Lecture commune : Wild girl

Voici un roman lu par plusieurs d’entre nous sur lequel nos avis ont divergé.

Alors une lecture commune s’est très vite imposée.

 Audren - Wild Girl.

WILD GIRL par Audren, Albin Michel, coll.litt’

Pépita : Qu’est-ce qui vous a poussé à lire ce roman ? Le titre ? L’auteure ? La collection ?

Carole : J’aime beaucoup l’écriture d’Audren d’une part, et quand Albin Jeunesse lance une nouvelle collection de romans ados, ça pique ma curiosité d’autre part ! Sans compter que j’adore le titre ! Donc il ne m’en fallait pas davantage pour avoir envie de le lire.

Bouma : Les mêmes raisons que Carole à la base, et vos impressions pas toutes unanimes l’ont fait sortir de ma PAL. J’aime me faire mon opinion sur un livre où les avis divergent.

Pépita : oui le titre et l’auteure pour ma part et l’avis positif de Carole qui m’est resté en tête. Alors dès que j’ai pu, allez hop ! Des avis divergents oui…mais avant d’aller plus loin, qui résume l’histoire juste pour planter le décor ?

Bouma : 1867, Milly Burnett quitte son Massachussetts natal pour découvrir le Grand-Ouest et prendre la place d’institutrice dans la petite ville de Tolstoy, Montana. Elle espère y trouver la liberté d’esprit et de geste qu’elle désire tant loin des carcans de la bonne société américaine. Elle y découvre surtout des gens venus comme elle laisser le passé derrière eux.

Pépita : Comment avez-vous perçu les premiers instants d’installation de Milly ? Excitation ? Envie de découverte ? Retenue ?

Bouma : J’ai trouvé Milly pleine d’espoir quand à sa nouvelle vie, le Grand Ouest représente vraiment un espace de liberté et d’émancipation dans son esprit. Et je l’ai trouvé assez naïve également, un peu inconsciente des dangers de sa traversée comme de la vie loin des grandes villes.

Carole : Comme Bouma, c’est un mélange de douce naïveté, d’excitation de la découverte, un peu de fatigue du long voyage. En fait, au début du roman, j’ai trouvé Milly un peu ingénue. C’est quand elle arrive dans la nouvelle ville et qu’elle rencontre les gens que son personnage prend de l’ampleur et de la maturité.

Pépita : oui j’ai ressenti comme vous : naïve au début Milly mais peu à peu elle se rend compte qu’elle découvre un autre monde et elle s’affirme ! Mais tout de même, n’avez-vous pas trouvé que l’histoire se délite un peu au fur et à mesure, qu’on reste toujours un peu dans le même schéma (hostilité vis-à-vis de la nouvelle, racisme ambiant,…) et que du coup l’aventure de l’Ouest passe au second plan ?

Bouma : Si effectivement je suis assez d’accord avec toi. Mais je pense que cet aspect du livre était surtout propice à parler de l’émancipation des femmes à cette période et à nous faire découvrir une galerie de personnages. En tout cas, je l’ai perçu comme tel.

Pépita : oui tu as raison Bouma. Et franchement l’émancipation des femmes à l’époque, ce n’est pas encore ça ! Si vous deviez retenir une scène de ce roman, ce serait laquelle ?

Bouma : Pour moi ce serait celle où Milly tient tête aux Vigilantes. Certes cette scène peut paraître peu crédible mais j’aime le culot, le courage et l’indomptabilité de cette jeune femme ! Elle croit en un autre mode de fonctionnement, ne s’en cache pas et est fière de ses opinions. Et puis il y a aussi les repas avec ses voisins qui sont propices à des joutes verbales assez amusantes.

Carole : Pour moi ce sera la scène où elle accueille ce jeune marginal dans sa classe pour la première fois. En réalité, ce sont les scènes d’école qui m’ont le plus plu dans ce roman. Sa bienveillance, sa volonté d’éduquer chaque élève au libre-arbitre, sa vocation : Milly est un bel hommage d’Audren aux enseignants !

Bouma : Moi aussi elle m’a donné ce sentiment. L’éducation comme porte de sortie.

Pépita : Je vous rejoins totalement sur l’éducation, j’ai bien aimé cette ténacité du jeune homme pour aller à l’école et apprendre et la façon dont Milly l’accueille malgré les embûches. Néanmoins, j’ai trouvé que l’histoire était un peu répétitive de ce point de vue-là . Est-ce aussi votre avis ou vous le nuanceriez ?

Bouma : Je connais plutôt Audren pour ces récits humoristiques pour les plus jeunes alors je ne me prononcerais pas trop. Globalement j’ai passé un bon moment même si je suis restée plus spectatrice du récit, la documentation et la galerie de personnages m’empêchant de vraiment m’impliquer dans l’histoire.

Pépita : Un petit mot pour conclure ?

Bouma : Une belle personnalité que cette Milly. On aurait bien besoin d’elle à notre époque aussi.

Carole : Moi j’ai vraiment aimé ce roman et j’y ai retrouvé l’humour d’Audren sur certaines situations et certains dialogues, j’y ai aussi trouvé son engagement, son politiquement pas toujours correct, un brin d’audace aussi. Et puis je crois savoir que ce personnage d’enseignante forte lui tenait à cœur, elle qui a baigné dans « l’éducation » depuis toute petite. C’est rare un personnage de prof positif, pas dans le moule, bienveillant envers ses élèves quitte à braver les conventions et la hiérarchie, non ? Perso j’en ai pas lu beaucoup d’autres en littérature jeunesse. Je ne suis évidemment pas objective, déformation professionnelle oblige. Et comme dit Bouma, ça ferait du bien au monde des enseignants !

Bouma : C’est marrant comme chacun comprend les choses car je ne parlais pas du côté enseignante de Milly quand je parlais d’avoir des personnes comme elle. Je parlais plutôt de son ouverture au monde, de son absence de préjugés et surtout de cette volonté à vouloir être ce qu’elle est, en dehors de toute convention, en dehors du monde des hommes (ce qui se ressent également dans sa profession, on est d’accord).

Alice nous a rejointes pour cette lecture et voici son avis : 

Alice : Ah oui, ces bottes en cuir rouge et ce titre m’ont donné envie d’ouvrir ce livre. Très belle couverture ! Et puis, et puis, … je n’ai pas du tout réussi à rentrer dans l’atmosphère, dans le cadre historique. J’avais l’impression de voir planté devant moi le décor de « La petite maison dans la prairie ». Je trouvais aussi qu’il y avait beaucoup de description et que cela manquait de « punch »…bref, ce livre m’est rapidement tombé des mains.

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Nos chroniques pour aller plus loin :

Carole-Blog 3 étoiles

Bouma-Un petit bout de Bib(liothèque)

Pépita-Mélimélodelivres

Après les attentats

Après les attentats, je voulais seulement rêver que cela ne s’était pas produit.

Après, j’ai pensé à ce que l’on pourrait lire, dire ou écrire pour apaiser les peines.

Après, des mois après, j’ai voulu lire ce que des auteurs avaient écrit pour les jeunes sur les attentats.

J’ai lu Samedi 14 novembre de Vincent Villeminot. Editions Sarbacane

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J’ai d’abord trouvé que ce roman portait un regard détaché sur les attentats mais j’ai ensuite été saisie par ce que la victime décidait de faire du terroriste qui était à sa merci, même si l’histoire se « finit bien », même si on ouvre des portes sur un dialogue, une réconciliation.

L’avis de Lucie, par ici.

 

Après, j’ai eu envie de poser des questions à l’auteur, Vincent Villeminot, qui m’a aimablement répondu :

Le récit, qui m’a semblé pudique et même poétique, dans le premier acte laisse place à une violence déboussolée. Ce contraste est-il un effet recherché ?

Le livre commence juste après les tirs, par un silence, une stupéfaction. B. a besoin de temps, où il répète ce qu’il a vu, vécu, sans y croire. La violence, oui, il était nécessaire qu’elle survienne ensuite. Avec brutalité, comme une explosion – et comme une perte. Une perte qu’on ressent chez chacun dans les entractes, et une défiguration de B. dans les actes. C’est d’ailleurs ce qu’il reproche dans l’acte 4 au terroriste, Abdelkrim – de l’avoir déshumanisé.

La confrontation imaginée entre une victime et un terroriste était-elle un préambule nécessaire au pardon et au dialogue ? 

Quand j’ai commencé ce roman, c’était à cause d’une question : « Après ça, comment on continue, ensemble? Est-ce qu’on peut continuer? » Moi, je n’étais pas en situation de me poser la question du pardon, même si je suis convaincu que le pardon libère. Je ne fais pas partie de ceux qui pouvaient éventuellement choisir de pardonner, on ne m’avait rien fait à moi – et je ne voulais pas « me mettre à la place de… » Ce que je voulais, c’est savoir si quelque chose « entre nous » était encore possible. Mettre une victime en face d’un des tueurs, les enfermer dans la même pièce, et voir ce qu’ils auraient à se dire, me semblait une façon de répondre à cette question. Et puis, je me suis rendu compte à l’écriture que ce que le tueur avait à dire ne m’intéressait pas. La confrontation qui m’intéressait, c’était celle de B. et Layla, le frère de la victime et la sœur du terroriste. Deux innocents. Parce que c’est eux qui vont devoir continuer, ensemble ou l’un contre l’autre.

Comment vous est venue l’idée de la poursuite et du passage à l’acte insensé de B. ? Est-elle l’expression d’une sourde colère ?

Ce qui se passe entre B. et Layla, c’est d’abord l’expression et les conséquences de la violence du vendredi, elle engendre d’autres violences. C’est le programme absurde fixé par la phrase : « nous sommes en guerre ». On pourrait en rester là, dans ce cycle, indéfiniment. Mais dans le roman, de la part des deux jeunes gens, il y a un ressaisissement. Un dialogue, oui, et au-delà, même.

La composition en cinq actes fait-elle écho au genre de la tragédie ?

Oui, c’est une tragédie, et j’en rappelle d’emblée les règles – cinq actes, unité de temps, presque de lieu, trois protagonistes, pas de « deus ex machina ». La mécanique semble en place dès le début. Mais la tragédie s’enraye, s’inverse, on échappe à la fatalité, et parce qu’on a besoin de plus d’un jour pour solder certaines choses (parce que c’est une illusion de penser que tout se résout rapidement, aisément), le dernier acte s’écrira au futur. Comme une profession de foi sur l’avenir.

Pourquoi avoir confié le sort de l’assassin à l’imagination du jeune lecteur ?

Parce que c’est une façon de dire: très sincèrement, ce qu’il va devenir est sans intérêt. Après les attentats, on a beaucoup parlé d’embrigadement, de déradicalisation, on s’est en un sens laissé fasciner par les tueurs, on leur a donné le nom qu’ils revendiquent, « djihadistes », au lieu de les appeler simplement des tueurs… Ici, dans ce livre, on ne parle ni des raisons d’agir des terroristes, ni des moyens de les neutraliser. Mais simplement des moyens de continuer ensemble, entre personnes qui désirent ne pas se tuer. Et des obstacles qu’on nous met dans les jambes quand nous prétendons nous rencontrer.

Les remerciements font corps avec le roman. Cette mise en page était-elle décidée dès le début de l’écriture du roman ? Les scènes finales, qui apparaissent comme des scènes coupées ou un épilogue, vous semblaient-elles facultatives pour le lecteur ? 

Non, cette idée s’est improvisée en cours de route. Pour moi, les remerciements étaient une façon de parler de la façon dont le livre s’est construit, de dire « d’où je parlais », ce qui me paraissait important. Je ne suis pas un témoin, ni une victime, juste un romancier qui s’est mis au travail quelques jours après les attentats, grâce à des gens qui m’ont « mis en route », à d’autres qui m’ont accompagné. J’avais confiance dans le pouvoir qu’a la fiction d’éclairer l’avenir. 

Quant aux scènes finales, elles sont nées dans le dialogue avec mon éditeur : envie, de sa part, de cette scène d’enfance sur la plage dont nous avions parlé ; envie, quant à moi, de la scène sur les planches de théâtre. Elles sortaient toutes deux du cadre de la tragédie, et c’est là que l’idée de bâtir un post-générique s’est imposée. C’était cohérent avec B., qui est étudiant en cinéma, et pense en plan-séquence, parfois. Mais elles sont partie intégrante du roman, une sorte de conclusion et de déclaration.

 

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Après la lecture de ce roman et de quelques autres sur les attentats, je me suis posé des questions et je les ai posées aux copinautes d’A l’Ombre du Grand Arbre où elles ont fait naître d’autres questions. Alors, un petit échange est né de ces mots :

Peut-on parler des attentats en littérature jeunesse ? N’y a-t-il pas un côté malsain à exploiter cette terrible actualité pour attirer des lecteurs ? Est-il indispensable de construire des fictions autour de ces événements funestes ?

Pépita

« D’emblée je dirais oui et non :

oui parce que rien ne devrait être interdit en littérature jeunesse

et non parce que tout dépend de l’approche.

Une autre question me vient à l’esprit : est-il nécessaire d’aller au devant des questions des enfants ? J’ai eu le sentiment sur ce sujet en particulier de la précipitation à éditer sans trop de recul. Le risque est de rajouter de l’angoisse là où il n’y en avait peut-être pas. »

Sophie LJ

« Il faut voir l’approche des auteurs. Je trouve ça un peu difficile d’écrire un roman sur ce sujet précisément, en effet, est-ce que ça ne rajoute pas de l’angoisse, des questions ?

Je trouve ça plus pertinent de montrer comment on peut apprendre et continuer à vivre dans ce contexte plutôt que de se replonger dans l’horreur avec un manque de recul certain. Marie-Aude Murail le fait aussi dans Sauveur et fils mais c’est très léger. »

Colette

« Aller au devant des questions des enfants, n’est-ce pas créer un problème inutile ? Surtout que personne n’est capable de répondre à cette angoisse sourde qui peut naître dans le coeur des enfants… »

 

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Après, nous avons pensé proposer quelques titres sur cette thématique. Les voici :

Alice d’A lire au Pays des Merveilles a lu :

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La fille quelques heures avant l’impact d’Hubert Ben Kemoun. Flammarion

Un concert qui tourne mal et un épilogue de l’auteur disant qu’il avait fini de l’écrire avant la folie du Bataclan.

Son avis par ici.

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Little sister de Benoit Séverac. Syros

Une fille qui part sur les traces de son frère, parti vers la Syrie…

Son avis par ici.

 

Sophie de la Littérature Jeunesse a lu :

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A la place du cœur d’Arnaud Cathrine. Robert Laffont

J’aime bien l’idée de l’auteur qui a voulu placer son histoire dans ce contexte sans en faire le thème principal.

 

Lucie des Lectures lutines a lu :

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Maman aime danser de Didier Pobel. Bulles de savon

Un enfant découvre l’absence de sa mère et se raconte.

Son avis par ici.

9782352901624

Après l’orage d’Hélène Romano et Adolie Day. Editions Courtes et Longues

Dans cet album, un enfant raconte l’orage des fusillades et la tristesse qui a envahi son quartier, jusqu’à ce que ses parents lui expliquent. Enfin un rayon de soleil !

 

 

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Pour conclure, j’ai trouvé que le poème de Gilles Brulet illustré par Anne Laval, nous donnait un bel espoir et laissait place à la vie. Le voici :

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Publié par Bayard-Presse, novembre 2015.

Lecture d’ados#6 : Je suis CharLiberté !

Un titre attrayant, un dessin de presse en couverture et le souvenir d’une journée noire ont  décidé Lucie à emprunter ce roman à la bibliothèque. Puis on en a parlé…

 

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Je suis CharLiberté ! d’Arthur Thénor

 

Tu t’intéresses souvent à l’actualité, mais qu’est-ce qui t’a attirée vers ce roman ?

En lisant le résumé et le titre du livre, j’ai compris que ce roman parlait de la liberté d’expression et les personnages étaient des collégiens. Alors, cela m’a donné envie de le lire.

 

Est-ce que c’est un roman sur les attentats ?

Ce sujet est juste évoqué au début. Suite à l’attentat de Chalie Hebdo, trois adolescents décident d’écrire un journal : Charliberté-Hebdo, pour montrer qu’il faut continuer de se battre avec les mots et les dessins.

 

Comment l’histoire évolue-t-elle ?

Dès la première parution, les auteurs du journal se font des ennemis. Certains élèves ne sont pas d’accord avec ce qu’ils écrivent ou dessinent. Cherchant la moindre erreur, ces opposants harcèlent les jeunes journalistes pour qu’ils arrêtent de publier. Un de ces quatre caïds, provoqué par le rédacteur en chef, devient leur ami et contribue à la rédaction du journal. Mais un autre opposant va faire preuve de violence pour montrer son désaccord.

 

Te sentais-tu proche des personnages ?

La narratrice, une collégienne de 3e, participe comme journaliste au Charliberté-Hebdo. Elle nous décrit tout ce qu’elle ressent et défend la liberté d’expression, alors je m’identifiais facilement à elle.

Et j’aimais bien cette idée d’écrire un journal sans contraintes pour parler de la vie du collège.

 

As-tu découvert la façon d’écrire un journal avec cette histoire ?

J’ai découvert différents métiers qui interviennent dans la rédaction d’un journal : rédacteur en chef, dessinateur, journaliste. Ce roman explique aussi comment se déroule les réunions avant la parution du journal.

 

Que t’a apporté cette lecture ?

Au début, j’ai pensé que l’histoire était proche de la réalité. Mais je l’ai ensuite trouvée tellement pessimiste que j’ai eu l’impression que l’auteur voulait nous décourager d’écrire un journal où « toute vérité est bonne à dire ! » (selon le slogan du Charliberté-Hebdo). Mais j’ai quand même aimé cette histoire pour son thème et son univers.

 

Conseillerais-tu ce roman à d’autres jeunes lecteurs ?

J’ai été étonnée par les actes de violence face au petit journal des collégiens. Mais je conseillerais ce livre en disant bien que j’ai préféré le début mais que c’est important de le lire en entier.

 

Après ce livre, on a cherché d’autres lectures sur les attentats pour découvrir comment les auteurs abordaient ce sujet délicat. Et on s’est posé des questions sur le rôle de la littérature jeunesse face à ces événements.

Rendez-vous dimanche, en ce triste anniversaire, pour découvrir nos réflexions et quelques titres sur le sujet.

Nos coups de cœur d’octobre

Brrrr,… premiers frimas, premiers pieds sous la couverture, première flambée… un temps idéal pour bouquiner.

Comme tous les premiers lundi du mois, voici quelques conseils lectures : nos coups de cœurs du mois d’octobre.

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Chloé a flashé sur La fourmi et le loup, qui porte sur l’histoire du petit chaperon rouge un regard neuf.

La fourmi et le Loup, Jeanne Ashbé

Pastel 2016

la-fourmi-et-le-loup-ashbe-litterature-enfantineRetrouvez sa chronique sur son blog, littérature enfantine.

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Céline a été émerveillée par :

ma-planete-couv-752x1024Ma Planète, Emmanuelle Houdart
Les fourmis rouges. 2016

Quand un enfant venu d’une autre galaxie découvre la Terre et les Terriens, c’est un regard nouveau qu’on porte sur la famille, le chez-soi et l’intime. Grand format somptueusement illustré, c’est un album magnifique et touchant.

A retrouver dans le Tiroir à histoires

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Dans la collection de Colette, un nouveau livre sur la maternité et la transmission, l’un de ses sujets favoris :

De maman en maman d’Emilie Vast publié aux éditions Memo.

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Son petit avis c’est par là !

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Dans le petit bout de bib(liothèque) de Bouma, c’est un album tout doux sur le réveil de la nature qui s’est invité.

Déjà de Delphine Grenier
Didier Jeunesse, 2016

Son avis par ici

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Dans le merveilleux pays d’Alice, elle a été conquise, le temps d’un été, par une parenthèse enchantée, pleine de beauté et de dignité .

Les belles vie de Benoit Minville
Sarbacane, 2016. ( Exprim’)

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Son avis par ici

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Chez Sophie de La littérature jeunesse de Judith et Sophie, on a commencé l’automne avec un agréable moment chez le psy. Un roman frais où des destins douloureux se croisent et se réparent…

Sauveur & fils, saison 1 de Marie-Aude Murail
L’école des loisirs, 2016

Son avis ici.

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Dans les Lectures Lutines, Solectrice s’est aventurée sur l’île de Tromelin et a découvert son histoire singulière. Une passionnante exploration sur les traces d’un naufrage au XVIIIe siècle.

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Les esclaves oubliés de Tromelin de Sylvain Savoia.

Aire Libre, 2015.

Voici son avis.

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Dans le Méli-Mélo de livres de Pépita, c’est un roman sur un sujet hélas d’actualité qui ressort de mes nombreuses lectures du mois : un roman sur l’Humanité et un appel à la solidarité entre les peuples.

Frères d’exil de Kochka.-Flammarion jeunesse, 2016

Son avis ici

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Peurs d’enfants

Il faut s’amuser à avoir peur pour faire peur à la peur. Ainsi, elle deviendra progressivement plus petite que moi.

Pierre Péju

Avec Halloween, petits et grands jouent à se faire peur.  Par le biais du déguisement et des accessoires, ce qui serait proprement flippant dans la vraie vie devient amusant et plaisant quand il s’agit de faire « comme si ».

Il en va de même pour les livres pour enfants où, par le biais de l’imaginaire et de la distance du dessin, l’enfant affronte ses peurs…  Il sait qu’il peut à tout moment fermer le livre, que ce qu’il voit ou entend n’est pas VRAIMENT vrai.  De ce jeu délicieusement effrayant qu’il peut réitérer à l’envi naît le plaisir.  Celui de pouvoir recommencer encore et encore… à jouer.  Qui dit plaisir dit apprentissage et évolution.  En se confrontant à ses peurs, l’enfant grandit et prend peu à peu de la distance avec ce qui l’effraie.

Depuis la nuit des temps, cette fonction de l’imaginaire est exploitée dans les contes et légendes transmises de génération en génération.  Les auteurs actuels ne font qu’exploiter les mêmes ressorts en actualisant le propos, avec brio.

Nous vous proposons ci-dessous une « petite » sélection d’albums et de romans sur les « peurs » enrichie de quelques anecdotes liées à nos propres souvenirs de frayeurs enfantines mémorables.

Ainsi, Céline, Le tiroir à histoires,  nous rapporte cette histoire qui fait toujours beaucoup rire ses parents :

Quand j’étais enfant, nous avions loué la maison d’amis de mon père pour des vacances. C’était une vieille maison dans la montagne, avec des escaliers en bois qui craquaient, etc. Un soir, alors que nous étions couchées ma soeur et moi, nous avions surpris la conversation des adultes, qui mentionnaient que cette maison appartenait à des pieds-noirs. Nous sous sommes fait tout un film sur les « pieds-noirs », que nous imaginions être des humanoïdes-monstrueux avec des pieds noirs et griffus, et n’en avions pas dormi, et les pieds-noirs nous ont hantées pendant assez longtemps… Aujourd’hui encore, quand j’entends le terme « pied-noir », ça me rappelle cette terreur d’enfant partagée avec ma sœur…

En prolongement, elle nous propose de lire :

De retour dans la maison de son enfance, un adulte replonge dans ses souvenirs, jeux et aventures dans un imaginaire redoutablement réel et insoupçonné des adultes. Un roman magnifique et terrifiant sur l’imaginaire de l’enfance.

Pépita, Méli-Mélo de livres, nous narre elle aussi un souvenir d’enfance où son imaginaire a pris le dessus :

Quand j’étais enfant, j’étais fascinée par les images des volcans en éruption. Cette lave bouillonnante m’attirait. Qui dit éruption dit aussi tremblement de terre. Dans le couloir de la maison, il y avait une grande fissure. Je devais y passer pour rejoindre ma chambre… J’étais paralysée de devoir franchir cette fissure. J’imaginais que si je la franchissais, j’allais être engloutie dans les entrailles de la Terre. A tel point que j’ai dormi dans le canapé du salon durant cette période !

Céline-Qu’importe le flacon…  l’illustre avec ce titre :

  • Un pommier dans le ventre de Simon Boulerice et Gérard Dubois, Grasset Jeunesse

Raphaël, le héros de cet album délicieusement désuet dans le choix des couleurs et des illustrations, est un gros mangeur de pommes.  Il n’en laisse rien si ce n’est les queues. Aussi, c’est la panique lorsque son copain de classe, forcément connaisseur puisque fils de pomiculteurs, lui affirme que les pépins pourraient bien germer dans son ventre… L’avis de Céline, de Chlop

On l’aura compris, nous avons tous ce genre d’anecote à raconter.  Si les peurs varient d’un personne à l’autre, on retrouve cependant de grandes catégories communes.  Parmi les peurs classiques, il y a bien sûr la peur du noir…

  • Le noir de Lemony Snicket et Jon Klassen, Milan

Un album sur la peur du noir à l’approche très séduisante et originale. Descendre dans la tanière du noir pour un enfant, ce n’est pas banal et en remonter avec un cadeau de sa part, encore moins ! L’avis de Pépita

  • Ouvre-moi ta porte de Michaël Escoffier et Matthieu Maudet, Loulou & Cie :

Un album tout noir qui joue sur cette peur avec humour et désinvolture. On rigole, on ouvre les flaps et on oublie sa peur. Un album qui permet une prise de distance sur ce sujet pour les petits et les plus grands. L’avis de Pépita-Méli, de Bouma, de Sophie

  • Tous les monstres ont peur du noir de Escoffier et Di Giacomo


Et si les monstres avaient finalement aussi peur du noir que les enfants ? Avec ingéniosité et inventivité, cet album dédramatise les imaginations nocturnes…  L’avis de Bouma, de Sophie

  • Je veux de la lumière de Tony Ross


Quand la petite princesse a peur du noir, elle oblige son personnel à se mettre en quatre pour la rassurer ! Une histoire pour les plus jeunes avec une chute humoristique comme les raconte si savoureusement Tony Ross.  L’avis de Bouma

  • Peur du noir ? de Laurence Gillot, Tourbillon


Un album amusant qui regroupe de nombreuses peurs nocturnes et qui y propose des solutions. Avec tout ça, il n’y aura plus rien à craindre ! L’avis de Sophie

Pas très éloignée de la peur du noir, on retrouve celle de la nuit, de ses bruits, de ses vilains cauchemars…  Celle de s’endormir aussi !

  • Promenade de nuit de Lizi Boyd aux éditions Albin Michel jeunesse

Une balade silencieuse au cœur de la nuit. Avec le petit héros, on découvre les animaux qui peuplent la forêt.  L’avis de Chlop

  • Bou et les 3 zours d’Ilya Green Elsa Valentin

Petite Bou s’est éloignée imprudemment de la maison familiale. A la nuit tombée, elle trouve une maison, laissée vide par ses habitants, qui sont sortis en attendant que la soupe refroidisse. Étrangement cette fillette n’est pas blonde, elle n’a pas de boucle. Et son histoire, que vous connaissez bien pourtant, ne ressemble à nulle autre.  L’avis de Chlop

  • Un soir de pleine lune dans mon jardin Séverin Millet


Que se passe-t-il dans le jardin, la nuit, quand on ne regarde pas ? De drôles de petits fantômes envahissent la pelouse. L’avis de Chlop

  • Trois courageux petits gorilles de Michel Van Zeveren

Il fait nuit, on est tout seuls, mais on n’a pas peur. Et ce drôle de bruit, ce n’est sûrement rien. Qui se lèvera pour aller voir ?  L’avis de Céline-Le tiroir à histoires

  • Scritch scratch dip clapote ! de Kitty Crowther

La nuit tombe et il faut aller se coucher, mais les bruits de la nuit sont terrifiants. Papa grenouille accompagne son fils dans la nuit et l’aide à surmonter sa peur, en allant écouter les bruits de la nuit.  L’avis de Céline-Le tiroir à histoires, de Bouma

  • Le Chat qui avait peur des ombres de Rozenn Illiano et Xavier Colette


Que l’on soit homme ou bête, quand les ombres prennent vie la peur devient palpable… L’avis de Bouma

  • Du bruit sous le lit de Mathis


Au final qui est le plus impressionnant du monstre caché sous le lit ou du papa intransigeant ? Avec brio, Mathis fait rire les enfants de leur peur du noir.  L’avis de Bouma

  • Je suis le cauchemar de Frédéric Maupomé et Laure du Faÿ

Un album pour les tout-petits, graphique et efficace, à lire et relire à voix haute pour exorciser la peur nocturne. L’avis de Céline-Le tiroir à histoires

  • Emile fait un cauchemar de Vincent Cuvellier et Ronan Badel :

Ce sale gosse d’Emile ne fait pas de cauchemars : ce sont les cauchemars qui ont peur de lui. Sauf que… en fait, pas toujours… L’avis de Céline-Le tiroir à histoires

  • J’aime mes cauchemars d’Amélie Graux

Des cauchemars en veux-tu, en voilà : il y en a des gros, des petits, des secrets, des qui mettent mal à l’aise, d’autres qui font hurler de terreur. Mais pour autant, est ce qu’on voudrait vraiment s’en débarrasser ? On finirait presque par s’y attacher.  L’avis de Céline-Le tiroir à histoires

  • Le cauchemar de Gaétan Quichon d’Anaïs Vaugelade

Le pauvre Gaétan Quichon est reveillé en pleine nuit, il doit fuir le dortoir où il cohabite avec les 72 autres enfants Quichon, poursuivi par un horrible cauchemar ! L’avis de Chlop

  • Grand sommeil et petits lits de Giovanna Zoboli et Simona Mulazzani aux éditions Albin Michel jeunesse :

Un album-cocon sur la peur de s’endormir. Un album douillet qui met en scène des animaux sereins dans le sommeil. Pour dédramatiser ce moment.  L’avis de Pépita-Méli-Mélo de livres

La peur des monstres est elle aussi un grand classique !  Elle est souvent associée à celle de la dévoration…

  • Gros cornichon d’Edouard Manceau aux éditions Seuil (2014)

Un album interactif modernisé pour apprivoiser sa peur des monstres.  L’avis d’Alice

  • Un monstre à chaussettes d’Eric Veuillé aux éditions Actes Sud Junior

Un album malicieux qui se rit des peurs inspirées par de drôles de créatures imaginées par les enfants. Espiègle et cathartique ! L’avis de Céline-Le tiroir à histoires

  • Le Gruffalo de Julia Donaldson et d’Axel Sheffler aux éditions Autrement Jeunesse

Pour effrayer ceux qui la terrorisent, une petite souris rusée invente une créature terrifiante, avec des crocs terribles, des griffes terribles, de terribles cornes et que sais-je encore ? Le stratagème fonctionne à merveille, et la bête imaginée est si réelle… qu’elle apparaît au détour du chemin ! C’est le Gruffalo, grand succès mérité, qui a tôt fait de rejoindre les albums in-dis-pen-sables.  L’avis de Céline-Le tiroir à histoires

  • Va-t’en, Grand Monstre Vert ! d’Ed Emberley aux éditions Kaleidoscope

Un classique petite enfance en couleurs vives et en caches, pour faire apparaître et disparaître au fil des pages un monstre plus rigolo que vraiment terrifiant. Indémodable. L’avis de Céline-Le tiroir à histoires, de Bouma, de Chlop, de Sophie

A lire également, son petit frère, Bonne nuit, petit monstre vert

L’avis de Sophie

  • Y’a un monstre à côté d’Ingrid Chabbert, illustré par Stéphane Sénégas aux éditions Frimousse, 2013.

Un petit garçon, en pleine nuit, entend un bruit effrayant. Et si c’était un monstre ? La turbine à imagination nocturne se met en route : de quoi peut-il se nourrir ? où se cache-t-il ?  L’avis de Carole et de Kik

  • Grong d’Estelle Billon-Spagnol, éditions Frimousse, 2013.


C’est l’histoire d’un monstre avec des crocs et des poils drus, 2 cornes de diable et des yeux jaunes de loup ! Vraiment monstrueux ! La nuit, il vous guette et vous traque ! Petits et grands : personne ne lui échappe !  L’avis de Carole

  • Le Yark de Bertrand Santini et Laurent Gapaillard, Grasset jeunesse, Collection Lecteurs en herbe

Voici un conte moderne délicieux et effrayant, au langage recherché, à l’humour décapant, pour les enfants sages et les autres…  L’avis de Pépita, de Carole et de Bouma

  • Quelques minutes après Minuit de Patrick Ness, d’après une idée originale de Siobdhan Dowd, illustrations de Jim Kay, Gallimard jeunesse


Un roman sur nos peurs les plus intimes pour nous révéler à nous-mêmes.  L’avis de Pépita, de Sophie

  • La peur du monstre de Mario Ramos, Pastel


Et les monstres, de quoi ont-ils peur eux ? Un livre drôle qui inverse la situation habituelle où les enfants ont peur des monstres.  L’avis de Sophie

  • Chhht ! de S. Grindley et P. Utton aux éditions école des loisirs

Sauras-tu explorer le château du géant sans le réveiller ? Attention, il est gigantesque et probablement affamé, il faut la plus grande prudence pour s’aventurer chez lui !  L’avis de Chlop

  • Ce n’est PAS une bonne idée de Mo Willems aux éditions Kaléidoscope


Les renards, c’est bien connu, sont de redoutables prédateurs pour les oies blanches. Est-ce vraiment une bonne idée de sympathiser ainsi ?  L’avis de Chlop

Il y a aussi la peur de ne rien maîtriser… (de celle qui peut laisser des traces même chez les plus grands :-))

A ce propos, l’anecdote parlante de Colette-La collectionneuse de papillons et de jolies histoires :

Quand on partait à l’autre bout du monde, sur l’île natale de mon père, pour protéger l’avion qui nous conduirait jusqu’à notre famille, à 10 000 km de chez nous, je comptais jusqu’à 1000 tout en faisant de la balançoire.  Si j’y arrivais, il ne pourrait rien nous arriver. Même si l’exercice était laborieux, il constituait un véritable talisman de chiffres pour protéger les miens lors de ce long voyage. A 1000, je pouvais partir le cœur léger.

  • Une Girafe un peu toquée de Séverine Vidal

Parce que certains enfants accumulent les peurs irraisonnées, parce qu’on ne peut pas tout maîtriser et qu’il faut bien trouver des solutions, parce qu’on a tous besoin d’une girafe un peu toquée à apprivoiser ! L’avis de Colette

  • La métamorphose d’Hermine d’Elena Ferrandiz, Eveil et Découvertes :

Hermine a peur de tout. Chaque matin, elle endosse son manteau lourd de ces peurs. Puis, un jour, la métamorphose opère…Un album magnifique dans les illustrations et fort dans ce qu’il donne à lire. L’avis de Pépita-Méli-Mélo de livres

  • La chambre du lion d’Adrien Parlange, Albin Michel jeunesse :

Une chambre qui se transforme au fur et à mesure de l’arrivée des protagonistes. la cachette comme ultime refuge contre la phobie de ce qui peut advenir…  ou pas. Un album remarquable dans sa narration implicite.  L’avis de Pépita

La peur de l’autre, de l’inconnu…

  • La bouche de l’ogre de Benoît Broyart illustré par Donatien Mary aux éditions Oskar jeunesse, collection Trimestre :

Un petit garçon a peur de son père, transformé à cause du chômage. Sa peur prend tellement le dessus qu’elle envahit son imaginaire. Un texte très fort et perturbant.  L’avis de Pépita

  • Et si jamais ? d’Antony Browne, Kaléidoscope

Se rendre à une fête où on ne connait personne… La peur de l’inconnu, d’être tout seul, la peur des autres… Anthony Browne met en scène avec talent l’imaginaire inquiétant de l’enfant qui avance à pas peu assurés hors du connu. L’avis de Céline-Le tiroir à histoiresChlop

La peur de la perte, de la séparation, de l’abandon…

  • Et j’ai couru… d’Ingrid Chabbert et Dani Torrent aux éditions Alice jeunesse :

Une petit fille pense avoir perdu son chien dans la tempête. Un album fort sur la peur de perdre son animal de compagnie.  Un drame pour les enfants.  L’avis de Pépita, de Bouma

  • En attendant maman de Lee Tae et Kim Dong Sung aux éditions Didier jeunesse

Maman doit rentrer, elle sera probablement dans le prochain tram… Ah, pas dans celui-ci ? Le suivant sans doute ? L’attente se fait longue mais le petit bonhomme ne semble pas inquiet, il reste là, sous sa chapka, à regarder défiler les trams.  L’avis de Chlop

  • Bébés chouettes de Martin Waddell et Patrick Benson aux éditions Kaleidoscope

Panique dans le nid, quand maman Chouette disparaît une nuit. Les trois petites chouettes essaient de se réconforter comme elles peuvent. C’est long, une nuit sans maman. Des illustrations sublimes où le noir est à l’honneur.  L’avis de Céline-Le tiroir à histoires, de Chlop, de Sophie

D’autres livre sur la peur de l’abandon chez Carole-3 étoiles…

La peur de grandir…

  • Le petit bateau de Petit Ours, Eve Bunting et Nancy Carpenter, Pastel

Quand un petit ours accepte de grandir et parvient à devenir un Grand Ours.  L’avis de Sophie

  • Si un jour… de Malika Doray, L’école des loisirs

Quand les parents s’absentent, il n’est pas toujours facile de faire face au monde mais on peut trouver du soutien et en ressortir plus grand.  L’avis de Sophie

Pour terminer, quelques titres en lien avec la fête du jour…  

  • La Maison Hantée de Jan Pienkowski


Un grand classique pop-up où fantômes, squelettes et autres créatures terrifiantes surgissent de tous les recoins et tous les tiroirs ! Délicieusement effrayant ! L’avis de Céline-Le tiroir à histoires

  • Hôichi, la légende des Samouraïs disparus de Hiroshi Funaki et de Yoshimi Saitô

Pour les plus grands, une histoire de fantômes de samouraï qui donnent froid dans le dos. L’avis de Bouma

  • Le Petit pêcheur et le squelette de Chen Jiang Hong

Comment ne pas avoir peur quand, au lieu de pêcher un poisson, vous ramenez un squelette effrayant au bout de votre hameçon ? Une histoire sombre et poétique.  L’avis de Bouma

Et, en guise de conclusion :

  • Le grand livre des peurs d’Emily Gravett, Kaléidoscope


Un chouette album sur les peurs d’une petite souris qui nous laisse aussi exprimer les nôtres.

Et vous ?  Avez-vous d’autres d’autres perles de peurs à enfiler sur ce beau collier-grigri ?

Pour aller plus loin :