Top 5 d’atelier de coeurs

Voici mon top 5 et si je devais faire un choix chaque jour, ce ne serai jamais les mêmes livres. En matière d’album je suis un vrai cœur d’artichaut !

J’aime les livres rythmés, drôles, touchants et qui bousculent. Vous trouverez dans ce top 5 un échantillon de toutes mes sensibilités. Voici des livres dont je ne me lasse pas de lire à voix haute et de faire découvrir.

1.

Mon coup de cœur est venu lors d’une lecture de Lis avec moi. La lectrice y a mis tellement d’émotion que j’en ai eu les larmes aux yeux.Cet univers poétique m’a fait fondre. J’adore ce petit être qui part à la recherche d’une maison avec son chat. J’aime offrir ce livre en cadeau de naissance car il mets la maman à l’honneur.  Il y a une véritable alchimie entre le texte et l’illustration et l’un sans l’autre n’aurait plus de sens. D’autres livres sur le même thème avec lesquels j’ai hésité.

Mon arbre d’Ilya Green. Didier jeunesse.

2.

Pareil  pour mon top numéro 2, une découverte faîte par une lecture à voix haute en kamishibaï.  Un texte qui bouscule dont tu ne peux pas sortir indemne de sa lecture. J’apprécie beaucoup ce pouvoir de la littérature jeunesse. Lors d’une rencontre avec l’auteur Davide Cali, des élèves lui ont demandé pourquoi il écrivait pour les enfants et sa réponse était évidente pour lui : Parce qu’il pouvait tout dire et toucher les adultes au travers de la lecture d’album. Je partage ce sentiment et Il faudra l’illustre pour moi parfaitement. (dur à départager avec Dedieu)

Il faudra de Thierry Lenain et Olivier Tallec. Sarbacane.

3.

J’aime les livres drôles et même quelque fois un peu cruels. Mais cette cruauté doit être subtile, à peine visible par nos enfants et ce livre correspond bien. Une petite fille possède un lion comme animal domestique et bizarrement à chaque fois qu’elle joue à cache-cache avec ses amis il en manque toujours un..bizarre. Mais la bonne nouvelle c’est qu’elle les retrouvera à la fin 😉 (J’aime beaucoup aussi Coincé d’Oliver Jeffers et Bonjour Docteur de Mathieu Maudet.

Les lions ne mangent ne mangent pas de croquettes  d’André Bouchard. Seuil Jeunesse

4.

J’ai adoré lire ce livre dont le côté absurde plaît aussi aux plus grands. Dans une atmosphère bleutée nous retrouvons quatre chasseurs qui essayent d’attraper un oiseau. Rythmé par la même ritournelle, nous contemplons leurs vaines tentatives. Mon fils a adoré et nous jouons souvent à Chut on a un plan sur le chemin de l’école. Dans le côté absurde j’aime beaucoup Alors, ça mord ? de Jean Gourounas.

Chut on a un plan de Chris Haughton. Editions Thierry Magnier.

5.

J’aime les jeux de langue, où le lecteur doit s’entraîner. J’adore lire Grosse légume qui est l’histoire d’un petit vers gourmand dont le nom des légumes est le seul texte. Dans le même genre retrouvez Bou et les 3 z’ours d’Elsa Valentin et Tas de riz, tas de rats de Dedieu avec lesquels j’ai de très bons souvenirs.

Grosse légume de Jean Gourounas. Editions du Rouergue.

Bonne découverte…

Lectures d’enfants #20, « Il était deux fois dans l’ouest »

– Alors Mouflette, qu’est ce que tu as choisi comme livre aujourd’hui ?

Il était deux fois dans l’ouest!

– Ah, bonne idée, et pourquoi celui là ?

– Parce que je l’aime bien !

– Ah, c’est une bonne raison, mais il y a plein de livres que tu aimes bien, pourquoi celui là plus qu’un autre ?

– Parce que tu as dit qu’il fallait en choisir un seul !

– Je vois… Bon, alors, par quoi on commence… Un petit résumé rapide peut-être ?

– Oui, alors c’est l’histoire d’une petite fille qui a presque mon âge (10 ans donc) et qui part en vacances avec sa mère et sans son petit frère, mais bon, ça c’est un détail. Sa mère, elle est maquilleuse et elle amène Luna sur un tournage de film dans Monument Valley.

Au début, je me suis dis que c’était, un peu comme les livres que j’aime bien, une histoire d’une fille et, tu sais, ses copines, ses parents, sa vie quoi.

– Un livre sur les relations entre l’héroïne et les autres personnages tu veux dire ?

– Heu, oui, voilà, une histoire heu, je sais pas comment dire, une histoire qui pourrait arriver quoi, une histoire normale.

– Et c’est pas une histoire normale en fait ?

– Ben ce que je veux dire c’est que quand je l’ai lu, j’ai pas pensé que c’était… Une aventure, voilà, c’est une aventure qui fait peur. Bon, c’est vrai aussi que j’avais pas lu la quatrième de couverture. Donc, j’ai cru que c’était une simple histoire, peut être que ça allait parler surtout des vacances avec juste la mère alors que le père et le petit frère étaient restés en France. Mais non, ça, on n’en parle qu’au tout début, le petit frère pleure quand elles partent, et après on n’en parle plus.

il était deux fois dans l'ouest intérieur

– Mais il n’y avait pas d’autres indices qui pouvaient t’indiquer de quoi ça allait parler ?

– Ah, tu veux dire le dessin sur la couverture ? Oui, mais on ne voit pas trop l’aventure dessus, enfin, c’est vrai qu’on ne voit pas la mère. Mais on ne se doute pas de tout ce qui va leur arriver, avec Sloppy Joe, le scorpion et tout le reste.

– Non, c’est vrai… Qu’est ce qu’on voit dessus alors ?

-Oui, je vois où tu veux en venir. On voit Luna sur le cheval, avec Josh.

– Ah tiens, mais qui est ce Josh ?

– Josh, c’est le garçon qu’elle rencontre dans Monument Valley. Un indien (maman, ça existe vraiment la langue qu’ils parlent dans le livre ?)

– Oui, les navajos existent vraiment, leur langue aussi.

– Et c’est la vraie langue ? Dans le livre je veux dire, ils parlent la vraie langue les personnages navajos.

– Comment veux tu que je le sache ? Mais à mon avis oui, je pense qu’ils se sont renseignés avant d’écrire le livre…

– Je pense aussi… Elle est indienne l’auteure?

– Je ne crois pas, non.

– Alors, comment elle a fait pour savoir tout ça sur les indiens ?

– Sans doute qu’elle s’est documentée mouflette, qu’elle a fait des recherches.

– Ah… Ben c’est chouette en tout cas.

– Oui ? Ça t’a plu d’apprendre au passage des choses sur la culture Navajos ?

– Oui, et j’aime bien les bonus qui expliquent par exemple la fête Kinaalda ou d’autre petites choses sur les navajos.

– Moi aussi, j’aime bien.

Bon, reprenons, donc il y a Luna et sa mère, qui sont venues pour un tournage à Monument Valley, et Josh, rencontré sur place, et des éléments de la culture indienne. Quoi d’autre ?

– Ben, l’aventure comme je disais.

– Oui ?

– Je raconte tout ?

– Non, juste un peu, ce que tu raconterais pour donner envie à quelqu’un de le lire.

– Alors Josh emmène Luna sur son cheval, pour une promenade. Et en chemin, il espère que tout va bien se passer. C’est là qu’on comprend que ça va devenir une histoire d’amour. Parce qu’il croise les doigts pour qu’il n’y ait aucun problème et qu’elle lui prenne la main. Pas de chance, il y en a plein des problèmes qui arrivent, tous ceux auxquels il a pensé arrivent en fait ! Et ça fait peur !

– Ah, et ça c’est chouette, d’avoir peur ? 

– Ah oui, c’est chouette ! Parce qu’on se doute bien que ça va bien se terminer, et puis en plus, c’est Josh et Luna qui racontent l’histoire donc c’est qu’ils sont pas morts. Moi j’aime bien, quand ça fait peur, lire très vite pour arriver à quand ça va mieux. Et après, relire tout lentement, quand je sais qu’ils vont bien mais que eux, ils ne le savent pas. Alors le scorpion, Sloppy Joe, le coyote, tout ça, on n’a plus peur.

– Je comprends. Tiens, tu dis que c’est eux qui racontent l’histoire, tu veux dire quelque chose là-dessus ?

– Ils racontent chacun leur tour un bout. Au début c’est elle, et puis lui, et puis elle et puis…

– Ok, je crois qu’on a compris le principe. Et t’en pense quoi de ça ?

– Ben… c’est bien ?

– C’est tout ? Quel effet ça fait ?

– ?

– On a leur point de vue à tous les deux…

– ?

– On peut s’identifier aux deux du coup, non ? Ou avoir de l’empathie pour les deux ?

– Oui, voilà…

(bon, je vous l’accorde, je lui ai un peu arraché de la bouche, cet aspect qui me semble important n’a pas l’air de l’être pour elle…)

– Un dernier mot sur ce livre ? Quelque chose que tu dirais à quelqu’un qui se demande s’il a envie de le lire ?

– C’est pas une histoire d’amour, tu sais, gnian-gnian, fleur bleue, eau de rose tout ça. C’est une aventure avec dedans un peu une histoire d’amour. Pas nunuche.

– Ah, c’est vrai que c’est important de le souligner. Autre chose ?

– Il est gros mais il se lit franchement vite.

– Oui, c’est le cas de tous les livres de cette collection.

– Et aussi y’a des dessins sympa dedans, et puis des bonus entre les chapitres, qu’on peut ne pas lire (mais on les lit, parce qu’ils sont rigolos). Et puis, ben, j’ai bien aimé quoi.

il était deux fois dans l'ouest intérieur1

– Moi aussi Mouflette, j’ai bien aimé.

Ce sera donc le mot de la fin.

Il était deux fois dans l’ouest est un livre de Séverine Vidal, illustré par Anne-Lise Combeaud, édité par Sarbacane, collection Pépix. Vendu dans toutes les bonnes librairies au prix de 10€90.

Comme des images… vraiment ?

EXprim’, Editions Sarbacane, 2014

Une couverture qui attire, un titre qui intrigue, une lecture qui pose des questions… Il n’en fallait pas plus pour, qu’à l’ombre du grand arbre, on ait envie d’en parler et de VOUS en parler !

Autour de moi (Céline – Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait LIVREsse), pour en discuter à bâtons rompus, il y a Kik – Les Lectures de Kik, Nathan – Le cahier de lecture de Nathan, Sophie – La littérature jeunesse de Judith et Sophie et Céline – Le tiroir à histoires.

Prêts à les suivre de l’autre côté de l’image ?

Comme des images, qu’est-ce qui se cache derrière ce titre polysémique ?

Kik : Comme des images, car il y a des sœurs jumelles qui se ressemblent comme des images. Mais est-ce seulement cela ?

Sophie : Avant la lecture, j’ai pensé à la fameuse expression « Sages comme des images ». Après la lecture, je dirais que oui il y a de ça mais pas au premier degré, bien au contraire. On y montre une élite de la population, sage en apparence, mais seulement en apparence.

Nathan : Bien sûr il y a l’expression que tu cites Sophie, ce qui n’est sans doute pas anodin : ils sont, en apparence, sages comme des images parce qu’on leur demande le meilleur d’eux-mêmes, la perfection : élèves intelligents, premiers en tout, enfants modèles …
Mais il y a surtout pour moi une réflexion sur qui nous sommes et ce que nous montrons de nous. Ces ados, ils sont parfois sans véritable fond, contrairement à la jumelle, artiste et taciturne … Une image est sage parce qu’elle ne bouge pas. Or ces adolescents s’y adonnent parfois tellement qu’ils deviennent eux-mêmes les images qu’ils créent. Ne sont-ils pas alors plus que des reflets de leurs qualités, plats, sans contenu, sans intérêt ?

Céline : Avec l’image des jumelles dos à dos, (dont on ne sait pas tout de suite qu’il s’agit de sœurs jumelles), le titre m’a plutôt évoqué l’idée de reflet, et d’image virtuelle. A vrai dire, avant de le lire, je pensais que ça se passait dans le futur, qu’il était peut être question de clonage, etc… !!!  Au fur et à mesure de la lecture, j’ai apprécié ce titre et cette couverture qui a effectivement plusieurs sens et qui est très réussie à mon avis.

Tous les quatre avez fourni une clé de lecture intéressante. Dans ce titre, effectivement, on parle de gémellité ; de réalité virtuelle ; d’image d’enfants sages, pas si sages que cela ; de jeu d’images et d’apparences… le plus souvent trompeuses. Mais est-ce seulement cela ? demande à juste titre Kik.  Pour ne pas perdre nos lecteurs, un petit résumé s’impose, histoire de faire le lien entre toutes ces pièces du puzzle….

Kik : L’histoire commence le jour où Léopoldine a rompu avec Timothée pour Aurélien. Ou bien le jour où Timothée, par vengeance peut-être, a envoyé un mail avec une vidéo de Léopoldine à tout le monde.  Ou peut être même que l’histoire commence, lorsque Léopoldine est partie en vacances, et que sa sœur est devenue amie avec sa meilleure amie.
Des histoires qui se croisent et se décroisent. Des non-dits sur les sentiments. Et ça finit par un corps au milieu de la cours du lycée … Là par terre…

Nathan : Ou peut-être bien que l’histoire commence il y a bien plus longtemps, à l’aube d’une société faite d’images et de mondes virtuels ? Peut-être que notre narratrice, Léopoldine, et sa sœur ne sont que l’infime rouage d’une plus vaste histoire.
Ou alors l’histoire commence quand vous refermerez le livre, secoué et avec un regard neuf sur les choses. Peut-être.

Tous deux évoquez des histoires au pluriel. Peut-on dire que c’est la narration de ces multiples destins qui se croisent qui fait toute la richesse de ce titre ? Comme pour un mille-feuille, il y a les couches externes, visibles, et puis toutes les autres qu’on découvre au fur et à mesure… Mais peut-être que là aussi, la réponse n’est pas si simple ?

Nathan : Pas simple, en effet…  Une image c’est parfois vide de sens, une couche superficielle sans rien derrière. Or la richesse du roman c’est que l’histoire en apparence elle est bien simple, comme une image, deux dimensions, un roman court et rapidement lu avec plaisir. Mais derrière il y a en fait encore bien des couches qui s’ajoutent. Au final, on a un texte en apparence anodin mais profond et regorgeant d’interrogations qu’on n’aura jamais le temps de démêler …

Sophie : Comme le dit Nathan, il y a la première histoire, celle de Léopoldine, plutôt simple car plutôt connue comme mésaventure. C’est cette histoire qui va en révéler bien d’autres.

Céline  : En effet l’histoire du jour, celle qui fait le buzz dans tout le lycée, est finalement assez vite réglée, mais révèle d’autres histoires, plus lointaines et plus discrètes, d’autres humiliations, plus sourdes… et ce sont ces histoires-là qui mettent vraiment en lumière les personnages.

Nous sommes apparemment tous sur la même longueur d’ondes…
Outre cette lecture plurielle, bien moins « anodine » (pour reprendre le terme de Nathan) qu’il n’y parait, j’ai particulièrement apprécié l’écriture moderne de l’auteur et ses références nombreuses à ce que vivent les jeunes d’aujourd’hui. Et de votre côté, quels sont les aspects qui vous ont plu ?

Céline :  En intégrant ces nouveaux modes de communication (commentaires facebook, sms) à sa narration, Clémentine Beauvais rend compte aussi de l’instantanéité, de la superficialité et d’une certaines cruauté dans les échanges. Et ça rend vraiment le roman vivant.  J’ai trouvé ce procédé très judicieux.  Vraiment un point fort du roman !

Kik : On se sent dans la « vraie » vie d’adolescents. Tout va très vite, avec les réseaux sociaux. Une vidéo est postée sur le net, peu de temps après, tout le monde l’a vue sauf quelques profs. Et pourtant le harcèlement à l’école ne date pas d’aujourd’hui. Un problème récurrent, qui a pris une autre forme avec les nouvelles technologies.

Sophie : J’ai aimé aussi la modernité dans ce texte, les nouvelles technologies, l’événement qui prend très vite une grande ampleur jusqu’au suivant qui prendra sa place. Tout s’ enchaîne de nos jours, on passe très vite d’une chose à l’autre en oubliant bien souvent les conséquences que cela peut causer.

Nathan : Avec un tel sujet, les nouvelles technologies étaient de toute façon inévitables … et c’est pourquoi elles parsèment le récit. Sur facebook, youtube, par sms … tout ça n’est pas anodin : c’est là qu’une image se crée … ou se détruit. Et d’ailleurs c’est à cause de ça que la jumelle de Léopoldine, Iseult, va en souffrir, comme elle en avait déjà souffert au collège, lorsqu’elle avait perdu sa meilleure amie sur la méprise d’un professeur. Elles aussi, elles sont comme des images. Et pourtant, des jumeaux se ressemblent … mais ils sont loin d’être identiques.

Justement, outre le divertissement qu’il nous procure, peut-on dire que ce récit a une fonction préventive ? L’auteure a-t-elle voulu faire passer un message ?

Nathan : Bien entendu ! Celui qui m’a traversé de toutes parts, comme ma chronique en rend compte, c’est qu’il ne faut pas être comme des images. Soyons nous-mêmes et ce sera la seule image, parce qu’à trop s’inventer on finit par se perdre dans cette construction de soi-même et au final il n’y a plus que du vide. Et puis même, si on partait sur de la philo, on serait tout simplement dans la vision antique de la Beauté : quelqu’un est beau lorsque son apparence laisse apparaître ce qu’il y a en lui. J’aime beaucoup cette idée-là.

Sophie : Et même si c’est plus évident et en rien moralisateur dans l’histoire, il y a un avertissement sur les réseaux sociaux et internet en général. Attention aux images que l’on y met, elles sont publiques ! Prendre soin de son image veut aussi dire qu’il faut réfléchir à ce que l’on en fait dès le départ, quand on pense que cela reste dans l’intimité.

Céline : Je n’y ait pas du tout vu ce message pour ma part. Au contraire, je trouve que les nouvelles technologies ne sont ni dénoncées ni même jugées, juste intégrées au récit comme faisant partie de notre paysage au XXIème siècle, et conditionnant donc nos modes de communication… et de représentation. Comme Nathan, je lis le message de la fin (s’il y en a un) comme une invitation à avoir plus de substance qu’une image, et à dépasser également les images dans notre perception des autres.

Kik : Tout a été dit je pense. Je suis d’accord avec les deux points de vue présentés. J’ai perçu les deux lors de ma lecture.

Le mot de la fin ? Lire un livre, c’est aussi s’imaginer les personnages, le décor, les situations… Mettre les mots en images ! Quelle « image » forte retiendrez-vous de votre lecture ? Pour ma part, c’est cette première phrase qui s’étale seule sur une page blanche, un peu comme ce corps en plein milieu de la cour ! Dès l’ouverture, cette vision m’a procuré un sacré frisson.

Nathan : Pour ma part, étrangement, l’image qui me reste gravée dans la mémoire, c’est le personnage d’Iseult, la jumelle, assise dans la cour, repliée sur elle-même, muette et dessinant.

Sophie : Comme toi Céline, c’est le corps annoncé dès le début, étendu dans la cour, qui me reste en tête.

Kik : C’est étrange mais en repensant « visuellement » à ce roman, je pense à un immense lycée, énorme, un vrai labyrinthe, et dedans trois jeunes filles qui déambulent toutes seules, ou par deux. Il y en a deux qui sont identiques, et une autre différente. Un trio perdu au milieu des couloirs, d’une immense cour, comme dans un espace infini.

C’est sur ces quelques images – mais, vous l’aurez compris, il y en a bien d’autres – que nous vous laissons avec l’envie, nous l’espérons, de vous plonger dans ce roman pas comme les autres !

Quelques extraits de nos billets pour finir de vous convaincre (à découvrir en intégralité sur nos blogs respectifs) :

Clémentine Beauvais a le don de s’attaquer à des sujets forts et sensibles sans aucun tabou et j’apprécie beaucoup la sincérité de son écriture et de ses mots. Quand elle écrit en plus pour la collection eXprim’ chez Sarbacane, les chances de me décevoir son minimes et elle ne l’a pas fait.

La littérature jeunesse de Judith et de Sophie

***

Un roman qui plaît énormément mais qui dérange tout autant puisqu’il appuie là où ça fait mal !

Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait LIVREsse

***

(…) un livre sur l’apparence avant tout, sur ce qu’on laisse voir et ce qu’on dissimule. Un livre puissant, juste, touchant, qui s’avale d’une traite et ne laisse malgré tout pas indemne.

Le cahier de lecture de Nathan

***

Un roman hypnotique et moderne qui décrit avec justesse et intelligence certains travers de la société, les affres de l’adolescence, l’ingérence humaine : le cri primal de l’injustice, le premier non.

3 étoiles

***

Un roman qui tord le ventre, car tout en voulant savoir à qui est le corps étendu dans la cour, on ne veut pas découvrir toute la vérité et savoir ce qui a été la cause de cette chute. On devine peu à peu les non-dits, ce que la narratrice ne veut pas s’avouer.

Les Lectures de Kik 

***

Comme des images est un roman contemporain, ancré dans l’ère 2.0, comme en témoigne sa narration originale, vivante, empruntant volontiers et judicieusement les codes des  nouvelles formes de communication.

Le tiroir à histoires

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