Prix A l’Ombre du Grand Arbre 2017 : les lauréats et 5 ans du blog !

Le blog fête ses 5 ans aujourd’hui !

Quoi de mieux pour l’occasion que de célébrer ce pour quoi il milite depuis l’origine : la littérature jeunesse, à travers, déjà,  notre troisième édition du Prix A l’Ombre du grand arbre !

Trois catégories cette année regroupant des genres,

allant de la petite enfance aux ados :

Albums et petite enfance

Romans enfants et ados

BD et documentaires

Roulements de tambour…Quels sont donc les heureux lauréats ?

*Catégorie Petite enfance et albums*

« Déjà » de Delphine Grenier.-Didier jeunesseDelphine Grenier - Déjà.

« Dans le ventre de la terre » de Cécile Roumiguière et Fanny Ducassé.-Seuil jeunesse

Cécile Roumiguière et Fanny Ducassé - Dans le ventre de la Terre.

*Catégorie Romans enfants et ados*

« Louis Pasteur contre les loups-garous » de Flore Vesco.-Didier jeunesse

Flore Vesco - Louis Pasteur contre les loups-garous.

« Songe à la douceur » de Clémentine Beauvais.-Sarbacane

Clémentine Beauvais - Songe à la douceur - Dès 13 ans.

*Catégorie BD et documentaires*

« Yin et le dragon 1 : créatures célestes » de Richard Marazano et Yao.-Rue de Sévres

Richard Marazano et Yao Xu - Yin et le dragon Tome 1 : Créatures célestes.

« Planète migrants » de Sophie Lamoureux et Amélie Fontaine.-Actes Sud junior

Sophie Lamoureux et Amélie Fontaine - Planète migrants.

Un grand bravo et merci pour vos votes (320 au total) !

Les festivités du blog vont continuer tout au long de ce mois de mai,

avec nos articles habituels et quelques surprises !

Gâteau, Bougies, Anniversaire, Purple, Givrage, Cinq

 Merci de votre fidélité !

Lecture commune : Lettres d’un mauvais élève

Voici un nouveau roman de la collection Petite poche chez Thierry Magnier, écrit par Gaia Guasti, qui nous a fortement interpellées au point de vouloir échanger à plusieurs sur ce qu’il a bousculé en nous.

Deux enseignantes en collège, une bibliothécaire jeunesse, toutes mamans…et toutes bouleversées. A lire et faire lire !

Gaia Guasti - Lettres d'un mauvais élève.

Pépita : Lettres d’un mauvais élève : un titre assez explicite. Pouvez- vous présenter rapidement ces lettres pour entrer ensuite plus dans le vif du sujet ?

Solectrice : En quelques mots : ce sont 7 lettres, où s’exprime d’abord un grand désarroi, puis une colère sourde, où s’amorce aussi une réflexion sur les raisons de l’échec scolaire, où se dessine enfin une issue.

Colette : 7 lettres à 7 personnes qui comptent dans le parcours d’un collégien, des lettres à ceux qui sont des obstacles, des lettres à ceux qui sont des passerelles, 7 lettres pour dire l’importance de ce lieu si controversé et pourtant si essentiel qu’est l’école.

.
Pépita : Moi c’est en tant que parent que j’ai posé mon regard sur ces lettres. Mal à l’aise au début avec ce fiel déversé sur tous les rouages symboliques de l’école : le prof, le directeur, le ministre, la déléguée,…je me suis dit : et oh ! tu te remets en cause toi aussi ???? oui, il se remet en cause, habilement, très. Et ça fait drôlement réfléchir. J’imagine qu’en tant qu’enseignantes, cela a dû pas mal vous remuer !

Une phrase page 20 m’a particulièrement interpellée :  » Moi, si je pouvais démissionner d’élève, je le ferai direct. » Comment l’avez-vous ressentie cette phrase ?

Colette : C’est une phrase qui résonne très sincèrement en moi car je l’entends presque tous les jours… pas exactement avec ces mots là mais combien d’élèves ne se sentent pas à leur place à l’école -en tous cas telle qu’elle existe aujourd’hui- parce qu’ils ne comprennent pas ce qu’on attend d’eux (euh… et nous aussi en tant qu’enseignant parfois on ne sait pas ce qu’on attend d’eux… si je ne pouvais me fier qu’à « ma morale éducative », je sais bien ce que je voudrais apprendre avec mes élèves mais si je me fie à l’institution… et bien là je suis tout aussi perdue qu’eux et c’est pourquoi j’ai particulièrement apprécié la lettre à la ministre de l’éducation – même si je ne pense pas qu’un élève de collège puisse se sentir aussi concerné et engagé politiquement (mais je pense que nous reviendrons sur la crédibilité des lettres de notre « mauvais élève »). Quand je fais ma séquence de 3e autour de la question « à quoi sert l’école ? » à partir de L’école est finie d’Yves Grevet je peux vous assurer qu’ils sont très peu à être intimement convaincus qu’elle leur apporte épanouissement et lumières…

.
Solectrice : C’est aussi une phrase qui m’a marquée. L’élève aimerait démissionner alors qu’il est déjà décrocheur, qu’il ne remplit plus le « contrat » et qu’il se sent rejeté de tous. Elle sonne comme un appel au secours. Elle m’évoque aussi tous ces élèves qui s’ennuient en cours, et qui cherchent à bousculer le cadre scolaire (trop facilement assimilé au monde professionnel) parce qu’ils ne parviennent pas à y trouver leur place.

.
Pépita : Cette phrase, je l’ai trouvée vraiment forte dans la tête d’un élève décrocheur. Elle en dit long sur son désarroi. On a le sentiment que personne ne peut plus l’aider. Car oui, comme tu le soulignes Solectrice, ce sont des lettres intérieures. Qui contiennent une certaine violence non ? Comment avez- vous perçu le ton au départ ?

.
Solectrice : L’agressivité de l’adolescent m’a décontenancée. Le fait qu’il reproche leur « nullité » à ses parents m’a fait craindre un élève borné, incapable de se remettre en cause : comme si cela suffisait à légitimer ses échecs, son rejet pour l’école. J’ai été particulièrement mal à l’aise en lisant la lettre malsaine adressée à la déléguée de sa classe, justifiant son acte de dégradation, se plaçant comme un résistant face au système (!), s’indignant d’être incompris. Je comprends la colère qui l’anime mais je m’étonne qu’il échafaude une telle justification.

.
Colette : Je me rends compte – avec effroi- que cette violence dont tu parles ne m’a pas marquée…Je me suis peut-être habituée à ce que ce ton agressif vis à vis de l’école se généralise et se banalise !!! En fait en tant qu’enseignant, tu es sans cesse confrontée au discours négatif sur l’école de la part des adolescents en premier, mais aussi de leurs parents, de tes collègues et de l’institution elle même…Et c’est sans parler du discours véhiculé par les médias ou le politique… Nous sommes bien loin des hussards noirs de la république vantés au début du XXe siècle ! Et l’élève décrocheur de toute façon passe souvent par une forme de violence, que celle-ci se retourne contre lui même, contre les adultes ou contre ses pairs mais j’ai rarement vu des élèves décrocheurs qui pouvaient rester impassibles et tranquilles jusqu’au bout de leur scolarité.

.
Pépita : Tout comme Solectrice, j’ai été assez déstabilisée face au ton employé …en fait, je me suis tout de suite rangée du côté de ceux qui étaient si malmenés. C’est toi Colette qui a changé mon regard par ton enthousiasme face à cette lecture. Et en même temps, je suis soulagée de constater que je ne suis pas la seule à avoir eu ce ressenti ! Parce que quand même, il y va fort ! C’est assez injuste j’ai trouvé que de déverser son fiel par écrit, comme ça , en partant de la déléguée jusqu’au ministre sans droit de réponse. En plus Lettres d’un mauvais élève laisse sous-entendre qu’il pourrait y en avoir d’autres de mauvais élèves….une accusation à charges donc. On y ressent une rancœur et une amertume mais aussi un sentiment d’exclusion d’une personne qui s’exclut aussi elle-même. Et peu à peu, le ton change….
Du coup, quelle est la lettre qui vous a le plus touchée ?

Colette : Sans hésiter j’ai pleuré à chaudes larmes en lisant la dernière… Quel hommage ! Quel retournement de situation ! Quelle simplicité ! Pour moi c’est cette dernière lettre la plus authentique et celle qui donne tout son sens à ce livre…

.
Solectrice : Sans hésiter, la dernière aussi ! Confiante, touchante, une lettre bouleversante qui donne envie de continuer à enseigner, qui donne une raison d’exister à notre métier. Un petit bonheur, à ranger dans les beaux souvenirs d’échange avec les élèves (même si celui-ci n’est que de papier ;-). On a tant de plaisir à lire que la colère laisse la place aux mots doux.

.
Pépita : pour ma part, c’est plutôt celle adressée à sa sœur …pour lui donner des conseils, la prémunir contre ses propres erreurs. J’ai trouve cela particulièrement touchant.
Est-ce que la pirouette de fin vous a surprise ou pas ?

.
Solectrice : Oui, mais c’est vraiment délicat de l’aborder sans « spoiler » ce petit récit. Ce qui est vraiment bien imaginé c’est de rendre ce dernier courrier authentique par la syntaxe et les erreurs que cet élève pourrait faire, en contraste avec les autres lettres que je trouvais presque trop bien construites et formulées.
Quant à la lettre adressée à la sœur, je la trouve décalée car il ne se sent justement pas légitime de lui adresser ces conseils alors que lui-même ne parvient pas à les mettre en pratique.

.
Colette : Oui la chute de ce petit livre m’a complètement surprise au sens positif du terme. Mais je suis d’accord avec Solectrice il ne faudrait pas trop en dire aux futurs lecteurs.

.
Pépita : Oui elle m’a surprise cette fin, je l’ai trouvée si émouvante et éclairant tellement les autres !
Vous êtes toutes les deux enseignantes : avez-vous déjà reçu des lettres d’élèves se confiant à vous ?

.
Colette : Lorsque j’ai enseigné au lycée, oui, j’ai reçu des lettres, de vraies belles lettres de remerciement pour les projets menés cheveux au vent tous ensemble, mes élèves m’avaient même offert un carnet dans lequel chacun avait écrit un message sur l’année écoulée si riche que nous avions partagée ensemble. Depuis que j’enseigne au collège, c’est beaucoup plus rare, les élèves me font des dessins, des cartes de vœux mais ils n’écrivent rien de personnel, ce n’est pas dans leur culture d’écrire ce qui ne va pas…Ce n’est pas dans leur culture d’écrire, tout simplement. Par contre ils parlent beaucoup et n’hésitent pas à venir me voir dans la salle où j’enseigne à la récréation pour discuter de choses et d’autres et parfois de choses graves pour lesquelles je ne sais pas toujours quoi faire… Ils demandent par contre très rarement de l’aide comme le fait le narrateur de Lettres d’un mauvais élève.

.
Solectrice : Des lettres de confidence, rarement. Plutôt des petits mots sympathiques en fin d’année, des cartes de remerciements. La situation du roman est donc réaliste mais rare et précieuse.
En début de carrière, je demandais régulièrement à mes élèves de me rendre un bilan écrit de leur année et j’y découvrais, à travers les notions acquises, les titres de livres appréciés ou moins, ou les activités préférées, ce que j’avais pu leur apporter. Un jour, une élève m’a aussi donné une bande dessinée autobiographique où j’occupais une place importante. Mais la plupart du temps, je me réjouis des progrès d’un élève en difficulté, d’un commentaire enthousiaste glissé sur un livre partagé, d’une remarque positive à l’issue d’un cours ou de l’excitation manifestée dans la réalisation d’un projet.

.
Pépita : Dernière question : si un mot symbolisait cette lecture, quel serait-il pour vous ?
Colette : Courage –Solectrice : Détresse- Pépita : Volonté

Ce récit est né du constat fait par Gaia Guasti, alors maman d’élève impliquée dans les conseils de classe, de voir autant de détresse chez certains élèves mais aussi professeurs bien démunis mais aussi de courage et de volonté pour les aider à s’orienter et à ne pas baisser les bras…

 

Nos chroniques respectives :

Colette-Le blog de la collectionneuse de papillons

Pépita-Mélimélodelivres

Coups de cœur d’avril

Les mois filent à toute allure !

Déjà le joli mois de mai !

Et en mai, sur le blog, c’est la fête !

L’image contient peut-être : fleur, plante et nature

©Méli-Mélo de livres

Avril, ce sont les jours qui rallongent, les lectures qui peuvent se faire dehors, des vacances décalées selon les régions, des œufs qui sont tombés du ciel mais les livres, eux, ne sont pas tombés de nos mains puisqu’on en a aimé certains au point de vouloir les partager ici. Une bien belle récolte !

Dans le panier de Mélimélodelivres, il y a :

D’entre les ogres de Baum et Dedieu, Seuil jeunesse, 2017

Justement un panier hurlant saisi par une main d’ogre…

J’ai été saisie par la noirceur et par la lumière de cet album hors du commun.

L’avis de Pépita

 

Dans la corbeille en osier d’Alice, on trouve :

Appuyez sur étoile de Sabrine Bensalah. Sarbacane, 2017.

Un petit coup de baguette magique…. Avril est prête à tout pour embellir les derniers jours de vie de sa mémé.

Ca déborde d’amour, ca pétille de vie, ca déborde de joie, c’est honnête et beau.

Son avis par ici

.

.Dans le baluchon de Chloé, il y a :

Capitaine maman de Magali Arnal, Ecole des loisirs.

A la fois mère célibataire et plus célèbre des archéologues, Capitaine Maman mène sa barque comme une cheffe !

Son avis ici

.Dans le filet de la collectionneuse de papillons, il y a :

Le bébé et le hérisson de Mathis, chez Thierry Magnier.

Un petit roman qui lie et délie les liens si précieux et si fragiles de la famille…

Son avis par là...

.

Dans le coin secret du Tiroir à histoires, il y a :

Petit Pois de Davide Cali et Sébastien Mourrain chez Actes Sud Junior.

Il est petit, Petit Pois, tout petit. Il est né tout petit, et dés sa naissance, a du réinventer une vie à sa taille. Coup de coeur pour cet album tendre et malicieux.

Son avis ici !

Bon 1er mai !

Prix A l’ombre du Grand Arbre – dernière ligne droite

Depuis le mois de janvier, nous vous avons révélé les livres en lice pour

le Prix A l’ombre du Grand Arbre selon diverses catégories.

.Si ce n’est pas déjà fait,

il vous reste jusqu’au 30 avril pour faire votre choix parmi les sélections :

.Nous avons mis un soin tout particulier pour ces sélections qui, vous vous en doutez, ont donné lieu pour certaines à des débats ou à des doutes…

Vu la période, vous avez l’habitude de voter !
Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire…

***

Et courant mai, des surprises sur le blog vous attendent pour fêter ses 5 ans !

Ce qui pour une aventure collective ET virtuelle est un sacré challenge,

vous en conviendrez !

Aventure dont nous ne sommes pas peu fières…

Au féminin…

D’ailleurs, A l’Ombre du Grand Arbre recrute : si vous souhaitez nous rejoindre,

merci d’écrire à : contact@alombredugrandarbre.com

***

Et pour finir une photo de notre bel érable qui a 3 ans :

©Méli-Mélo de livres

Mon petit lapin…

… s’est caché dans le jardin…

Cherchez-le, Coucou coucou , il est caché ….

*******************************

.

***Prés de chez nous, … pour Alice

Madame le lapin blanc de Gilles Bachelet. Seuil, 2012.

.
Un album à l’humour ravageur entre les doigts de Gilles Bachelet qui nous raconte le quotidien de Madame le lapin blanc débordée par les tâches familiales quotidiennes.
Renversant !

Lire la suite…

.

 

***Dans un champs clos en janvier, … pour Sophie.

Le problème avec les lapins d’Emily Gravett. Kaléidoscope, 2009.

Les lapins ont une réputation a tenir dans le domaine de la reproduction et ce n’est pas cet album/calendrier qui va dire le contraire. D’abord un jeune couple, puis une petite famille… mais au fil des mois, les pages vont se remplir de lapins au point de finir par exploser en fin d’année. C’est drôle et intelligent et drôle aussi !

Lire la suite

.

***Dans plusieurs endroits,… pour Pépita

Le lapin bricoleur de Michaël Leblond et Stéphane Kiehl E-Toiles

Un ebook interactif d’une étonnante modernité ! Un graphisme plein de surprises et une histoire originale avec des choix multiples qui compliquent l’avancée dans ce labyrinthe.
Et cette tête de lapin est absolument irrésistible !

Lire la suite...

.

P’tit lapin plein d’poils de Martine Bourre Didier jeunesse Pirouette, 2016

Une comptine classique revisitée par Martine Bourre et qui mine de rien apprend un tas de choses sur son rapport à l’environnement. Et comme toujours, une très belle réalisation pour ce cartonné.

Lire la suite, …

.

.

***Sur le chemin de la forêt, …pour une graine de lutines

Ami-ami de de Rascal et Girel. Pastel, 2002.

 

Quand un lapin veut devenir l’ami d’un loup…

Lire la suite, …

.

.

***Par ci, par là, …pour Colette

Quand il fait nuit d’Akiko Miyakoshi. Syros, 2016

 

Suivons une famille de lapin dans la nuit qui tombe, à l’orée des rêves, quand les fenêtres s’allument…

Lire la suite, …

et les avis d’Alice et Pépita

La maison de Totam de Xavier Deneux. Tourbillon, 2014

Connaissez-vous Totam ? C’est un tout petit lapin qui habite une jolie maisonnette qu’il nous invite à découvrir pièce après pièce dans le coffret La maison de Totam de Xavier Deneux.

Lire la suite, …

***Il repassera par là, …pour Bouma

Les lapins et la tortue d’Olive et Zhihong. Les éditions des éléphants, 2016

Dans ce récit aux tons typiquement asiatique, retrouvez une fable malicieuse qui vous apprendra pourquoi les lapins ont une queue si courte.

Lire la suite, …

.

Lièvre et Ours d’Emily Gravette. Kaléidoscope, depuis 2015

Deux nouveaux héros ont fait leur apparition dans les albums pour petits et parmi eux un lièvre malicieux qui n’a pas sa langue dans sa poche. Déjà six aventures disponibles pour des aventures amusantes.

Lire la suite, …

***Dans son lit, … pour Chloé

Grododo, Michaël Escoffier, Kris Di Giacomo, frimousse

Quand César va se coucher, il a un rituel bien huilé. Il pose le verre sur la table de nuit, pose ses pantoufles, vérifie sous le lit, serre son doudou ferme les yeux et s’endort. Et quand il a été dérangé par un bruit, il recommence du début. Les pantoufles sur la table de nuit, le doudou sous le lit… Non, c’est pas ça, mince.

Lire la suite…

*******************************

Nous vous souhaitons de

JOYEUSES CHASSES AUX …..LAPINS A TOUS !

.

Et pour prolonger le plaisir de la chasse aux oeufs dans le jardin au milieu des lapins d’encre et de papier, n’hésitez pas à vous lancer en famille dans une partie de Croque carotte endiablée !

Lire la suite …

.

.

 

Lecture commune : Dans les branches

Quoi de mieux À l’ombre du grand arbre que de se plonger dans un roman dont le titre est « Dans les branches » ? C’est ce que j’ai fait, accompagnée de Alice et Bouma et voilà tout ce que nous avions à vous dire sur ce roman de Emmanuelle Maisonneuve qui nous a beaucoup plu.

Emmanuelle Maisonneuve - Dans les branches.

 

Ce roman est écrit par Emmanuelle Maisonneuve et publié chez Graine 2. Est-ce que vous les connaissiez et est-ce que ça vous a donné envie d’ouvrir ce livre ?

Alice : Graine2 ? Je connais les guides de voyage pour enfants qui ont souvent accompagné nos escapades. Très ludiques, ils permettent aux petits baroudeurs de tenir une sorte de carnet de bord et de rendre les visites plus supportables !
Que cet éditeur se tourne vers des fictions ? C’était une découverte pour moi.
Mais j’avoue, ce qui m’a attiré dans ce livre c’est sa couverture : MAGNIFIQUE ! Vous ne trouvez pas ?
Et puis de nombreuses critiques lues par-ci par-là m’ont interpellée, suis-je passée à côté d’un texte qui en vaut le détour ?

SophieLJ : Comme toi, je connaissais Graine2 pour ses guides et pas du tout Emmanuelle Maisonneuve. En fait, je pense que je Emmanuelle Maisonneuve - Tom Patate Livre 1 : La société secrète des Granmanitous.n’aurais jamais ouvert ce livre s’il n’avait pas été dans la sélection du Prix Ados d’Ille et Vilaine et quelle erreur j’aurais fait !

Bouma : Moi je connaissais Emmanuelle Maisonneuve de nom pour sa série Tom Patate aussi publiée chez Graine2 et qui m’a été recommandée de nombreuses fois par de jeunes lecteurs.
Si j’ai ouvert ce roman, au delà de la superbe couverture en effet, c’est parce qu’il est également sélectionné dans le Prix des Incorruptibles dans la catégorie 5e/4e cette année.

Une petite maison d’édition qu’on ne connait pas pour ses romans, et pourtant que de sélections pour des prix littéraires avec ce roman ! Alors il raconte quoi au fait ?

Alice : Morgan est un jeune ado, geek, solitaire, renfermé, esseulé qui va faire une étrange découverte dans la forêt. À l’occasion d’une course d’orientation il est persuadé avoir croisé une étrange créature qui pourrait sortir tout droit de ses jeux vidéos. Convaincu de l’existence de ce « sauvage », il décide alors de partir à sa recherche pour comprendre qui il est et ce qu’il fait là. Une quête qui va complètement transformer notre ado pas très bien dans sa peau en un véritable aventurier amoureux de la nature.

Quand on commence le roman, en tout cas en ce qui me concerne, on est a peu près sûr de rentrer dans une histoire fantastique. Est-ce que vous avez-été surprise du retournement de situation ?

Alice : Ma lecture est lointaine mais si je me souviens bien, seul le premier chapitre m’a donné cette impression. Rapidement on bascule dans « la réalité ». Et c’est temps mieux ! Je ne suis pas fan de littérature fantastique et je pense que j’aurais pu abandonner la lecture. Dans tous les cas, je n’ai pas pris ce livre en espérant lire du fantastique donc je n’ai pas été étonnée du retournement de situation comme tu dis. Cela a été le cas pour toi ?

SophieLJ : J’ai cette habitude de commencer une lecture sans en lire le résumé et en évitant (ou oubliant bien vite) les avis que j’ai pu entendre avant. Là je n’avais comme première approche du roman qu’un extrait cité par une de mes collègues et cet extrait était justement le passage avec le « troll ». Du coup j’étais plutôt dans l’optique de lire un roman qui partait vers du fantastique. Mon étonnement du revirement de situation n’a pas duré très longtemps puisque j’ai été finalement très agréablement surprise par la direction que prenait l’histoire.

Bouma : Effectivement, je ne m’attendais pas à une histoire aussi ancrée dans le réel. Mais je trouve qu’elle a quand même un côté fantastique dans sa conception autour d’une situation complètement inédite, presque invraisemblable, qui si on nous la racontait mettrait en doute la crédibilité du narrateur.

Morgan va établir une relation bien particulière avec cette « créature des bois ». Qu’est-ce que vous en avez pensé et est-ce que son évolution était celle que vous attendiez ?

Bouma : Pour le coup, je n’attendais rien en particulier. Je me suis complètement laissée embarquer par les émotions de cet ado face à la découverte de l’inconnu. Il tâtonne, essaye de faire du mieux qu’il peut pour établir un contact durable et j’ai franchement admiré sa persévérance et son courage.

Morgan évolue beaucoup durant le récit. On passe d’un ado un peu solitaire et geek à un jeune passionné par la nature et bien plus mature. Qu’avez-vous pensez de cette évolution ?

Alice : Et bien, elle fait du bien ! Moi, j’ai envie d’y croire ! De croire en cette jeunesse qui n’est pas amorphe et que l’on peut par un simple coup de pouce, par une rencontre fortuite, par une aide providentielle… amener sur un autre chemin. Trop souvent laissés sans guide, abandonnés, certaines ados ont le droit d’ouvrir leur regard, leur esprit et en sont tout à fait capables !!!
Et puis l’un n’empêche pas l’autre, on peut être amateur de jeux vidéos et aimer respirer le grand air, le tout est un savant dosage et une question d’éducation.

Bouma : Comme Alice, j’ai trouvé cette évolution très crédible. L’adolescence est un moment de construction de soi où l’on essaye bien des chemins, alors pourquoi pas ceux-ci et pourquoi pas les expérimenter seul ET accompagné. C’est un beau message sur ce que l’humain peut toujours faire, à savoir : changer !

Sans trop en dire, qu’avez-vous pensé du dénouement et de la finalité de la relation entre Morgan et « cette créature » ?

Alice : Sûrement qu’il y a un effet miroir entre les deux ados. Cette solitude personnelle, comme un espace subit mais nécessaire, qui finalement conditionne aussi leur complicité et leur irrémédiable attachement. Ces deux là, ils seront inséparables… Dans la tête, dans leur cœur, raisonnera toujours le bout de chemin qu’ils ont fait ensemble et qui conditionnera le reste de leur vie.

Bouma : Là encore, j’ai trouvé que l’exploit de Maisonneuve était de rendre crédible l’incroyable. Il y a à la fois quelque chose de très rocambolesque, très aventurier dans la fin de leur aventure commune qui cohabite avec un enracinement concret dans le réel. J’ai aimé qu’elle joue sur ces deux tableaux. J’ai aimé avoir peur puis retrouvé espoir.

La fin est presque ouverte sur une suite. Avez-vous envie d’en avoir encore plus ?

Alice : Je ne sais pas si j’ai envie d’en savoir plus. Je ne crois pas. En tout cas je n’arrive pas à imaginer la suite comme un récit aussi fascinant. J’aurais trop peur que cela tombe dans de la facilité alors que jusqu’alors, l’auteur maîtrise complètement l’effet de surprise et d’étonnement. Alors, j’en resterai là, sur une porte ouverte vers un avenir singulier.

Bouma : Non pas du tout. Je veux rester sur la puissance de ce texte, de cette rencontre, et dans le rêve formulé par les dernières pages.

Alice : Si j’avais à rajouter quelque chose, ce serait cette rencontre avec une main tendue, celle de cet adulte qui sait à la fois écouter, rester à sa place, valoriser, transmettre… Il est pour moi un appui incontestable qui sans un bruit permet de redémarrer une vie, de guider juste par des gestes ou une présence : un soutien sans faille et sans jugement . Quelle belle personne !
Il ne vous a pas séduite vous aussi ?

Bouma : J’avoue ne pas trop avoir gardé en tête ce personnage…

SophieLJ : Oui j’ai beaucoup aimé ce personnage. Il est parfois important d’avoir un adulte hors du cadre familial pour grandir, cet homme solitaire remplit ce rôle à merveilles.

Retrouvez les avis de Sophie, Bouma, Alice et Pépita.

Le site de Emmanuelle Maisonneuve
Le site des éditions Graine2

Coups de coeur de mars 2017

Il est passé bien vite ce mois de mars !

Le printemps est enfin arrivé, on a recalé nos montres le WE dernier et on a sorti notre tête de dessus l’oreiller pour aller dans le jardin bouquiner.

Place aux lectures en plein air !

Vous n’avez pas d’idées ? Alors voici la sélection des coups de coeur de l’équipe du grand arbre pour vous laisser inspirer.

.

.

 > Alice a semé des ronds rouges dans son jardin  : 

A partir d’un simple rond rouge Claire Garralon nous offre un album d’une grande qualité créative pour ouvrir ses yeux sur le monde.

Parce qu’on est tous pareils et tous si différents !

Son avis complet

> Chloé (Littérature enfantine) à plongé dans une piscine magique.

Un feel-good book qui fera rire petits et grands.

Son avis complet

> Pépita et son Méli-Mélo de livres ont apprivoisé un renard.

Un roman magnifique sur la symbolique des relations humaines et animalières : je ne suis pas prête d’oublier Pax et Peter !

Son avis complet

> SophieLJ a besoin d’ailes pour retrouver ses étoiles.

Une belle histoire pleine de poésie sur la persévérance et l’acceptation de l’autre tel qu’il est.

Son avis complet

> La collectionneuse de papillons a joué de ses dix doigts avec des tableaux célèbres :

Voilà un album qui nous offre une initiation ludique et presque magique à l’art avec des tableaux que l’on peut enfin caresser du bout des doigts !

son avis complet.

Bouma (Un Petit Bout de Bib) s’est laissée conter une histoire vieille comme le monde :

Une plume subtile, un autre regard sur l’autre, le tout dans un roman soigné où les adolescents questionnent la parentalité.

son avis complet.

Et vous, que retiendrez-vous de ce ce mois de mars.