Janvier : un mois que nous avons voulu chaleureux grâce à notre Swap de début d’année, engagé aux côtés de l’édition indépendante, joyeux en compagnie de Monsieur Tullet. Janvier, un mois pour s’élancer. Malgré les masques qui entravent les ailes de nos sourires. Malgré les couvre-feux qui nous empêchent d’attiser les incendies des joies du spectacle vivant, des amitiés frivoles et des amours brûlantes. Janvier donc. Un mois pour écouter plus que jamais nos coups de cœur tambouriner.
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Pour Colette, l’année a commencé en compagnie de Marie et Bronia, deux sœurs incroyables, vibrantes, persévérantes et tellement intelligentes ! Des filles reconnaissantes, des amoureuses passionnées, des mères bienveillantes et surtout des femmes engagées de tout leur être à mieux comprendre le monde pour pouvoir le transformer. Deux femmes infiniment puissantes.
Marie et Bronia, le pacte des soeurs, Natacha Henry, Albin Michel, Litt’.
En Mars, mois que nous consacrerons aux femmes inspirantes, on vous en livrera une lecture commune en tête à tête avec Frédérique.
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Ce mois de janvier a été l’occasion pour Lucie de découvrir quelques livres de la sélection pour le prix UNICEF 2021, dont le thème est « Au fil des émotions ». De ces ouvrages d’une grande qualité s’est détaché Le train fantôme. Dans cet album, Didier Lévy nous entraine aux côtés de Lina, partie à la recherche de son grand frère qui a quitté le domicile familial suite à une dispute avec leurs parents. Les illustrations « à la manière noire » de Pierre Vaquez fourmillent de détails et évoquent irrésistiblement l’univers du réalisateur Tom Burton. Un album sombre mais d’une grande délicatesse sur les difficultés de communication et la perte d’un être cher.
Le Train Fantôme de Didier Lévy, Sarbacane
Son avis et celui de Ladythat avec un aperçu des magnifiques illustrations.
Pépita et son MéLi-MéLo de livres ont vibré à la lecture de ce roman solaire et lumineux : une infusion d’humanité sur ces liens qui nous échappent, qu’on se créé, qu’on défait sans savoir que nous sommes nous aussi unis par des constellations. A lire absolument !
A quoi rêvent les étoiles de Manon Fargetton, Gallimard jeunesse
Ce mois-ci, Isabelle n’a pas pu se décider et elle partage donc son coup de cœur entre un roman et un album ! Le roman du mois est donc L’Ickabog, une histoire aux allures de conte sur laquelle plane une créature de légende : conte pour enfants ou menace réelle ? À lire pour l’univers décalé, l’aventure, le mystère et une réflexion fort pertinente sur l’irrationalité de certaines peurs et de leur instrumentalisation à des fins de pouvoir. Ça commence avec les Père Fouettard et autres mythes inventés pour impressionner les enfants, et ça finit avec les marchands de peur qui font leur commerce politique en pointant des menaces largement déconnectées de la réalité – quand il ne s’agit pas purement et simplement de fake news. Les dangers les plus grands ne sont pas toujours là on les attend !
L’Ickabog, de J.K. Rowling, Gallimard Jeunesse, 2020
Et en album, la lecture du mois fait écho à nos meilleurs chimères : n’avez-vous jamais rêvé de concocter un gâteau incroyabilicieux, avec ce qu’il faut de crèmes parfumées, de chocolat, de meringues et de sucre glace ? Une création suffisamment colossale pour que vous puissiez y organiser une grande FÊTE avec TOUS vos copains (célébrités et amis imaginaires compris) ? Le projet serait d’autant plus savoureux qu’il serait exécuté collectivement, avec la multitude de vos camarades poussins ! Cette fête inoubliable qui prend une dimension particulière dans la période actuelle, Claude Ponti l’a créée pour vous avec ce classique gourmand et réjouissant, à découvrir absolument dans la nouvelle édition géante parue récemment chez L’école des loisirs !
Blaise et le Château d’Anne Hiversère, de Claude Ponti. L’École des loisirs, édition géante de 2020.
Liraloin se prend pour une guerrière (ce qui lui arrive souvent) et vous parle de la série Bergères Guerrières de Jonathan Garnier & Amélie Fléchais.
Molly vit seule avec sa maman dans un petit village qui n’a rien à envier à Astérix. Elle fait partie des Bergères Guerrières, un groupe de petite fille en apprentissage : « Nouvelles recrues ! vous avez maintenant l’âge d’intégrer la formation pour devenir un membre de l’ordre. Vous êtes nées il y a dix ans, en cette sombre année, mais vous représentez l’espoir et le renouveau. » Peu d’hommes sont restés au village, les autres ont disparu, jamais revenu d’une guerre aux confins du territoire que l’on appelle « Terres Mortes ». Afin de parfaire leur apprentissage, Molly et son fidèle destrier Barbe Noire ainsi que toutes ses amies partent en mission. C’était sans compter sur Liam, son meilleur ami, venu durcir les rangs car lui aussi veut devenir une Bergère Guerrière…
Les trois premiers volumes de cette série sont très riches en aventures et rebondissements. Si l’action se focalise sur les personnages principaux : Molly et Liam, leur amitié est renforcée par tous les autres personnages qui apportent une belle dynamique à cette BD. Les intrigues s’entremêlent bien et la magie apporte du frisson.
La relève : volume 1, la menace : volume 2 et le périple : volume 3 nous annonce une suite tumultueuse !
Bergères Guerrières de Jonathan Garnier & Amélie Fléchais, Glénat, 2017-2019
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Chez Bouma, c’est un album qui a su séduire petits et grands par le talent indéniable qu’il s’en dégage. On y suit un conducteur de camion s’arrêtant sur le bas côté d’une route de montagne. Il semble à la recherche de quelque chose et ce que l’on va découvrir avec lui au fil des pages est très loin de ce que l’on aurait pu imaginer.
La Montagne de Manuel Marsol et Carmen Chica, Les Fourmis rouges, 2018
Véritable ode à l’imagination, le talent de raconteur des auteurs prend forme au fur et à mesure que l’on découvre les illustrations, magnifiques, pleines de sens et de couleurs. Manuel Marsol a d’ailleurs remporté le 8e Prix International de l’Illustration de la Foire de Bologne pour cet album. On ne saurait donc que vous en recommander la lecture.
Chez Linda, c’est l’histoire de Winnie qui a su séduire Lady et Petite Lady. S’inspirant des histoires de sa famille, Lindsay Mattick écrit à quatre mains, avec Josh Greenhut, un récit touchant, débordant d’amitié et d’humanisme sur fond de Première Guerre Mondiale. Elle revient sur l’histoire de Winnipeg, une ourse noire adoptée au Canada par un jeune soldat qui l’emmena en Europe comme mascotte de son régiment avant de la placer au zoo de Londres où elle devint la mascotte des londoniens et notamment celle d’un jeune garçon prénommé Christopher Robin, fils de l’auteur A.A. Milne.
Winnie et la Grande Guerre de Lindsay Mattick & Josh Greenhut, l’école des loisirs, 2020.
Dans notre panthéon des classiques de la littérature jeunesse, il est un auteur incroyablement inspirant, prolifique, joyeux et innovant, c’est Hervé Tullet. Que d’ingéniosité graphique, que de jeux avec la matière, la couleur, les formes et les mots ! Nous ne pouvions résister à vous présenter son travail en ce début d’année que nous vous souhaitons, à l’image d’une aventure de Turlututu, pleine de surprises !
Pour aller plus loin à la découverte de cet auteur hors du commun, n’hésitez pas à visiter son blog.
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Il est malheureusement épuisé, mais disponible dans de nombreuses bibliothèques : Lucie a choisi dix raisons de vous amuser avec Jeu de lumière.
Jeu de lumière, Panama, 2006
1. Parce que, comme toujours avec Hervé Tullet, la magie surgit de trois fois rien : une page découpée, un calque, une petite lampe… et le livre prend vie. 2. Parce que rien n’est plus simple, ni plus beau, qu’une ombre projetée dans la pénombre d’une chambre d’enfant. 3. Parce qu’en quelques phrases toutes simples et sans rien imposer, Hervé Tullet suggère des situations pleines de poésie. Grâce à lui : 4. Les fleurs poussent au plafond… 5. Et les poissons dansent sur les murs ! 6. Mais l’enfant peut aussi décider que ce soit le contraire. 7. Parce que les livres d’Hervé Tullet permettent de développer la créativité des enfants, qui peuvent se les approprier sans peine. 8. Parce que « pour ce jeu de lumière un adulte est nécessaire » et quoi de mieux que ces moments d’histoires partagées ? 9. Parce que c’est un livre qui fait rêver, idéal pour le moment du coucher. 10. Et pour ceux qui ne veulent pas (encore) éteindre la lumière, Hervé Tullet a aussi publié « Jeu d’ombres » et « Jeu dans le noir »
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Un livre est un album phénomène, best-seller plébiscité par les enfants du monde entier – et, dès leurs premiers mois, par les moussaillons d’Isabelle. Voilà pourquoi, en dix points !
Un livre, Bayard Jeunesse, 2010.
Parce que c’est un livre qui vous fera croire que la magie existe – et ça juste avec de petits ronds de couleur !
Parce que le principe est aussi simple que génial : on suit une consigne, on tourne la page et on s’émerveille de voir que la magie a opéré…
Pour la créativité réjouissante avec laquelle Hervé Tullet exploite ce principe simple.
Pour les petites exclamations pleines de bonne humeur qui ponctuent le texte : « Hum joli ! Bravo ! On y va ? »
Pour le plaisir de frotter, pencher, secouer et souffler sur le livre…
… et de le voir obéir au doigt et à l’œil, avec ces petits ronds qui se multiplient en plusieurs couleurs, s’éparpillent, glissent à gauche puis à droite lorsqu’on penche le livre, puis se remettent en ordre…
Pour la curiosité, la surprise, la jubilation procurées par ces expériences qui nous prennent de court de la première à la dernière page.
Pour la malice avec laquelle l’auteur détourne nos usages des nouvelles technologies et montre qu’un livre surpasse encore une tablette en magie !
Pour le final qui ne peut que susciter l’incontournable : « Encore ! »
Pour le succès assuré (deux millions de lecteurs conquis dans le monde tout de même) qui ne se démentit pas quand les enfants grandissent – dix ans plus tard, l’enthousiasme est intact chez moi !
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Moi c’est blop ! est paru en 2005 aux éditions Panama et depuis il a été régulièrement réédité, normal me direz-vous car ce livre est surprenant et inventif ! Liraloin vous en dit plus en 10 raisons.
Moi, c’est blop !, Phaïdon, 2015
Parce que la forme du livre est une invitation au jeu.
Parce que blop est une fleur ou une forme qui ressemble à un trèfle à quatre feuilles. Il paraît que ça porte bonheur.
Parce qu’Hervé Tullet débute cette histoire avec un blop noir et un autre blanc. Ces derniers sont des échos à Noir sur blanc – Blanc sur noir de Tana Hoban).
Parce que notre blop va grandir, découvrir et prendre de la couleur.
Parce que ces mélanges de couleur sont accentués par le jeu des pages transparentes. Un régal !
Parce que blop peut mener une vie tout à fait normale : faire la ronde, être en classe et puis être complétement inspiré lors d’une visite au musée ou se fondre dans le décor pour incarner une étoile ou un rocher à la montagne. Et pourquoi pas devenir un animal tant qu’on y est ?
Parce que l’enfant va facilement s’identifier à cette forme.
Parce qu’Hervé Tullet crée du jeu, son terrain favori, en exploitant la petite enfance en passant par l’éveil, la vie en société.
Parce que le jeune lecteur va s’amuser avec les couleurs et les formes dans les situations de la vie quotidienne.
Parce qu’Hervé Tullet est un magicien !
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Oh ! Un livre qui fait des sons : si c’est pas jubilatoire un truc pareil ?
Parce que mettre la musique de façon ludique dans un livre, il fallait y penser et il n’y a que Hervé Tullet pour ça !
Parce que ça marche : ce livre fait VRAIMENT des sons ! Sans puce sonore, sans rien d’autre que le livre et le petit lecteur-musicien,
Parce qu’on retrouve ces points colorés : un concept épatant et si facile d’accès,
Parce que qui côtoie de jeunes enfants sait parfaitement qu’ils vont s’en saisir mille fois mieux que nous,
Parce que ce livre a différents niveaux d’appropriation : le son associé à une couleur, et progressivement il introduit des éléments liés à la musique : portée, notes, tonalités, écriture musicale qui investit la page,
Parce que faire de la musique en s’amusant, il n’y a rien de plus amusant même si on y connait rien,
Parce que cette approche permet de jouer, de rire, de se surprendre,
Parce qu’on finit par chanter en modulant sa voix, en s’appliquant, en tentant diverses expériences, ou en faisant les fous,
Parce que les sons sont partout et que là, ils prennent corps,
Parce que c’est beau tout simplement !
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Coucou ! C’est moi Turlututu : en voilà un personnage étrange qui ne manquera pas d’intriguer ses lecteurs et ses lectrices !
10 raisons de s’offrir une lecture partagée selon Colette, la collectionneuse de papillons (et de jolies histoires).
Parce que franchement quel personnage troublant ce Turlututu ! Mi Cyclope mi roi du monde, il est l’œil qui nous fixe de l’autre côté de la page blanche !
Parce que quel plaisir de répéter à chaque page ce nom aux sonorités désopilantes, un tantinet régressives. Turlututu, onomatopée qui mime le son strident de la « flûte, du pipeau, du fifre, du mirliton ». Turlututu, joie de la musicalité de la langue.
Parce que, comme toujours avec les livres de Tullet, vive l’interactivité ! Pas une page sans que nous ne soyons invité.e.s à faire des choix, à dialoguer avec le héros, et même à se faire piéger.
Parce que l’auteur arrive à créer une véritable et précieuse connivence entre la lectrice/le lecteur et son personnage de papier, l’enfant y est notamment invité à se jouer de l’adulte qui lit le livre, le trio enfant-parent-personnage étant ici explicitement mis en scène.
Parce que c’est une explosion de couleurs à chaque page !
Parce que c’est aussi une explosion de mots dans des typographies qui font du texte une illustration supplémentaire !
Parce que le héros ne cesse d’encourager la lectrice, le lecteur à poursuivre ses explorations, ses investigations, ses découvertes, délivrant au passage un message très positif de curiosité permanente.
Parce que dans l’épisode « Turlutu s’amuse », mon préféré, c’est notre rapport au langage que l’auteur interroge. Que signifient vraiment les mots ? A quoi servent-ils ? N’ont-t-ils d’autre fonction que de désigner, de décrire le monde ? Et si on mettait le bazar dans ce code établi que se passerait-il ?
Parce que ce livre permet la construction de l’humour, compétence primordiale pour survivre en ce monde !
Parce que ce livre est joyeux ! Et que la joie est vraiment un objectif à garder en ligne de mire !
L’année 2020 a été particulièrement difficile pour les petites maisons d’édition indépendantes. Et pourtant leur travail, leurs choix, leurs savoir faire sont essentiels pour ouvrir à l’art, à la littérature et à la beauté du monde, les enfants, petits ou grands. Afin de montrer notre soutien au travail précieux de ces joailliers du livre jeunesse, nous avons décidé aujourd’hui de mettre en avant une maison chère à notre cœur : les éditions Rue du monde. Chacune de nous va donc présenter ici un des livres de cette maison d’édition dont la richesse, depuis 25 ans, ne cesse de nous étonner, de nous interroger, de nous enchanter.
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Pour Liraloin, le choix d’un titre s’est porté sur Je vous aime tant d’Alain Serres & Olivier Tallec
« Si la fille est à sa fenêtre bleue, il détourne aussitôt les yeux vers le ciel, comme s’il cherchait là-haut sa petite cuillère pour dissiper un nuage de lait dans son thé. » Gaëtan est timide et cherche des yeux la belle demoiselle qui habite dans l’immeuble en face. Il n’est certain que d’une chose : c’est que Laura fait battre son cœur. Un samedi où il n’y a pas école, il décide de lui écrire un message universel en langage amoureux. Au lieu de déposer la missive directement dans la boîte aux lettres de la jeune fille, il préfère expédier sa flamme par la poste. Et si cette toute petite lettre remplie de gigantesques mots d’amour n’arrivait jamais à destination ?
J’ai aimé cet amour si grand qu’il devra braver bien des étapes parfois terribles.
Des aventures rocambolesques vous attendent et il faut avoir le cœur bien accroché (comme en amour) pour enfin connaître l’heureuse ou triste fin de cette lettre amoureuse.
Je vous aime tant d’Alain Serres et Olivier Tallec, Rue du Monde, 2006
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Virus, bactéries, infection, anticorps, pandémie, vaccin… En ce début d’année 2021, on se dit qu’on n’a que trop entendu ces mots, mais ils demandent plus que jamais d’être décryptés à hauteur d’enfant. Rédigé à plusieurs mains par un collectif de chercheuses, La vie secrète des virus parvient à faire le tour du sujet de façon à la fois complète, très didactique et même drôle – on vous assure ! Les enfants d’Isabelle ont apprécié les données chiffrées (vous serez probablement aussi ravis qu’eux d’apprendre qu’un seul gramme de crotte contient près d’un milliard de virus), le quizz final qui permet de tester ses connaissances (9/10 pour eux, ferez-vous mieux ?) et les illustrations pleines d’humour – avec par exemple cette cellule infectée qui prend des airs de zombie ; ou ces virus colorés et dissipés un peu partout qui contribuent finalement plutôt à égayer cette lecture. Passionnant et attrayant !
Dans la bibliothèque de classe de La collectionneuse de papillons, il y a des incontournables : les albums au magnifique grand format carré de la collection « Grands portraits ». Que ce soit pour parler de l’éducation des filles avec Malala, que ce soit pour évoquer la résistance à l’oppression avec Missak Manouchian, que ce soit pour évoquer l’importance de vivre en adéquation avec la nature avec Wangari Maathai ou encore pour évoquer les droits de l’enfant avec Janusz Korczack, ces livres de Rue du monde livrent une parole essentielle : celle de l’engagement citoyen.
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Pour MéLi-MéLo de livres, c’est un album de Daniel Picouly et illustré par Nathalie Novi (qui vient d’être réédité : enrichi et augmenté) qui me vient à l’esprit tant il est d’actualité : Et si on redessinait le monde ? Mêlant cartes anciennes, texte et illustrations, il invite à un véritable voyage dans lequel l’enfant est acteur de sa vision du monde. Un grand format lui donne toute latitude pour exprimer ce si beau message.
Pour Linda, c’est le magnifique atlas de Aleksandra Mizielinska et Daneil Mizielinski, sobrement intitulé Cartes qui a retenu son attention. Véritable invitation au voyage, cet album très grand format propose des cartes du monde entier; des cartes géographique richement illustrées qui mettent en avant les richesses de chaque pays: des symboles culturels et historiques, des spécialités culinaires, des personnages célèbres, des animaux… Il a été réédité en 2018 dans une version revue et augmentée.
Et si vous voulez en savoir plus sur l’urgence d’aider l’édition jeunesse indépendante, n’hésitez pas à aller lire ici le texte écrit par Alain Serres, éditeur de Rue du monde.
Cette nouvelle année qui commence est l’occasion de tourner la page tourmentée de 2020 et d’en ouvrir une nouvelle que nous espérons plus sereine. Nous avions envie d’aborder 2021 sous le signe du PARTAGE, une valeur clé de notre bel arbre. Une façon de faire résonner nos coups de cœur et rayonner de bonnes ondes, de penser les unes aux autres et d’élargir nos horizons littéraires respectifs.
Le principe est toujours le même : un tirage au sort désigne les duos de swapeuse/swapée dans le plus grand secret pour que la surprise soit entière, les colis traversent la France (et même parfois les frontières !) et quand l’heure vient de les déballer, on se réjouit de découvrir le colis préparé avec tant d’amitié autant que les réactions de notre swapée.
Ce que nous avons donné, ce que nous avons reçu : voici ce que contiennent ces fameux paquets !
C’est dans un entre-deux-années étrange que j’ai préparé mon colis, période de fêtes sans fêtes dans laquelle il semblait incongru de se souhaiter une « belle fin d’année » et à l’approche de laquelle j’ai vu venir de loin la fermeture des commerces « non-essentiels » dans ma région allemande… Alors je m’y suis pris à l’avance et j’ai eu envie d’envoyer à Sophie et à ses lutines un concentré de choses chaleureuses et réconfortantes ! Pêle-mêle, j’ai empaqueté, dans un papier de saison : un album qui célèbre l’amour en grand format (il a fallu trouver un colis aux bonnes dimensions !), un roman qui donne envie de prendre son temps et de partager, un roman coloré qui ouvre leurs horizons de multiples manières, un album lumineux qui m’avait aidée à relativiser. Avec des baumes pour affronter l’hiver et bien sûr les douceurs allemandes de saison, Plätzchen croustillants, une tisane aux couleurs de Janosch, un incontournable de la littérature jeunesse de ce côté du Rhin !
… Ce que j’ai reçu
J’ai eu l’impression de retomber en enfance en ouvrant le paquet préparé avec tant de générosité par Bouma ! Une boîte gigogne dont je me suis demandé comment autant de livres pouvaient rentrer dedans : des romans d’arbre, évidemment, et de multiples lectures colorées respirant le merveilleux, le fantastique, et même la magie ! Bouma sait que nous partageons avec elle une prédilection pour les littératures de l’imaginaire… et connaît notre tendance à avaler les pages. Parmi les romans, je n’avais entendu parler que des Orphelins de métal qui nous faisait bien envie, mais j’ai tout de suite repéré La légende du Roi errant, paru chez La Joie de Lire, un éditeur que j’aime de plus en plus. Pour sa part, Hugo a englouti sur le champ Suzy, Gaspard et les enfants bizarres et compte enchaîner sur Eliott et la bibliothèque fabuleuse. Mes deux moussaillons n’ont pas non plus boudé leur plaisir avec deux stylos à encre invisible et des saveurs normandes et sucrées… Vous l’aurez compris, nous sommes parés pour aborder 2021 et Bouma a réussi, malgré les kilomètres de distance, à faire vibrer les bonnes ondes du grand arbre jusqu’à nous. Merci du fond des racines !
Ce n’est pas toujours facile d’essayer de tomber dans le mille quand ta swapée est une nouvelle branche du grand arbre ! Challenge ! Pour ce swap, j’ai eu envie de douceurs étoilées, de lumière tamisée, de senteurs enivrantes, de goût chocolaté et de clins d’œils à cette année 2020 masquée, comme un pied-de-nez… J’ai donc cherché auprès de petits éditeurs et j’ai trouvé : des citations d’étoiles pour s’émerveiller, un livre auto-édité par un ancien collègue et sa compagne pour rigoler, et des romans adolescents pour replonger ! Un joli papier, des autocollants en lien avec le contenu, une petite carte et le tour était joué ! J’espère que Linda sera comblée !
…Ce que j’ai reçu
C’est justement Linda ma swapeuse ! Nous avons reçu nos colis respectifs à un jour d’intervalle, comme une réponse mutuelle improvisée. Et quel colis original sous le signe du bleu de l’eau, de l’ode à la nature et un appel à son respect, un coquelicot à faire pousser (ma fleur préférée), des couverts en bambou joliment dressés, des sacs en tissu (à fruits-légumes et à pain) à utiliser pour le zéro déchet, une jolie carte « I have a dream », un marque-page coloré et un brin de lavande séchée, et trois livres qui vont beaucoup, beaucoup me plaire : le pop-up Océano, l’album Respirus et le roman Un été en liberté ! Un swap comme je les aime, plein d’oxygène ! Merci beaucoup Linda pour ces attentions qui vont me permettre de démarrer cette nouvelle année sous le signe de l’amitié et de la générosité !
Je suis allée fouiller sur la page de nos profils sur le forum d’A l’ombre du grand arbre pour cerner les goûts d’une autre nouvelle branche : Frédérique. Un nom d’artiste a retenu mon attention dans les auteurs qu’elle avait cités dans sa liste de coups de cœur : David Sala, un auteur dont j’adore l’album Féroceque Frédérique ne citait pas dans sa liste de titres déjà lus. La rencontre d’un thé de Colors of tea joliment nommé « Le loup court toujours » et de cet album dédié à un loup très particulier, m’a donné l’idée d’un swap « enchanté » car quoi de mieux pour commencer l’année que d’ouvrir les portes à la magie ? J’ai donc choisi pour accompagner l’album Féroce, trouvé d’occasion – green power ! – avec une belle dédicace à l’intérieur, un recueil de contes adoré, lu et relu, celui de Gaël Aymon, Contes d’un autre genre et un album grand format dédié à l’amour éternel : Les Amoureux du palais de glace de Michel Piquemal et Cécile Becq. J’ai agrémenté cette sélection d’un carnet fabriqué par une maman de l’école de mon fils cadet, de petits marque-pages magnétiques, d’un petit bracelet fait main avec notre devise préférée, d’une petite boîte à musique qui murmure la mélodie « What a wonderful world » de Louis Armstrong et de papillons de papier portant sur leurs ailes quelques haïkus tirés de Il était une fois… Contes en haïku d’Agnés Domergue et Cécile Hudrisier. J’espère que Frédérique sera… enchantée !
…Ce que j’ai reçu
Une enveloppe à la calligraphie festive que mon Petit-Pilote s’est empressé d’ouvrir à peine rentré de l’école. A l’intérieur :
Un joli pliage, parsemé d’arabesques fleuries, avec une citation d’un de mes livres cultes, Neverland de Timothée de Fombelle.
Un recueil de poèmes de René Obaldia, illustré par Emmanuelle Houdart si joliment intitulé Moi j’irai dans la lune et autres Innocentines
Un carnet et un magnet envahis par les papillons.
Merci à Frédérique pour ce swap teinté de poésie !
Connaissant le goût de Bouma pour les mangas, j’ai choisi un roman japonais qui nous a enchanté cet été : Le mystère des Pingouins (qui met en réalité en scène des manchots, la confusion est fréquente !). La thématique du colis s’est ainsi imposée, ce serait ces adorables sphéniscidés ! Le long chemin du pingouin vers la jungle et un carnet pour noter ses idées ont donc rejoint rapidement le colis de ma swapée. Une carte, quelques douceurs et une petite crème pour les mains malmenées par les nombreux lavages imposés par la pandémie… J’espère que Bouma appréciera !
…Ce que j’ai reçu
Quel plaisir de découvrir ce colis étoilé, idéal pour démarrer l’année ! S’y trouvait : le roman Du haut de mon cerisier, que je brûle de découvrir ; BOUM BOUM et autres petits et GRANDS bruits de la vie, un album charmant sur les bruits de l’amour et On nous appelait les Mouches merveille d’anticipation et d’espérance issue de la collaboration de Davide Cali et Maurizio A.C. Quarello. Mais aussi, le calendrier UNICEF de l’année à venir, clin d’oeil à l’un de nos projets d’engagement sur ce blog ; une trousse décorée d’origamis dans laquelle le chocolat remplaçait les stylos (miam !) ; un amusant jeu imaginé à partir du Prince de Motordu et un paquet de thé.
Merci à Solectrice pour ce swap coloré et sa jolie carte !
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Frédérique (Liraloin)
…Ce que j’ai envoyé
J’étais très heureuse de participer à ce deuxième swap. Quel bonheur de choisir des petits présents et qui plus est pour une personne que tu ne connais qu’à travers les (riches) échanges sur le blog. Mais pour moi Colette, c’est les papillons. Des papillons pour rêver et pour s’évader. Merveilleux insectes qui venaient se poser près de moi durant mes lectures cet été et aux portes de l’automne. Je trouve cela si poétique ! Alors lorsque je suis retombée sur ce petit livre magnifiquement illustré par Emmanuelle Houdart, j’ai su qu’il était pour Colette. Dans ma petite librairie, j’ai craqué également pour ce magnet-badge aux couleurs vives comme l’été et ce carnet pour annoter ou dessiner… des papillons ? Pour terminer, des arabesques sont venues rejoindre une carte écrite, extrait choisi d’un livre marquant de notre chouchou à toutes : Timothée de Fombelle.
…Ce que j’ai reçu
Tout d’abord j’ai été impressionnée par la taille du carton reçu. Les mots et extraits choisi pour orner le colis m’ont enchanté. Tous les jours j’ai regardé les p’tites phrases et j’avais hâte de déballer cette cachette aux trésors. Dimanche pluvieux, heureuse, je me précipite pour ouvrir délicatement et je tombe nez à nez avec une multitude de colis emballés avec soin : papillons, ruban doré et confettis. Je me suis délectée de voir apparaître trois albums qui me correspondent totalement.
Les amoureux du palais de glace de Michel Piquemal et Cécile Becq : l’amour toujours et encore
Contes d’un autre genre de Gaël Aymon : un auteur que je veux lire depuis des lustres… trois contes illustrés par François Bourgeon, Sylvie Serprix et Nancy Ribard.
Féroce de Jean-François Chabas, illustré par le merveilleux David Sala et quelle surprise en l’ouvrant, une dédicace faite en 2015 durant une fête du livre.
Un petit carnet, création originale vient compléter ce magnifique swap enchanteur. Mon oreille ne se lasse pas d’entendre la douce mélodie de What a wonderful world qui émane de la Music box si jolie ! Des magnets-marque page aux délicats messages et un bracelet ALODGA POWER qui a sauté illico presto à mon poignet. Du thé au titre d’album le loup court toujours et une carte pleine de belles attentions finissent de compléter ce swap enchanté. Je n’oublie pas la baguette magique et j’ai fait un vœu que rien ne viendra détruire.
Je n’ai pas réussi à retenir les papillons plus longtemps et lors de leur envol j’ai aperçu les haikus au verso de leurs ailes.
Une belle émotion et je remercie infiniment Colette de me l’avoir fait vivre !
Cela faisait longtemps que j’avais envie de gâter Isabelle et ses fils, dévoreurs d’histoires. Ce swap a donc été pour moi l’occasion de leur faire partager mon amour pour les littératures de l’imaginaire avec plusieurs romans oscillant entre science-fiction, fantasy et fantastique. Et puis, quelques lectures autour de l’Arbre, figure emblématique de ce blog que nous partageons depuis quelques années désormais. Et comme un bon swap mérite toujours une petite sucrerie et un peu d’humour, j’y ai ajouté des gâteaux normands, un carnet pour entamer la nouvelle année et deux stylos à encre invisible pour que les garçons puissent s’écrire secrètement ! Et pour être sûr qu’il arrive à temps, je l’ai posté avant Noël (un record de prévoyance en ce qui me concerne).
…Ce que j’ai reçu
A l’ouverture du colis, une très jolie carte faite main (désormais exposée sur mon bureau) donnait la thématique de mes prochaines lectures : les PINGOUINS ! Une idée géniale qui ne me serait pas du tout venue à l’esprit et dont je remercie Lucie pour la trouvaille. Hâte de découvrir Le Mystère des pingouins et sa couverture psychédélique tout comme Le long voyage du pingouin vers la jungle. La crème pour les mains est déjà devenue mon alliée hivernale et nous nous sommes régalés en famille des chocolats venus nous réchauffer. Un très très grand merci Lucie pour ce colis venus du pôle Nord 😉
Grapillant de ci de là quelques idées, me réjouissant devant un calendrier lumineux et vert, choisissant un jeu d’assemblages de syllabes (imaginant les petits joueurs amusés de créer des mots tordus), partant en quête d’albums éclairés, écho d’un monde tolérant ou images d’un univers onirique, ajoutant un roman estival et espiègle, cousant patiemment une petite trousse aux motifs colorés, ou la garnissant de thé et de chocolats, j’ai pris plaisir à emplir ce colis pour Lucie (Livresdavril).
… ce que j’ai reçu
Comme j’avais hâte d’ouvrir ce swap, rendez-vous toujours aussi plaisant, accueilli en famille ! Une carte féérique nous invite d’abord à découvrir la douceur et la chaleur offertes dans ce colis dépaysant, tout droit venu d’Allemagne.
Bien rangés dans leur carton, un sympathique tigre jaune (gardien d’un thé parfumé), deux sachets de biscuits festifs, de mystérieuses tablettes de chocolat fourré (comme c’est écrit en allemand, on hésite sur les noms des ingrédients, puis on finit par croquer dedans pour en découvrir les étonnantes saveurs 😉 et de jolis paquets verts attendaient d’être ouverts : les lutines déballent chacune leur tour… J’ai vu un magnifique oiseau : un album jalonné d’arbres au feuillage vert d’été, qui invite à goûter la vie au jour le jour. Momo : un roman sur l’amitié, que mes lutines connaissent mais que je n’avais pas encore lu. Entre deux livres, on découvre une crème pour les mains et un stick à lèvres, parfaits à glisser dans le sac à main ! En clin d’œil au swap précédent, j’ai aussi la bonne surprise d’un nouveau roman de Marie Chartres : L’Age des possibles, nouvelle invitation au voyage. Et au fond du carton, un magnifique album dont je savoure aussitôt les douces illustrations de Quentin Gréban : Amoureux ; il me tarde d’en lire l’histoire. De belles découvertes en perspective. Un grand merci, Isabelle (L’île aux Trésors) !
Pas facile de choisir ce que je souhaitais mettre dans ce swap, d’autant que notre Pépita dévore les livres et que je craignais de faire un doublon. C’est en me laissant porter par mes envies, et aidée de ma fille de onze ans, que j’ai rempli ce colis à mon image: plein d’espoir pour un avenir meilleur et encore plein de la douceur du dernier été qui avait ouvert les retrouvailles avec nos proches pour des vacances différentes mais tellement ressourçantes. J’ai donc choisi un album et un pop-up pour leur message écologique, et un roman plein de poésie et de souvenirs de vacances. Comme je n’utilise plus d’emballage papier, j’ai eu l’idée de glisser ces livres dans des sacs en tissu réutilisable pour le zéro déchet. Enfin j’y ai glissé un coquelicot à faire pousser, un set de couverts en bambou à emporter facilement pour ne plus utiliser de couverts jetables, et un marque-page. Enfin j’ai choisi une carte représentant un ours polaire sur notre planète, animal tristement emblématique du réchauffement climatique.
… Ce que j’ai reçu
Quelle heureux hasard de découvrir que pendant que j’envoyais un colis à Pépita, j’en recevais un de sa part.
Soigneusement emballées, les surprises pleuvaient à l’ouverture des différents paquets d’où s’échappaient des étoiles dorées qui tombaient en scintillant! D’autres étoiles filantes étaient glissées dans le colis sous la forme de citations qui ont été subtilisé par mes demoiselles amatrices de jolis mots. Il y avait également deux romans adolescents: Âge Tendre et The Yellow Line, ainsi qu’un livre auto-édité et dédicacé, un Bestiaire Masqué qui a reçu un accueil enthousiaste (il a été dévoré par mes petites demoiselles) pour son originalité et l’humour et la beauté des illustrations. Pour compléter le tout, il y avait des senteurs sous la forme d’un petit sachet et d’une jolie bougie, et des douceurs avec des chocolats parfumées à la cerise. En grand merci Pépita, tu as embelli notre début d’année.
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Avec tout ça, nous voilà parées pour l’hiver et pour 2021 que ce soit en bonnes lectures, en friandise ou en mots encourageants !
Chaque premier lundi du mois donne ici lieu à nos coups de cœurs du mois passé ! Pour commencer l’année, voici notre coup de cœur de l’année 2020, parmi ces coups de cœur mensuels.
N’hésitez pas à partager les vôtres !
♥♥♥♥♥♥
Malgré son genre de prédilection qu’est le roman (et elle en a lu tellement de bons en 2020 que ce serait trop difficile de choisir !), c’est un album que Pépita dans son MéLi-MéLo de livres décide de faire sortir du lot pour cette année 2020 si particulière : car, oui, la lecture m’a sortie du marasme ambiant (mais que peuvent donc bien faire les gens qui ne lisent pas ?). Une ode à la lecture, à l’évasion qu’elle procure, à sa faculté de nous transporter : « Un livre est une fenêtre par laquelle on s’évade », une citation que j’aime et qui prend tout son sens encore plus aujourd’hui.
Où tu lis, toi ? Cécile Bergame et Magali Dulain, Didier jeunesse
Sur son île qui a débordé de trésors en cette année où la lecture a pris une dimension et une intensité particulières, c’est L’incroyable histoire du homard qui sauva sa carapace, de Thomas Gerbeaux, qui a le plus marqué Isabelle. Un petit livre qui se lit comme un roman d’aventure, une perche tendue à nos consciences, un hymne à la liberté, à la joie de la rencontre et à la solidarité. Une pépite haute en couleurs qui divertit et donne de l’espoir ! Car « qui sauve un homard, sauve l’océan ».
L’incroyable histoire du homard qui sauva sa carapace, de Thomas Gerbeaux. La Joie de Lire, 2020.
Pour les ladies dont l’année fut riche en découvertes, c’est L’incroyable voyage de Coyote Sunrise, de Dan Gemeinhart, qui a laissé une emprunte forte. Lu à la levée du confinement de mars/avril qui nous avait limité dans l’acquisition de nouvelles lectures, ce road-trip émouvant et inoubliable, est une véritable ode à la résilience.
L’incroyable voyage de Coyote Sunrise, de Dan Gemeinhart. PKJ, 2020
Pour Liraloin, c’est l’amour toujours et encore qui a parlé cette année avec Mon Bison de Gaya Wisniewski.
Le printemps s’installe, un bison se cache dans les hautes herbes, ce qui émerveille cette toute petite fille de 4 ans. Petit à petit, l’un et l’autre s’apprivoisent jusqu’à devenir inséparable : « Ces moments en sa compagnie me réchauffaient. J’aimais écouter le bruit de ses pas dans la neige poudreuse. J’aimais cette goutte gelée au bout du museau. J’aimais sa respiration. Simplement je l’aimais tout entier. »
Chaque hiver, que ce soit dans le silence ou dans l’évocation de leurs souvenirs, la petite fille et le bison vieillissent ensemble. Pourtant un jour, le bison ne réapparaît pas : « Le soir, je revins épuisée et le cœur lourd. »
Cet album est d’une belle douceur. Gaya Wisniewski nous livre une histoire d’amour pur et sensible entre deux êtres que tout oppose et qui finalement ne font plus qu’un. Les illustrations toutes de nuances noires et grises sont habilement rehaussées d’un filet bleuté. Ce bleu qui évoque l’hiver et la présence éternelle de l’amour entre ces deux-là :
Dans mon cœur, je l’entendais. « Je serais dans chaque fleur que tu découvriras au printemps, dans chaque bruit de la forêt, dans la chaleur du feu, dans la caresse du vent dans chaque flocon qui tombera… » Mon bison était là. »
Sur les étagères de la collectionneuse de papillons pour laquelle 2020 a été l’année de la renaissance bloguesque, c’est l’album paru chez Rue du monde dédié à cette figure incroyable qu’est Janusz Korczak qui aura guidé de nombreuses réflexions. Réflexions de mère, d’enseignante, de citoyenne dans une société en crise. Parce qu’il n’y a pas souhait plus urgent : pour que vivent les enfants !
Korczak, pour que vivent les enfants, Meirieu, Pef, Rue du monde, 2012.
Si on a déjà beaucoup parlé de ce roman à l’ombre du Grand Arbre, notamment dans une lecture commune, Lucie est toujours sous le charme d’Alma, Le vent se lève. Le souffle épique de ce récit de Timothée de Fombelle a été une bénédiction à la sortie du confinement. D’ailleurs, le premier tome de cette grande fresque sur l’esclavage a déjà été lu et relu par toute la famille.
Alma, Le vent se lève de Timothée de Fombelle, Gallimard Jeunesse, 2020
Pour Solectrice, c’est une belle découverte tirée d’un swap, qui l’a marquée cette année. Une improbable aventure pour deux jeunes abîmés. Un roman qui nous propulse dans une étrange réalité, par moments douloureuse, mais salvatrice. Une histoire qui nous fait voyager aussi, au ralenti, vers les terres peu connues des réserves indiennes. Une invitation à écouter l’autre et à lui donner une place dans notre vie.
Les Petits Orages de Marie Chartres, l’école des loisirs, 2016.
Et pour finir ce tour d’horizon, Bouma a ressorti de son petit bout de bibliothèque Les Enfants des Feuillantines. Un roman reçu A l’Ombre du Grand Arbre qui a su trouver sa place parmi les pépites lues cette année. Si jamais vous aviez besoin d’une lecture lumineuse la voici, toute aussi ensoleillée que sa couverture malgré les sujets abordés.
Les Enfants des Feuillantines de Célia Garino, Sarbacane, 2020