Nos coups de cœur de l’été

Ca y est, l’été s’achève. Il aura été l’occasion de beaux moments de partage, de visites et de découvertes. Mais aussi de lectures et d’échanges !

Pour bien commencer l’année scolaire, voici les jolis textes que nous avons dénichés cet été.

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Chez Lucie, on a découvert l’univers de David Walliams avec beaucoup de bonheur. « Orphelins » depuis qu’ils avaient lus tous les romans de Roald Dahl, son fiston et elle ont été enchantés de retrouver des personnages loufoques, une délicieuse cruauté et surtout un humour très proche de celui du « Champion des histoires ». Sa collaboration avec Tony Ross est aussi à mettre en parallèle avec celle de Roald Dalh avec Quentin Blake, texte et illustration se répondant de manière amusante. Le Gang de Minuit et Ratburger ont donc recueilli tous les suffrages… En attendant de découvrir les autres !

L’avis de Lucie sur Le Gang de Minuit et Ratburger.

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Linda n’a pas beaucoup lu cet été, mais il est difficile de faire un choix tant les très bonnes lectures étaient au rendez-vous. Un titre se démarque pourtant, une réinterprétation moderne de l’opéra de Verdi : D’après la Traviata de Fabien Clavel, un roman lyrique, poétique qui l’a énormément touché. L’écriture est sensible, la mise en page dynamique rythme les paroles de l’héroïne créant un effet saisissant d’émotions. A découvrir dès 13 ans.

D’après La Traviata de Fabien Clavel, Gulf Stream, 2022.

L’avis complet de Linda est ICI.

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Pour Liraloin, l’été est toujours synonyme de lectures à foison et c’est toujours avec un grand carton rempli de livres que la fuite vers les vacances s’organise ! Voici deux coups de cœur en ce joli mois de rentrée. Le premier est une bande-dessinée de David Sala qui parle de la guerre et nous rappelle à notre devoir de mémoire et de transmission. Elle nous démontre également la force des liens familiaux peu importe son histoire et ses engagements. Une BD émouvante et d’une sensibilité rare.

Le poids des héros de David Sala, Casterman, 2022

L’avis complet de Liraloin est ici

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Dans cette deuxième lecture, il est question de relations humaines : imaginez-vous un lycéen un peu frêle, un peu timide déclamant un texte sur scène. Il est là devant ses camarades de classe, ses parents, ses professeurs. Comment va-t-il « interpréter » son texte, quelle est la nature réelle de son intervention ? C’est qu’il en faut du courage pour parler de soi, pour avouer sa souffrance et dénoncer le comportement de certains.

Tout va très vite dans ce texte qui crescendo monte en puissance. Je découvre, ici, l’écriture de Stéphane Servant, une force pas si tranquille. Un roman au ton juste qui dénonce les stéréotypes, qui donne confiance et montre l’importance de garder « la tête froide ».

Miettes (humour décalé) de Stéphane Servant, Nathan : collection court toujours, 2021

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Pour La Collectionneuse de papillons, l’été fut l’occasion de découvrir l’écriture d’Emilie Chazerand grâce aux excellents conseils de ses copinautes. Elle a enchaîné la lecture d’ Annie au milieu qui la fait rire, pleurer et rire avec celle de La Fourmi rouge qui la aussi fait rire, pleurer et rire ! Que ce soit les aventures d’Annie et son incroyable famille ou celles de Vania Strudel au destin si pathétique, les héroïnes d’Emilie Chazerand ont ce quelque chose d’infiniment bancal et de particulièrement poétique qui vous emporte immédiatement vers d’autres quotidiens que le vôtre mais qui pourraient quand même un peu y ressembler. On vous en reparle d’ailleurs très vite, ici même !

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Pou Blandine, les lectures et relectures ont été aussi nombreuses que bonnes. Découvertes d’écritures et d’univers, de récits enthousiasmants et engagés, de parcours de vie inspirants et relatés tout en pudeur ou interprétations, et de livres qui parlent de livres. Que du bon! En voici deux!

Promenade. Bernard FRIOT et Jungho Lee. Editions Milan, 2017

Ode aux livres, à la littérature et surtout à leur pouvoir, cet album grand format nous emporte en voyage au fil d’illustrations sur double-page qu’accompagnent pour chacune une ou deux phrases, métaphoriques. C’est beau et c’est fort.

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L’été du changement. Sophie ADRIANSEN. Editions Glénat et #onestpret, octobre 2020

La chaleur à Strasbourg est infernale. Mylan et Cléa subissent la canicule. C’est ainsi qu’ils se rendent à la Skihalle, une station de ski artificielle où ils vont ensuite chaque jour pendant une semaine avant de partir chacun de leur côté en vacances. Lui chez son oncle en Norvège, elle en Malaisie avec ses parents. Le dépaysement sera total pour les deux ados qui, au fil de leurs rencontres, activités et observations, vont se rendre compte de l’impact de leurs choix sur la planète, l’écologie, le climat, et de leurs modes de consommation… Tout en redoutant de paraître, ou non, rabat-joie aux yeux de l’autre.

L’écriture de Sophie Adriansen fait toujours mouche. Avec justesse et réalisme, elle nous décrit ici la prise de conscience écologique de deux ados amis au fil de leurs vacances estivales, diamétralement opposées. Il est aussi question de cultures, de consumérisme, et d’apparence. Un roman nécessaire!

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Isabelle et ses moussaillons ont embarqué à destination de l’archipel de Saltkråken, en Suède, grâce à la traduction d’un roman inédit en français d’Astrid Lindgren ! Avec la famille Melkerson, ils ont passé des vacances inoubliables, pêché, construit des cabanes et surtout goûté la saveur incomparable du partage et de l’amitié. Ce roman gorgé de soleil et de parfums iodés était LA lecture à voix haute idéale pour les vacances d’été. Ça marche aussi très bien pour prolonger à volonté le bonheur des vacances !

L’avis complet d’Isabelle

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Et en BD, le coup de cœur de L’île aux trésors va sans conteste à Sermilik. Cet album de Simon Hureau raconte l’aventure extraordinaire de Max Audibert, un Français qui s’est installé au Groënland dans un village Inuit. Le décor est d’une pureté grandiose, les lois de la nature implacable, les aventures de Max tour à tour drôles et terrifiantes. Sermilik se lit comme un hymne à la nature boréale, un récit atypique d’initiation, d’intégration et de transmission, une invitation à aller au bout des rêves qui nous tiennent à cœur. Une lecture intense et immersive qui nous laisse durablement la sensation du froid polaire et le halètement des chiens dans l’oreille.

L’avis complet d’Isabelle

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Votre été a-t-il été beau et riche de découvertes et lectures ? Les nôtres vous tentent-elles ? Dites-nous tout!

Lecture commune : Fin d’été

Pour finir l’été, nous avons préparé une lecture commune autour d’un album qui respire la fin des vacances et le désir de les prolonger encore un peu. Le très doux Fin d’été de Stéphanie Demasse-Pottier, illustré par Clarisse Lochmann.

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Fin d’été, Stéphanie Demasse-Pottier et Clarisse Lochmann, L’Etagère du bas, 2021

Lucie : J’avais envie de commencer en vous demandant comment vous aviez découvert le travail de Clarisse Lochmann, et sa collaboration avec Stéphanie Demasse-Pottier ?
Comme pour ma part c’est grâce à Colette, je suis curieuse de savoir ce qui la touche particulièrement ?

Linda : J’ai pour ma part découvert Clarisse Lochmann grâce à Colette qui nous a proposé son titre La passoire pour le prix ALODGA 2021. J’ai été séduite par son univers graphique et depuis je la suis de près. C’est sur son compte instagram qui j’ai eu vent de la sortie de Fin d’été que je me suis empressée d’acheter. L’occasion de découvrir la magnifique association de ces deux artistes talentueuses. Je viens d’ailleurs de me procurer leur dernier travail en commun Même les crocodiles n’ont pas sommeil !

Colette : Clarisse Lochmann a un style bien particulier, un univers à la fois flou et intense, que j’ai tout de suite reconnu quand j’ai vu la couverture de Fin d’été sur les rayonnages des nouveautés de ma médiathèque préférée ! C’est le bleu qui m’a fasciné, comme la première fois. Quand on a aimé un album à la folie comme j’ai aimé La Passoire, je ne pouvais résister à la tentation de m’agripper à cette fin d’été prometteuse. Et puis le titre de cet album a ouvert la porte des possibles et des souvenirs. Une porte qu’il me fallait plus qu’entrebâiller.

Blandine : C’est grâce à Colette, et sa proposition pour La Passoire, que j’ai découvert le travail de Clarisse Lochmann. Son univers graphique m’a immédiatement séduite et emportée. Pour Fin d’été, j’ai acheté l’album sans hésiter une seconde. La couverture est magnifique, et quel titre ! S’y entremêlent mélancolie, renouveau, transmission.
Quant à Stéphanie Demasse-Pottier, je la découvre avec cet album – et j’aime !

Lucie : Ce que dit Blandine au sujet du titre est très juste : trois mots, une petite fille qui ferme un parasol et nous voilà immédiatement renvoyées à nos propres souvenirs de départ. En tout cas ça a été très efficace pour moi. 
Avez-vous eu la même sensation ?

Linda : Je ne l’ai pas abordé sous l’angle du départ. Je pensais que l’album parlerait des vacances et des derniers instants que l’on savoure. Bien entendu cela a éveillé des souvenirs de ma propre enfance. Nous partions en juillet avec mes parents mais ils nous arrivaient souvent, jusque fin août, de goûter encore aux plaisirs des plages du nord avant de retrouver le rythme plus effréné qu’amène la rentrée scolaire.

Colette : Moi non plus, je n’ai pas du tout imaginé qu’il s’agirait d’un album sur le départ. J’étais tellement imprégnée encore de ma lecture de La Passoire que j’ai cru que l’album raconterait un évènement imaginaire, un mécanisme psychologique. Je ne m’attendais pas à une narration réaliste. Pourtant le titre aurait du me guider !

Lucie : Qu’ils relatent un mécanisme psychologique ou une narration réaliste, les deux albums que j’ai pu lire m’ont laissée avec une tristesse latente. 
Avez-vous ressenti la même chose ?

Blandine : Tristesse non, mais mélancolie oui. L’album, les illustrations « non figées » grâce à l’encre, nous transportent auprès des personnages, et nous emportent dans nos propres souvenirs, à la fois vrais et idéalisés. J’aimerais cette douceur de fin d’été/vacances, cette possibilité de prendre encore un peu le temps, de s’affranchir encore un peu des contraintes que la Rentrée entraîne.

Linda : J’ai pour ma part ressenti un profond sentiment de nostalgie, une volonté de retenir quelque chose, de faire durer un plaisir : les souvenirs de la nuit ou la joie des vacances.

Colette : J’ai tellement souffert de ce sentiment que la fin de l’été marquait : la fin de quelque chose de tellement plus grand et plus fort que simplement « la fin des vacances » que j’ai proposé à ma famille de ne plus laisser finir les vacances. Maintenant fin août, quand la rentrée approche, nous partons en vacances, au fil du rasoir, les jours juste avant de retourner à l’école. Une toute petite escapade mais qui nous fait nous sentir « rebelles et biens vivant.e.s » ! En fait le plus insupportable ce sont les quelques jours qu’on a tendance à prévoir pour reprendre les « bonnes habitudes » comme pour faire tampon entre deux vies, l’une de liberté, l’autre de contraintes. D’ailleurs ce sentiment en dit long sur les mécanismes qui régissent nos sociétés occidentales contemporaines dans lesquels le travail est encore très au cœur de notre existence, jusque dans son intime temporalité.

Blandine : Comme tu as raison Colette !! Cette habitude de « tout » prévoir, d’être constamment dans l’anticipation, dans le « au cas où », et qui finalement, nous empêche d’être dans le présent, dans l’instant, de vivre pleinement les moments qui s’offrent à nous, avec ceux qui nous entourent, eux-mêmes peut-être accaparés par leurs propres anticipations, parce qu’il faut se préparer, être prêts à … »
Quant au travail, il faut savoir couper, mettre de la distance, car il est facile de le laisser s’infiltrer à tous les moments de notre vie, par le biais des téléphones (surtout) qui nous servent à être joignables à tout moment et partout par les mails, messages, appels. Ou « simplement » pensées.

Lucie : Tu as raison Blandine, « mélancolie » est le terme juste.
Quant à la fin des vacances, ce petit moment volé m’a fait penser à ce que Timothée de Fombelle raconte dans Neverland : le départ du dimanche soir, à contre courant des vagues de retour pour un dîner-pique-nique à Fontainebleau (de mémoire). Cette capacité à saisir l’opportunité, à offrir des moments inattendus et précieux à ses enfants… C’est rare !

Blandine : Je vais faire remonter Neverland sur le dessus de ma PAL moi ! Ce qui empêche, ce sont des mécanismes ancrés d’habitudes, de transmission familiale, de craintes diverses. Il faudrait oser, oser oser même !

Linda : Oui c’est tout à fait ça ! Il est important de vivre l’instant présent, d’être spontané et de toujours laisser de la place à l’imprévu. Il y a toujours un plaisir immense à organiser les vacances, cela permet de se projeter. Mais une fois sur place, j’aime que nous ne fassions pas ce qui était prévu pour nous laisser porter par nos envies du moment. Au final nous savourons vraiment plus ces instants, pour la liberté qu’ils nous donnent de vivre pleinement une journée déconnectée de la rigidité du calendrier.

Lucie : Dans l’album, cette manière de retarder le retour m’a vraiment plu. Stéphanie Demasse-Pottier pousse plus loin que le traditionnel pique-nique sur la route. Cette nuit à la belle étoile est très jolie idée. Cela m’a donné l’impression que les parents n’avaient pas perdu leur âme d’enfant. Qu’ils sentaient la peine de leur fille et qu’ils décidaient de faire à leur famille un dernier cadeau, souvenir précieux, de leurs vacances. J’ai vraiment aimé que l’enfant semble associé à la décision de dormir dehors, au choix du lieu de campement…
Le souvenir et le temps (qui passe, que l’on décide de prendre ou non) me semble central dans cet album. Qu’en pensez-vous ?

Colette : Le temps en effet est au cœur de cet album : il y est question du temps que l’on prend, en famille, pour écouter ses émotions, les accompagner, leur trouver une manière de s’exprimer, de se transformer. On en parle souvent pour la colère mais plus rarement pour le chagrin, la mélancolie. Et puis dans cet album, c’est fait avec beaucoup de délicatesse, une certaine économie de mots, une forme de pudeur qui fait toute la beauté de l’écoute des parents. La tristesse de l’enfant résonne beaucoup en moi, j’imagine en vous aussi. Elle résonne sans doute d’autant plus que, souvent chez moi, elle n’a non seulement pas été entendue mais je n’ai jamais eu l’idée de l’exprimer. Peut-être vivions-nous cette mélancolie chacun.e de notre côté alors qu’il y a quelque chose de profondément joyeux à la vivre ensemble, à la célébrer ensemble.

Linda : Le temps rythme l’album de la même manière qu’il rythme nos vies. Que ce soit le temps que l’on prend, celui qui nous pousse à aller plus vite ou à ralentir, ici il est connecté aux émotions de chacun des personnages et c’est probablement pour cela que cet album nous touche autant. C’est aussi parce qu’ici les parents sont bienveillants, écoutent et accueillent les émotions de leur enfant avec délicatesse. Comme Colette, c’est quelque chose qui me touche intimement car mes émotions, surtout si elles étaient négatives, n’étaient pas entendues et il était même préférable de les taire. J’imagine que cela est lié à l’évolution du regard que l’on a sur l’enfant… Toujours est-il que je me demande également s’il ne serait pas plus agréable de partager notre mélancolie pour la rendre plus agréable.

Blandine : Je vous rejoins complètement sur le rapport au temps. Prendre le temps de faire les choses, comme de (re)connaître nos ressentis.
Je crois aussi qu’il y a quelque chose de générationnel dans l’expression possible des émotions et de leurs diversités. Pour preuve l’incroyable production (et pas seulement littéraire) autour d’elles. Ce qui était auparavant tu, indéterminé, non nommé ou réduit est désormais recherché dans toutes ses nuances. Être mélancolique, ce n’est pas forcément être triste ; être contrarié, ce n’est pas être en colère, etc. Parents et enfants sont encouragés à identifier les émotions. Cela crée ou renforce des liens, favorise des échanges et discussions. Mais il faut aussi garder de la spontanéité, de la surprise. Ce que font les parents de cet album. Et j’aime ça !

Lucie : Pour conclure, je vous propose de revenir un instant sur l’univers graphique de Clarisse Lochmann. Comme vous le disiez au début de cette discussion, c’est en grande partie ce qui vous a attirées vers cet album. J’ai eu la chance de rencontrer Clarisse Lochmann dans un festival, et elle plaisantait en disant qu’elle faisait des tâches et qu’elle débordait. Ces illustrations un peu floues sont en effet une marque de fabrique immédiatement reconnaissable. Que vous inspirent-elles ?

Blandine : Des tâches peut-être, mais avec un très fort pouvoir évocateur. J’aime qu’il n’y ait pas de contours, pas de limites, que ça déborde. La base est commune mais chacun y voit, y trouve, y ressent ce qu’il veut, ce qui s’impose. De fait, l’expérience de lecture est unique et sans cesse renouvelée. C’est très poétique. Paradoxalement, cette « liberté » peut aussi en dérouter certains.

Linda : De bien jolies tâches alors ! C’est un style graphique que j’apprécie énormément car ce flou laisse place à l’imagination de chaque lecteur et permet de laisser s’exprimer ses propres représentations. C’est vraiment poétique ! Comme le dit Blandine, ce style propose une expérience de lecture qui se renouvelle, ce qui est toujours très plaisant.

Colette : Ce que j’aime aussi dans le style de Clarisse Lochmann c’est qu’elle laisse les traces de ses esquisses, que l’on devine le crayon à papier. Je suis toujours pleine de gratitude pour les artistes qui nous montrent comment ils/elles travaillent, je trouve que c’est très généreux de partager avec nous, même implicitement, leurs secrets de fabrication.

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Nous espérons vous avoir donné envie de découvrir les albums de Clarisse Lochmann, qu’elle les ait réalisés seule comme La Passoire ou avec sa complice Stéphanie Demasse-Pottier comme Fin d’été ou Même les crocodiles n’ont pas sommeil ! Pour notre part, vous l’aurez compris, nous sommes sous le charme !

Prix A l’Ombre du Grand Arbre 2022 : Les Lauréats !

Voici enfin venu le moment de vous annoncer les Lauréats du Prix ALODGA 2022 !

Pour revoir les sélectionnés, cliquez sur les noms des catégories!

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Catégorie Brindille (album petite enfance)

Une histoire bien secouée, Corinne Dreyfus, Thierry Magnier, 2021. (39%, 11 Votes)

Des fourmis s’invitent dans une histoire et mettent sans dessus dessous les mots qui la racontent. Arriverez-vous à les faire partir pour en connaître le fin mot ? Un album drôle et interactif !

Catégorie Petites feuilles (album pour “grands”)

Les idées sont de drôles de bestioles d’Isabelle Simler, Editions Courtes et Longues, 2021 (53%, 20 Votes / 38)

Isabelle Simler arrive à saisir l’insaisissable pour nous les transmettre en mots et images. Un album fascinant!

Catégorie Grandes feuilles (roman jeunesse)

Notre première journée à la mer de Marie Colot & Florence Weiser, Editions Alice, 2021 (53%, 19 Votes / 36)

Découvrir la mer pour la première fois pour les élèves de Mlle Coline, c’est vraiment toute une aventure! Un roman touchant plein de fraîcheur!

Catégorie Belles branches (roman ado)

L’enfant Pan, d’Arnaud Druelle, Gulf Stream, 2021. (56%, 76 Votes / 135)

Qui est Peter Pan et comment est-il arrivé au Pays-de-Nulle-Part? Arnaud Druelle nous le raconte, liant et reliant la fiction à l’Histoire. Palpitant!

Catégorie Racines (documentaire)

Petite Pousse, Sophie Vissière, Helium, 2021. (58%, 11 Votes / 20)

Les plus petits ont aussi leur documentaire pour pouvoir découvrir les fleurs! Un album poétique et coloré!

Catégorie Branches dessinées (BD)

Jours de Sable d’Aimée de Jongh, Dargaud éditions, 2021. (70%, 14 Votes / 19)

Un roman graphique qui nous transporte dans le Dust Bowl et nous interroge sur le pouvoir des images. Magnifique et puissant!

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Vous avez été 276 à voter et nous vous en remercions.

Un grand bravo aux lauréats et rendez-vous l’année prochaine !

Prix A l’ombre du Grand Arbre 2022 : Racines

Comme annoncé lors de l’anniversaire de notre grand arbre, nous vous avons proposé notre sélection pour le prix A l’ombre du grand arbre 2022 tout au long de l’été. Nous espérons vous avoir permis de découvrir de petites perles de la littérature jeunesse puis de voter ici pour vos titres préférés ! Les votes sont ouverts à partir d’aujourd’hui et jusqu’à ce samedi 20 août. Les gagnants seront annoncés dans la foulée, lundi 22 août.

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Après les sélections Brindilles, Petites Feuilles, Grandes feuilles, Belles branches et Branches dessinées présentées tout au long de ces dernières semaines, voici le trio de tête pour la catégorie Racines, qui célèbre nos documentaires préférés !

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Yahho Japon !

Eva Offredo vous propose de découvrir les aspects méconnus de la société japonaise à travers le portrait de huit femmes exerçant des activités traditionnelles. Quel plaisir de découvrir ce documentaire très graphique, dont le texte, les illustrations et les couleurs sont structurées à la manière d’un bento !

Yahho Japon ! Eva Offredo, Maison Georges, 2021

Retrouvez l’avis de Blandine, Lucie et Frédérique.

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Eaux douces / Eau salée

Nous trichons un peu et vous proposons ce diptyque d’Emilie Vast autour de l’eau. Composés d’une grande illustration dont les éléments sont expliqués sur la page suivante, ces documentaires doux et bien pensés, vous permettront d’en savoir plus sur la vie des habitants de la mare et de la mer au fil du temps. Car Eaux douces montre l’évolution des êtres vivants sur une année entière pendant qu’Eau salée montre les changements au fil de la marée.

Retrouvez l’avis de Lucie sur Eaux douces et Eau salée.

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Petite Pousse

Pour changer, c’est un documentaire pour les tous petits que nous vous proposons avec Petite pousse ! Un papa et ses enfants sont dans un jardin et découvrent les fleurs qui les entourent. Poétique et très coloré !

Petite pousse, Sophie Vissière, Hélium, 2021

Retrouvez l’avis de Lucie.

A vous de jouer !

Quel est votre titre préféré dans la sélection “Racines” ?

  • Petite Pousse, Sophie Vissière, Helium, 2021. (58%, 11 Votes)
  • Yahho Japon, Éva Offredo, Maison Georges, 2021. (21%, 4 Votes)
  • Eau douce / Eau salée, Émilie Vast, MeMo, 2021. (21%, 4 Votes)

Total Voters: 19

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Prix A l’Ombre du Grand Arbre 2022 : Branches dessinées

Comme annoncé lors de l’anniversaire de notre grand arbre, nous vous proposerons au fil de l’été notre sélection pour le prix A l’ombre du grand arbre 2022. Ainsi vous pourrez, au fil de vos lectures estivales, égrainer les petites perles de la littérature jeunesse que nous avons sélectionnées pour vous, les savourer, les humer, les caresser puis venir voter ici pour vos titres préférés ! Les votes sont ouverts à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 20 août. Les gagnants seront annoncés dans la foulée, lundi 22 août.

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Après les sélections BrindillesPetites Feuilles, Grandes Feuilles et Belles Branches présentées les semaines dernières, voici le trio de tête pour la catégorie Branches Dessinées qui célèbre nos bandes dessinées préférées !

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Le jardin secret

Adaptation du roman éponyme de Frances H. Burnett, Le jardin secret est l’histoire d’une jeune orpheline déracinée de son Inde natale pour venir vivre chez un oncle dans son manoir situé en plein cœur de la lande anglaise. Dans cette première partie, la jeune Mary découvre son nouvel univers aux personnages attachants et où la nature tient une place prépondérante. La découverte d’un mystérieux jardin la pousse à en apprendre plus sur la nature. Avec l’aide ses nouveaux amis, elle tente de redonner vie à ce morceau de terre auréolé de mystères.

Le jardin secret – Première partie de Maud Begon, Dargaud éditions, 2021.

Les avis de Blandine et Linda.

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Jours de Sable

Aimée de Jongh signe un roman graphique qui témoigne d’une des catastrophes écologiques les plus importantes qu’aient connu les Etats-Unis : les tempêtes de poussières de la région du Dust Bowl. Jours de Sable est l’histoire de John Clark, photographe de 22 ans, engagé par la FSA (Farm Security Administration) et envoyé faire un reportage dans cette région, une liste de suggestions dans la main. Sur place, il découvre une situation pire qu’il ne le pensait et, face à une population qui se questionne sur ses intentions réelles, il remet en question son métier autour d’un questionnement sur le pouvoir des images et leur utilisation.

Jours de Sable d’Aimée de Jongh, Dargaud éditions, 2021.

Les avis de Blandine, LiraLoin et Lucie.

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Alicia Prima Ballerina Assoluta

Ce roman graphique se déroule sur deus époques différentes intrinsèquement liées. De 1943 à 2011, Eileen Hofer revient sur la Révolution cubaine et la politique de Fidel Castro : de comment il utilisa la danseuse étoile Alicia Alonso comme outil de propagande aux conséquences de la révolution sur les générations futures. Si l’histoire d’Alicia montre comment un visage artistique à pu devenir une figure politique, celle de la jeune Amanda Maestra, nous montre la misère à laquelle sont encore confrontées les populations contemporaines et les moyens qu’elles mettent en place pour garder la tête hors de l’eau.

Alicia Prima Ballerina Assoluta d’Eileen Hofer & Mayalen Goust, Rue de Sèvres, 2021.

Les avis de Blandine et Linda.

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Une sélection qui fait voyager entre poésie de l’imaginaire et écriture de l’histoire.

Alors, alors !

Quel est votre titre préféré dans la catégorie Branches Dessinées ?

  • Jours de Sable d'Aimée de Jongh, Dargaud éditions, 2021. (70%, 14 Votes)
  • Le jardin secret - Première partie de Maud Begon, Dargaud éditions, 2021. (25%, 5 Votes)
  • Alicia Prima Ballerina Assoluta d'Eileen Hofer & Mayalen Goust, Rue de Sèvres, 2021. (5%, 1 Votes)

Total Voters: 20

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