En cette saison encore estivale, nous aimons prolonger nos lectures au soleil avant de bientôt trouver refuge sous un plaid bien chaud. En attendant que l’automne s’installe véritablement, voici nos belles lectures de ce mois de septembre.
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Liraloin a un peu moins lu d’albums ou de romans jeunesse ces derniers mois, il y a cependant deux titres qu’elle souhaitait mettre en avant. Il s’agit de deux albums publiés cette année qui s’adressent aux tout-petits : Loupiotes de Marine Rivoal et Premier souffle de Hu Yifan.
Le bain est donné, l’histoire est racontée, le doudou est paré de son jaune lumineux et accompagnera ce bébé vers le doux moment de l’endormissement. Loupiotes comme ces petites touches de lumières çà et là qui viennent éclairer la nuit. Bienvenue dans le monde où le papillon viendra chercher sa lumière, où le phare illuminera la mer, où le jour semble vouloir se pointer sur nos loupiot(e)s. La tête remplie de rêves qui glissent lentement vers le réveil, bébé pourra enfin saluer le lever du soleil printanier.
Avec une grande délicatesse, Marine Rivoal joue sur l’ombre et la lumière. Dans cet album sans texte, la technique utilisée pour la réalisation des illustrations nous invite à la quiétude comme si le rêve envahissait lentement l’endormissement du bébé. Une histoire douce qui laisse le temps s’échapper vers le monde de la nuit.
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Si le Mont Fuji entrait en irruption, il nous montrerait d’abord son calme légendaire « inspire » pour mieux laisser échapper la lave volcanique brûlante « expire ». La grenouille inspire pour expirer un souffle qui sort de sa gorge gonflée d’air. L’escargot fait beaucoup d’effort pour sortir de sa coquille. Quant aux pissenlits, au moindre souffle la Nature fait s’envoler ses pistils cotonneux. Ensemble nous pouvons ressentir le calme lorsque notre « machine » s’arrête et stoppe ses pensées…
La couleur domine cet album où le monde animal et végétal est célébré. Soyons à son écoute, inspirons-nous d’eux pour mieux accueillir ces petites vies qui naissent aux quatre coins de la planète.
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Pour cette rentrée, HannaisPaul a voulu faire partager son coup de cœur « local » : Paloma Pumpkin : journal de bord d’une piratesse. L’histoire suit une jeune fille intrépide en quête d’aventure.
L’autrice Vanessa Simon Catelin et l’illustrateur François Soutif ont créé cet album entièrement en partenariat avec le port d’Honfleur avec l’ambition de faire connaître l’histoire de ce port magnifique et pittoresque aux plus jeunes.
« L’intrépide Paloma Pumpkin ne rêve que d’une chose : prendre la mer et devenir piratesse ! Alors quand elle découvre une mystérieuse carte au trésor, elle n’hésite pas une seconde et grimpe à bord du Passereau, le navire du redouté capitaine Gaillard. Très vite, elle découvre que derrière les trésors convoités se cache une sombre réalité : celle de femmes et d’hommes réduits en esclavage… » (Résumé de l’éditeur)
Dans ce livre, il est question d’esclavage mais aussi de marchands de couleurs. Le père de l’héroïne tient sur port une échoppe de couleurs dans laquelle les artistes viennent chercher un bleu unique. L’aventurière accompagnée de son ami découvre au cours de leur cheminement un endroit magnifique où ce bleu est créé.
L’illustrateur intègre dans ses planches à l’aquarelle cette couleur lumineuse et les teintes employées tout au long de l’ouvrage le font ressortir.
Séparée en plusieurs parties, l’histoire emporte les enfants dans les péripéties de Paloma à la manière d’un journal (bah oui en même temps, c’est écrit dans le titre…).
C’est un texte plein d’espoir, de féminisme et d’aventure qui permet aux enfants d’entrer dans une époque assez sombre de notre histoire et c’est un très bel objet avec son dos en tissu et sa couverture épaisse.
Une belle idée de cadeau en somme !
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Après un été consacré à la littérature générale, Lucie a retrouvé avec bonheur sa PAL de littérature jeunesse. Beaucoup de belles découvertes, parmis lesquelles Va te changer !, J’ai vu un magnifique oiseau, Non réparable, Flanby, Comment j’ai raté ma vie, Photo au zoo, L’été où j’ai (enfin) eu chaud dont elle met les liens vers ses avis pour les curieux. Cela a été difficile de faire un choix mais deux titres se sont finalement détachés.
Ce titre plein de promesses figure dans la sélection du prix Vendredi. Lucie a d’abord été séduite par la plume de Frédérique Blu, qui est aussi poétique et délicate que le titre le laissait l’espérer. Mais aussi par ce beau personnage de Mara, qu’elle a adoré accompagner tout au long de son voyage vers la Baie des Baleines-Pleines, et un peu au-delà. Son attention aux éléments naturels, son amour pour son frère, sa rencontre avec Padraic… tous ces fils sont parfaitement entremêlés et l’ont profondément touchée. Cela ne fait aucun doute : elle lira le prochain roman de Frédérique Blu.
Nous préparons naturellement un article pour vous présenter la sélection, mais si tous les titres sont de ce niveau cela va être très compliqué de pronostiquer un lauréat !
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Lucie connaissait Maya Angelou de réputation sans avoir jamais rien lu d’elle. Cet album qui la voit associée à Jean-Michel Basquiat était l’occasion de sauter le pas. Il s’agit d’un long poème qui n’a pas pris une ride, rythmé par le refrain « la vie, même pas peur ». L’éditrice a réalisé un travail de documentation extraordinaire pour trouver les œuvres de Basquiat qui dialoguent avec les mots de la poétesse. Le résultat n’est pas seulement beau, la portée de l’oeuvre des deux artistes est démultipliée par leur association. C’est à la fois étonnant et stimulant. Pour ne rien gâcher, l’objet-livre est particulièrement soigné avec dos en toile et papier épais. Quel plaisir de sentir immédiatement qu’on a un objet d’art dans les mains !
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Héloïse a été très émue par la lecture du Webtoon Tes lettres, de Cho Hyeon A.
Le pitch ? Une jeune lycéenne, harcelée, change d’école pour ne plus avoir à subir les brimades de ses camarades.
Héloise a eu le cœur serré par cette lecture, avant d’être happée par le mystère des lettres et des indices. Contrairement à ce qu’elles craignait, si le debut est difficile car douloureux, la suite est lumineuse. Il faut dire que l’univers créé par l’autrice est envoûtant, presque magique ! Les illustrations, grises et froides au début de l’histoire, deviennent par la suite colorées, et très lumineuses.
Harcèlement donc au progrès, mais aussi et surtout amitié, avec ces liens indéfectibles qu’on peut nouer et qui nous apportent beaucoup. Cette amitié qui repousse les ténèbres et rend plus fort. Tes Lettres est donc un graphique qui fait du bien, qui part du laid pour emmener vers le beau…
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Séverine a, comme Lucie, lu beaucoup de littérature générale en septembre, rentrée littéraire oblige, néanmoins, elle n’a pas tout à fait délaissé la littérature jeunesse. Son coup de cœur absolu a la particularité de mettre en scène un personnage masculin adolescent très fragile, loin des stéréotypes que nous impose parfois une société où patriarcat et culte du virilisme semblent encore avoir de beaux jours devant eux, tout en un dressant le portrait ambivalent et très subtil d’un personnage féminin, aussi surprenant que déroutant.
Jeanne, jusqu’à preuve du contraire, est un roman pour grand.e.s adolescent.e.s inspiré d’un fait réel américain d’il y a quelques années, transposé en France. Il relate la relation entre Barnabé, adolescent dépressif malgré des conditions de vie plutôt agréables, et Jeanne, issue d’un milieu bien moins favorisé, avec laquelle il échange des milliers de SMS. Ell est à la fois sa confidente, sa « petite-amie » même s’ils ne se sont rencontrés que 3 fois, et sa…sa quoi ? Sa meurtrière à distance ?! C’est la question que nous nous posons tout au long de cette histoire terrifiante. En effet, si au départ Jeanne luttait pour ne pas laisser Barnabé s’enfoncer dans sa dépression, elle finit par l’inciter à passer à l’acte. Elle est au téléphone avec lui au moment de sa mort. Au travers de leurs échanges de messages, nous sommes d’abord témoins de l’évolution de leur relation, et de l’enquête pour déterminer le rôle de Jeanne dans le suicide de Barnabé. Nous suivons enfin son procès, censé nous éclairer sur la culpabilité, ou non, de la jeune fille. Tout au long du récit, l’alternance des points de vue, – voisine, camarades de classe, de sport, famille, ami.e.s, enquêteurs, journalistes, etc.- bouscule nos premières impressions. Sur elle, tout le monde a un avis, tout le monde la juge, mais au fond, personne ne la connaît. Et quand la Défense entre en scène, c’est un tout autre visage que celle d’une manipulatrice sans scrupule qui se dessine. Dans ce roman choral ample et puissant, à la fois glaçant, terrible, et surtout très intelligent dans la manière qu’il a de nous faire douter de tout, de ne pas trancher, d’interroger notre conscience, rien n’est blanc ou noir, tout est nuancé et c’est ce qui en fait sa très grande force. Il questionne à la fois le déterminisme social, les réseaux sociaux, le harcèlement, la solitude, l’éco-anxiété, la santé mentale, autant de sujets très contemporains auxquels la jeunesse d’aujourd’hui ne peut se soustraire. Fascinant, haletant, suffocant, malaisant, implacable, brillant, bouleversant, tels sont les adjectifs que Séverine retiendra de sa lecture de cet exigeant roman, à ne peut-être pas mettre entre toutes les mains, mais d’une acuité impressionnante.
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Hélène de son côté a découvert la série Détective Prout. Mi-album, mi- BD, ces petites enquêtes passionneront les enfants à partir de 7 ans. En effet pour la rentrée, quoi de mieux que de réfléchir tout en s’amusant !
Série japonaise, elle se distingue par le côté kawaï des illustrations. Le célèbre détective à la tête en forme de fesses est accompagné de Brownie, un petit chien très mignon et plusieurs autres personnages complètent cet univers au gré des différentes enquêtes.
Les points forts qui ont conquis Hélène sont bien entendu l’humour et le format ! Au-delà de ce que pourrait laisser penser le titre, nous sommes face à une narration très intelligente et à des indices semés ça et là qui rendent la lecture interactive : idéal pour l’âge visé !
Humour, réflexion et belles illustrations, voilà de quoi attirer le plus grand nombre vers la lecture : nous avons tous les ingrédients d’un succès ! Avec 7 tomes à ce jour parus depuis début 2025, il y a de bons moments à passer soit en lecture autonome soit en famille !
Bonnes enquêtes à tous !
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Pour Noémie, le coup de cœur de septembre, c’est La colo des Vampires de Violet Chan Karim L’automne est là et Halloween approche donc rien de tel qu’une BD qui parle de Vampires pour se mettre dans l’ambiance du temps qui file. (Même si cette dernière se déroule en été, elle colle parfaitement à la Spooky season qui commence.)
Nous allons suivre la mésaventure de Maya, une jeune fille passionnée de cuisine qui est ravie de participer à une colonie de vacances culinaire. Malheureusement, elle va se retrouver dans une colonie de Vampires ! Et là, on pourrait penser que c’est le drame, mais Maya va réussir à bien s’intégrer dans le cercle des buveurs de briquettes de sang.
Une bande dessinée colorée, aux dessins aisés, qui plait aux petits. Une bande dessinée posée, pour évoquer des sujets sérieux qui aideront les plus grands. Une bande dessinée qui réunit les générations autour de l’humour, l’amitié et l’acceptation.
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Et vous, quels sont vos coups de coeur de septembre ?









