Nos classiques préféré·e·s : les surprises de Rébecca Dautremer

Depuis 1996, Rebecca Dautremer nous enchante de ses créations. Pour votre plus grand plaisir, A l’Ombre du Grand Arbre a décidé de revenir sur des albums qui nous ont marqué·e·s.

Voici une belle sélection à découvrir ou redécouvrir… et pour aller plus loin https://rebeccadautremer.com/

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Et comme le dit si bien Rébecca dans son texte introductif de Midi Pile : « Bref, si tu traverses avec les yeux ce livre-là, tu pourras t’y réfugier, bien peinard, autant de fois que tu en auras besoin. (Et crois-moi, c’est une sacrée chance d’avoir un endroit où se réfugier bien peinard en cas de besoin.) Dans tous les cas, je te souhaite une bonne et belle traversée. »

Voici les 10 raisons de Liraloin de lire Midi Pile :

1.Parce qu’il n’existe pas 10 livres comme celui-ci

2.Parce que sa finesse transporte le lecteur dans un ailleurs complétement magique

3.« Je te dis que tu vas traverser ce livre POUR DE VRAI »

4.Parce que Rébecca Dautremer fait monter le suspense à chaque page tournée

5.Parce que c’est une course contre le temps et pourtant il s’écoule doucement alors…

6…dépêche-toi, lecteur, de tourner ces jolies sculptures de papier

7.Parce que les couleurs font voyager dans un lieu animé par le bonheur

8.Parce que les détails sont tendres et pleins de clins d’œil (à toi d’être malin pour les découvrir)

9.Parce qu’au fond, tout au fond de ce petit théâtre, on peut apercevoir la mer

10.Parce que l’amour ne peut pas attendre Midi Pile, il faut y être bien avant l’heure…

Midi Pile publié en 2019,
Pépite catégorie livre illustré au Salon du Livre et de la Presse jeunesse 2019.

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Voici les 10 raisons de Colette de lire Princesses oubliées :

  1. parce que c’est beau, c’est beau, c’est beau : du grand format carré, aux lettres du titre qui titillent le bout des doigts, en passant par le choix du papier, tout est si précieux, si délicat, si élégant.
  2. parce que les collaborations, fruits de la plume de Philippe Lechermeier et les pinceaux de Rébecca Dautremer, sont toujours d’une richesse inspirante.
  3. parce que cet album est une ode lumineuse, un hommage vibrant aux princesses de tous les continents, réelles ou imaginaires, rondes ou sèches, enfants ou vielles femmes, immenses ou minuscules…
  4. parce que le personnage archétypal de la princesse y trouve un nouveau souffle, loin des clichés véhiculés par les contes d’une époque reculée ; ici les princesses sont pirate, indienne, nomade, voleuse, lectrice invétérée ; ici les princesses peuvent être elles-mêmes, infiniment fragiles ou silencieuses, tonitruantes ou casse-pieds ;
  5. parce que ce livre est une galerie de portraits foisonnante d’une inventivité littéraire incroyable : princesse de Zoulou Zazou, princesse Pêtsec, princesse Petitpythie, le jeu de mots nous guette à chaque page;
  6. parce que cet album, par de nombreux aspects, fait œuvre encyclopédique : au delà des portraits, on pourra y lire des notes sur les objets utiles aux princesses, la définition du vocabulaire spécifique, une double page est même dédiée à l’alphabet international en éventail !
  7. parce que la mise en page parfois tient du carnet de notes ou de croquis, créant un objet hybride particulièrement original ;
  8. parce que pages 56-57, il a une carte géographique qui recense les 88 lieux de vie de nos princesses oubliées ou inconnues – et que j’adore les cartes de pays imaginaires ;
  9. parce que Rébecca Dautremer s’y essaye à différents traits, qui se répondent à travers des styles variés ;
  10. parce que c’est beau, c’est beau, c’est beau. Tenir un livre de Rébecca Dautremer est un pur ravissement de tous les sens renouvelé à chaque nouvelle publication ! C’est ainsi que notre histoire d’amour dure déjà depuis plus de 16 ans !
Princesses oubliées ou inconnues, Philippe Lechermeier, Rébecca Dautremer,
Gautier Languereau, 2004.

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Voici les 10 raisons de Lucie de lire Babayaga :

1. pour le grand format qui permet de partager cette lecture et de se pelotonner pour avoir moins peur ;
2. parce que Taï-Marc Le Thanh et Rébecca Dautremer y racontent l’enfance de Babayaga ;
3. comment elle est devenue une terrible ogresse ;
4. et nous apprennent qu’elle n’a qu’une seule dent ;
5. pour les jeux de mots aux petits oignons de Taï-Marc Le Thanh ;
6. pour les détails cachés dans les magnifiques illustrations de Rébecca Dautremer ;
7. et notamment la page dans laquelle Miette s’aperçoit qu’à la surface de la baignoire flottent « des morceaux de carottes, de patates et de petits navets » alors que le sel et le poivre occupent le porte-savon ;
8. pour le jeu sur les plongées et contre-plongées qui accentue le sentiment d’impuissance de Miette ;
9. parce que le rythme de la fuite de Miette est incroyablement trépident, même si on en connaît l’issue ;
10. pour la lucidité de la remarque « avec un nom pareil, j’aurais dû me méfier dès le début ! ».

Babayaga de Taï-Marc Le Thanh et Rébecca Dautremer, Gautier Languereau, 2008

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Voici les 10 raisons de lire Les riches heures de Jacominus Gainsborough selon Linda:

  1. Pour son grand format qui permet de le lire en famille et de s’en mettre plein les yeux.
  2. Pour le personnage de Jacominus, ce petit lapin à la bouille mignonne et à la patte folle,
  3. Mais aussi pour les autres personnages qui gravitent autour de lui, à qui Rebecca Dautremer a pris le temps de donner une identité à chacun leur donnant ainsi plus de contenance et l’importance qu’ils méritent.
  4. Pour le clin d’oeil évident à Beatrix Potter et son Peter Rabbit.
  5. Pour les grands tableaux double-page qui fourmillent de détails et dans lesquels le lecteur prend plaisir à se perdre dans la contemplation.
  6. Pour les double-pages qui prennent la forme d’album photos et révèlent les souvenirs et le temps qui passe.
  7. Et pour ces pages textes illustrées d’un Jacominus qui en disent tant sur les émotions qu’il ressent.
  8. Pour tous ces moments qui comptent, les bons comme les moins bons, les rencontres, le temps qui passe.
  9. Pour la poésie et la beauté des mots qui racontent tout simplement une vie. Ils semblent nous rappeler que la vie mérite d’être vécue pour tous ces moments aussi insignifiants soient-ils et qui enrichissent le quotidien.
  10. Et pour l’intemporalité du récit.
Les Riches Heures de Jacominus Gainsborough, Rébecca Dautremer, Sarbacane, 2018

A lire, les avis de Pépita, de Bouma et de Ladythat.

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Voici les 10 raisons de lire Journal secret du Petit Poucet selon Solectrice :

1. pour la magie d’entrer dans l’univers espiègle du petit Poucet et de découvrir ses incroyables trésors !

2. parce qu’on y trouve des dictons improbables,

3. pour ses merveilleux croquis et portraits fous !

4. pour les serments amusants que prononcent les frères du Petit Poucet,

5. parce que Rébecca Dautremer nous dévoile le lit-bouchon de Poucet,

6. pour voir les coulisses étonnantes de l’expédition en forêt des 7 frères égarés,

7. parce que le terrible Barrabas Barbak au visage peint semble tout droit venu du Pôle Nord,

8. Pour rire devant l’impertinence du gamin ou frémir face à la redoutable Popette et son inéluctable « certificat d’abandon des enfants petits et grands gentils ou méchants »,

9. Pour retrouver son âme d’enfant en suivant les facéties de ce petit bonhomme et de ses frères,

10. Parce qu’on est emporté comme dans un tourbillon par le monde fabuleux de ce conte revisité en album tendre et généreux.

Journal secret du Petit Poucet, Philippe Lechermeier et Rébecca Dautremer, Gautier Languerau, 2009.

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Voici 10 raisons de se plonger dans Une Bible selon Pépita :

  1. Parce que Une Bible n’est pas La Bible,
  2. Parce que croyant ou non croyant, elle fait partie de notre histoire,
  3. Parce que la lire, c’est revenir aux mythes fondateurs de notre société,
  4. Parce qu’il en émane une si belle musique,
  5. Parce que ce livre est une œuvre d’art,
  6. Parce que les illustrations sont comme des tableaux,
  7. Parce que la mise en page est époustouflante,
  8. Parce que j’ai eu la chance de rencontrer l’auteur et l’illustratrice parler de sa genèse et que c’est l’un de mes plus beaux souvenirs,
  9. Parce que ce livre nous raconte, nous,
  10. Parce que c’est Une Bible, comme un roman.
Une Bible, Philippe Lechermeier et Rebecca Dautremer,
Gautier Languereau

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NOËL dans le Grand Arbre

Pour varier des sélections et divers conseils de livres sur Noël, on a eu envie ici d’écrire collectivement un CONTE DE NOËL, illustré par nos artistes en herbe, à savoir nos propres enfants, d’âges différents. Le voici !

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« Mais ça existe un coiffeur pour arbre? »

« Il était une fois un grand arbre, qui durant l’année écoulée, avait essuyé une terrible tempête. Il était tout ébouriffé, beaucoup de ses épines étaient tombées sous le souffle du vent, celles qui restaient étaient tordues. « Il faudrait que je trouve un coiffeur ! se disait-il. Mais ça existe ça, un coiffeur pour arbre ? De plus, son tronc était penché, il avait peur de s’écrouler. Les oiseaux ne venaient presque plus se poser dans ses branches. Il était triste et seul. En plus, ce qui l’angoissait, c’est que Noël approchait ! Et pour lui, Noël, c’était Noël !

Au loin, durant la journée il pouvait entendre les bruits de la ville. La nuit c’était pire que tout, les lumières dressées ici et là éveillaient la quiétude du soir. Leur brillance l’émerveillait car lui aussi souhaitait se parer de milles couleurs. Le grand arbre se souvint du temps où ses branches auraient pu porter ses lumières fièrement. Maintenant, elles ne ressemblaient à rien. Il avait bien entendu parler d’un coiffeur pour arbre mais n’était pas très sûr de savoir comment s’y prendre pour le trouver ? Alors il interrogea les oiseaux nichés sur ses branches. Eux qui survolaient les villes et les villages de long en large avaient peut-être entendu parler d’un coiffeur de brindilles, d’un expert des ramures, d’un enchanteur de folioles ? L’arbre interrogea pies bavardes, merles, merlettes et rouges-gorges.

Chaque jour de cet automne si particulier, d’étranges bruissement de feuilles et de pépiements pouvaient s’entendre à qui prêtait l’oreille…Cela faisait un tel raffut que des enfants, qui jouaient non loin de là, s’approchèrent et se mirent à écouter les oiseaux tintinnabuler. Parmi eux, une jeune fille. Elle se nommait Samaa. Elle était intriguée. Ce n’était pas normal tous ces oiseaux dans un seul arbre ! Cela cachait quelque chose ! Était-ce dû au réchauffement climatique ? Son père lui en parlait souvent. Elle décida de lui en toucher un mot le soir en rentrant. Car il était jardinier et peut-être saurait-il trouver une explication à ce phénomène. En attendant, elle s’émerveillait de ce spectacle. C’était si féérique ! Ce n’était plus un arbre mais un arbre-oiseau ! Comme si chacune de ses branches n’existait plus ! Pour un peu il aurait pu s’envoler ! On ne remarquait même pas son tronc un peu penché. Le soir même, elle en parla à son père qui était intrigué et lui promit d’aller voir le lendemain. Il tint sa promesse. Au petit matin, devant cet arbre décharné, il comprit. Il comprit que les oiseaux l’embellissaient en attendant qu’il soit soigné. Alors, il s’attela à le remettre en état. Samaa, quand elle l’apprit, voulut l’aider et elle mobilisa ses amis et des gens du quartier. C’était beau à voir toutes ces personnes taillant, ramassant, redressant cet arbre affaibli. Ils lui demandèrent l’autorisation de brûler ses anciens atours mais Samaa eut une meilleure idée : et si on se retrouvait sous cet arbre tous ensemble pour la nuit de Noël ? On pourrait faire un feu de joie, lire des histoires, partager nos spécialités culinaires ? Et c’est ce qu’ils firent. Jamais on n’avait vu arbre plus heureux que de se se sentir si bien entouré… Il existait bel et bien un coiffeur pour arbres ! ».

Un arbre-oiseau !

Nous vous souhaitons de belles fêtes de fin d’année !

Les livres-de-toute-une-vie, quintessence de papier.

Après les instants fugaces, les plaisirs minuscules, si on évoquait ces livres qui nous plongent dans l’épaisseur de toute une vie ? Ces livres si particuliers qui nous invitent tout en douceur à réfléchir sur ce qui donne du sens à une existence.

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Toute une vie de végétal.

Dans la collection de papillons de Colette, vous pourrez vous allonger à l’ombre d’un grand arbre généreux. Cet album de Shel Silverstein, devenu un classique de la littérature jeunesse, nous invite à questionner la vie, la mort, les liens qui nous tissent avec beaucoup de poésie et de simplicité.

L’arbre généreux, Shel Silverstein, L’école des loisirs, 1982.

Le petit avis de Colette, c’est par là !

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C’est un autre album plein de poésie sur la vie d’un arbre que vous propose Lucie. Dans Je suis l’arbre, Eric Singelin utilise des aplats de couleurs vives et le pop-up pour donner vie à l’arbre, image parfaite de la nature attaquée, transformée par l’homme, mais finalement indomptable.

Je suis l’arbre, Eric Singelin, Gallimard Jeunesse, 2017

Son avis ici.

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Toute une vie d’animal.

Un petit ours s’invente un jardin comme un refuge, comme un sanctuaire de ses souvenirs.  Pour conserver la mémoire de ces instants de vie, faits de joies simples mais néanmoins essentielles de partage avec chacun de ses grands-pères. Ils reprennent vie aux yeux du lecteur, papi et pépé, chacun dans leurs habitudes, leurs passions, dans leur maison, leur jardin, leur cuisine. Il se dégage de cet album un sentiment de plénitude délicieux malgré l’absence et quelle ode à la vie !

Le jardin des ours, Fanny Ducassé, Thierry Magnier

L’avis de Pépita

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Certaines vies sont miraculeuses ! Comment ne pas s’émerveiller des métamorphoses parfois prodigieuses que connaissent certains êtres vivants : moustique, grenouille, champignon, papillon, etc. Des transformations pleines de suspense, merveilleusement illustrées et racontées, en faisant claquer les mots qu’on aime répéter rien que pour leur sonorité et leur mystère : nymphe, sporophore, mycélium, chrysalide, monocotylédone… Un hommage émouvant à une nature fascinante, frémissante de vie, mais fragile et éphémère.

Métamorphoses, de Frédéric Clément. Seuil Jeunesse, 2015.

L’avis d’Isabelle

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Toute une vie de créature.

S’il y a bien une créature que j’adore, c’est Piouh petit habitant du grand bois. Toute sa vie tient dans sa champimaison et une existence faite de petits riens de tous les jours : une vie magique ! Mon petit doigt de bibliothécaire me dit qu’un nouvel album vient de sortir….

Piouh, petit habitant du grand bois, Estelle Billon-Spagnol, Grasset jeunesse

L’avis de Pépita

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Une balade qui peut sembler interminable, mais qui est finalement vite parcourue, ça vous rappelle quelque chose ? C’est bien de la vie que nous parle La balade de Koïshi. Ce leporello nous entraîne à la suite d’une drôle de petite créature qui fait ses premiers pas, hésite, s’émerveille, va de l’avant, surmonte des obstacles, savoure des rencontres, prend des pauses pour mieux repartir, avant de s’étioler… Quel amusement de constater que cette balade ne suit pas nécessairement un trajet linéaire, mais que les extrémités du livre se rejoignent, permettant un éternel recommencement de l’histoire !

La balade de Koïshi, d’Agnès Domergue et de Cécile Hudrisier. Grasset Jeunesse, 2019.

Les avis d’Isabelle et de Pépita

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Toute une vie d’humain.e.

Un album incontournable pour évoquer ce qui se tisse au fil d’une vie, c’est le très beau livre de Serge Bloch et Davide Cali intitulé Moi, j’attends. On y découvre à travers l’histoire du narrateur les évènements qui font les vies les plus ordinaires. Et ce qui les rend si extraordinaires.

Moi, j’attends, Davide Cali, Serge Bloch, Sarbacane, 2005.

Un album à emprunter d’urgence dans votre médiathèque, selon Colette.

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Serge Bloch est d’ailleurs particulièrement doué pour embrasser toute une vie en quelques dessins. C’est aussi ce défi qu’il relève dans La Grande histoire d’un petit trait, saisissant au fil des pages ce qui fait la naissance puis l’épanouissement de la passion artistique.

La Grande histoire d’un petit trait, Serge Bloch, Sarbacane, 2014.

Pour découvrir sa place dans la collection de Colette, c’est par là et Pépita vous dit quelques mots de l’application en lien avec l’album par ici.

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Oliver Jeffers nous offre à nouveau un album magique sur ce lien d’amour entre un père et sa fille : Toi et moi ce que nous construirons ensemble se projette dans la vie avec ses promesses d’avenir radieux au milieu du monde pour trouver sa place.

Toi et moi, ce que nous construirons ensemble, Oliver Jeffers, Kaléidscope, 2020

L’avis de Pépita

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Parfois, la vie est une énigme, du moins on n’arrive pas à se l’imaginer et à trouver du sens. Jo Witek sublime ses personnages dans ce roman en leur permettant de bâtir leur chemin de vie en faisant leurs propres choix.

Premier arrêt avant l’avenir, Jo Witek, Actes sud junior

L’avis de Pépita

Des plaisirs minuscules, pour voir nos quotidiens autrement.

On ne le répétera jamais trop, dans ce contexte incertain et anxiogène, il est essentiel de prendre soin de ses proches et… de soi !
C’est pourquoi, sur le Grand arbre, nous avons donc décidé de vous offrir une sélection de livres recensant les précieux petits plaisirs de la vie.

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Lucie vous propose un album reçu lors du dernier SWAP : Le souffle de l’été. Alors que le froid s’installe, Anne Cortey et Anaïs Massini nous rappellent ces petits riens, instants fragiles et magiques qui font des vacances d’été réussies et des souvenirs impérissables.

Le souffle de l’été de Anne Cortey, Grasset Jeunesse

Son avis ICI et celui de Pépita.

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Dans la collection de papillons de Colette, il y a un auteur incontournable des petits riens, des plaisirs minuscules : c’est bien entendu Philippe Delerm. Célèbre pour son œuvre de littérature générale La Première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules, il s’est livré au même exercice d’observation au microscope des petits plaisirs de la vie en explorant ceux si particuliers de l’enfance dans les trois tomes C’est bien, C’est toujours bien et C’est trop bien publiés chez Milan.

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N’hésitez pas, en écho aux textes de Delerm, à partager en lecture à haute voix le récit Cinq, six bonheurs de Mathis publié dans la collection « Petite poche » de chez Thierry Magnier. Le jeune narrateur s’y interroge sur ce qu’est le bonheur suite à un travail de rédaction donné par son enseignant avant les vacances de Noël. C’est drôle, c’est touchant, et infiniment poétique.

Cinq, six bonheurs, Mathis, Thierry Magnier, 2015.

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Une autre artiste a un talent incroyable pour cerner les microscopiques bonheurs de la vie et les sublimer à travers ses livres aux formats incroyables et aux illustrations si délicates. Il s’agit de Béatrice Alemagna. Un album en particulier nous permet d’égrainer ces si précieux instants de joie, furtifs mais résistants en nous : c’est le bien nommé La Gigantesque petite chose.

La Gigantesque petite chose, Beatrice Alemagna, Autrement Jeunesse, 2011.

Vous pouvez retrouver l’avis de La Collectionneuse de papillons par ici.

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Cette auteure ne cesse, à travers ses livres, de nous interroger sur notre rapport à l’essentiel. On vous invite à découvrir d’urgence avec vos plus jeunes lecteurs et lectrices Les Choses qui s’en vont qui a eu le Prix Sorcières Carrément beau – Univers Mini en 2020.

Les Choses qui s’en vont, Beatrice Alemagna, Hélium , 2019.

L’avis de Pépita

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Et pour vos plus grand.e.s, on vous conseille le très bel album Un Grand jour de rien qui raconte cette journée pluvieuse d’ennui que nous avons toutes et tous connu qui se transforme en incroyable aventure si on prend le temps de mettre le nez dehors et d’explorer la nature si généreuse au seuil de notre porte.

Un Grand jour de rien, Beatrice Alemagna, Albin Michel Jeunesse, 2016.

L’avis de Bouma par ici

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Cette initiation aux plaisirs minuscules commence dès la petite enfance. C’est ce que permet Emmanuelle Bastien dans son adorable album cartonné au format carré : J’aime.

J’aime, Emmanuelle Bastien, L’Agrume, 2015.

Et si vous voulez en savoir plus, faîtes un petit tour par là et là.

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Pour les enfants un peu plus grands, l’album Les Choses précieuses est une invitation très poétique à regarder autrement le monde qui fait notre quotidien. Comme tous les albums d’Astrid Desbordes et Pauline Martin, on peut y lire toute la poésie de l’ordinaire.

Les Choses précieuses, Astrid Desbordes, Pauline Martin, Albin Michel Jeunesse, 2020.

L’avis de Marion Lua, invitée sur le blog de la collectionneuse de papillons par ici.

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Et parce que les petits plaisirs peuvent être autant de choses cachées au fonds des poches de nos enfants ou de nos sacs à main, pourquoi ne pas lire La Grande collection de Séverine Vidal et Delphine Vaute qui fait la part belle à tous les collectionneurs au sens propre comme au figuré.
Un album tendre et touchant aux illustrations faites en collage de petits bouts d’images, comme un écho au texte plein de poésie.

La Grande collection, Séverine Vidal, illustrations de Delphine Vaute, Philomène, 2012

L’avis de Bouma par ici

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Petit Garçon, de Francesco Pittau, est de ces livres qui parviennent à réveiller l’esprit de l’enfance chez leurs lecteurs de tous âges, ce monde où les idées fusent, la magie se déploie et les choses s’animent. Là bas, chaque jour apporte son lot d’émotions, de surprises et d’expériences fantaisistes qui se dégustent avec bonheur et de nombreux éclats de rire ! Comme ce jour où le garçon a dû traquer son vrai reflet, parti en vadrouille, où lorsqu’il s’était transformé en mouche. Ou encore la fois où il s’est fait réprimander par les motifs de son dessin qu’il avait certes un peu bâclé…

Petit Garçon, de Francesco Pittau (illustrations de Catherine Chardonnay), éditions MeMo, 2019.

L’avis d’Isabelle par ici et de Pépita

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Comment ne pas penser aux livres de Claude Ponti dans le cadre de cette sélection ? Dans Ma vallée, les Touims nous transmettent leur enthousiasme à inventer mille jeux, à savourer la vie qui fourmille dans la nature, à nous laisser bercer par le rythme rassurant des saisons qui passent, à rêver sans limite. Claude Ponti a l’art de restituer les chimères les plus savoureuses des enfants, qu’il s’agisse d’aménager un tronc d’arbre, de voler en se laissant emporter par une bourrasque ou de débarquer sur l’Île molle, entièrement comestible…

Ma vallée, de Claude Ponti. L’école des loisirs, 1998.

L’avis d’Isabelle par ici

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Fermons les yeux et laissons-nous également charmer par des poèmes. C’est la promesse d’Agnès Domergue et Cécile Hudrisier dans leur collection de haïkus illustrés d’aquarelles, qui égrainent en 3 vers (et tellement d’évocations) des contes, des fables et des mythes. A se rappeler ces histoires qui peuplent nos souvenirs, on frémit de bonheur !

Il était une fois… Contes en haïku
de Cécile Hudrisier et Agnès Domergue, éditions Thierry Magnier, 2013

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Ou bien laissons-nous bercer par de simples bruits familiers, cocons précieux si doux aux oreilles… Les bruits chez qui j’habite de Claire Cantais et Séverine Vidal. Un bel album découvert à l’occasion d’un swap offert par la Collectionneuse de papillons.

Les Bruits chez qui j’habite,
Claire Cantais et Séverine Vidal,
éditions l’édune, 2014.

L’avis de Lucie à retrouver par ici.

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Les plaisirs minuscules, ce sont aussi des sensations tactiles et visuelles. De véritables trésors, issus de territoires imaginaires. C’est le tiroir où s’accumulent des objets hétéroclites, que l’on aime retrouver, tourner entre ses doigts et observer minutieusement en pensant à des moments magiques, lectures d’enfance et personnages rêvés.

Serez-vous tenté.e.s de fouiller Dans les poches d’Alice, Pinocchio, Cendrillon et les autres… ?

Dans les poches d’Alice, Pinocchio, Cendrillon et les autres…,
Isabelle Simler,
éditions Courtes et Longues, 2015.

L’avis d’Adèle à retrouver par ici.

On prend ainsi beaucoup de plaisir à découvrir les inventions magnifiques de Frédéric Clément (un vrai cabinet de curiosité), qui nous emporte au pays des contes pour dénicher des merveilles. Entrez, entrez dans… le Magasin Zinzin !

Magasin Zinzin, pour fêtes et anniversaires : Aux Merveilles d’Alys,
Frédéric Clément,
éditions 1995

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Les plaisirs minuscules, c’est aussi partager un moment unique entre un grand et un petit… car souvent les grandes choses sont dans les plus petites. Un album que j’aime d’amour !

Quelque chose de grand, Sylvie Neeman & Ingrid Godon
La joie de lire

L’avis de Pépita

Et la joie de lire ? N’est-ce pas un de ces plaisirs intimes, mais essentiel ? S’il y a bien un album qui en parle trop bien, c’est celui-ci et c’est une référence parfaite pour clore ces plaisirs minuscules de la vie !

L’avis de Pépita

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Et vous, vos plaisirs minuscules qui emplissent votre vie, quels sont-ils ?

Nos coups de cœur de novembre

Quelle joie de vous faire partager nos lectures, piochez allégrement pour des idées cadeaux et foncez dans votre petite librairie préférée !

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Ce mois-ci Liraloin vous propose une adaptation BD du célébrissime roman de Roald Dahl. Il s’agit de Sacrées sorcières de Pénélope Bagieu.

Cette BD se déguste comme une friandise. Elle est pleine de douceur, la relation entre la grand-mère est le petit-fils est attendrissante. Acidulée comme l’attitude de cette mamie bling bling qui déteste les vieux et fume comme un pompier. J’ai particulièrement trouvé la Magnanissime sorcière répugnante et sournoise au possible : « Fermez-là !! et ouvrez vos oreilles, je ne veux pas que le boulot soit cochonné ». Le-la jeune lecteur-trice a peur pour le petit garçon, rit du comportement parfois adolescent de la grand-mère. Une BD réussie et qui se dévore comme une confiserie (attention aux bonbons parfum formule 86 qui ont un goût très particulier tout de même…)

Sacrées sorcières de Pénélope Bagieu, Gallimard Bande dessinée, 2020

Voir également les avis de Bouma et d’Isabelle.

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Pour Linda et ses ladies, il y a le très bel album Odette fait des claquettes de Davide Cali. Un texte qui parle de différence et d’acceptation de soi, très joliment illustré par Clothilde Delacroix dont le trait tout en rondeur et le choix des couleurs apporte de la gaieté et un dynamisme chaleureux.

Odette fait des claquettes de Davide Cali et Clothilde Delacroix, Sarbacane, 2020

Son avis est ICI.

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Mais il y a aussi eu un très beau roman de Pierdomenico Baccalario, Les renards du désert qui se veut une chasse au trésor sur fond de drame historique. De la Corse à l’Allemagne, des années 80 à la Seconde guerre mondiale, le récit mêle les genres entre suspens, aventures et enquêtes, et entraîne ses héros à la recherche d’un trésor nazi façon jeux de pistes et codes à décrypter.

Les renards du désert de Pierdomenico Baccalario, Thierry Magnier, 2020

Son avis est à lire ICI.

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Lucie vous propose un album rouge de colère. Difficile d’apprivoiser ses émotions quand on est petit. Heureusement, les livres sont là pour guider les parents et aider les enfants. Dans Le livre en colère, Cédric Ramadier propose aux petits lecteurs des astuces pour calmer un livre très énervé. Astuces que l’on pourra réutiliser lorsqu’on sera en colère à son tour.
Les pages cartonnées et les couleurs vives accrochent l’oeil et emportent l’adhésion.

Le livre en colère de Cédric Ramadier, illustrations de Vincent Bourgeau, L’école des loisirs

Son avis ICI.

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Dans la collection de papillons de Colette, vous pourrez découvrir un beau roman d’amitié : Un caillou au fond de la poche, de Florence Cochet publié aux éditions Actes Sud junior. Le collège, la famille, la magie, le pouvoir des mots… autant d’ingrédients pour un récit à garder sur soi comme un porte-bonheur réconfortant.

Un caillou au fond de la poche de Florence Cochet, Actes Sud Junior, 2019.

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Sur le Petit Bout d’étagères de Bouma, on retrouve Animaux sans queue ni tête, un magnifique album aux accents de catalogue animalier qui joue avec humour et irrévérence des différences de chacun. Et si vous ne connaissez pas encore le travail de Camille de Cussac, c’est l’occasion de découvrir le talent de cette autrice/illustratrice qui manie la couleur comme personne. Un album à mettre dans les mains des enfants dès 3/4 ans et jusqu’à 99 ans !

Animaux sans queue ni tête de Camille de Cussac, Seuil jeunesse, 2020

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Pépita et son Méli-Mélo de livres ont déroulé tout le mois de novembre le fil rouge des droits de l’enfant et parmi les références pour les illustrer, voici un album des éditions Rue du monde qui trouvera écho pour chacun de nous en ces temps de confins. Un album qui célèbre l’importance essentielle de la culture sous toutes ses formes.

Tous les enfants ont droit à la culture/Alain Serres et Aurélia Fronty.-Rue du Monde

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Parmi les lectures qui ont marqué novembre sur L’île aux trésors, Isabelle pense immédiatement à Tumée, l’enfant élastique, de Marion Achard. Un roman qui, par la magie des mots, nous transporte en Mongolie et dans la tête d’une contorsionniste. Fascinant et captivant !

Tumée, l’enfant élastique, de Marion Achard, Actes Sud Junior, 2020.

Son avis à découvrir par ICI !

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Et vous, un coup de cœur à partager ?