SWAP de fin d’année

Noël rime avec cadeaux mais ici il rime avec amitié. Quel plaisir de pouvoir gâter une copinaute passionnée de lectures. De choisir une gourmandise, d’écrire une carte en imaginant la surprise sur le visage de la personne en question ! Voici ce que nous avons aimé envoyer et ce que nous avons reçu avec grande délectation…

Frédérique (Liraloin)

Ce que j’ai envoyé

J’ai eu la chance de découvrir le prénom de ma swapée lors de mon voyage au Japon. Quelle joie de pouvoir gâter Lucie car dorénavant nous sommes les plus anciennes du blog et je n’avais jamais eu l’occasion d’être sa copinaute de SWAP de Noël.

Pour Lucie, j’ai envoyé une petite carte et un carnet de dessin provenant du petit village d’Ainokura où les chaumières traditionnelles sont situées au milieu de la forêt de la région de Gokayama. Une petite plaque de chocolat noir venant direction d’une boutique artisanale de Toulon pour assouvir sa gourmandise. Et bien évidemment un livre, un recueil de poésie pour être précise Poèmes par-dessus les toits, une envolée de mots qui se lit lorsqu’on en éprouve l’envie ou le besoin.

Ce que j’ai reçu

Quelle surprise de découvrir le colis d’Hélène la_bibli_jeunesse_dhelene qui nous a fait la grande joie de rejoindre le blog il y a quelques mois ! Je la remercie de m’avoir envoyé cette jolie carte ainsi qu’une gourmandise que je vais finir par déguster avec grand plaisir. J’ai eu la chance de déballer ce fabuleux roman venant d’une librairie que j’aime beaucoup ! Hâte de lire ce Cosy Mystery et pourquoi pas en faire une LC avec toi, chère Hélène !

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Hélène (la_bibli_jeunesse_dhelene)

Ce que j’ai envoyé

La personne à qui je devais envoyer un petit paquet était Frédérique, et j’étais bien contente de tomber sur elle puisqu’au départ c’est elle qui m’a contacté pour me proposer de faire partie de l’équipe de A l’ombre du Grand arbre. C’était une belle surprise et donc c’est un joli clin d’oeil que ce soit à moi de lui en faire une pour Noël.

Je me suis donc rendue à l’Armitière à Rouen où je sais que l’on trouve toujours son bonheur pour tous les âges et je lui ai choisi un cosy mystery, coup de coeur des libraires. Un peu de magie, un peu de mystère, une recette parfaite pour les fêtes. Ensuite j’ai passé un bon moment à regarder les présentoir de cartes et j’ai fini par me décider pour l’une d’entre elle dont j’aimais l’ambiance. En plus des livres je suis une grande grande fan de papeterie et je choisi toujours avec soin les cartes, photos, albums, marques-pages… J’espère que celle-ci égayera la fin d’année de Frédérique, qui pourra également déguster un petit florentin en lisant au chaud.

Ce que j’ai reçu

C’était Séverine qui avait pour mission de m’envoyer un cadeau et j’ai été ravie de recevoir son paquet qui contenait plusieurs petites surprises et pour commencer, un album de chez Rue du Monde, une très belle maison d’édition. L’album Le Grand banian de Jean-Claude Mourlevat illustré par Nathalie Novi va ma faire voyager en Inde, j’ai hâte de vous en parler 🙂

Un mini-puzzle de Noël représentant une illustration hivernale d’une illustratrice que j’aime beaucoup, Amélie Lafaitteur était aussi glissé parmi les petits paquets préparés par Séverine. Vais-je réussir à le faire pendant les vacances, je vous tiens au courant !

Une banderole Joyeux Noël, des caramels mous joliment emballés et une belle carte de Noël complétaient ce paquet qui m’a fait très très plaisir !

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Séverine (sev_se_livre_)

Ce que j’ai envoyé

Ma destinataire de cadeaux était cette année la p’tite nouvelle de l’équipe. Autant dire que j’ai eu un peu peur, dans la mesure où nous ne nous connaissons pas encore beaucoup… Blandine avait eu la très bonne idée de m’offrir un mini-puzzle l’année dernière, je lui ai donc piqué l’idée, sans aucun scrupule ! Pour la gourmandise, pas de question existentielle, des caramels feraient l’affaire (franchement, qui n’aime pas ça ?) et une petite guirlande, pour finir, aucun souci. Ah oui, j’allais oublier l’essentiel : le livre ! Là, dans le doute, je l’avoue, je l’ai choisi selon mes propres goûts ! C’est ainsi qu’Hélène a découvert, si elle ne le connaissait pas, un des (trop) rares albums jeunesse écrits par Jean-Claude Mourlevat, illustré par la grande Nathalie Novi, chez les Éditions Rue du monde : Sous le grand banian, mon clin d’œil au grand arbre qui nous abrite toutes deux…

Ce que j’ai reçu

J’ai reçu de Lucie un colis qui m’a beaucoup touchée. Notamment parce qu’à l’inverse de mon Swap avec Hélène, il m’a montré que Lucie et moi commençons à bien nous connaître, même par écrans interposés. Il faut dire que deux jours passées ensemble à Montreuil nous ont rapprochées. Ainsi ai-je eu la surprise de découvrir 2 livres dans le colis. Le premier, c’est Pleine nuit, superbe album à découpes laser avec un magnifique loup en couverture, qu’elle a eu la gentillesse de me faire dédicacer par son auteur/illustrateur Antoine Guilloppé, à Montreuil, justement. Le deuxième est un recueil de Jean-Pascal Dubost, illustré par Katy Croupie, dans la collection Poèmes pour grandir de Cheyne : C’est corbeau. Elle savait que je suis particulièrement sensible à cet oiseau, sorte d’animal totem pour moi, dont j’ai un tatouage sur le bras droit… Si j’ajoute que les bouchons lyonnais compris dans le colis m’ont bien fait rire, que la décoration de Noël artisanale s’accorde parfaitement à mon intérieur, et que sa petite carte avec un joli message d’amitié fait chaud au cœur, on n’est pas très loin du bonheur… Merci Lucie ! (qui était, entre parenthèses, ma swapée de l’an dernier…)

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Lucie (Leslivresdavril)

Ce que j’ai envoyé

Cette année j’ai a eu le plaisir de tomber sur Séverine, ma swapeuse de l’année dernière. C’était l’occasion de la remercier, d’autant qu’après nous être retrouvées à deux salons du livre, nous commençons à mieux nous connaître ! J’ai donc multiplié les clins d’œil, à ses marottes (poésie, corbeau, chocolat), mais aussi aux sujets plus personnels que j’ai pu découvrir en discutant et en la lisant. Saviez-vous que notre Sev avait édité deux recueils (vous les trouverez ICI et ) ? J’ai donc choisi deux livres lors du SLPJ, une boîte de chocolats d’un confiseur lyonnais, une suspension artisanale et une carte de l’illustratrice Mue.Pi elle aussi rencontrée à Montreuil.

Ce que j’ai reçu

C’est toujours un grand plaisir de recevoir un colis savament composé par une copinaute. Et nul doute, cette année Frédérique avait décidé de me faire voyager ! J’ai adoré les souvenirs du Japon : le carnet au papier velouté (oserai-je l’utiliser ?), la carte poétique d’un côté, pleine d’énergie de l’autre. Ainokura figure dorénavant sur la liste des lieux à visiter quand j’irai au Japon. Mais ma swapeuse n’en avait pas fini avec le dépaysement. Elle y a ajouté un chocolat originaire du Ghana et, surtout, Poèmes par-dessus les toits, recueil de poésie bilingue français arabe, véritable invitation à la douceur et à la lenteur. Juste ce qu’il faut pour finir l’année. Et il sera suivi par d’autres car Frédérique s’est arrangée avec l’éditrice du Port à jauni pour me couvrir de poésie. Comme dit ta grand-mère Séverine déjà ? « Tu n’y es plus, Fred ! »

Ce que j’ai envoyé… 2ème !

Pour prolonger son voyage, j’ai remercié Frédérique de ses douces attentions avec l’album 72 saisons au Japon Kyûreki, un calendrier de la Nature d’Emmanuelle Grundmann et Gilberte Niamh Bourget. Tombée sur cet album un peu par hasard, j’ai immédiatement pensé à elle.

72 saisons au Japon Kyûreki, un calendrier de la Nature d’Emmanuelle Grundmann et Gilberte Niamh Bourget, Actes Sud jeunesse, 2025.

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Héloïse (Ileautresor)

Ce que j’ai envoyé

Je devais préparer un colis pour mon homonyme Héloïse – Helolitla. Je lui ai envoyé un roman junior, Le maître des clefs : le pays des songes, avec du thé blanc parfumé aux épices… mais dans une autre boîte car elle ne tenait pas dans le paquet.

Ce que j’ai reçu

Blandine m’a gâtée ! J’ai reçu 2 livres : Les gardiens de baguette magique et Quelque part dans la neige… avec des chocolats. Son paquet m’a fait bien plaisir.

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Héloïse (Helolitla)

Ce que j’ai envoyé

Cette année, c’est à Blandine que je devais envoyer un colis. Au vu de ses lectures éclectiques, j’ai opté pour un roman ado que j’avais adoré, très poétique. J’y ai joint du café, et une pochette à livre.

Ce que j’ai reçu

C’est Héloïse qui m’a gâtée avec un roman jeunesse que j’avais repéré, Le maître des Clés, de Benoît Grelaud. Une lecture que j’ai deja commencée et que je partage avec mes fils, pour l’instant captivés par cette aventure ! J’ai également reçu une jolie carte et du thé.

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Blandine (Vivrelivre)

Ce que j’ai envoyé

Cette année, le sort m’a désigné Héloïse (Ileautresor), dont je ne connaissais pas trop les goûts. J’y ai donc été avec mon cœur. J’ai opté pour le premier roman jeunesse de Tiffany McDaniel (qui inaugure une série), Les Gardiens de Baguette Magique, parce que j’aime énormément la plume de cette autrice en Litté générale et que j’aime cette Maison d’Editions, Gallmeister. Comme c’est la période de Noël, j’ai choisi pour un album jeunesse qui fait la part belle à la saison, enneigée, mais aussi au don de soi et au plaisir d’être ensemble. Et puis des petites douceurs chocolatées aux effigies parisiennes pour les accompagner, car Paris est magique !

Ce que j’ai reçu

C’est de la part d’Héloïse (Helolitla) que j’ai reçu un colis avec deux sachets de café moulu aromatisé (bonheur bonheur), un roman ado, Nos constellations de Florence Quentin chez Didier Jeunesse, que je ne connaissais pas du tout, une pochette livre Harry Potter so kawai, et un adorable mot sur un un adorable papier accompagné de stickers livresques ! Mille mercis Héloïse pour tes choix si justes !

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Nous espérons que vous avez été aussi entourés et gâtés pendant les Fêtes et nous sommes très heureuses de vous retrouver en 2026 pour de nouvelles lectures.

Belle fin d’année à tous !

Nos « classiques » à offrir

A l’approche des fêtes ce fin d’année, quoi de mieux que de délaisser les grands magasins pour courir dans votre petite librairie de quartier ! Non seulement nous avons tout à fait le droit de nous gâter mais nous avons l’obligation de faire plaisir aux personnes de notre entourage. Pour vous aider à faire des choix, vos arbonautes préférées ont pensé à des titres qu’elles aiment particulièrement offrir. A votre liste ! C’est par ici que ça se passe…

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Pour Liraloin offrir un livre c’est toujours une grande marque d’affection. Non seulement la future lectrice va découvrir un livre choisi avec amour mais aussi un univers enchanteur ! Pour cet article, elle s’est tournée vers deux romans classiques aux aventures incroyables et inoubliables.

Le jardin secret de Frances Hodgson-Burnett
Adapté en BD par Maud Begon publié chez Dargaud en 2021. Adapté au cinéma en 1994 et 2020.

Mary Lennox « que tout contrarie » est une petite fille unique et gâtée, capricieuse, mal élevée ou bien pas élevée du tout par ses parents. Sous le soleil des Indes, le choléra va décimer toute sa famille ainsi que les domestiques la laissant orpheline. Après un long voyage jusqu’en Angleterre, elle est recueillie par son oncle Archibald Craven, propriétaire d’un immense manoir perdu au milieu des landes pluvieuses.

Au lendemain de sa première nuit, quelle n’est pas sa surprise de découvrir l’enjouée Martha, une jeune servante bavarde et toujours de belle humeur – tout le contraire de Mademoiselle Mary ! Le franc parlé de Martha insupporte la jeune demoiselle acariâtre mais peu à peu cette dernière s’intéresse à la vie de cette jeune campagnarde, dévoilant sans doute les prémices d’une amitié naissante.

Pourtant bien des mystères entourent ce manoir et ses jardins. Quels sont les pleurs nocturnes perturbant ainsi son sommeil ? Quel secret cache ce jardin clos depuis dix longues années ? Des enfants perdus, certains mal aimés ou d’autres soi-disant condamnés à mourir seront unis par un secret loin du monde des adultes. L’amitié, l’amour et surtout la confiance vont éclore petit à petit dans ce vieux manoir lugubre. Ce récit est un concentré d’innocence, celle retrouvée après une enfance perdue et délaissée.

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Huit volumes composent cette série dont le titre le plus connu a été publié pour la première fois sous le nom « Anne, la maison aux pignons verts. » En 2020, les éditions Monsieur Toussaint Louverture ont choisi de publier le premier volume en s’inspirant du titre original « Anne de Green Gables »

Cette saga tourne autour d’Anne Shirley, jeune orpheline qui deviendra Anne de Green Gables puis enfin Anne Blythe. Si l’histoire débute fin XIXe siècle elle s’achève durant la Première Guerre Mondiale qui est au centre de l’intrigue de « Rilla ma Rilla », un volume beaucoup plus noir que l’ensemble des premiers titres.

Quel plaisir de lecture que de retrouver à chaque volume les personnages de l’Île-du-Prince-Édouard, l’atmosphère d’Avonlea en passant par Ingleside tout en terminant à Glen St Mary. Entrer dans cette série c’est se délecter de l’espièglerie d’Anne Shirley puis s’attacher à toute cette belle et grande famille. C’est aussi rire des évènements, des situations des personnages secondaires mais aussi s’émouvoir de l’innocence des enfants, de la tristesse qui peut envahir une famille. La connexion à la nature y est très forte et la magie qui s’opère dans la Vallée arc-en-ciel apporte au lectorat des moments de détente propice à la rêverie. L’humour de Lucy Maud Montgomery apporte une belle énergie au récit et fait la part belle aux femmes qui composent parfaitement dans cette histoire universelle.

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Pour Hélène, un livre c’est toujours un beau cadeau à offrir lors des fêtes. Elle a essayé de mélanger classiques et livres plus récemment parus qui le deviendront peut-être afin de satisfaire tous les goûts et tous les âges. Ce billet est donc aussi l’occasion de parler de nouveautés et de revenir sur des coups de coeur de l’année. Joyeuses fêtes à tous !

Mes premiers airs de jazz d’Aurélie Guillerey, Gründ, 2016

Pour commencer Hélène vous conseille cette petite collection de livres sonores de chez Gründ. Elle plaira aux plus petits, qui prendront plaisir à écouter l’histoire des musiciens racontée par l’adulte et surtout à appuyer eux-mêmes sur les boutons pour mettre en route l’air de musique à chaque page. Il y en a pour tous les goûts : jazz, rock, reggae… A vous de choisir celui qui plaira le plus et de les collectionner !

Un jour de chance de Céline Claire et Jean-Baptiste Drouot, Milan, 2022

Un jour de chance est un titre paru il y a plusieurs années déjà mais qui avait particulièrement touché Hélène. On pense lire une « simple » histoire de doudou perdu mais en réalité il s’agit de donner et recevoir, de comment on aide les autres et on se fait aider quand on en a besoin… C’est parfait en ces temps de Noël et ça plaira vraiment aux plus petits attachés à leur doudou et qui apprennent les relations humaines.

Chronique complète ici

Le concours de fées de Camille Garoche, Little Urban, 2025

Hélène a vraiment craqué pour ce titre. De plus c’est un conseil d’amie ! On ne le voit pas sur l’image mais il est vraiment grand format, ce qui laisse la part belle à l’image. Les illustrations de Camille Garoche sont vraiment belles et très fournies. Pour les enfants de maternelle, début de primaire, c’est idéal pour leur permettre de développer leur sens de l’observation. Si vous êtes sensible, comme elle, à l’univers des fées vous allez adorer cette mise en scène dans une jolie petite histoire à dévorer sous le pied du sapin.

Matilda de Roald Dahl, Folio Junior, 2016

Est-il encore nécessaire de vous présenter ce classique indémodable ? Matilda est intelligente, attachante, marrante… Hélène n’a plus d’adjectif en -ante pour la qualifier mais si vous avez des enfants en fin de primaire dans votre entourage qui ne connaissent pas encore cette petite héroïne, allez-y ! Roald Dahl a l’art de nous montrer que l’on peut rire de tout, on est plongé dans un univers à la fois British et universel. Matilda, au delà de l’histoire encourage à lire, se cultiver grandir, s’affirmer… Un de ces personnages que l’on n’oublie pas et qui ont marqué la littérature de jeunesse, celui-ci est réellement un classique !

Anatole Latuile de Olivier Muller, Anne Didier et Clément Devaux, Bayard jeunesse, depuis 2005.

Pour les enfants de primaire toujours, Hélène vous conseille la série de BD Anatole Latuile. Copains, bêtises, idées de génie (ou pas…!), les aventures d’Anatole sont pleines de rebondissements, on le retrouve au fur et à mesure des tomes comme un véritable ami, et la BD rend l’objet-livre très accessible. Un compagnon du quotidien !

Les mille vies d’Ismaël et quelques saveurs en plus de Raphaëlle Calande, Sarbacane, collection : Exprim’, 2024

Pour terminer cette liste de livres à glisser au pied du sapin et gâter les plus grands, Hélène vous livre son coup de cœur de l’année en roman ado, Prix Cendres 2024.

Ismaël est un jeune garçon un peu perdu dans la vie, qui vit énormément de culpabilité , en difficulté scolaire, qui se fait exclure du collège. Suite à cela, sa mère l’envoie dans sa famille à Lyon et il fera là-bas des rencontres qui changeront sa vie. La première rencontre sera celle avec l’univers de la cuisine, puis il rencontrera d’autres personnes et vivra des événements qui lui permettront de s’élever et de prendre en main son destin.

C’est vraiment le genre de romans où l’on est pris dans l’histoire. L’écriture est extrêmement qualitative et riche. Tous les petits indices semés au fil du texte finissent par se recouper, donnant une grande cohérence au récit. Ismaël c’est un jeune homme que l’on a tous rencontré, un ado qui a besoin d’amour, de cadre, et qui finit par se trouver grâce à sa passion. Une histoire pleine d’espoir et tout sauf mièvre, qui parlera aux adolescents en pleine évolution. Un beau message à leur faire passer que celui que l’on croit en eux.

Plus de détails dans cette chronique également.

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Héloïse n’a pas vraiment de titres « classiques » à offrir, mais elle a quelques valeurs sûres. Pour les tout-petits, les albums de Chris Haughton ou encore ceux de Coralie Saudo et Laura Hedon chez La poule qui pond, que voici :

Elle aime aussi offrir les albums de Briony May Smith, dont elle adore les illustrations, et que son fils collectionne. Sa valeur sûre pour les albums de Noël ? Le merveilleux Trölls, d’Ellie S. Green.

Trölls, Ellie S. Green, illustré par Lisa Guisquier. Ed. Gulfstream, 2022

Pour les plus grands, elle offre volontiers des bandes dessinées, et des mangas. Petit Requin, de Penguin Box, pour les plus jeunes, Blue box ou Akane-banashi pour les plus grands.

Côté romans, elle aime partager les titres qui l’ont touchée, bousculée, émue, cette année ce sera par exemple Hyper, d’Émilie Chazerand, Nos Constellations, de Florence Quentin, ou encore La saga des Mystères, de Jeff Wheeler.

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Lucie n’a pas vraiment de « classique » car elle veille à coller au plus près aux centres d’intérêt des personnes qu’elle gâte. Cependant, elle a une tendresse particulière pour certains auteurs qui sont des valeurs sûres, pour les thématiques qu’ils proposent ou pour la beauté de leurs livres.

Thierry Dedieu a publié de très beaux albums autour de Noël. Si cette fête n’est pas toujours au cœur de l’histoire, les messages d’entraide, d’espoir et de bienveillance qu’ils portent sont toujours pertinents. D’autant que l’auteur-illustrateur veille à les distiller sans trop en faire avec le talent qu’on lui connaît.

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Dans un registre différent mais tout aussi efficace, Chris Haughton est une valeur sûre pour les petits lecteurs. Ses albums colorés aux illustrations reconnaissables au premier coup d’oeil, sont porteurs d’histoires aussi drôles que bienveillantes. Et pour ne rien gâcher, cet auteur-illustrateur irlandais parvient à ressembler petits et grands avec des textes a plusieurs niveaux de lecture.

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Vous pensiez avoir fait le tour des contes traditionnels ? Mélanie Baligand se fait un plaisir de vous les présenter dans de fabuleux théâtres d’ombres. Les découpes sont incroyables de finesse et permettent une projection au plafond. Effet « wahou » garanti. Lucie aime la magie qui se dégage de ce moment de partage dans le noir, mais aussi l’utilisation du smartphone qui sert d’éclairage et ne peut plus interrompre l’histoire.

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Pour les plus grands, Lucie pioche allègrement dans les séries que nous avons présentées au mois d’octobre pour les pré-ados et les ados, car quelle meilleure occasion que Noël pour offrir plusieurs tome et permettre aux lecteurs d’entrer dans un univers fabuleux, trépidant, passionnant voire les trois à la fois ?

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La période des fêtes est pour beaucoup d’entre nous celle où l’on fait une pause pour nous recentrer sur l’essentiel : entourage, ami.e.s, famille. Nous leur consacrons des moments de partage, de joie, de grands et de petits plaisirs. Les cadeaux, évidemment, que le Père Noël offre aux plus jeunes (mais pas que) en suivant précisément la liste jointe à la traditionnelle lettre, sont l’occasion privilégiée de faire plaisir à celles et ceux qu’on aime. Pour Séverine, que les siens taquinent gentiment à ce sujet, il est obligatoire d’offrir des livres. Oui, mais des livres porteurs de sens, dont la beauté n’a d’égale que l’intention du message qu’ils délivrent. Aussi a-t-elle souvent offert des albums estampillés jeunesse qui, en vérité, plaisent également (et surtout ?) aux adultes les ayant reçus en cadeau. Pas des « classiques » à proprement parler, mais des livres qui peuvent toucher toutes les générations, grâce à leur sujet universel. Ainsi, à Noël, fête familiale par excellence, les 3 albums Maman, Papa, et le dernier, Grands-parents du duo Quentin Gréban/Hélène Delforge (Editions Mijade) sont, selon elle, des cadeaux absolument merveilleux. Magnifiés par de sublimes illustrations, -des portraits, à couper le souffle riches de diversité ethnique et temporelle, de couleurs profondes, de gestes et de regards d’une intensité étourdissante-, les mots, tour à tour poignants et drôles, d’une tendresse infinie, célèbrent avec douceur, bienveillance, sensibilité, poésie, finesse, ces personnes chères à nos cœurs, à qui l’on ne dit pas assez souvent combien nous tenons à elles et eux. Alors…pourquoi pas le faire avec un beau livre ?

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Nous espérons vous avoir donné des idées pour les cadeaux de dernière minute, mais nous sommes aussi très curieuses de connaître VOS classiques à offrir !

Lecture commune : Le silence est à nous

Aujourd’hui sur le blog, Lucie, Héloïse et Hélène vous proposent une lecture commune d’un des grands succès de l’année en roman ado, il s’agit du titre « Le silence est à nous » de Coline Pierré. Lauréat du Prix Vendredi des lecteurs du Pass culture, il a déjà rencontré son public et nous étions curieuses de le découvrir et ravies de pouvoir enfin vous en parler.

Paru en mai dernier aux éditions Flammarion, ce titre très actuel nous transporte dans un lycée où Léo est témoin involontaire d’une agression sexuelle.

Suite à cela elle cherche comment se positionner, quoi faire, et grâce à ses amis, ensemble, ils trouvent un moyen de résister, de dénoncer la situation de manière originale et finalement de faire avancer les mentalités.

Plongez avec nous dans ce roman très actuel qui donne la parole (si l’on peut dire cela ainsi…) à la génération post me-too.

Le silence est à nous, Coline Pierré, Flammarion Jeunesse, 2025.

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Lucie : Connaissiez-vous le travail de Coline Pierré avant de lire ce roman ?

Héloïse : Pas beaucoup en fait ! J’ai lu et beaucoup aimé Ma fugue chez moi, mais c’est tout… Mais j’aime beaucoup les textes en vers libres, et le résumé de celui-ci m’intriguait !

Hélène : J’avais lu moi aussi il y a plusieurs années Ma fugue chez moi. Et toi Lucie ?

Lucie : Je n’avais pas fait le lien avant de regarder sa bibliographie mais j’en avais lu deux : La révolte des animaux moches et Nos mains en l’air qui n’ont pas grand chose à voir avec ce titre d’après mes souvenirs.

Lucie : L’illustration de couverture vous a-t-elle inspirées ?

Hélène : Pour ma part j’ai découvert ce livre lors du festival “un chapitre à Rouen” consacré à la littérature young adult. Dans ce cadre j’ai eu la chance de rencontrer Coline Pierré qui nous en a parlé. Le livre était là et la couverture m’a beaucoup plu : ces deux mains de couleurs différentes et qui se tiennent traduit bien une idée qui est développée dans le roman, celle de la solidarité.

Héloïse : Le rose n’est pas ma couleur préférée, mais ces deux mains qui se joignent, ça, j’aime ! Ça matérialise bien la solidarité oui !

Hélène : Oui, et puis la forme dans laquelle elles sont fait penser à une petite porte, l’idée qu’on va voir ce qui est caché. Enfin !

Héloïse : Et toi Lucie ?

Lucie : A vrai dire je ne l’aime pas trop. Et sans la suggestion de Séverine j’aurais bien pu passer à côté de ce roman juste à cause du graphisme et des couleurs. Ça aurait quand même été dommage !

Héloïse : Comme quoi… Il ne faut pas se fier aux apparences 🙂

Lucie : En effet ! Ça m’apprendra ! Poursuivons si vous le voulez bien avec la forme du roman. Les romans en vers libres sont de plus en plus fréquents en littérature ado, en aviez-vous déjà lu et que pensez-vous de ce choix ?

Héloïse :  C’est un style que j’aime beaucoup. C’est à la fois poétique, à vif, intense. J’avais découvert le style avec Inséparables, de Sarah Crossan, puis lu l’excellent Un garçon, c’est presque rien, de Lisa Balavoine, qui m’avait énormément marquée. Je trouve que ça “casse un peu les codes”, le rythme, la diction. 

Un garçon c’est presque rien, Lisa Balavoine, Rageot, 2022.

Lucie : Je suis d’accord avec toi, je trouve que ce choix va très bien au roman adolescent, quand il est bien réalisé. Le premier que j’ai lu était La Dragonne et le Drôle de Damien Galisson, mais le plus marquant dans ce genre est sans aucun doute 17 millimètres de Florence Medina que j’ai lu comme en apnée.

Héloïse : Oh oui, 17 millimètres, quelle lecture ! il est court, mais intense effectivement, et très émouvant aussi. 

17 millimètres, Florence Medina, Scrinéo, 2024.

Hélène : Pour ma part je n’avais jamais lu un livre écrit sous cette forme. C’était particulier mais je me suis habituée au fur et à mesure de la lecture. Coline Pierré a indiqué qu’elle a choisi cette forme car elle laisse “physiquement” de la place au silence. Les pages sont aussi plus “aérées”, ce qui facilite l’entrée dans ce “gros” livre. 

Lucie : C’est intéressant Hélène cette idée de laisser une place au silence. Et ça fait totalement sens vu le sujet ! Ici Coline Pierré utilise les vers libres mais joue aussi sur le rythme, les sonorités et les répétitions… Loin d’être un effet de mode, le parti pris est ici pleinement assumé et investi.

Héloïse : Ce silence justement, on en parle ? A quoi vous attendiez-vous avec ce titre ?

Hélène : Pour ma part, j’ai assisté à la rencontre avant de lire le livre donc je connaissais le sujet. J’étais curieuse de découvrir ce livre qui avait beaucoup plu à de nombreux lecteurs, et de voir la manière dont il était traité, sous l’angle du silence.

Héloïse : Moi non, j’essaie de ne pas lire les résumés en quatrième de couverture pour ne plus risquer de divulgâcher l’histoire. Je savais juste qu’on y parlait féminisme et sororité, et que des amies avaient adoré. Mais je ne savais pas du tout à quoi correspondait ce silence.

Lucie : Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre mais j’avais un a priori positif car les coups de cœur de Séverine sont souvent de bons indices. J’imaginais une histoire de filles avec la couverture, probablement un drame que l’on tairait, mais pas grand chose de plus. C’est sur que choisir le silence comme thématique d’un roman, c’est plutôt gonflé ! On a vu qu’il tenait une place dans les choix stylistiques de l’auteure mais qu’avez-vous pensé de l’histoire ? Est-ce que l’une d’entre vous souhaite la résumer pour commencer ?

Héloïse : Pas facile, mais j’essaie. Une jeune fille, Leo, assiste à une agression dans son lycée. Maryam, une jeune camarade solaire, est plaquée contre un mur par Ethan, et clairement pas consentante.  Sous le choc, Leo ne dit ni ne fait rien. Mais ensuite, elle contacte la victime. Sauf que quand celle-ci rapporte l’agression, personne ne l’écoute… Ce que j’ai trouvé horrible. On se rend compte aussi avec cette lecture que la société n’écoute pas forcément les victimes, à plus forte raison si elles sont en couple …

Lucie : Oui, la notion de consentement est vraiment au cœur de ce récit. Et effectivement Coline Pierré interroge la réception de la parole des victimes de manière très intéressante.

Héloïse : C’est l’une des revendications d’ailleurs des “manifestants silencieux” (je ne sais pas comment les appeler) c’est parlant comme ça je trouve.

Hélène : Oui la question de dire et d’entendre est au cœur du livre. D’après ce que l’auteure expliquait, les scènes avec le proviseur ont été parmi les plus difficiles à écrire car il fallait complexifier ce personnage qui n’entend pas, même s’il reçoit la victime et ses amies et les écoute, en apparence du moins… 

Héloïse : C’est un personnage clairement détestable…Contrairement à d’autres heureusement. D’ailleurs, j’ai apprécié l’idée que tous les adultes ne soient pas montrés du doigt. 

Lucie : OUI ! Comme la génialissime documentaliste, Madame Lindgren !!! J’ai aimé que certains adultes, dont des hommes, soient positifs. Ce n’est pas si fréquent dans ce type de romans.

Héloïse : Oui, le CPE, M. Diaz, est top aussi ! Mais c’est révoltant de voir que la première réponse de la direction, c’est d’interdire des tenues jugées “osées”, pointant du doigt la victime et la transformant en coupable… C’est d’ailleurs la raison de la fameuse grève lancée dans le roman (attention spoilers pour celleux qui ne l’ont pas lu ! )? J’ai trouvé cette idée de grève de la parole géniale et originale, pas vous ?

Lucie : Mais si, totalement ! C’est une idée intéressante car on ne peut pas forcer quelqu’un à parler, que la parole libérée est au cœur de l’élément perturbateur et que l’on pousse les ados à s’exprimer tout en rechignant à les écouter, j’ai trouvé ce passage très juste. Et j’irais jusqu’à dire qu’il m’a questionnée en tant que maman. Malgré toute notre bonne volonté, est-ce qu’on écoute nos enfants aussi attentivement qu’on le devrait ? 

Héloïse : C’est une réflexion intéressante, je n’en suis pas sûre malheureusement…

Lucie : Léo est donc l’héroïne de ce roman et elle serait la première surprise de se voir qualifiée ainsi. Qu’avez-vous pensé de ce personnage ?

Héloïse : C’est un personnage extrêmement touchant. Elle est très mal dans sa peau, dans son corps, s’excuse presque de respirer parfois… Elle a peur de mal faire, et pourtant, c’est elle qui instille la révolte, le combat. 

Hélène : Oui c’est un personnage attachant, un peu au mauvais endroit au mauvais moment et qui se trouve confrontée à une situation qui la force à se positionner, à être fidèle à ses valeurs à un âge auquel on se construit. Elle fait cela avec beaucoup de pudeur et de délicatesse, et un peu de maladresse parfois, ce qui la rend réaliste aussi.

Lucie : Oui, ce personnage est très en retrait dans sa vie mais elle a de multiples facettes. Ses doutes et son mal être en font un personnage très nuancé et ont fortement résonné. Elle n’a pas du tout une personnalité de leader mais elle parvient à rassembler grâce à sa bonne volonté. J’ai juste regretté une annonce dans la dernière partie qui m’a semblé assez artificielle. Elle n’avait pas besoin de cela pour être intéressante !

Hélène : Je te rejoins !

Héloïse : La question traditionnelle pour terminer : à qui conseilleriez-vous ce roman ?

Héloïse : Aux ados, bien sûr, à partir de 13-14 ans, et aux adultes. La thématique principale est malheureusement toujours d’actualité, et c’est important de montrer que les violences sexistes et sexuelles ne sont pas à minimiser. 

Lucie : Bien sûr, aux ados, je te rejoins sur les âges : pas trop tôt à cause des thématiques. Et à leurs parents aussi, car il est susceptible d’amener des discussions. C’est un roman très riche qui parle de consentement, de santé mentale, d’engagement aussi… mais sans que ces sujets ne soient trop lourds ou appuyés, ils sont très bien intégrés à l’intrigue et invitent à la réflexion de manière assez subtile. Ce n’est clairement pas le cas de tous les titres de la sélection du Prix Vendredi pour ne citer qu’eux.

Hélène : Je le conseillerai effectivement à des lycéens, pour tout public même s’il plaira  sans doute plus aux jeunes femmes de par son aspect féministe, mais cela peut être une lecture très instructive pour de jeunes garçons aussi !

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Nous espérons vous avoir donné envie de découvrir ce roman qui figurait dans la sélection du Prix Vendredi et a été élu par les lecteurs du Pass Culture !

Retour sur le salon du livre et la presse jeunesse de Montreuil

C’est LE rendez-vous annuel des amateurs de littérature jeunesse. Des arbronautes y ont leurs habitudes (de VIP), pour d’autres cette édition 2025 était une première et certaines rêvent de s’y rendre. Voilà pile une semaine que la salon est terminé, et nous avons eu envie de partager nos meilleurs souvenirs et impressions au fil des années !

Photo issue du site du SLPJ.

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Héloïse (Helolitla) n’était pas venue au SLPJ depuis plusieurs années, elle a retrouvé avec joie cette ambiance un peu folle (et très bruyante !) qui caractérise ce grand rendez-vous. Elle n’avait pas prévu de programme précis, ne voulant pas risquer d’être déçue, mais ce n’en fut pas moins intense. Enfin si, elle avait hâte de rencontrer « pour de vrai » Lucie et Séverine, et quelle joie d’échanger autour d’un thé et quelques biscuits sur des prochains sujets du blog.

Elle ressort très contente de cette plongée dans le monde de la littérature jeunesse et ado, ravie d’avoir pu échanger avec des auteurices qu’elle adore : Esmé Planchon, Stéphane Servant, Manon Fargetton, Maëlle Desard, ou encore Lizzie Felton et Johanna Marines. De beaux souvenirs, malgré les courbatures et la fatigue (!), qui n’invitent qu’à une chose : y retourner en 2026 !

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Séverine rêvait du SLPJ 93 depuis des années, mais elle ne s’y est rendue pour la première fois qu’en 2023, invitée à assister à une lecture dessinée de l’album Les neuf vies extraordinaires de la Princesse Gaya, écrit par 9 auteur.ice.s de la littérature jeunesse, illustré par Régis Lejonc. La soirée off qui s’en est suivie, où elle a côtoyé ses idoles autour de quelques verres, a été un des grands moments de sa vie de passionnée de littérature jeunesse, tout comme les deux jours qu’elle a passés ensuite au salon, parmi les artistes et maisons d’édition chèr.e.s à son cœur. Forte de beaux souvenirs, elle y est évidemment retournée l’an dernier. En revanche, complètement désorganisée, sans programme (et sans réseau mobile), elle a manqué plusieurs séances de dédicaces et évènements qu’elle avait pourtant bien repérés en amont. Aussi, a-t-elle retenu la leçon. En 2025 son programme a été millimétré (ou presque), ce qui lui a permis de profiter pleinement de cette ambiance unique, entre rencontres inopinées, échanges passionnants, et séances de dédicaces émouvantes.

Ses meilleurs souvenirs et anecdotes de l’édition 2025 ? Avoir acheté en avant-première le prochain album de Thomas Scotto, illustré par une trentaine d’illustrateur.ice.s, expliqué ses tatouages à Thierry Magnier, rencontré pour la première fois Lucie et Héloïse, ainsi que certaines instagrammeuses, plaisanté avec Blandine au détour d’une allée, discuté le dimanche avec un Prix Goncourt (Hervé le Tellier), deux Prix Astrid Lindgren (Marion Brunet et Jean-Claude Mourlevat), et une Grande Ourse (Susie Morgenstern), fait jouer les photographes à Vincent Villeminot, avoué son coup de foudre littéraire à Sandrine Caillis, reçu les conseils d’écriture de Cécile Alix, vu de magnifiques expos, notamment celle consacrée à Csil, assisté à une conférence très intéressante, ri avec Henri Meunier, croisé Isabelle Pandazopoulos, Barbara Brun, Claude Clément, Marc Daniau, Natali Fortier, Philippe Lechermeier, Cécile Roumiguière, et tant d’autres… Comblée, elle l’a même été jusqu’à la fin du monde, euh, du salon, passée en compagnie de son auteur chouchou, Herve Giraud, sur le stand des bien-aimées éditions Thierry Magnier. Elle a rapporté de son périple montreuillois une pleine valise de lingots d’or, ainsi que la Pépite des Pépites. Ah non, pardon, ce sont des livres ! Mais en fait, c’est pareil ! 😉

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C’était la troisième fois que Blandine se rendait au SLPJ, accompagnée d’ami.e.s, dont deux novices en littérature jeunesse. Quelle joie pour elle de les accompagner dans leurs découvertes de cette littérature si riche, vivante, vibrante, foisonnante, subtile, colorée, variée, si éclectique… Que du bonheur ! Pas de programme précis, mais tout de même quatre impératifs : voir Nancy Guilbert, se procurer le dernier livre de Clémentine Beauvais (et se le faire dédicacer), idem avec Alexis Dormal pour Ana Ana et Pico Bogue ; et aller récupérer son exemplaire du 2e tome d’En Quête d’Un grand Peut-être, écrit et édité par Tom et Nathan Lévêque, suite à une campagne de financement participatif.

Il y avait du monde cette année, plus que l’an passé au même jour (le dimanche) et donc davantage d’effervescence. Elle a eu la chance de remplir ses objectifs, de discuter, rire, partager avec Philippe Jalbert, Davide Cali, Emmanuelle Houdart, Laurent Corvaisier, Bruno Doucey, Bernard Villiot, Stéphane Servant et Gaya Wisniewski ; avec les éditions Gallmeister, Bruno Doucey, Didier Jeunesse, Thierry Magnier (ah leur collection Petite Poche !!), etc.

Dans les allées, Blandine et Séverine se sont croisées, ont papoté, échangé et ri. Et c’était bien chouette aussi ! A renouveler l’année prochaine, avec toutes les branches de l’Arbre !

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Lucie fait partie de la deuxième équipe. Elle travaille habituellement le week-end du SLPJ et était enchantée de pouvoir découvrir ce salon pour la première fois. En suivant tous les conseils gentiment donnés par Séverine, elle a réussi à rencontrer tous les auteurs et illustrateurs qu’elle avait repérés dans le programme. Parmi les rencontres les plus touchantes, les auteur(e)s que nous avons eu la chance d’interviewer sur ce blog : Annelise Heurtier, François Place, Thomas Scotto, Isabelle Simler… Mais aussi Jo Witek, Jean-Claude Mourlevat, Yves Grevet, Rebecca Dautremer, Timothée de Fombelle, Chris Haughton ou Pascale Quiviger. Quel plaisir d’échanger avec les artistes qui nous permettent de nous évader toute l’année !

Le salon est aussi l’occasion de faire de belles rencontres dès le train (!), dans les files d’attente, à l’hôtel, mais aussi avec les autres acteurs du livre : éditeurs, attachés de presse, blogueurs et influenceurs. Voir autant de personnes passionnées est incroyablement stimulant.
Et bien sûr, c’est avec un immense bonheur que Lucie a retrouvé Héloïse et Séverine au détour des allées (mais elle a malheureusement manqué Blandine) pour discuter de leurs lectures, des projets d’articles mais aussi de sujets plus personnels. Nul doute que cela aura encore resserré leurs liens.

Cependant, dans toute cette émulation extrêmement positive, une ombre ne peut être passée sous silence : la question financière. Quand une auteure dont les romans sont traduits dans plusieurs pays annonce qu’elle cherche un travail car elle ne peut plus vivre de sa plume, notamment à cause de la réduction drastique du Pass Culture qui limite les interventions scolaires ; qu’une éditrice doute de pouvoir être présente lors de la prochaine édition faute de subventions de sa région… Cela créé un gouffre entre l’impression de bonne santé de la littérature jeunesse portée par l’événement et la réalité du terrain qui ne manque pas de nous préoccuper.

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Si vous ne connaissez pas (encore ?) l’événement, toutes les informations et actions sont disponibles au fil de l’année sur le site officiel.

Nos coups de coeur de novembre

Alors que, depuis le passage à l’heure d’hiver, l’envie de nous réfugier sous un plaid avec un bon chocolat chaud que nous évoquions le mois dernier, se fait de plus en plus pressante, il est temps de vous présenter nos coups de cœur de novembre. Ils vous donneront sans doute envie de faire comme nous et de vous blottir au creux de la littérature jeunesse qui réchauffe la vie, en attendant les fêtes de fin d’année toutes proches.

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Lucie n’a pas eu beaucoup de temps pour lire ce mois-ci. Elle a donc privilégié les albums et les documentaires et a eu la chance de tomber sur de belles découvertes ! D’abord le très drôle C’est un livre de Lane Smith. Dialogue entre un âne accro aux écrans et un singe plongé dans un livre, cet album commence par définir un livre en expliquant ce qu’il n’est pas… pourquoi finalement montrer son pouvoir d’attraction. C’est très bien vu et les illustrations sont adorables.

C’est un livre, Lane Smith, Gallimard jeunesse, 2011.

Son avis complet.

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L’univers de Pi est un documentaire extrêmement bien fait sur l’histoire et les mystères entourant le nombre Pi. Nul besoin d’être passionné de mathématiques pour l’apprécier à sa juste mesure : les auteurs ont fait un travail de vulgarisation remarquable et trouvé le ton parfait pour attiser la curiosité des jeunes (et moins jeunes) lecteurs. Entre humour et découvertes, une vraie belle surprise !

L’univers de Pi, Anita Lehmann, Jean-Baptiste Aubin et Joonas Sildre, Helvetiq, 2025.

Son avis complet.

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Pour Séverine, le coup de cœur du mois de novembre, un comble, c’est un album dont le titre évoque le printemps…et de printemps, il en est bien question ici, s’il signifie renouveau et éclosion… Sous le pommier en fleurs, c’est l’histoire d’amitié improbable entre un un homme solitaire, Monsieur Bérard, à la vie bien (trop) rangée, organisée au millimètre, sans que rien ne déborde jamais, et un hippopotame au cœur généreux nommé Arthur, 2,7 tonnes d’extravagance. A la mort de son oncle, un vieil urluberlu baroudeur, Monsieur Bérard hérite de son hippopotame Arthur, un bien encombrant animal de compagnie. Devant le fait accompli, le voilà contraint de réorganiser son espace, ses extérieurs, ses habitudes… Pourtant, grâce à Arthur, il s’ouvre à l’imprévu, au loufoque, à l’expression des émotions et des sentiments, bref, il n’est plus le même homme. Sa vie change peu à peu, jusque, même, le plus grand chamboulement qui soit… La virtuosité à la fois facétieuse et poétique propre à la plume d’Henri Meunier, sa sensibilité teintée de fantaisie (ou l’inverse ?), son élégance rare, s’expriment pleinement dans cet album, très joliment illustré par Olivier Latyk. Une réussite !

Sous le pommier en fleurs, d’Henri Meunier, illustré par Olivier Latyk, Grasset jeunesse, 2025

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Ce mois-ci, Héloïse Helolitla a beaucoup ri avec Glouton, le croqueur de livres. Déniché dans sa bibliothèque favorite, il a fait le bonheur de son fils qui l’a lu en boucle.

Comme le titre l’indique, il s’agit d’un album qui met en scène un l’état personnage très gourmand, Glouton. Il mange tout, mais sa passion, ce sont les livres, alors gare à vos trésors !

A sa suite, nous entrons dans une aventure ludique et intertextuelle, à travers une série de livres. Glouton revisite certains contes célèbres (Boucle d’or et les trois ours, Le petit chaperon rouge, Jack et le haricot magique), jouant avec les attentes des lecteurs pour mieux les détromper. Et c’est très amusant !

Des découpes, une mise en mage dynamique, des livres insérés dans l’histoire, des illustrations colorées et pétulantes, et même un mini Cherche-et-trouve, Glouton, le Croqueur de livres est malicieux et inventif ! 

Glouton, Le croqueur de livres, d’Emma Yarlett. Gründ, 2016

Son avis complet ICI.

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Le deuxième album coup de cœur d’Héloïse s’appelle C’est à qui, ça ?, de Coralie Saudo et illustré par Matthieu Maudet, et c’est un ouvrage à la fois drôle et incisif.

Tout commence par une canette écrasée qui atterrit sur la tête d’un écureuil. Mais ce n’est pas le seul objet qui vient envahir le coin de verdure où vivent les animaux. Des sacs plastiques, une boite de pizza… Très vite, les animaux s’inquiètent. Des objets perdus ? Il faut les rendre à leurs propriétaires…

Avec C’est à qui, ça ?, Coralie Saudo joue sur l’humour et le décalage pour pointer du doigt la pollution, et l’égoïsme des êtres humains qui, sans gênent, prennent la nature pour leur poubelle.

Derrière la naïveté de nos petits héros, le ton est mordant, cynique. L’absurdité de la situation fait d’autant plus ressortir la comportement stupide des pollueurs. De quoi faire réfléchir les adultes autant que les enfants !

C’est à qui ça ?, de Coralie Saudo et Matthieu Maudet. EDL, 2025

Son avis complet ICI.

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Héloïse est fan de dragons, alors elle n’a pas su résister à ceux de Rosaces et dragons (et elle a eu raison !).

Arc-en-Flammes est une paisible bourgade qui a une particularité : les habitants y sont liés à des dragons. Carl, jeune homme maladroit, est ainsi lié à Brodeverre, une adorable petite dragonne rose, incorrigible bavarde. Mais Carl est mal dans sa peau. Il subit les moqueries de ses camarades, et porte le poids des attentes de son père, vitrailliste, qui compte sur lui pour prendre sa relève. Enfin, ce dernier lui confie son premier chantier. Mais le lendemain, un mystérieux dragons détruit tout…

Héloïse a adoré l’univers, les dragons (Brodie !), et le personnage de Carl. Hésitant, maladroit, certes, il est surtout d’une grande gentillesse et d’une grande bonté. Il est touchant dans sa difficulté à trouver sa place dans ce monde qui n’est pas si parfait qu’il en a l’air, à devoir se battre contre les préjugés et les stéréotypes de genre.

L’autre point qui a marqué Héloïse, ce sont les nombreux messages, féministes et pas seulement : droit d’être qui l’on veut, de mener sa vie comme on l’entend – et non pas selon des règles archaïques -, égalité des sexes, dénonciation des stéréotypes et de l’homophobie… 

Rosages et dragons, c’est donc une enquête un peu fofolle et haute en couleurs, avec des rebondissements amusants et des clins d’œil très sympathiques à certaines situations archétypales (la princesse enfermée dans son donjon, par exemple). C’est drôle, intelligent, amusant, chatoyant à l’image des vitraux sur la couverture, bienveillant et tout doux. Une superbe découverte !

Rosaces et dragons, de Ielenna. Slalom. 2025

Son avis ICI.

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Hélène de son côté a alterné les lectures pour les petits et les plus grands. Toutes ne sont pas forcément des nouveautés mais elle tenait à partager ces livres découverts au coeur de l’automne.

Tout d’abord un très joli album de saison, écrit par Nathalie Lescaille Moulène et illustré par la talentueuse Emilie Michaud dont le trait fait craquer Hélène à tous les coups, La folle tournée d’Albert le libraire. Hélène a également eu la chance de rencontrer Nathalie Lescaille Moulène lors du festival du livre de Rouen, et de faire dédicacer ce beau livre.

Albert, petit hibou trop chou est l’heureux propriétaire d’une librairie dans la forêt, un lieu magique contenant plein de livres de toutes sortes, gros, petits, sérieux, distrayant… Et ce libraire livre même ces belles histoires à ses clients qui ne peuvent se déplacer (Une sorte d’Amazon local, écoresponsable avec le charme et l’humanité en plus ;)).

Chaque arrêt est l’occasion d’une discussion avec un autre animal et surtout, le gros plus de cet album est qu’il y a 5 petits livres dans le livre, chacun adapté à la situation que le petit habitant de la forêt rencontre à l’instant T. Une vraie mise en abyme, un parti pris original qui permet plusieurs niveaux de lecture, avec des allers retours entre les petites histoires et l’histoire principale de l’album qui enrichit la narration et les capacités de compréhension des petits lecteurs.

Nature, lecture, solidarité, animaux sont au coeur de cet album à la fois beau, riche, touchant et intemporel.

La folle tournée d’Albert le libraire, de Nathalie Lescaille Moulène, illustrations d’Emilie Michaud, Grund, 2024.

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Deuxième coup de coeur, un album destiné aux petits lecteurs de maternelle mais dont le propos peut durer encore quelques années de plus.

Il s’agit de Vite, vite de Magdalena et Isabelle Maroger, paru en mars 2018 aux éditions du Père Castor.

Ce livre nous montre un matin ordinaire entre une maman et son petit garçon. Comme chacun sait, le matin, il faut se dépêcher pour être à l’heure alors vite vite on sort du lit, vite vite on déjeune, vite vite on s’habille, entre lait trop chaud, eau trop froide et chaussette perdue.

Le dialogue entre les deux personnages est très régulier (il ne faudrait pas perdre le rythme !). Maman parle, l’enfant répond une phrase qui commence par « Attends maman »…

Jusqu’à ce que cette petite mécanique bien huilée soit soudain interrompue par une belle frayeur… Il ne faut pas aller trop « vite vite » pour traverser la route !

Alors on ralentit, on prend un peu plus le temps de parler et de profiter de ce qui est vraiment important. Hélène a beaucoup aimé le graphisme qui sur une même page met les personnages principaux en couleurs et le monde qui les entoure en noir et blanc, qui prend tout son sens sur la page où le petit garçon demande finalement pourquoi les gens courent.

Un petit album qui peut permettre de mieux se comprendre, aussi utile aux enfants qu’aux parents et qu’il est bon de relire en cette période de rush généralisé entre dernières semaines d’école, achats, organisation des fêtes, dossiers à boucler avant les vacances en plus de tout l’ordinaire. Espérons qu’il nous permettra de nous recentrer pour passer un mois de décembre tout doux.

Vite, vite ! de Madgdalena, illustrations d’Isabelle Maroger, Flammarion Jeunesse, 2022.

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Un bisou pour mon frère d’Adrien Albert est le livre du mois chez Kilimax, l’abonnement de l’Ecole des Loisirs à destination des 5-7 ans.

Paru en août 2024, il tentait Hélène depuis un bon moment et elle n’a pas été déçue par cette histoire de petits lapins qui passent une merveilleuse journée entre frères à faire du manège, de la trotinette, aller au cinéma, manger des bons gâteaux… mais doivent se quitter précipitamment à cause du bus que l’un d’eux manque de rater…

Après de multiples péripéties que nous vous laissons le plaisir de découvrir, ils se retrouveront et en seront très heureux.

Un album encore une fois très riche dans sa narration qui laisse beaucoup de place à l’implicite (l’image en dit beaucoup et l’enfant prend plaisir à observer les détails et imaginer les parties de l’histoire qui ne sont pas racontées dans le texte), à mi-chemin entre l’album et la BD et plein de tendresse en ces temps de retrouvailles familiales.

Un bisou pour mon frère, Adrien Albert, L’école des loisirs, 2024.

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Chicorée et la fête de l’arbre d’or, de Claire Lebourg et Mickaël Jourdan est paru en septembre dans la collection Moucheron, les premiers romans pour les enfants qui commencent à lire tous seuls.

Une joli histoire d’animaux de la forêt avec un petit écureuil trop mignon qui veut ménager la sensibilité de son ami quand il comprend que Pivert n’est pas invité à la fête de l’arbre d’or à laquelle il se fait une joie d’aller. Que faire ? Lui dire qu’il y va au risque de lui faire de la peine, ne pas lui dire au risque de se sentir coupable de lui cacher quelque chose ? Un beau roman sur la loyauté qui colle tout à fait aux préoccupations des enfants de cet âge, dont le sujet est traité avec beaucoup de simplicité, dans le meilleur sens du terme.

Chicorée et la fête de l’arbre d’or, Claire Lebourg, illustrations de Mickaël Jourdan, L’école des loisirs, 2025.

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Les secrets de Toutânkhamon d’Emma Carroll nous plonge dans une enquête au coeur de l’Egypte antique autour du tombeau de Toutânkhamon et de la malédiction qui l’entoure. En 1922, Lil découvre un vase avec un message venu du passé… Qui la conduira sur les traces du pharaon. Cette quête sera l’occasion de rencontrer des amis, de voyager et d’en apprendre plus sur sa propre histoire familiale. Un vrai roman historique pour enfants dans une période qui ne cesse de passionner. A destination des enfants en fin de primaire début de collège.

Les Secrets de Toutânkhamon, Emma Carroll, Gallimard jeunesse, 2020.

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Et vous, quels livres vous ont accompagné en ce mois de novembre ?