Entretien avec Carole Chaix

Nous avons été subjuguées par le titre l’Envers de nos décors, qui a d’ailleurs remporté le Prix ALODGA dans la catégorie Branches dessinées. C’est tout naturellement que nous avons demandé à l’illustratrice Carole Chaix de répondre à nos questions. Son duo avec Thomas Scotto nous montre encore une fois la force des mots en parfaite harmonie avec l’illustration.

Autoportrait issu du site du Port a jauni

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Actuellement vous êtes en résidence. Pouvez-vous nous en parler ainsi que de votre prochaine publication ?

J’ai fait la connaissance de Sevran (93) il y a 4 ans. J’ai gagné un concours « illustrer le Grand Paris » on m’a attribué la ville de Sevran, je devais partir du territoire pour réaliser 8 grandes illustrations (imprimées et exposées sur les murs de la future gare de métro).

La gare ouvre en 2027 et aux différents interlocuteurs rencontrés, je disais que je voudrais rencontrer les habitant.es avant l’ouverture, histoire de les connaitre et faire une jolie fête. Depuis 2 ans donc, je travaille en partenariat avec la ville de Sevran dans le cadre d’une résidence de création, sur le vif je rencontre et dessine ces habitant.es travailleurs travailleuses… je récolte des instantanés dans mes carnets. La première année j’ai installé mon bureau d’illustratrice au milieu des gens (c’était à la Micro-Folie de Sevran) avec un studio de portraits dessinés, j’invitais les gens à s’assoir devant moi et poser. Comme la monnaie était du temps, les gens me donnaient de leur vie (j’avais déjà vérifié cela ailleurs) pendant 6/8 mois bien évidemment j’avais d’autres projets à réaliser, je partageais cela aussi.

Cette deuxième année a été différente, j’ai installé un bureau mobile dans quatre lieux qui ont été importants pour moi l’année précédente : Micro-Folie, Asso Idées Sevran, Atelier Poulbot et Bibliothèque Yourcenar. Cette année j’ai aussi proposé différentes rencontres/ateliers. Bref J’ai accumulé dessins sur le vif, récits, rencontres, instantanés…

Dès le départ je savais que juin 2026 serait la fin de cette grande aventure. J’ai choisi la forme de l’abécédaire pour ce carnet (qui sera édité par la ville). J’aime les listes de mots, ils sont dans ce carnet poésies. Les doubles pages s’enchaînent ou pas, par exemple on peut passer de claquettes chaussettes à droit au beau, j’aime les paradoxes…

Vous retrouvez ces portraits (et d’autres héroïnes) dans le carnet qui a été publié à l’occasion de la fin de ma résidence « IL ÉTAIT PLEIN DE FOIS aux BEAUDOTTES » en juin 2026. Je l’ai pensé comme un résultat poétique, sensible, artistique et politique, je le dédie aux habitant.es. et comme des points de suspension, il sera lors de sa distribution à continuer, je ne peux pas m’empêcher à mettre du participatif… En parallèle et tout l’été une exposition sera installée en extérieur sur les grilles de la Micro-Folie.

Que cherchez-vous concrètement lorsque vous acceptez ou postulez à une résidence d’illustratrice ?

Depuis 2009, j’en fais régulièrement. J’aime travailler ailleurs que dans mon atelier et j’aime aussi faire connaissance avec un territoire c’est un terrain de vies qui me permet de rester dans la réalité, c’est pour cela d’ailleurs que j’ajoute systématiquement TOUS TERRAINS à illustratrice.

J’aime aussi les grands écarts que ces résidences peuvent engendrer : passer du jardin de la villa Médicis à Rome et la Halle Mandela de Sevran par exemple, dans les deux cas, je fais mon métier. Et surtout le carnet, réceptacle de mes instantanés, me permet de partager ces endroits dans l’un et l’autre des lieux.

Participer à des résidences et dessiner au milieu des gens, m’a permis de développer cette pratique du dessin sur le vif. Aujourd’hui le dessin est ma deuxième langue, mais cela n’a pas toujours été le cas ; aujourd’hui je peux compter dessus comme si j’étais bilingue. Et puis mes résidences sont programmés en amont, financées, c’est rassurant quand on pense que nos métiers ont un statut très précaire.

Vous travaillez également sur des « grands formats » c’est-à-dire que vous réalisez des fresques. Comment se concrétise ce genre de performance ?

Je les conçois de la même façon que mes images sur des histoires pour futur album ou BD. Avant tout ce sont des illustrations, donc un dessin qui raconte, et s’il n’y a pas d’histoire je m’en trouve une. La grosse différence est bien entendu la taille et le pourquoi et pour qui ?J’aime que l’illustration soit aussi en dehors du livre relié. J’aime aussi créer des fresques que j’ai nommé « Permis de colorier » avec et pour le public et enfin j’aime concevoir des installations de papier en 3D (exemples pour le Palais de la Porte Dorée à Paris) où le public visite un récit plutôt que de tourner des pages…

Nous vous connaissons à travers vos illustrations réalisées pour les éditions du Port à jauni mais également pour celles qui illuminent les textes de Thomas Scotto. Comment abordez-vous les différentes étapes de travail par rapport aux écrits proposés ?

Je rencontre toujours l’autrice ou l’auteur et bien entendu l’éditeur ou l’éditrice. Je conçois ce travail en étroite collaboration. Avec Thomas Scotto par exemple, nous nous sommes inventés une résidence ensemble afin de réaliser la « bible » de notre future BD, à savoir découpage et intentions par liste, story board…. document hyper important pour la suite, il a été un guide, à chaque étape j’ai montré à Thomas, esquisses, story board, planches…

L’Envers de nos décors, texte de Thomas Scotto et illustrations de Carole Chaix, Éditions du Pourquoi pas ?, 2025.

Au Port a jauni, j’ai travaillé en étroite collaboration avec l’éditrice qui est venue dans mon atelier et a exploré comme une dénicheuse, très intéressant aussi comme approche professionnelle, c’était très gestuel. J’ai l’habitude d’accrocher au mur mes recherches, j’ai devant les yeux des cartes mentales de tous les travaux en cours…

Juste le ciel et nous – texte d’Anne Agopian, illustré par Carole Chaix – Le Port a jauni, 2022

Dans vos illustrations, vous faites souvent le choix de couleurs très vives, qui contrastent avec des parties laissées blanches ou peu colorées. Pouvez-vous nous expliquer ce qu’il signifie pour vous ? Est-ce que vous pouvez nous en dire plus sur votre technique ?

J’ai commencé à travailler mes illustrations en volume (pâte à modeler, fil de fer…). Cela nécessitait un photographe, j’ai adoré cette période ; et 26 ans plus tard, grâce à l’assurance du trait, j’aime que mes outils tiennent dans des trousses.

C’est par les dessins sur le vif que ces couleurs vives sont apparues, ainsi que par mes voyages en Italie : la lumière, les jardins… m’ont fait des « shoots » de couleurs et de lumières… Je voulais garder tout ça dans mes autres images… C’est vrai qu’il fait souvent beau dans mes images avec ce bleu (piscine turquoise). En revanche dans mes illustrations cela dépend du ton de l’histoire, de mes émotions à, la lecture, des ambiances et décors…. C’est l’histoire qui commande.

Avec quel(s) auteurice(s) rêveriez-vous de collaborer ?

Aujourd’hui je vais être l’autrice de mes futurs albums/BD. En revanche je viens de terminer un spectacle, une lecture dessinée musicale avec Jo Witek et nous sommes impatientes de travailler ensemble sur, pourquoi pas, ce projet en édition.

Vous êtes souvent éditée chez des « petits éditeurs ». Est-ce un choix de votre part ?

Actes Sud, Thierry Magnier, Rue du Monde… ne sont pas petits, d’ailleurs très honnêtement je ne sais pas ce que cela veut dire « petits éditeurs ». Moi, je veux travailler avec des éditeurs/éditrices professionnelles, honnêtes, enthousiasmes, pas menteurs et ne faisant pas de chantage affectif… petits ou gros… Et quand cela ne fonctionne plus je les quitte et n’y retourne plus.

Vous êtes très sensible aux différentes formes d’art et dans votre parcours cet éveil donne des publications très originales, comme vous avez pu le faire avec les éditions de l’Edune ou de la Maison est en carton. Comment ces projets naissent-ils ?

Sensibles plutôt depuis mes études aux beaux-arts et aux décoratifs à Paris en images imprimée (section art) cela a coloré qui je suis aujourd’hui pas nécessairement ces deux maisons d’éditions. Mes nourritures sont au musée, peu dans les livres…

Au musée de Carole Chaix – La Maison est en carton, 2010

Vous rencontrez donc des publics très variés, quels types d’échanges préférez-vous ?

Difficile de choisir, Je ne préfère pas un public particulièrement je crois, mais quand je rencontre des classes j’aime voir des élèves en fin de primaire ou aller au collège avec les albums, mes carnets et les BD j’adore… C’est aussi pour cela que je partage et fabrique des résidences, aller rencontrer et faire connaissance avec des gens ailleurs… Et puis depuis quelques années je suis invitée à des modérations graphiques : je traduis en mots et en images : débats, formations professionnelles, L’Alliance pour la lecture… ou collectivement (lors notamment du festival des Passeurs.ses d’Humanité dans la Roya) et là, à la fin nous invitons le public présent à venir consulter cette « traduction » graphique.

Avez-vous un souvenir de l’une de ces rencontres à nous partager ?

Aujourd’hui je fais très rarement des ateliers d’illustrations (ou alors en duo avec l’auteurice) je partage cette langue du dessin et pendant les rencontres scolaires, j’invite les élèves à essayer ce langage en mots et en dessins… et ça marche !

On devrait vraiment enseigner cette langue comme un moyen de communication et pas, d’abord comme une discipline artistique avec des concepts…

Votre BD a remporté le Prix ALODGA 2026 dans la catégorie Branches dessinées et a été sélectionnée pour emporter le Prix des Lecteurs du Var 2026. Nous supposons que ce titre est en lice également dans d’autres prix littéraires. Comment abordez-vous cela ? Quels ateliers allez-vous créer afin de rencontrer les jeunes lecteurs lors de futurs salons ?

Je vais faire des rencontres scolaires en octobre puis pour le Salon du livre en novembre. C’est en cours.

Je ne change pas ma façon de faire des rencontres par rapport à un ouvrage qui est sélectionné, pas sélectionné, Prix ou pas Prix. À partir du moment où je suis invitée ou on nous invite (avec Thomas Scotto) autour de cette bande dessinée, j’agis et j’interagis de la même façon. Ce n’est pas une carotte supplémentaire un Prix ou une sélection dans un Prix. Ça me touche, ça me fait plaisir, mais ça ne va pas changer le contenu de mes propositions.

Et plus précisément, je ne fais pas vraiment d’atelier, même si on en a co-construit avec Thomas Scotto. Par rapport à la BD, on va fabriquer une petite planche de cases, des événements successifs, faire découvrir la narration séquentielle, et cetera. Que ce soit en duo ou en solo, on fait une rencontre avant et une mise en pratique, mais ce n’est pas vraiment un atelier d’illustration ou un atelier BD.

Et ça c’est important parce que moi je ne suis pas prof, je ne suis pas animatrice et donc à ma façon, mais pas à ma manière, je partage les coulisses en montrant brouillons, originaux, façon de faire et surtout une sorte de prise de notes en mots et en dessins de mon univers.

La chose en plus par rapport à votre question très précisément : j’essaie de me rendre plus disponible parce que c’est assez gratifiant, ça fait plaisir. Encore une fois, parce que c’est une maison d’édition, Les Editions du Pourquoi Pas, que je soutiens, que j’accompagne. Cela fait découvrir aussi une maison d’édition, pas qu’une bande dessinée avec deux auteurs jeunesse, autrices, qui travaillent depuis 30 ans. C’est aussi pour ça que je vais auprès du public et que je continue le terrain.

Merci encore aussi pour l’intérêt que vous portez à notre travail et puis à cette bande dessinée qui est sortie il y a juste un an. Merci !

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C’est une merveilleuse conclusion à cet échange, merci à Carole Chaix d’avoir pris le temps de répondre à nos questions. Nous vous invitons à (re)découvrir son univers dans ses livres et sur son blog !

Quand vacances rime avec… élégance

Après le billet de Lucie, Liraloin vous emmène dans le pays des livres animés. Des ouvrages qui se cachent dans vos médiathèques préférées. Ces livres ont ce petit côté magique qui surprend du plus petit au grand lecteur. En route vers l’élégance d’une page pop’up qui se déploie, un leporello ou un album aux volets à ouvrir …

L’élégance du livre tactile, du leporello et du livre à volets

Les doigts qui rêvent proposent des livres tactiles pour les tout-petits et c’est un régal que de découvrir ces ouvrages avec eux. Ces albums sont accompagnés également d’un texte en braille. Pour créer cet exemplaire il a fallu : « 14 pochoirs braille, 15 min de couture, 20 collages, 18 découpes soit 4h de façonnage. »

Dans ce livre à spirale de Catherine Colin paru en 2015, l’enfant va arpenter bien des chemins qu’ils soient doux, rugueux ou neigeux. Il pourra glisser son doigt afin de découvrir toutes les sensations de ces belles promenades livresques. J’aime lorsque les chemins de hasard s’ouvrent sur les chemins de la vie !

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Dans cet album d’Emma Giuliani paru chez Les Grandes personnes en 2015, les bulles de savon en relief colorées délicatement soufflées semblent vouloir éclater à un moment ou un autre. Sous le bord d’un chapeau, deux cerises se sont glissées sur une oreille et d’une main gourmande, les autres fruits muriront au fur et à mesure qu’une tirette sera actionnée. Que de souvenirs d’enfance dans cet album aux reliefs et pop-up colorés et les saisons qui passent n’altère en rien la tendresse d’un premier baiser.

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En voici un leporello GEANT (3m complétement déployé) ! Une frise sans texte au verso et un imagier au verso. Mizuho Fujisawa nous offre un paysage d’été où deux enfants vont déambuler dans la campagne. Le ramassage de pomme, une rencontre avec des animaux de la ferme et une excursion dans les bois rythment cette balade dépaysante ! Au verso l’imagier complète la lecture des paysages si on désire connaitre les animaux , insectes et végétaux

Dans ce coffret publié par les éditions Nathan en 2025, les enfants et leurs accompagnants découvriront les autres saisons.

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26 lettres de l’alphabet dans un leporello qui invite au jeu. Apprendre l’alphabet tout en s’amusant à lire les mots en script ou attaché, en lettres minuscules ou majuscules. Découvrir des couleurs cachées dans une boîte à pastel. Un à un des volets s’ouvrent pour laisser les matriochkas s’annoncer de la plus grande à la plus petite. Quelle joie de s’émerveiller des grandes lettres qui surgissent pour mieux les mémoriser. Dans cet album aux mille facettes de Pascale Estellon paru en 2016 chez Les Grandes personnes l’imagier abécédaire possède une saveur bien particulière : celle d’une originalité qui ne laisse pas indifférent et attise la curiosité du tout-petit.

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Quelle joie de trouver ces coffrets enfin disponibles pour nos tout-petits. Entre 1990 et 1992, 10 coffrets First Look sont diffusés par les Trois Ourses qui aujourd’hui n’existe plus. Cette année, les éditions Les Grandes personnes ont décidé de rééditer les trois premiers coffrets.

Le premier coffret est intitulé : Beginning for Babies

Le second coffret : Second Step for Babies

Le troisième coffret : Advanced for Babies

Les explications que donne la maison d’édition sont très complètes. Je parlerais plus de mon expérience de bibliothécaire concernant la manipulation de ces cartes qui se déplient. Lors de mes nombreux accueils dirigés vers les bébés de 0 à 3 ans, année après année, j’ai pu constater un engouement pour ces cartes qui laissent jaillir au grès des pliages et dépliages tout un monde de formes. Cette approche ne semble pas évidente lorsque nous sortons du livre « traditionnel » mais faite confiance aux bébés, ils savent ce qui est bon pour eux !  

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C’est un livre-accordéon infini, une histoire qui se répète ici ou ailleurs, intemporelle. Ce leporello nous fait traverser les doutes mais aussi la persévérance d’une jeune femme : « Je pense parfois que ma tête est trop petite ». Submergée dans les flots d’une langue qu’elle ne connaît pas, cette jeune femme s’interroge sur ses capacités à comprendre. L’espace d’un instant, il suffit d’observer son monde, se donner de la force et du courage pour s’améliorer.

Ne plus avoir peur en s’ouvrant à d’autres cultures est un message joliment mis en page dans cet album original d’Elisa Sartori paru en 2021 aux éditions CotCotCot. Le travail de l’illustration reflète exactement la poésie du texte. Le bleu immersif laisse peu à peu sa place au lendemain sans nuages, eux-mêmes porteurs d’espoir en l’humain et ses capacités à s’intégrer.

L’élégance du pop-up

Dès la naissance, à manipuler avec tendresse les petites mains boudinées ont tendance à attraper maladroitement très vite…)

David A. Carter, spécialiste du pop’up, nous offre ce livre si pétillant pour les yeux. Un lot de surprises, sculptures en papier, attendent le lecteur impatient de découvrir ce qui va bien pouvoir sortir de cette page. Les couleurs dominantes rouge, bleu et jaune apportent à cette dimension 3D une exploration visuelle originale.

Ce livre de David A. Carter, dès sa parution chez Gallimard jeunesse en 2007, a bercé la majorité des accueils que ce soit pour les petits comme pour les grands. Il reste mon pop’up préféré. En 2014, j’ai la chance de rencontré Monsieur Carter et de faire dédicacer mon album magique. Avec un anglais très approximatif (merci Brian is in the kitchen), je lui ai confié mon admiration de lectrice-utilisatrice-de-livre-magique.

Au grès des pages, aller de découverte en découverte en comptant ou non les pastilles trouvées sur ce chemin visuellement époustouflant (si si, paroles de professionnelle du livre).

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La Lune, fascinante et attractive fait partie de notre quotidien ou plutôt de nos nuits. Comment s’est-elle formée ? Quelles sont ses principales caractéristiques ? A-t-elle des supers pouvoirs ? Pourquoi la Lune est si importante pour l’équilibre de notre chère vieille Terre ? Elle peut parfois disparaitre et sa fascination a fait d’elle un satellite à conquérir. Ce documentaire répond à toutes ces questions de façon simple en s’appuyant sur des faits historiques et scientifiques tout en laissant une part de mystère.

Les illustrations apportent à cette aventure une dimension ludique surtout lorsque les pop-ups surgissent devant le lecteur. Telle une maquette, ces dessins en 3D nous invite à manipuler le livre dans tous les sens afin de ne pas passer à côté d’un détail.

Un livre de Anne Jankeliowitch & Olivier Charbonnel & Annabelle Buxton paru chez De La Martinière jeunesse en 2018

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Il y a des livres qui se démarquent dès l’ouverture de la couverture. Ici – dans cet album d’Anouk Boirobert et Louis Rigaud paru chez Hélium en 2013 – nous sommes, page après page, dans la découverte d’un nouveau paysage marin et sous-marin. Cette mer paisible laisse entrevoir dans son fond en relief, une baleine et son petit. Une magnifique plongée sous-marine nous attend dans les coraux dentelés tout en pop-up également d’où jaillissent une multitude de poissons colorés. Une découverte magique et informative !

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« Il était une fois une petite fille de village, la plus jolie qu’on eût su voir… ». Jusque là, rien de nouveau, ce conte et cette version de Perrault, nous la connaissons. L’originalité réside dans les illustrations de ce petit livre de Dominique Lagraula paru chez Les Grandes personnes en 2019 mêlant découverte du texte en soulevant des volets et des personnages construits en pop-up. Le lecteur peut même tirer la chevillette quand le loup arrive devant la porte de mère-grand !

Le passage que je préfère est celui du mécanisme de la roue crantée. Une rouge symbolisant le Chaperon et en face sa jumelle noire pour le loup évidemment. Vas-y jeune lecteur tourne les deux roues en même temps et délecte-toi : « Ma grand-mère, que vous avez de grands bras ! » et de l’autre côté de la page : « c’est pour mieux t’embrasser, ma fille. ». Vite la suite, celle du loup qui ouvre la gueule pour ... »te manger »!

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Il y a 80 ans, ce récit était publié en France. Depuis, il ne cesse d’être lu par des milliers d’élèves. Ce classique de la littérature jeunesse a été maintes fois illustré. D’ailleurs, des jeux, des carnets et autres joyeusetés se retrouvent sur les étagères des librairies pour notre plus grand plaisir.

Ici c’est la version du studio de création MinaLima qui est proposée et je n’aurais jamais relu ce texte si une amie ne me l’avait pas offert. Elle se reconnaîtra…

En traversant les chapitres, j’ai découvert des dessins à déplier ainsi que des volets à ouvrir délicatement. Les illustrations sont très colorées et le doré domine comme l’écharpe du Petit Prince. C’est un vrai petit théâtre qui se déploie devant nos yeux. Fan du texte d’Antoine Saint-Exupéry, ce livre est pour vous !

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La semaine prochaine, Séverine fait rimer vacances avec l’Amour et l’Amitié dans un billet à ne pas manquer.

Liraloin vous souhaite un bel été, et de belles lectures passionnantes d’élégance !

Prix ALODGA – catégories Brindilles et Petites feuilles

Vous connaissez les sélections des catégories Belles branches (romans ado), Grandes feuilles (romans jeunesse). Voici les deux suivantes : Petites feuilles (albums pour les grands) et Brindilles (albums pour les petits).

Rappel : vous avez jusqu’au samedi 6 juin 20h30 pour nous indiquer vos titres préférés et les lauréats seront annoncés le lundi 8 juin !

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Catégorie Brindilles

Sur un camaïeu de couleurs, le bébé va découvrir une Terre foisonnante d’animaux plus originaux les uns que les autres. Chaque page offre un élément du paysage qui caractérise l’animal(e). Montrer au tout-petit comment caresser les moustaches des phoques du Groenland ou le bout du nez des chauves-souris nous donne l’envie de connaître d’autres espèce animale mal-aimée ou peu connue.

À la fois livre à compter (à rebours) et invitation à la douceur, il évoque aussi le respect du consentement. Pas mal en 10 pages ! Un album plein de tendresse, qu’on prendra plaisir à lire et relire à son enfant et qui créera des souvenirs communs.

Gros câlin d’Annabelle Buxton – La Partie, 2025

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Ah le fameux doudou perdu, quel drame ! Ici, c’est avec beaucoup de bienveillance que la famille part à la recherche du précieux. L’occasion de nous proposer une balade un peu magique et hors du temps dans la nature. Dans cet album les illustrations nous plongent dans une atmosphère qui oscille entre rêve et réalité. Les couleurs évoluent selon les heures de la soirée et apportent ainsi une inquiétude mêlée d’aventure. Les frontières se brouillent comme pour mieux nous perdre dans cette histoire très onirique. Une lecture commune à retrouver ICI.

L’heure des lapins d’Anne Cortey et Hualing Xu – Thierry Magnier, 2025

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Cet album est un joli conte philosophique sur la vie. Le mulot, trouvant un œuf de merle, décide de le remonter dans son nid, « quoiqu’il en coûte ». Formule bien connue mais qu’il s’applique à lui-même, nuance de taille.

Clin d’œil au mythe de Sisyphe, cette belle histoire nous montre à quel point la persévérance peut nous emmener loin. Grâce à ce jeune mulot, le lecteur apprend l’importance de croire en soi. Il découvre que la vie n’est pas toujours rose, qu’elle est faite de hauts et de bas, de moments doux comme de tempêtes. Mais aussi qu’avec du courage, et « sans lâcher », on peut aller très loin. Même si personne ne croit en nous.

Marche du mulot de Nadine Robert & Valerio Vidali – Saltimbanque, 2025

À vous de voter pour départager ces titres !

Quel titre de la sélection "Brindilles" préférez-vous ?

  • Gros câlin (40%, 6 Votes)
  • La marche du mulot (33%, 5 Votes)
  • L'heure des lapins (27%, 4 Votes)

Total Voters: 15

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Catégorie Petites feuilles

Droméo et Chuliette est un album original, très librement inspiré de la plus célèbre pièce de William Shakespeare, cette histoire d’amour tragique entre deux jeunes gens que tout oppose. Mais point de tragédie ici, puisque au contraire, c’est avec le sourire, de la tendresse, beaucoup de malice et une imagination foisonnantes que Marcus Malte et Henri Meunier revisitent la (d)romance entre Droméo le dromadaire des quartiers chics, et Chuliette, la chamelle des quartiers populaires. De la littérature jeunesse comme on l’aime sous le grand arbre : loufoque, intelligente, engagée sans en avoir l’air, drôle sur la forme, sérieuse sur le fond, inventive, créative. Il y est question d’amoureux fous, évidemment, mais aussi de classe sociale, de langues vivantes, de musiciens morts depuis bien longtemps, de Voltaire et Rousseau, du Larzac et de b(g)osses libres ! Tout un programme…sans le drame ! Tout au long de la lecture, au rythme sans temps mort (parfaite à voix haute), on rit, on s’émeut, les jeux de mots fusent, la poésie se cache dans les détails et les références…Le graphisme est figuratif, coloré, vitaminé, fin dans sa simplicité…Une vraie réussite anti-morosité !

Droméo et Chuliette, de Marcus Malte et Henri Meunier, Rouergue jeunesse, 2025

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Toto, est un album de l’autrice/illustratrice coréenne Hyewon Yum, d’une grande finesse, pour aborder en douceur avec les enfants la question des complexes, du regard de l’autre, de la confiance en soi, de la tolérance, aussi, envers les personnes différentes de la norme. Toto, c’est le surnom qu’a donné la petite héroïne de notre histoire, à la « tâche de vin » qu’elle a sur le front depuis sa naissance. C’est une jolie façon pour elle d’apprivoiser cette particularité physique, dont elle a le sentiment qu’elle la rend « spéciale« , sans vraiment pouvoir exprimer pourquoi. Mais si, au sein de sa famille, Toto ne pose aucun problème,- chacun.e a sa vision de ce qu’apporte cette distinction à l’enfant,- qu’en sera-t-il à l’extérieur, en particulier à l’école ? C’est pourquoi sa maman propose de cacher Toto sous une frange fraichement coupée. la veille de la rentrée, pour, dans un premier temps, mieux s’intégrer…Et justement, la petite fille rencontre Margot, qui devient immédiatement sa meilleure amie. Elles partagent tant de choses et moments complices ! Jusqu’à ce que… A travers cette histoire tendre, aux jolis crayonnés délicats, en noir et blanc, sauf Toto et les émotions qu’il procure à l’enfant, c’est plus largement la parole autour des thèmes de la diversité, de la bienveillance et du respect des différences, sources de richesse, qu’ouvre cet album.

Toto, de Hyewon Yum, Les éditions des éléphants, 2025

Si vous aimez les contes de fée revisités, les albums qui mènent la vie dure aux stéréotypes en tous genre, sans se prendre au sérieux, les histoires dans lesquelles l’imagination et le plaisir de création de l’auteur.ice débordent à chaque page, alors Et à la fin, de Jean-Baptiste Drouot, est fait pour vous ! En effet, alors que son conte commence de façon classique, avec des protagonistes et des décors conformes au genre (un prince sur son destrier, une princesse en détresse, un méchant dragon, un château), l’auteur-illustrateur, en revanche, lui imagine des fins toutes plus farfelues les unes que les autres : « Le prince vint sauver la princesse, mais se trompa de château », « Le prince arriva trop tard, la princesse s’était sauvée toute seule » ; « La princesse tua le dragon et ouvrit une rôtisserie », « la princesse fut enlevée par des extra-terrestres »,etc. et même une inversion des rôles ! D’autant que sa propre famille, qui apparaît en guest dans l’album, et les personnages eux-mêmes, par moments, semblant vouloir reprendre le contrôle, interviennent et perturbent son imagination déjà débordante…Comment tout cela va-t-il bien pouvoir se terminer ? Illustrations et textes rivalisent d’humour, de détails, de références, de rythme et de surprises, dans un album qui casse les codes (et les clichés), ode à l’imagination, à la liberté de créer et au pouvoir des histoires, qui sait parler au cœur des enfants comme des adultes. Et à la fin…ils liront ensemble beaucoup de livres.

Et à la fin, de Jean-Bapiste Drouot, Hélium, 2025

À vous de voter pour départager ces titres !

Quel titre de la sélection "Petites feuilles" préférez-vous ?

  • Droméo et Chuliette (47%, 7 Votes)
  • Et à la fin (27%, 4 Votes)
  • Toto (27%, 4 Votes)

Total Voters: 15

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Nos classiques préférés : le bric à brac de Christian Voltz

Il se passe des choses incroyables sous notre bel arbre ! Figurez-vous que nous n’avions jamais parlé de Christian Voltz, de son travail original et de son humour surtout. A travers ses albums, c’est tout un univers qui s’offre aux petits comme aux plus grands. Alors voici les 10 raisons d’aimer à la folie cet auteur exceptionnel !

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Pour Liraloin, Christian Voltz a bercé les jeunes années de ses deux grands enfants maintenant. Jamais lasse de raconter ses albums, c’est un réel plaisir de partager des histoires pour rire car on ne rit jamais trop !

C’est pas ma faute ! Christian Voltz – Le Rouergue, 2001
  1. Pour ce réveil bien matinal à la campagne, quel plaisir !
  2. Pour cette charmante fermière… comment ça les araignées peuvent faire peur …
  3. Pour cette histoire en randonnée dont on raffole
  4. Pour ce carambolage d’animaux qui n’ont vraiment pas vu les choses arriver
  5. Pour la page de titre qui nous invite à presque entrer dans cette charmante ferme
  6. Pour la trombine des personnages et leurs expressions ébahies
  7. Pour cette pauvre araignée qui est un dommage collatéral
  8. Pour cette chute qui mérite réflexion
  9. Pour cette lecture à voix haute qui me ravie à chaque fois !
  10. Pour lire et relire encore cette histoire
Patates de Christian Voltz – Le Rouergue, 2000
  1. Pour les frites, la purée et les patates
  2. Pour la faim qui tiraille l’estomac, attention cela peut jouer sur l’humeur
  3. Pour cette mise en bouche que va être la rencontre entre Mr Albert et Mr Marcel
  4. Pour cette pousse verte tant convoitée
  5. Pour ce dialogue digne d’une scène que l’on pourrait retrouver chez Molière
  6. Pour cette joie intense si vite effacée … affaire à suivre…
  7. Pour cette bagarre haute en coups et en onomatopées
  8. Pour lire avec l’accent belge s’il vous plait (surtout dans l’interprétation de Mr Albert)
  9. Pour cette chute si croustillante !
  10. Pour cette quatrième de couverture (attention spoiler)
Comme chaque matin de Christian Voltz – Rouergue, 1998
  1. Pour ce maudit réveil qu’on ne préfère pas entendre, courage Mr Léon
  2. Pour cette couverture intérieure qui invite la/le jeune lectrice/lecteur à entrer dans cette maison, véritable décor de théâtre  
  3. Pour ce robinet qui goutte : plic plic plic (est-ce que quelqu’un ici connaît un bon plombier ?)
  4. Pour cette journée qui ne sera faite que de gris visiblement (vêtements, pollution…)
  5. Pour cet empressement qui caractérise Mr Léon (ceci est purement ironique)
  6. Pour ce soupir que nous poussons à l’unissons avec notre personnage préféré (je vous rassure, c’est pas le directeur, non non non)
  7. Pour cette découverte qui peut changer une vie (et parole d’arbonaute, il ne suffit de pas grand-chose)
  8. Pour cette dernière couverture intérieure qui va vous transporter sur un petit nuage de joie
  9.  et 10 Pour cet album qui n’a pas pris une ride

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Pour Lucie, Christian Voltz c’est avant tout l’auteur du premier album utilisé dans un projet transdisciplinaire : le fameux Toujours rien ? qui outre la qualité intrinsèque de l’histoire est idéal à lire en parallèle de plantations. Premier coup de cœur d’une longue série pour le travail de cet auteur-illustrateur au style unique. Et parmi eux, un titre qui se détache : Le livre le plus génial que j’ai jamais lu… voici pourquoi.

Le livre le plus génial que j’ai jamais lu… Christian Voltz, L’école des loisirs, 2008.
  • Pour ce titre terriblement racoleur.
  • Et les commentaires acerbes du bien nommé Petit Bonhomme Grognon qui commencent dès le titre (et ironise sur la célébrité de l’auteur).
  • Pour cette jeune fille pirate qui boit du rhum et se bat, héroïne badass s’il en est, mais aussi capable de gambader dans les herbes folles.
  • Pour la double narration : l’histoire principale et les commentaires du Petit Bonhomme Grognon…
  • Associée à un mélange de styles des illustrations : bricolages et dessin au trait.
  • Pour les illustrations de bric et de broc photographiée par Jean-Louis Hess dont on ne se lasse pas… et qui prennent ici une profondeur inédite.
  • Pour le jeu sur l’objet livre avec le Petit Bonhomme qui tente de tourner une page.
  • Pour les adresses à Christian Voltz, sommet de mise en abyme.
  • Pour l’humour, évidemment.
  • Et parce que le Petit Bonhomme Grognon revient dans Happy End ! et qu’on se régale une nouvelle fois.

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Hélène a eu la chance de rencontrer Christian Voltz en 2024 et de lui faire dédicacer ce livre si amusant sur la confection d’un gâteau par une équipe de pâtissier amateurs.

Un gâteau au goûter… Christian Voltz, L’école des loisirs, 2021.
  1. Pour cette équipe de cuisiniers amateurs qui se donne du mal, de manière bien originale
  2. Pour ce thème du goûter, universel et indémodable
  3. Pour le style d’illustrations caractéristique de Christian Voltz avec collages, fil de fer, boutons…
  4. Pour tous ces ingrédients auxquels on pense trop rarement quand on fait un gâteau (patates, navet, mouches…)
  5. Pour la rencontre touchante entre Monsieur Anatole et Mademoiselle Blanche
  6. Pour la solidarité des animaux voisins qui aident notre prince charmant à cuisiner pour sa dulcinée
  7. Pour la créativité, tant dans le fond de l’album que dans sa forme
  8. Pour les moments simples partagés
  9. Pour la bonne volonté des cuisiniers et la positivité de Mademoiselle Blanche
  10. Pour l’humour qui mène n’importe quelle situation vers un happy end !

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Aussi étrange que cela puisse paraître, dans la mesure où elle apprécie souvent les univers drôles, originaux et décalés, Séverine ne connaissait pas bien les albums de Christian Voltz. Elle en avait lu quelques-uns avec ses deux grands enfants, mais jamais avec la petite dernière. Voilà qui est corrigé, (corrigé, oui, car c’était une grossière erreur) et elle a même eu du mal à choisir, tant les albums qu’elle a découvert l’ont emportée. En voici deux:

Heu-reux ! de Christian Voltz, Editions du Rourgue jeunesse, mars 2016
  1. Pour le titre de l’album qui donne immédiatement le sourire parce qu’il promet le bonheur.
  2. Pour le conte détourné dans lequel le héros à marier n’est pas une princesse.
  3. Pour la fin de l’histoire, même sans le classique « ils se marièrent, vécurent heureux et eurent beaucoup d’… »!
  4. Pour le souvenir de la publicité du fameux fromage, quand des vaches toutes plus originales les unes que les autres passaient le casting pour incarner la star (qui rit) mais qu’aucune n’avait les qualités requises.
  5. Pour le message d’estime et d’affirmation de soi qu’il délivre.
  6. Pour la fin des préjugés, côté père (finalement, toutes les animales ont leur chance de rendre le prince heureux, pas seulement les vaches)
  7. Pour la fin des préjugés côté prétendantes (finalement, toutes les animales ont leur chance de rendre le prince heureux, même celles qui n’y croyaient pas)
  8. Pour la tolérance et l’ouverture d’esprit autour de l’homosexualité.
  9. Pour le traitement humoristique, à hauteur d’enfant, du droit à aimer qui on veut.
  10. Pour le mariage, et le bonheur, pour tous.
  1. Pour le clin d’œil à une Coupe du monde de football mythique (et 1 et 2, et 3 à zéro !)
  2. Pour le jeu de mots Hommelettes, qui vaut à lui seul, son pesant de cacahouètes.
  3. Pour les affiches publicitaires typiques que l’on voit encore trop souvent (une femme mise en scène pour vendre des produits aux hommes).
  4. Pour la dénonciation des stéréotypes de genre.
  5. Pour le plaidoyer d’une répartition égalitaire des tâches quotidiennes au sein du couple.
  6. Pour le droit des femmes à se vêtir comme elles le souhaitent.
  7. Pour le droit des femmes à sortir et s’amuser entre copines, hors du foyer.
  8. Pour la bouille trop mignonne de l’enfant.
  9. Pour les moments de tendresse du père avec son fils, contrairement à son discours viriliste.
  10. Pour la toute dernière image, qui fait fondre.

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Et vous quels sont vos classiques préférés de cet auteur ?

Nos coups de coeur de février

Comment ça le printemps ne pointe pas encore le bout de son nez ? La pluie nous rend marteau heureusement que la lecture adoucit notre quotidien. Voici des livres aimés pour mieux vous conseiller !

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Pour Liraloin, c’est une lecture à voix haute qu’il faut retenir ce mois-ci, un texte mis en scène par des illustrations qui montrent encore une fois toute l’originalité de cette maison d’édition qu’est le Rouergue.

Droméo et Chuliette de Marcus Malte et Henri Meunier, Le Rouergue, 2025

Ces deux-là ne sont pas faits pour se rencontrer. Quel point commun peut-on trouver entre Droméo, pianiste né au (bon) endroit où les palissades protègent (sans doute) des autres (mal intentionnés ?) et Chuliette née au (mauvais) endroit vivant dans une tour, jouant des heures à Fornite (faut bien tuer ce temps) ? Est-il si énorme ce point d’interrogation, chère spectatrice, cher spectateur : quel point commun ? L’Amour bien sûr, celui qui ne fait aucune différence entre le thé chaud et la citronnade. L’Amour, celui qui n’a pas de (frontière) tout comme ce bon vieux bus 53 traversant côté cour et côté jardin.

Suivre l’écriture en vers de Marcus Malte c’est déclamer à voix haute cette histoire où la tragédie n’est que toile de fond.

« Mes pensées sont amères

La faute à Dromadaire

Mon cœur dans un étau

C’est la faute à Chameau »

On veut y croire à cet amour, cette vie sans Droméo et Chuliette ne peut exister sans la pincée d’espoir qui est semée tout le long de cette histoire. De son dessin minimaliste, Henri Meunier entre dans le secret du cœur de nos deux jeunes héros, donne des indications scéniques sur cet amour (contrarié), allège nos peurs et nous rend optimiste face aux obstacles.

La chronique de Séverine ICI et celle de Lucie .

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Pour Séverine, l’un des gros coups de cœur du mois de février, c’est le dernier recueil de poésie de Carl Norac, illustré par la grande Anne Brouillard. Ces deux géants de la littérature jeunesse avaient un poème à lui dire, elle les a écoutés attentivement. Et leur poème, tour à tour délicat, aérien, drôle, sensible, lumineux, lui a raconté l’enfance et ses possibles, l’enfance et sa générosité, l’enfance et son émerveillement. Il lui a aussi dit les arbres et la mer, la liberté de la mésange, le secret de la mangrove, la valse des jours et des saisons, la nécessité de prendre son temps pour grandir, il lui a chanté une berceuse pour s’endormir. Il n’a pas répondu pas à toutes ses questions mais il a libéré son imagination. Il lui a dit ni barrière ni frontière, ce sont des lames qui coupent les ailes des enfants (ou les pattes de l’araignée), il l’a invitée à la complicité, la solidarité, la tolérance et le respect, il a cultivé sa bonne humeur, sa joie et sa légèreté, en jouant avec les mots. Il lui a dit tant et tant, à découvrir. Oui, ce poème avait décidément de très beaux vers à lui offrir.

J’ai un poème à te dire, de Carl Norac, illustré par Anne Brouillard, L’école des loisirs, 2026

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Ce sont deux publications fort différentes de Flammarion qui ont tapé dans l’œil de Lucie ce mois-ci.

Alors qu’elle s’apprête à aller voir l’adaptation théâtrale de L’ennemi avec ses élèves, Lucie est tombée sur cet autre album dénonçant l’absurdité de la guerre. Avec son trait si reconnaissable, un humour décapant, des découpes mais sans aucun texte, Olivier Tallec met en scène deux ennemis que tout oppose… vraiment ?

Le parallèle entre le quotidien des deux soldats montre évidemment plus de points communs que de différences (et celles-ci sont très amusantes), et la chute est un sommet d’ironie. Indispensable !

Waterloo & Trafalgar, Olivier Tallec, Flammarion, 2012.

Son avis complet ICI.

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Lucie aime beaucoup la plume de Marie Pavlenko, mais elle a traîné à lire ce roman en raison de la mention de drames dans le résumé qui, associée à cette couverture rouge n’annonçait pas une lecture facile. Et la vie de Rita est en effet une succession de tragédies. Heureusement, ce roman choral est aussi porté par des personnages attachants et lumineux. Construit autour des témoignages des proches de cette jeune fille, il montre que l’on ne connaît jamais vraiment les gens et révèle progressivement l’ampleur des difficultés auxquelles Rita doit faire face au quotidien. Si elle regrette un peu le côté voyeur du suspens autour de la révélation, Lucie a beaucoup aimé suivre le cheminement des différents personnages.

Rita, Marie Pavlenko, Flammarion, 2023.

Son avis complet ICI, celui d’Helolitla.

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Héloïse (Helolitla) a craqué pour le dernier roman ado de Maëlle Desard, Infiltrée dans la Cupidon Squad. Un roman plein d’énergie et de surprises.

Au programme ? Des Cupidons, infiltrés parmi nous. Lorsque Rebecca découvre que sa meilleure amie est en une, sa vie bascule, et la voilà qui doit affronter tout un tas de situations rocambolesques.

Amour, humour, rebondissements et secrets bien gardés dans ce premier tome qui donne le sourire. C’est foufou, c’est drôle, pétillant, bref, Héloïse a fondu devant cette histoire et ses personnages attachants.

Sa chronique ICI.

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Côté albums, c’est Le fabuleux club de lecture du bus 65 qui a charmé Héloïse et ses enfants. Le pitch : une enfant qui prend le bus comme tous les jours… et y rencontre de surprenants lecteurs.

Héloïse a un faible pour les livres qui parlent de livres, et celui-ci l’a conquise tant pour ses douces illustrations que pour ses beaux messages. Ode à la lecture et au partage, à l’amitié, il propose une douce parenthèse, un peu magique et enchantée, dans la grisaille du quotidien.

Le fabuleux club de lecture du bus 65, de Céline Person, illustré par Sanoé. Ed. Kaleidoscope, Septembre 2025.

Sa chronique à retrouver ICI.

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Hélène pour sa part souhaitait vous présenter deux albums et un petit roman qui sont se sont particulièrement distingués dans ses lectures de février.

C’est tout d’abord Le jardin des fées de Georgia Buckthorn et Isabella Mazzanti qui lui a beaucoup plu puisqu’elle a un faible pour les histoires de fées et que celle-ci est particulièrement réussie grâce à ses illustrations très colorées mais surtout au récit.

Mimi rêve de rencontrer des fées et fait tout ce qu’elle peut pour rendre son jardin le plus accueillant possible. Sauf que ce qu’elle croit par-fait… Ne l’est pas toujours pour les fées. Elles se sentent mieux dans un jardin plus sauvage, où elles peuvent se faire des lits de feuilles et côtoyer les limaces… Une ode à la nature et à la liberté.

Le jardin des fées, de Georgia Buckthorn et Isabella Mazzanti, Editions Gauthier Languereau, février 2024

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Un second album trouvé par hasard à la bibliothèque est devenu un coup de coeur à la première lecture, il s’agit de Billie et la petite banshee.

Ce titre fait découvrir au lecteur la mythologie irlandaise et les créatures surnaturelles que sont les banshee et qui sont chargées d’annoncer aux humains l’imminence de leur mort. Pour Billie, la première personne qu’elle voit en sortant de son cocon est une petite fille, Rose, à laquelle elle va s’attacher… Et cette fois cela ne se passera pas exactement comme d’habitude. Une manière très poétique d’aborder la mort et les traditions qui y sont liées, et une plongée très plaisante dans les légendes irlandaises, un univers tout à fait à part.

Billie la petite banshee, Eoin Colfer et Steve McCarthy, Pastel, octobre 2025

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Enfin, un petit roman à destination des enfants de fin de primaire a retenu l’attention d’Hélène. Parue à partir de 2021, la série La vie de château a rencontré un certain succès et ce fut un plaisir d’en découvrir le premier tome.

Violette, dont les parents sont morts, doit aller vivre au château de Versailles chez Régis, un oncle dont elle n’a pas un très bon souvenir (elle le surnomme Régis-le-Puant, c’est vous dire !). Les relations sont effectivement très difficiles au début mais finalement, ces deux personnages que tout oppose s’aideront mutuellement. Une situation de départ tragique, une rencontre entre deux personnages que tout oppose, de l’humour malgré tout, bref les bases d’une série dont on a envie de suivre les personnages attachants !

la vie de château de Clémence Madeleine-Perdrillat et Nathaniel H’Limi, Ecole des loisirs, collection : Médium, 2021

Et vous, quels titres ont accompagné votre mois de février ?