La presse, à la une !

Quel plaisir, pour les petits (comme pour les grands) de trouver dans sa boîte aux lettres le nouveau numéro de son magazine ou son journal à soi ! Heureusement, on peut aussi en découvrir au coin presse de la médiathèque (et emprunter une pile d’anciens numéros, en espérant que tous les jeux ne seront pas crayonnés) ou au CDI (c’est bien pratique à feuilleter le temps d’une récré).

Depuis quelques mois, on se dit entre copinautes qu’une sélection sur la presse jeunesse serait la bienvenue pour présenter nos découvertes, nos préférences et nos expériences d’abonnement. Mais parmi toute l’offre en kiosque, quelles parutions mettre à l’honneur ? Alors, plutôt que de suggérer un ou deux titres par âge, nous vous proposons une sélection thématique ou chacun.e devrait trouver son bonheur.

Commençons par l’actualité

Dong ! est une très belle revue destinée aux jeunes de 10 – 15 ans qui permet d’aborder l’actualité à travers des reportages et des témoignages de qualité, dont la rédaction nous rappelle l’importance de l’investigation. Les illustrations qui accompagnent reportages et entretiens sont particulièrement originales et soignées. Pour vous faire votre propre idée, vous pourrez découvrir cette revue ici.

Dong ! 4 numéros par an
48€/an

TOPO, édité par Topolino, est une superbe revue bimestrielle composée de bandes dessinées sur des sujets d’actualité variés, à partager en famille. Un grand reportage offre un regard détaillé sur un fait international. Nous aimons entre autres les rubriques « c’est quoi, ce travail ? » qui présente une profession en suivant une personne qui l’exerce, « sans cliché » qui analyse une photo de presse, « clair et net » qui informe sur les tendances de la toile et « cash sex » qui aborde une facette de la sexualité sans tabou.

Topo, 6 numéros par an, 75 €/an

Pour vous faire une idée, quelques reportages sont disponibles intégralement en ligne ici.

• Le Petit Quotidien est un journal d’informations papier ou numérique de 4 pages qui permet aux 6-9 ans de s’informer, « un peu comme les adultes ». Il est composé d’une information principale, présentée sur la Une et développée dans la double page intérieure. Cette information porte essentiellement sur les enfants, les animaux, les régions du monde ou les métiers. Quand un sujet difficile est abordé (guerre, catastrophe naturelle, pandémie…), l’équipe de rédaction l’indique sur la Une et invite ses lecteurs à se faire accompagner par un adulte dans leur lecture.

Nous apprécions le lexique expliquant les mots compliqués et le planisphère indiquant la localisation de toutes les informations évoquées.

Sur la dernière page, on trouve une bande dessinée humoristique Scoupe et Tourbillon de Philippe Malausséna, souvent en lien avec l’information mise en avant.

Le Petit Quotidien est proposé à la vente avec le supplément hebdomadaire My Little Weekly. Conçu sur le même modèle que Le Petit Quotidien, ce journal est intégralement traduit en français, ce qui en réduit considérablement l’intérêt.

En revanche, Les Fiches du Petit Quotidien sont des dossiers thématiques remarquablement biens faits et très complets.

• Mon quotidien est le journal d’actualité qui prend le relais de Le Petit Quotidien en s’adressant aux enfants de 10 à 13 ans. Il se présente sous la forme d’un feuillet de huit pages.

L’information principale présentée à la Une est développée sur la premières double page, très souvent scientifique, cette information peut aussi être géographique, historique, sportive ou aborder une question de société. La double page suivante aborde l’actualité en France, elle est suivie d’une page sur l’actualité dans le monde. Enfin les deux dernières pages sont consacrés aux lecteurs avec des avis sur un livre, une présentation d’une jeune rédacteur en chef et la réponse à une question posé à l’équipe.

Outre le fait que ce journal permet d’aborder l’actualité avec les enfants, nous aimons son format, l’humour des petites bandes dessinées, le lexique qui vient expliquer les mots compliqués et l’événement historiques du jour proposé en première page, ainsi que le supplément photos thématiques qui accompagnent le journal ponctuellement.

Give me Five est une application, développée par Phosphore, qui mérite le détour car elle permet de découvrir gratuitement en 5 minutes 5 actus de la semaine, clairement présentées. Une question de lecteur/lectrice et des liens donnent aussi l’occasion d’approfondir ses connaissances sur les sujets proposés.

Pour observer la nature

La Petite Salamandre, pour les petits explorateurs de la nature entre 4 et 7 ans, est une revue qui s’articule autour d’un dossier consacré à un animal. On y découvre aussi des jeux, des recettes, des bricolages, une fiction et au cœur de la revue un très beau poster. Et sur le site de la revue, il y a plein de petits bonus !

Petite Salamandre, 6 numéros, 29€/an.

• Salamandre Junior, pour les explorateurs nature de 8 à 12 ans, a la même construction que sa petite sœur. Le contenu est plus poussé pour convenir à un lectorat plus grand.

Salamandre Junior, 6 numéros, 29€/an.

Wapiti est un magazine idéal pour les amoureux de la nature ! On adore les splendides reportages photo sur les animaux, les posters et fiches-animaux détachables, les BD, les infos incroyables sur la nature au sens large. Et les hors-série « mission sciences », ludiques et passionnants. La nouvelle formule lancée en 2020 est très agréable à lire.

Wapiti, 12 numéros, 64€ (94€ pour recevoir aussi les six hors-série)

Et les arts

• Les enfants sont sensibles à l’art et oui, il y a une revue qui aborde la découverte artistique : Olalar. Destinée aux 4-7 ans, très pédagogique, elle aborde chaque mois un dossier sur un peintre, une civilisation, et Noé et Lisa nous embarquent dans leurs découvertes des musées, une belle façon de voyager en lisant. Des jeux et des bricolages complètent le tout. J’apprécie beaucoup cette revue, je tiens à l’avoir dans un fonds de médiathèque même s’il est nécessaire de la faire connaître.

Olalar, 11 numéros par an, 55€/an

Dada, une revue de papier glacé aussi précieuse qu’un beau livre pour s’initier à l’histoire de l’art en famille. Cette revue permet de découvrir toutes les formes d’art, non seulement la peinture, mais aussi la sculpture, la photographie, le street art, le cinéma (un de nos numéros préférés est celui consacré à l’œuvre de Miyasaki !) Dans chaque numéro un dossier très fourni consacré à un.e artiste mais aussi des ateliers plastiques pour expérimenter la matière à la manière de l’artiste du numéro en question.

9 numéros thématiques par an,
59 €/an

Des titres touche-à-tout pour retrouver un peu tout cela à la fois !

Astrapi, c’est une mine d’idées, d’infos et d’invitations à la réflexion, au voyage et au bricolage ! Une lecture très ludique et pleine de bonne humeur, où les Astrapiens ont plaisir à retrouver, deux fois par mois, des séries BD, des énigmes et des jeux, mais aussi des réponses éclairantes aux questions qui se posent. Et bien sûr la légendaire et incontournable page finale des TRUC astuces.

Astrapi, 22 numéros/ an, 105€ (117€ pour recevoir également trois hors-série)

L’éléphant junior se présente comme une revue de culture générale. Dit comme ça, ça n’a pas l’air forcément hyper rigolo, mais cette nouvelle revue est incontestablement une lecture ludique et très plaisante, avec des énigmes à résoudre, de chouettes infographies et des reportage aux thématiques très variées. Un excellent choix pour les petit.e.s curieux.ses qui s’intéressent à tout !

L’éléphant junior, 6 numéros par an, 50€

Enfin, pour lire et se divertir

J’aime lire chez Bayard-Jeunesse, un grand classique mensuel qui nous a bercées et fait encore rêver nos enfants avec ses belles histoires, ses jeux, ses BD, ses infos culturelles et ses défis. On le conseille donc volontiers.

J’aime lire, 12 numéros par an, 60 €/an

• Et pour les lectrices et les lecteurs débutants, Bayard a pensé à tout avec Mes premiers j’aime lire. On y trouve un épisode de la BD Emile et Margot, un gag d’Anatole Latuile, une histoire à lire à deux (notre moment préféré avec mon presque 7 ans), un roman court dont certains mots sont expliqués et illustrés dans la rubrique « Le Petit dico », une poésie et des jeux. Pour accompagner son enfant lors de son entrée dans le monde de la lecture, ce magazine est idéal. Et en bonus, l’enfant pourra écouter un CD avec le roman lu à haute voix. Pour feuilleter un extrait de ce magazine, rendez-vous par là.

Mes premiers j’aime lire, 12 numéros par an,72 €/an

TétrasLire est un magazine indépendant qui propose de découvrir de grands auteurs de la littérature à travers des nouvelles ou des extraits de roman. Destinés aux lecteurs de 8 à 12 ans, chaque numéro propose d’entrer dans la lecture en variant les styles, les thèmes et les niveaux de lecture. Les textes sont proposés dans leur version originale, non simplifiée ou adaptée. Chaque numéro propose un dossier en lien avec l’artiste et/ou du thème du numéro, un bricolage, un conte et des idées de lectures et de sorties pour aller plus loin.

TétrasLire, 12 numéros, 64€/an

Curionautes des sciences – 8/12 ans : Embarque pour l’aventure scientifique ! Pourquoi ? », « Depuis quand ? », « Comment ça marche ? » Votre enfant est curieux et attend des réponses ? Il est prêt à rejoindre les Curionautes ! Avec une bande de filles et de garçons qui lui ressemblent et une mascotte rigolote, votre enfant vit de fabuleuses aventures, tout en découvrant la démarche scientifique. Il renforce son esprit critique.

Il est acteur des sciences à travers de multiples disciplines : astronomie, biologie, mathématiques, histoire, etc. Ce qui semblait compliqué devient simple, clair et accessible. Le pari des Curionautes : intéresser tous les enfants à la science, grâce à un juste équilibre entre récits ludiques et notions scientifiques.

Curionautes des sciences
10 numéros, 59 €/an

Nous espérons que tous ces titres vous auront donné des idées et que vous aurez plaisir à découvrir ces magazines ! N’hésitez pas à nous faire partager les lectures appréciées par les jeunes lecteurs et lectrices de votre entourage.

Lecture d’enfant # 33 : Le Mystère des pingouins

Je m’appelle Théo, j’ai 8 ans, je suis en CM1 et j’ai envie de vous parler d’un livre que j’ai lu cet été : Le Mystère des pingouins.

Le héros de ce roman est un écolier japonais qui veut toujours tout connaître. Un jour, en allant à l’école, il voit qu’il y a plein de pingouins, alors il décide de faire des recherches pour comprendre d’où ils viennent.

Le Mystère des pingouins de Tomihiko Morimi, Ynnis Editions

Qu’est-ce qui t’a donné envie de lire ce livre ?

La couverture, que je trouve très drôle.
Au dessus, il est écrit « L’apocalypse, d’accord, mais avec des pingouins… ».
En fait, il n’y a pas vraiment d’apocalypse, et je préfère ça.

Qu’as-tu aimé dans cette histoire ?

J’ai aimé que l’histoire se passe au Japon, ça change. Il y a beaucoup d’aventures et on peut faire l’enquête en même temps que Aoyama, le héros.
Même si c’est un peu bizarre, avec des pingouins qui apparaissent et disparaissent alors que le Japon est loin de la banquise, et d’autres phénomènes étranges, c’est un livre vraiment bien.

Connaissais-tu le Japon avant de lire ce livre ?

Je n’y suis jamais allé, mais je connais un peu : j’ai déjà mangé du yaki soba, du curry, j’ai un yukata, alors je sais ce que c’est. Mais comme il n’y a pas de notes de bas de pages, si on ne connait pas du tout ça peut être compliqué.

Quel est ton personnage préféré ?

J’aime bien Aoyama, le héros, parce qu’il reste tout le temps calme et qu’il n’abandonne jamais, même quand la situation est compliquée. Pourtant il a des problèmes avec des élèves de sa classe parce qu’ils sont jaloux de son intelligence.
Il est un peu prétentieux parce qu’il est très doué et qu’il le sait. Mais ça ne m’a pas agacé parce qu’il est gentil, et qu’il veut tout le temps s’améliorer en faisant des recherches à la bibliothèque.

Quel est ton passage préféré ?

J’ai aimé quand Aoyama se rend compte qu’il y a un lien entre les événements en relisant ce qu’il a noté dans son cahier.
Mais le passage qui m’a le plus fait rire, c’est quand il se venge de Suzuki (un des enfants qui l’embêtent à l’école) en lui racontant des horreurs, chez le dentiste. C’est drôle parce que Suzuki est un costaud et qu’il se met à pleurer.

Nos coups de cœur de l’été

Cet été, il a fait beau, il a fait chaud. Et forcément, pour les dévoreuses de livres que nous sommes, les lectures ont eu une place de choix.

Voici un petit florilège de nos lectures préférées !

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Pour Claudia, C’est un plongeon dans l’univers de la télé-réalité et ses dangers.
Un roman efficace et accessible à tous, particulièrement aux adolescents.
Un livre court et réussi qui en dit long sur le sujet ! 

Ma story de Julien Dufresne-Lamy
Editions Magnard Jeunesse

Son avis est ICI.

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Un autre coup de cœur pour Claudia et sa fille Louisa, 11 ans, avec ce roman d’aventures qui nous transporte dans un monde irréel et fabuleux ! Une histoire captivante, remplie de péripéties et de mystères, avec des rebondissements et de l’action en continu. Un régal !

Bienvenue à Oswald de Célia Garino
Editions Courtes et Longues

Son avis est ICI.

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Pour Lucie et son fils, Le Mystère des pingouins a été l’occasion de voyager au Japon cet été. Entre sa fantastique enquête sur l’apparition de pingouins et sa couverture hypnotique, le best seller de Tomihiko Morimi les a enchantés. Leur avis ICI.

Le Mystère des pingouins de Tomihiko Morimi, Ynnis Editions

Ce roman a été adapté en manga (3 tomes) et en film d’animation.

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Avec 11 romans lus sur trois semaines de congés, très difficile de choisir pour Pépita ! Son blog MéLI-MéLO de livres n’a jamais aussi bien porté son nom… Je ne vais pas mettre à nouveau en lumière des romans mis en coups de cœur par mes comparses sous cette rubrique, alors je choisis une nouveauté toute fraiche qui me donne envie de lire le roman pour adultes publié avant lui : Murène de Valentine Goby Chez Actes Sud.

L’anguille de la même autrice chez Thierry Magnier, nous parle de différence, de situation de handicap, mais aussi d’amitié, de joie, de résilience et de REGARD : car oui, tout est toujours question de regard sur soi et des autres. Un roman que j’ai lu d’une traite tant Camille et Halis vous emportent dans leur sillage. Je ne l’ai pas encore chroniqué sur mon blog mais allez-y les yeux ouverts !

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Pour Solectrice, c’est une BD pleine d’humanité, qui l’a emporté sur la demi-douzaine de romans, pourtant savoureux, dévorés cet été.

A la vie ! de l’Homme étoilé, chez Calmann Lévy, comme son titre l’indique, c’est une ode, une formule qui invite à profiter jusqu’au bout de tous les bons moments. Voici la devise de cet infirmier en soins palliatifs qui nous dévoile son quotidien enchanté, entre sourires et larmes. Si elles ne sont pas spécialement destinées à la jeunesse, ces planches émouvantes et drôles peuvent être partagées à tout âge sans modération.

Instants de vie croqués, à retrouver aussi sur Instagram.

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Pendant les vacances, l’île aux trésors a débordé de belles lectures… S’il ne fallait en retenir qu’une, ce serait L’incroyable histoire du homard qui sauva sa carapace, de Thomas Gerbeaux, illustré par Pauline Kerleroux (La Joie de Lire, 2020). Ce petit livre se lit comme un roman d’aventure addictif, une perche tendue à nos consciences, un hymne à la liberté, à la joie de la rencontre et à la solidarité. La littérature jeunesse à son meilleur !

L’incroyable histoire du homard qui sauva sa carapace, de Thomas Gerbeaux. La Joie de Lire

L’avis d’Isabelle ICI.

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Pour Linda, les coups de cœur ont été nombreux cet été. Faire un choix n’a pas été facile mais c’est probablement un été en liberté qui a été la lecture la plus touchante de ces vacances. Entre nostalgie et florilège émotionnel, l’histoire est douce comme un baiser, légère comme une caresse, on suit les premiers émois d’une adolescente qui rencontre son âme sœur.

un été en liberté, de Mélnaie Edwards. Bayard

Son avis est ICI.

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Pour Bouma, il n’a pas été difficile de choisir. Son cœur s’est arrêté le temps de la lecture de Heartstopper d’Alice Oseman. Il s’agit d’un comics touchant et délicat au trait vif. On y découvre les premiers émois amoureux d’un adolescent en quête de son identité sexuelle. Premier tome d’une série, il n’y a plus qu’à se plonger dans les tomes suivants.

Heartstopper T.1 d’Alice Oseman, Hachette, 2019

Son avis ICI

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Enfin, nous voulions partager un nouveau coup de cœur commun.
Cet été nous avons été nombreuses à craquer pour Alma : Le vent se lève de Timothée de Fombelle, magnifiquement illustré par François Place. Le premier tome de ce qui s’annonce comme une fresque sur l’esclavage entre trois continents nous a fait vibrer aux côtés de son héroïne au caractère bien trempé. Ce roman sera d’ailleurs très prochainement l’objet d’une lecture commune !

Alma : Le vent se lève de Timothée de Fombelle, Gallimard Jeunesse

Les avis d’Isabelle et de Lucie.

Billet d’été : éveiller ses sens …

Ce n’est vraiment pas facile de passer la dernière pour ces billets d’été 2020 tous aussi passionnants les uns que les autres !

Vous avez dû remarquer que deux fils ont été déroulés : focus sur des livres reçus lors de notre Green swap d’été et le monde d’après (confinement oblige !). Au choix pour nous toutes.

J’ai donc décidé, étant la dernière, de relier les deux, comme une façon de fermer cette période ou au contraire de l’ouvrir vers d’autres perspectives.

Tout est donc venu du superbe swap que j’ai reçu de la part de Frédérique du blog Liraloin avec un livre comme une bombe : Le goût du baiser de Camille Emmanuelle Editions Thierry Magnier, collection L’Ardeur.

« Regarder la vie en face, toujours la vie et la reconnaître pour ce qu’elle est.
Enfin, l’aimer pour ce qu’elle est et la mettre derrière soi. »
Virginia WOOLF
Editions Thierry Magnier

Je ne vais pas ici ré-écrire une chronique (elle est déjà sur mon blog LA) ni m’improviser Maïa Mazaurette ! (Voir ses superbes chroniques dans le journal Le Monde) mais tenter de prendre de la hauteur : car des baisers, on en a manqué. Collectivement je veux dire. Du tactile, de la douceur, de la barbe qui pique, de la peau qui colle, de la bave de tout-petit, de rides comme des parchemins, …de l’humain quoi ! Car oui, ce que nous a enseigné cette période, c’est cela : ce besoin viscéral de se toucher, de se sourire, de s’écouter (en dehors des écrans), de se rencontrer sans arrière-plan de scenarii catastrophes,..alors que le machin nous en empêche.

Nous étions amputés et le sommes toujours. Sens dessus dessous. Comme Aurore dans le roman, qui n’a plus ni goût ni odorat.

En même temps, c’est une période qui nous a mené à pas mal d’introspection : à savourer le rythme de la nature, à écouter le silence (sans avions ni voitures), à observer la renaissance du printemps, à réfléchir à son mode de vie, à se prendre la tête entre quatre murs (quand on n’a pas la chance d’avoir un jardin mais c’est aussi contraignant un jardin, bref, je m’égare), à jongler entre enfants et boulot, à avoir envie de jeter les écrans trop chronophages et qui « remplaçaient » tout ça, (vraiment ?)…

A redéfinir ses priorités en fait. Comme Aurore dans le roman, qui décide de prendre sa vie en main, de sortir de sa coquille, d’aller vers l’inconnu et de re-naître.

Et de s’apercevoir qu’avec une certaine forme de liberté retrouvée, le naturel risque de revenir au galop : j’essaie de me souvenir de cette période qui a certes été violente, longue et incertaine, mais qui avait aussi un autre GOÛT.

Celui d’un espoir. Comme Aurore, qui en rencontrant d’autres personnes -et un en particulier-s’autorise enfin une autre forme de plaisir, bien au-delà de son propre espoir.

Pour le monde d’aujourd’hui, éveillons donc nos sens au sens large, même s’ils sont anesthésiés par les gestes barrières (elle est pas top cette expression hein ? Et si on disait plutôt gestes protecteurs ?), même s’ils constituent le seul rempart connu et qu’il est donc nécessaire de les appliquer.

N’ajoutons pas d’autres barrières mais au contraire transformons-les en du positif ! Ce n’est rien d’autre que le message de ce magnifique roman à travers le parcours de son héroïne. Alors à défaut de s’embrasser, EmbraSons-nous !

Il me reste à vous souhaiter une belle rentrée ! Pleine de nouveautés, de retrouvailles, d’envies, de sourires avec les yeux, de bonjours avec les mains (LSF), de baisers comme des papillons, et de patience… vers des jours meilleurs que nous devons espérer et surtout construire par nos comportements plus responsables envers la nature et les autres.

Et ça, c’était le but de notre Green Swap ! La boucle est bouclée ? … Non, elle chemine !

Billet d’été : Sous la mer…

La fin de l’été approche. L’envie de retrouver la mer se fait à nouveau ressentir… La grande bleue vous manque ?! Venez alors vous plonger dans ces deux superbes ouvrages !

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Le monde marin comme vous ne l’avez jamais vu ! 

Un magnifique voyage dans les mers et océans du globe pour s’émerveiller des beautés et des richesses de la nature et sensibiliser en douceur les enfants aux enjeux écologiques.
Chaque double page magistralement illustrée présente un milieu marin avec son écosystème fourmillant de vie. L’enfant observe, découvre, s’émerveille et débusque tous les animaux camouflés dans l’image.
Avec 4 pages pour en savoir plus sur l’incroyable faune et flore des mers du monde, des mammifères géants aux plus minuscules mollusques.

 Un album géant qui vous fait voyager ! Partez à la découverte d’un monde insoupçonnable avec ses fonds marins d’une beauté incroyable !

Océans

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Employée dans un parc océanographique, Elfie, 18 ans, devient rapidement dresseuse d’orques. Mais alors qu’elle nous raconte sa relation privilégiée avec l’une d’entre elles, Titan Noir, une autre voix dresse un panorama terrifiant de ces parcs… et nous dévoile l’identité réelle de cette orque. Inspiré de l’histoire d’un vrai cétacé, le roman de Florence Aubry s’inscrit dans les campagnes actuelles appelant à la fermeture des parcs aquatiques, où le spectacle de divertissement repose sur la captivité et la souffrance des animaux. Un roman bouleversant sur la condition animale.

Un livre « intelligent » qui permet de comprendre, de s’interroger, de se documenter sur la maltraitance animale et sur l’envers du décor de certains parcs animaliers.

Titan noir

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Bonne lecture à tous…