Du bonheur !

« Le bonheur est la seule chose qui se double si on le partage. »

Albert Schweitzer

Et si on finissait cette période pas si facile par une sélection thématique sur le bonheur ? Un thème large comme le bras, mais que la littérature jeunesse ne boude pas. Et comme ici on aime partager, c’est parti…

Avant d’aborder nos billets d’été et notre écoloswap !

******

Dans la collection d’Ada, un merveilleux-prodigieux-fabuleux album de Béatrice Alemagna : La Gigantesque petite chose ! Un album géant, réconfortant, dans lequel on pourrait presque se lover et partir, rêveur, à la recherche de cette si précieuse petite chose qui nourrit les coeurs et fait pétiller les regards !

La Gigantesque petite chose, Beatrice Alemagna, autrement jeunesse, 2011.

******

Dans le monde d’Alice, juste une poignée de sable,… quelques grains restés au fond de la chaussure pour faire pousser les souvenirs et remédier au cafard. Il n’y a rien de plus beau que les petits bonheurs éphémères de l’enfance !

Graines de sable de Sibylle Delacroix. Bayard, 2017

******

…installe-toi confortablement. Tu ne dois pas bouger. Essaie de ressentir la chaleur du soleil sur ta peau, d’écouter le bruit des feuilles qui s’agitent dans le vent et celui des insectes qui bourdonnent…et ne pense à rien du tout. Maintenant, ferme les yeux.

N’est-ce-pas cela le bonheur ?

Un album attendrissant et zen nous rappelant les moments simples de la vie. Claudia

Laissez-moi tranquille… de Galia bernstein
Nathan, 2019

******

Un morceau de bambou, quelques feuilles, le travail délicat de la vannerie donne naissance à l’oiseau de brindilles porteur d’espoir. Le bonheur se trouve parfois dans de bien petites choses, c’est l’importance qu’on leur donne qui fait la différence. Et si le bonheur se trouvait dans l’autre et l’amour qu’il nous donne? Linda.

L’oiseau de brindilles de Agnès Bertron-Martin et Qu Lan
Gautier Languereau, 2018

******

« Pour tous les enfants des villes qui illuminent les ruelles de leur imagination débordante… »
Et tout ce vacarme dans la maison qui empêche Albert de lire. Ce dernier trouve refuge dans une sort de débarras où trône une jolie peinture représentant un couché de soleil sur la plage. Quoique de plus propice à la rêverie et à la lecture? Ah enfin, Albert va pouvoir lire au calme quand soudain deux rempoteuses de fleurs font leur apparition. Ce n’est pas gênant, Albert s’imagine sur sa chaise longe tandis que les fillettes font des châteaux de sable. Un autre camarade, amateur de badminton, cherche des joueurs, hélas notre Albert est trop occupé. Une petite fille accepte et c’est drôlement bien de faire des raquettes sur la plage. Ainsi de suites, d’autres enfants vont venir dans ce débarras jusqu’à temps qu’Albert s’emporte ! Trop trop de bruit l’empêche de lire. Et si pendant un petit moment, tout le monde s’arrêtait, prenait un bouquin ?

La quête d’Albert d’Isabelle Arsenault – la Pastèque, 2019 

A la lecture de cette BD, le lecteur est transporté tour à tour par la recherche de la quiétude que provoque la lecture et par les relations qu’entretiennent ce groupe d’enfants. La construction est intéressante, elle interroge sur le fait de se détacher de son quotidien et de faire d’un tableau un endroit où se réfugier tout comme dans la lecture. Les illustrations toutes nuancées d’orange, bleu-vert apportent une touche vintage à cette BD un peu hors du temps ancrée dans la rêverie et l’amusement. Par Liraloin.

******

Il est où, le bonheur, il est où ? Et bien parfois, il est là-bas et il ne faut pas perdre espoir lorsqu’on l’a perdu de vue… Voilà ce que nous rappelle cette pépite d’album portée par les illustrations extraordinaires de Matt Ottley et la poésie des mots de Rebecca Young. Un livre plébiscité sur l’île aux trésors !

Là-bas, de Rebecca Young et Matt Ottley, Éditions Kaleidoscope, 2020.

******

Le bonheur peut-il être trouvé dans un rêve, une fantasmagorie, un monde imaginaire lorsque la réalité est trop plate et morose ? Voici la question passionnante qui est au cœur du roman Éden. Quelle que soit la réponse, la lecture de ce livre immersif et très original a été un vrai bonheur pour Isabelle !

Éden, de Rebecca Lighieri, L’école des loisirs, 2019.

******

Le bonheur peut aussi être l’évocation de moments simples mais précieux, parce qu’ils sont partagés. C’est en tout cas le ressenti de Lucie suite à sa lecture de Le souffle de l’été d’Anne Cortey. Cet album propose quatre épisodes qui semblent anodins mais font le sel d’un été réussi. Un très joli livre pour attendre les vacances !

Le souffle de l’été, de Anne Cortey et Anaïs Massini, Grasset Jeunesse, 2017

******

« Après l’attente…le bonheur ! ». Parfois, le bonheur, c’est se donner les moyens de réaliser son rêve… C’est le cas d’Imani et de son taxi. Un album chaleureux et optimiste !

L’avis de Pépita.

Le taxi d’Imani, Thierry Lenain et Olivier Balez, Albin Michel jeunesse

Il est des albums qui savent dire en peu de mots l’essentiel : Quelque chose de grand est de ceux-là. Car parfois le bonheur tient à un petit rien du tout mais qui emplit une sortie entre deux frères d’un bonheur plus grand encore.

L’avis de Pépita

Quelque chose de grand, Sylvie Neeman & Ingrid Godon, La joie de lire

******

« Le bonheur est dans le pré…Cours-y vite, cours-y vite,

Le bonheur est dans le pré…Cours-y vite, il va filer !« 

Lecture d’enfant #32 : L’Héritier des Draconis

Juliette, 11 ans, a récemment dévoré L’Héritiers des Draconis de Carina Rozenfeld, publié chez Gulf Stream éditeur. C’est avec beaucoup de plaisir que nous avons fait ce petit jeu de questions/réponses pour vous présenter une série jeunesse entre fantastique et fantasy qui fait pousser des ailes.

Pourquoi as-tu choisi ce livre ?

J’avais envie de lire une aventure fantastique avec des dragons. En faisant une recherche à la médiathèque, j’ai découvert cette série. La quatrième de couverture m’a donné envie de lire le premier volume que j’ai adoré.

Tu aimes les dragons ?

J’ADORE les dragons! Ils sont magnifiques et ont une allure élégante.

Qu’as-tu aimé dans cette histoire ?

J’ai aimé les trois personnages principaux et la belle amitié qui les lie. Mais ce que je préfère c’est la capacité des draconis à se transformer en dragon. C’est un pouvoir vraiment génial et qui demande un vrai apprentissage pour « être » un vrai dragon. Il y a plein d’aventures et de rebondissements qui ne laissent pas le temps de s’ennuyer.

Qu’est-ce qu’un Draconis ?

C’est le nom des habitants de Draconia, le monde parallèle dans lequel se déroule l’histoire.

Je suppose que l’héritier dont il est question dans le titre est le héros de l’histoire. Peux-tu nous le présenter ?

Elliott a onze ans, il a des pouvoirs étranges depuis tout petit ; par exemple rien qu’en regardant une figurine de dragon, il peut se transformer et prendre son apparence.

Est-il ton personnage préféré ?

Non. Je préfère son ami Gédéon qui est trop drôle. Il est fan de karaté et de films de combat. Il compare tout à des films ou des dessins animés, ce qui crée des situations amusantes.

Combien y a-t-il de volumes ? Les as-tu tous lu ?

Il y a 5 tomes et oui, je les ai tous lus. C’est une super série que je conseille à tous ceux qui aiment les créatures légendaires, l’aventure et les pouvoirs magiques. Foncez !

Merci Juliette de nous avoir présenté cette série qui, on l’espère, vous plaira également ! À lire dès 9 ans.

Le Dernier roi des loups : Prix Sorcières 2020, catégorie Carrément Sorcières fiction.

Chaque année, à l’ombre du grand arbre, nous scrutons avec délectation du haut de nos branches , la sélection du Prix Sorcières, prix organisé conjointement par l’Association des librairies spécialisées pour la jeunesse (ASLJ) et par l’Association des bibliothécaires de France (ABF). Et cette année, un objet littéraire non identifié à attiré notre attention. Nous vous laissons admirer sa couverture avant de partager la lecture commune qui s’ensuit entre Pépita et Colette. Il a d’ailleurs remporté le Prix Sorcières Carrément fiction.

Le Dernier roi des loups : l’histoire vraie de Lobo le loup et d’Ernest Seton le chasseur,
William Grill, Sarbacane, 2019.

Colette. – Quand tu as eu ce livre entre mains, Pépita, qu’as-tu imaginé ? Que ce soit son format, son titre ou l’illustration de couverture il y a quelque chose d’hors-norme dans cet objet non ?

Pépita.- J’ai imaginé une histoire de loup bien sûr vu le titre mais tu as raison de souligner son mystère : la couverture donne d’emblée la couleur des tons mais aussi un mouvement de liberté dans le paysage entrevu de steppes et de forêts, un sentiment de ténacité et de loyauté dans le regard du loup. L’épaisseur de l’album aussi : une longue histoire attend le lecteur.

Colette.- Je pensais que c’était une BD quant à moi en l’empruntant, étant donné son grand format ! J’ai donc été surprise en découvrant qu’il s’agissait d’un album mais un album à l’orchestration graphique très originale alternant des pages composée de petites vignettes sans cadre, de grandes illustrations double pages, des pages qui font la part belle au texte. Un livre qui n’appartient à aucun genre en quelque sorte. As-tu toi aussi eu besoin de le feuilleter, de le parcourir avant d’y plonger ?

Pépita.- Et bien non, je me suis plongée de suite dedans et c’est vrai que la forme est à mi-chemin entre bande dessinée et album. On pourrait même dire roman puisqu’il est presque chapitré. J’avoue que j’ai eu du mal avec les dessins assez petits des vignettes. Non pas que le sans texte me rebute, mais leur petitesse m’a un peu désarçonnée au début dans ma lecture. Et puis , je m’y suis faite, sans même m’en apercevoir, car l’histoire est prenante. Mais ce n’est pas une BD au sens classique du terme : ces vignettes sont comme un film, tu sais, comme ces petites images qu’on projette , sauf que là, elles ne se superposent pas mais se suivent. Je me suis surprise à aimer ce procédé au cours de ma lecture, comme s’il était indispensable que le lecteur se concentre. L’alternance des points de vue dans le traitement des illustrations est vraiment intéressante.

Colette. – Pour toi, qui est le personnage principal de cet étrange album ? En effet le sous-titre annonce une sorte de duel de héros en évoquant « L’histoire vraie de Lobo le loup et d’Ernest Seton le chasseur »

pita. – Ah ! Très bonne question ! Au départ, on se dit que c’est Lobo le loup mais le changement qu’il induit dans la mentalité du chasseur est telle qu’on se dit que c’est lui finalement. Et puis, non, parce que sans l’intelligence hors norme de ce loup extraordinaire, rien n’aurait pu arriver dans cette prise de conscience. Alors disons qu’ils sont deux héros complémentaires !

Tu parlais plus avant de la forme de ce livre. Ce qui m’a intriguée aussi, c’est l’unicité des tons de coloris employés. Quel effet cela a pour toi ?

Colette.- Oui les couleurs de la nature dominent dans cet album, brun, noir, bleu et blanc dans toutes leurs nuances, mais plus que les coloris c’est le geste de l’artiste qui m’a semblé former une unité, je ne sais pas quelle est sa technique, j’ai l’impression que c’est du crayon de couleur, utilisé dans des croquis dynamiques comme faits sur le vif.

Pépita.- On dirait quasiment un carnet de croquis dessiné au fil de l’aventure. Les coloris font vraiment ressortir l’aridité des paysages mais aussi celui du cœur des hommes.

Mais ce titre : Le dernier roi des loups ? Il dit bien ce qu’il veut dire mais le lire c’est autre chose ! Comment as-tu ressenti cette histoire ?

Colette.- J’ai été horrifiée, mortifiée de découvrir une fois de plus l’incroyable cruauté de l’homme, cette incapacité à vivre dans la nature sans vouloir à tout prix la dominer, la maîtriser, la mettre à genoux. Tant de stratagèmes inventés de haute lutte pour piéger Lobo le loup, dont la menace est somme toute relative, l’intelligence subtile d’Ernest Thompson, pourtant naturaliste, utilisée dans le seul but de nuire à l’animal… tout cela m’a écœurée au sens presque premier du terme : c’est comme si on m’enlevait le cœur. As-tu ressenti la même chose ?

Pépita.- oui complètement ! Les pages 27 et 28, avec cette litanie de pièges, de cages, de lassos, de fusils, tout l’attirail pour capturer ce loup m’a soulevé le cœur. On sait d’emblée qu’il est condamné. Plus on approche de la fin, plus on tremble pour lui. C’est un trophée. Il n’ y a pas une once de courage là-dedans. Sauf du côté du loup. Qui lui est loyal.
C’est ça cette histoire : lâcheté versus loyauté. C’est une histoire vraie. As-tu été convaincue du revirement du chasseur ?

Colette.- Je voulais justement l’évoquer avec toi, ce revirement ! Non, je n’ai pas du tout été convaincue par ce revirement : à peine un mois après avoir abattu Lobo grâce à un piège d’une perversité inégalée, voilà notre chasseur devenu « un autre homme » comme l’annonce le titre du dernier chapitre ! Et l’auteur enchaîne ensuite sur la liste des initiatives en faveur de la protection de la nature que Seton va prendre suite à sa soudaine (mais si tardive) révélation… Il manque quelque chose pour que ce revirement soit crédible, un psychorécit, une confession, une confidence. On passe bien trop vite de l’obscurité à la lumière, l’humain n’est pas si manichéen…J’avoue que c’est ce qui m’a le plus déçue dans cette lecture.

Pépita.- Je te rejoins : on a à peine le temps de se remettre de cette traque et mise à mort cruelles que ce revirement manque singulièrement de crédibilité. J’ai été tout autant dubitative que toi. J’aurais tant aimé que cet homme soit sensible au message de ce loup avant l’irréparable !

Mais parlons de ce Lobo ? Loup en espagnol. Que t’as inspiré cette bête (pas si bête !) ainsi que son clan ?

Colette.- Je ne savais pas que Lobo voulait dire Loup en espagnol ! Merci ! Et bien le clan de Lobo, contrairement au « clan » des hommes, a suscité toute mon adhésion. Ce groupe d’animaux incarne des valeurs de coopération, d’intelligence collective et, à ma grande surprise, d’amour. C’est d’ailleurs le chapitre dédié à Blanca qui m’a le plus émue… Qu’en as-tu pensé de ce lien entre le roi des loups et cette louve blanche ?

Pépita.- Ce lien m’a émue au plus haut point, comme toi, quelle leçon d’amour absolu et respectueux en même temps ! Quelle fidélité ! Quelle abnégation ! Oui ce clan des loups a beaucoup à nous apprendre !

Colette. – En parlant de cet amour absolu, comment as-tu compris la mort de Lobo ?

Pépita.- Je l’ai comprise de deux façons : comme un désespoir sans fond, une capitulation face à la douleur provoquée par la cruauté des hommes : sans sa Blanca, il n’a plus de raison de vivre. On dirait qu’il sait que la mort est le seul moyen de vivre encore un peu en la retrouvant. Alors qu’il a déjoué tous les pièges tendus, on dirait qu’il s’est délibérément jeté dessus cette fois, les quatre pattes enferrées. Donc aussi comme une bravade : Lobo met l’homme face à sa lâcheté grâce à son courage, sa noblesse et sa grandeur d’âme. Bien qu’il soit atteint dans ce qu’il a de plus cher, il lui fait comprendre qu’il choisit de mourir et la façon de le faire. C’est son ultime choix d’animal sauvage. Sans une plainte. La double page de médaillons, à la suite de sa mort, qui reprennent des moments de sa vie avec Blanca, sont extrêmement touchants. D’ailleurs, le chasseur, quand il a compris bien trop tard, a honte. C’est le mot utilisé. Cette fin m’a serré le cœur au-delà des mots.

Colette.- Une sorte de suicide donc ? Et ce serait cette mort et la honte qui s’en est suivie qui aurait transformé Seton ? D’ailleurs, parlons peut-être de ce qui se passe après pour Seton : parmi ses nombreuses initiatives écologiques, laquelle as-tu retenue ? Pourquoi ?

Pépita.- Je ne dirais pas suicide mais sacrifice : comme si Lobo avait perçu que chez cet homme, il fallait en arriver là pour une prise de conscience. Tu l’as vu comment toi ?
Parmi ses actions, celle que j’ai le plus retenu c’est la création des Scouts d’Amérique. Quand même ! Vouloir former des générations de jeunes à la protection de l’environnement, il faut le saluer.

Colette.- La mort de Lobo je l’ai vu comme celle des grandes héroïnes des romans du XIXe siècle, celles qui se laissent mourir de chagrin, celles qui se laissent mourir d’amour. C’est la phrase suivante qui accompagne la magnifique illustration du jour qui se lève qui me fait dire celà : « Quand l’aube se leva le lendemain, Lobo était toujours immobile et silencieux, mais la force et l’esprit extraordinaire qui vibraient en lui l’avaient quitté – le dernier roi des loups n’était plus. »

Pépita.- Cette phrase est magnifique en effet. Je pense que l’auteur a voulu montrer que malgré tout, l’homme et l’animal devraient pouvoir cohabiter. En tous cas, qu’il est crucial que cela soit ainsi. Chacun a sa place dans le respect du mode de vie de l’autre et que chasser juste pour le plaisir, ce n’est pas digne de l’homme. Je pense aussi qu’il a voulu montrer que le règne animal a beaucoup à nous apprendre. Et que l’homme devrait s’en souvenir. Ce qui nous arrive comme pandémie actuellement le prouve.

*********

Vous pouvez retrouver la chronique complète de Pépita

dans son MéLi-MéLo de livres.

Lecture d’enfant #31 : Catch, tournevis et lutins-robots

Le roman coup de cœur d’une jeune lectrice passionnée par les livres.

Je m’appelle Louisa, j’ai 10 ans, je suis en CM2 et j’ai envie de vous parler du livre : 

Catch, tournevis et lutins-robots

Ça parle de quoi ?

Le petit frère de Pénélope vient de se faire enlever par des lutins-robots – malpolis, qui plus est ! Va-t-elle le laisser disparaître dans une dimension parallèle ? Sûrement pas : elle part à la poursuite des kidnappeurs avec Dounia, sa meilleure amie catcheuse. Et si sur le chemin, elle doit faire équipe avec ce-crétin-de-Léopold, son rival, affronter une reine (bleue) complètement cinglée, gagner un combat de catch géant, ou déclencher une révolution robotique, qu’à cela ne tienne ! Personne ne lui pique son frère : elle a besoin de lui comme cobaye pour ses expériences scientifiques…

Auteure : H. Lenoir
Illustratrice : Marie Morelle
Sarbacane p.192

Pourquoi as-tu choisi ce livre en particulier ?                                                                                                                  
J’ai découvert ce roman en participant à un groupe de lecteurs, Mes premières 68 qui propose une sélection de premiers ou deuxièmes romans jeunesse d’auteurs francophones (concept : livres voyageurs). C’est une lecture qui m’a permis de quitter ma zone de confort : lire des romans plus volumineux et m’intéresser à une catégorie que je ne connaissais pas trop (Aventure/humour).

Qu’as-tu aimé dans cette histoire ?

J’ai aimé découvrir les illustrations au fil des pages, elles sont d’ailleurs très réussies. J’ai aimé tous les personnages. J’avais l’impression d’être à leurs côtés et même parfois, je m’identifiais à eux. Ce qui m’a plu aussi, c’est que chaque personnage a une passion bien à lui. Il y a énormément d’actions, de rebondissements et de surprises. 
L’histoire est rythmée, touchante et à la fois amusante.
J’avais toujours envie de continuer ma lecture car je voulais connaître la suite de leurs aventures.

Quelles sont les points forts de cette lecture ?

J’ai particulièrement aimé la morale de ce livre : Apprendre à connaître les autres, ne pas s’arrêter à des jugements et croire jusqu’au bout, à ses rêves ou à ses projets. 

Quel est ton personnage préféré ?

J’adore Pénélope, c’est une fille intelligente, rebelle et qui n’a peur de rien. Elle est très attachée à son petit frère et elle fera tout pour le sauver.  

Un dernier conseil ?

Ne pas s’arrêter à la couverture et au titre qui semblent être plus l’univers 
des garçons car ce n’est pas du tout le cas. 

Parole de maman :

J’espère que Louisa vous aura donné envie de découvrir ce roman d’aventure drôle.

Il est parfait pour les petits lecteurs qui commencent à lire des romans. Un bon compromis pour appréhender un certain volume de pages sans se décourager.

Merci Louisa !



Les loups

C’est vraisemblablement la figure la plus emblématique de la littérature enfantine. Traditionnellement, il fait peur et permet aux enfants de vivre -dans la sécurité d’une histoire- toutes leurs angoisses de dévoration, de donner forme aux pulsions les plus cruelles, de trouver le bouc-émissaire parfait pour tous leurs cauchemars.

Ces dernières années, pourtant, il est plus souvent représenté gentil, naïf ou carrément benêt, il est souvent le dindon de la farce.

Pourtant le loup continue de fasciner, de faire trembler et les enfants recherchent avidement les livres qui lui sont consacrés.

Alors explorons ensemble les différentes facettes de cette figure majeure du genre, à travers une sélection de nos ouvrages préférés.

*******

Le loup en slip, de Lupano et Mayana Itoïz chez Dargaud, a été offert à Aurélie par une arbronaute l’été dernier et est devenu le livre de chevet de sa dernière :hehe: Une histoire hilarante avec un clin d’œil à la BD Les vieux Fourneaux.

******

Debout le loup ! d’Isabelle Bonameau chez l’École des loisirs : un petit cartonné qui nous montre la vie quotidienne du loup, va-t-il manger une mouche ? Non ! Peut-être un enfant ? Non plus ! Vous savez le loup a aussi une vie… L’avis d’Aurélie

******

Quand le loup a faim de Kris di Giacomo et Christine Naumann Villemin chez Kaléidoscope : un album sur la thématique des voisins. Et oui, grosse frayeur pour les habitants de cette tour : un loup arrive en ville ! Un livre très drôle. L’avis d’Aurélie

******

Et pour changer du bon petit chaperon rouge traditionnel, voici un lien vers des propositions de contes détournés vus dans l’atelier !

******

Le petit loup de papier, de Céline Person et Francesca Dafne, paru en 2018 aux éditions Circonflexe. Un irrésistible petit loup de papier, dessiné avec tant d’amour par une petite fille, qui, pour contrer l’ennui et la solitude, se détache du frigo et part à la découverte du vaste monde… Un album plein de douceur et de poésie qui rend joliment grâce à l’esprit de l’enfance. L’avis d’Isabelle

******

Loup-garou ! de Cornelia Funke, publié en 2016 par les éditions Rageot. Matt n’est ni très grand, ni très fort, ni très courageux dans le noir. Or, après s’être fait mordre par un chien, ses sens s’aiguisent, sa voix devient plus grave, son corps plus fort et plus velu… Matt est bien embarrassé vis-à-vis de son entourage… Mais souhaite-t-il finalement réellement faire disparaître le loup en lui ? Un excellent petit roman parfait pour se lancer dans la lecture de textes plus longs, avec un format adapté aux dys ! L’avis d’Isabelle

******

Geoffrey de Pennart a fait du loup une figure centrale de ses albums et se propose de le réhabiliter. Comme dans Le déjeuner des loups, l’histoire d’un cochon apprivoisant un loup grâce à ses multiples talents. L’avis de Lucie

******
 
Dans Un loup tout nu de Thierry Robberecht, un loup en peine va trouver secours auprès d’une courageuse poulette. Mais sa vie en sera transformée ! L’avis de Lucie
 
 

******

Ma culotte de Alan Mets : dans cet album, il est question d’un loup amoureux, d’une belle culotte rouge, d’un gigot sur pattes qu’on enferme à clé avec du thym pour lui donner bon goût, d’un rendez-vous galant et d’un imprévu. Très drôle !

Résultat de recherche d'images pour "ma culotte mets"

******

Attention ! Les pages de l’album Où est le loup ? de Martine Perrin (Ed. Saltimbanque) dissimulent une multitude de loups ! Caché, en morceaux, coupé, silhouette parmi d’autres ou encore en lettres… Ouvrez l’œil, le loup est peut-être derrière vous ! Les avis de Bouma, de Pépita et de HashtagCéline.

******

Dans cet album, il y a un loup mais aussi un canard et une souris. Ces deux derniers se sont fait avaler par le premier et ils le vivent plutôt bien ! Le loup, le canard et la souris, une histoire décalée et amusante à souhait écrite par Mac Barnett, illustrée par Jon Klassen et parue à l’école des loisirs. Les avis de Pépita et de HashtagCéline.

******

Quand on parle de loups, il ne faut pas se fier aux apparences. Pour vous le prouver, arpentez la forêt où rode Fenris le féroce, vous verrez : derrière les pupilles écarlates, il y a toute une histoire à retracer. C’est cette histoire que vous découvrirez dans Féroce de Jean-François Chabas et David Sala. L’avis d’Ada

******

Dans Cœur de bois, de Régis Lejonc et Henri Meunier, notre ami le loup a pris un sacré coup de vieux… Et entre pitié, fascination et vengeance, on ne sait plus trop à quel saint se vouer pour l’apprivoiser. Ce magnifique album avait donné lieu ici même à une lecture commune et à des lectures d’enfants, très riches à l’image de cet album hors-norme.

******

Y a un loup ! de Mathieu Maudet chez Loulou & cie est un régal de construction, d’humour, d’observation et d’absurde : les petits adorent ! L’avis de Pépita

******

Mort au loup ! de Philippe Jalbert, Seuil jeunesse : Rires à tous les étages dans cet album au rythme effréné et au second degré à toutes les pages ! L’avis de Pépita

*******

Dans Lulu et le loup bleu de Daniel Picouly et Frédéric Pillot, Lulu Vroumette vient en aide à un grand loup bleu végétarien dépourvu d’agressivité, handicapé par un bégaiement qui amuse ses victimes potentielles. Lulu et ses amis vont s’unir pour l’aider à s’intégrer. Cet album, aux illustrations colorées et très détaillées, aborde le handicap et la différence intelligemment et avec humour; il met en avant l’importance de la solidarité dans l’intégration. (Linda)

*******

Et vous, quel est votre livre préféré sur le loup ?