Hommage à Axl Cendres

Elle nous a souvent touchés par sa sensibilité et sa mélancolie.
Autant qu’elle nous a surpris par sa singularité et sa franchise.

Elle nous a fait rire, elle nous a émus.

Elle avait cette liberté de langage et cette extravagance qui cachaient une crevasse d’amertume.

Elle gardait autour d’elle une part de mystère mais c’est à travers ses livres qu’elle se dévoilait à chaque fois un petit peu.

C’est avec une immense tristesse que nous avons appris le décès d’Axl Cendres.

A l’Ombre du Grand Arbre, nous souhaitons lui rendre hommage et vous inviter à découvrir ou re-découvrir quelques uns de ses ouvrages qui sont de véritables expériences littéraires…..

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Confessions d’un apprenti Gangster. Sarbacane, 2013.

Un roman flash-back d’un ado qui suit les traces de son père en entrant dans le banditisme. Fragments de vie, ce livre se construit comme un puzzle alors que l’enquête policière avance.

Retrouvez l’avis d’Alice

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Aimez-Moi maintenant. Sarbacane, 2008

Rencontrée à Montreuil, sur sa dédicace Axl Cendres a écrit « Les beaux mensonges valent mieux que les sales vérités ». Voilà, tout est dit.

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Mes idées folles. Sarbacane, 2009

Abel Francis Sandro est un jeune psychiatre au pavillon 43 qui s’occupe des malades chroniques. Il cherche à comprendre comment les gens marchent. Mais il se rend compte que ce n’est pas les gens qu’il comprend mais leurs maladies. Pour les grands ados.

Les avis de #Céline et Sophie

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Echecs et but ! Sarbacane, 2010.

Quand les échecs et le foot se rencontrent. Et surtout les supporteurs respectifs.

L’avis de Sophie

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Le voyage d’Esteban Sarbacane, 2012

La beauté de l’écriture d’Axl Cendres aborde ici la tauromachie, à travers le destin du jeune Esteban qui va marcher sur les pas de son grand-père, matador de grand renom et disparu mystérieusement. Ce roman-là prend des airs de légende sur fond de transmission.  Epoustouflant.

 

L’avis de Pépita

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La drôle de vie de Bibow Bradley, Sarbacane, 2012.

Juin 1964, USA. Le jeune Bibow Bradley est envoyé au Vietnam où, en toute logique, il devrait perdre un œil comme papy (en Normandie) ou une jambe comme papa (en Corée).
Sauf que Bibow a un don : il ne connaît pas la peur.

 

L’avis de Sophie

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Dysfonctionnelle, Sarbacane, 2015.

Fidèle, jeune adolescente, grandit entourée de ses six frères et sœurs dans une famille dysfonctionnelle : son père enchaîne les allers-retours en prison, sa mère est à l’asile. Dotée d’une « intelligence précoce », elle s’intègre à un lycée des beaux quartiers où les élèves la regardent comme un alien. Mais c’est là que l’attend l’amour, le vrai, celui qui transforme, celui qui sauve…

L’avis d’Alice

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Cœur battant, Sarbacane, 2018

Après avoir essayé d’éteindre son cœur, il se retrouve dans une clinique pour y être « réhabilité à la vie ». Il y rencontre Alice, aussi belle que cynique ; Victor, aussi obèse que candide ; la vieille Colette, aussi espiègle qu’élégante ; et Jacopo, aussi riche que grincheux.

À eux cinq, ils décident de s’évader de la clinique, direction le manoir de Jacopo. Le but du voyage ? Se jeter d’une falaise, tous ensemble !

Mais la route va leur réserver plusieurs surprises. Assez pour qu’Alex se demande si finalement, la vie n’en vaut pas la douleur…

L’avis de #Céline

Un entretien datant de 2010 sur le blog de Sophie, un moment drôle et complice.

Et puis les mots touchants de ses compagnons d’écriture : Antoine Guilloppé, Antoine Dole, Benoit Minville et tant d’autres sur la toile. Ses lecteurs.trices. Son éditeur Tibo Bérard et les éditions Sarbacane. Et un article du Monde.

« Vole les lumières, toutes les lumières que tu peux… Les ténèbres ont un appétit féroce, alors vole les lumières… Peut-être que le ciel réalise les rêves que la terre assassine. » Coeur Battant, Axl Cendres. 

Quels livres pour la bibliothèque d’un nouveau-né ?

Découvrir le plaisir de lire dès ses premiers mois, blotti au creux des bras de Papa ou de Maman, fait partie des grands bonheurs de l’enfance. Les livres sont alors le support de jolis moments de tendresse, de partage, de découverte et de complicité. Nous en sommes convaincues à l’ombre du grand arbre : il n’y a pas d’âge pour commencer ! Mais quels livres choisir pour son bébé ?

Il n’y a bien sûr pas de bibliothèque idéale, mais les arbronautes ont mis leurs idées en commun pour vous inspirer… On peut par exemple être attentif à piocher dans les différents types de livres qui existent pour les tous petits. Car le panorama est merveilleusement riche !

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Des livres qui font appel aux cinq sens

Les bébés découvrent le monde des livres les yeux écarquillés, discernant de mieux en mieux l’aspect du livre, ses couleurs et ses illustrations. Mais ils les appréhendent aussi avec les autres sens – tous les petits « dévorent » par exemple leurs livres, au sens propre du terme ! Pourquoi, dès lors, ne pas enrichir cette expérience en proposant à son bébé des livres faisant appel à ses différents sens ?

  • Des livres à toucher…

Les bébés apprécient beaucoup les livres en tissu, ou présentant à leurs petites mains différentes matières et textures – velours, feutrines, peluches, plastique… Les éditeurs proposent beaucoup de livres à toucher, par exemple avec des animaux dont on peut caresser la « fourrure ». Voici quelques suggestions !

 

Mes animaux tout doux, de Xavier Deneux (Tourbillon). Chez Sophie

 

Ma savane à toucher, de Xavier Deneux (Milan jeunesse). Chez Sophie

 

Gallimard Jeunesse a aussi publié plusieurs livres en tissus de Camille Chincholle.

 

Cap ou pas cap ? Nicole Maubert (Milan). Pour prolonger le plaisir des livres à toucher en frissonnant délicieusement, quand l’enfant grandit ! Chez Sophie

 

  • Des livres à respirer…

Quand on vous dit qu’il y en a pour tous les sens ! Les albums de la collection « Mon premier livre des odeurs et des couleurs », chez Auzou, ont eu beaucoup de succès chez les enfants d’Isabelle. Sur chaque page, on peut frotter du doigt une zone permettant de sentir ce qui est représenté : une fraise, de la menthe, du chocolat, etc. Malheureusement, les parfums s’estompent avec le temps, mais l’idée est très belle !

 

  • Des livres à écouter, à répéter et à chanter…

Dans cette catégorie, on pense évidemment aux livres et imagiers sonores, sur lesquels on peut presser de petites puces pour déclencher un bruit ou un air musical. Souvent trop fragiles, ils n’en séduisent pas moins beaucoup d’enfants. En voici quelques exemples – mais il en existe des tas ! N’hésitez pas à jeter un œil aux débats que ce type de livres ont suscité à l’ombre du grand arbre.

Plus généralement, l’offre de livres jouant sur le rythme et la musicalité de la langue est fantastique ! Il y a évidemment les livres qui s’inscrivent dans un registre de petite comptine, avec un texte rythmé, voire rimé. C’est en effet à travers la voix de l’adulte que le bébé s’approprie les livres. Ces livres sont aussi parfait pour rassurer et ravir bébé qui le connaîtra bientôt par cœur ! En voici quelques-uns parmi nos favoris.

2 petites mains et 2 petits pieds, de Mem Fox et Helen Oxenbury (Gallimard Jeunesse). Chez La collectionneuse de papillons.

 

Pomme, Pomme, Pomme, de Corinne Dreyfus (éd. Thierry Magnier). Chez Pépita et Bouma

 

Un peu perdu, de Chris Haughton (éd. Thierry Magnier) : un bébé chouette « un peu perdu » pour une vraie histoire qui se savoure à tout âge. De jolies illustrations et un texte qui emmène ses lecteurs avec des phrases répétitives qu’ils connaîtront très vite par cœur ! Chez Bouma

 

Les petits amis de la nuit d’Ilya Green (Didier Jeunesse) chez Pépita et Bouma

  Dans la petite maison verte de Marie-France Painset et Marie Mahler (Didier Jeunesse) chez Pépita et Bouma

Bonne nuit mon tout petit, de Soon-hee Jeong (Didier Jeunesse) chez Bouma

Et voici un recueil de comptines qui fait le miel de Pepita et de Colette ! Enfantines : jouer, parler avec le bébé, Ecole des loisirs.

Didier Jeunesse propose également de très beaux recueils de comptines du monde entier.

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Des imagiers et des livres à explorer

Les imagiers sont également incontournables pour les premiers mois. Colorés ou en noir et blanc, généraux ou axés sur un thème spécifique, ils sont appréciés des enfants qui aiment reconnaître leurs images. Ils donnent lieu à des échanges plus libres que dans le cadre de la lecture d’une histoire, laissent libre cours à l’imagination et favorisent l’apprentissage du langage… En voici quelques uns qui nous sont particulièrement chers !

Beaucoup de beaux bébés est un imagier cartonné composé de photos en noir et blanc de bébés, signé David Ellwand (L’école des loisirs). À la fin de l’album, un miroir renvoie le reflet du lecteur… Chez Sophie

Parmi les imagiers qui ont tapé dans l’œil des arbronautes, figurent en bonne place ceux de François Delebecque publiés par les éditions des Grandes Personnes. Ces albums sont très beaux, avec un principe ludique et efficace : chaque page présente un animal (un véhicule, une plante…) en ombre chinoise, dont l’enfant découvre la photographie en soulevant un volet…

Ole Konnecke a signé plusieurs grands imagiers parus aux éditions de L’école des loisirs. Très joliment illustrés, très colorés, précis et foisonnants, ils stimulent l’imagination par de petites scènes tout au long du livre…

Élégants et plein d’originalité, l‘imagier mouillé et l’imagier caché, de Véronique Joffre (éd. Thierry Magnier) ont chacun leur fil conducteur. Les images ne sont pas déconnectées, mais semblent se répondre, se faire écho et se prolonger… Chez Pépita

      

Créatif et débordant de poésie. Le ruban, de Adrien Parlange (Albin Michel), se distingue par ses graphismes raffinés et son charmant ruban jaune qui vient prolonger les illustrations, se muant en la langue d’un serpent, en fil de funambule… Un imagier hors-norme qui stimule le plaisir et la créativité !

Le Ruban d’Adrien Parlange (Albin Michel Jeunesse) : un petit bijou d’inventivité et de créativité, véritable ode au jeu et à l’imagination. Chez Bouma et chez Pépita

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Des histoires pour vibrer ensemble

Plus vite qu’on ne le pense, les petits peuvent savourer le charme des histoires. Ces histoires sont sublimées lorsqu’elles sont explorées ensemble, à voix haute sans hésiter, selon ses envies et sa personnalité, à adapter son intonation, à moduler ses expressions, grimacer… Tout cela aide les lecteurs en herbe à s’approprier l’histoire ! L’idéal est d’opter pour des livres relativement petits pour tenir dans les mains de bébé, cartonnés pour ne pas craindre d’être mis dans la bouche. Les enfants aiment souvent les personnages et les cadres auxquels ils peuvent facilement s’identifier – on peut élargir leur horizon progressivement lorsqu’ils grandissent. Les illustrations sont, là encore, un critère essentiel – certains livres sont de vraies œuvres d’art qui raviront l’œil de bébé. Et très important : même sur quelques pages, beaucoup de livres parviennent à raconter une vraie histoire avec une dose de suspense, dont on attend le dénouement avec toujours autant d’intérêt à la centième lecture…

Voici quelques histoires pour tous petits, parmi nos préférées !

Coloré, fantaisiste, captivant – c’est un classique ! La chenille qui fait des trous, de Eric Carle (Éd. Mijade). Chez Sophie

La preuve qu’une histoire de quelques pages peut être pleine de suspense, avec une mise en scène unique – à lire et relire ! Délivrez-moi ! d’Alex Sanders (École des loisirs). Chez Sophie

 

Caché ! de Corinne Dreyfuss (éd. Thierry Magnier) : le premier roman pour bébé, en forme de jeu de cache-cache ! Pas d’image, mais un jeu réjouissant sur la typographie… Chez Pépita, Bouma et Sophie. À lire également, la lecture commune que nous en avons faite ici même !

La grosse faim de P’tit Bonhomme, de Pierre Delye et Cécile Hudrisier (Didier Jeunesse)

 

Toujours penser à un album de Byron Barton – une valeur sûre parmi les valeurs sûres ! Nous n’avons pas toutes lu les mêmes, mais nos enfants ont craqué, selon les cas, pour Ma voiture, Mon vélo ou encore La toute petite dame, tous aux éditions de l’École des loisirs…

 

Dans la salle d’attente du médecin, il n’y a pas toujours de quoi être rassuré. Mais est-ce du docteur en blouse blanche qu’il faut avoir peur ? Bonjour docteur, de Michaël Escoffier et Matthieu Maudet (École des loisirs) – une histoire colorée pour frissonner, à lire et relire pour noter à chaque fois de nouveaux détails ! Chez Sophie

Maman, de Mayana Itoïz (Seuil jeunesse) : un album tendre, particulièrement sensible qui permet d’initier les enfants aux couleurs. Chez Bouma

Des dessins au charme reconnaissable entre mille, un texte court et percutant, un humour délicieusement grinçant… Nous avons nommé : Je veux mon chapeau, de Jon Klassen, paru chez Milan !

 

Nos coups de cœur convergent, une fois de plus, vers un auteur : Yuichi Kasano qui nous vient du Japon. Voici deux de ses albums que nous aimons particulièrement pour leur humour et leurs couleurs douces. Leur texte court et percutant se lit merveilleusement à voix haute, les rendant particulièrement adaptés pour la bibliothèque d’un nouveau-né (tous les deux parus aux éditions de l’École des loisirs). Chez Sophie

 

Quel radis dis donc ! de Praline Gay Para (Didier Jeunesse) : un album randonné dans lequel on se prend au jeu de tirer le gros radis tous ensemble ! Chez Bouma

 

Tout va bien Merlin, d’Emmanuelle Houdart (éd. Thierry Magnier) : un album très court en forme d’enquête, dans un univers décalé. Mais qui a pris mon biberon ? Chez La collectionneuse de papillons et chez Bouma

Joé le lapin rêvé, de Malika Doray (L’école des loisirs) : une première lecture adorable sur le thème de la naissance.

Ne pas hésiter, d’ailleurs, à dévorer tous les albums de Malika Doray, particulièrement adaptés aux tout-petits. La collectionneuse de papillons vous présente l’un de ses préférés par ici. Sophie en présente quelques uns par là !

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Des livres à jouer

Certains livres font de la lecture une vraie expérience interactive. Des livres à jouer, en somme !

Les livres de Hervé Tullet jouent sur des actions demandées à l’enfant (frotter à un endroit de la page, secouer le livre, etc.) qui se répercutent comme par magie sur la page suivante. Aussi simples que spectaculaires ! En voici trois, parus chez Bayard Jeunesse. Pour en savoir plus, lisez ce qu’en dit Sophie ici et .

 

Voici un oeuf, de Vincent Bourgeau et Cédric Ramadier (École des loisirs) : un petit cartonné qui nous raconte l’histoire d’un œuf. Le principe est un peu le même que chez Hervé Tullet, mais c’est le lecteur qui interpelle l’œuf à voix haute et comme par enchantement, celui-ci réagit. Simple, efficace, drôle ! Chez Bouma

Dans Prendre & Donner, de Lucie Félix (Éditions Les Grandes Personnes), l’enfant est de nouveau l’acteur principal. D’une page à l’autre, il s’agit de détacher une forme géométrique qui sera remise à la page suivante. Une belle façon de s’approprier l’histoire et le livre ! Chez La collectionneuse de papillons, chez Pépita et chez Sophie

La promenade de petit bonhomme est à la fois un livre-comptine et un livre à jouer, dont le personnage est… votre main qui mime ce petit bonhomme, aidant le bébé à apprivoiser l’histoire. Une idée lumineuse et ludique, qui fonctionne très bien ! Chez Pépita et chez Sophie

Cette catégorie ne serait pas complète sans un caché-trouvé, ces livres qui donnent au bébé le plaisir de scruter leurs illustrations jusqu’à trouver ce qui avait disparu ! Une manière ludique d’apprivoiser la séparation. En voici deux que nous aimons bien !

Où est Mouf ? Jeanne Ashbé, L’école des loisirs

 

Bertille et Brindille, de Jérôme Peyrat et Adèle Tariel. Éditions Père Fouettard. Chez Isabelle

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Nous espérons vous avoir donné envie de lire avec les bébés de votre entourage ! Cette sélection n’a pas vocation à constituer une bibliothèque idéale, mais à susciter des questionnements pertinents lors du choix d’un livre pour un tout petit… Sûrement connaissez-vous déjà certaines de nos suggestions. Auriez-vous envie d’en faire découvrir certaines ? Et de votre côté, avez-vous des lectures phares qui vous ont marquées tout(e) petit(e), ou qui ont particulièrement plu à votre enfant ?

Nos tables de chevet de rentrée…

Et bien, elles débordent !

La littérature jeunesse fait aussi sa rentrée et que d’envies de lecture à nouveau : des pépites d’albums, des romans touchants et émouvants, des BD colorées, bref, de quoi assouvir la curiosité des banches et brindilles de notre arbre !

Et comme on aime partager par ici, on vous laisse entrevoir, avec les photos de nos tables de chevet, ce que nous allons prochainement dévorer et pourquoi ces livres ont cette place privilégiée.

N’hésitez pas à partager vos lectures de rentrée avec nous !

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Sur l’île aux trésors d’Isabelle, il semblerait qu’on soit encore nostalgique des moments merveilleux passés cet été près de l’océan – l’envie de découvrir en famille Le Garçon du Phare, Tekenika et La Chose du MéHéHéHé n’en est que plus vive… La pile à lire comprend aussi toujours des réserves pour ses lectures à voix haute quotidienne qui devraient, une fois de plus, permettre à toute la famille de s’évader vers des terres imaginaires (Violette Hurlevent et le Jardin Sauvage) ou lointaines, de l’Australie (Les loups du clair de lune) à l’Amérique du Nord (Le dernier sur la plaine, Boo) en passant par l’Afrique (De sang et de rage). Et l’une ou l’autre lecture à découvrir en solo – elle s’achemine vers la fin d’un voyage émouvant en Espagne, en compagnie d’Ernest Hemingway, mais ce ne sera que pour faire la connaissance de l’autrice nigériane Chimamanda Ngozi Adichie qu’elle veut découvrir depuis un moment déjà…

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Sur la table de chevet de la collectionneuse de papillons, en ce samedi de visite en famille dans notre médiathèque préférée, on ramène de quoi s’émerveiller, réfléchir, se documenter et s’engager. Pour continuer de réfléchir sur la place des filles et des garçons dans l’éducation, un documentaire sur l’éducation des garçons, un autre sur l’empowerment féministe ;pour se promener dans un univers complètement étrange, les tomes 2, 3 et 4 de la BD onirique Le rêve du papillon découverte grâce au swap anniversaire de Sophie

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Sur la table de chevet d’Aurélie, nous trouvons un petit documentaire « Les écrans » de la collection « mes p’tites questions chez Milan pour un peu ralentir le rythme de ces derniers à la maison, les deux derniers romans de la collection polynie  de Mémo: « La Chose du MéHéHéHé » de Sigrid Baffert qui sortira en octobre et  « Petit garçon » de Francesco Pittau, qu’elle a oublié au travail 🙂 et dans sa liseuse le roman « Collés » de Sophie Laroche chez Hachette.

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Sur la table de chevet de Pépita, c’est un beau Méli-Mélo de livres qui s’apparente à un grand débordement : des albums achetés, des romans repérés depuis longtemps et empruntés en médiathèque, des romans attendus en librairie (à la campagne, il faut souvent les commander) et un peu de littérature « vieillesse » en vue de la pré-sélection d’un prix dans mon travail. Quand on est bibliothécaire, le travail en lecture n’est jamais loin…Bref, la grande question : vais-je avoir le temps d’aller au bout ? Peut-être…car j’ai commencé Félines de Stéphane Servant vendredi soir et il est tellement bien que j’en suis déjà à la moitié ! Je n’ai pas résisté non plus à lire Grandir mais je vais le relire tant il est riche. Il y a un album que j’ai commandé aussi et que j’aurais le plaisir de découvrir la semaine prochaine : Petit renard chez Albin Michel jeunesse.

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Sur la table de chevet d’Hashtagcéline (après un peu de ménage) il y a comme toujours largement de quoi lire… Voici ce qui va occuper ses jours, ses soirées et qui sait ses nuits pour les jours et semaines à venir.

Beaucoup de romans en cette rentrée littéraire bien chargée et riche en nouveautés : Sauveur et fils Saison 5 (enfin!!), Ce qui fait battre nos coeurs de Florence Hinckel (Syros), Amoureuse de Marie-Sophie Vermot (Thierry Magnier), La seizième clé d’Eric Senabre (Didier Jeunesse), Fraternidad de Thibault Vermot (Sarbacane), Les enfants terribles de Bonaventure de Cécile Hennerolles (Magnard Jeunesse) mais aussi Je t’attends de Françoise Grard et Thierry Lefèvre (Flammarion), Demain j’ai quinze ans de Juliette Keating (Magnard Jeunesse) ou encore La chose du MéHéHéHé de Sigrid Baffert (Memo) et tout ça sous les yeux de l’ours, l’une des héros de l’album Le Clan des Lemmings très distingués de Julia Colombet (Casterman).

Hashtagcéline n’aura pas le temps de s’ennuyer !

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Sur la table de chevet d’Alice, on trouve une relecture « Du haut de mon cerisier  » de Paola Peretti (pour une prochaine lecture commune), des lectures professionnellement « auto-imposées »   (prix littéraire en cours) : « Tous les bruits du monde » de Sigrid Baffert et « Droneboy » d’Hervé Jubert, des conseils de lecture « French ski » de Tom Ellen et « Celui qui dessinait les Dieux » d’Alain Grousset et puis bien sûr aussi des lectures liberté « Les inoubliables » de Fanny CHartres et « Yiddish Tango » de Mylène Mouton.

Et dessous ce cache « Je suis ton soleil » ….pour une relecture envisagée…

                    

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Que dire de la table de chevet de Bouma… de ne pas la donner en exemple aux enfants en terme de rangements ? Sûrement ! Mais que voulez-vous en bonne passionnée de lectures en tout genre, elle ne peut s’empêcher de découvrir de nouvelles séries de mangas et de bds en plus des séries de romans qu’elle espère finir un jour (oui l’espoir fait vivre). Mais le prochain roman qu’elle entamera, et ça elle n’en démordra pas, c’est le tome 5 de Sauveur & fils de Marie-Aude Murail ! Car il n’y a pas mieux pour redonner la pêche en cette rentrée.

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Sur la table de chevet de Sophie, on pense prix littéraires locaux avec Interfeel de Antonin Atger et Les filles de l’astrologue de Laurence Schaack et Françoise de Guibert sélectionnés pour le Prix Ados d’Ille et Vilaine. Mille et une miettes de Thomas Scotto et Madeleine Pereira, c’est une des lectures à venir du Prix Littéralouest. Qui dit rentrée littéraire dit aussi Séverine Vidal avec Des astres et Emilie Chazerand avec Falalala (on met combien de la exactement ?). Et puis, on n’oublie jamais la lecture de quelques BD avec ici la série Résilience de Augustin Lebon et Hugo Poupelin.

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Alors quel(s) livre(s) auront suffisamment retenu votre attention pour atterrir dans votre Pile A Lire personnelle ? N’hésitez pas à nous le dire en commentaire !

Lecture commune : L’Estrange Malaventure de Mirella

L’Estrange Malaventure de Mirella, paru à l’école des loisirs, est un roman qui ne peut pas laisser complètement indifférent. Flore Vesco y joue avec les mots et ses lecteurs, les entraînant dans le tourbillon d’une malaventure moyenâgeuse réjouissante.

Et forcément, nous avons eu envie d’en discuter.

HashtagCéline : Pour commencer, simple curiosité : je voudrais savoir ce qui vous a décidé à ouvrir ce roman… Sa couverture ? Son autrice ? Son sujet ? Personnellement, depuis son premier roman De cape et de mots, je suis de près Flore Vesco. Et vous, quel a été le déclic ?

Bouma : Flore Vesco, c’est pour moi un gage de qualité ET d’originalité. Je trouve qu’elle arrive toujours à trouver une idée qui sort de l’ordinaire. Et en plus j’adore quand les contes sont revisités (que ce soit sous forme d’album ou de roman). Je ne pouvais donc qu’avoir envie de découvrir ce nouveau texte.

Isabelle : Pour ma part, je connaissais Flore Vesco de nom, mais je ne l’avais jamais lue. Sans doute parce que mes garçons sont encore un peu jeunes pour ses livres. Je suis tombée sur la couverture que j’ai trouvée très intrigante, à la fois sombre et brillante, moyenâgeuse et moderne… Quand la quatrième m’a appris qu’il s’agissait de revisiter un célèbre conte allemand, en mettant en avant une jeune héroïne, j’ai su que nous le lirions dès sa sortie ! Et ça a été un vrai coup de cœur. Maintenant, il va falloir absolument découvrir les autres romans de Flore Vesco !

Pépita : Flore Vesco ! J’ai tout lu d’elle avec un plaisir toujours renouvelé. Je trouve qu’elle a réussi à se frayer un chemin original dans ses romans qu’on ne trouve nul part ailleurs. Surtout c’est une jongleuse de mots hors pair. Concernant ce roman en particulier, basé sur le conte revisité du joueur de flûte de Hamelin, j’avoue que comme ça, ça ne me disait pas plus que ça car ce conte était enfoui dans les limbes de ma mémoire. Mais en fait, il n’est qu’un prétexte pour faire passer d’autres messages. Et cette langue moyenâgeuse, quel régal ! On s’y fait très bien.

HashtagCéline : Parlons-en, du style de Flore Vesco… Si vous avez lu ses autres romans, vous savez qu’effectivement elle s’amuse (et nous avec) en jouant avec la langue française. Ici, dès les premières phrases, on se rend compte qu’un cap a été passé et que l’on s’apprête à lire quelque chose de complètement… quoi, d’ailleurs ? Quelle a été votre réaction ? Vous attendiez vous à ça ? Est-ce que cela vous a immédiatement séduit ou plutôt mises en difficulté ?

Bouma : J’ai été séduite dès les premiers mots par l’utilisation de cette langue pseudo-moyenâgeuse. Avec ce langage dont on n’a pas l’habitude, on est obligé de faire travailler notre esprit pour bien tout comprendre et j’adore ce type de stimulation. Mais surtout, cela permet une immersion immédiate et totale dans l’histoire !

Pépita : Je te rejoins Bouma ! Passée la première adaptation à cette langue, on s’habitue très vite et on rentre dans le jeu de ses sonorités et de plus, cela sied fort bien à l’histoire. Quelle cohérence ! Quelle gouaille ! Quel humour ! Et surtout quelle maîtrise : Trop forte Flore Vesco, parce que franchement essayez pour voir, ce n’est pas si facile (et j’ai adoré la perche tendue au lecteur à la fin mais je n’en dis pas plus !).

HashtagCéline : Le langage utilisé rend l’immersion totale, ça, personne ne peut le nier. Mais ce que j’ai trouvé plutôt fort aussi, c’est la façon dont Flore Vesco nous plonge au cœur du Moyen-Âge grâce à des descriptions très, très détaillées… Et vous, qu’en avez-vous pensé ? Sa vision de l’époque vous semble-t-elle juste ?

Pépita : Oui, tu as raison de le souligner : on s’immerge totalement dans l’époque et sa vision me semble juste. Ce qui est fort, c’est qu’elle le met à la portée du lecteur tout en remettant au goût du jour le conte. On ne peut s’empêcher de penser sur certains points à un parallèle évident avec notre époque.

Bouma : J’ai beaucoup souri avec sa vision franchement très juste de l’hygiène et des mœurs du Moyen-Âge (ou tout du moins l’idée que je m’en fais). Il y a quelque chose d’assez dégoûtant pour nous, lecteurs du XXIème siècle, à lire ces descriptions ; on peut froncer le nez devant certains passages. Et je rejoins Pépita, l’autrice arrive malgré tout à insuffler une certaine intemporalité à l’histoire, par le biais des préoccupations de son héroïne notamment.

Isabelle : Je suis entièrement d’accord avec vous ! Ce Moyen-Âge prend vie grâce aux mots de Flore Vesco, dans ce qu’il a de plus sombre et rétrograde. L’autrice étoffe son décor avec beaucoup de pertinence (lorsqu’elle parle de l’hygiène, de la chasse aux sorcières ou de la structure de la société), mais aussi et surtout avec un humour décapant. Certaines scènes sont si repoussantes que quand j’ai lu le livre à mes enfants, nous en avons ri !
Je vous rejoins complètement aussi sur la modernité du roman : beaucoup de situations renvoient avec force à des problématiques actuelles, même si elles ne se posent pas exactement de la même manière de nos jours. Cela m’a particulièrement frappée concernant ce que subissent les jeunes femmes, mais aussi la recherche de boucs émissaires à qui attribuer la responsabilité des problèmes.

HashtagCéline : Et Mirella, l’héroïne de cette estrange malaventure, on en parle ? Pour ma part, je l’ai trouvée fascinante : très humaine, très étonnante, très courageuse mais d’un autre côté, un peu inquiétante. Et vous ?

Isabelle : Mirella est une belle héroïne, qui a appris « à la dure » à survivre et à mener sa barque dans le monde hostile qu’est le Moyen-Âge pour une jeune femme située tout en bas de l’échelle sociale. Elle est un vrai rayon de soleil flamboyant dans la noirceur de Hamelin, sa personnalité, sa liberté et sa générosité suscitent immédiatement la sympathie ! En même temps, comme tu le suggères Céline, elle est mystérieuse et déroutante : d’où tient-elle sa détermination féroce et sa capacité étonnante à s’affirmer ? Son courage ne serait-il pas de la témérité ? Et qui est-elle vraiment ? On en vient presque à se demander s’il faut croire les villageois qui la pensent un peu sorcière !

Pépita : Je l’ai effectivement trouvée fascinante ! Mais pas du tout déroutante. Elle est incroyable de détermination et d’altruisme aussi. Avec un destin hors norme. Une héroïne quoi !

Bouma : Mirella est une héroïne comme je les aime. Elle a de la gouaille, du tempérament et ne se laisse dicter sa conduite ni par les hommes ni par le destin. A côté de ça, elle est aussi très généreuse et ouverte aux autres (la preuve étant le nouveau porteur d’eau qu’elle a pris sous son aile et qu’elle a soigné, tout comme les lépreux qu’elle considère comme des hommes « normaux »). Le côté magique de son personnage apparaît au fil du temps et on se dit que finalement cela lui permet d’être celle qu’elle veut être dans ce monde où on veut lui imposer son image.

HashtagCéline : Nous l’avons déjà évoqué plus haut, L’Estrange Malaventure de Mirella est adapté d’un conte, Le joueur de flûte de Hamelin. Pour ma part, cette revisite est une réussite. Et pour vous?

Isabelle : Je suis tout à fait d’accord, cette idée de revisiter ce conte célèbre des frères Grimm est géniale ! Le format du roman permet de donner de la chair à l’histoire et au décor, nous donnant ainsi un plaisir de lecture complètement différent. J’ai adoré le côté irrévérencieux. Flore Vesco prend des libertés avec le conte d’origine, en donnant le rôle principal à une jeune fille. Mais surtout, puisque les contes ont toujours une morale, il y en a bien une, mais concoctée à la sauce spéciale de l’autrice !

Bouma : Une réussite, bien évidemment ! Le conte n’est pas si connu en France par les ados (en tout cas de ceux que j’ai autour de moi). Peut-être est-ce l’occasion de leur faire découvrir, de titiller leur curiosité ? En tout cas, moi j’ai bien retrouvé les grandes lignes de l’histoire originale dont l’autrice s’empare pour mieux les détourner. Et c’est un vrai régal !

Pépita : Oui, une réussite ! Je ne peux m’empêcher de penser : mais comment Flore Vesco a-t-elle eu cette idée ?

HashtagCéline : En en discutant un peu autour de moi, j’ai eu des avis très enthousiastes. Cependant, certaines personnes ont émis une petite réserve sur la facilité à proposer ce roman à un lectorat adolescent. Qu’en pensez-vous ?

Bouma : Je pense que c’est le genre d’ouvrage qui mérite une véritable médiation car le sujet n’est pas forcément de ceux qui attirent l’attention des ados. Mais le bouche à oreille fonctionnant à merveille à cet âge, il devrait rapidement conquérir son public. Tout du moins je l’espère.

Isabelle : Pourquoi ces réserves ? Peut-être que le clin d’œil au conte pourrait donner à penser à certains ados que ce roman s’adresse à des lecteurs plus jeunes, mais je suis certaine que celles et ceux qui franchiront le pas seront emportés par le talent de conteuse et l’écriture réjouissante de Flore Vesco, mais aussi par le côté moderne dont nous avons déjà parlé. Il est finalement question de beaucoup de choses qui préoccupent encore les ados d’aujourd’hui, comme les transformations du corps à l’adolescence, l’obscurantisme, l’envie d’envoyer bouler le mythe du prince charmant et les formes de domination sociale et genrée. Je n’aurais donc aucune réserve à la recommander à un public adolescent, je l’ai même conseillé à plusieurs adultes !

Pépita : L’éternelle question ! Laissons donc les livres aller là où ils doivent aller… Ils trouvent leur public. Et pourquoi toujours se poser la question de l’adolescent ? Il est universel ce roman.

HashtagCéline : Quoi de mieux pour terminer cette lecture commune que laisser parler Flore Vesco ? Citez moi un passage qui vous a interpellées dans ce roman. Même si on est bien d’accord que ce n’est pas facile de choisir…

Isabelle : « Partout ailleurs dans le Saint Empire germanique, les incendies dévoraient des quartiers entiers une fois par mois, car les bâtisses en bois, entassées les unes contre les autres, s’enflammaient promptement.
Alors qu’à Hamelin, les incendies étaient tout aussi fréquents. Mais les habitants les éteignaient bien vitement, le bourgmestre ayant fait installer l’eau courant.
Cette eau courante était sans conteste l’invention dont le bourgmestre était le plus fier. Il avait eu l’idée voilà sept années. Pour cela, il avait nommé dix porteurs d’eau, choisis par les enfants trouvés d’Hamelin. »
mais aussi
 » Et le prêtre de raconter les vies et les exploits de saint Hilarion et sainte Rictrude, qui fatiguaient leurs bourreaux, pouvant passer des heures à endurer les coups de pique en gardant le sourire, soupirant d’aise lorsqu’on les rôtissait sur le grill, changeant eux-mêmes de côté afin que leur chair soit partout dorée et craquante. »

Bouma : « Au Moyen Âge, la nudité était fort commune. On prenait son bain en compagnie, on se dévêtait en famille ou devant moult domestiques. Pourtant, en dépit de la cohérence historique, Mirella se sentit rougissante et gênée.
– Mirella ! gria Gastun avec un grand sourire. Comment vous en va ?
Le jeune homme était fort aise, et bien riant de l’embarras de la jouvencelle. Sans la moindre clémence, il poursuivit ses ablutions. Puis il se tourna vers elle, les poings sur les hanches, dos au soleil pour se bien sécher, et entreprit de faire causette. »

HashtagCéline : « Pan venait d’entrer chez le chirurgien-barbier-arracheur de dents. Au Moyen-Age, n’importe quel quidam doté d’une solide membrature et de quelques notions d’anatomie pouvait se faire chirurgien. Le chirurgien d’Hamelin était fort réputé : il arrachait d’un coup les dents pourrissantes, savait extirper le poulain des entrailles d’une jument qui peinait à mettre bas et avait même, en une occasion, effectué une trépanation, creusant le crâne d’une femme folle à l’aide d’un énorme tourne-bouchon de son invention. Parfois, il rasait les hommes et leur coupait les cheveux. »

Pépita : « Mirella ferma les yeux et s’emplit les oreilles. Elle se sentit emportée par la musique, laquelle l’emmenait loin du bourg, de ses rues bruyantes et encombrées, de ses habitants hargneux, de la poigne de Guerric, des menaces de Lottchen. A l’abri des regards, elle se reprit à tournoyer, toute joyante de se laisser enfin aller, volant presque, tant ses pieds étaient légers. Son talon tambourinait sur le pavé, la vibration saisissait ses cuisses, entraînait ses hanches, faisait s’élever ses bras. Elle voltigeait au-dessus de Hamelin. »

 

Pour conclure, nous ne pouvons que vous recommander d’aller lire ce formidable roman de Flore Vesco dont nous n’avons pas fini d’entendre parler.

L’Estrange Malaventure de Mirella est d’ailleurs sélectionné pour le Prix Vendredi 2019 qui sera décerné le 14 octobre prochain.

Et pour finir de vous en convaincre, vous pouvez lire nos chroniques par ici :  Pépita, Bouma, Isabelle et HashtagCéline.

Des arbres et des livres

A l’ombre du grand arbre, on aime se poser, se promener, discuter, échanger …

A l’ombre du grand arbre, on aime se retrouver, se rassurer, s’épauler …

A l’ombre du grand arbre on aime bien sûr lire et bouquiner ….

Hommage à cette force de la nature, à ces racines bien ancrées et à ces rencontres étoilées : un peu d’arbres dans la littérature jeunesse…

 

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Pour Alice, l’arbre est synonyme de cachette et d’évasion avec :

Du haut de mon cerisier de Paola Peretti, Gallimard, 2019

Ou l’histoire de la courageuse Mafalda, pleine de joie, de chagrin, de colère qui avec son imagination nous apprend à voir le monde autrement alors que la maladie est en train de lui ôter la vue.

Ma fugue dans les arbres d’Alexandre Chardin, Magnard, 2019

Après, une nouvelle colère de son père, Tine décide de fuguer dans les arbres. les aventures ne font alors que commencer pour cette enfant sauvage que rien n’arrête !

Un roman plein d’humour et de délicatesse aussi !

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Pour Pépita et son Méli-Mélo de livres, l’arbre est synonyme de connivences et de racines avec :

L’arbragan de Jacques Goldstyn, La Pastèque, 2015.

Une merveille de sensibilité et de poésie entre ce jeune garçon et son chêne, dans lequel il trouve refuge, en toutes saisons. Son avis.

Un arbre une histoire de Cécile Benoist et Charlotte Gastaut Actes sud junior, 2018
http://www.actes-sud-junior.fr/files_asj/couvs/500/9782330111458.jpgUn magnifique album entre conte et documentaire qui associe une histoire à chaque arbre présenté : l’effet montre combien les arbres sont liés à l’humanité. Un bijou ! Son avis.
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 Pour Ada, la collectionneuse de papillons, l’arbre est devenu un compagnon, un être vivant dont la générosité sans faille est à protéger absolument. C’est cet amour que suggérait Shel Silverstein dans son album devenu un classique de la littérature jeunesse intitulé L’arbre généreux publié par L’école des Loisirs pour la première fois en 1982.
L’avis d’Ada par là.
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Pour Aurélie, ce fut aussi le prétexte d’une belle rencontre d’auteure lors d’un salon autour du livre « Le dernier arbre » d’Ingrid Chabbert chez Frimousse.
 Deux jeunes garçons découvrent le dernier arbre de leur ville, qui risque d’être détruit. Ils prennent alors à coeur  la mission de lui trouver un nouveau refuge. C’est album émouvant est illustré par Guridi.
Son avis et celui de Pépita.
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 Pour Bouma, l’arbre est un symbole de sagesse. Ancestral, patient, les générations filent devant lui.
Il était un arbre d’Emilie VastMeMo, 2012
Comme l’arbre de cette histoire qui voit passer les saisons, il faut prendre le temps de lire avec les yeux cet album aux multiples détails… Son avis complet.
Le jour où le grand chêne est tombé de David et Caudry. Thierry Magnier, 2017
 
Une histoire presque mythologique aux préoccupations écologiques qui résonnent comme un cri d’alarme. Son avis ici.
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Yoko Lulu et Solectrice aiment les arbres dans leur jardin. C’est pour cela qu’elles ont aimé cet album qu’elles vous invite à découvrir ici.
Le Jardin voyageur de Peter Brown. Nord Sud, 2010
 
On vous recommande aussi ce roman, qui se passe dans la forêt japonaise de l’île d’Hokkaido. C’est un coup de cœur pour Yoko Lulu, elle a adoré ce récit d’un garçon perdu dans une forêt !
Dans la forêt de Hokkaido d’Eric Pessan, Ecole des Loisirs, 2017
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L’arbre qui pousse peut aussi être une jolie métaphore… Isabelle a énormément aimé celle que proposent Nadine Brun-Cosme et Christine Davenir dans Le troisième fils de Monsieur John (Sarbacane, 2018).
 À la naissance de chacun de ses trois fils, Monsieur John plante une graine et un arbre grandit. Tous admirent le bel arbre qui pousse bien droit, emplissant de fierté le papa jardinier. Mais le troisième arbre est à l’image du dernier-né : il pousse à sa façon, déployant ses branches tordues dans tous les sens et suscitant la perplexité des voisins… Son avis et celui de Bouma.
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L’arbre offre aussi évidemment un terrain de jeux que les uns trouveront merveilleux, les autres… vertigineux ! Pombo Courage, d’Émile Cucherousset (Éditions MeMo, collection Petite Polynie, 2019), c’est une couverture ravissante, une histoire en forme de conte, un roman dans lequel on entre avec le sentiment réjouissant de renouer intensément avec l’enfance. Les avis d’Isabelle, d’Aurélie, d’#Céline et de Pépita.
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Au pied de notre arbre, nous vous souhaitons avec cette sélection, un beau voyage livresque ….