Histoires de migrants

Les migrants, un sujet dont s’est largement emparé la littérature jeunesse depuis quelques années. Aborder cette question par différents biais, selon différents points de vue… voilà sûrement un bon moyen pour répondre aux questions des jeunes lecteurs, citoyens d’un bel avenir pour mieux “vivre ensemble”.

Retrouvez quelques-uns de nos titres éclairés, dans la sélection ci-dessous.

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>Alice vous propose de suivre le parcours d’Alassane de la Côte d’Ivoire jusqu’à Lorient.

Il croit aux droits de l’homme, il a de l’espoir en cette terre d’accueil et, malgré les embûches, jamais il n’abandonnera.

Un roman inspiré à Sophie Adriansen par plusieurs rencontres et témoignages et offert par #céline à l’occasion d’un swap !

*Ailleurs meilleur de Sophie Adriansen aux éditions Nathan*

>D’un autre point de vue, on peut suivre l’engagement de Dinah, qui ne supporte pas le sort des migrants, notamment quand des policiers entrent dans des classes pour les renvoyer chez eux. Elle décide alors d’enlever Mihran et espère pouvoir l’accueillir chez elle… mais tout cela n’est pas si simple et cache un autre malaise.

*Sans un mot de Romuald Giolivo aux éditions Ecole des loisirs***************

>Yoko Lulu a choisi de vous parler d’une BD au titre clair : Migrant.

Eoin Colfer et Andrew Donkin y racontent avec sensibilité le périple d’Ebo, un jeune Nigérian qui quitte son pays natal pour rejoindre l’Europe.

Je vous le recommande fortement !

     *Migrant de Eoin Colfer et Andrew Donkin, illustré par Giovanni Rigano

aux éditions Hachette*

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>Solectrice vous propose, quant à elle, de découvrir un petit roman où une belle rencontre entraîne une jeune fille belge à la recherche d’un jeune Afghan, jusqu’aux plages du Pas-de-Calais. Fil tendu vers Alice, qui lui avait offert ce road trip à l’occasion d’un swap de Noël.

*La théorie de l’élastique d’Anne-Françoise De Bruyne. Editions le Muscadier.*

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>Sans trop en dévoiler, Pépita propose de suivre une hirondelle et le destin de deux autres personnages dans ce conte contemporain magnifiquement écrit et illustré.

*Quelqu’un m’attend derrière la neige de Timothée de Fombelle et Thomas Campi, Gallimard Jeunesse*

Mon avis et celui d’Isabelle

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>On peut aussi se questionner en lisant Une caravane en hiver de Benoït Séverac, aux éditions Syros. Ce roman relate l’engagement d’un jeune homme de 16 ans auprès d’une femme syrienne et de son fils, réfugiés dans une caravane sur un terrain vague. Un roman qui nous met face à nos responsabilités.

Mon avis

Un roman écrit à 4 mains :  Les étrangers d’Eric Pessan et Olivier de Solminihac, Ecole des loisirs. Quand la vie de Basile bascule une nuit avec la rencontre d’un autre monde.

Mon avis

>Enfin, une autre lecture marquante : Ce que diraient nos pères de Pascal Ruter, Didier jeunesse. Un roman bouleversant sur le choix d’un jeune homme confronté à des situations trop grandes pour lui mais qui le font prendre en main sa vie.

Mon avis

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>Pour HashtagCéline, c’est au travers de deux textes plus énigmatiques qu’elle a eu l’occasion de se questionner sur le sujet.

On m’appelle Enfant i de Steve Tasane (Gallimard Jeunesse, 2019) décrit la vie d’un groupe d’enfants dans un camp de réfugiés. Dans ce récit, rien n’est vraiment précisé (ni le lieu, ni le moment, ni qui sont toutes ces personnes du camp). On découvre les conditions de vie difficile de ces mineurs qui ont tout perdu. Un texte à la narration déstabilisante mais originale.

Mon avis

>De l’autre, c’est encore un roman d’Eric Pessan, dont il a déjà été question plus haut, qui aborde ici de façon plus trouble, moins directe, la question des migrants. Dans L’homme qui voulait rentrer chez lui (Ecole des loisirs, 2019), le fantastique s’invite dans l’intrigue et nous pousse, lecteurs, à nous interroger plus largement sur la notion d’altérité.

Mon avis et celui de Pépita

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Aurélie a découvert ce premier album sur le blog de Pépita :

Partir au delà des frontières de Francesca Sanna  chez Gallimard, qui raconte la rencontre de l’illustratrice avec des populations fuyant leur pays.

Les avis d’Aurélie et Pépita

Aurélie a aussi découvert un carnet de route d’un sans-papier paru chez l’Atelier du poisson soluble, Demain je reviendrai de Karine Epenoy  avec le Réseau Education Sans Frontières.

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Isabelle a beaucoup aimé Et la lune, là-haut, de Muriel Zürcher (Thierry Magnier, 2019), qui évoque très bien la mort, la vie et les différences de tous ordres, notamment avec le beau personnage de Yaro, un sans-papiers dont on découvre petit à petit l’histoire et la personnalité. Un roman qui porte haut, jusque là-haut, de belles valeurs humanistes.

Son avis

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Sophie a aimé cette histoire d’amitié entre Jeannette et Iliana qui ont comme passion commune le ciel et les étoiles. Iliana va raconter son voyage, ce long et difficile voyage qui l’a amené jusqu’ici avec ses parents. Refuge est un bel album de Sandra Le Guen et Stéphane Nicolet aux éditions Les p’tits bêrets.

Son avis

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Et vous ? Quels livres auriez-vous envie de découvrir sur le sujet ? Avez-vous des références à partager pour enrichir encore cette sélection ?

Lecture commune : Nos éclats de miroir

On se retrouve ce lundi avec une lecture commune sur le roman Nos éclats de miroir de Florence Hinckel publié chez Nathan.

Florence Hinckel - Nos éclats de miroir.

Sophie : Ce roman raconte l’adolescence de Cléo sous forme de lettres dans son journal intime. Pouvez-vous me parler un peu de cette jeune fille ?

Pépita : Cléo est une jeune fille d’aujourd’hui mais qui est fascinée par le journal d’Anne Frank. C’est toute l’originalité de ce roman, de faire le pont entre deux journaux intimes, le second s’adressant au premier, avec le même principe que l’amie imaginaire d’Anne. Cléo raconte donc son quotidien, entre sa famille (mère et grande sœur), le collège et ses amies, les garçons, le manque de son père, les absences de sa mère. J’ai eu un peu de mal au début à entrer dans la construction mais le roman a pris de l’épaisseur au fur et à mesure.

Bouma : Cléo est un personnage intrigant. Elle est à la fois très ancrée dans les préoccupations adolescentes (amitié, romance, scolarité) et fascinée par la figure d’Anne Frank. Ajoutons par ailleurs que sa famille prend beaucoup de place par son absence. La jeune fille se sert de ce journal intime comme l’objet qu’il est : à savoir un confident, ici du nom d’Anne Frank.

Sophie : Et justement, qu’avez-vous pensé de cette idée d’entretenir une correspondance par journal intime avec Anne Frank ?

Bouma : En toute honnêteté, j’ai été complètement prise au dépourvu, ne comprenant pas la fascination de Cléo pour ce personnage historique. Je pourrais dire aussi que le procédé stylistique m’a désarçonné et qu’il m’a fallu quelques lettres avant de vraiment rentrer dans l’histoire.

Pépita : Je rejoins Bouma, au début, j’ai eu un peu de mal à m’y retrouver : Anne, son amie imaginaire, celle de Cléo, je ne savais plus très bien qui s’adressait à qui. J’ai trouvé le style d’écriture assez enfantin au départ mais peu à peu, le personnage de Cléo s’étoffe et j’y ai retrouvé les préoccupations d’une jeune fille d’aujourd’hui. À vrai dire, je ne sais pas si les jeunes filles écrivent toujours des journaux intimes… et je ne sais pas plus si elles vont s’identifier à ce journal intime via Anne Frank. J’ai eu parfois le sentiment que l’autrice voulait “caser” absolument des éléments qu’elle avait en tête au départ, du coup ça parait parfois un peu décousu. Cependant, une fois qu’on rentre dedans, il y a de très beaux passages, très touchants.

#Céline : C’est cela qui m’a aussi un peu déstabilisée. Je trouve, comme le dit Pépita, qu’on s’y perd un peu. Cléo est une jeune fille mature, curieuse et passionnée par l’histoire d’Anne Frank mais certains rappels historiques (certes intéressants) m’ont semblé un peu en décalage avec le reste. Mais au final, au fur et à mesure de l’histoire, on y prête moins attention, d’autant que l’histoire personnelle de Cléo prend le pas sur le reste. Cette forme permet de replacer le quotidien d’Anne Frank par rapport à celui des adolescents d’aujourd’hui. En cela, c’est très bien vu. Et, ça m’a amusée, car j’avoue que moi aussi j’ai tenu des journaux intimes dont un s’est appelé Kitty…

Sophie : En effet, il y a beaucoup d’émotions dans ce roman et notamment quand cela concerne la famille de Cléo. Elle vit avec sa grande sœur et sa mère, dépressive depuis la mort de son mari au point de fuguer pendant plusieurs jours parfois. Qu’avez-vous pensé/retenu de la relation entre ces trois personnages ?

Bouma : C’est une belle histoire de femmes. Chacune ressent un profond vide même s’il s’exprime de manière différente en fonction de leur âge et de leur caractère. Mon regard sur leur famille a changé au fur et à mesure des pages… Au final, je dirais que la mère est le centre de leur vie, la sœur aînée son pilier et Cléo en est le cœur : une combinaison parfois instable mais rassurante.

#Céline : Cléo est une jeune fille un peu déstabilisante qui analyse beaucoup les choses autour d’elle tout en les tenant à distance. J’ai eu du mal à voir le lien entre Cléo et sa mère. Celui avec sa sœur m’a semblé plus fort et plus net même si Cléo reconnaît qu’elle s’est aussi éloignée d’elle avec le temps. Au fur et à mesure qu’avance le récit, on saisit mieux le pourquoi de cette relation compliquée entre les trois figures féminines qui gèrent chacune la disparition du père, du mari de façon très différente. Et c’est au final très touchant et plutôt juste.

Cléo se livre à son journal mais n’a pas beaucoup d’amis au collège à part Bérénice. Cette amitié m’a beaucoup dérangée mais je l’ai trouvée très réaliste. Et pour vous ?

Pépita : Elle t’a dérangée en quel sens ? Moi pas du tout, je l’ai trouvée très réaliste au contraire. Cléo est une solitaire, Bérénice non. Leurs milieux sociaux sont différents. Mais cela n’empêche pas la rencontre et l’amitié ! Mais cela n’empêche pas non plus une prise de conscience de l’éloignement qui peut arriver aussi dans l’amitié. Pour découvrir autre chose. D’ailleurs, c’est ce qui arrive à Cléo. Quand on veut trop se conformer à quelqu’un, parfois on s’oublie soi-même.

#Céline : Bérénice est assez odieuse avec Cléo. Elle s’en sert comme faire-valoir et la rabaisse beaucoup. C’est en cela que j’ai parfois eu mal pour Cléo, même si je sais bien que l’amitié, ça peut aussi être ça. Le principal, c’est que Cléo prend peu à peu conscience de cet état de fait et finit par trouver le courage d’affronter et tenir tête à Bérénice.

Sophie : Cette amitié avec Bérénice m’a rappelé des choses que j’ai vécues plus jeune. Je pense que ça m’aurait fait du bien de lire ça à une époque donc je me dis que ça peut aider à mettre des mots sur ce genre de relation toxique.

Pépita : Leur relation ? Je ne sais pas si on peut parler de relation en fait. J’ai trouvé Cléo bien seule mais ma foi, elle s’en accommode. Son journal lui occupe l’esprit et lui permet de mettre de la distance sur cette solitude.

Bouma : Comme Céline j’ai eu du mal à comprendre cette relation amicale que je trouvais très déséquilibrée. Il y a un rapport de force qui se créer à chacune de leurs interactions, de manière très réaliste certes, mais qui est loin de l’amitié sereine que l’on pourrait attendre pour l’héroïne.

Sophie : Parlons un peu du titre, Nos éclats de miroir, il fait référence à la passion de la maman pour la mosaïque. Vous en avez pensez quoi ?

#Céline : Je l’ai trouvé assez poétique et très beau. Il fait référence à l’activité qui apaise sa mère mais aussi à cette espèce d’obsession pour son propre reflet et les miroirs. “… je n’ai pas cessé d’entretenir une relation très compliquée avec les miroirs, les vitrines, et tous les regards.” J’y ai vu cela aussi. Et puis, le côté “éclaté” qui se ressent au sein même de cette famille, brisée, en morceaux. Ce titre m’a semblé plutôt juste par rapport à mon ressenti du roman.

Bouma : C’est parce que vous venez de l’expliquer que je comprends la référence à la passion de la maman. J’étais complètement passée à côté. Pour moi on était dans quelque chose de plus métaphorique, comme si les différentes personnalités représentaient des parties qui rassemblées formaient le miroir…

Pépita : J’ai beaucoup aimé ce procédé. Justement pour sa dimension métaphorique et la beauté des mots. Je trouve qu’il colle parfaitement à la fois à la maman pour ce qu’elle renvoie à travers son échappatoire (la mosaïque) et à la recherche de Cléo de son identité. Plus profondément, c’est un roman qui en appelle l’image de soi. On a tous des faces cachées, des faces éclatées, des faces mouvantes et parfois la vie nous oblige à recoller les morceaux épars.

Sophie : Ce journal tient son originalité de sa destinatrice Anne Frank, mais il joue aussi avec la typographie comme sur cette photo. Qu’en avez-vous pensé ?

Bouma : Ça m’a surtout rappelé les romans de Clémentine Beauvais, qui joue également beaucoup avec ce procédé littéraire. Après ça ne m’a pas plus marqué que ça (je dirais même que j’avais oublié cet aspect du roman).

Pépita : J’ai bien aimé le jeu sur la typographie qui entrait en écho avec les sentiments de Cléo.

 

Pour retrouver nos chroniques, c’est par ici : Pépita, Bouma, #Céline et Sophie.

Harcelés, harceleurs…

L’école est un lieu d’apprentissage et de sociabilisation. Mais pour certains, l’école est aussi un lieu de souffrance. Le constat est terrible mais le harcèlement scolaire peut  aujourd’hui toucher chaque élève, surtout dans notre société actuelle où l’apparence prime sur le reste et où les réseaux sociaux sont omniprésents…

Alors, pour combattre ce phénomène, il faut en parler, toujours et encore. Et en littérature jeunesse, de nombreux textes abordent ce sujet pour que les harceleurs comprennent la bêtise de leur comportement et que surtout, les victimes puissent trouver le courage de parler…

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Dans Rattrapage paru chez Actes Sud dans la collection d’Une seule voix, Vincent Mondiot nous parle du harcèlement, à sa façon : sans filtre. C’est très juste, assez glaçant mais très parlant.

L’avis de HashtagCéline et de Pépita.

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Dis non, Ninon ! de Lisa Chopale paru chez Gulf Stream parle de ce sujet… avec humour. Ce qui est, je l’avoue pour le moins original. Au final, l’autrice délivre un message plutôt positif grâce à l’intervention d’un double du personnage principal tout à fait farfelu. A découvrir !

L’avis de HashtagCéline.

 

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Paru dans la collection Presto chez Magnard, Six contre un de Cécile Alix s’adresse à un lectorat un peu plus jeune ( à partir de 11 ans). Ici, on suit le harcèlement de l’intérieur avec un texte à la première personne qui nous plonge au coeur de la détresse du jeune héros. Très touchant.

L’avis de HashtagCéline et de Sophie.

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Un court roman très positif qui, en plus d’aborder le sujet du harcèlement, offre de nombreuses pistes de réflexion. Le courage d’être soi de Marianne Rubinstein paru chez Nathan est un texte à découvrir !

L’avis de HashtagCéline.

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Rackette-moi si tu peux de Sophie Adriansen illustrée par Clerpée paru dans la collection Les Graphiques chez Gulf Stream vise ici les élèves de primaire. Sous forme de BD, on découvre l’histoire d’Enzo, victime de racket. Une histoire à hauteur d’enfants qui met bien en évidence que le harcèlement peut prendre bien des formes, quel que soit l’âge…

L’avis de HashtagCéline.

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Un chouette roman illustré qui aborde la thématique de cette sélection avec plus de profondeur qu’il y paraît au premier coup d’oeil. Les Z’héros de cette histoire sont bien décidés à ne pas rester sous le préau de la honte ! Le Préau des Z’héros d’Estelle Billon-Spagnol est paru aux éditions Alice Jeunesse dans la collection Primo.

L’avis de HashtagCéline, de Pépita et d’Alice.

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Attention ! Si ce texte aborde le harcèlement, il l’aborde d’une façon plutôt sombre. Guenon de Pierre Brossaud paru au Rouergue Jeunesse sonne juste mais offre un dénouement complètement… vous verrez. Un coup de coeur !

L’avis de HashtagCéline.

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Une lecture marquante que ce roman La file seule dans le vestiaire des garçons de Hubert Ben Kemoun chez Flammarion, dans lequel la tension monte sur fond de harcèlement et de surenchère. Quand rien ne semble pouvoir arrêter cette escalade. Terrifiant et poignant.

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L’avis de Pépita et de Alice.

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Ce roman Les regards des autres d’Ahmed Kalouaz au Rouergue se place du côté des conséquences du harcèlement sur la victime mais il aborde aussi une question cruciale : celui d’oser se confier à des adultes pour dénoncer et se reconstruire. Se dire que c’est possible, cette confiance-là.

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L’avis de Pépita

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Ils sont rares les albums qui abordent ce sujet : Rouge de Jan de Kinder chez Didier jeunesse pose le vrai problème du harcèlement : la solitude face à la force du groupe et aussi le rôle important de l’adulte. Un album fort sur une situation vue à hauteur d’enfant, sur la solidarité et le courage de dire non.

L’avis de Pépita

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Dans ce roman, La plus grande peur de ma vie (Ecole des Loisirs), Eric Pessan a su aborder ce sujet d’une manière subtile car lui aussi détruit et tue à petits feux. Les camarades de Norbert vont prendre conscience de sa souffrance et de leur lâcheté à son égard. C’est un roman sur la responsabilité de chacun face aux autres.

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L’avis de Pépita

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L’album “ça suffit !” de Barroux et Claude Stanké chez 400 coups aborde le quotidien d’un louveteau harcelé à l’école. Il ne suffirait qu’à prononcer deux mots mais ils sont si durs à prononcer…

L’avis d’Aurélie

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L’album de Grosse baleine de Davide Cali chez Sarbacane montre la résilience d’une jeune fille traitée de baleine.

L’avis d’Alice.

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Edgar en marre de se faire enquiquiner à l’école, pour se protéger rien de mieux que d’adopter un lion. Un album pour évoquer le harcèlement aux plus petits.  Edgar et son lion chez les éditions les minots  de Céline Person  illustrée par Cécile Vangout.

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P’tit nez de cochon raconte les moqueries sur le physique. Mais certains savent voir au travers, l’union fait la force. P’tit nez de cochon de Pog  et Annette Boisnard chez Les braques.

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Un album plus édité mais qui traitait du harcèlement : ça chauffe à la récré de la série Marco et Zélie de Arnaud Alméras et Robin chez Amaterra.

 

 

Faites vos jeux !

La littérature de jeunesse a de nombreux héros. Les éditeurs les ont utilisés pour illustrer des jeux de société inspirés ou non de leurs univers. Du simple mémory au jeu purement inventé, nous vous invitons à découvrir un petit horizon des jeux préférés de nos blogueuses.

  • La collection de l’école des loisirs

L’éditeur a sorti depuis plusieurs années des jeux mettant en scène les héros emblématiques de ses albums.

Les trois brigands

Un mélange de poker et de bataille, les plus de 4 ans doivent miser sur un butin avec l’arme de son choix : tromblon, soufflet ou hache. Chacune de ces cartes a un chiffre comme les jeux de cartes traditionnels, qui permettent de départager les joueurs en cas d’égalité. Le but du jeu est d’obtenir les 3 tours des brigands en cumulant 30 pièces en totalité et gagner Tiffany !

Voir l’avis d’Aurélie

Elmer

Une sorte de loto des couleurs. A l’aide de 2 dés, les enfants composent leur “Elmer”.

Le chat assassin

Le chat, héros des romans de l’éditeur a fait mouche chez Sophie.

Son avis sur son blog.

 

Le croque couleur Pop

C’est aussi un jeu sur les couleurs, où les enfants piochent des cartes avec des objets. Ils doivent composer leur dinosaure avec les couleurs de ces objets.

C’est qui le plus fort ?

Un jeu basé sur l’album “Loup y-es tu ?” mais regroupant beaucoup de personnages de Mario Ramos. Ce jeu est collaboratif mêlant le jeu du verger et un mémory. Les enfants doivent retrouver les paires pour sauver tous les personnages, mais avant que le loup n’est pris sa douche et ne se soit habillé !

Le mistrigrouille de Cornebidouille

Une adaptation du pouilleux avec une série de mots grossiers dignes des albums de Pierre Bertrand : rien de mieux pour amuser nos petites têtes.

Loulou

Les “loulous” doivent récolter des cartes au quatre coins du plateau pour pouvoir aller libérer Tom. Mais attention au dé qui fait avancer le loup Gaspard !

 

Le loto de la famille souris

La famille souris, vous connaissez ? Il existe un loto de très belle qualité qui vous donne de suite envie de replonger dans l’univers des albums. Souris !

L’avis de Pépita

 

Le domino des bruits

Un livre des bruits, une application numérique et un jeu domino : une gamme complète !

L’avis de Pépita

  • Lors d’un SWAP de Noël, Aurélie de l’atelier des cœurs avait gâté la collectionneuse de papillons en lui offrant le très beau jeu Le Labyrinthe du Minotaure dans lequel on pourra s’identifier à Thésée pour bloquer le Minotaure et s’échapper de ce lieu infernal. Les illustrations sont inspirées des magnifiques albums mythologiques d’Yvan Pommaux.

Les autres jeux à découvrir sur le site de L’école des loisirs

  • Chez Nathan, les enfants d’Aurélie ont adoré Les vacances de Mouk ,adapté du livre Le tour du monde de Mouk.

Chaque enfant pioche des personnages, qu’ils doivent retrouver sur le plateau. Après les avoir ramenés dans leur pays, les enfants doivent collectionner les photos souvenirs.

  • Chez Hélium, le personnage Fossile a son mémory.

  • Colorama

Ce jeu est une adaptation du livre de Cruschiform chez Gallimard. Les enfants doivent répondre aux questions sur les couleurs. Ils doivent ainsi obtenir les cartes appartenant aux six nuances de couleurs.

  • Un jeu chez Bayard éditions

Les enfants peuvent s’amuser avec l’univers d’Hervé Tullet. Un jeu farfelu qui permettra aux petites têtes de pratiquer la logique.

Hervé Tullet est d’ailleurs un grand créatif et il nous invite à le suivre avec deux superbes jeux :

  • Artist’ik édité par Djeco qui est un laboratoire à monstres divers et variés. Chaque participant choisit une forme étrange, puis lance les dés et nous voilà partis pour dessiner 5 yeux, 2 nez, 4 oreilles à notre monstre qui prend forme sous nos yeux et que l’on peut, pour conclure, nommer d’un extravagant patronyme afin de constituer une bizarroïde galerie de portraits.

  • Et si l’on se lance dans une partie de Dessine édité par Bayard jeunesse alors là, la main vagabondera au fil des instructions farfelues notées sur les cartes par l’ingénieux créateur.

Jeux non testés mais sur la wishlist :

  • Les jeux des éditions Mémo

Raymond d’Anne Crausaz et Popov de Janik Coat ont leur jeu.

 

  • Où est Charlie ? chez Gründ

Où est Charlie ?Le grand jeu

Et vous, en connaissez-vous d’autres ? Les avez-vous testés ? Partagez vos impressions en commentaires.

Nos coups de coeur de mars

Le printemps est arrivé. Avec l’arrivée des beaux jours, les premiers bourgeons sortent et chez A l’ombre du grand arbre, c’est aussi le moment de présenter nos coups de cœur mensuels.

 

Pour Aurélie, ce fut la fraîcheur printanière dégagée par la premières lecture d’Emile Cucherousset, dernier opus de la collection polynie et elle fut séduite aussi par le couple du roman de Sara Barnard, qui évoque la rencontre d’un ado sourd et d’une jeune fille “muette”.

Pombo courage d’Emile Cucherousset et Clémence Paldacci-Collection Polynie-Mémo éditions

Et plus si affinités de Sara Barnard chez Casterman

Lire ses avis ici et .

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Pour Sophie, le printemps est signe de zénitude et de doigts de pieds en éventail ! Elle vous propose de découvrir le dernier album de Sandra Le Guen (une ancienne branche de l’arbre) avec vos tout-petits et leurs petons sûrement aussi joueurs que ceux de cette histoire !

“Les pieds en éventail” de Sandra Le Guen et Marjorie Béal chez Les p’tits bérets.

Son avis ICI.

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Pour Bouma, c’est une lecture pleine de compassion qui a retenu son attention. Sophie Adriansen sait parler des sujets difficiles avec délicatesse et empathie. Ici, elle livre l’histoire d’une jeune fille dont le papa, malade, perd peu à peu l’usage de son corps…

Papa est en bas de Sophie Adriansen chez Nathan, 2018

Son avis ICI.

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Pour Pépita, c’est un arbre qui a fait vibrer son cœur de lectrice en mars : un album aux illustrations si délicates qu’elles constituent des tableaux à elles seules et un texte si sensible sur la transmission entre une petite fille et sa grand-mère, autour d’un secret. Autre personnage et pas des moindres : un arbre confident, immuable dans sa beauté tranquille. Et quoi de mieux qu’un arbre sous l’Ombre du Grand Arbre !

L’arbre de Sobo, de Marie sellier et Charlotte Gastaut, Réunion des Musées Nationaux

Son avis ICI

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C’est sans conteste en lisant le très bel album La balade de Koïshi d’Agnès Domergue et Cécile Hudrisier paru chez Grasset Jeunesse qu’HashtagCéline aura eu ses plus belles émotions. Au gré d’une promenade, sur le chemin de la vie, en compagnie de ce petit personnage né d’un grain de riz, elle s’est émerveillée de la douceur et de la poésie de chaque mot, de chaque illustration. Un livre-objet magnifique à offrir, à s’offrir et à faire découvrir.

La Balade de Koïshi d’Agnès Domergue illustré par Cécile Hudrisier, Grasset Jeunesse

Son avis ICI.

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Sur l’île aux trésors, le coup de cœur a été unanime pour Les sept étoiles du Nord, premier roman de l’autrice écossaise Abi Elphinstone, tout juste paru chez Gallimard Jeunesse. Une lecture qui nous transporte pour des aventures palpitantes dans un univers de glaces, de forêts boréales et de tribus qui évoque la mythologie nordique !

Son avis ICI.

 

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