Nos « classiques » à offrir

A l’approche des fêtes ce fin d’année, quoi de mieux que de délaisser les grands magasins pour courir dans votre petite librairie de quartier ! Non seulement nous avons tout à fait le droit de nous gâter mais nous avons l’obligation de faire plaisir aux personnes de notre entourage. Pour vous aider à faire des choix, vos arbonautes préférées ont pensé à des titres qu’elles aiment particulièrement offrir. A votre liste ! C’est par ici que ça se passe…

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Pour Liraloin offrir un livre c’est toujours une grande marque d’affection. Non seulement la future lectrice va découvrir un livre choisi avec amour mais aussi un univers enchanteur ! Pour cet article, elle s’est tournée vers deux romans classiques aux aventures incroyables et inoubliables.

Le jardin secret de Frances Hodgson-Burnett
Adapté en BD par Maud Begon publié chez Dargaud en 2021. Adapté au cinéma en 1994 et 2020.

Mary Lennox « que tout contrarie » est une petite fille unique et gâtée, capricieuse, mal élevée ou bien pas élevée du tout par ses parents. Sous le soleil des Indes, le choléra va décimer toute sa famille ainsi que les domestiques la laissant orpheline. Après un long voyage jusqu’en Angleterre, elle est recueillie par son oncle Archibald Craven, propriétaire d’un immense manoir perdu au milieu des landes pluvieuses.

Au lendemain de sa première nuit, quelle n’est pas sa surprise de découvrir l’enjouée Martha, une jeune servante bavarde et toujours de belle humeur – tout le contraire de Mademoiselle Mary ! Le franc parlé de Martha insupporte la jeune demoiselle acariâtre mais peu à peu cette dernière s’intéresse à la vie de cette jeune campagnarde, dévoilant sans doute les prémices d’une amitié naissante.

Pourtant bien des mystères entourent ce manoir et ses jardins. Quels sont les pleurs nocturnes perturbant ainsi son sommeil ? Quel secret cache ce jardin clos depuis dix longues années ? Des enfants perdus, certains mal aimés ou d’autres soi-disant condamnés à mourir seront unis par un secret loin du monde des adultes. L’amitié, l’amour et surtout la confiance vont éclore petit à petit dans ce vieux manoir lugubre. Ce récit est un concentré d’innocence, celle retrouvée après une enfance perdue et délaissée.

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Huit volumes composent cette série dont le titre le plus connu a été publié pour la première fois sous le nom « Anne, la maison aux pignons verts. » En 2020, les éditions Monsieur Toussaint Louverture ont choisi de publier le premier volume en s’inspirant du titre original « Anne de Green Gables »

Cette saga tourne autour d’Anne Shirley, jeune orpheline qui deviendra Anne de Green Gables puis enfin Anne Blythe. Si l’histoire débute fin XIXe siècle elle s’achève durant la Première Guerre Mondiale qui est au centre de l’intrigue de « Rilla ma Rilla », un volume beaucoup plus noir que l’ensemble des premiers titres.

Quel plaisir de lecture que de retrouver à chaque volume les personnages de l’Île-du-Prince-Édouard, l’atmosphère d’Avonlea en passant par Ingleside tout en terminant à Glen St Mary. Entrer dans cette série c’est se délecter de l’espièglerie d’Anne Shirley puis s’attacher à toute cette belle et grande famille. C’est aussi rire des évènements, des situations des personnages secondaires mais aussi s’émouvoir de l’innocence des enfants, de la tristesse qui peut envahir une famille. La connexion à la nature y est très forte et la magie qui s’opère dans la Vallée arc-en-ciel apporte au lectorat des moments de détente propice à la rêverie. L’humour de Lucy Maud Montgomery apporte une belle énergie au récit et fait la part belle aux femmes qui composent parfaitement dans cette histoire universelle.

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Pour Hélène, un livre c’est toujours un beau cadeau à offrir lors des fêtes. Elle a essayé de mélanger classiques et livres plus récemment parus qui le deviendront peut-être afin de satisfaire tous les goûts et tous les âges. Ce billet est donc aussi l’occasion de parler de nouveautés et de revenir sur des coups de coeur de l’année. Joyeuses fêtes à tous !

Mes premiers airs de jazz d’Aurélie Guillerey, Gründ, 2016

Pour commencer Hélène vous conseille cette petite collection de livres sonores de chez Gründ. Elle plaira aux plus petits, qui prendront plaisir à écouter l’histoire des musiciens racontée par l’adulte et surtout à appuyer eux-mêmes sur les boutons pour mettre en route l’air de musique à chaque page. Il y en a pour tous les goûts : jazz, rock, reggae… A vous de choisir celui qui plaira le plus et de les collectionner !

Un jour de chance de Céline Claire et Jean-Baptiste Drouot, Milan, 2022

Un jour de chance est un titre paru il y a plusieurs années déjà mais qui avait particulièrement touché Hélène. On pense lire une « simple » histoire de doudou perdu mais en réalité il s’agit de donner et recevoir, de comment on aide les autres et on se fait aider quand on en a besoin… C’est parfait en ces temps de Noël et ça plaira vraiment aux plus petits attachés à leur doudou et qui apprennent les relations humaines.

Chronique complète ici

Le concours de fées de Camille Garoche, Little Urban, 2025

Hélène a vraiment craqué pour ce titre. De plus c’est un conseil d’amie ! On ne le voit pas sur l’image mais il est vraiment grand format, ce qui laisse la part belle à l’image. Les illustrations de Camille Garoche sont vraiment belles et très fournies. Pour les enfants de maternelle, début de primaire, c’est idéal pour leur permettre de développer leur sens de l’observation. Si vous êtes sensible, comme elle, à l’univers des fées vous allez adorer cette mise en scène dans une jolie petite histoire à dévorer sous le pied du sapin.

Matilda de Roald Dahl, Folio Junior, 2016

Est-il encore nécessaire de vous présenter ce classique indémodable ? Matilda est intelligente, attachante, marrante… Hélène n’a plus d’adjectif en -ante pour la qualifier mais si vous avez des enfants en fin de primaire dans votre entourage qui ne connaissent pas encore cette petite héroïne, allez-y ! Roald Dahl a l’art de nous montrer que l’on peut rire de tout, on est plongé dans un univers à la fois British et universel. Matilda, au delà de l’histoire encourage à lire, se cultiver grandir, s’affirmer… Un de ces personnages que l’on n’oublie pas et qui ont marqué la littérature de jeunesse, celui-ci est réellement un classique !

Anatole Latuile de Olivier Muller, Anne Didier et Clément Devaux, Bayard jeunesse, depuis 2005.

Pour les enfants de primaire toujours, Hélène vous conseille la série de BD Anatole Latuile. Copains, bêtises, idées de génie (ou pas…!), les aventures d’Anatole sont pleines de rebondissements, on le retrouve au fur et à mesure des tomes comme un véritable ami, et la BD rend l’objet-livre très accessible. Un compagnon du quotidien !

Les mille vies d’Ismaël et quelques saveurs en plus de Raphaëlle Calande, Sarbacane, collection : Exprim’, 2024

Pour terminer cette liste de livres à glisser au pied du sapin et gâter les plus grands, Hélène vous livre son coup de cœur de l’année en roman ado, Prix Cendres 2024.

Ismaël est un jeune garçon un peu perdu dans la vie, qui vit énormément de culpabilité , en difficulté scolaire, qui se fait exclure du collège. Suite à cela, sa mère l’envoie dans sa famille à Lyon et il fera là-bas des rencontres qui changeront sa vie. La première rencontre sera celle avec l’univers de la cuisine, puis il rencontrera d’autres personnes et vivra des événements qui lui permettront de s’élever et de prendre en main son destin.

C’est vraiment le genre de romans où l’on est pris dans l’histoire. L’écriture est extrêmement qualitative et riche. Tous les petits indices semés au fil du texte finissent par se recouper, donnant une grande cohérence au récit. Ismaël c’est un jeune homme que l’on a tous rencontré, un ado qui a besoin d’amour, de cadre, et qui finit par se trouver grâce à sa passion. Une histoire pleine d’espoir et tout sauf mièvre, qui parlera aux adolescents en pleine évolution. Un beau message à leur faire passer que celui que l’on croit en eux.

Plus de détails dans cette chronique également.

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Héloïse n’a pas vraiment de titres « classiques » à offrir, mais elle a quelques valeurs sûres. Pour les tout-petits, les albums de Chris Haughton ou encore ceux de Coralie Saudo et Laura Hedon chez La poule qui pond, que voici :

Elle aime aussi offrir les albums de Briony May Smith, dont elle adore les illustrations, et que son fils collectionne. Sa valeur sûre pour les albums de Noël ? Le merveilleux Trölls, d’Ellie S. Green.

Trölls, Ellie S. Green, illustré par Lisa Guisquier. Ed. Gulfstream, 2022

Pour les plus grands, elle offre volontiers des bandes dessinées, et des mangas. Petit Requin, de Penguin Box, pour les plus jeunes, Blue box ou Akane-banashi pour les plus grands.

Côté romans, elle aime partager les titres qui l’ont touchée, bousculée, émue, cette année ce sera par exemple Hyper, d’Émilie Chazerand, Nos Constellations, de Florence Quentin, ou encore La saga des Mystères, de Jeff Wheeler.

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Lucie n’a pas vraiment de « classique » car elle veille à coller au plus près aux centres d’intérêt des personnes qu’elle gâte. Cependant, elle a une tendresse particulière pour certains auteurs qui sont des valeurs sûres, pour les thématiques qu’ils proposent ou pour la beauté de leurs livres.

Thierry Dedieu a publié de très beaux albums autour de Noël. Si cette fête n’est pas toujours au cœur de l’histoire, les messages d’entraide, d’espoir et de bienveillance qu’ils portent sont toujours pertinents. D’autant que l’auteur-illustrateur veille à les distiller sans trop en faire avec le talent qu’on lui connaît.

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Dans un registre différent mais tout aussi efficace, Chris Haughton est une valeur sûre pour les petits lecteurs. Ses albums colorés aux illustrations reconnaissables au premier coup d’oeil, sont porteurs d’histoires aussi drôles que bienveillantes. Et pour ne rien gâcher, cet auteur-illustrateur irlandais parvient à ressembler petits et grands avec des textes a plusieurs niveaux de lecture.

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Vous pensiez avoir fait le tour des contes traditionnels ? Mélanie Baligand se fait un plaisir de vous les présenter dans de fabuleux théâtres d’ombres. Les découpes sont incroyables de finesse et permettent une projection au plafond. Effet « wahou » garanti. Lucie aime la magie qui se dégage de ce moment de partage dans le noir, mais aussi l’utilisation du smartphone qui sert d’éclairage et ne peut plus interrompre l’histoire.

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Pour les plus grands, Lucie pioche allègrement dans les séries que nous avons présentées au mois d’octobre pour les pré-ados et les ados, car quelle meilleure occasion que Noël pour offrir plusieurs tome et permettre aux lecteurs d’entrer dans un univers fabuleux, trépidant, passionnant voire les trois à la fois ?

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La période des fêtes est pour beaucoup d’entre nous celle où l’on fait une pause pour nous recentrer sur l’essentiel : entourage, ami.e.s, famille. Nous leur consacrons des moments de partage, de joie, de grands et de petits plaisirs. Les cadeaux, évidemment, que le Père Noël offre aux plus jeunes (mais pas que) en suivant précisément la liste jointe à la traditionnelle lettre, sont l’occasion privilégiée de faire plaisir à celles et ceux qu’on aime. Pour Séverine, que les siens taquinent gentiment à ce sujet, il est obligatoire d’offrir des livres. Oui, mais des livres porteurs de sens, dont la beauté n’a d’égale que l’intention du message qu’ils délivrent. Aussi a-t-elle souvent offert des albums estampillés jeunesse qui, en vérité, plaisent également (et surtout ?) aux adultes les ayant reçus en cadeau. Pas des « classiques » à proprement parler, mais des livres qui peuvent toucher toutes les générations, grâce à leur sujet universel. Ainsi, à Noël, fête familiale par excellence, les 3 albums Maman, Papa, et le dernier, Grands-parents du duo Quentin Gréban/Hélène Delforge (Editions Mijade) sont, selon elle, des cadeaux absolument merveilleux. Magnifiés par de sublimes illustrations, -des portraits, à couper le souffle riches de diversité ethnique et temporelle, de couleurs profondes, de gestes et de regards d’une intensité étourdissante-, les mots, tour à tour poignants et drôles, d’une tendresse infinie, célèbrent avec douceur, bienveillance, sensibilité, poésie, finesse, ces personnes chères à nos cœurs, à qui l’on ne dit pas assez souvent combien nous tenons à elles et eux. Alors…pourquoi pas le faire avec un beau livre ?

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Nous espérons vous avoir donné des idées pour les cadeaux de dernière minute, mais nous sommes aussi très curieuses de connaître VOS classiques à offrir !

Billet d’été : des classiques illustrés

L’été, la détente, le farniente et… les listes de livres !

Que l’on ait noté les ouvrages qui nous faisaient envie tout au long de l’année ou que les titres soient suggérés par les enseignants, l’été nous permet d’accorder du temps à des lectures plus exigeantes que le reste de l’année. C’est donc le moment idéal pour (re)découvrir un classique.

Ces textes sont des valeurs sûres et ont l’avantage d’être souvent tombés dans le domaine public. Ce n’est donc pas un hasard si l’on voit paraître de plus en plus de « classiques illustrés ».

Les nouvelles éditions illustrées présentent deux avantages. Tout d’abord, elles désacralisent et dédramatisent le rapport au texte classique, le rendant plus accessible aux jeunes lecteurs. Car il semble plus abordable accompagné d’illustrations. Mais les versions illustrées proposent surtout l’appropriation d’une œuvre par un artiste, qui souvent l’enrichi de précieux détails visuels. Un texte puissant impose à l’illustrateur de se montrer à la hauteur !

Voici une petite sélection. Attention, ces éditions ne comportent pas toujours le texte intégral.

  • Des bandes dessinées
Le premier homme, Albert Camus, illustrations de Jacques Ferrandez, Gallimard Jeunesse, 2017.

Parallèlement à la jeunesse d’Albert Camus, Le premier homme évoque les différentes étapes de la colonisation de l’Algérie, de manière à la fois factuelle et nuancée. Les thèmes sont forts : recherche des origines, amour filial, poids de la pauvreté, éducation, et cette Algérie si chère à Camus.
Les dessins sont efficaces, les couleurs remarquables et les astuces mises en place quand les souvenirs assaillent le narrateur, bien vues.

L’avis de Lucie.

Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, Harper Lee, illustrations de Fred Fordham, Grasset, 2018.

Grand classique de la littérature américaine, Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur raconte le procès d’un homme Noir accusé d’avoir violé une Blanche. Dans l’Alabama des années 1930, la petite communauté de Maycomb est violemment divisée. Le dessin de Fred Fordham est parfaitement adapté à Scout, la jeune narratrice : il est à la fois vif et doux. Certaines planches (la mare, l’incendie…) sont tout simplement somptueuses.

L’avis de Lucie.

Le baron perché, Italo Calvino, illustrations de Claire Martin, Jungle !, 2020.

Cette adaptation du conte philosophique d’Italo Calvino est une réflexion sur la propriété, la nature, l’amour et les conséquences de ses choix, avec une mise en images et en couleurs signée Claire Martin. La taille de l’album, la fraîcheur des illustrations et les couleurs, nous emportent d’arbre en arbre aux côtés de Côme. 

L’avis de Lucie.

  • Des romans graphiques
L’étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde, Robert Louis Stevenson (texte intégral), illustrations de Maurizio A.C. Quarello, Sarbacane, 2018.

Les thèmes de L’étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde infusent longtemps après avoir tourné la dernière page. La double personnalité, l’acceptation de soi, le rapport aux autres, l’amitié, les pulsions, la perte de contrôle… Et cela tombe bien car les illustrations de Maurizio A.C. Quarello invitent à prendre notre temps pour les contempler : chacune semble être un tableau !

Les avis d’Isabelle et de Linda.

Et parfois ils reviennent… : Histoires de fantômes, Guy de Maupassant, Sheridan Le Fanu, Jerome K. Jerome, Gustavo Adolfo Bécquer, Robert E. Howard, Oscar Wilde, Tcheng Ki-Tong, Edgar Allan Poe (textes intégraux), illustrations de Maurizio A.C. Quarello, Sarbacane, 2020.

Les huit nouvelles choisies sont des classiques, efficaces, à la fois effrayantes et pleines d’humour noir. Chacune d’elle est magnifiée par les illustrations de Maurizio A.C. Quarello, merveille de finesse et vraie valeur ajoutée.

Les avis de Linda et de Lucie.

Dracula, Bram Stoker, illustrations de François Roca, L’école des loisirs, 2020.

Cette adaptation du roman de Bram Stoker conserve la forme originale de l’oeuvre : fragments de journaux intimes, de courriers, de télégrammes et de coupures de presse. François Roca joue sur le classicisme du personnage immortel et multiplie les clairs-obscurs pour accentuer le questionnement sur les limites entre la bête et l’homme, la vie et mort ou le Bien et le Mal.

L’avis d’Isabelle.

Des souris et des hommes, John Steinbeck (texte intégral), illustrations de Rebecca Dautremer, Tishina, 2020.

Dans cet autre incontournable de la littérateur américaine, John Steinbeck broie le rêve américain en même temps que ses personnages sous le poids du déterminisme. Incroyable travail de Rebecca Dautremer qui fait de chaque page de cet imposant ouvrage une oeuvre d’art. Elle varie les styles et les points de vue, les couleurs et les échelles de plan. Mieux encore, elle joue avec l’imagerie des années 1930 pour dénoncer la face obscure de la société de consommation. Incontournable.

L’avis d’Isabelle.

Pour découvrir d’autres titres en attendant le billet du 23 août consacré aux romans de Jane Austen illustrés par Margaux Motin, explorez les Grands classiques illustrés chez Sarbacane, les Illustres classiques de L’école des loisirs (versions abrégées), les Romans illustrés par Quentin Gréban chez Mijade ou encore les magnifiques Classiques illustrés par MinaLima chez Flammarion.

Bel été illustré !

Nos classiques préféré.e.s : voyage au pays de l’enfance avec Astrid Lindgren

Les auteur.e.s classiques se démarquent par leur charme intemporel, leur capacité à résister au temps, et donc à réunir plusieurs générations de lecteur.ice.s. Prenez Astrid Lindgren, par exemple : le succès de ses livres ne s’est jamais démenti depuis de nombreuses décennies, faisant de cette autrice suédoise l’une des plus lues au monde – 165 millions de livres vendus en une centaine de langues ! On considère aujourd’hui qu’elle a contribué à l’autonomisation d’un genre littéraire destiné aux enfants. À tel point que l’équivalent jeunesse du prix Nobel de littérature (qui vient d’être décerné pour la première fois à un auteur français, Jean-Claude Mourlevat) porte son nom. Le secret de ce triomphe ? Des histoires racontées à hauteur d’enfant, d’autant plus captivantes et réjouissantes qu’elles n’hésitent pas à sortir des cases. Il souffle un vent de liberté, de rêve et même de folie dans les livres d’Astrid Lindgren qui font la part belle aux personnages féminins, souvent engagés contre les injustices et les règles absurdes. Des lectures malicieusement subversives qui ont la trempe de celles qui élargissent les horizons et les esprits. Autant dire qu’il était impensable de ne pas revenir sur cette œuvre dans le cadre de nos billets sur nos classiques préféré.e.s… C’est parti pour un tour d’horizon !

Astrid Lindgren. Source: Wikipedia

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Comment ne pas évoquer son personnage le plus connu : Fifi Brindacier !

Chez nous, on est tous fans, des parents aux enfants devenus grands, et comme notre grande fille apprend le suédois depuis cette année, cela a été l’occasion de regarder les films en suédois, que mon mari regardait en téléfilm en Espagne enfant ! Voici pourquoi en dix raisons :

Fifi Brindacier, l’intégrale, Hachette romans
  1. Pour ses tresses !
  2. Et ses chaussettes dépareillées…
  3. La liberté totale qui émane de ces pages,
  4. La joie de vivre si communicative,
  5. L’anti-conformisme (les coups de pieds aux policiers, c’est vraiment marrant !),
  6. Sa tristesse d’être seule et son désir de trouver une famille : une grande souffrance en filigrane,
  7. La seule fille qui peut être forte et montrer aux garçons comment jouer,
  8. Le féminisme : le droit d’être des princesses-pirates !
  9. Ne pas avoir de parents : le rêve non ?
  10. Elle pense par elle-même Fifi et on l’adore !

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En lisant l’œuvre d’Astrid Lindgren, on ne peut qu’être frappé.e par les très beaux personnages féminins nés de son imagination : Fifi, bien sûr, mais aussi Lotta la filoute ou encore la protagoniste du roman Ronya, fille de brigand, qui reste l’un des plus beaux souvenirs de lecture à voix haute de la famille d’Isabelle. Voici pourquoi, en dix raisons !

Ronya, fille de brigand. Le Livre de Poche, 2009 pour la traduction française.
  1. Avant tout, pour l’inoubliable Ronya, onze ans de débrouillardise, de loyauté et d’indépendance.
  2. Pour le territoire médiéval prodigieux dans lequel évolue la jeune fille : château aux multiples recoins, nature sauvage et envoutante…
  3. Pour la plume vive d’Astrid Lindgren qui insuffle vie, frémissements et même un peu de magie à ce décor. On s’y croirait !
  4. Pour cette rencontre à la lisière entre deux clans qui s’affrontent, un peu comme Roméo Juliette, version « brigande » et optimiste.
  5. Pour les jeux et aventures merveilleux de Ronya et de Rik qui conquièrent une grotte, apprivoisent des chevaux sauvages et se jouent des trolls et autres sylves griffues…
  6. Pour la liberté sans bornes qui règne en maître sur la vie de Ronya, dont on respire des goulées entières en parcourant chaque page.
  7. Pour cette bande de brigands certes un peu brutes, mais si tendres et attachants.
  8. Pour leurs dialogues réjouissants qui font de Ronya, fille de brigand une savoureuse lecture à voix haute.
  9. Pour la façon dont ce texte nous transporte, parfois d’un instant à l’autre, des rêves aux frissons, du rire aux larmes.
  10. Pour le magnifique message de paix, de fraternité et de respect qui traverse ce roman de bout en bout !

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Colette, a choisi dans sa toute nouvelle collection de livres d’Astrid Lindgren, un album au titre énigmatique Lutin veille. Voici dix bonnes raisons de s’installer sous un plaid pour le déguster.

Lutin veille, Astrid Lindgren et Kitty Crowther, Ecole des loisirs, 2012.
  1. Parce que c’est l’histoire d’un lutin, petit être magique qui habite tant de folklores à travers le monde, si populaire qu’il nous semble particulièrement familier. Qui n’aimerait pas avoir un être de barbe blanche, au bonnet rouge, une lanterne à la main pour veiller sur lui ?
  2. Parce que le cadre de cette histoire nous invite au recueillement, au repli, au repos : une ferme, dans la montagne, l’hiver, la nuit. L’auteure nous attire hors du monde, dans un endroit reculé, à l’abri. Une véritable tentation.
  3. Parce que c’est un texte digne d’une fable, d’un poème avec sa langue claire et simple et ce refrain qui revient au rythme des animaux et des humains rencontrés : « Le lutin lui parle à la manière du lutin, une petite langue silencieuse que les moutons peuvent comprendre. »
  4. Parce que c’est un texte aux allures de conte intemporel, tout écrit au présent, un présent doux comme une vérité universelle, si rassurante dans un monde qui semble s’effriter.
  5. Parce que l’album se construit à la fois comme une promenade et une ritournelle : on va de l’étable à l’écurie, on passe par la bergerie pour rejoindre ensuite le poulailler, s’arrêter à la niche, entrer dans la maison des hommes pour retrouver le chat dans la maison du lutin. Chaque double page est à la fois une découverte et une répétition.
  6. Parce que c’est le monde de la nuit que chante ce texte, ce monde des vies parallèle, du surnaturel, un surnaturel bienveillant, un surnaturel ancestral (« C’est un vieux, vieux lutin et il a vu la neige de centaines d’hivers. »).
  7. Parce que les liens entre toux ceux qui habitent la terre y est chanté de manière respectueuse, apaisante : « Les hommes ne le voient jamais, mais ils savent qu’il est là. Parfois, le matin au réveil, ils voient les traces de ses petits pieds dans la neige. Mais personne n’a encore vu le lutin. »
  8. Parce que cet album chante le retour des saisons : «  J’ai vu les hivers venir et s’en aller, J’ai vu les étés venir et s’en aller, Et vous pourrez bientôt brouter dans l’enclos. » Même s’ il y a quelque chose d’inquiétant à ne pas tout à fait s’y retrouver à notre époque où les hivers ne sont plus tout à fait aussi froids et les étés plus tout à fait aussi généreux.
  9. Parce que c’est un album illustré par une autre de nos classiques préférées, dont nous aurons très vite l’occasion de vous reparler, Kitty Crowther, qui elle même a reçu le prix Astrid Lindgren en 2010.
  10. Parce que la deuxième et la troisième de couverture m’ont rappelé de beaux moments de mon enfance à plier et découper de jolis flocons de papier à coller aux fenêtres !

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Lucie a choisi la suite des aventure de ce lutin bienveillant : Le Renard et le Lutin.

Le Renard et le Lutin, Astrid Lindgren et Eva Eriksson, Ecole des loisirs, 2018.

1- Pour les illustrations toutes douces d’Eva Eriksson.
2- Parce que le message de partage est parfaitement adapté au conte de Noël.
3- Pour la nuit claire et silencieuse, et ce ciel étoilé qui invite au rêve.
4- Parce qu’il a beau essayer de se faire discret, le renard est au centre du récit et qu’il est particulièrement attachant.
5- Pour le jeu sur ce personnage du renard tour à tour rusé ou piégé.
6- Pour cette illustration des poules dodues perchées dans leur poulailler, à l’opposé du renard qui a passé la tête et les pattes avant dans leur abri.
7- Pour le personnage du lutin, à la fois familier et folklorique.
8- Parce que ce sont les enfants, pourtant inconscients de ce qui se joue à l’extérieur, qui apportent la solution en toute insouciance.
9- Parce que ce lutin fait honneur à la tradition de partage et d’accueil de Noël.
10- Pour les guirlandes d’étoiles dans l’arbre effeuillé, très poétiques.

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Et en bonus, un petit dernier plébiscité par les garçons d’Isabelle : les trois romans consacrés à l’incroyable Karlsson sur le toit, des livres lus et relus avec toujours le même succès. Vous vous demandez pourquoi ? Et bien, il y aurait au moins dix raisons !

1- Parce que quand, comme Petit Frère, on se sent parfois seul, il est si doux de trouver un ami, imaginaire ou pas.
2- Pour Karlsson. Comment vous dire… Un improbable bonhomme bavard, effronté, un peu vantard (sur les bords) et plein d’imagination. Ah oui, et doté d’une hélice lui permettant de voler et de rejoindre sa petite maison… sur le toit de l’immeuble !
3- Parce qu’avec Karlsson, chaque jeu est une aventure et TOUT est possible !
4- Pour les dialogues hilarants…
5- … et en particulier pour les répliques cultes du garnement : « à la fleur de l’âge », « du calme, pas de panique » ou « tout ça, c’est purement matériel »…
6- Pour les téméraires qui s’efforcent de remettre nos amis sur le droit chemin. Et qui ne soupçonnent pas à quel point ils vont avoir fort à faire.
7- Parce que c’est un ravissement pour les enfants sages et modestes de voir quelqu’un se permettre sans vergogne tout ce qu’ils doivent s’interdire !
8- Pour le parcours de Petit Frère qui grandit au fil des tomes et apprend à s’affirmer au contact de son ami.
9- Pour les délicieuses spécialités suédoises qui donnent une saveur supplémentaire à cette série.
10- Pour le plaisir de voir que malgré tout, les idées farfelues de Karlsson finissent toujours par faire, un peu malgré lui, le bonheur de son entourage.

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Et vous, avez-vous lu Astrid Lindgren ? Lequel de ses livres vous a particulièrement marqué.e ?

Nos classiques préféré.e.s : Timothée de Fombelle

© Chloé Vollmer-Lo

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Tobie Lolness, Gallimard, 2006.

Sur L’île aux trésors d’Isabelle, Tobie Lolness, premier roman de Timothée de Fombelle, est une pépite tout à fait à part. Voilà pourquoi, en dix raisons !

1 – Pour ses premières pages haletantes qui happent le lecteur en le propulsant directement dans le feu de l’action.

2 – Pour la plume unique de Timothée de Fombelle : sensuelle, imagée, belle à couper le souffle.

3 – Pour le personnage de Tobie, un millimètre et demi de clairvoyance, de courage et de débrouillardise.

4 – Pour l’intrigue magistralement construite en spirales entre présent et passé, et les questions qui font tourner les pages en retenant son souffle : pourquoi Tobie fait-il l’objet d’une traque impitoyable ? Combien de temps survivra-t-il dans cette jungle semée d’embûches et de prédateurs terrifiants ? Sur qui peut-il vraiment compter ?

5 – Pour les illustrations belles et vives de François Place qui subliment le récit.

6 – Parce que l’arbre de Tobie, c’est tout un univers, un macrocosme segmenté, des Cimes ensoleillées et convoitées, aux Basses branches humides et sauvages, en passant un écheveau de rameaux réservant mille surprises…

7 – Pour la subtilité avec laquelle les dilemmes, les choix et les contradictions des différents personnages incarnent la façon dont les périodes de tourmente politique peuvent tordre les cheminements individuels.

8 – Pour la force avec laquelle la métaphore de l’arbre éclaire notre monde, le changement climatique, les clivages sociaux, les autoritarismes, les frontières et les dérives de la science.

9 – Pour le message lumineux et porteur d’espoir du roman en forme d’hymne vibrant à la vie.

10 – Pour l’évasion, le souffle épique et une sensation grisante de liberté.

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Céleste ma planète, Gallimard, 2009

Les 10 raisons de lire Céleste ma planète d’après Alice.

1 – Car ce n’est pas sûrement pas le titre qui vous vient à l’esprit quand on vous parle de Timothée de Fombelle.

2 – Parce que c’est un conte magique et poétique qui nous plonge dans un univers futuriste, où un monde en survie meurt à petit feu.

3 – Malheureusement, car le sujet est terriblement d’actualité.

4 – Que ce texte nous fait, une nouvelle fois, prendre conscience que nos actes sur l’environnement n’est pas une morale mais une nécessité.

5 – Mais qu’il nous invite aussi à résister et à ne pas perdre espoir.

6 – Parce que le format est court et que l’histoire se lit d’un seul trait.

7 – Et que c’est aussi une jolie histoire d’amour…

8 – Parce que la plume de Timothée est définitivement inimitable.

9 – Parce qu’il a été réédité, c’est dire l’importance de ce texte et la place évidente qu’il doit avoir dans votre bibliothèque.

10 – Bref, un livre poétique et engagé.

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Vango (2 tomes), Gallimard Jeunesse, 2010

Les 10 raisons de lire Vango d’après Bouma :

1 – Parce que c’est un roman d’aventures qui promet de nombreuses escales à travers l’Europe et le monde ;

2 – Parce qu’il commence dans les années 1930 et se finit sous l’occupation allemande, donnant une vision intéressante de l’Histoire dans l’histoire ;

3 – Parce qu’on s’attache forcément à Vango, cet adolescent pourchassé par un passé dont il ne sait rien ;

4 – Parce que l’on ne peut s’empêcher d’imaginer dix milles raisons différentes à cette chasse et que l’on est souvent loin de la vérité imaginée par Timothée de Fombelle ;

5 – Parce qu’il y a une belle ribambelle de personnages au-delà de Vango, que l’on suit dans leurs choix et dans leur vie ;

6 – Parce que l’auteur a choisi une construction complexe, faite de multiples points de vue et de morceaux de vie choisis, dans laquelle jamais on ne se perd mais qui épaissit à merveille le mystère autour de Vango ;

7 – Parce qu’il y a un zeppelin (et pas seulement sur la couverture) ;

8 – Parce que Timothée de Fombelle montre bien comment le destin d’un homme peut lui échapper non pas à cause de ses choix mais de ceux des personnes autour de lui ;

9 – Parce que ce roman est à lire sans limite d’âge tant il promet de retomber en enfance ;

10 – Parce qu’il en existe trois versions : en deux tomes grands formats, en intégrale ou en poche, permettant ainsi de se l’offrir quelle que soit sa bourse.

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Le Livre de Perle, Gallimard, 2014

Les 10 raisons de lire Le Livre de Perle selon Lucie.

1 – C’est avec ce livre que j’ai découvert Timothée de Fombelle et, comme un premier amour, un premier roman ne s’oublie pas.

2 – Car l’énigmatique amoncellement de coffres et de valises en couverture intrigue : où Timothée de Fombelle va-t-il encore nous emporter ?

3 – Pour l’idée tellement poétique qu’il n’y a pas de pire punition que d’être exilé dans un monde où l’on ne croit ni aux contes, ni aux fées.

4 – Parce qu’Iliån et Oliå forment un couple de héros « fombelliens » par excellence : amoureux, audacieux, courageux, gentils, travailleurs et déterminés.

5 – Pour la fabuleuse histoire d’amour par-delà le temps et l’espace,

6 – Et les clins d’œil aux contes de fées disséminés dans le texte à la manière d’une chasse au trésor.

7 – Car Timothée de Fombelle a beau avoir une écriture extrêmement poétique, ses livres font toujours écho au le réel ; et que le contexte historique de l’Occupation est évoqué en quelques phrases d’une vérité troublante.

8 – Pour le personnage de l’écrivain évoqué à la première personne du singulier qui fait du Livre de Perle un roman méta,

9 – Parce que les valises de Timothée de Fombelle sont pleines de magies, et Le Livre de Perle est une magnifique métaphore pour expliquer d’où elle vient et sa vision de la littérature.

10 – Enfin, parce que ce roman est une ode au pouvoir de l’imagination.

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La bulle, Gallimard Jeunesse, 2015

Les 10 raisons de lire La bulle selon Linda:

  1. Parce que c’est le premier album de Timothée de Fombelle, sa première collaboration sur un projet où le texte prend moins de place que les illustrations.
  2. Parce que les illustrations d’Eloïse Scherrer ancrent profondément le récit dans l’imaginaire de l’enfance.
  3. Parce que la rencontre de ces deux artistes donne naissance à un univers magique et intriguant.
  4. Parce que la bulle est une très belle métaphore de nos peurs et angoisses les plus intimes et les plus profondes.
  5. Parce que la peur est ici portée à son paroxysme, abordant le délicat sujet de la dépression infantile, un sujet rare en littérature jeunesse.
  6. Parce que Misha prend son courage à bras le corps et affronte héroïquement ses peurs. Elle devient actrice de son bien-être.
  7. Parce que le récit mêle réalité et imaginaire avec subtilité, dégageant de la poésie et un sentiment d’espoir encourageant.
  8. Parce que le combat de Misha est une véritable aventure, une épopée fantastique digne des légendes chevaleresques.
  9. Parce que la confiance en soi est un sujet universel qui parle autant aux enfants qu’aux adultes.
  10. Parce que Timothée de Fombelle, tout simplement…

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Les 10 raisons de lire Capitaine Rosalie selon Pépita :

  1. Parce que je vais commencer par la fin : cette lecture m’a arrachée des larmes tant elle est émouvante,
  2. Parce que lue à haute voix, et je l’ai fait plusieurs fois, la qualité du silence qu’elle provoque immanquablement vous donne des frissons, par l’émotion palpable de l’auditoire,
  3. Parce que c’est une histoire universelle : celle de l’amour d’une petite fille pour son papa absent et du souci de protection de sa maman à tout prix de cette violence du monde,
  4. Parce que Timothée de Fombelle a l’art d’amener les choses tel un peintre sur un tableau : par petites touches et la lumière vous submerge tout à la fin,
  5. Parce que les illustrations d’Isabelle Arsenault apportent juste ce qu’il faut de profondeur bouleversante et toute en symboles,
  6. Parce que rien n’arrête un enfant dans son désir de vérité et que les adultes devraient s’en souvenir plus souvent,
  7. Parce que maîtriser les mots, c’est maîtriser le monde et combien cet aspect de cette histoire m’a touchée au plus haut point car c’est exactement ce que j’ai ressenti petite fille,
  8. Parce que « Capitaine, Ô Capitaine » : il est des combats silencieux bien plus forts que ceux qui font trop de bruit,
  9. Parce que tous les secrets finissent souvent par se révéler au moment où on s’y attend le moins et que l’enfance possède une forme d’intransigeance pour ça,
  10. Parce que ce livre m’a bouleversée et que je sais pourquoi…

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Neverland, L’Iconoclaste, 2017

Les 10 raisons de lire Neverland selon Ada :

1 – Parce que ce livre est un précieux objet littéraire non identifié : entre l’essai, le journal, le conte et le poème. Entre littérature et philosophie. Un texte. Sans étiquette. Une parole. Libre.

2 – Parce que l’auteur s’y donne un objectif qui semble inatteignable : saisir l’enfance.

3 – Parce que, justement, il y parvient. Il cerne d’infiniment près ce qu’est l’enfance en nous, ce qu’il en reste en grandissant, il trace très précisément les contours de ce territoire que nous pensions disparu mais qui affleure à chaque mouvement, à chaque souffle.

4 – Parce que l’auteur y rend à chaque page un hommage juste et sincère aux membres de sa famille qui lui ont permis de goûter son enfance pleinement : grand-père, grand-mère, père, mère, frères et sœur.

5 – Parce que ce livre est l’histoire d’une quête, une quête bouleversante, comme dans tous ses autres livres, mais cette fois en sens inverse en quelque sorte : « J’avais deviné depuis longtemps qu’un continent immense dérivait sous tous les autres et soulevait par moments nos vies, même quand on a grandi. Ces jours-là, l’enfance en fusion coule sur nos pentes ou fait trembler la terre. J’étais parti à l’aventure. Je cherchais la lisière du pays perdu. Je le reconnaîtrais à sa lumière. »

6 – Parce que c’est beau. Tellement beau que j’ai eu envie de tout noter : « Je croise souvent des résurgences de ce temps dans ma vie. L’enfance affleure. Cela peut être l’engourdissement d’une sieste, le goût des larmes. Il y a des petites incisions dans ma peau et j’y colle les lèvres. »

7 – Parce que c’est vrai : « L’enfance n’habite pas la mémoire. Elle habite notre chair et nos os, même abîmés par elle, dressés contre elles, nous sommes faits de notre enfance, adossés à ses murs sombres. Elle est tout ce qui reste à ceux dont on dit qu’ils n’en ont pas eu. »

8 – Parce que l’auteur y partage un secret d’artiste infiniment délicat : « Je n’ai jamais essayé de retenir l’enfance ou de m’y attarder. J’ai simplement voulu faire grandir l’enfant en moi, le faire progresser, en le gardant vivant. Car, malgré les promesses que me faisait ce nouveau monde, le pays adulte, il y avait quelque chose que je n’abandonnerais pas : l’envie d’inventer et de créer. C’était un serment. Je ne renoncerais pas à l’imaginaire. Je ne perdrais pas le fil. Ce serait la continuation de l’enfance par d’autres moyens, le rêve de perfectionner éternellement l’enfance. »

9 – Parce que mes copinautes ont été vraiment adorables et ont tout de suite accepté que je vous parle du seul livre de Timothée de Fombelle qui n’est clairement pas destiné à la jeunesse, témoignant une fois de plus de leur belle ouverture d’esprit 🙂

10 – Parce que ce livre me bouleverse, que je n’ai toujours pas bien compris pourquoi, mais que j’aime ça, beaucoup, être bouleversée par un texte…

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Ce tour d’horizon confirme toute la richesse de l’oeuvre de Timothée de Fombelle ! Nous resterons avec cet auteur la semaine prochaine, avec une lecture commune de son dernier roman, Alma. En attendant, n’hésitez pas à nous dire lequel de ses livres vous a le plus marqué(e) !