3 ans et les premiers lauréats du prix À l’ombre du grand arbre !

Un coin d’herbe ensoleillé                                                                      Ça sent bon l’amitié

                                          Bourgeon de paix et de plaisir

       Méli-mélo de blogs                                                Jardin de mots d’enfance

               Des pousses toujours renouvelées                                                 Enfance

Ça donne la pêche                                                             Bulle de passion et d’insouciance

                                                    Partage magique

   Des racines diverses                          Cocon                                            Arbre à palabres

                               Coin paisible                              Il y fait bon vivre

                 Des lectures florissantes                                       De grands et de petits enfants

Après trois ans de lectures, de discussions, de sélections, de débats, de coups de cœur, voilà en quelques mots ce que représente À l’ombre du grand arbre pour nous, et on l’espère pour vous aussi !

On compte bien partager avec vous encore pour longtemps et vous proposer toujours de nouvelles choses et cela a commencé il y a un peu plus d’un mois avec notre Prix À l’ombre du grand arbre. Vous avez été des centaines à voter et on vous en remercie.

Il est maintenant temps de vous révéler les grands gagnants…

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PRIX PETITE ENFANCE

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Quand il pleut de Junko Nakamura – MeMo

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PRIX ALBUMS

Logo-albEdmond
Edmond de Ingrid Chabbert et Guridi – Frimousse

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PRIX ROMANS POUR ENFANTS

Logo-reChat par-ci, chat par-là
Chat par ci, chat par là de Stéphane Servant – Rouergue

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PRIX ROMANS POUR ADOS

Logo-raBelle gueule de bois
Belle gueule de bois de Pierre Deschavannes – Rouergue

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PRIX BANDES – DESSINÉES ET ROMANS GRAPHIQUES

Logo-brgMots rumeurs, mots cutter
Mots rumeurs, mots cutter de Charlotte Bousquet et Stéphanie Rubini – Gulf stream

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PRIX DOCUMENTAIRES

Logo-docBestiaire des grands et des petits
Bestiaire des grands et des petits… de Julie Colombet – Actes Sud Junior

Rendez-vous l’année prochaine, et en attendant bonnes lectures !

Indiens et cow-boys

Ennemis jurés les cow-boys et les indiens ? 

Le temps d’une sélection thématique, A l’ombre du grand arbre, nous avons choisi de rapprocher ces deux peuples. 

Que ce soit sous les tipis des indiens ou bien dans les plaines du Far West, nous vous invitons à suivre quelques aventures de ces figures universelles.

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SOUS LES TIPIS DES INDIENS

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indien_ne_disentLes Indiens ne disent rien de Richard Marnier et Aude Maurel. Etions Frimousse, 2009.

Mais que se cache-t-il derrière la colline ? Quel secret les Indiens semblent-ils connaître ? Un secret qui pourrait changer la face du monde ? Peut-être…

Retrouver l’avis de Colette

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oumpapOumpapoose cherche la bagarre de Françoise de Guibert et Ronan Badel. Th. Magnier, 2013.
Oumpapoose a une envie de bagarre aujourd’hui. Prêt à en découdre, il cherche un adversaire, mais pas de chance, personne autour de lui n’a l’air disponible. A-t-il bien regardé partout ? Un irrésistible papoose sur le chemin de la chicane, et les dessins espiègles aux tons ocres de Ronan  Badel pour se plonger dans l’ambiance Far-West !

Retrouver l’avis de Céline du Tiroir à histoires et celui de Chlop

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auboutAu bout des longues neiges de Jean-Côme Noguès. Nathan, 2014.
Irlande,1846. La famine décime le pays. Finnian O’Connell, douze ans, et toute sa famille doivent s’exiler pour survivre. Ils traversent l’Atlantique et débarquent en Amérique du Nord. Une fois sur place, il faut encore traverser des immensités, faire face aux indiens, survivre aux intempéries.

Retrouvez l’avis de Kik et celui d’Alice

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bouleP’tit Boule et Bill, Noël Indien une histoire de Laurence Gillot illustrée par  Munuera. Dargaud, 2011

Rien de tel que de retrouver des héros déjà connus pour s’amuser avec eux, surtout quand ils ont eu pour Noël une panoplie d’indien !

Retrouvez l’avis de Bouma.

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Une indienne dans la nuit de Alex Cousseau et Valie Le Gall. Le Rouergue, 2014

Pas de cowboys dans ce petit roman mais une indienne, une histoire de famille et un totem protecteur. Un récit poétique pour apprivoiser la nuit hostile.

Retrouvez l’avis des Lutines

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Le Chant des Orques de Antje Babendererde. Bayard, 2010

Découvrez une superbe réserve indienne, ses traditions et ses aspirations à travers les yeux de Sofie, nouvelle arrivée dans la région. Dès 13 ans.

Retrouvez l’avis de Bouma

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 indienL’indien dans la nuit blanche de Didier Lévy et Laurent Corvaisier .Oskar jeunesse

 Un album qui ravive la rivalité indien/cow-boy entre deux frères mais ce n’est qu’un prétexte pour aborder de façon implicite la dure réalité de la fratrie. De très beaux tableaux illustrés qui en disent long.

Retrouvez l’avis de Pépita

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cantinL’indien et le dinosaure de Marc Cantin et Frédéric Pillot. Milan jeunesse
Un roman pour les tout jeunes lecteurs qui évoque la relation d’un papa et son fils, rejouée avec l’indien et le dinosaure. On retrouve le quotidien des enfants avec humour et sensibilité.

Retrouvez l’avis de Sophie

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Victoria  rêve de Timothée de Fombelle.  Editions Folio Junior.

Un monde énigmatique où l’aventure s’invite dans les chapitres : la jeune Victoria découvre la vie secrète de son père devenu cowboy…

Retrouvez l’avis des Lutines , celui de Kik et celui de Céline du tiroir à histoires.

Et la lecture commune A l’ombre du grand arbre

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revesLes rêves rouges de Jean François Chabas. Gallimard Scripto, 2015.

Selon la légende indienne, un serpent mangeur d’hommes vit dans les profondeurs du lac Okanagan. Daffodil, la drôle de fille un peu cinglée l’a vu, pour de vrai ! Lachlan sait qu’elle a raison, mais c’est difficile de prendre le parti de la fille que tout le monde appelle désormais « l’anormale ». Plus difficile encore de voir ses anciens amis se retourner contre lui…
La violence éclate, la tension monte. Quelles vérités effrayantes Lachlan est-il prêt à découvrir, dans sa quête du monstre du lac ?
Un roman magnifique.

Retrouver l’avis de Céline du Tiroir à histoires

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itawapaItawapa de Xavier-Laurent Petit. Ecole des Loisirs, 2013.

La mère de Talia, une anthropologue passionnée, est allée se perdre seule dans l’immense forêt amazonienne d’Itawapa, à la recherche d’informations sur le peu de peuple indien qui l’habite encore. Sans nouvelles depuis presque 2 mois, Talia décide de partir sur les traces de sa mère au cœur d’une forêt sauvage et libre qui va progressivement laisser apparaitre son dernier habitant.

Retrouvez l’avis d’Alice

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DANS LES PLAINES DU FAR WEST

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sandersLe Petit Cow Boy, d’Alex Sanders et Pierrick Bisinski. Editions Gallimard jeunesse « Giboulées », 1999.

Le rouge profond des canyons, le cheval fringant du petit cow-boy, son étoile jaune étincelante… et en prime une petite indienne sympathique sauvée dans un acte de bravoure : du western coquillette ! Une lecture qui ravira les tout-petits par son rythme et ses couleurs vives et contrastées. Il existe aussi La Petite Indienne dans la même collection !

Retrouver l’avis de Céline du Tiroir à histoires

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billyBilly le môme de  Françoise de Guilbert et Ronan Badel. Thierry Magnier, 2011.
Serpents, vautours, indiens sur le sentier de guerre, rien ne saurait arrêter la chevauchée de Billy le môme. C’est qu’aujourd’hui, il est pressé ! Un vrai western à hauteur de bambin.

Retrouvez l’avis de Chlop

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duelDuel dans la vallée de Guillaume Guéraud et Thomas Baas Sarbacane – Série B, 2014

Avec ce petit roman, c’est une virée dans l’univers des films de farwest qui vous attend. Dès 10 ans.

Retrouvez l’avis de Bouma

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jennyJenny la cow boy de Jean Gourounas. L’atelier du poisson soluble, 2013.

Jenny n’est pas contente aujourd’hui, un animal à laisser une trace de pattes sur son poney. Elle mène l’enquête pour découvrir le criminel. Une recherche qui s’annonce longue et très drôle pour le lecteur !

Retrouvez l’avis de Sophie et celui de Kik

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Western de Gaëtan Dorémus. Editions Autrement, 2013.
C’est l’histoire de celui qui s’évade, du shérif au chapeau vert, et d’une coccinelle. Une aventure qui sent bon le Western. Un livre sans texte, qui permettra au lecteur de créer lui-même les chevauchées dans le désert, le bruit des coups de pistolet, la tension quand les ennemis sont face à face prêts à dégainer.

Retrouvez l’avis de Kik

Couverture_tintin_en_ame_riqueTintin en Amérique d’Hergé. Editions  Casterman.

Un grand classique, toujours apprécié.

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Retrouvez l’avis des Lutines.

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On termine en musique ?

Dans la jolie collection « Eveil Musical », dans un joli comptinespetit album en carton aux couleurs de soleil couchant, de quoi danser, chanter ou se bercer au rythme des banjos. Des classiques et des plus rares, in English, en français, et même en Iroquois, 10 jolies chansons pour les petites oreilles avec des cow-boys et des indiens.

Comptines pour chanter le far-west de Framix, Cécile Hudrisier. Didier Jeunesse, 2015.

Retrouver l’avis de Céline du Tiroir à histoires et celui de Kik

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Et un bonus de la part de Kik, une émission radio pleine d’indiens  : Si l’Amérique m’était contée « Episode 37: Les Indiens des plaines américaines, du folklore à la réalité »ici

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Coups de cœur d’avril

Après un hiver qui ne fut pas si rude cette année, du moins côté météo, voici le retour des beaux jours…  Notre arbre retrouve peu à peu ses couleurs et, avec elles, une soif de renouveau.  Au diable le cocooning et les lectures douillettes au coin du feu, nos jardiniers veulent vibrer, comme la nature qui pulse tout autour d’eux.  Pour preuve, cette sélection pleine de vie  !

Pour découvrir les avis complets, cliquez sur les couvertures.

Du côté des albums…

Didgeridoo de Frédéric Marais. Editions Courtes et longues, 2014

Sous forme de légende aborigène, Frédéric Marais nous raconte les origines du monde et le courage d’un enfant qui a permis de soulever le ciel qui écrasait la terre, pour mieux voir briller les étoiles.  Un album splendide, rien que pour le bonheur des yeux s’exclame Alice.

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Colette adore aussi cet album, lu et relu à ses petits élèves !  En voici un autre qui lui tient particulièrement à cœur :

Monsieur Carotte d’Edouard Manceau et Elise Ortiou Campion

Suivre les pérégrinations d’un étrange doudou, découvrir ses pensées, ses goûts, la poésie intérieure qui l’habite : c’est à ce beau voyage que nous invite ce petit album carré. 

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Quant à Sophie, elle nous convie à une superbe plongée dans le jardin aux papillons, livre pop up qui valorise parfaitement la nature et la métamorphose de ces beaux insectes volants…

Le jardin des papillons, Philippe Ug, Les grandes personnes, 2014

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On reste dans la nature avec Kik qui nous propose de très jolies photographies de paysages dans lesquelles se cache un chien, Momo. Une belle histoire entre un photographe et un chien, qui ne sait pas ramener le bâton qu’on lui lance. 

Où est Momo ? d’Andrew Knapp

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Pour Chlop, le choix est vite fait.  Elle retient cet album tout en délicatesse qui montre, sans en avoir l’air, que la sauvagerie n’est pas toujours là où on le croit et que ce n’est pas parce qu’on se croit civilisé qu’on l’est !

Sauvage Emily Hughes, Autrement jeunesse

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Une envie d’évasion  aussi chez Bouma qui retient :

Le Voyage de Pippo de Satoe Tone

Partez en voyage dans les délicates illustrations de Satoe Tone.
Traversez de magnifiques paysages accompagné de Pippo la grenouille.
Arrêtez le temps avec un album intemporel.

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Carole opte aussi pour  pour un album : Mme Eiffel, un trésor d’amour !

Mme Eiffel d’Alice Brière-Haquet et Csil, chez Frimousse

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Idem pour Céline du flacon qui s’est enflammée pour un album au charme désuet sur les peurs enfantines…

Un pommier dans le ventre de Simon Boulerice & Gérard Dubois, Grasset jeunesse.

Du côté des romans…

Pépita met  en avant Refuges, un roman d’une puissance inouïe sur un sujet d’actualité qui devrait tous nous mobiliser : le sort des migrants en Méditerranée. Une plume et une construction remarquables pour ce nouveau roman d’Annelise Heurtier

Refuges Annelise Heurtier Casterman

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Avec Céline du tiroir, on frissonne…

Le Château, tome 1 des Ferrailleurs, d’ Edward Carey chez Grasset Jeunesse

Dans un monde étrange où les détritus sont devenus une mer, se dresse, comme une île, le Château, habité par les Ferrayors, étrange famille dont chaque membre est lié à vie à un objet qui lui est remis à sa naissance. Mais un jour, c’est la panique ! La poignée de porte de Tante Rosamund, son objet de naissance, son alter ego chose disparait. On plonge dans les mystères de l’histoire des Ferrayors. C’est macabre et décalé, sombre et drôle… et ça promet une trilogie intrigante.

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Les petites reines de Clémentine Beauvais – Exprim’ Sarbacane, 2015

Et pour finir, Nathan nous entraîne dans un roman entraînant, désopilant, fin, intelligent et lumineux qui vous invite auprès de 3 Boudins sur les routes de France, en vélo, pour vendre du … boudin et être un brin féministes !

Un roman qui a aussi séduit Solectrice et Lucie.

Cette « road story » est incroyable : grave, légère, idéaliste, gonflée… et tellement drôle !

 

Et vous, quel a été votre coup de cœur de ce mois d’avril ?

Les albums de Fanny Ducassé

Fanny DUCASSE est une nouvelle auteure et illustratrice d’albums jeunesse, publiés chez Thierry Magnier, qui ne nous ont pas laissé indifférents.

C’est toujours émouvant d’assister à l’émergence d’un nouveau talent.

©Méli-Mélo de livres

Elle vient de remporter pour son album « Louve » le prix du premier album Sorcières.

Nous nous sommes donc penchés sur son univers et elle a aussi gentiment accepté de répondre à nos questions et nous la remercions.

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Pépita : Fanny Ducassé est une toute nouvelle illustratrice qui pour l’instant a publié deux petits albums chez Thierry Magnier.
Quelle a été votre première « rencontre » avec son univers ? Quelle a été votre toute première impression en le découvrant ? 

Colette : J’ai poussé la porte de l’univers de Fanny Ducassé en flânant sur le blog de Céline du Tiroir à histoires, j’ai beaucoup aimé l’expression « talent insolent » pour parler de ses images dans l’album Louve. Alors j’en ai parlé à mon loup à moi et à Noël, il l’avait glissé sous notre sapin ! Et j’ai adoré ses illustrations qui ont de suite évoqué pour moi l’univers de Klimt (tableau comme Wasserschlangen : On y retrouve la rousseur, et tous ces motifs qui parcourent aussi l’oeuvre de Fanny Ducassé, en moins abstraits mais tout de même ) par l’abondance de motifs et en même temps celui des préraphaélites à travers son personnage féminin (qui me rappelle la Lilith de Rossetti ou la Lady of Shalott de Waterhouse) . La chevelure féminine est vraiment mise à l’honneur dans les albums de Fanny Ducassé et j’adore cette thématique.

Céline du Tiroir : Je suis heureuse Colette de t’avoir donné envie de le découvrir ! Louve a vraiment été un choc esthétique ! Oui, son univers m’a aussi immédiatement rappelée Klimt, The Lady of Shalott, tout à fait. Et j’ai vraiment été charmée par ses motifs végétaux, ce côté enluminure, ce travail d’orfèvre ! Et puis cette histoire de femme un peu sauvage qui se révèle en trouvant celui qui parvient à la faire exprimer ses sentiments, ça m’a beaucoup émue.

Bouma : Moi, j’ai découvert Fanny Ducassé avec la présentation de la rentrée littéraire 2014 à Paris par Thierry Magnier. Il n’y avait alors que quelques illustrations et un petit résumé mais ces petits morceaux d’albums m’avaient déjà donné envie de voir le livre dans son entier. Pour les références aux peintres, je n’y vois pas Klimt, et découvre avec vous The Lady of Shalott, et effectivement il y a quelque chose…

Carole : Comme Bouma, j’étais à la présentation et les quelques planches découvertes ce jour-là m’ont complètement séduite ! J’avais donc hâte de le découvrir en intégralité. Et le titre ! J’aime les louves.

Sophie : J’ai découvert ces albums au milieu des nouveautés de Thierry Magnier et bien que le style de la couverture de « Louve » ne semblait pas trop me correspondre, j’ai eu envie de découvrir cette toute jeune artiste qualifiée de prometteuse par l’éditeur.
En ouvrant « Louve » et plus tard  » De la tarte au citron… », je ne peux pas dire que j’ai été emballée au premier regard. J’étais admirative du style d’illustrations très minutieux mais les couleurs et le texte très proche du conte ont mis du temps avant de me plaire. Car oui, après plusieurs relectures motivées par nos échanges et vos articles sur « Louve », un peu d’épluchage des images et du texte, je peux maintenant dire que j’apprécie mais j’ai eu besoin de digérer ce style totalement original.

Pépita : Pour en dire un peu plus sur ces deux albums : Louve est sorti en premier alors que chronologiquement, De la Tarte au citron, du thé et des étoiles est le premier album de l’auteure-illustratrice. 
Un petit aperçu de chacun s’impose : pouvez-vous les résumer en essayant de compléter vos réponses ?

Colette : Louve est une femme, une femme passionnée qui couve ses petits d’un amour brûlant. Louve est une femme ardente : quand elle brûle d’amour pour quelqu’un c’est son corps tout entier qui la trahit ! Alors quand elle rencontre un homme-loup, sobre, élégant, attentionné elle ne peut que s’enflammer…

Carole : J’ajoute que Louve vit dans la forêt, une forêt d’automne semble-t-il, aux couleurs chatoyantes et chaudes. Et comme les louves, elle protège et chérit sa tribu d’animaux de feu, les renards, roux comme sa chevelure.

Céline du Tiroir : De la tarte au citron, du thé et des étoiles : C’est l’histoire d’une lectrice d’histoires (à dormir debout), qui un jour s’évade dans une histoire … (à dormir debout, elle aussi !). Une ode à l’imagination… et aux histoires évidemment !

Sophie : De La tarte au citron, du thé  et des étoiles pour suivre Céline : C’est un rêve éveillé ! Un univers onirique dans lequel on plonge sans savoir où l’on va. Tout ça grâce à un petit magicien qui voyage sur une météorite et qui va croiser le chemin de Mustella… qui adore vraiment les histoires à dormir debout !

Pépita : Un univers graphique en effet semblable mais deux histoires différentes mais néanmoins avec un point commun : un personnage principal dans le tourbillon de ses émotions. Mais on est toujours plus sensible à une histoire qu’à une autre. Laquelle vous a le plus touchée et pour quelles raisons ?

Céline du Tiroir : Moi j’ai préféré Louve, comme Colette, mais les deux albums ont chacun leur charme, et sont très différents au delà des similitudes graphiques, et ça m’a plu. Louve m’avait émerveillée et émue : plus sombre, plus profond, plus symbolique aussi. Mais j’aime aussi la légèreté du second, son côté gourmand et ensoleillé.

Pépita : Je préfère De la tarte au citron, du thé et des étoiles. Je n’ai pas accroché au texte de Louve à tel point que je ne connais pas la fin de l’histoire, pas eu envie de le finir… Les illustrations oui ça me transporte par contre. J’aime leur côté désuet et cette profusion de détails si bien qu’il n’y a plus de blanc du tout sur aucune des pages ! Curieusement ce plein me vide la tête et me happe si bien que l’histoire devient secondaire du coup. J’ai particulièrement aimé ce côté très imaginaire de l’enfance de De la tarte au citron, du thé et des étoiles. J’ai aimé suivre ce cheminement, me laisser porter sans réfléchir.

Bouma : Ma préférence va à Louve. J’ai définitivement été touchée par la grâce de ce personnage. Quand j’ai lu cet album, le temps s’est mis entre parenthèse, j’ai été emportée dans cette forêt automnale, je suis redevenue enfant. J’ai aussi aimé De la tarte, du citron… mais j’ai moins été subjuguée… Je ne saurais dire vraiment pourquoi. Je trouve que cela tient plus du ressenti que de l’analyse.

SophieContrairement à la majorité je crois, c’est la seconde qui m’a le plus touchée De la tarte au citron, du thé et des étoiles. J’ai préféré cet univers un peu déjanté, plus coloré aussi. C’est une histoire dont j’ai aimé ce côté « on y va, on sait pas où mais on y va », un peu comme l’imaginaire enfantin capable de partir dans des délires surprenants. Même si « Louve » m’a plu pour son côté conte moderne, peut-être que c’était encore un peu trop conte pour moi qui ai du mal avec ce genre.

Colette : Quant à moi, c’est le personnage de Louve qui m’a le plus touchée parce qu’elle cristallise tout ce qui me fascine chez la femme passionnée : le feu, la bienveillance permanente à l’égard des siens, la petite robe noire et la chevelure flamboyante ! Je trouve que ce personnage de femme est à la fois un archétype et un OVNI dans la littérature jeunesse. Pour une fois voilà l’histoire d’une femme qui n’est pas qu’une mère -même si elle l’est mais de façon tellement étrange !- qui n’est pas une princesse, qui ne renie pas sa féminité pour exister, qui assume son côté sauvage et qui tombe sous le charme de son autre sans se poser 10 milliards de questions : une grande leçon de sagesse pour moi qui suis si compliquée  Je pourrais en parle des heures de ce personnage en fait alors que les personnages de De la Tarte au citron, du thé et des étoiles me semblent beaucoup moins profonds et puis j’avoue que le prénom « Mustella » m’a rappelé une marque de produits de soin pour bébé et c’est vraiment bête mais cela a parasité ma lecture du début à la fin.

Carole : Pour ma part, chacune des histoires est venue titiller différentes choses. Difficile de choisir ! Alors disons que De la tarte au citron, du thé et des étoiles m’a davantage faite rêver et sourire, et soupirer de surprise ! J’ai aimé l’idée du cheminement à plusieurs, le partage, les différents décors, et puis il y a des étoiles, alors forcément !

Pépita : Des avis partagés mais motivés donc ! Comme vous l’avez toutes si bien souligné dans vos réponses précédentes, les illustrations de ces albums ne laissent pas du tout indifférents. Vous évoquez les couleurs et la minutie des détails, un univers onirique particulier. Qu’auriez-vous à dire sur le format de ces petits livres ? Un plus, un moins ?

Céline du Tiroir : Beaucoup apprécié le joli album carré qu’est Louve, avec ses dessins imprimés en taille réelle, un bel écrin aux couleurs automnales. En revanche, le format de De la tarte au citron… m’a gênée. Certes, le format « livret de famille » donne un côté petit objet précieux, mais du coup ce sont les illustrations qui ne sont pas mises en valeur ! Les planches sont souvent coupées en deux, ce qui pose parfois problème. J’ai vraiment regretté de ne pas pouvoir profiter des planches en entier.

Colette : Je suis complètement d’accord avec Céline, j’aime beaucoup le format carré de Louve, quant au format du deuxième album en effet il ne permet pas toujours de mettre en valeur les illustrations, même s’il est très original pour un album, il me rappelle le joli format des romans d’Actes Sud.

Sophie : Je rejoins les réponses précédentes, pas de soucis avec Louve et son format carré. Par contre c’est vrai que j’ai été surprise du format de De la tarte au citron, du thé et des étoiles, en ayant vu la photo de la couverture, je m’étais imaginé un grand livre tout en hauteur et en fait il est petit. Je pense en effet que les illustrations auraient gagné à être plus grandes et la prise en main aurait aussi été meilleure.

Bouma : Moi j’ai bien aimé le petit format dans les deux livres. Pour le deuxième (De la tarte au citron…) j’ai trouvé que la reliure tombait plutôt joliment même dans les illustrations en double page. Et puis, le côté écrin m’a définitivement séduite.

Carole : Pour le coup, le format de Louve m’a surprise et un peu déçue je crois. En revanche, je suis fan du format du second. Je lui trouve un côté précieux indéniable, j’adore le grain de la couverture, il est posé debout sur ma bibliothèque, comme un trésor !

Pépita : Juste un mot pour finir sur ces deux albums et sur ce qu’ils vous ont procuré ?

Colette : Je ne sais pas ce que ces albums vont procurer aux enfants. A la maison, ce ne sont pas des albums plébiscités par mon Grand-Pilote-de-Balançoire (trop jeune sans doute ?) mais je n’ai pas eu l’occasion de les lire à d’autres enfants. Peut-être vais-je essayer lors de mon prochain « p’tit déj’ philosophique » de le montrer à mes élèves de 6e, pour voir ce qu’ils provoquent chez des plus grands ! Mais je pense que ces deux albums permettent un vrai moment de poésie pour qui se laisse emporter par l’univers délicat, foisonnant et coloré de Fanny Ducassé !

Bouma : Je rejoins Colette dans son avis. Mon grand bout n’a pas adhéré à l’univers graphique de l’auteur par contre il a beaucoup aimé l’histoire, et l’aurait même aimé un plus longue.En tout cas, pour moi, Fanny Ducassé est une auteure ET une illustratrice à suivre à l’avenir, en espérant que toute sa production soit aussi inventive que ses deux premiers albums.

Céline du Tiroir : Moi ma grande papoose a beaucoup aimé, avec une nette préférence pour De la tarte au citron, du thé et des étoiles. Difficile de prévoir ce que suscitera une lecture chez les autres, mais ce sera en tout cas une un voyage dans l’imaginaire et une évasion dans un univers graphique riche et merveilleux.

Sophie : Même si la première lecture n’a pas été évidente pour moi et que je n’ai pas accroché tout de suite, avec du recul, c’est un univers que j’aime beaucoup et que je compte bien tester sur de petits lecteurs un de ces jours !

Carole : Fanny Ducassé a un univers graphique particulièrement joli, sensible et original. La minutie des détails invite à la relecture avec plaisir, et les objets-livres sont beaux. J’aime aussi l’utilisation des mots. Je serai curieuse de savoir si elle compte travailler dans le futur avec un/une auteur(e), ou si elle souhaite continuer à illustrer et écrire.

Pépita : Je vous rejoins :  je trouve que cette illustratrice est à encourager car de mon point de vue, elle peut aller plus loin encore….J’ai aimé son univers graphique qui emmène loin avec subtilité et humilité.

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BONUS : Interview de l’auteure ET illustratrice

Fanny DUCASSE

Source : Site Editions Thierry Magnier

Fanny Ducassé est née en 1986.
Elle suit des études de Lettres modernes jusqu’à l’obtention d’une licence. Bien qu’elle s’épanouisse dans ce domaine, elle éprouve le besoin d’exercer son goût pour le dessin, et pour le vêtement. Aussi entame-t-elle des études de stylisme-modelisme à la Chambre syndicale de la Couture parisienne.
Elle y développe un attrait certain pour l’illustration et pour l’univers de l’enfance. Peu à peu, ses dessins isolés représentant de petit  personnages se transforment en une première histoire biscornue. Source : Site Editions Thierry Magnier

Quel est votre parcours, votre formation ? Et pourquoi et comment êtes-vous venue à la littérature jeunesse ?

Après le bac, j’ai fait une Licence de Lettres modernes, puis j’ai suivi une formation de Styliste Modéliste à l’école de la Chambre syndicale de la Couture parisienne.

Au fil de ces études, j’ai développé un intérêt certain pour l’univers de l’enfant, j’ai recherché des postes de styliste dans ce domaine sans grand résultat. Parallèlement, je donnais des cours particuliers de français, et dessinais de plus en plus. Mes images devenaient de plus en plus narratives (de moins en moins « dessins de mode »), et à partir de l’une d’elles j’ai décider de construire une petite histoire, ce qui a donné Du thé, de la tarte au citron et des étoiles. Cette aventure m’a tellement plu que j’ai recommencé avec Louve.

Combien de temps la réalisation d’une illustration vous prend-t-elle ? Et comment vous viennent ces idées pour ses histoires ?

Je dessine pour le moment sur des petits formats (environ 20X20 cm), et mets un ou deux jours à  terminer une image. Les histoires que j’imagine sont intimement liées à la mienne. C’est très personnel et je m’identifie totalement à mes personnages principaux.

Quels sont les artistes qui vous inspirent ou les objets peut-être (votre travail est riche en motifs alors peut-être vous inspirez-vous de tissus, de la mode, du design ?)

Je ne m’inspire pas d’artistes en particulier. Mes inspirations viennent plutôt d’objets ou de motifs que j’ai pu voir chez mes grands-parents. J’ai une affection particulière pour les intérieurs au décor désuet ou carrément kitch. Et sûrement de la campagne qui m’environnait quand j’étais petite.

Comment vivez-vous ce début de cette carrière ? Avez-vous d’autres projets en cours ?

Je suis très surprise que mes petits dessins aient pu être publiés et faire des livres ! Je n’aurais jamais pu imaginer une chose pareille et n’en reviens toujours pas. Je suis donc partagée entre une joie vive et un sentiment d’incompréhension.

Un autre projet est prévu pour début 2016 à priori : Une histoires d’ours et de grands-papis.

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Pour poursuivre, nos billets respectifs sur nos blogs :

-Bouma-Un petit bout de Bib(liothèque) : Louve – Du thé , de la tarte au citron et des étoiles

-Céline-Le tiroir à histoires : Louve – De la tarte au cirtron, du thé et des étoiles

-Pépita-Méli-Mélo de livres : De la tarte au citron, du thé et des étoiles

-Sophie-La littérature de jeunesse de Judith et Sophie : Louve – De la tarte au citron, du thé et des étoiles

-Carole-3 étoiles : Louve

Colette-le blog de la collectionneuse de papillons

Tables de nuit d’enfants…

Des tables de nuit d’enfants…qui lisent…pour préparer

les prochaines lectures d’enfants…

Silence ! Ça bouquine !

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Les papooses du Tiroir à histoires

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IMG_0310La PAL des papooses est un concept plus fluctuant que ma PAL a moi : renouvelée chaque jour, elle a aussi la particularité d’être déjà lue ! C’est donc une PLAR (pile lue et à relire !!!) si on veut être exact !
On y trouve en ce moment l’indétrônable Yakari (papooserie oblige  ;)) avec une nouvelle aventure chaque semaine. Les lettres de l’ourse, superbe album épistolaire aux illustration somptueuses et signées Marie Caudry (dont je parle bientôt dans Le Tiroir, promis, promis !). Il y a aussi Une Plume un peu ronde, la dernière née de chez les Minots, Mimi Cracra (plébiscitée par mini papoose) et La Princesse Grenouille, un classique du regretté Mario Ramos.
Je n’ai pas rangé pour la photo Au feu petit Pierre qu’on aperçoit par terre et dont la position à terre témoigné plus de l’usage intensif qui en est fait que d’une déchéance du podium !!!
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Méli-Mélo chez Méli-Mélo de livres
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De plus grands enfants par ici, de grandes lectrices, qui dévorent tout ce qu’il leur tombe sous la main : des mangas, des romans,…
(Cette photo n’en est qu’un bref aperçu…).
Et il y en a jamais assez !
Des PAL assez fluctuantes, en perpétuel renouvellement,
et on entend souvent :
« On n’a plus rien à lire ! »
Il faut vite renflouer pour nourrir ces appétits de lecture insatiables…
Heureusement que maman est bibliothécaire !
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Deux grands enfants, deux filles, deux tables de chevet bien différentes… Alors que la cadette est tombée dans la marmite depuis peu (après un marathon HP : films en français, en VO et les 7 tomes), elle a dévoré ces vacances de Pâques les 3 tomes de la série Le Labyrinthe (dont le premier volet est récemment sorti au cinéma) ainsi que la préquelle. « Ce qu’il y a de bien avec les livres, m’avoue-t-elle, c’est qu’on en apprend bien plus que dans les films où tout se focalise sur le héros ! » Par dessus, deux livres lus pour l’école, Derrière la haine de Barbara Abel et  La vague de Todd Strasser, un ouvrage qui a pour mission de faire comprendre le mécanisme du nazisme aux élèves…
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Du côté de l’aînée, c’est plus studieux.  En 2e année d’instit primaire, elle est en pleine prépa de stage.  A côté d’un superbe ouvrage Mon petit atelier d’artiste au primaire de Véronique Urbain pour y dénicher des idées de bricolage pour la fête des mamans, trois albums jeunesse : Papa ! de Philippe Corentin, Une histoire à quatre voix d’Anthony Browne et Grand Ours de François Place.  Et, quand même, un petit manga (son péché mignon) pour se donner du cœur à l’ouvrage !
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Dans le pays d’Alice
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Sur les deux tables de nuit des enfants cohabitent, en cette période de vacances, des livres  à lire pour le collège et des lectures -plaisir.
IMG_3380[1]Pour l’aînée, Les Misérables et Roméo and Juliet (en anglais dans le texte, siouplait !) cachés sous Lili Babylone.
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Pour le cadet Le cavalier du Nil (pour le cours de français) ; mais pas très loin derrière  : Micro girl  et Les aventures de Fergus.
Ça picore de -ci de-là, sur cette table de nuit …
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La littérature jeunesse de… Morgan
Ici, on profite du soleil pour quelques lectures printanières : De l’air de l’air !, Le bateau vert, Réveille-toi ! et Le jardin de papillons. Et comme ça, on aide maman à préparer ses futures animations…
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Quelques Lectures Lutines du moment
Le soleil brille mais on n’oublie pas les livres… pour un moment de détente à la plage, dans le jardin ou pour traîner au lit le matin, dès les premiers rayons.

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Pour Adèle, un nouveau roman de la collection Pépix, une histoire rocambolesque d’ange et de mamie : Carambol’ange. L’affaire Mamie Paulette de Clémentine Beauvais (Sarbacane).

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Et chez Lucie, une lecture qui attend depuis Noël (mais qu’elle avait hâte de commencer) :
Le dernier espoir de Lucas d’Evelyne Brisou-Pellen (Editions Millefeuille). On retrouve dans ce roman l’univers d’un garçon qui vit près de la citadelle de Port-Louis.
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Les mouflettes de Chlop
Il fait beau, les mouflettes ont délaissé la table de nuit pour lire sur celle du jardin.
IMG_20150422_170719La cadette semble avoir des envies de vacances, elle s’identifie totalement à la petite Nao qui veut faire du camping comme une grande (Le premier camping de Nao Akiko Hayashi école des loisirs). Et de douceur aussi, avec ce tendre album (Boites à bonheurs de Carl Norac et Claude K. Dubois, Pastel).
IMG_20150422_170746En regardant les livres choisis aujourd’hui par l’aînée, je me dis que cette enfant est en quête d’identité. Elle lit et relit L’histoire de Julie qui avait une ombre de garçon (Christian Bruel, Anne Bozellec, Thierry Magnier)  sans jamais faire de commentaire. Elle a choisit aussi deux courts romans, publiés au Rouergue (Ziza dans l’oasis, d’Élise Fontenaille-n’diaye et La vie rêvée des grands de Géraldine Barbe), où il est question d’être soi même mais aussi d’être avec l’autre. Et puis L’histoire de France en BD (Dominique Joly Bruno Heitz, école des loisirs) « parce que j’aime bien aussi, les BD » m’a-t-elle dit.
Les petits pilotes de la collectionneuse de papillons
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Chez nous, c’est une belle et grande corbeille en osier qui nous sert de PAL : nous y entassons tous les trésors dénichés dans nos deux bibliothèques préférées. Comme on peut le voir, nous sommes trèèèès gourmands ! Cette corbeille se love contre le bois du lit de papa et maman, car c’est sur cet étrange vaisseau que tous les soirs nous nous retrouvons tous les 4 pour les « Zhistoires » !
Il n’y a pas vraiment d’histoire du moment, mais mon Petit-Pilote-de-Berceau adore 2 petites mains et 2 petits pieds dans lequel il retrouve avec plaisir les belles bouilles rondes des bébés d’Helen Oxenburry.
Quant à mon Grand-Pilote-de-Balançoire, il a découvert à l’école la BD sans texte Petit Poilu de Céline Fraipont et Pierre Bailly et depuis nous lisons, relisons, re-relisons (enfin inventons, réinventons, ré-réinventons !)  les différentes aventures de cet étrange petit bonhomme noir.
On aime aussi beaucoup tous les 4, Le Goût des insectes parce que c’est un documentaire sur les habitudes alimentaires de certains peuples du monde dans lequel on fait de nombreuses découvertes et surtout grâce auquel en tant qu’adulte on rigole bien 🙂
La salle d’attente de Kik 
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Chez Kik, il n’y a pas d’enfants, mais Kik travaille toute la journée avec des enfants. Avant de se faire soigner les dents, les petits patients de Kik bouquinent, grâce à deux caisses pleines de livres dans la salle d’attente. Il y a Où est Charlie ? qui a un (très très) grand succès. Il y a des livres qui parlent de dents et de dentistes, mais aussi des livres roses, des BDs, des documentaires, des albums pour les tout-petits et d’autres pour les un-peu-plus grands.
Chez Kik, il n’y a pas d’enfants, mais au travail de Kik, parfois les enfants restent bouquiner, après leur RDV, juste pour le plaisir de finir sa lecture tranquillement.