’arrivée du sida dans les années 80-90) il dresse aussi le portrait d’une jeune fille qui va se battre et défendre ses convictions, ici au sein d’Act Up. Un texte essentiel, aujourd’hui, comme demain.

L’avis d’HashtagCéline et Pépita.

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Un rêve se brise et soudain, il faut retrouver un sens à sa vie. Joris, au départ plus pour s’occuper l’esprit, va rejoindre le combat de son oncle qui oeuvre pour que la nature reprenne ses quartiers dans la ville. Joris va se prendre au jeu. Et nous aussi !

Nos bombes sont douces de Thomas Vinclère est paru aux éditions Le Calicot.

L’avis d’HashtagCéline

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Mathieu Pierloot nous entraîne au coeur d’un groupe de copains en pleine grève où chacun a sa propre raison de participer au mouvement  Si pour certains l’engagement est réel, pour les autres, c’est surtout l’occasion de passer le temps, de faire comme les autres, de s’amuser ou de draguer…

En grève! est paru dans la collection Medium de l’école des loisirs.

L’avis d’HashtagCéline

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Nous en avons déjà parlé, mais une fois de plus, le podcast Les Odyssées de France Inter regorge d’informations et d’anecdotes passionnantes ! Sur le sujet de cette thématique, n’hésitez pas à écouter les épisodes consacrés à la révolutionnaire Pauline Léon ou à Martin Luther King.

Alors, même si tout est à l’arrêt pour déjà un mois, n’oubliez pas de lire !

Quand les fictions jeunesse nous initient aux méthodes scientifiques…

Les enfants débordent de curiosité et d’inventivité. Forts d’une capacité intacte à interroger le monde qui les entoure, ils font tous leurs petites expériences, observant des objets tomber ou des billes rouler, scrutant les merveilles de la nature, mélangeant des couleurs ou des ingrédients improbables… Un véritable esprit scientifique qu’il ne faut pas hésiter à encourager ! Si les documentaires constituent des supports précieux pour approfondir les thématiques du moment, de nombreuses fictions permettent également d’allier le plaisir de lire une belle histoire et l’exaltation des recherches scientifiques. Après avoir parlé récemment des fictions qui abordent des objets de sciences, nous vous proposons aujourd’hui une sélection d’albums et de romans qui nous montrent des chercheurs et chercheuses en action : votre protocole de recherche et votre matériel est prêt ? Suivez-nous !

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Physique et sciences de l’ingénieur

Chacun des albums de l’auteur-illustrateur allemand Torben Kuhlmann, tous parus chez NordSud) rend hommage à un personnage ayant fait bondir en avant les connaissances humaines dans un domaine particulier : le pilote Charles Lindbergh, l’astronaute Neil Armstrong et l’inventeur Thomas A. Edison. Mais Torben Kuhlmann réécrit malicieusement l’histoire, imaginant à chaque fois que l’avancée en question ait été initiée… par une souris. Les humains sont loin de soupçonner l’effervescence fébrile qui règne parmi ces adorables petits rongeurs aussi curieux que créatifs. Dont la manie de se lancer des défis tous plus fous les uns que les autres n’a d’égale que leur obstination à inventer des machines astucieuses pour contourner les obstacles liés à la gravité, à l’absence d’air ou à la pression hydrostatique !

Les avis d’Isabelle, de Pépita et de Sophie

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Mathématiques et physique

Combien de pas jusqu’à la lune, de Carole Trébor (Albin Michel, 2019), raconte l’histoire incroyable de Katherine Johnson, femme noire née en 1918 dans l’État ségrégationniste de Virginie occidentale, devenue mathématicienne à la NASA malgré tous les déterminismes sociaux, raciaux et de genre. Une protagoniste de la mission Apollo 11 qui entraînera les premiers humains sur la lune ! Et une belle illustration du pouvoir émancipateur des sciences.

L’avis d’Isabelle

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Physique-chimie

D’un combat à l’autre, les filles de Pierre et Marie Curie, de Béatrice Nicomède nous raconte l’incroyable histoire des femmes de la famille : Marie, la mère, chimiste et physicienne de renom, sa fille aîné, Irène, qui suit ses traces avec audace, et sa fille cadette, Eve, qui s’invente un autre chemin, vers l’art celui-là.

L’avis d’Ada

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Sciences de la vie et de la terre

Avec Calpurnia de Jacqueline Kelly, que ce soit dans sa version roman ou BD, on apprend à observer la nature et les êtres vivants qui la peuple. La version BD offre de belles planches dans le style des cahiers naturalistes ainsi que des croquis des plus exquis.

L’avis de Bouma et celui d’Isabelle

Et voici la version roman qui séduira par le caractère tenace de Calpurnia face à son environnement. Paru à L’Ecole des loisirs.

https://products-images.di-static.com/image/base/9782211205337-475x500-1.jpgL’avis de Pépita et celui d’Isabelle (tome 1 et tome 2)

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Anthropologie

Et pourquoi pas en profiter pour découvrir le travail d’Isabella Bird, une britannique qui a osé partir à la découverte des cultures japonaises au début du siècle. Grâce au manga de Taiga Sassa, on suit les méandres et les révélations de la jeune femme à une époque où le simple fait de ne pas être un homme était une difficulté.

L’avis de Bouma

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Santé-Médecine

Pasteur, tout le monde connait les avancées que ce scientifique a permis en matière de santé épidémiologique. Flore Vesco en a fait un roman palpitant avec un mélange savant d’histoire, de science-fiction, de romantisme et de fantastique.
Paru chez Didier jeunesse.

https://products-images.di-static.com/image/flore-vesco-louis-pasteur-contre-les-loups-garous/9782278085552-475x500-1.jpgL’avis de Pépita

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Et pour finir sur une note d’humour…

Dans Le Bureau des poids et des mesures de Balpe et Mahé (Milan, 2016), on expérimente, on invente, on s’amuse avec des appareils scientifiques improbables. Cet album à l’esprit vintage est une belle proposition pour aborder les sciences sous un angle ludique.

L’avis de Bouma

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Si avec ça, les enfants n’ont pas envie de repousser les frontières de la connaissance ! Pour finir, nous vous invitons à (faire) écouter le super podcast Les Odyssées proposé par France Inter. On y découvre des figures historiques en tout genre, avec bon nombre de scientifiques en expédition en Egypte, au Congo, au pôle Sud ou sur la lune… Ce podcast fait la part belle aux scientifiques – et notamment aux chercheuses !