Green Swap 2020 : un échange pas comme les autres !

À l’ombre du grand arbre, nous avons pris l’habitude de prendre soin les unes des autres : par des mots doux, par des lectures partagées, par des débats lumineux. Et puis de temps en temps, par des colis surprises. En plein confinement, nous avons failli renoncer à notre jolie tradition des SWAPs d’été car nous ne pensions pas pouvoir retourner en librairie avant juillet, mais cela nous tenait tellement à cœur que nous avons choisi de nous réinventer. Alors nous avons profité du confinement pour nous fixer un nouvel objectif écologique : cette fois, pas besoin d’acheter de nouveaux livres pour ce partage, nous allions piocher dans notre bibliothèque ou celle de nos enfants, dans nos P.A.L, dans les boîtes à livres trouvées lors de nos sorties quotidiennes d’une heure près de chez nous, sur les sites de livres d’occasion, etc… En deux mots : “Green power”, plus que jamais !

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Ada, la collectionneuse de papillons a donc reçu, à cette occasion, un très joli “green swap mail art” de la part de Yoko Lulu .

Un mail art entre collages, calligraphie et dessin.
Un green swap aux couleurs de la Chine.

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Quand LiraLoin découvre le swap …

Il a fallu attendre (un peu… beaucoup… à la folie) et un beau jour de presque d’été, le colis atterrit tranquillement dans ma boîte aux lettres. Excitée par l’envie de l’ouvrir de suite, je me raisonne et décide de prendre mon temps.

mail art sous le signe Cubanisto

A vrai dire je ne m’attendais pas à un roman en particulier. J’étais juste heureuse de partager une lecture, qu’une personne choisisse un roman rien que pour moi. Croyez-le ou non mais mon entourage m’offre peu de livres (quelle triste vie …HAHA). A la vue de la couverture du livre, je me suis écriée « super ! un road movie littéraire » le confinement à vrai dire ne m’a pas permis de voyager beaucoup à travers la littérature. J’étais un peu bloquée et j’ai très peu lu … merciiii Lucie Bouma !

Prête pour le grand voyage?
Une enveloppe au mail art ambiance indienne

Délicatement, j’ai ouvert cette jolie enveloppe customisée d’un bus aux vitres décorées de paysages américains

Une carte postale toute douce, un dessin d’une maman portant son petit jusque dans son lit après lui avoir lu une histoire.

Que dire de ce mot, oui Lucie, j’ai été émue de le lire (je suis une très grande sensible). Alors merci encore de m’avoir demandé de rejoindre cette team de blogueuses au grand cœur rempli de partages !

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Premier SWAP aussi pour Lucie qui a été gâtée par Alice. Quelle découverte et quelle idée fabuleuse !

Un colis écolo et fleuri
Recelant de nombreux trésors pour déguster, noter, rêver, réfléchir, espérer !

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Après ces mois de confinement loin des librairies, quelle joie pour Isabelle de recevoir ce colis concocté avec une générosité créative par Sophie et ses lutines ! Un SWAP placé sous le signe du voyage et de l’évasion…

… avec en avant goût cet emballage qui donnerait bien envie de voir où mènent ces routes allemandes…
… débordant de merveilles de saison : les mots de Sophie, d’appétissantes lectures qui ont immédiatement été escamotées par les pirates de l’île aux trésors, d’adorables objets faits main (!) et un thé vert délicatement parfumé. Summer, here I come !

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Pour Linda, c’est un premier swap à l’ombre du grand arbre et le plaisir d’être gâtée par Ada, la collectionneuse de papillons; le contenu de ce Green Swap fut à l’image du thème: vert et écologique…

… le ton était donné avec cette jolie enveloppe fleurie et ces oiseaux qui regardent vers l’avenir…
… le contenu n’en est que plus appréciable entre lectures engagées, marque-page à colorier et un sachet de graines à planter. Un grand Merci!

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Premier SWAP aussi pour Claudia qui a été gâtée par Pépita.

Dès réception, ce colis a été déballé avec frénésie ! Impossible d’attendre, l’envie de découvrir a été trop forte.

Surprise ! Surprise !

Oh ! Les magnifiques emballages… Allez, j’ouvre !

Du vert, du rose, des fleurs, c’est beau !

TADAM ! Voici les petites merveilles.

Des livres, du thé, un marque-page, des cartes, une broche tricotée et même une petite coccinelle.
Vive le Green swap !

Merci beaucoup, cela a été un vrai plaisir de participer.

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Dans la maison des Lutines, ce sont deux swaps qui nous attendaient le même jour dans la boite aux lettres :

• un pour Yokolulu. Pour son dernier swap, elle a été bien gâtée : en plus du roman “La fille sans nom” de Maëlle Fierpied, Isabelle de l’Ile aux Trésors lui a offert un très joli carnet, un marque-page dinosaure et une tablette de chocolat à savourer, le tout magnifiquement emballé, accompagné d’une carte assortie réalisée par deux mains créatives. Merci pour ce bel écoloswap Isabelle !

• un pour Solectrice. Tout aussi généreux et gourmand, ce paquet était garni d’une carte estivale bienvenue, d’un adorable carnet, de deux romans “Le libraire de Cologne” de Catherine Ganz-Müller, “Les Petits Orages” de Marie Chartres, ainsi que du tendre et chaleureux album “Le Marchand de Bonheur” de Davide Calli et Marco Soma. De belles citations accompagnaient le déballage, un rooibos aux fruits rouges parfumait le colis avec une tablette de chocolat, rapidement dégustée par nos trois bouches gourmandes. Merci pour toutes ces plaisirs partagés, Linda !

J’ajoute à ces swaps, l’heureuse rencontre avec Aurélie de l’Atelier de cœurs : échange de mots, d’auteurs, de titres et d’éditeurs, et cadeau d’un roman prometteur “Romy et Julius” de Marine Carteron et Coline Pierré. Merci Aurélie !

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Pépita a reçu un colis fleuri et une thématique pleine de baisers à l’intérieur : un joli carnet artisanal, un livret de poésie détachable très original (parfait pour les glisser dans la valise de ma moitié toujours en partance !), un roman ados que j’ai déjà dévoré (une collection que j’avais très envie de découvrir), un livre de Cécile Coulon (j’aime ces clins d’œil) et une magnifique lettre artisanale assortie d’un très gentil petit mot. Merci Frédérique de Liraloin pour cette tendresse !

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Aurélie de l’atelier pour son dernier swap a reçu deux swaps suite à une erreur : quelle chance !

Le premier de la part de Lucie des livres d’Avril sur la thématique des grenouilles. En bonus, un marque page grenouille en origami 🙂

Quelques jours plus tard, un colis de Solectrice pointa son nez avec un album artistique. Elle put la remercier en personne lors d’une visite près de son arbre. Un vrai plaisir.

Quant à l’envoi de son swap,elle eut beaucoup moins de chance. Le colis adressé à Alice sur la thématique du renouveau se perdit en route. Ne t’inquiètes pas Alice, je compte me faire très vite pardonner.

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Nos coups de cœur de juin

L’été s’annonce avec nos lectures, des livres à glisser dans un cabas de plage ou près d’un transat, belles découvertes à vous !

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LiraLoin présente un album sensible et amoureux, quoique de plus important dans ce monde?

Louise est une jeune fille réservée, le monde des adultes n’est pas pour elle. Louise préfère la compagnie des fleurs. Mais lors d’une soirée, elle rencontre Mary. Seules et ensemble, les deux jeunes filles dansent, tournoient leurs corps enveloppés de draps. Les tourbillons dessinent des fleurs, des papillons loin du monde…

La Fleur qui me ressemble de Thomas Scotto, texte & Nicolas Lacombe, illustrations
L’élan vert, collection : Pont des Arts, 2019

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Pour Linda et ses ladies, les vacances s’annoncent intenses avec un voyage en plein cœur de l’Himalaya et l’ascension de son plus haut sommet, l’Everest. Entre dépassement de soi et engagement écologique, gravir ses 8848 mètres est un voyage incroyable dont on ne revient pas tout à fait les mêmes.

8848 mètres, Silène Edgar – Casterman, 2020

Son avis est ICI.

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Alice vous propose de passer un agréable moment en compagnie d’un gang de vieux schnocks anticoformistes, transgressant un chouïa les règles, mais complètement attachants et qui vont tout faire pour aider un jeune ado un peu paumé et livré à lui-même. Un roman plein de vie et d’humour !

Le gang des vieux schnocks de Florence Thinard. Gallimard, 2019

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Pour Claudia, la lecture de cette bande dessinée adaptée du roman broché Tous les héros s’appellent Phénix est un coup de cœur ! Un très bel ouvrage : la couverture, les illustrations, les couleurs, tout est fabuleux. L’histoire est toujours autant prenante et percutante sur la maltraitance et les violences psychologiques. Dans ce livre, la thématique est difficile mais il est traité avec tact et clairvoyance, parfaitement adapté aux jeunes lecteurs.

Tous les héros s’appellent Phénix de Jérémie ROYER
Rue de Sèvres, 2020.

Son avis complet est ICI.

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Solectrice a tiré tout naturellement son coup de cœur du green swap de ce début d’été. Elle vous invite donc à suivre M. Pigeon, le Marchand de Bonheur, à la rencontre de ses clients, de branches en branches. Comment ne pas craquer pour ce superbe album du tronc à la cime du grand arbre ? Une histoire tendre dont la fin ne démérite pas, invitant à conserver précieusement les petits bonheurs de tous les jours. Voilà un beau mantra pour nous accompagner tout l’été !

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Bouma a sorti une courte lecture, entre l’album et le premier roman, qui mélange intrigue policière et humour autour du sens de l’observation des petits lecteurs. On retrouve aux dessins le talentueux Brian Selznick (L’Invention d’Hugo Cabret) qui nous emmène à la suite d’un détective privé pas comme les autres ! Une lecture qui se dévore sans modération à tout âge tant il y a de choses à découvrir…

P’tit Ouistiti détective privé, de Brian Selznick et Dabid Serlin – Bayard jeunesse, 2019

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La réouverture des bibliothèques a permis à Lucie de faire le plein de romans conseillés par les copinautes. Et c’est Calpurnia qui a remporté les suffrages ce mois-ci. L’histoire de cette petite fille en plein questionnement sur la faune, la flore, la condition féminine et l’avenir dans le Texas de 1899 a été un vrai coup de cœur. Si ce n’est pas encore fait, il est urgent de le découvrir !

Calpurnia, Jacqueline Kelly – L’école des loisirs, 2015

Son avis ICI, celui de Pépita, celui d’Isabelle, et de Linda.

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Sur l’île aux trésors, Isabelle et ses enfants ont été soufflés par le tome 1 d’Alma, la nouvelle série de Timothée de Fombelle : une lecture engagée et captivante, de la grande littérature en forme d’hymne à la liberté.

Alma, tome 1 (Le vent se lève), de Timothée de Fombelle, Gallimard Jeunesse, 2020.

Son avis ICI

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Dans son Méli-Mélo de livres, Pépita a envie ce mois-ci de faire la part belle aux liens intergénérationnels à travers ce magnifique roman de Delphine Pessin : Deux fleurs en hiver chez Didier jeunesse. Une jeune femme et une grand-mère : la première qui ne demande qu’à faire éclore son chemin de vie et la seconde qui ne voudrait pas se faner trop vite. Le tout dans un Ehpad confronté à des difficultés. Elles vont emporter tout le monde dans leur ronde d’humanité !

Son avis ICI

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Et ce mois-ci, nous avions envie de vous faire découvrir en bonus un livre que nous sommes plusieurs à avoir lu et beaucoup aimé ! Un road-trip inoubliable à travers les États-Unis, voyage initiatique avec ce qu’il faut de péripéties et de très belles rencontres – et un message qui nous va droit au cœur. Bouma, Linda, Isabelle et Frédérique sont toutes sous le charme !

L’incroyable voyage de Coyote Sunrise, de Dan Gemeinhart (PKJ 2020)

L’avis de Bouma, de Linda et d’Isabelle

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Et vous ? Quelle lecture auriez-vous envie de partager ce mois-ci ?

Du bonheur !

“Le bonheur est la seule chose qui se double si on le partage.”

Albert Schweitzer

Et si on finissait cette période pas si facile par une sélection thématique sur le bonheur ? Un thème large comme le bras, mais que la littérature jeunesse ne boude pas. Et comme ici on aime partager, c’est parti…

Avant d’aborder nos billets d’été et notre écoloswap !

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Dans la collection d’Ada, un merveilleux-prodigieux-fabuleux album de Béatrice Alemagna : La Gigantesque petite chose ! Un album géant, réconfortant, dans lequel on pourrait presque se lover et partir, rêveur, à la recherche de cette si précieuse petite chose qui nourrit les coeurs et fait pétiller les regards !

La Gigantesque petite chose, Beatrice Alemagna, autrement jeunesse, 2011.

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Dans le monde d’Alice, juste une poignée de sable,… quelques grains restés au fond de la chaussure pour faire pousser les souvenirs et remédier au cafard. Il n’y a rien de plus beau que les petits bonheurs éphémères de l’enfance !

Graines de sable de Sibylle Delacroix. Bayard, 2017

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…installe-toi confortablement. Tu ne dois pas bouger. Essaie de ressentir la chaleur du soleil sur ta peau, d’écouter le bruit des feuilles qui s’agitent dans le vent et celui des insectes qui bourdonnent…et ne pense à rien du tout. Maintenant, ferme les yeux.

N’est-ce-pas cela le bonheur ?

Un album attendrissant et zen nous rappelant les moments simples de la vie. Claudia

Laissez-moi tranquille… de Galia bernstein
Nathan, 2019

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Un morceau de bambou, quelques feuilles, le travail délicat de la vannerie donne naissance à l’oiseau de brindilles porteur d’espoir. Le bonheur se trouve parfois dans de bien petites choses, c’est l’importance qu’on leur donne qui fait la différence. Et si le bonheur se trouvait dans l’autre et l’amour qu’il nous donne? Linda.

L’oiseau de brindilles de Agnès Bertron-Martin et Qu Lan
Gautier Languereau, 2018

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“Pour tous les enfants des villes qui illuminent les ruelles de leur imagination débordante…”
Et tout ce vacarme dans la maison qui empêche Albert de lire. Ce dernier trouve refuge dans une sort de débarras où trône une jolie peinture représentant un couché de soleil sur la plage. Quoique de plus propice à la rêverie et à la lecture? Ah enfin, Albert va pouvoir lire au calme quand soudain deux rempoteuses de fleurs font leur apparition. Ce n’est pas gênant, Albert s’imagine sur sa chaise longe tandis que les fillettes font des châteaux de sable. Un autre camarade, amateur de badminton, cherche des joueurs, hélas notre Albert est trop occupé. Une petite fille accepte et c’est drôlement bien de faire des raquettes sur la plage. Ainsi de suites, d’autres enfants vont venir dans ce débarras jusqu’à temps qu’Albert s’emporte ! Trop trop de bruit l’empêche de lire. Et si pendant un petit moment, tout le monde s’arrêtait, prenait un bouquin ?

La quête d’Albert d’Isabelle Arsenault – la Pastèque, 2019 

A la lecture de cette BD, le lecteur est transporté tour à tour par la recherche de la quiétude que provoque la lecture et par les relations qu’entretiennent ce groupe d’enfants. La construction est intéressante, elle interroge sur le fait de se détacher de son quotidien et de faire d’un tableau un endroit où se réfugier tout comme dans la lecture. Les illustrations toutes nuancées d’orange, bleu-vert apportent une touche vintage à cette BD un peu hors du temps ancrée dans la rêverie et l’amusement. Par Liraloin.

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Il est où, le bonheur, il est où ? Et bien parfois, il est là-bas et il ne faut pas perdre espoir lorsqu’on l’a perdu de vue… Voilà ce que nous rappelle cette pépite d’album portée par les illustrations extraordinaires de Matt Ottley et la poésie des mots de Rebecca Young. Un livre plébiscité sur l’île aux trésors !

Là-bas, de Rebecca Young et Matt Ottley, Éditions Kaleidoscope, 2020.

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Le bonheur peut-il être trouvé dans un rêve, une fantasmagorie, un monde imaginaire lorsque la réalité est trop plate et morose ? Voici la question passionnante qui est au cœur du roman Éden. Quelle que soit la réponse, la lecture de ce livre immersif et très original a été un vrai bonheur pour Isabelle !

Éden, de Rebecca Lighieri, L’école des loisirs, 2019.

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Le bonheur peut aussi être l’évocation de moments simples mais précieux, parce qu’ils sont partagés. C’est en tout cas le ressenti de Lucie suite à sa lecture de Le souffle de l’été d’Anne Cortey. Cet album propose quatre épisodes qui semblent anodins mais font le sel d’un été réussi. Un très joli livre pour attendre les vacances !

Le souffle de l’été, de Anne Cortey et Anaïs Massini, Grasset Jeunesse, 2017

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“Après l’attente…le bonheur !”. Parfois, le bonheur, c’est se donner les moyens de réaliser son rêve… C’est le cas d’Imani et de son taxi. Un album chaleureux et optimiste !

L’avis de Pépita.

Le taxi d’Imani, Thierry Lenain et Olivier Balez, Albin Michel jeunesse

Il est des albums qui savent dire en peu de mots l’essentiel : Quelque chose de grand est de ceux-là. Car parfois le bonheur tient à un petit rien du tout mais qui emplit une sortie entre deux frères d’un bonheur plus grand encore.

L’avis de Pépita

Quelque chose de grand, Sylvie Neeman & Ingrid Godon, La joie de lire

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“Le bonheur est dans le pré…Cours-y vite, cours-y vite,

Le bonheur est dans le pré…Cours-y vite, il va filer !

Lecture d’enfant #32 : L’Héritier des Draconis

Juliette, 11 ans, a récemment dévoré L’Héritiers des Draconis de Carina Rozenfeld, publié chez Gulf Stream éditeur. C’est avec beaucoup de plaisir que nous avons fait ce petit jeu de questions/réponses pour vous présenter une série jeunesse entre fantastique et fantasy qui fait pousser des ailes.

Pourquoi as-tu choisi ce livre ?

J’avais envie de lire une aventure fantastique avec des dragons. En faisant une recherche à la médiathèque, j’ai découvert cette série. La quatrième de couverture m’a donné envie de lire le premier volume que j’ai adoré.

Tu aimes les dragons ?

J’ADORE les dragons! Ils sont magnifiques et ont une allure élégante.

Qu’as-tu aimé dans cette histoire ?

J’ai aimé les trois personnages principaux et la belle amitié qui les lie. Mais ce que je préfère c’est la capacité des draconis à se transformer en dragon. C’est un pouvoir vraiment génial et qui demande un vrai apprentissage pour “être” un vrai dragon. Il y a plein d’aventures et de rebondissements qui ne laissent pas le temps de s’ennuyer.

Qu’est-ce qu’un Draconis ?

C’est le nom des habitants de Draconia, le monde parallèle dans lequel se déroule l’histoire.

Je suppose que l’héritier dont il est question dans le titre est le héros de l’histoire. Peux-tu nous le présenter ?

Elliott a onze ans, il a des pouvoirs étranges depuis tout petit ; par exemple rien qu’en regardant une figurine de dragon, il peut se transformer et prendre son apparence.

Est-il ton personnage préféré ?

Non. Je préfère son ami Gédéon qui est trop drôle. Il est fan de karaté et de films de combat. Il compare tout à des films ou des dessins animés, ce qui crée des situations amusantes.

Combien y a-t-il de volumes ? Les as-tu tous lu ?

Il y a 5 tomes et oui, je les ai tous lus. C’est une super série que je conseille à tous ceux qui aiment les créatures légendaires, l’aventure et les pouvoirs magiques. Foncez !

Merci Juliette de nous avoir présenté cette série qui, on l’espère, vous plaira également ! À lire dès 9 ans.

Le Dernier roi des loups : Prix Sorcières 2020, catégorie Carrément Sorcières fiction.

Chaque année, à l’ombre du grand arbre, nous scrutons avec délectation du haut de nos branches , la sélection du Prix Sorcières, prix organisé conjointement par l’Association des librairies spécialisées pour la jeunesse (ASLJ) et par l’Association des bibliothécaires de France (ABF). Et cette année, un objet littéraire non identifié à attiré notre attention. Nous vous laissons admirer sa couverture avant de partager la lecture commune qui s’ensuit entre Pépita et Colette. Il a d’ailleurs remporté le Prix Sorcières Carrément fiction.

Le Dernier roi des loups : l’histoire vraie de Lobo le loup et d’Ernest Seton le chasseur,
William Grill, Sarbacane, 2019.

Colette. – Quand tu as eu ce livre entre mains, Pépita, qu’as-tu imaginé ? Que ce soit son format, son titre ou l’illustration de couverture il y a quelque chose d’hors-norme dans cet objet non ?

Pépita.- J’ai imaginé une histoire de loup bien sûr vu le titre mais tu as raison de souligner son mystère : la couverture donne d’emblée la couleur des tons mais aussi un mouvement de liberté dans le paysage entrevu de steppes et de forêts, un sentiment de ténacité et de loyauté dans le regard du loup. L’épaisseur de l’album aussi : une longue histoire attend le lecteur.

Colette.- Je pensais que c’était une BD quant à moi en l’empruntant, étant donné son grand format ! J’ai donc été surprise en découvrant qu’il s’agissait d’un album mais un album à l’orchestration graphique très originale alternant des pages composée de petites vignettes sans cadre, de grandes illustrations double pages, des pages qui font la part belle au texte. Un livre qui n’appartient à aucun genre en quelque sorte. As-tu toi aussi eu besoin de le feuilleter, de le parcourir avant d’y plonger ?

Pépita.- Et bien non, je me suis plongée de suite dedans et c’est vrai que la forme est à mi-chemin entre bande dessinée et album. On pourrait même dire roman puisqu’il est presque chapitré. J’avoue que j’ai eu du mal avec les dessins assez petits des vignettes. Non pas que le sans texte me rebute, mais leur petitesse m’a un peu désarçonnée au début dans ma lecture. Et puis , je m’y suis faite, sans même m’en apercevoir, car l’histoire est prenante. Mais ce n’est pas une BD au sens classique du terme : ces vignettes sont comme un film, tu sais, comme ces petites images qu’on projette , sauf que là, elles ne se superposent pas mais se suivent. Je me suis surprise à aimer ce procédé au cours de ma lecture, comme s’il était indispensable que le lecteur se concentre. L’alternance des points de vue dans le traitement des illustrations est vraiment intéressante.

Colette. – Pour toi, qui est le personnage principal de cet étrange album ? En effet le sous-titre annonce une sorte de duel de héros en évoquant “L’histoire vraie de Lobo le loup et d’Ernest Seton le chasseur”

pita. – Ah ! Très bonne question ! Au départ, on se dit que c’est Lobo le loup mais le changement qu’il induit dans la mentalité du chasseur est telle qu’on se dit que c’est lui finalement. Et puis, non, parce que sans l’intelligence hors norme de ce loup extraordinaire, rien n’aurait pu arriver dans cette prise de conscience. Alors disons qu’ils sont deux héros complémentaires !

Tu parlais plus avant de la forme de ce livre. Ce qui m’a intriguée aussi, c’est l’unicité des tons de coloris employés. Quel effet cela a pour toi ?

Colette.- Oui les couleurs de la nature dominent dans cet album, brun, noir, bleu et blanc dans toutes leurs nuances, mais plus que les coloris c’est le geste de l’artiste qui m’a semblé former une unité, je ne sais pas quelle est sa technique, j’ai l’impression que c’est du crayon de couleur, utilisé dans des croquis dynamiques comme faits sur le vif.

Pépita.- On dirait quasiment un carnet de croquis dessiné au fil de l’aventure. Les coloris font vraiment ressortir l’aridité des paysages mais aussi celui du cœur des hommes.

Mais ce titre : Le dernier roi des loups ? Il dit bien ce qu’il veut dire mais le lire c’est autre chose ! Comment as-tu ressenti cette histoire ?

Colette.- J’ai été horrifiée, mortifiée de découvrir une fois de plus l’incroyable cruauté de l’homme, cette incapacité à vivre dans la nature sans vouloir à tout prix la dominer, la maîtriser, la mettre à genoux. Tant de stratagèmes inventés de haute lutte pour piéger Lobo le loup, dont la menace est somme toute relative, l’intelligence subtile d’Ernest Thompson, pourtant naturaliste, utilisée dans le seul but de nuire à l’animal… tout cela m’a écœurée au sens presque premier du terme : c’est comme si on m’enlevait le cœur. As-tu ressenti la même chose ?

Pépita.- oui complètement ! Les pages 27 et 28, avec cette litanie de pièges, de cages, de lassos, de fusils, tout l’attirail pour capturer ce loup m’a soulevé le cœur. On sait d’emblée qu’il est condamné. Plus on approche de la fin, plus on tremble pour lui. C’est un trophée. Il n’ y a pas une once de courage là-dedans. Sauf du côté du loup. Qui lui est loyal.
C’est ça cette histoire : lâcheté versus loyauté. C’est une histoire vraie. As-tu été convaincue du revirement du chasseur ?

Colette.- Je voulais justement l’évoquer avec toi, ce revirement ! Non, je n’ai pas du tout été convaincue par ce revirement : à peine un mois après avoir abattu Lobo grâce à un piège d’une perversité inégalée, voilà notre chasseur devenu “un autre homme” comme l’annonce le titre du dernier chapitre ! Et l’auteur enchaîne ensuite sur la liste des initiatives en faveur de la protection de la nature que Seton va prendre suite à sa soudaine (mais si tardive) révélation… Il manque quelque chose pour que ce revirement soit crédible, un psychorécit, une confession, une confidence. On passe bien trop vite de l’obscurité à la lumière, l’humain n’est pas si manichéen…J’avoue que c’est ce qui m’a le plus déçue dans cette lecture.

Pépita.- Je te rejoins : on a à peine le temps de se remettre de cette traque et mise à mort cruelles que ce revirement manque singulièrement de crédibilité. J’ai été tout autant dubitative que toi. J’aurais tant aimé que cet homme soit sensible au message de ce loup avant l’irréparable !

Mais parlons de ce Lobo ? Loup en espagnol. Que t’as inspiré cette bête (pas si bête !) ainsi que son clan ?

Colette.- Je ne savais pas que Lobo voulait dire Loup en espagnol ! Merci ! Et bien le clan de Lobo, contrairement au “clan” des hommes, a suscité toute mon adhésion. Ce groupe d’animaux incarne des valeurs de coopération, d’intelligence collective et, à ma grande surprise, d’amour. C’est d’ailleurs le chapitre dédié à Blanca qui m’a le plus émue… Qu’en as-tu pensé de ce lien entre le roi des loups et cette louve blanche ?

Pépita.- Ce lien m’a émue au plus haut point, comme toi, quelle leçon d’amour absolu et respectueux en même temps ! Quelle fidélité ! Quelle abnégation ! Oui ce clan des loups a beaucoup à nous apprendre !

Colette. – En parlant de cet amour absolu, comment as-tu compris la mort de Lobo ?

Pépita.- Je l’ai comprise de deux façons : comme un désespoir sans fond, une capitulation face à la douleur provoquée par la cruauté des hommes : sans sa Blanca, il n’a plus de raison de vivre. On dirait qu’il sait que la mort est le seul moyen de vivre encore un peu en la retrouvant. Alors qu’il a déjoué tous les pièges tendus, on dirait qu’il s’est délibérément jeté dessus cette fois, les quatre pattes enferrées. Donc aussi comme une bravade : Lobo met l’homme face à sa lâcheté grâce à son courage, sa noblesse et sa grandeur d’âme. Bien qu’il soit atteint dans ce qu’il a de plus cher, il lui fait comprendre qu’il choisit de mourir et la façon de le faire. C’est son ultime choix d’animal sauvage. Sans une plainte. La double page de médaillons, à la suite de sa mort, qui reprennent des moments de sa vie avec Blanca, sont extrêmement touchants. D’ailleurs, le chasseur, quand il a compris bien trop tard, a honte. C’est le mot utilisé. Cette fin m’a serré le cœur au-delà des mots.

Colette.- Une sorte de suicide donc ? Et ce serait cette mort et la honte qui s’en est suivie qui aurait transformé Seton ? D’ailleurs, parlons peut-être de ce qui se passe après pour Seton : parmi ses nombreuses initiatives écologiques, laquelle as-tu retenue ? Pourquoi ?

Pépita.- Je ne dirais pas suicide mais sacrifice : comme si Lobo avait perçu que chez cet homme, il fallait en arriver là pour une prise de conscience. Tu l’as vu comment toi ?
Parmi ses actions, celle que j’ai le plus retenu c’est la création des Scouts d’Amérique. Quand même ! Vouloir former des générations de jeunes à la protection de l’environnement, il faut le saluer.

Colette.- La mort de Lobo je l’ai vu comme celle des grandes héroïnes des romans du XIXe siècle, celles qui se laissent mourir de chagrin, celles qui se laissent mourir d’amour. C’est la phrase suivante qui accompagne la magnifique illustration du jour qui se lève qui me fait dire celà : “Quand l’aube se leva le lendemain, Lobo était toujours immobile et silencieux, mais la force et l’esprit extraordinaire qui vibraient en lui l’avaient quitté – le dernier roi des loups n’était plus.”

Pépita.- Cette phrase est magnifique en effet. Je pense que l’auteur a voulu montrer que malgré tout, l’homme et l’animal devraient pouvoir cohabiter. En tous cas, qu’il est crucial que cela soit ainsi. Chacun a sa place dans le respect du mode de vie de l’autre et que chasser juste pour le plaisir, ce n’est pas digne de l’homme. Je pense aussi qu’il a voulu montrer que le règne animal a beaucoup à nous apprendre. Et que l’homme devrait s’en souvenir. Ce qui nous arrive comme pandémie actuellement le prouve.

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Vous pouvez retrouver la chronique complète de Pépita

dans son MéLi-MéLo de livres.