Lecture Commune : C’est MON arbre ! d’Olivier Tallec

Il y a parfois des lectures qui nous passent entre les mains sans que l’on s’y arrête vraiment. Et puis, qui, parce qu’on en parle avec d’autres, ouvrent le débat et de nouvelles clés de compréhension.

Pour Bouma, C’est mon arbre était une déception, aussi a-t-elle eu envie d’en discuter avec Isabelle et Liraloin, deux copinautes qui au contraire avaient été séduites par cet album. Voilà le résultat de leurs échanges.

C’est mon arbre, Olivier Tallec, l’école des loisirs, 2019

Bouma : Que vous inspire le titre de cet album et la frimousse de cet écureuil ?

Isabelle : Cette couverture a tout de suite fait de l’œil à toute la famille : les belles couleurs automnales, l’ironie du titre qui annonce le sujet de la propriété qui est quand même ultra-brûlant chez les enfants (mais pas que…). Et le dessin irrésistible : regardez moi ce petit propriétaire en puissance manier avec amour sa tondeuse à gazon !

Liraloin : Attention propriété privée : l’arbre est gravé non pas par deux amoureux mais par un seul très amoureux de son arbre visiblement. Tellement fou de sa propriété qu’il en prend bien soin, passage de tondeuse. Et cet œil, un brin apeuré que quelqu’une lui pique, méfiant aussi.

Bouma : Moi aussi c’est cet œil grand ouvert qui a attiré mon attention. Mais j’y ai plus vu de la surprise. Comme si on prenait ce personnage en flagrant délit ! De quoi ? Reste donc à ouvrir le livre et le découvrir.

Liraloin : Pris en flagrant délit d’égoïsme total !

Bouma : Si vous deviez définir l’histoire en trois mots quels seraient-ils ?

Isabelle : Pour moi, ce serait : Propriété, Frontière, Doute.

Liraloin : Peur – Propriété – Surprise

Bouma : C’est intéressant de voir que vous ne mettez pas exactement les mêmes mots et pas forcément dans le même ordre. Moi je rajouterai Individualisme et Solitude pour compléter. Et je remarque qu’aucune de nous n’a mis l’humour dans sa liste.

Dès les premières pages, on comprend vite de quoi retourne l’histoire avec les déterminants de possession en majuscule. Quelle lecture faites-vous de ce choix de typologie ? Était-ce nécessaire selon vous ?

Liraloin : Les lettres capitales accentuent la nomination de quelque chose en l’occurrence ici : l’arbre à lui tout seul. En plus, en première de couverture, cette typo attire bien le regard du lecteur.

Isabelle : Oui, les pronoms possessifs en majuscule viennent appuyer la façon un brin excessive avec laquelle notre écureuil affirme sa propriété. Ces pommes de pin, cet arbre auxquels il tient tant – ce sont les siens ! Ils sont à lui, et seulement à lui. Un peu parano sur les bords, le petit rongeur semble inquiet que des intrus n’aient pas saisi qu’ici, c’est chez lui ! J’ai bien aimé ce côté outrancier, alimenté par les majuscules. En lecture à voix haute, elles donnent envie d’insister, de mimer, de grimacer, pour le plus grand plaisir des enfants (en tout cas chez moi). Mais si tu poses la question, c’est peut-être que tu trouves que c’était superflu ?

Bouma : Effectivement, comme la couverture fait déjà mention de ce mot en majuscule, je n’en ressentais pas le besoin dans le reste du livre. C’est une indication de lecture, ça je l’ai bien compris, mais elle m’a heurtée ! Le texte et l’image font suffisamment sens sans en rajouter.

Isabelle, tu parles d’un côté “outrancier” de l’histoire. Est-ce que justement vous ne trouvez pas que l’auteur en fait trop ? Et si non, quelle lecture faites vous de cet instinct de propriété ?

Liraloin : Non je ne trouve pas que l’auteur en fasse trop, je ne vois qu’un clin d’œil, certes exagéré, aux amoureux gravant leurs prénoms pour la vie : cet arbre est à nous ! C’est la même chose. Nous sommes vraiment dans l’exagération lorsqu’on est amoureux et comme ici amoureux d’un arbre. L’écureuil est un petit animal qui fait des réserves et donc se choisit un arbre comme petite maison. Pour moi c’est simple : je suis amoureux de mon arbre et le stock planqué est à moaaaaaaaaaaaaaaaaaa !

Isabelle : Oui, c’est l’instinct de propriété poussé à l’extrême. Je n’ai pas trouvé que l’auteur en faisait trop. Cette problématique est ultra-importante pour les enfants (pas seulement…) : difficile d’apprendre à partager ! Ce que j’aime bien, c’est que l’écureuil vit à fond quelque chose que petits et grand apprennent qu’ils ne peuvent pas s’autoriser. De ce point de vue, les premières pages peuvent avoir quelque chose de réjouissant, sans doute de nature à faire vibrer une fibre chez ceux qui aiment avoir leurs affaires et leur espace à eux. Mais les excès de paranoïa du petit rongeur font que tôt ou tard, il devient impossible de ne pas en rire et lever les yeux au ciel. J’ai vu que ces deux lectures n’avaient pas eu le même poids chez mes deux enfants : l’un (je ne vous dirai pas lequel…) n’a pas boudé son plaisir en découvrant les excès de l’écureuil alors que l’autre l’a presque immédiatement trouvé insupportable. Après, c’est sans doute un point de vue d’adulte, mais on peut aussi faire une lecture plus politique de ce besoin maladif de démarcation.

Bouma : Je serais donc plutôt comme ton deuxième fils, la quête de cet écureuil ne m’ayant pas du tout touchée, voire m’ayant énervée. Et peut-être effectivement mon point de vue d’adulte a-t-il faussé ma lecture en y trouvant “cet instinct de propriété et de rejet” que l’on peut retrouver actuellement dans certaines parties du monde. Les murs de séparation n’étant malheureusement pas que de la fiction actuellement.

Quand je lis vos réponses, vous faites toutes deux références à la difficulté de partager chez les jeunes enfants. A quel âge le recommanderiez-vous car moi je le lirai plutôt à des enfants qui ont déjà dépassé ce stade ?

Liraloin : Oui je suis d’accord avec toi, je le recommande à partir de 5 ans, pas avant.

Isabelle : J’aurais envie de lire cet album à des enfants y compris plus jeunes. Comme je le disais plus tôt, le comportement de l’écureuil peut avoir quelque chose de réjouissant pour celui ou celle qui serait dans l’affirmation de sa propriété ! La suite invite à réfléchir… L’album a beaucoup plu à mes enfants qui sont plus grands et ont fait des parallèles avec la société (notamment le mur de Trump).

Bouma : Je me rends compte que nous sommes restées centrées sur l’histoire sans mentionner le graphisme, pourtant Olivier Tallec est d’abord connu en tant qu’illustrateur. Comment définiriez vous son style ? Qu’est-ce qui vous a séduit ?

Liraloin : Son style est bien, je dirais qu’il a bien évolué. Je l’ai connu à travers ses illustrations pour la série des Imagiers chez Gallimard, au début des années 2000. Depuis, je trouve que ses personnages ont changé de “bouille” et sont devenus plus expressifs. Surtout, depuis quelques temps il développe de plus en plus la thématique “humour” avec sa série des Qui, Quoi, Qui.

Isabelle : Comme Frédérique, j’apprécie beaucoup l’expressivité du trait d’Olivier Tallec : ces grands yeux écarquillés, cette queue hérissée d’enthousiasme, de surprise ou d’indignation, cette mise en scène un peu dramatique… Il y a là une ironie malicieuse qui fait écho au texte dont nous avons déjà parlé, on est parfois à la limite de la caricature. Cet album-ci m’a aussi séduite par sa palette de couleurs automnales qui dégage une grande gaieté.

Bouma : Moi je suis toujours émerveillée par son travail sur les couleurs. J’apprécie tout particulièrement ses albums où il y a de grands aplats comme sa réinterprétation de Michka par exemple. Il maîtrise la peinture à merveille.

Et pour conclure, si vous aviez un autre titre de l’auteur à recommander, quel serait-il ?

Isabelle : Il y en a beaucoup ! Spontanément, je pense à J’en rêvais depuis longtemps qui parle avec beaucoup de tendresse et d’humour de la relation entre petit humain et animal domestique. J’y avais déjà aimé le style graphique dont nous venons de parler et le ton un peu ironique dont le double-niveau se révèle au fil de la lecture.

Liraloin : Jérôme par cœur car les illustrations d’Olivier Tallec subliment le texte si subtil et sensible de Thomas Scotto.

Bouma : Et pour moi ce sera Moi devant dont il a illustré le texte de Nadine Brun-Cosme et qui a été sélectionné par le Prix des Incorruptibles il y a quelques années.

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Un extrait à découvrir par ici. N’hésitez pas à nous faire part de vos impressions de lecture sur cet album qui semble ne laisser personne indifférent !

Lecture d’enfant #31 : Catch, tournevis et lutins-robots

Le roman coup de cœur d’une jeune lectrice passionnée par les livres.

Je m’appelle Louisa, j’ai 10 ans, je suis en CM2 et j’ai envie de vous parler du livre : 

Catch, tournevis et lutins-robots

Ça parle de quoi ?

Le petit frère de Pénélope vient de se faire enlever par des lutins-robots – malpolis, qui plus est ! Va-t-elle le laisser disparaître dans une dimension parallèle ? Sûrement pas : elle part à la poursuite des kidnappeurs avec Dounia, sa meilleure amie catcheuse. Et si sur le chemin, elle doit faire équipe avec ce-crétin-de-Léopold, son rival, affronter une reine (bleue) complètement cinglée, gagner un combat de catch géant, ou déclencher une révolution robotique, qu’à cela ne tienne ! Personne ne lui pique son frère : elle a besoin de lui comme cobaye pour ses expériences scientifiques…

Auteure : H. Lenoir
Illustratrice : Marie Morelle
Sarbacane p.192

Pourquoi as-tu choisi ce livre en particulier ?                                                                                                                  
J’ai découvert ce roman en participant à un groupe de lecteurs, Mes premières 68 qui propose une sélection de premiers ou deuxièmes romans jeunesse d’auteurs francophones (concept : livres voyageurs). C’est une lecture qui m’a permis de quitter ma zone de confort : lire des romans plus volumineux et m’intéresser à une catégorie que je ne connaissais pas trop (Aventure/humour).

Qu’as-tu aimé dans cette histoire ?

J’ai aimé découvrir les illustrations au fil des pages, elles sont d’ailleurs très réussies. J’ai aimé tous les personnages. J’avais l’impression d’être à leurs côtés et même parfois, je m’identifiais à eux. Ce qui m’a plu aussi, c’est que chaque personnage a une passion bien à lui. Il y a énormément d’actions, de rebondissements et de surprises. 
L’histoire est rythmée, touchante et à la fois amusante.
J’avais toujours envie de continuer ma lecture car je voulais connaître la suite de leurs aventures.

Quelles sont les points forts de cette lecture ?

J’ai particulièrement aimé la morale de ce livre : Apprendre à connaître les autres, ne pas s’arrêter à des jugements et croire jusqu’au bout, à ses rêves ou à ses projets. 

Quel est ton personnage préféré ?

J’adore Pénélope, c’est une fille intelligente, rebelle et qui n’a peur de rien. Elle est très attachée à son petit frère et elle fera tout pour le sauver.  

Un dernier conseil ?

Ne pas s’arrêter à la couverture et au titre qui semblent être plus l’univers 
des garçons car ce n’est pas du tout le cas. 

Parole de maman :

J’espère que Louisa vous aura donné envie de découvrir ce roman d’aventure drôle.

Il est parfait pour les petits lecteurs qui commencent à lire des romans. Un bon compromis pour appréhender un certain volume de pages sans se décourager.

Merci Louisa !



Billet d’été : et pourquoi pas des BD dans le fond de la valise ?

La question est éternelle et elle hante tous nos billets d’été depuis quelques années : quels livres mettre dans nos valises ?
comment choisir celui ou ceux qui sauront accompagner notre route ?

 

et dans la plupart des cas, on pense aux romans, pas forcément les plus gros, mais à ceux qu’on n’aurait habituellement pas le temps de lire.

D’accord.
Mais pourquoi ne pas glisser quelques bande-dessinées et autres mangas également !

J’entends déjà les critiques : ça prend beaucoup de place pour un temps de lecture réduit. Oui, mais il faut savoir qu’une BD se lit très souvent plusieurs fois, et qu’elle est souvent lue par plusieurs lecteurs !!! Ce sont donc des ouvrages qui feront toute la famille (parents compris).

 

Aussi, voici une petite sélection de mon cru à mettre dans vos bagages :

 

Mortelle Adèle de Mr Tran et Miss Prickly chez Tourbillon

Sous ce pseudo se cache le talentueux Antoine Dole, une plume reconnue de la littérature de jeunesse. Ici, il brosse les aventures quotidiennes d’une petite fille méchante et acerbe qui au final fait bien rigoler. N’importe quel tome fera l’affaire !

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Beyond the clouds de Nicke chez Ki-Oon

Une jolie aventure fantastique dans laquelle un jeune orphelin décide d’aider d’une petite fille tombée du ciel. Le dessin crayonné est superbe et les personnages très attachants. Avec deux tomes parus pour le moment, c’est un manga qui vaut le coup d’être découvert.

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Kong-Kong de Villeminot et Autret chez Casterman

Une bd singulière aux multiples techniques graphiques qui vous fera entrer dans le quotidien farfelu d’Abélard, sa nouvelle voisine et son animal de compagnie : un gorille géant ! Oscillant entre planches gags et moments de tendresse, cette bd vaut vraiment le détour.

Mon avis complet par ici.

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The Promised Neverland de Shirai et Demizu chez Kaze manga

Grosse sensation éditoriale et critique de l’année 2018, The Promised Neverland est une belle trouvaille qui allie suspens, action et science-fiction. Rien de mieux que des monstres qui veulent vous dévorer pour donner de l’élan à une intrigue ! A lire à partir de 11/12 ans.

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A ne pas rater également les diverses adaptations en BD des classiques de la littérature jeunesse :

La Rivière à l’envers de Mourlevat adapté par L’Hermenier et Djet

Les Royaumes du Nord de Pullman adapté par Melchior et Oubrerie

Méto de Grevet adapté par Lylian et Nesmo

et pour les plus traditionnels : Le Club des 5  de Blyton adapté par Nataël et Béja

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Maintenant, il ne reste plus qu’à les caler au fond de vos valises !

Nos coups de cœur de novembre

Décembre est déjà là !

Peut-être que nos choix de coups de cœur de novembre vont-ils vous aider à emplir la hotte du Père Noël ?

En tout cas, nous l’espérons, alors les voici !

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Novembre a été un mois de lecture particulièrement intense sur l’île aux trésors. Mais le trésor du mois est sans aucune hésitation Le célèbre catalogue Walker & Dawn, de Davide Morosinotto (École des loisirs, 2018). Un régal de lecture plein de fraîcheur et d’aventures qui nous a emmené de la Louisiane à Chicago, accompagné de quatre amis aussi intrépides que sympathiques… Pour finir de vous convaincre, jetez donc aussi un œil sur l’avis de Pepita !

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Chloé, de Littérature enfantine, est à la recherche de la perfection, et l’a trouvée sous la plume de Remy Charlip.
Une journée sans contrainte, sous le signe de la complicité père fils, un véritable petit bonbon cet album. Un jour parfait, Remy Charlip, MeMo

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Pépita, de Méli-Mélo de livres, a particulièrement aimé retrouver Flora et Max dans leurs nouvelles vies, après leur folle rencontre. Il y a des romans, comme ça, on y  est bien de suite, on aimerait rencontrer les personnages, et leur dire combien ils nous ont émus. Les nouvelles vies de Flora et Max, un roman écrit à 4 mains par le couple Coline Pierré et Martin Page à l’Ecole des loisirs, collection Médium+.

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Sophie de La littérature jeunesse de Judith et Sophie est tombée (encore) sous le charme du style de Rébecca Dautremer avec son album Les riches heures de Jacominus Gainsborough publié chez Sarbacane. Avec douceur, elle y raconte la vie simple de Jacominus qui pourrait être n’importe qui d’entre nous.
Ce fut une petite vie, vaillante et remplie. Une bonne petite vie qui a bien fait son travail.

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Aurélie de l’atelier a eu beaucoup de coups de cœurs ce mois-ci mais si elle ne devait n’en garder qu’un, elle  conseillerait Groléphant & t’it souris de Pierre Delye et Ronan Badel chez Didier Jeunesse. Un duo rafraîchissant autant pour les auteurs que pour les personnages.Cet album sous format BD est rempli d’humour absurde.

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Hashtagcéline vous propose de partir en voyage sur l’île de Sumatra pour y faire la connaissance d’un drôle d’orang-outan. Exotisme, fantaisie, dépaysement et grain de folie garantis !

Laurent le flamboyant, un roman de Karen Hottois illustré par Julia Woignier paru chez Memo dans la collection Petite Polynie.

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Yoko Lulu des Lectures Lutines a découvert un chouette roman de Science-fiction, avec plein de suspense et de rebondissements. La loi du dôme de Sarah Crossan aux éditions Bayard l’a convaincu sur le fait qu’il faut protéger la planète si on veut pas que cette histoire soit prémonitoire.

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Top 5 d’atelier de coeurs

Voici mon top 5 et si je devais faire un choix chaque jour, ce ne serai jamais les mêmes livres. En matière d’album je suis un vrai cœur d’artichaut !

J’aime les livres rythmés, drôles, touchants et qui bousculent. Vous trouverez dans ce top 5 un échantillon de toutes mes sensibilités. Voici des livres dont je ne me lasse pas de lire à voix haute et de faire découvrir.

1.

Mon coup de cœur est venu lors d’une lecture de Lis avec moi. La lectrice y a mis tellement d’émotion que j’en ai eu les larmes aux yeux.Cet univers poétique m’a fait fondre. J’adore ce petit être qui part à la recherche d’une maison avec son chat. J’aime offrir ce livre en cadeau de naissance car il mets la maman à l’honneur.  Il y a une véritable alchimie entre le texte et l’illustration et l’un sans l’autre n’aurait plus de sens. D’autres livres sur le même thème avec lesquels j’ai hésité.

Mon arbre d’Ilya Green. Didier jeunesse.

2.

Pareil  pour mon top numéro 2, une découverte faîte par une lecture à voix haute en kamishibaï.  Un texte qui bouscule dont tu ne peux pas sortir indemne de sa lecture. J’apprécie beaucoup ce pouvoir de la littérature jeunesse. Lors d’une rencontre avec l’auteur Davide Cali, des élèves lui ont demandé pourquoi il écrivait pour les enfants et sa réponse était évidente pour lui : Parce qu’il pouvait tout dire et toucher les adultes au travers de la lecture d’album. Je partage ce sentiment et Il faudra l’illustre pour moi parfaitement. (dur à départager avec Dedieu)

Il faudra de Thierry Lenain et Olivier Tallec. Sarbacane.

3.

J’aime les livres drôles et même quelque fois un peu cruels. Mais cette cruauté doit être subtile, à peine visible par nos enfants et ce livre correspond bien. Une petite fille possède un lion comme animal domestique et bizarrement à chaque fois qu’elle joue à cache-cache avec ses amis il en manque toujours un..bizarre. Mais la bonne nouvelle c’est qu’elle les retrouvera à la fin 😉 (J’aime beaucoup aussi Coincé d’Oliver Jeffers et Bonjour Docteur de Mathieu Maudet.

Les lions ne mangent ne mangent pas de croquettes  d’André Bouchard. Seuil Jeunesse

4.

J’ai adoré lire ce livre dont le côté absurde plaît aussi aux plus grands. Dans une atmosphère bleutée nous retrouvons quatre chasseurs qui essayent d’attraper un oiseau. Rythmé par la même ritournelle, nous contemplons leurs vaines tentatives. Mon fils a adoré et nous jouons souvent à Chut on a un plan sur le chemin de l’école. Dans le côté absurde j’aime beaucoup Alors, ça mord ? de Jean Gourounas.

Chut on a un plan de Chris Haughton. Editions Thierry Magnier.

5.

J’aime les jeux de langue, où le lecteur doit s’entraîner. J’adore lire Grosse légume qui est l’histoire d’un petit vers gourmand dont le nom des légumes est le seul texte. Dans le même genre retrouvez Bou et les 3 z’ours d’Elsa Valentin et Tas de riz, tas de rats de Dedieu avec lesquels j’ai de très bons souvenirs.

Grosse légume de Jean Gourounas. Editions du Rouergue.

Bonne découverte…