Troubles

La vie est faite de bonheurs mais aussi d’épreuves. Enfant ou adulte, de près ou de loin, à un moment ou un autre, l’existence peut perdre son sens et devenir une véritable souffrance. Le mal-être peut se traduire de bien des façons : déprime, dépression, boulimie ou anorexie… Cette difficulté à vivre peut aussi découler d’un désordre psychiatrique.

Quand l’esprit s’égare, quand le malaise prend le pas sur le reste ou quand le corps devient un ennemi, il est toujours compliqué de faire face et de comprendre. Pourtant, il est essentiel d’en parler. Pour preuve de l’importance de ce sujet, il en fréquemment question en littérature jeunesse. Que cet état de souffrance soit au coeur du récit ou juste en toile de fond, voici une sélection sur ce thème difficile mais malheureusement universel.

  • Quand l’esprit s’égare et que la raison s’échappe (maladies mentales)

Le goût amer de l’abîme de Neal Shusterman chez Nathan

Un roman entre réalité et délires qui nous montre la schizophrénie de l’intérieur.

L’avis de HashtagCéline 

L’avis de Méli-Mélo de livres

J’ai suivi un nuage de Maëlle Fierpied illustré par Julie Guillem à l’école des loisirs

La bipolarité d’une maman vue à travers le regard innocent et aimant de son petit garçon.

L’avis de HashtagCéline

L’avis de MéliMélodelivres

Simple de Marie-Aude Murail chez Ecole des loisirs

L’histoire bouleversante de deux frères d’une vingtaine d’années, dont un des deux est déficient mental.

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– La Fosse au loup d’Alexandre Chardin chez Thierry Magnier

Comment empêcher son père de sombrer encore plus et le ramener dans le monde des vivants ? Un roman sur l’amour filial.

L’avis de MéliMélodelivres

  • Quand le mal-être empêche de vivre (dépression, TOC,…)

Tu es mon soleil de Marie Pavlenko chez Flammarion

Comment entrer en contact avec sa mère qui s’enfonce dans la dépression chaque jour de plus en plus ?  Sous le silence, il y a tant de peine ! Ce n’est qu’au prix de grandes souffrances, de découpages obsessionnels mystérieux que la mère de Déborah arrive à s’exprimer et se confier.

L’avis d’Alice

L’avis de Méli-Mélo de livres

L’avis de Un Petit Bout de bibliothèque

La folle rencontre de Flora et Max de Coline Pierré et Martin Page Ecole des loisirs Collection Médium

Quand l’écriture vient au secours de deux jeunes enfermés pour différentes raisons : l’une en prison, l’autre chez lui par phobie de l’extérieur. Cela donne un roman qui explique les gestes, les peurs dont la suite est parue le 7 novembre : Les nouvelles vies de Flora et Max.

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L’avis d’Alice

Nightwork de Vincent Mondiot Actes Sud

Quand on cherche l’amour de ceux qui nous entourent mais quand les adultes sont défaillants et que l’addiction fait place à la haine, le quotidien prend un ton macabre. Une chronique sociale presque effrayante.

L’avis d’Alice

L’avis de MéliMélodelivres

Mitsu un jour parfait de Mélanie Rutten chez MeMo

Un album qui aborde en douceur ce mal être qui vous frappe et qu’il est si difficile de nommer.

L’avis de Un Petit Bout de Bib(liothèque)

Les optimistes meurent en premier de Susin Nielsen chez Hélium

Susin Nielsen nous raconte l’histoire terrible et touchante de Pétula qui, suite à un drame familial dont elle se sent responsable, a développé des troubles compulsifs l’empêchant de vivre comme toutes les autres filles de son âge. Drôle et poignant.

L’avis de HashtagCéline

L’avis de Méli-Mélo de livres

L’avis de Un Petit Bout de Bib(liothèque)

  • Quand la vie devient insupportable (suicide)

Coeur battant d’Axl Cendres chez Sarbacane

Le suicide vu par Axl Cendres : décalé, amusant et émouvant, forcément.

L’avis de HashtagCéline

Tout plutôt qu’être moi de Ned Vizzini aux éditions La Belle Colère

Un roman d’une justesse incroyable par un auteur qui n’a pas réussi à vaincre ses démons. Incontournable !

L’avis de HashtagCéline

Les ailes de la sylphide de Pascale Maret Thierry Magnier

Quand Lucie, sur son lit d’hôpital, doit revenir sur cette chute du balcon…Une histoire menée de main de maître par l’auteure qui nous emmène dans le sordide.

L’avis de Méli-Mélo de livres

L’avis d’Alice

L’avis de Un Petit Bout de bibliothèque

Un jour il m’arrivera un truc extraordinaire de Gilles Abier La Joie de lire

Un roman en résonance avec le précédent sur le mal être d’un gamin de 13 ans qui se prend pour un oiseau jusqu’à mettre sa vie en péril.

L’avis de Méli-Mélo de livres

L’avis d’Alice

A ma folie, passionnément de Gladwys Constant. Rouergue

Dans les bras d’un manipulateur, l’amour devient nocif et la prise de contrôle psychologique mène tout droit à la destruction. D’une telle histoire, on ne sort jamais indemne.

L’avis d’Alice

L’avis de MéliMélodelivres

  • Quand le corps devient un ennemi (boulimie, anorexie…)

Ronde comme la lune de Mireille Disdero Seuil

Quand on est ronde et qu’on se fait harceler par les autres à cause de son apparence.

L’avis de Méli-Mélo de livres

L’avis d’Alice

Les petites reines de Clémentine Beauvais Sarbacane

Quand un roman aborde avec humour ce sujet délicat de la boulimie…

L’avis de Méli-Mélo de livres

L’avis d’Alice

L’avis de Yoko Lulu

Le complexe du papillon d’Anne Lise Heurtier. Casterman

Mathilde tombe … avant de se relever. Aveuglée par les apparences, portée par le mal être, il n’y a qu’Annelise Heurtier qui pouvait aborder l’anorexie mentale avec tant de légèreté et de délicatesse.

L’avis d’Alice

Sobibor de Jean Molla

Quand anorexie rime avec vieilles histoires et secrets bien gardés… Une photo et un nom -Sobibor- sont le début d’une angoisse à vous rendre malade, voir anorexique.

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Solaire de Fanny Chartres illustré par Camille Jourdy à l’école des loisirs

Ce roman aborde deux thématiques de cette sélection. Il y est question de dépression avec celle qui touche la maman d’Ernest et Sara, les deux frère et soeur fusionnels de cette belle histoire. Mais aussi l’anorexie de la grande soeur d’Ernest que l’on surnomme Ossette… Une double entrée pour un roman touchant mais malgré tout très positif.

L’avis de HashtagCéline 

L’avis de Méli-Mélo de livres

 

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Lecture en duo : Capitaine Rosalie

Hier le monde s’est souvenu de la fin de la Grande guerre. Il y a 100 ans l’armistice était signé. Il n’y a pas une famille qui ait été épargnée par ce conflit.

C’est un des thèmes de ce sublime album de Timothée de Fombelle au texte et Isabelle Arsenault aux illustrations, publié chez Gallimard jeunesse.

CAPITAINE ROSALIE  : Alors que son père est à la guerre, Rosalie se lance dans une mission secrète.

Nous sommes deux à l’avoir lu sous le Grand Arbre (pour l’instant !) et nous avons eu envie d’échanger sur notre ressenti, Céline et moi-même, avec une pensée émue pour nos aïeuls qui ont combattu ainsi que pour tous ceux qui ne sont pas revenus.

Des photos de l’album vont illustrer nos propos et à la fin, une lecture d’un passage à voix haute.

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Pépita : Qu’est-ce qui t’a donné envie de te plonger dans cet album ?

Céline : Déjà, je suis une grande fan de Timothée de Fombelle. J’aime ses histoires, sa façon d’écrire et sa sensibilité. J’ai eu l’occasion de l’entendre parler de cet album et il a su, comme à chaque fois, me toucher. Il m’a complètement conquise avant de l’avoir en main. Et toi ?

Pépita : Comme toi, je suis une grande fan de cet auteur que j’ai découvert grâce à la passion d’un des membres de ce blog ! Pour celui-ci, je l’ai acheté les yeux fermés et waouh ! Quelle émotion ! Je connaissais son illustratrice aussi pour d’autres albums et je me suis dit que ce devait être une pépite !
Qu’est-ce que ce titre a d’emblée évoqué pour toi ? Il est vrai que le sous-titre éclaire un peu non ?

Céline : Le titre m’a évoquée la notion de combat, nécessairement. Mais en même temps, il m’a rendue très curieuse de connaître l’histoire de cette petite fille. Comment pouvait-elle être impliquée aussi jeune dans ce conflit ? Et surtout, quelle pouvait bien être sa mission secrète ? Mais je me suis surtout dit que c’était un joli titre plein de promesses, connaissant TDF.
Les illustrations occupent une place importante, qu’en as-tu pensé ?

Pépita : Oui et tant mieux ! J’ai beaucoup aimé leur résonance avec le texte et leur symbolisme : grisaille, bleu des lettres et flamboyance de l’orange dans les cheveux de Rosalie. Les double pages arrivent à point comme une respiration nécessaire à ce texte lourd de sens.
Un texte dont on ne peut dévoiler le mystère qui plane : cette mission que s’assigne Rosalie n’est-ce pas ?

Céline : Impossible d’en dire trop effectivement car j’avoue que si j’avais eu le fin mot de l’histoire avant, je n’aurais pas eu la même émotion… T’es-tu doutée de quelque chose durant ta lecture? Car honnêtement, pas moi. Pas un instant. Je me suis juste laissée portée par le texte et par l’ambiance… Aveugle aux indices.

Pépita : Je me suis doutée de quelque chose mais je n’ai pas voulu m’y attarder. J’ai laissé le texte se dérouler et faire son oeuvre émotionnelle. Et puis quand j’ai réalisé réellement de quoi il s’agissait comme mission, j’ai trouvé cela terrible, presque même plus que la guerre et ses conséquences car concernant son papa, je n’étais guère positive quant à l’issue. TDF aborde là un sujet grave : la guerre vue par les enfants, même si elle est loin et donc moins présente. Elle est présente à travers les lettres du papa. Il aborde la vérité qu’on doit aux enfants. Mais en même temps, on ne peut s’empêcher de se dire : qu’aurais-je fait à la place de la maman ? Il arrive aussi à introduire du merveilleux à travers plein de petites choses à première vue anodine. Il est vraiment très fort pour ça.

Céline : Qu’as-tu pensé de Rosalie? L’as-tu prise au sérieux, elle mais également cette mission secrète ?

Pépita : oui totalement. C’est une petite fille de 5 ans et demi et on se doit de faire confiance à l’enfance dans ce qu’elle se donne comme but absolu. J’ai beaucoup aimé cet aspect-là : ce respect de l’enfant. Car si on ne respecte plus l’enfant, que reste-t-il ? TDF, c’est l’auteur de l’enfance. Car dans l’histoire, le maître semble l’oublier au fond de la classe, tous l’oublie sauf Edgar le cancre, tous ne savent même pas la nommer sauf quand elle est en danger. L’appeler par son prénom, c’est la prendre au sérieux, pour un être humain.

Céline : Bizarrement, je crois que je me suis vraiment positionnée du côté de Rosalie. Je me suis glissée, le temps de quelques pages dans sa peau. Et en réalité, un peu comme elle, je pressentais les drames, les non-dits et les mensonges qui arrangent tout le monde, sans trop vouloir m’y attarder, concentrée sur la mission secrète. Du coup, j’ai foncé droit dans le mur et je me suis pris la réalité en face, un peu durement. J’avais bien compris certaines choses mais pas l’essentiel. Et l’émotion a été très forte. Il m’a fallu lire, et relire cet album avec la connaissance du secret de Rosalie. Et j’ai vu toutes les choses que j’avais manquées. L’as-tu relu ? As-tu eu besoin, comme moi, de le relire? Comment l’as-tu perçu ?

Pépita : Oui je comprends ce que tu veux dire. En fait, j’ai eu une première lecture silencieuse seule et submergée par l’émotion , j’ai eu envie de le lire à haute voix de suite car j’entendais la voix de l’auteur le lire. Très troublant. Puis je l’ai fait lire à mes filles qui ont fondu en larmes, et à mon mari, idem. Plus tard, je leur ai lu à haute voix et ce texte est d’une telle fluidité ! Les illustrations sont parfaites aussi. Il m’a été difficile de mettre des mots dessus. Et puis TDF a le chic de mettre de la poésie là où ne s’y attend pas au détour de petites phrases courtes mais qui en disent tant ! Elles sont comme des marches sur lesquelles s’appuyer pour ne pas trop sombrer dans l’émotion. Comme celle-ci : « Elle a le visage que j’aime. Celui des jours fragiles. »

Céline : Les adultes sont assez distants vis-à-vis d’elle et cela m’a fait mal au cœur tout du long… En même temps, le contexte de l’époque explique aussi que l’esprit des hommes et des femmes de l’époque soit occupé par une seule chose :la guerre. En tout cas, moi aussi bien sûr je l’ai prise au sérieux. Et même si sa mission avait été moins importante, étant aussi cruciale pour Rosalie, elle était quoi qu’il arrive à prendre en compte. Il est clair que TDF sait nous parler des enfants, sait nous rappeler ce que c’est qu’avoir cinq ans et demi. Elle est très touchante. Elle donne envie d’être protégée et en même temps, elle est très déterminée. C’est une grande héroïne !
J’ai trouvé ce passage la concernant tout simplement magnifique : « Les taches de rousseur sous mes yeux, les animaux que je dessine sur la page, les grandes chaussettes jusqu’aux genoux, tout cela n’est que du camouflage. On m’a dit que les soldats se cachent avec des fougères cousues sur leur uniforme. Moi, mes fougères sont des croûtes aux genoux, des regards rêveurs, des petits airs que je fredonne pour avoir l’air d’une petite fille. » 

Pépita : Toi qui t’es identifiée de suite à elle, as-tu eu peur pour Rosalie ? De ce qu’elle allait découvrir ?

Céline : J’avais peur mais en même temps, j’avais quand même le sentiment qu’elle n’était pas dupe et qu’elle cherchait justement le moyen de découvrir ce qu’on lui cachait depuis un moment. Les enfants sont malins, sensibles et on les met parfois à l’écart pour les protéger. C’est sans doute une erreur de vouloir penser qu’ils ne verront rien… Je pense au passage où sa maman lui lit les lettres de son père parti au combat… C’est assez parlant, non ?

Pépita : Oui je suis d’accord avec toi.Rosalie veut la vérité, elle ne pense pas à ce qu’elle va lui révéler, elle veut juste la vérité qu’elle pressent bien différente de ce qu’on lui sert.

Céline : Quel regard portes-tu sur les autres personnages de ce récit ?

Pépita : J’ai été très touchée par Edgar le cancre qui lui semble percevoir le côté déterminé de cette petite personne. Par le maître aussi qui même s’il reste dans son rôle est tout aussi surpris par cette détermination. Par la maman bien sûr car c’est une maman et comme toutes les mamans, elle fait ce qu’elle peut. Le passage de la neige d’anniversaire (neige d’anniversaire ! si on n’est pas dans l’enfance là !) est magnifique dans ce qu’il révèle de leur relation, de ce que cette relation devrait être s’il n’y avait pas la guerre. Et toi ?

Céline : Effectivement, ce sont les trois personnages qui se détachent du récit. La maman m’a beaucoup touchée. On la sent désemparée mais voulant bien faire. Elle est fatiguée, par son travail, par ce quotidien qu’elle vit seule et par la guerre… Lors de ma deuxième lecture, je me suis penchée sur le cas des autres personnages. Comment tous ces hommes et femmes ont trouvé le courage de faire face à la guerre ? Il le fallait, certes pour nous, c’est difficile à imaginer. Cela remet les idées en place et fait relativiser…

Pépita : La guerre c’est terrible, on ressent vraiment ce désarroi chez les personnages mais là elle est loin, presque irréelle, elle est ressentie par l’absence, par les stigmates dans les corps (le maître d’école), par les usines d’obus, par les privations (peu de nourriture),…Je trouve que c’est une façon de parler de la guerre qui est moins violente à première vue mais si insidieuse qu’elle en est tout autant violente dans ses symboles.

Mes filles m’ont dit : mais maman, on ne peut pas lire cette histoire à des enfants ! J’ai été surprise par leur remarque mais en même temps…J’ai une amie qui hésitait aussi à la lire à sa fille de 9 ans. Tu en penses quoi ?

Céline : Je me suis aussi posée la question de l’âge. Gallimard le propose à partir de 7 ans. Clairement, je trouve ça un peu tôt. Même si on adopte le point de vue d’un enfant et que certaines choses nous sont cachées, cela ne reste pas moins une histoire dans un contexte qui sera peut-être difficile à faire comprendre à des enfants trop jeunes. Après, c’est aussi un album qui s’accompagne d’explications sur un sujet qui se discute et un thème qu’il faut aborder. Alors je suis assez partagée. Et toi ?

Pépita : C’est toujours compliqué l’âge mais je pense que c’est un livre que les enfants peuvent comprendre car on est dans l’enfance. On projette souvent trop des impressions d’adultes dans cette question. Il faut faire confiance aux enfants…

Si tu devais définir cet album (j’ai vu roman graphique mais non, pour moi, c’est un album) en un SEUL mot, quel serait-il et qu’aimerais-tu dire à son auteur et à son illustratrice si tu les rencontrais ?

Céline : Un seul mot : émotion. Et je crois que j’aurais envie de les serrer dans mes bras et de leur dire merci pour cet album qui m’a profondément bouleversée. Capitaine Rosalie va me rester longtemps à l’esprit. Et toi ?

Pépita : Le même mot que toi et je leur dirais juste merci pour cet album d’une sensibilité si rare. Je n’ai pas réussi à me résoudre à le ranger dans ma bibliothèque…

La lecture du passage : le début du livre

  • Nos chroniques respectives :

Pépita Méli-Mélo de livres

Céline HashtagCéline

Sélection autour du centenaire de la Première guerre mondiale

En ce jour de commémoration du centenaire de l’armistice de la première guerre mondiale, nous avons souhaité une fois encore partager des livres sur cette thématique. Entretenir la mémoire pour éviter que cette horreur recommence…Avec ces quatre années de célébrations nationales, la production littéraire a permis d’étoffer les propositions.

  • L’ennemi de Davide Cali et Serge Bloch-Sarbacane

Quand les auteurs de Moi j’attends montrent l’absurdité de la guerre et la peur de l’autre…Cet album raconte la guerre de position, la propagande avec un décor minimaliste.

L’avis d’Aurélie

  • 14-18 de Dedieu-Seuil jeunesse

Un recueil où les mots sont trop durs à sortir et que l’horreur ne peut être reflétée que par les traits de la sanguine.

L’avis d’Aurélie 

  • Le jour où on a retrouvé le soldat Botillon d’Hervé Giraud- Thierry Magnier

L’avis de Pépita

  • Chaque chose en son temps de Lorris Murail – Gulf Stream

Aux côtés de Reine, l’héroïne courageuse de Chaque chose en son temps, nous voilà de retour en pleine première guerre mondiale et ce, de façon très surprenante.

L’avis de HashtagCéline

 

*Retour sur des articles du blog sur le centenaire du début de la Première guerre mondiale :

La guerre de la boue

Le 11 novembre et après

Kik, son arrière grand-père et la première guerre mondiale 

Notre liberté d’aujourd’hui, nous la devons à nos aïeux

Rappelons-nous

Quand la guerre se raconte…encore !

 

Voici quelques bibliographies :

Le site du centenaire

Le site de l’académie d’Orléans-Tours

Le site de cache.media.education.gouv.fr

Les coups de cœur d’octobre 2018

Le week-end dernier nous avons bénéficié d’une heure de plus (piètre consolation pour voir la nuit tomber une heure plus tôt en ce lundi) et nous l’avons passé à… lire bien sûr ! Et parmi nos lectures du mois, des coups de cœur se distinguent…

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Chloé (Littérature enfantine) a choisi un album tout simplement merveilleux. Qui montre tout un tas de sports également merveilleux. Qui donnerait presque envie de s’y mettre, c’est dire si c’est merveilleux. Vive le sport, Ole Koennecke, école des loisirs.

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HashtagCéline s’est fait agréablement surprendre par Christopher Bouix. Son roman bourré d’humour et de références aux années 90 lui a fait profiter d’une petite parenthèse ensoleillée très appréciable en ce début d’automne  : La théorie de l’iceberg paru aux éditions Gallimard.

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Isabelle (L’île aux trésors) a été bouleversée par la lecture de Sirius, de Stéphane Servant : une couverture magnétique, une écriture lumineuse, une quête captivante, des rencontres extraordinaires et un message d’espoir, une invitation à prendre conscience du caractère éphémère et précieux de notre monde…

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Alice (Alireauxpaysdesmerveilles) s’est laissée amuser par un drôle de conte en randonnée qui présente intelligemment la chaine alimentaire. Un album poétique et inattendu  qui se recommence à l’infini… D’une petite mouche bleue de Mathias Friman.

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Colette, la collectionneuse de papillons, rêve d’aborder les rivages de l’art avec ses Petits-Pilotes à l’aide d’un bel album format paysage qui se déplie, dans lequel le lecteur crée sa propre exposition au gré des émotions que lui procurent les œuvres proposées sous formes d’autocollants repositionnables. Il s’agit de La Grande exposition des émotions de Claire Zucchelli-Romer publiées chez Palette…

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Aurélie a eu deux coups de cœur à mettre dans son atelier :

  • Le premier par sa forme atypique, Le livre du livre du livre de Julien Baer et Simon Bailly chez Hélium, qui met en abîme trois fois le même récit mais avec des illustrations différentes.
  • Le deuxième par l’envie irrépressible de lire à voix haute le très bon conte Le p’tit bossu qui en avait plein l’dos de Gigi Bigot et Pauline Comis chez Didier Jeunesse. Un album sur le harcèlement scolaire mais aussi sur le refoulement des soucis de la vie.

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Bouma (Un Petit Bout de Bib) a traversé l’Atlantique, est revenue quelques années en arrière, le temps de découvrir la Pension Giboulée et sa ribambelle de personnages sortie tout droit de l’Amérique des années 50. Avec Broadway Limited de Malika Ferdjoukh, elle a passé un superbe moment et vous conseille chaudement cette série de l’école des loisirs.

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Pépita de Méli-Mélo de livres a eu tellement de coups de cœur le mois dernier qu’il est très difficile de ne pas tous les mettre. Mais elle a été littéralement cueillie par ce sublime album « Capitaine Rosalie » de Timothée de Fombelle et Isabelle Arsenault chez Gallimard jeunesse, dont vous retrouverez une lecture en duo lundi prochain sur ce blog. Patientez jusque là !

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Yoko Lulu (Lectures lutines) a été charmée par les mystères et le suspense entourant le manga Orange d’Ichigo Takano chez Akata. Ses sept tomes abordent l’amour, le suicide et la téléportation d’une façon légère et agréable.

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Pour Sophie, c’est un coup de cœur pour un album d’une ancienne branche de l’arbre, Sandra Le Guen. Avec les illustrations pétillantes de Popy Matigot, elle propose un bel album sur l’envie de voyager jusqu’À l’horizon, publié chez Maison Eliza.

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Et Solectrice (Lectures lutines), a été attendrie par une bande dessinée sage et poétique. De brefs récits mêlant contes zen et attentions au monde qui nous entoure. La vie semble plus simple quand on la voit du bon côté ! Ainsi considère-t-on autrement la malchance avec Le jour où le bus est reparti sans elle de Béka et Marko chez Bamboo édition.

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Vous aussi, profitez pleinement de ces journées automnales, des veillées à lire et n’hésitez pas à partager avec nous vos impressions sur ces coups de cœur.

Forêts magiques, forêts mystérieuses

Jungle luxuriante, obstacle infranchissable, réservoir de vie réconfortant mais fragile, décor tour à tour étrange, merveilleux et terrifiant, la forêt est omniprésente en littérature jeunesse. Avec cette sélection thématique, nous aimerions vous emmener dans des forêts un peu particulières : les forêts empreintes de mystère, de magie et de créatures fantastiques qui peuplent les lectures enfantines, des contes traditionnels jusqu’à aujourd’hui. Parfois « interdites », elles attisent la curiosité des petits et des grands. Oserez-vous nous suivre au fond des bois ?

  • Les Minuscules (de Roald Dahl, Gallimard jeunesse)

« Interdite, interdite, la forêt,
Facile d’y entrer,
Impossible d’en sortir. »

Le grand bois sombre qui jouxte le jardin de Petit Louis est terriblement effrayant – sa mère raconte que même les grandes personnes ont peur d’y pénétrer – mais comme tout ce qui lui est proscrit, la « forêt interdite » attire irrésistiblement le petit garçon… Une forêt aux arbres immenses peuplés de monstres et d’étranges habitants, pleine de mystères et de secrets – mais est-il bien vrai qu’il est impossible d’en sortir? En tout cas, il est impossible de ne pas se laisser happer par la course effrénée de Petit Louis à travers ce bois un peu magique, contée avec tout le génie de Roald Dahl !

L’avis d’Isabelle (sur l’île aux trésors)

  • La fille qui avait bu la lune (de Kelly Barnhill, Anne Carrière éditions)

Le Protectorat est une oligarchie embrumée, prise en étau entre un marais fertile et une forêt maléfique, placé sous le joug d’un pouvoir autoritaire. Ignorant que les secousses, les failles, les crevasses bouillonnantes, les fumées toxiques et autres émanations traîtresses qui menacent ceux qui s’aventurent hors des sentiers battus sont le fait d’un volcan, les citoyens du Protectorat s’en remettent aux croyances propagées par leurs dirigeants : chaque année, le bébé le plus jeune doit être abandonné dans la forêt, en sacrifice à la sorcière en échange de la sécurité du peuple. Et chaque année, la vieille Xan, sans rien y comprendre, met le bébé à l’abri des bêtes sauvages et des dangers de la forêt. Mais cette année, rien ne se passe comme d’habitude : une mère qui devient folle de chagrin lorsqu’on lui prend sa petite fille, un jeune garçon marqué à vie par cette scène, une petite fille pleine de vie et de volonté qui développe un potentiel magique sans précédent… Ce roman aux allures de conte nous plonge dans une forêt des plus étranges !

L’avis d’Isabelle sur l’île aux trésors

  • La forêt en mon cœur (d’Adolfo Serra, Éditions Balivernes)

Un album qui nous plonge au cœur d’une forêt merveilleuse, mais emprunte de mélancolie. L’absence de texte et la force évocatrice des illustrations esquissées à l’encre et à l’aquarelle laissent libre cours à notre imagination: sombre ou lumineuse, cette forêt ne vous laissera pas indifférent !

L’avis d’Isabelle sur l’île aux trésors

  • Le loup venu (David Gauthier et Marie Caudry, Éditions Thierry Magnier)

Un album envoûtant au cœur de cette forêt luxuriante et qui célèbre l’imaginaire enfantin.

L’avis de Pépita sur Méli-Mélo de livres et de Bouma d’Un Petit Bout de bibliothèque

  • Comment ne pas se faire manger par les ours (Michelle Robinson et David Roberts, Scholastic)

Quand un petit  garçon brave le danger malgré les avertissements du narrateur. Un album ramené du Canada.

L’avis d’Aurélie d’Atelier de cœurs

  • La Grande forêt (Anne Brouillard, l’école des loisirs)

Anne Brouillard emmène ses lecteurs dans un pays inconnu où les enfants mousses disparaissent, où les animaux parlent et où les enfants sont comme les autres… Véritable Objet Littéraire Non Identifié, ce magnifique mélange les genres comme jamais et ravira petits et grands pour son esprit d’aventure et son imagination.

L’avis de Bouma d’Un Petit Bout de bibliothèque et l’avis de Pépita-Mélimélodelivres

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  • Dans la forêt d’Okkaido (Eric Pessan, École des Loisirs)

Un récit à la dimension fantastique où le rêve et l’imaginaire tiennent une place centrale. Tel un Petit Poucet, un jeune enfant a été abandonné dans une forêt au Japon et à 10 000kms de là en France un autre enfant le voit en rêve.

L’avis d’Alice, l’avis de Sophie, l’avis de Pépita-Mélimelodelivres et l’avis de Yoko Lulu (Lectures Lutines)

  • Dodo l’enfant do (Thimothy Knapman, Helen Oxenbury, Kaléidoscop)

Alice et Jack jouent dans leur jardin, à la lisière de la forêt quand un son étrange attire leur attention. Alice, l’aînée, n’hésite pas une seconde, elle veut aller voir de quoi il s’agit. Et c’est au cœur de la forêt qu’ils découvriront une scène d’une grande tendresse, très rassurante.

L’avis de Chloé (littérature enfantine)

  • Pierre et la sorcière (Gilles Bizouerne, Roland Garrigue, Didier jeunesse)

L’impertinent petit Pierre n’a pas peur de la sorcière. C’est pour cela que, refusant d’écouter ses parents, il s’aventure dans la forêt. Où, bien entendu, la mauvaise rencontre finit par avoir lieux. Mais le dindon de la farce n’est pas forcément celui qu’on croit.

L’avis de Chloé (Littérature enfantine)

  • La forêt évanouie (Nicolas et Amandine Labarre, Carabas)

Au petit matin, en se réveillant, les animaux la cherche, la piste, avance encore et encore, mais en vain, ils doivent bien se rendre à l’évidence : la forêt a disparu ! Belle histoire avec de jolies illustrations représentant bien la magie de la forêt !

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L’avis de Yoko Lulu (Lectures lutines)

  • L’ogre à poil(s) (Marion Brunet, Sarbacane)

Cette suite de l’Ogre au pull vert moutarde et l’Ogre au pull rose griotte emmène cette fois-ci les héros dans la forêt, au milieu de sorcières et monstres en tout genre. Leur mission : sauver la forêt, qui court un grave danger !

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L’avis de Yoko Lulu (Lectures lutines)

  • Dans la forêt du paresseux (Anouck Boisrobert, Louis Rigaud, Hélium)

Parce qu’il faut les protéger, parce qu’on ne peut pas vivre sans elles, ce bel album pop-up rappelle les ravages de la déforestation pour la faune et la flore mais montre aussi qu’on peut réparer les dégâts et replanter des arbres !

L’avis de Sophie

  • La montagne noire ( Maria Jalibert, Didier Jeunesse)

Un premier roman réussi signé Maria Jalibert qui nous entraîne au coeur d’une forêt étonnante et inquiètante pleine de mystères et de magie. Rémi, le héros, va devoir faire face à ses peurs et trouver le courage de les surmonter. Une belle découverte !

L’avis de HashtagCéline