Coups de cœur de juin 2017

Ce mois-ci, ça ne vous aura pas échappé, il a fait chaud, très chaud, parfois trop chaud.

Pas un temps à faire du sport ça, ni à faire le ménage, ni même à travailler. Non, aucun doute, c’est un temps à la lecture ! Dans un jardin, dans un bain frais ou dans une bibliothèque, la lecture nous a, comme toujours, accompagnés ce mois- ci, voilà les titres que nous avons préférés.

Dans les coulisses du monde d’Alice :

Barracuda for ever de Pascal Ruter. Didier jeunesse, 2017

Où il est question de Claude François, de danse, de soirées de bowling, de taxi, de boxe, de chaussures à bout carré, de maison de retraite, …..d’aventures rocambolesques entre un grand-père et son petit fils ….

Un roman qui donne envie de rire aux éclats et qui émeut jusqu’aux larmes.

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Dans les coulisses de l’Atelier de cœurs :

Le chien de Céline Lamour-Crochet.Editions Mouk,2017

Un album cartonné en noir et blanc qui raconte les aventures d’un petit chien. La particularité de cet ouvrage c’est que chaque objet ou personnage est dessiné par les lettres du mot dont il est composé. 

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Du côté de littérature enfantine :

Bébé va au marché, Atinuke, Angela Brooksbank, éditions des éléphants

Avec son adorable petite frimousse, bébé séduit tous les marchands, sans que sa mère ne s’en aperçoive le coquin va déguster avec gourmandise une orange, une banane, des gâteaux… Un album à compter tendre et joyeux.

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Du côté de Méli-Mélo de livres :

La princesse de l’aube, Sophie Bénastre et Sophie Lebot, De la Martinière jeunesse

Un album-conte à la réflexion philosophique et écologique dans un écrin d’illustrations à couper le souffle ! Lumière et ombre se côtoient pour aboutir à un message qui fait réfléchir à la relation de l’homme avec la nature.

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Sur les étagères de la collectionneuse de papillons, d’étranges créatures ont été épinglées :

Que caches-tu dans ton dos ? de Lena Sjöberg publié aux éditions Rue du monde.

Un album tout en longueur pour jouer au fameux jeu des devinettes avec petits et grands !

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Sur les étagères d’Un Petit Bout de Bibliothèque :

Pax et le petit soldat de Sara Pennypacker. Gallimard jeunesse, 2016

Une écriture fine et solide pour dire l’absurdité de la guerre qui détruit autant les hommes que la nature. Une amitié hors du commun entre un enfant et un renard, leur voix qui se répondent au delà de la séparation et les illustrations sensibles de Jon Klassen, comme une touche de douceur dans un monde brutal et incertain.

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Dans la bibliothèque de La littérature jeunesse de Judith et Sophie :

Koi ke bzzz ? de Carson Ellis. Hélium, 2016

Un album sur le cycle de la vie en langage insecte ! Une belle surprise qui laisse la place à l’interprétation des enfants et à la lecture des illustrations. Un album intelligent, drôle et beau !

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A partir de la semaine prochaine, et tout au long de l’été, chacune d’entre nous établira son TOP 5 en littérature jeunesse !

Ne nous perdez pas de vue !

Résultats du jeu des 5 ans

Animation Exercise #50!! ““Opening ‘The best gift ever’ and reacting” ” View PostIl y a un mois on fêtait les 5 ans de notre grand arbre avec un petit jeu pour vous remercier de votre fidélité.

Merci à ceux qui ont joué le jeu et nous ont bien voulu partager avec nous leurs livres fondateurs. Comme promis, nous avons tiré au sort dix d’entre vous.

Sans plus attendre, voilà la liste des gagnants.

 

Virginie

Violaine

Isabelle

Ambre

Mathilde

Stéphanie

Othondo

Katy

Blandine

Denise

Félicitations à vous.

Merci de nous faire part te votre adresse postale à cette adresse: contact@alombredugrandarbre.com , en nous précisant l’âge de l’enfant à qui vous destinez le livre (vous avez aussi le droit de vouloir un livre pour vous, nous savons bien sous l’arbre qu’on n’est jamais trop grand pour la littérature jeunesse) et tout élément utile sur ses goûts, afin que nous choisissions avec soin ce qui lui correspond.

Et nous espérons vous compter parmi nous pendant les 5 prochaines années!

 

 

Lecture de jeune adulte #1 : A la place du coeur

C’est une jeune femme, Coline, 20 ans, qui inaugure les lectures de jeunes adultes avec le roman “A la place du cœur” d’Arnaud Cathrine, qui l’a profondément bouleversée.

Arnaud Cathrine - A la place du coeur Saison 1 : .

A la place du cœur Saison 1.-Arnaud Cathrine.-Robert Laffont

Ça aurait pu être moi. Ça aurait pu être mon frère, le père de ma meilleure amie, ma voisine, mon prof de maths du collège, la fleuriste à côté de chez moi… ça aurait pu être n’importe qui. Ça aurait pu être toi.

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On se sent souvent à l’abri de toutes les tragédies que l’on entend, lit ou voit à la télé. Et le jour où ça nous tombe dessus, on se demande : « mais pourquoi moi ? ». Tout simplement parce qu’on s’est cru invincible, parce que trop souvent, la réalité est si réelle qu’on refuse d’y croire. Alors, paradoxalement, elle devient irréelle.

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Caumes à 17 ans, il vit tranquillement sa vie d’adolescent et découvre l’amour pour la première fois. Mais il découvre aussi la cruauté, le drame, le terrorisme. Comme de milliers de personnes, lui et ses amis vont suivre les événements tragiques des attentats contre Charlie Hebdo le 7 janvier 2015. Mais comment réagir quand, à 17 ans, les sentiments en ébullition, on doit porter sur ses épaules, le poids des maux de l’adolescence et l’implication morale et civique lorsque son pays est victime de terrorisme ? Est-ce normal de continuer à rire, pleurer, trembler, désirer ? Doit-on cesser de faire la fête, cesser de se fâcher avec ses parents pour une chaussette mal rangée, cesser de faire l’amour ? Est-ce égoïste de continuer à être heureux alors que d’autres sont morts simplement pour s’être exprimés ? Doit-on cesser de vivre par respect pour les morts ?

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A 17 ans, il n’est pas facile de prendre conscience que l’avenir, c’est vous. Que le monde tel qu’il est, est votre avenir et que vous êtes l’avenir du monde. Il n’est pas facile de comprendre que vous allez devoir bâtir votre vie dans un monde déchiré entre terrorisme, guerre, racisme, homophobie…

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Ce roman pose les questions que beaucoup de personnes se sont posées en silence. Comment agir face à ce genre de situation extrême que l’on ne comprend pas toujours, comment gérer le bonheur du premier amour et la culpabilité de ce bonheur face à ces actes de barbarie. Avec les mots d’un adolescent amoureux et conscient de la gravité des faits, Arnaud Cathrine bouleverse. Un roman honnête, d’actualité, plein de sensibilité, comme peu ont réussi à me toucher de cette façon.

Gageons qu’elle lira la saison 2 !

Arnaud Cathrine - A la place du coeur Saison 2 : .

Une Preuve d’amour de Valentine Goby

Lorsque j’ai lu ce roman, j’ai été frappée une fois de plus par la délicatesse et la justesse de l’écriture de Valentine Goby. Aussi ai-je entrainé deux arbronautes, Pépita et Colette, à partager cette lecture (et j’espère qu’il en sera de même pour vous).

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Une preuve d’amour de Valentine Goby
Thierry Magnier, 2017 (2013 pour la première édition)

 

Bouma : Avant d’avoir lu ce roman, quels thèmes pensiez-vous y trouver en vous basant sur la couverture et le titre ?

Pépita: Tout de suite à une histoire d’adoption ou de migrants. Comme quoi, la couverture est explicite !

Colette : J’avoue qu’au seuil de ce texte, j’ai pensé lire une aventure en terre africaine, une aventure dans laquelle les héros devraient faire des sacrifices par amour..

Bouma : Pour moi il s’agissait plutôt de voyage avec cette jeune fille qui regarde au loin et la carte qui dessine les cheveux du visage central.
Et que raconte l’histoire finalement ?

Pépita : Le lecteur est transporté dans une classe, en cours de français, avec le texte des Misérables de Victor Hugo qui est étudié. Le professeur essaie de faire accoucher ces esprits une réflexion sur un personnage en particulier, celui de Fantine qui abandonne Causette. Mauvaise mère ou non ? Le débat est lancé, la discussion est vive… Abdou se lève d’un coup et quitte la classe. Il n’y a que Sonia qui perçoit le malaise du jeune homme et elle décide de l’aider.

Colette : Cette histoire est celle d’un amour naissant, un amour qui se tisse autour d’un mystère que le lecteur devra déchiffrer sur les pas du personnage principal, un amour courageux…

Bouma : Quel personnage vous a le plus touché et pourquoi ?

Pépita: et bien, je ne sais pas ! Bien sûr on s’attache d’emblée à Abdou et Sonia, c’est inévitable ! J’ai particulièrement apprécié les adultes dans cette histoire : le prof de français mais surtout le père de Sonia.

Colette : sans hésiter mon personnage préféré est celui du père de Sonia : quel  adulte bienveillant, respectueux, attentif, impliqué ! J’ai toujours eu une tendresse particulière pour ces papas qui s’occupent seuls de leurs enfants ! Pas de misérabilisme dans cette parentalité solitaire, mais des preuves d’amour en veux-tu en voilà !

Bouma : Je rebondis sur ta formulation Colette, non pas UNE mais DES preuves d’amour selon toi. D’amour maternel avec la mère d’Abdou, d’amour paternel avec le père de Sonia, d’accord. Mais n’y a-t-il pas aussi quelques preuves d’amour de la part de ces personnages adolescents ?
PS. Moi c’est le personnage d’Abdou qui m’a touché par sa sensibilité et sa relation au monde. Il dégage une présence même à travers les pages d’un livre.

Que pensez-vous des références à Victor Hugo ? Cela peut-il faire écho même chez des lecteurs qui ne l’ont pas lu ?

Pépita :J’ai trouvé ce procédé particulièrement intelligent, comme quoi les grandes œuvres traversent les siècles sans une ride ! Effectivement, soit on ne l’a pas lu mais je ne pense pas que cela gêne la compréhension de l’histoire (qui est très bien posée par rapport au contexte et à la référence) ou au plus, cela peut donner envie de lire ces pages. J’ai aimé aussi l’attitude de l’enseignant qui ne lâche rien, qui veut mener ces ados dans les derniers retranchements de leur réflexion. J’aurais du coup aimé le connaitre un peu plus aussi. Comme quoi les grandes œuvres ont toujours une résonance et que chacun peut s’identifier aux personnages à l’aune de sa propre vie. C’est aussi un roman sur la force de la littérature.

Colette : Absolument car oui j’ai honte  mais je n’ai jamais lu Les Misérables et j’ai parfaitement saisi à quel point cette référence était précieuse pour délier les nœuds en boule dans le cœur d’Abdou et Sonia. C’est un des miracles de la littérature : son précieux pouvoir cathartique ! Et puis je ne peux qu’apprécier un roman qui commence par une lecture analytique en cours de Français.

Bouma : Aviez-vous déjà lu d’autres romans de Valentine Goby ? Comment décririez-vous sa plume ?

Colette : J’avais lu Kinderzimmer offert par notre Carole lors de mon premier swap de Noël à vos côtés mes arbronautes et j’avais été bouleversée… Pour de nombreuses raisons, parce que c’est un roman essentiel sur la femme, son corps, la maternité quand tout vous prive de cette féminité, de ce corps, de cette maternité puisque l’histoire se déroule en grande partie à Ravensbrück… Je n’ai pas retrouvé le même style dans Une Preuve d’amour. Je ne saurais trop expliquer pourquoi. Parce que les choses n’y sont pas aussi complexes sans doute, parce que tout va très vite dans Une Preuve d’amour, le rythme de la narration est beaucoup plus basé sur le déroulé des évènements (comme souvent dans la littérature ado, me semble-t-il) que sur l’exploration des abysses de l’esprit humain !

Pépita : Je n’ai rien lu d’autre d’elle en jeunesse. Celui que tu cites Colette me tente depuis longtemps mais je n’ai pas encore eu l’occasion de le lire. Par contre, je l’ai lue en littérature adulte et j’ai notamment été embarquée par Un paquebot dans les arbres chez Actes sud. C’est une auteure qui a le don des personnages je trouve. Elle leur donne, malgré les situations qu’ils vivent souvent difficiles, une sorte d’élan de vie qui bouscule.

Bouma : Moi j’avais déjà lu Le Voyage immobile dans la collection d’Une seule voix chez Actes Sud Junior. Un texte très court encore plus que celui-ci, sur le handicap et la différence, qui avait su me toucher.
Pour Une preuve d’amour, certes les évènements conduisent la marche mais je trouve que la plume de Goby sait questionner le lecteur, l’interroger sur sa place dans le monde et dans la société.

 

Au final, Valentine Goby livre un roman plein de sens où littérature et réalité se font échos dans la quête de sens et la recherche identitaire.

Pour aller plus loin, retrouvez nos avis sur ce roman :

Colette

Pépita

Bouma

 

Coeur de Bois (2) : lecture à travers des yeux d’enfants

A l’occasion de notre lecture commune de Coeur de bois, nous nous sommes posées la question de savoir quel écho, cet album pouvait avoir auprès des enfants.  C’est en toute simplicité que nous leur avons mis le livre entre les mains et que nous avons recueilli leurs premières impressions.

Pour T., Grand-pilote de 7 ans :

C’est une impression de tristesse qui domine à la fin de cette lecture.
“Le loup, ses enfants ne le reconnaissent plus, ne veulent plus de lui. Et puis il est handicapé. Il ne pèse pas plus qu’un fagot de bois.”
Le personnage qui a donc le plus apitoyé ce petit d’homme, c’est ce vieillard impotent qui crève de solitude. Quant à Aurore, “Je la trouve très prétentieuse quand elle dit :  “La plus belle, c’est moi.”
Quand on lui a demandé si cette histoire ne lui rappelait pas une autre histoire, il m’a répondu “non”. Et puis quand je lui ai suggéré qu’il y avait peut-être un rapport avec Le Petit chaperon rouge il a énuméré toute une liste de contre-arguments :
” Pas du tout , D’abord le loup est mort à la fin du petit chaperon rouge, on lui a ouvert le ventre pour le remplir de pierres, il ne peut donc avoir vieilli. Et puis, le Petit Chaperon rouge n’a pas de prénom, il est brun et il ne porte que du rouge et là l’héroïne s’appelle Aurore, elle est blonde et elle porte du noir”.
Au final, T. a aimé cette histoire mais il trouve qu’elle a été coupée en plein milieu !

“C’est dommage” ‘a-t-il dit “qu’on ne sache pas ce qui se passe ensuite.”

 

Pour M., 16 ans grande lectrice de tout ce qui lui tombe entre les mains :

Une lecture en demie -teinte pour cette ado : “Il est bien cet album, mais dés que j’ai vu le loup, je me suis dis que c’était une adaptation du Petit Chaperon rouge.”

“Ce qui me pose question c’est de comprendre pourquoi Aurore est si gentille. Elle s’ennuie en fait ? Car c’est évident,  elle n’a pas pardonné et et elle n’est pas si forte qu’elle le prétend, on dirait qu’elle se sent obligée de l’aider. Pourquoi ?”

Quand on lui demande de réagir sur la dernière remarque de T. qui aurait aimé connaitre la suite de l’histoire, elle répond : ” Au contraire, pour moi cette histoire elle a été trop loin, les auteurs auraient du s’arrêter quand on voit le loup. Ils auraient du laisser planer le doute pour que l’on s’imagine ce que l’on veut, là c’est presque trop évident.”

Au final, elle note la qualité globale de l’ouvrage et le travail de l’illustrateur sur la construction cinématographique de l’album avec le changement de plan et de point de vue à chaque pages tournées.

Comme nous, elle s’interroge sur le public visé et “l’interprétation de cette lecture qui sera sûrement différente par des enfants plus jeunes”.

Pour H., 17 ans, lectrice en tous genres et écrivaine à ses heures : 

Première parole dès la lecture : “Ce n’est pas un livre pour enfants je trouve. Très sombre, à la limite de l’angoisse. On reste longtemps en suspens et puis une page suffit à comprendre. Enfin, presque….parce que l’explication va jusqu’au bout et elle vous gifle.”

Et les personnages, ils t’évoquent quoi ? “Le conte du Petit chaperon rouge bien sûr mais j’ai trouvé que les deux personnages sont à pied d’égalité, pas pour les mêmes raisons. Le loup, même faible physiquement, a une sorte d’aura invisible. Aurore, elle m’impressionne beaucoup par sa volonté extrême : elle s’excuse presque d’en être arrivée là, elle n’existe que par le loup dans cette forêt. Elle puise sa force dans ce souvenir. J’ai eu peur que ça déraille entre eux à cause de la tension, mais non. Il y a beaucoup de respect entre eux.

Ton mot de la fin ? “C’est un album troublant je trouve, qui interpelle et qui reste dans la tête à cause des mots dits et des images si fortes.”

La petite sœur, F. 15 ans, quant à elle, le trouve “vraiment bien, très fort bien sûr mais je pense que des enfants de 8-9 ans peuvent le lire. 5 ans, non, c’est trop jeune. Et il est waoouh ! Après la lecture, on est un peu sonné. Faut le lire plusieurs fois en fait. J’ai beaucoup aimé la morale de la fin. Elle dit tout pour moi. Ça fait drôle aussi de voir ces personnages de conte si différents. On imagine pas du tout ça.”

Rajoutons l’avis de Régis Lejonc, illustrateur, qui a gentiment réagit à notre lecture commune :

“Pour répondre à la remarque de l’âge du lecteur visé, j’étais comme vous, plutôt à penser qu’il s’agissait sans doute d’un album plus adulte… jusqu’à ce que je rencontre 3 classes depuis sa parution.
CP et CE… et ils ont tout compris, ont les références et savent, déjà ce que sont les cicatrices du corps et de l’âme.
Bluffé j’étais !”

Voilà des avis enrichissants qui ont pu légèrement secouer la lecture analytique de certains adultes. 
La lecture à voix haute réalisée pour T. Grand-pilote de 7 ans, a aussi révélé le niveau de langue parfois un peu familier, détail auquel nous n’avions pas fait  attention jusque-là. Mais au delà des quelques familiarités, c’est le niveau de langue général, le vocabulaire particulièrement soigné, qui renvoie souvent au monde des adultes, qui est apparu dans toute sa particularité à l’occasion de cette lecture à haute voix.

Dans touts les cas l’avis des plus jeunes est unanime : ce n’est clairement pas un livre pour les petits mais pour les grands de 7 à 17 ans…. comme eux.

Une question qui reste ouverte et pour laquelle nous vous proposons de vous faire votre propre avis … 

Bonne lecture