Bouche Cousue

Bouche cousue.-Marion Muller-Collard Gallimard, collection Scripto

 

En janvier dernier, la lecture de Bouche-Cousue de Marion Muller-Colard m’avait laissé bouche bée. Une claque, une secousse. Et un émerveillement esthétique à la fois. Nous en avons discuté, A l’ombre du Grand Arbre, longuement, passionnément. Il en est ressorti parfois des choses très personnelles, des digressions émouvantes que je ne pouvais pas toujours retranscrire ici.  Voici donc, en version “abrégée”, le contenu de nos échanges.

C. du Tiroir : Quelques mots sur Bouche Cousue ? Comment présenteriez-vous l’intrigue en une phrase ?

Pépita : Une lecture gifle au sens propre comme au figuré, une plongée dans le désir ou les désirs, avoués ou inavoués, mais dans ce cas présent bafoués car muselés par un souci de propreté extérieure et un cri de solidarité aussi entre générations comme pour conjurer le sort.

Alice : Je dirais tout simplement que l’acceptation de certains baisers serait une idée bien plus brillante que celle de coudre des bouches.

Colette : Bouche cousue c’est l’histoire bouleversante d’Amandana, de Tom et de tant et tant d’adolescents en quête de sincérité, de vérité, d’honnêteté et qui ne trouvent face à eux que le silence de l’incompréhension.

Solectrice : Une femme meurtrie confie à son neveu l’histoire douloureuse de son adolescence et ses pensées torturées, brassées comme dans le tambour d’une machine à laver.

Pour ce qui est du format, on est dans le condensé, le direct. Une centaine de pages très (trop ?) vite avalées, on referme le livre un peu sur notre faim. Et pourtant, ce format est nécessaire. Qu’en pensez-vous ?

Pépita : Je ne suis pas à proprement restée sur ma faim, non, je ne peux pas dire ça. C’est une lettre qui est adressée à un jeune de 15 ans, d’une tante à son neveu, comme pour lui dire, non pas de ne pas faire la même erreur, mais de vivre sa vie pleinement. Un format court cinglant comme la gifle. De cette lecture, j’en suis sortie triste, en colère mais en même temps pleine d’un élan d’amour. Et aussi en me posant cette question : que ferais-je en tant que parent ? Quelle serait ma réaction ? Un temps d’introspection donc.

Alice : Je ne me suis pas du tout posé la question du format. Ni trop court, ni trop long. Ce livre m’a d’ailleurs fait penser à 50 minutes avec toi de Cathy Ytak dans la collection D’une seule voix, sûrement pour le côté monologue introspectif et la concision du texte.

Colette : Comme Alice je ne me suis pas posée la question du format trop heureuse de me laisser prendre au filet de voix d’Amandana et de pouvoir la lire jusqu’au bout, d’un trait, comme Tom a pu sans doute lire cette lettre de sa tante sans s’interrompre, y puisant immédiatement une forme d’énergie triste.

Solectrice : J’ai aimé le rythme de ce court roman. Pour moi, son format s’apparente justement à celui d’une longue lettre, confidence, s’attardant sur cette période intensément vécue par la narratrice. Plus long, je pense qu’il aurait perdu de son caractère percutant, qu’il se serait attardé sur des questions ou des explications, vaines pour accéder à l’émotion de la narratrice.

Bouche cousue aborde les tabous et les non-dits dans une famille, et le mal qu’il peuvent faire. Dans la lignée de son sujet, l’auteur adopte une narration très en retenue, avec beaucoup d’implicite. Trouvez-vous comme moi que cette pudeur, ces “creux”, rendent son texte d’autant plus puissant et évocateur ?

Pépita : Oui je te rejoins totalement, c’est ce qui fait la force de ce récit de ne pas nommer l’homosexualité, y compris pour le couple d’hommes où Amande trouve refuge. On pourrait reprocher à l’auteure de cacher aussi les choses, comme pour les tabous de la famille. Justement non : cela donne de la place au lecteur pour respirer dans cet étouffoir et pour laisser venir à lui tous ces questionnements de l’adolescence. Chacun peut s’y retrouver du coup : l’adulte devenu adulte qui va faire ressurgir sa propre adolescence et l’adolescent qui va pouvoir se dire que ce qu’il ressent est universel. Je pense aussi que le fait d’avoir utilisé la lettre comme communication est très forte aussi, surtout à l’adolescence. Elle est comme une bouteille à la mer. Beaucoup de métaphores dans ce texte très chargées symboliquement et qui remuent beaucoup de l’intérieur : le lavomatique, l’âge pas anodin des personnages principaux (15 ans et 30 ans), les vêtements, comme tu dis Colette, j’ai trouvé cette scène sublime dans ce qu’elle révèle car un enfant qui se déguise, c’est perçu comme normal, mais chez l’adolescent c’est transgressif. Pourquoi ? (Je pense au magnifique film Billy Elliot). Ce roman aborde surtout, bien plus que l’homosexualité, le regard de la société sur les convenances sociales, le fait qu’à partir d’un certain âge, il faut rentrer dans les cases. Amande y est entrée dans la case mais à quel prix ! Cette lettre à son Tom, c’est lui dire de vivre SA vie. Cet aspect m’a bouleversée car on a tous dans nos familles une figure extérieure à nos parents qui nous a marqué à un moment de notre vie.

Colette : En effet l’implicite participe de la force de ce texte et aussi de son universalité. Ce n’est pas un livre “sur” l’homosexualité mais sur la quête de soi au cœur de l’adolescence. Je pense que n’importe qui peut se reconnaître dans les questionnements d’Amande, quelque soit son orientation sexuelle. La scène où Amande essaie les vêtements abandonnés dans le Lavomatic, par exemple, évoque pour moi un moment clé de l’adolescence, ce fameux moment où l’adolescent-homard change de carapace et se retrouve à nu – pour reprendre une métaphore de Dolto que je trouve assez juste. Il me semble que cette scène est d’ailleurs un symbole très fort qui relie l’univers familial d’Amande à ses tourments d’adolescente. J’aime beaucoup cette scène…
J’aime beaucoup Pépita ton analyse du déguisement qui devient travestissement selon l’âge, je n’y avais pas pensé, au final le poids du regard des autres c’est surtout de ça dont parle ce roman au final…

Alice : Je suis complètement d’accord avec tout ce que vous dites et j’aurais peu de choses à rajouter sur cette question…. Ou peut être que j’établirai un parallèle entre l’implicite très présent dans ce livre qui est comme un écho à tous les secrets et non-dits de cette famille conservatrice, qui ne veut surtout pas de vague. L’auteur n’en dévoile pas trop, comme les parents taisent ce qui n’est pas conforme. Deux formes de silence qui se complètent.

J’ai souri à la lecture de vos références littéraires et cinématographiques, pour ma part, j’avais en tête la chanson d’Alain Souchon ” L’amour à la machine”… Décidément, Le lavomatic est un symbole fort !

Solectrice : Comme il est bon de découvrir que ce sentiment de l’amour naissant n’est pas aussitôt étiqueté, mais ressenti de l’intérieur, à l’égal de tout autre amour. On ressent ainsi la candeur de la jeune fille et son émoi prend plus de force, devient universel. On partage sa pudeur, puis on est choqués par la violence des réactions de sa famille.

Il y a cette scène du repas de famille dont vous avez très bien parlé. Et puis il y a autre chose qui m’a été particulièrement douloureux, à la lecture, c’est la relation entre Amandana et sa soeur. Sa soeur, digne héritière de ses parents, empressée de perpétuer la tradition familiale du rien qui dépasse, comme pour mieux expier son propre péché, dont le récit ne nous dit pas comment il a été accueilli dans l’histoire familiale (on s’en doute). Cette Mado, qui participe a l’oppression mais dont on sent tellement aussi la propre blessure. Ces deux sœurs qui devraient être alliées, et qui se sont “ratées”, comme l’explique Amandana notamment sur un épisode symbolique de leur vie de femmes. Partagez-vous mon sentiment sur ce personnages ? D’autres vous ont plus marqué ?

Pépita : Ah oui complètement d’accord avec toi. En fait, on pourrait penser qu’elle est plus forte qu’Amandana qui elle semble empêtrée dans son manque de confiance comme si elle n’était finalement pas née dans cette famille. Elle est comme un Ovni. Mais non, Amandana est plus forte mais elle ne le sait pas encore. Sa sœur est encore plus malheureuse car elle sent bien qu’elle s’est enfermée toute seule. C’est terrible. Il y a une immense solitude, un gouffre béant dans cette vie-là, une immense fatigue. Elle le sait. Mais elle n’a pas appris à faire autrement. Pire : elle le transmet à sa propre petite fille, qui m’a l’air aussi être une petite Mado en devenir. Soit elle reste toute sa vie ainsi en mettant un mouchoir sur ses aspirations profondes, soit un jour ça casse et là ça fait mal. La scène dont tu parles est très révélatrice dans cette indifférence. Mais je pense que Mado a tellement à porter pour elle-même et c’est déjà tellement lourd qu’elle n’a pas la force de porter plus. En contrepoint, j’ai trouvé que le couple d’hommes (que je les trouve épatants ces deux-là !) a bien su faire pour accompagner Amandana sur sa vie de femme. J’ai trouvé ce passage tellement lumineux, presque risible dans la maladresse mais si touchante. Que du coup cela a occulté un peu la froideur de la famille. J’ai préféré garder la lumière plutôt que la noirceur.
Une autre scène aussi juste ébauchée : celle de la bague…très révélatrice de la confusion des sentiments et de la perception que chacun peut en avoir…Cette Marie-Line, je la sens pas…Manipulatrice ? Indiférente ? Un jeu pour elle ?

Alice : Elles se sont ratées les sœurs ? Je ne sais pas … Elles peuvent se retrouver aussi un jour … Tout n’est pas irréversible…Ce serait pour moi une possible porte ouverte s’il y a avait une suite à ce livre.
Je ne dirais pas que Mado participe à l’oppression mais plutôt qu’elle fait figure de “soumise”. Comme le dit Pépita, elle s’est enfermée toute seule. Par choix ? Par crainte ? Par obligation ? On ne le sait pas.
Et tout porte à croire qu’elle subit sa vie plutôt que de la vivre.

Pépita : oui mais quand même…Amandana perçoit ce dimanche-là chez Mado sa sœur une lassitude qu’elle a du mal à dissimuler. Elle l’exprime très clairement comme si elle espérait que sa sœur, pour une fois, aurait pu se ranger de son côté. Du coup ça peut exploser à tout moment cette oppression et prendre un tour incontrôlable. Sauf que là tout est maitrisé, répété, comme une boucle que rien ne pourra jamais arrêter. Tout est dans une violence plus ou moins retenue (parce que le beau-frère, ce qu’il est cinglant dans son genre !) sauf la gifle qui elle claque et signifie fin de la discussion. C’est une cocotte-minute cette famille.

Colette : Mado, je ne la comprends pas en effet, je vois plutôt sa manière de perpétuer le silence traditionnel familial comme une manière de masquer sa “faute” à elle, de se rattraper, de se faire pardonner les règles qu’elle aussi à transgresser en ayant Tom alors qu’elle est encore lycéenne. Mais je ne lui pardonne pas d’avoir “balancé” sa sœur alors qu’elle partageait un secret qui aurait pu les rapprocher. Et comment se faire confiance après ça ???
Quant à mes personnages préférés, comme Pépita, il s’agit de Jérôme et Marc, leur bienveillance, leur écoute de chaque instant, leur amour pour Amandana sont vraiment touchants. Ils incarnent à la fois amitié et éducation bienveillante et j’ai vraiment été “déçue” que notre héroïne les rejette…

Solectrice : J’ai aussi été très touchée par ce passage que tu évoques et par cette relation manquée avec celle qui aurait dû la guider, l’aimer. Je comprends qu’elle se veut aussi distante que les parents, ses modèles. Je comprends aussi qu’elle porte sa blessure et qu’il en sort du venin, du mépris pour sa sœur. Et je trouve douloureux que cette relation les poursuive dans leur vie d’adultes, que rien ne vienne l’apaiser, que le non-dit l’emporte à nouveau.

Concernant les autres personnages, j’ai aimé, bien sûr, le duo de Marco et D’Jé, et le cocon qu’ils tissent autour d’Amande. J’ai apprécié la chance qu’elle avait de les rencontrer, l’amitié qu’ils lui témoignent et l’implicite aussi sur la profondeur de leur relation. Mais je me suis questionnée sur le choix que fait l’adolescente de les rejeter, malgré les remords qu’elle exprime.

Pépita : Contrairement à vous, je n’ai pas été “déçue” du rejet dAmandana envers le couple de ses amis. Je me suis dit c’est la vie ! Combien de personnes perdons-nous sur notre chemin ? Mais le souvenir de leur présence bienveillante peut toujours nous accompagner. Ils ont été là pour elle à un moment de sa vie, et avouons que leur rencontre était plus qu’improbable ! J’ai eu un pincement au cœur oui sur le moment. Mais le monde est petit…
J’aime beaucoup l’idée du giron maternel que tu développes Solectrice, car ce roman c’est aussi un roman d’émancipation, bridée certes, mais de tentative d’émancipation des jupes de maman. Et combien c’est fort en symboles dans ce récit !

 

Un roman qui a remué bien des choses chez chacune de nous, c’est sûr. On ne saurait que trop vous conseiller de le lire:

Bouche Cousue, Marion Muller-Colard. Gallimard Scripto, 2016.

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Morceaux choisis de nos chroniques (par ordre de parution) :

Quelques chapitres nerveux, si forts et si douloureux, qui disent tant de choses, tout en subtilité.le Tiroir à histoires

Un roman sincère et intime, d’une grande qualité d’écriture et d’une réflexion nécessaire.” A lire au pays des merveilles

Ce roman est un boomerang. Comme ceux que savent si bien fabriquer les familles où la parole n’a pas sa place, où les tabous, eux, doivent surtout rester à leur place.”   Méli-mélo de livres

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Et on se retrouve mercredi à l’ombre du grand arbre pour une lecture d’ado de Bouche Cousue avec Lucie de Lectures Lutines et un entretien avec Marion Muller-Colard !

A mercredi !

 

Ma maman et moi …

Présente ou … absente.

Aimante ou … insensible.

Protectrice ou … envieuse.

Quelle qu’elle soit, tout le monde a une maman.

Et la littérature jeunesse ne s’y trompe pas, la figure de la mère est souvent là.

Il y a quelques mois, nous nous intéressions à la figure maternelle dans l’album, aujourd’hui nous vous proposons une sélection thématique sur les relations mère-enfant.

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Ma maman et ... Bouma :

mamanestMaman est là d’Ichinnorov Ganbaatar , illustrations de Baasansuren Bolormaa. Syros, 2013.

Un conte venu tout droit de Mongolie qui nous raconte toutes les ruses d’une mère pour protéger son petit du terrible renard.

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Soleil d’hiver de Jorge Luja, illustré par Mandana Sadat et trsoleiladuit par Carl Norac. Didier jeunesse, 2005.

Un petit poème qui parle de l’attente de la mère et des retrouvailles avec des illustrations tout aussi poétiques de Mandana Sadat.

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ollivierPlus jamais sans elle de Mikaël Ollivier. Seuil, 2012.

Une écriture fluide et prenante dans ce roman pour ado qui raconte l’abandon du point de vue du fils et de sa mère.

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et celui d’Alice

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Ma maman et … Chlop :

chutChuuut ! de Minfong Ho Holly Meade. Père castor Flammarion, 2000.
Une maman berce tendrement son enfant. Mais dans la jungle environnante, les animaux n’ont de cesse de faire du bruit. Elle les apaise un à un avec sa berceuse pour permettre au bébé de s’endormir enfin. Mais a-t-il vraiment sommeil ce coquin ?

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genouxSur les genoux de maman de A.H. Scott G Coalson. L’Ecole des loisirs, 1993.
Michael et sa maman profitent d’un moment de complicité pour se balancer et se câliner. Ils en oublieraient presque la présence du bébé qui dort juste à coté.

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bigQuand Big Mama a créé le monde de Phyllis Roots, Hélène Oxenbur., Père castor Flammarion, 2002.
Elle n’a pas fait les choses à moitié Big Mama quand elle a créé le monde, pour son bébé juché sur sa hanche. La lumière, la terre, les arbres, elle n’a pas manqué d’idées. Et bébé était ravi.

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et celui de notre collectionneuse de papillon

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Ma maman et … Alice :

crabe

Ma mère le crabe et moi d’Anne Percin. Le Rouergue, 2015.

Une histoire de femmes, entre un mère et sa fille obligées de traverser ensemble la maladie. Une histoire dédramatisée où le franc parler et la complicité laisse place à un roman touchant et intelligent. Parfois drôle et souvent émouvant.

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celui de Pépita et celui de Sophie

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albertine2Mon tout petit d’Albertine et Germano Zullo. La joie de lire, 2015

Un livre comme une ronde de la vie.

Une histoire d’amour protecteur entre une mère et son fils. 

Un album délicat à savourer page après page.

Retrouvez son avis complet,

celui de Pepita et celui de Sophie

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vastDe maman en maman d’Emilie Vast. Editions MeMo, 2016

De génération en génération, ainsi va la vie de maman en maman …

Retrouvez son avis complet

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Ma maman et … Pépita :

lenainElle sera toujours là de Thierry Lenain et Manon Gauthier, éditions D’Eux, 2016.

Un album d’une sensibilité rare sur la relation mère/enfant qui exprime la permanence de ce lien à travers le temps et la reconnaissance de celui qui a reçu.

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abierComment je me suis débarrassé de ma mère de Gilles Abier. Actes sud junior, 2015.

Des portraits plus que caustiques entre mères et ados. On n’y croit pas parfois mais on y retourne !

Retrouvez son avis complet;

celui de Sophie et celui d’Alice

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janisJanis est folle d’Olivier Ka. Le Rouergue, 2015

Une relation fusionnelle entre une mère et son fils qu’on pourrait penser malsaine, mais un roman d’une rare profondeur sur les ressorts de la nature humaine.

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La lecture commune  à l’ombre du grand arbre

et l ‘interview de l’auteur

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Ma maman et ...la collectionneuse de papillons :

petronillePétronille et ses 120 petits de Claude Ponti, L’école des loisirs, 1990.
Une maman qui n’a pas froid aux yeux et qui accomplirait l’impossible pour protéger TOUS ses petits !

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sentCa sent bon la maman, Emile Jadoul, Claude K. Dubois, Ecole des loisirs, 2013.

Un tête à tête essentiel pour apprivoiser la nuit, celui d’une mère et son enfant. Un album d’une infinie tendresse.

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desicionLa décision d’ Isabelle Pandazopoulos, Gallimard, 2013.

Quand devenir mère est impossible. Quand refuser d’être mère est peut-être la plus grande responsabilité de parent que l’on puisse prendre… un roman troublant.

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celui d’Alice et celui de Pépita

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Ma maman et ..Céline de Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait LIVREsse :

ouestMa mère à l’ouest d’Eva Kavian. Mijade, 2012

Un récit de vie poignant qui tourne autour de cette question : comment devenir mère alors qu’on en a soi-même été privé?

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Maman et ...Sophie 

houdartMa mère de Stéphane Servant et Emmanuelle Houdart. Thierry Magnier, 2015.

Un album fort, poétique et poignant sur l’amour d’une mère sauvage. Ici, on perçoit cette mère pas toujours facile à comprendre mais si aimante pourtant. Ici, on parle de l’amour intemporel d’une mère pour son enfant.

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susieUne mère, comment ça aime ? de Susie Morgenstern et Jacques Azam. La Martinière jeunesse, 2014

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Dans ce documentaire moderne et dynamique, on met en avant toute la complexité du rapport mère/enfant à l’adolescence : les difficultés, les oppositions et pourtant l’amour, toujours.

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jupesDans les jupes de maman de Carole Fives et Dorothée de Monfreid. Sarbacane, 2012

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Symbole du besoin de protection des petits, ce petit garçon se créer tout un monde dans les jupes de sa maman. Mais ce qu’on voit aussi, c’est cette maman indépendante et moderne et qui allie parfaitement la maternité et la féminité.

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et celui d’Alice

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Ma maman et … Les lutines :

bramiMoi j’adore, maman aussi d’Elisabeth Brami et Lionel Le Néouanic. Seuil Jeunesse, 2004.

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Un petit album où l’on prend plaisir à se trouver des points communs et des différences avec sa maman.

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Ma maman et ..Céline du blog Le tiroir à histoires

rotaRita la poule veut un bébé de May Angeli. Editions des éléphants, 2016.

Ravissant album dans lequel le lien maman-enfant est appréhendé du point de vue d’une “mère-poule” aimante et inquiète. Un album solaire, dont les illustrations en gravure sur bois peintes enveloppent le récit d’un superbe écrin. A découvrir à tout prix !

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meduseMère Méduse de Kitty Crowther. L’école des loisirs, 2015.

Dans le secret d’une maison grotte au bord de la mer, par une nuit de pleine lune, « le grand travail de la vie commence »… La naissance de la petite Irisée va transformer la vie de Méduse, la projetant dans cette immense aventure qu’est celle de la maternité. Un envoûtement que cette histoire de mère et de mer, aux confins de la mythologie et de l’imaginaire. Une fable terrifiante et magnifique, qui ne manque pas de m’émouvoir à chaque lecture.

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renardMaman Renard d’Amandine Momenceau. L’Agrume, 2015

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Des paysages enneigée, une maman renard et ses petits. les renardeaux découvrent le monde et expérimentent la séparation au fil d’un jeu de cache-cache. Les découpages d’Amandine Momenceau animent brillamment le récit. Un magnifique album à découpes et rabats réalisé avec virtuosité. Un vrai coup de coeur. 

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Quelques références bibliographiques…

et tant d’autres encore …

 

Lecture commune : J’aime pas les clowns de Vincent Cuvelier et Rémi Courgeon

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J’aime pas les clowns de Vincent Cuvelier et Rémi Courgeon. Gallimard, 2015

Bien avant de savoir que ce livre s’inscrivait dans une trilogie, j’ai été attirée par le titre et le duo d’auteurs. Une promesse alléchante avant de découvrir une histoire qui n’est pas forcément celle attendue. 

Avec  Pépita (Meli-Melo de livres) et Colette  (La collectionneuse de papillons), nous avons eu plaisir d’en parler autour d’une lecture commune, de se questionner et de vous en faire profiter !

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Alice :  “J’aime pas les clowns”  – A la découverte du titre, j’ai pensé à une histoire de cirque, mais à regarder de plus près la couverture, j’ai commencé à être interpellée. Sans avoir ouvert le livre, quelles sont vos premières impressions, vos premières suppositions, vos premiers questionnements ?

Pépita : J’avoue que des trois de la trilogie, c’est celui dans lequel j’ai eu curieusement le plus de mal à entrer. Les deux autres sont plus explicites. Ayant lu les deux autres, je m’attendais à un sens caché. Mais l’implicite est tel dans celui-ci que je l’ai relu plusieurs fois. Oui comme toi, une histoire de cirque à première vue. Mais dès les premières pages, on perçoit autre chose et on se demande bien ce qui va vous éclater à la figure à plusieurs reprises. Et cette fin qui n’en pas vraiment une…Je me suis d’ailleurs demandée comment les enfants percevaient cette histoire qui m’a serré le cœur, comme les deux autres d’ailleurs.

Colette : Quant à moi, qui n’aime pas les clowns non plus, j’ai trouvé cette couverture tout à fait angoissante ! Un clown dépité, le pantalon dégoulinant de je ne sais quel obscur liquide, un énorme seau sur la tête qui lui cache la moitié du corps avec cette ville en ruine en arrière-plan : comment dire à quel point j’ai trouvé l’image troublante, dérangeante. Heureusement il y avait ce couple mère-fille en arrière-plan pour me rassurer et instiller une goutte de poésie dans ce paysage macabre. En tout cas d’entrée de jeu, je me suis dit que cette histoire- là serait grave…

Alice : Une couverture que je n’ai pas vu au premier coup d’œil, j’étais plutôt emballée par le duo Cuvellier/Courgeon que j’adore. Mais pour moi, une couverture qui a pris tout son sens une fois le livre refermé. Je trouve qu’elle recompose la totalité de l’histoire.

D’ailleurs qui se lance pour un petit résumé (maintenant qu’on sait qu’on ne parlera pas de cirque !) ?

Pépita20160926_113038 : Une grand-mère emmène sa petite fille au cirque voir les clowns, dit-elle. Sur le chemin, la ville est en ruine. Sauf que la petite fille n’aime pas les clowns. Moi non plus, lui répond la grand-mère, mais j’ai changé d’avis. Puis on les retrouve sous le chapiteau pour le spectacle et les clowns arrivent. Malaise de la petite fille. A la fin du spectacle, la grand-mère l’emmène devant la roulotte face au grand clown.

Alice : Tiens cela fait deux fois que je me trouve face à des personnes qui disent qu’il s’agit d’une petite fille. Pour moi, c’est un petit garçon, la grand mère dit “mon grand”.

Colette  : Ah oui, je confirme, c’est un petit garçon, à l’air renfrogné et aux cheveux en bataille, mais qui écoute d’une oreille attentive l’histoire de sa grand-mère. Pourquoi a-t-elle changé d’avis sur les clowns, sa grand-mère, elle qui comme lui ne les aimait pas petite ? Cette question nous plonge dans le passé, dans les souvenirs d’enfant de cette vieille dame à la robe fleurie et au parlé familier, à une époque où la seconde guerre mondiale venait de se terminer et où tout était à reconstruire, y compris l’histoire familiale…

Pépita : Ah ben ça c’est marrant parce que je n’ai plus le livre en main et au premier jet j’ai écrit petit garçon et j’ai eu un doute ! …Je l’ai lu trois fois ce livre, je n’arrive pas à le saisir…

Alice : Ah oui ? Qu’est qui reste insaisissable dans cet album  Pépita ? 
Une ville en ruine, un enfant que sa grand-mère traîne au cirque, l’occasion de voir resurgir  des souvenirs douloureux sur la seconde guerre mondiale…. on se trouve face à un récit enchâssé dans l’histoire en fait , on navigue entre le moment présent et le passé que raconte la grand-mère. Je suis d’accord avec Colette, le ton a toute son importance, il est aussi gai que l’histoire est triste.

C’est justement quelque chose que j’ai terriblement apprécié dans cet album, ce décalage entre le fond et la forme, pas vous ?

Pépita : Ben moi il me met mal à l’aise ce décalage, il y a trop à lire entre les lignes, à la première lecture, j’ai pressenti un drame plus grand que l’histoire elle-même. Cet album me fait peur, même adulte. Il me brûle. La première fois, je ne suis pas allée jusqu’à la fin. J’ai fermé à la page du chapiteau. C’est la force des images qui me font ça, plus que le texte que je ne trouve pas si gai non plus ! Cette insistance de la grand-mère, avec sa bonhomie apparente, elle rajoute du malaise non ? Et puis je l’ai rouvert, finalement, je voulais connaitre la fin…si fin il y a. Et puis cette question immédiate : comment les enfants vont-ils comprendre le “vrai” message ? Faut-il nécessairement qu’ils le saisissent d’ailleurs ? Je ne sais pas, je n’ai pas la réponse…mais ça me titille.

Alice : Très intéressant de voir comment nos avis divergent ! C’est ça la richesse de nos lectures communes !
Je suis d’accord, le texte n’est pas gai sur le fond, tout est dans l’intonation, le langage, l’interpellation … mais à ton inverse, je crois que cela apporte aussi la note d’espoir et je trouve que cela plombe moins le récit.
Je voulais aussi parler des illustrations, les couleurs utilisées : ces couleurs chaudes et particulièrement ce jaune qui nous suit de bout en bout et qui est un écho au texte ( robe jaune, fleur jaune…, cheveux blond, ..).
Mais aussi du décalage qui continue à être utilisé par les auteurs, de ces oppositions entre texte et image. Personnellement j’ai été interpellé par la page où le texte décrit la guerre alors qu’un dromadaire mâchouille un programme et que dans le ciel est écrit le “cirque Zoli”. C’est sûr ce décalage est là pour déranger et ça marche ! Mais il est vraiment pour moi tout l’optimisme et l’espérance qu’il faut garder par les temps difficiles.
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 Pépita : Ces éléments que tu décris, je ne les ai pas vus de suite. Leur charge symbolique est forte. Le jaune : le soleil, la lumière ? Le chameau et le cirque sur fond de ruines, le retour de l’insouciance dans un pays en reconstruction, en plus les vaincus, sans doute. J’ai été happée par le malheur d’abord et par le recul dont fait part l’enfant. Il ne veut pas y aller. Il est forcé. ça m’a gênée cet aspect-là. Beaucoup. Car on n’explique pas, sauf des pistes symboles dans les images. Puis les autres lectures m’ ont permis de décrypter.
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Alice : Rajouterais-tu quelque chose Colette ? 
Colette : Alors en ce qui me concerne j’avoue que je n’ai pas du tout adhéré au ton du personnage de la grand-mère, le registre familier qui caractérise son discours me semble non pas en décalage avec le contexte historique mais avec l’essence même du personnage : je ne peux croire qu’une femme née à Berlin dans les années 40 dans un milieu où l’on emmène ses enfants au cirque parle ainsi. La bonhomie apparente de cette grand-mère je n’y crois pas, soit elle est surjouée soit l’auteur est passé à côté. Par contre j’ai beaucoup aimé l’originalité du choix narratif, que l’on n’entende qu’elle et pas les réponses de son petit fils. C’est comme si tout ce qui se jouait ici se jouait surtout entre elle enfant et elle adulte.
20161006_210244Quant aux illustrations elles sont d’une infinie poésie et mêlent subtilement beauté et désastre. J’aime tout particulièrement cette page où la petite fille et sa maman font la queue pour entrer sous le chapiteau, on ne voit que leurs ombres, mais l’illustrateur a percé de points de lumière la robe à pois rouges de la narratrice enfant.
Alice : Et si nous revenions à cette fin, très ouverte finalement. A moi, elle m’a fait l’effet d’attendre une suite. Et comme cet album s’inscrit dans une trilogie, je me suis dit que ce n’était pas impossible … et vous, qu’en pensez vous ?
Pépita : Ah oui, la fin…elle m’interpelle beaucoup car on pourrait l’interpréter de différentes façons non ?
Colette :  Je n’ai pas encore lu L’Histoire de Clara, mais je ne perçois pas du tout les deux autres albums comme une suite, certes ils abordent la même période historique mais il n’y a aucun rappel ni de personnages ni d’intrigues, ni même d’illustrations de l’un à l’autre… Et sinon concernant la fin de J’aime pas les clowns elle me rappelle celle des nouvelles à chute que j’ai tant de plaisir à faire lire à mes élèves et j’apprécie vraiment qu’un auteur d’albums ait pris le pari d’utiliser ce procédé littéraire. C’est une fin ouverte mais qui finalement ne laisse pas tant d’interprétations possibles, mon Grand-Pilote de 7 ans a tout de suite formulé la même hypothèse que moi une fois l’album refermé.

Pépita : Je n’ai rien à ajouter par rapport à la trilogie si ce n’est qu’elle a une force certaine et qu’elle s’attache à montrer les humains, de quelque bord qu’ils soient, dans les souffrances de la guerre. Il y a la guerre en France à travers le destin de ce bébé juif, l’après-guerre en Allemagne et un focus sur une famille juive. Et à chaque fois une approche différente. On peut lire indépendamment ou alors voir le lien entre ces trois histoires.Et ça fait réfléchir. C’est autre chose que les livres d’histoire. On devrait les lire dans les écoles je trouve, n’est-ce pas Colette ?

Colette : En ce qui me concerne je lis beaucoup d’albums à mes élèves et avec un immense plaisir ! Pour aborder le thème de l’enfance dans la seconde guerre mondiale je leur lis depuis deux  ans Le bébé tombé du train de Jo Hoestlandt et André Prigent mais pourquoi ne pas leur lire les trois albums de notre échange !

Alice : Je veux bien que l’on reparle aussi de l’appropriation faite de cette histoire par les enfants. Un retour de ton grand pilote Colette ?

Colette : L’autre jour à l’heure des histoires, mon grand pilote apercevant cet album m’a demandé de lire ce livre là en particulier, “c’est quoi ce livre avec le violon ?” Quand j’ai compris de quoi il parlait, j’ai hésité, cogitant sur l’adéquation entre le récit et l’âge de mon Grand-Pilote mais rien n’y a fait c’est CE livre là qu’il voulait (et mon hésitation a augmenté sa curiosité pour cet album).

Quand j’ai demandé à mon Grand-Pilote pourquoi il a eu envie de lire cet album, il m’a répondu : “J’ai vu un violon et comme je joue du violon j’ai eu envie de lire cette histoire. Le clown avec un seau d’eau renversé sur la tête je me suis dit que finalement c’était quelque chose de triste et j’aime bien les histoires tristes, je sais, je suis spécial” !!!

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Contre toute attente, mon grand pilote le plébiscite régulièrement depuis 15 jours, il apprécie tout particulièrement les “bizarreries”, les “monstres” de l’album : le cheval boiteux, le funambule sans bras, l’éléphant efflanqué, cela l’interpelle visiblement et l’image joue ici un rôle vraiment clé, comme si elle racontait une autre histoire dans l’histoire. J’avoue que je ne peux m’empêcher de relier l’album au film Freaks de Tod Browning qui explore également cet univers du cirque et du monstrueux.
Quant à mon petit pilote il est très attentif lui aussi aux animaux qui paradent douloureusement dans cet album et il suit avec plaisir les personnages de la maman et de la petite fille à travers leur déambulation dans le cirque et ses coulisses. Je crois que contrairement à la narratrice, mes fils aiment bien les clowns…

Pépita : Les enfants sont étonnants et les tiens en particulier Colette !

Alice : J’aime bien cette anecdote et je la trouve très chouet’ pour conclure cette lecture commune ;  comme une petite cerise sur le gâteau.

Et voilà, à vous de vous faire votre propre avis …

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L’avis d’Alice sur son blog :

Par une métaphore remarquable, par des illustrations et un jeu de couleur parfaitement maîtrisé, Vincent Cuvelier et Rémi Courgeon réussissent un tour de maître épatant et nous offre un magnifique album exigeant et intelligent. 
Un album qui, sans trop en dire en offre beaucoup, à la fois touchant comme le clown blanc et souriant comme l’Auguste…

Nos coups de coeur de septembre

En plein air grâce au temps clément de cette fin d’été ou sous la couette pour les plus frileuses d’entre nous, nous avons encore beaucoup lu sous l’arbre ce mois-ci. Comme chaque premier lundi du mois, voici nos coups de cœur de septembre.

mamie-coton Chlop s’est prise de tendresse pour Mamie Coton. L’histoire toute en douceur d’une vieille dame qui cherche en vain le sommeil. Elle compte inlassablement les moutons mais ses pensées la rattrapent, il y a toujours une bonne raison de sortir du lit. Mais n’attendrait-elle pas quelque chose?

Retrouvez son avis.

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Céline – Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait LIVREsse a été touchée par Le petit arbre Plume bien loin de chez lui de Pascale GRACIET aux éditions Le Ver à Soie.  L’histoire d’un petit arbre déraciné, au sens propre comme au sens figuré. Une histoire de résilience qui fait chaud au cœur.

Retrouvez son avis par ici..

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tu-ne-sais-rien

La collectionneuse de papillons s’est enivrée de l’histoire de Nicolas, des moindres secrets cachés par sa famille et de la quête qu’il doit entreprendre pour enfin choisir une direction à donner à son existence. Tu ne sais rien de l’amour de Mikaël Ollivier, un roman qui prendra votre cœur pour cible…

Son petit article par ici !

Ce roman, c’est aussi le coup de cœur de Solectrice. Un roman qui nous dévoile les bonheurs et les heurts d’un jeune homme amoureux et tourmenté. Un roman qui nous questionne aussi sur l’amour.

Son avis est à lire par ici

.berkAlice s’est laissée surprendre par la drôle d’histoire qui est arrivée à doudou à l’heure du bain. Un aventure humide, pleine de drôlerie et d’ingéniosité !

Retrouvez son avis ici

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Pépita s’est laissée envoûter par la plume de Xavier-Laurent Petit avec son roman “Le fils de l’Ursari” : un roman sensible et réaliste sur le fabuleux destin de Ciprian, fils d’un montreur d’ours. Une foule de sujets de société sont abordés en filigrane. Et ça donne envie de se mettre à jouer aux échecs…

Retrouvez son avis ici.

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Peut-être parce qu’elle a passé plusieurs soirées à décoller, poncer, peindre encore et encore avant de tout nettoyer dans ses toilettes, c’est Léon l’étron de Killoffer chez Thierry Magnier que Sophie a préféré ce mois-ci. Il faut dire que malgré la couverture larmoyante, l’humour noir de cet album a de quoi faire rire !

Retrouvez son avis ici.

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Voilà quelques lectures qui vous permettront de tenir jusqu’à nos coups de coeur du mois prochain !

Lecture commune : Le domaine de Jo Witek

Le domaine de Jo Witek, Actes sud junior, 2016

“Je n’écris pas pour les adolescents, j’écris avec un souffle adolescent. Et quel adulte n’a pas conservé en lui la tempête émotionnelle des ses 15 ans ? “

Jo Witek

Nous sommes trois à l’avoir lu, à l’avoir dévoré plutôt ce thriller angoissant qui joue avec les nerfs du lecteur ! Et nous avons eu envie de se questionner sur cette lecture.

La voici !

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Pépita : “Le domaine” : un titre fort simple et une couverture énigmatique avec ce corbeau noir. À quoi vous attendiez-vous avant d’ouvrir ce roman ?

Carole : Je m’attendais évidemment à du suspens, rapport à la collection Thriller, et à des personnages forts connaissant la plume de l’auteure. Mais concernant le titre et la couverture, à rien de bien précis.

Alice : Ah, un peut spoilé en fait. Ayant eu la chance de rencontrer l’auteur et d’assister à la lecture du premier chapitre avant d’ouvrir le livre, je ne me suis pas posée la question de ce qui pouvait lier le titre et l’image de couverture. Mais en y regardant de plus près, cet oiseau au bec ouvert est annonciateur d’une fiction sombre (très sombre). Et comme dit Carole, connaissant Jo Witek, on ne pouvait que s’attendre à une histoire effrayante comme elle sait si bien les écrire.

Pépita : Ce titre m’a beaucoup intriguée en fait avec le contraste de l’image de couverture, très noire. Et comme vous, connaissant l’auteure, je m’attendais à une lecture frissonnante, quoique je l’ai trouvée différente de ses autres écrits mais on y reviendra.
Bon, on va pas couper au court résumé mais sans trop en dire ! Une petite phrase chacune juste pour planter le décor ?

Carole : C’est l’été, Gabriel accompagne sa mère dans un domaine où cette dernière est employée comme domestique. Il va y rencontrer Eléonore.

Alice : Le domaine, c’est un thriller menaçant avec pour trame de fond une romance passionnelle et ornithologique.

Pépita : Et j’ajouterais : à la construction diabolique !
Trois parties qui vont crescendo : comment l’avez-vu ressentie cette construction ?

Carole : C’est presque théâtral : en trois actes. Mise en place du décor et des personnages, puis l’intrigue qui se met en route avec péripéties et rebondissements, et enfin chute et dénouement. En fait c’est la structure d’une tragédie avec effet cathartique etc…

Alice : Oui c’est ça, une première partie qui pose les éléments (peu palpitante, d’ailleurs), puis l’arrivée d’Eleonore et les choses vont commencer à remuer. On sent un danger menaçant qui plane dans une atmosphère qui s’assombrit, pour enfin arriver à un dénouement tendu et inattendu comme Jo Witek les manie si bien ; une explosion étourdissante de la crise émotionnelle. Pour revenir à la question de Pépita, cette construction a sûrement participé au sentiment que j’ai eu tout au long de la lecture de me retrouver comme au cœur d’un entonnoir. Vous voyez, cette image de resserrement mais aussi de tourbillon perpétuel…

Pépita : Oui je vois très bien ce que tu veux dire Alice avec ton image d’entonnoir. Et Carole oui le mot théâtral sied à merveille. Pour ma part, j’ai ressenti cette angoisse dès les premières lignes, dès l’arrivée de Gabriel avec sa mère au domaine. Notamment la mort de l’oiseau, je l’ai trouvée très forte et à la fin de la lecture, cette image m’est revenue de plein fouet. Comme une sorte d’avertissement. Parce que quand même, ce roman c’est aussi et surtout une passion dévorante de Gabriel pour les oiseaux. On perçoit d’emblée que soit elle va le sauver ou au contraire l’ensevelir.
Ce qui me permet d’aborder les personnages du roman : Trois parties comme on l’a indiqué mais aussi deux mondes qui s’opposent. Qu’auriez-vous à en dire sur la façon de l’auteure d’instiller les choses ?

Alice : c’est sûr, Jo Witek joue de la confrontation de deux mondes diamétralement opposés. Très vite d’ailleurs, on sent la soumission de Gabriel et de sa mère face à cette famille hautaine. D’un côté, une mère est son fils aimants, se respectant, ayant des valeurs humaines, de l’autre une famille où tout n’est que faux-semblants, préjugés et orgueil. Le lecteur a vite fait de choisir son camp !

Carole : Oui Alice, deux mondes sociaux opposés, et deux types de familles aussi. Une des forces des romans de Jo Witek réside justement dans ses personnages : on les découvre peu à peu, dans leurs forces et dans leurs failles, on les observe, on les analyse, on croit les connaître et bim ! Surprise ! Ce qui ajoute au suspens, à la tension, et qui joue avec les nerfs du lecteur. Perso, c’est souvent cet inattendu final qui me plaît particulièrement !

Pépita : Oui d’accord avec vous ! La construction en trois parties accentue ce ressenti face aux personnages. On les découvre peu à peu puis on a vite fait de les cerner, même si pour certains on perçoit que tout n’est pas réellement dit.
Cependant,et je pense que vous serez d’accord avec moi, il y a un point de basculement dans le roman : l’arrivée des cousins de cette riche famille, et notamment de la belle Eléonore. Le roman entre alors dans la passion amoureuse. Par petites touches, l’auteure lui donne peu à peu toute sa dimension, y compris métaphorique. C’est fort non ? Votre avis sur ce point crucial du roman ?

Carole : La scène de rencontre entre Gabriel et Eléonore est pour le moins surprenante en effet ! A partir de ce moment, Gabriel bascule dans une autre dimension/passion/obsession. Elle le dévore et le met à nu complètement.

Alice : Avec cette rencontre, c’est le personnage de Gabriel qui change complètement. Jusqu’alors sauvage et solitaire , on ne va plus le reconnaître. Il va essayer de se glisser dans un moule, de s’intégrer à un groupe, de se subordonner à un mode de vie qui n’est pas le sien pour approcher Eléonore. Si jusque là Gabriel n’était pas à l’aise dans cet univers, en voulant l’intégrer il s’éloigne de lui-même. L’attirance et la passion qui le dévorent lui font perdre le contrôle de sa vie. Son observation des oiseaux se fait plus rare, il participe à des soirées qui ne lui ressemblent pas, il a des attitudes étranges, … Bref, il se perd lui-même en voulant se fondre dans la masse.

Pépita : Oui excellente analyse ! On a mal pour lui, on sent la manipulation de la jeune fille imprégnée du dédain et d’un mépris raciste de sa propre famille. On le sent perdu, agressif, en train de renier ce qu’il est. Je n’ai jamais rien lu de si puissant sur le fantasme amoureux.
Tu soulèves aussi un point important Alice dont que je voulais aborder : la force de la nature qui imprègne ce roman. Elle est un personnage à part entière, tantôt accueillante et tantôt inquiétante. Perso, je me suis fait un tas de supputations sur les oiseaux, le rôle du jardinier aussi, sur le poste d’observation dans les arbres,…j’ai eu peur pour Gabriel qu’il se laisse engloutir (d’ailleurs c’est un peu le cas, on reviendra sur la fin après mais sans trop en dire non plus), est-ce votre cas aussi ?

Alice : Oh oui, bien d’accord sur l’attitude du jardinier. Pour reprendre mon image du début, tout au long de la lecture, je ne savais pas dans quel “camp” il était. Il est froid, distant, on ne sait pas s’il va tendre la main à Gabriel ou pas, s’il “fricote” avec sa mère ou pas, si on peut lui faire confiance…. Et finalement, … un personnage qui a toute son importance.
Quant à la nature, c’est pour moi un fil conducteur métaphorique. Cette symbolique des oiseaux, à la fois synonyme de liberté ou bien annonciateur de mauvais présage, comme cette forêt omniprésente qui est tantôt accueillante (comme un cocon rassurant), tantôt angoissante (pendant les virées nocturnes). Un univers animalier et sauvage qui participe à l’univers pesant qui nous accompagne tout au long de la lecture.

Pépita : Et cette fin dans la fin, comment l’avez-vous ressentie ? Un soulagement ? Ou au contraire de la déception ? Ou bien la surprise totale ?

Alice :  Quels qualificatifs emploierai-je pour ce dénouement ?
Déroutant, …Imprévisible, …Redoutable…
Jo Witek nous mène par le bout du nez et la surprise est telle qu’on ne pouvait l’imaginer malgré toutes les hypothèses envisagées au fur et à mesure de la lecture.

Carole : Cette fin est en effet une grosse surprise ! Jo Witek a le don pour tout faire voler en éclat dans les dernières pages, c’est le moins qu’on puisse dire ! Comme Alice, j’ai supposé des choses au fur et à mesure de la lecture, j’ai imaginé des fins possibles et non.

Pépita : Cette fin, elle m’a beaucoup surprise mais aussi je l’ai trouvée nécessaire. Passé le choc après toute cette tension, elle fait redescendre le soufflé en quelque sorte et replace l’histoire dans l”humain. C’est fort, très fort !

Et pour terminer, donnez un mot pour donner envie de lire ce roman !

Alice : Atmosphère…

Carole : A lire sans modération !

Pépita : accrochez-vous !

Vous savez ce qui vous reste à faire…

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*L’avis d’Alice sur son blog :

Le domaine, c’est une lecture sous tension qui nous comprime petit à petit dans une angoissante asphyxie où Jo Witek ménage à la perfection l’exactitude des personnages et leurs zones d’ombre.

Le domaine, c’est un huis clos destabilisant, insidieux, psychologique, lugubre… inoubliable.

* L’avis de Pépita sur son blog :

J’ai beaucoup aimé cette construction menée de main de maître sur les enjeux profonds de cette histoire, aux thématiques abordées très riches. Mais surtout l’auteure a su dépeindre la force du fantasme à l’adolescence comme jamais je ne l’avais lu jusqu’ici. C’est là l’aspect principal du roman je trouve. Et chacun de nous peut s’y identifier, à tout âge : le jeu de l’amour, sa force, son déni, sa souffrance et sa flamboyance. La chute aussi, douloureuse où l’être humain se sent alors en morceaux et doit se reconstruire.

Un roman fort, amené par petites touches, singulièrement juste sur la passion amoureuse.

Internet, réseaux sociaux, jeux vidéos… encore et encore !

En bonnes blogueuses, à l’ombre du grand arbre, internet et les réseaux sociaux, on connaît et on aime. On sait aussi s’en méfier, doser ou du moins on essaye parce que le XXIe siècle nous plonge quand même dans tout ça du matin au soir !

Les jeux vidéos font peut-être un peu moins l’unanimité par ici, pas qu’on ne les aime pas mais entre le blogging, la lecture, la famille, le travail, il ne nous reste pas toujours assez de temps pour ça.

Cet été, on a quand même été quelques-unes à se laisser tenter par le gros évènement dans ce domaine : Pokémon Go. Que ce soit pour tester ou pour se laisser tenter sur le plus long terme par ce jeu-vidéo nouvelle génération, on a sorti nos smartphones et on est parti en balade pour attraper Pikachu, Salamèche, Bulbizarre et leurs comparses.

On en est la preuve internet, les réseaux sociaux et les jeux-vidéos ne sont pas si éloigné que ça du monde des livres. Ce sont d’ailleurs des sujets fréquents pour le meilleur et pour le pire des personnages qui sont au cœur de ces histoires…


Un peu de blogging…

Jean-Philippe Blondel - Blog.

Blog lu par Sophie et Bouma
Jean-Philippe Blondel
Actes sud junior, 2010

Quand un fils pense que son blog est intime. Quand il découvre que son père l’a lu. Quand vient la trahison et la colère.
Et enfin les explications, les journaux intimes du père pour comprendre l’histoire de sa famille et le passé parfois trop lourd à raconter…

Sophie


Gare aux dangers sur le net !

Mireille Disdero - A l'ombre de l'oubli.A l’ombre de l’oubli lu par Alice et Pépita
Mireille Disdero
Seuil, 2013

Jeune et naïve, Violette n’a rien vu venir et s’est laissée apprivoiser par un beau parleur-séducteur, abonné à son blog.
Un livre qui alerte et dénonce les dangers de la toile qui se tissent sans crier gare.

Alice

Frank Andriat - Je voudr@is que tu....Je voudr@is que tu lu par Céline
Frank Andriat
Grasset jeunesse, 2011

Un récit pour les jeunes, vécu et raconté par d’autres jeunes qui met en garde contre les dangers liés à l’utilisation des réseaux sociaux et les exhorte à avoir de vraies relations “en chair et en os”.

Céline

Les-petites-reines-620x987Les petites reines lu par Céline, Sophie, Pépita
Clémentine Beauvais
Sarbacane, 2015

Quand les mâles se croient autorisés à évaluer physiquement et publiquement les femelles qui passent sur leur territoire, et que les réseaux sociaux s’emparent des centaines de lâchetés et mesquineries individuelles pour élire le Boudin d’Or du lycée sur facebook, il faut alors d’autres armes pour contre-attaquer. Si elles ne sont pas belles, les Petites Reines sont déterminées, courageuses et pleines d’humour.

Céline

Comme des images lu par Alice, Carole, CélineT, Sophie et CélineB
Clémentine Beauvais
Sarbacane, 2014

Un roman moderne qui décrit avec justesse et intelligence les travers d’une société individualiste et les dégâts (parfois) des réseaux sociaux.

Alice

Dans de beaux draps lu par Alice
Maie Colot
Alice éditions, 2015

Accroc aux réseaux sociaux, Jade va tomber dans son propre piège…

Alice

Caroline Sole - La pyramide des besoins humains.La pyramide des besoins humains lu par Bouma, Pépita, Sophie et en lecture commune
Caroline Solé
L’école des loisirs, 2015

Un premier roman qui apporte un regard acerbe sur les réseaux sociaux à travers la vie d’un ado SDF qui va être propulser au rang de star à cause de sa vision du monde…

Bouma

Pierdomenico Baccalario - Typos Tome 1 : Fragments de vérité.Typos, tome 1 : fragments de vérité lu par Céline
Pierdomenico Baccalario
Flammarion, 2014

Maximum City, 2043. Dans une société où les technologies numériques sont utilisées pour manipuler les masses, quatre jeunes reporters reviennent au bon vieux papier… seul moyen de diffuser la vérité. Un récit d’anticipation qui fait réfléchir. Impossible en effet, une fois de livre refermé, de continuer à prendre pour argent comptant tout ce qu’on nous fait avaler via les médias et les réseaux sociaux !

Céline

Hubert Ben Kemoun - La fille seule dans le vestiaire des garçons.La fille seule dans le vestiaire des garçons lu par Sophie, Pépita et Alice
Hubert Ben Kemoun
Flammarion, 2013

Quand un baiser publié sur la toile fait basculer la vie de Marion dans l’enfer…

Sophie


Les réseaux au pouvoir !

CIEL 1C.I.E.L. lu par Bouma et Sophie
Johan Heliot
Gulf stream, 2014

Une série de science-fiction où une intelligence artificielle prend peu à peu le contrôle du monde…

Bouma

#Bleue lu par Sophie et Pépita
Florence Hinckel
Syros, 2015

Dans ce monde futuriste, les sentiments dérangeants sont éliminés et chacun se doit d’être connectés en permanence pour ne jamais rompre le contact.

Sophie


Dans le virtuel du jeu vidéo !

Anne Mulpas - Web-Dreamer.Web dreamer lu par Sophie
Anne Mulpas
Sarbacane, 2010

Un ado solitaire, Mathis, va plonger dans un monde virtuel au risque de s’y perdre. Là bas, il devra apprendre à avoir confiance en lui pour passer les épreuves.

Sophie

Iqura Sugimoto et Mamoru Hosoda - Summer Wars Tome 1 : .Summer wars lu par Bouma
Iqura Sugimoto d’après l’histoire originale de Mamoru Hosoda
Kaze manga, 2011

Et si un jeu vidéo pouvait bouleverser l’ordre mondial ? Une série en 3 tomes à lire sans attendre.

Bouma

Christian Lehmann - No pasaran, le jeu.No pasaran le jeu lu par Céline
Christian Lehmann et Antoine Carrion
L’école des loisirs, 2000 et Rue de sèvres, 2014

Trois ados sont conviés à une expérience ultime : vivre de l’intérieur les conflits auxquels ils jouent virtuellement. Avec à la clé, la prise de conscience que la guerre ce n’est pas un jeu ! Christian Lehmann et Antoine Carrion - No pasaran, le jeu - L'intégrale.Où se situe la frontière entre le réel et le virtuel? Êtes-vous assez courageux pour affronter l’expérience ultime ? Telles sont les questions essentielles de ce tome. Pour y répondre, foncez sur cette bédé ou… lisez le livre !

Céline

iM@mie lu par Pépita et Alice
Susie Morgenstern
L’école des loisirs, 2015

Quand une mamie et un petit-fils se retrouvent pour une année autour d’un sujet de discorde-la geekmania du jeune homme, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils s’accordent très bien.

Pépita

EPIC lu par Céline
Conor Kostick
Bayard jeunesse, 2006

Une dystopie qui mélange virtuel et réel, quêtes épiques et réflexions politiques, fantasy et jeux vidéos… Un cocktail détonant assez réussi.

Céline

L’envol du dragon lu par Bouma
Jeanne-A Debats
Syros, 2011

Parfois, jouer aux jeux vidéos peut s’avérer être un échappatoire à la dure cruauté de la vie. Un petit texte bouleversant.

Bouma

player onePlayer One lu par Bouma
Ernest Cline
Miche Lafon, 2012

Dans un monde futur dévasté, le virtuel a pris le pas sur la réalité. Quand une quête pour gagner des milliards est engagée, c’est toute la planète qui prend les manettes.
Un texte purement geek qui séduira les habitués des jeux de rôles et autres scenarii virtuels.

Bouma


Pour réfléchir sur le numérique…

3-6-9-12 : Apprivoiser les écrans et grandir lu par Pépita
Serge Tisseron
Erès, 2013

Histoire de la révolution numérique lu par Pépita
Mike Goldsmith
Gallimard jeunesse, 2012

Serge Tisseron - 3 - 6 - 9 -12 - Apprivoiser les écrans et grandir.Clive Gifford - Histoire de la révolution numérique.

Ce qu’on a lu et aimé de Roald Dahl

Chacune d’entre nous a lu du Roald Dahl, évidemment…

©Méli-Mélo de livres Dans un jardin anglais, une drôle de rencontre…

Alors voici ce qu’on a préféré et pourquoi…

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Solectrice et les lutines ont lu et aimé…

– Le BGG
Matilda 
– Charlie et la chocolaterie
– Charlie et le grand ascenseur de verre
– James et la grosse pêche
– La potion de Georges Bouillon
– Sacrées sorcières
– Danny, Champion du monde
– Les deux Gredins
– Moi, Boy
– Nouvelles : Coup de Gigot, La Logeuse

J’adorais son univers quand j’étais enfant et je me réjouis qu’il soit toujours apprécié aujourd’hui. Ce que j’aime dans cet univers c’est que l’auteur ne recule devant aucune idée folle, il invente des mondes totalement loufoques et y place des enfants très sérieux et curieux de tout. J’aime la profusion des descriptions qui nous fait imaginer des paysages incroyables et des personnages improbables. Dans ce monde merveilleux, proche des contes, on frémit souvent mais on est vite rassurés et on s’amuse beaucoup.

Quelques récits de Roald Dahl sont attachés pour moi à des souvenirs d’enfance ou d’étudiante :
Roald Dahl - La potion magique de Georges Bouillon.La potion magique de Georges Bouillon
(une de mes premières lectures : je me retrouvais tout à fait dans ce personnage qui invente une recette avec tout ce qu’il trouve).

Roald Dahl - Charlie et la chocolaterie.

Charlie et la chocolaterie (j’en lisais de longs passages à ma sœur le soir et on se régalait à imaginer cette usine extraordinaire).

Roald Dahl - Coup de gigot et autres histoire à faire peur. Coup de Gigot (un fantastique récit policier, que j’ai découvert en anglais : je revois encore notre prof mimant les personnages).

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Céline du flacon a lu et aimé…

Ce que je retiens de cet auteur, c’est son sens inné du récit, son amour inconditionnel de l’enfance, son univers inimitable où se mêlent aventure et humour, ses personnages inoubliables croqués par le talentueux Quentin Blake, …
Dans les titres que j’ai aimé, il y a :

Roald Dahl - Moi, Boy.– Moi, Boy où il revient avec sa verve habituelle sur les “incidents” qui ont émaillé ses premières années de vie, de sa naissance à ses vingt ans (de 1916 à 1936). On y retrouve toutes les prémices de son oeuvre.

Roald Dahl - Les minuscules. – Les minuscules où il nous invite à avoir “les yeux ouverts sur le monde entier, car les plus grands secrets se trouvent toujours aux endroits les plus inattendus. Ceux qui ne croient pas à la magie ne les connaîtront jamais.”

Roald Dahl - Sacrées sorcières. – Sacrées sorcières où, entre rires et frissons, le jeune lecteur apprend à être à l’affût de tous les petits signes qui permettent d’identifier les sorcières, les VRAIES !!!

Il y a aussi les recueils de nouvelles :

Roald Dahl - L'enfant qui parlait aux animaux. – L’enfant qui parlait aux animaux 
– Coup de gigot et autres histoires à faire peur
– Tel est pris qui croyait prendre
Des textes courts où l’on découvre que ces propos s’adressent aussi bien aux enfants qu’aux adultes et qu’à la clé il y a toujours une morale à retenir. Un coup de cœur particulier pour Coup de gigot, texte exploité à maintes reprises avec mes élèves (avec notamment la création de planches de B.D.).

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Et aussi La potion magique de Georges Bouillon, Matilda, …

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Sophie LJ a lu et a aimé…

– Le BGG
 Matilda
– Charlie et la chocolaterie
– Charlie et le grand ascenseur de verre
– James et la grosse pêche
– La potion de George Bouillon
– Sacrées sorcières
– Un conte peut en cacher un autre

Roald Dahl - Matilda. Enfin certains, je les ai un peu oubliés…

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Pépita a lu et aimé…

Je m’aperçois que je n’en ai pas lu beaucoup à part :

Le BGG 
-Matilda (évidemment !)
-Charlie et la chocolaterie
-Charlie et le grand ascenseur de verre

Alors il faut que je rattrape ce retard. Mais le peu que j’ai lu m’a convaincu du pouvoir extraordinaire de l’imagination pour peu qu’un adulte se donne la peine de lui donner ses lettres de noblesse.

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