Prix À l’ombre du grand arbre 2015













Caprices , C’est fini !
de Pierre DELYE chez Didier jeunesse
Un premier roman pour ce conteur…
Un beau mélange de conte aux codes bien bousculés et de thèmes actuels bien épinglés, et quelle rigolade et régalade !
On est plusieurs à l’avoir lu quasiment en même temps.
En voici la lecture commune !
**************
Pépita : Il s’agit là du premier roman de Pierre Delye. Le connaissiez-vous ?
Kik : Le nom de cet auteur m’était complètement inconnu avant de lire ce roman.
Nathan : Tout comme Kik, je l’ai connu et ai appris ce qu’il avait fait avant seulement au moment où la communication autour du roman a commencé !
Bouma : Je venais juste de lire un de ses derniers albums Ferme ton bec, qui ne m’avait pas du tout convaincu. Pourtant, il est aussi l’auteur du presque classique Le Petit Bonhomme des Bois, alors je voulais tenter sa prose en roman.


Céline : Je connaissais La grosse faim du petit bonhomme, Les aventures de P’tit Bonhomme et La Petite Poule rousse, dont mes papooses et moi sommes assez fan !



Pépita : Je vois qu’il y a des connaisseurs ! Bien sûr, je pense que le clin d’œil du titre ne vous a pas échappé non plus ! A quoi vous vous attendiez comme histoire par rapport à ce titre et à cette couverture au logo flashy et tonique ?
Céline : Personnellement, je n’ai pas trop aimé le titre (j’ai vraiment un problème avec les jeux de mots faciles). Du coup, je m’attendais à une comédie un peu facile justement, et c’est un peu comme ça que ça commence, sauf que le récit se développe vraiment de façon intéressante et inattendue, et que si le côté caricatural est bien là, il y a je trouve, une certaine finesse dans l’écriture que je n’attendais pas forcément.
Nathan : Je ne connaissais pas la chanson, c’est ma mère qui a saisi le jeu de mots … ! Mais avec cette couverture et la communication qui en avait été faite, je m’attendais à une histoire déjantée qui revisiterait le monde des contes avec un regard neuf et plein de fraîcheur ! C’est vrai qu’au début, comme Céline, j’ai été dérouté parce que justement ça partait un peu trop dans tous les sens … mais finalement, il s’est révélé plus profond que prévu.
Bouma : Le clin d’œil du titre parle finalement plus aux parents des enfants auxquels est destiné le roman à ce que je vois !
Pour la couverture, j’en ai aimé le ton flashy et le graphisme. Retrouver la patte d’Albertine était aussi une bonne surprise.
Pépita : Alors, comme je vois que vous n’y tenez plus, un petit résumé de l’histoire ?
Bouma : C’est l’histoire d’un père, un roi, qui ne supporte plus les caprices de sa fille de princesse et qui décide de la marier pour refiler le bébé (excusez l’expression) à un autre…
Céline : Et la princesse capricieuse imposant une condition éliminatoire, la sélection est rude… et le vainqueur n’étant pas à son goût, ni à celui du roi, des épreuves insurmontables lui sont imposées… mais le prétendant a plus d’un tour dans son sac !
Pépita : Comme vous le soulignez, Pierre Delye a une façon bien originale de traiter cette histoire à première vue classique. Beaucoup de modernité dans son approche. Comment l’avez-vous perçue ?
Bouma : En ce qui me concerne, le début de ce roman m’a irrémédiablement fait penser à La Princesse élastique de Bernard Friot, un petit roman que j’adore et que je prends beaucoup de plaisir à raconter. Il y est aussi question de princesse refusant de se marier et de père autoritaire. J’ai donc eu du mal à rentrer dans ce texte mais une fois cette première impression dépassée, j’ai été très intriguée par le décalage entre les codes du conte classique (roi et princesse, épreuve de courage, mariage princier…) et les questions de société qui y étaient associées (richesse/pauvreté, politique…).
Kik : Lors de ma lecture, j’ai perçu ce décalage, c’est ce qui m’a plu d’ailleurs. Une histoire classique avec un je-ne-sais-quoi de dépoussiéré et dans l’air du temps. C’est subtil, c’est discret, mais c’est comme ça que je l’ai apprécié. Des références aux enfants-rois, cette nouvelle génération d’enfants qui font ce qu’ils veulent quand ils veulent, à cette princesse aux allures féministes, au décalage richesse/pauvreté…
Nathan : Personnellement j’ai eu du mal au début, j’ai trouvé que cette modernité était traitée de façon un peu brouillon : un ton léger et impertinent mais trop enlevé et des personnages un peu volatiles, mal ancrés dans l’histoire. Puis, ils sont réellement approfondis et l’auteur va au-delà des codes classiques du conte pour s’attarder sur leur psychologie, leur évolution et c’est sans doute là, il me semble, qu’il est le plus moderne.
Pépita : Tout comme vous, j’ai été très séduite par ce mélange de conte classique et de modernité dans les thématiques actuelles. Pensez-vous que ce mélange puisse séduire les enfants ? Dites pourquoi.
Céline : Oui, tout à fait, tout simplement parce qu’on se laisse emporter dans ce récit drôle et virevoltant, sans vraiment se poser plus de questions. La thématique des disparités sociales n’est quand même pas une nouveauté. Pour reprendre l’expression de Kik, il y a en effet « un je-ne-sais-quoi de dépoussiéré », ce qui en fait un récit atemporel et incroyablement vivant, avec des personnages hauts en couleurs. Oui, un plaisir de lecture à tous les âges (même si effectivement, la longueur pourrait intimider les plus jeunes des lecteurs).
Bouma : C’est une thématique très porteuse je trouve ce mélange de conte et de modernité. Les jeunes lecteurs que je côtoie aiment vraiment ce genre avec Cendorine contre les dragons ou Les Sœurs Grimm par exemple.
Nathan : Je suis d’accord avec vous toutes. Je ne suis pas sûr d’être le mieux placé pour savoir ce qui séduira les enfants ou non, mais je pense qu’ils aiment bien être capables de retrouver des références à leur hauteur dans un texte et de les voir détournées et moquées !
Pépita : Qu’avez-vous pensé des illustrations ?
Céline : Elles sont parfaites ! Justement, elles apportent cette touche de grâce burlesque dont Albertine a le secret (J’adoOOOre !). Elles habillent parfaitement le texte, tout à fait dans le même registre, et avec ce regard tout à fait décalé. Je sais que les auteurs n’ont pas forcément leur mot à dire quant aux illustrations de leurs textes. Je ne sais pas comment ça s’est passé chez Didier jeunesse, mais en l’occurrence ça me parait être un excellent choix éditorial.
Bouma : Exactement du même avis que Céline.
Pépita : Les illustrations apportent en effet juste ce qu’il faut de légèreté et d’impertinence. Un côté désuet et moderne, tout comme le texte. Et elles sont très bien placées en regard de ce texte, ce qui relève d’un vrai travail éditorial. Une réussite !
Pépita : J’aimerais, pour finir, revenir vers le public cible de ce roman : bien que très aéré, j’ai peur que la grosseur du livre ne le desserve un peu. L’avez-vous aussi perçu comme tel ?
Nathan : Il y a des lecteurs gourmands, et Didier jeunesse a tendance, il me semble, à se mettre à leur hauteur avec de beaux objets et des textes à dévorer, regardez JONAH !
Bouma : Honnêtement je ne pense pas que le nombre de pages rebutent les lecteurs qui auraient envie de le lire. Comme tu le dis, le texte est aéré et les illustrations apportent une légèreté à l’ensemble. Je pense que ce texte pourrait au contraire permettre à des « petits lecteurs » (dans le sens pas habitués aux gros pavés) de passer à des choses plus consistantes.
Pépita : Les enfants sont très sensibles à la grosseur du livre et ils s’arrêtent souvent à ça avec tort d’ailleurs (comme la couverture aussi). Je suis d’accord avec toi Bouma sur le fond mais quand même : les plus grands lecteurs iront vers ce type de romans sans problème mais les moins dévoreurs, sans intermédiaire, je ne pense pas. C’est ce que je constate tous les jours.
Un petit mot de la fin pour chacun sur cette lecture qui nous a unanimement plu ?
Kik : Une princesse qui fait des caprices, c’est commun, mais une princesse qui se fait avoir, c’est plus original. Un conte contourné, modernisé, avec une princesse à marier, un vieux roi, et un jeune homme sans peur prêt à affronter toutes les épreuves, mais en nettement plus drôle.
Bouma : Un roman dans l’air du temps…
Nathan : Un conte déformé pour trouver le chemin de l’humain au fond de ses personnages.
Pépita : Une histoire pleine de pep’s et de vérités bien assénées qui a beaucoup plu aussi à mes filles ados !
******************
Pour aller plus loin…
-La chronique de Nathan
-La chronique de Céline-Le tiroir à histoires
-La chronique de Bouma
-La chronique de Pépita
Lundi Pierre Delye était l’invité du journal télévisé de France 3 pour son roman « Caprices? C’est fini! », coup de coeur de la rédaction. Si vous l’avez raté, (et Pierre, et le roman) il est encore temps de le découvrir…
Posted by DIDIER JEUNESSE on mercredi 13 mai 2015 :

Gudule a marqué bon nombre de jeunes lecteurs depuis plusieurs générations avec ses romans pour la jeunesse. Nous aurions pu écrire quelques mots sur sa vie, mais finalement quoi de mieux que de la laisser parler elle-même avec cette interview réalisée par le site ActuSF ICI.
Elle nous a quittés, en laissant derrière elle une centaine de livres qui continueront à être lus encore longtemps. Parmi eux, quelques titres qui vous évoqueront sûrement quelques souvenirs…




Pour lire ses derniers écrits : son blog.
Le petit prince pissenlit chez Céline T.
Comment Pauvre Jean roula le Malin et autres fabliaux chez Kik.
Les couvertures des livres sont des portes qui donnent, non sur des textes arides comme on le croit souvent, mais sur de fabuleux univers.
Gudule, La bibliothécaire
En plein Festival de Cannes, À l’Ombre du Grand Arbre, on s’est dit :
« Le Cinéma ? Mais oui le cinéma ! »
On a pensé aux livres avec des cinéastes dedans, on a poursuivi avec les films adaptés au cinéma, on a évoqué ceux qui ont été construit comme un scénario de film … Et des films qui donnent des livres, c’est possible ?
De fil en aiguille, ça donne une sélection de livres variés, avec …
… les livres dont l’histoire à un lien avec l’univers du cinéma …
**Proposé par Kik et Alice**
Dear George Clooney, tu veux pas épouser ma mère ? de Susin Nielsen, Hélium.
Violette en a marre de voir sa mère sortir avec des ratés. Alors, avec son amie Phoebe, elle a décidé de reprendre la vie de sa mère en main et de lui trouver le prétendant parfait : George Clooney himself (What else?). Un roman drôle, frais, sensible et cocasse !
**Proposé par Pépita**
43, rue du Vieux-Cimetière, Tome 5 : Ça tourne (mal) à Hollywood ! de Kate & M. Sarah Klise, Albin Michel Jeunesse.
Nos trois héros sous le feu de la rampe… Paillettes, strass, succès. Un cocktail détonant !
**Proposé par Kik**
La bobine d’Alfred de Malika Ferdjoukh, École des Loisirs
Harry Bonnet, 16 ans, fils d’un cuistot montmartrois, est fou de cinéma. Comment s’est-il retrouvé à Hollywood ? C’est simple. Il lui aura suffi d’une gifle, d’une caille rôtie et d’une assiette de pommes de terre pour traverser l’Atlantique et atterrir sur la colline mythique. L’Amérique ! Des stars à tous les coins de rue ! Une nuit, il suit son père à la cantine, s’introduit en catimini sur le plateau n°17, remplace au pied levé un second rôle souffrant et… tombe nez à nez avec Alfred Hitchcock.
**Proposé par Alice**
Dis-moi qu’il y a un ouragan ? de Fabrice Emont, Gallimard.
Parce qu’ils doivent réaliser une vidéo ensemble, cinq adolescents différents apprennent à se connaître et à s’écouter. Bien obligé ! A la clé pour le groupe d’élèves vidéastes vainqueur, une visite de studios et la rencontre avec un acteur célèbre.
**Proposé par Kik**
Le mystère de la chambre noire de Serge Rubin, Talents Hauts.
L’arrivée d’un camion Peugeot jaune fonçant à plus de 20 km à l’heure ne passe pas inaperçue dans la rue. De la grille du jardin, on peut voir d’étranges appareils à manivelle, soigneusement rangés dans des caisses en bois, et un chapiteau. C’est certainement le véhicule d’un forain. De grandes lettres rouges peintes sur le capot forment le mystérieux mot « cinématographe ».
… à la jonction entre la rubrique précédente et la suivante,
comme un hybride il y a …
**Proposé par Bouma et Kik pour le roman et par Nathan pour le film**
L’invention d’Hugo Cabret de Brian Selznick, Bayard Jeunesse.
Hugo, un orphelin qui règle les nombreuses horloges d’une gare. Un marchand de jouets énigmatique, qui possède des automates, dont Hugo aimerait bien avoir les pièces. Un automate à reconstruire pour découvrir le message qu’il a à livrer. Un roman dont certains passages sont construits comme les plans d’un film. Les pages d’illustrations sont aussi importantes que le texte.
… un livre écrit avec une caméra à l’épaule …
**Proposé par Bouma et Alice**
Sur le toit de Frédérique Niobey, Le Rouergue – DoAdo.
Caméra à l’épaule, découvrez le cri d’espoir d’une bande d’adolescent face à une société qui les repousse dans leur retranchement. Un hymne à la jeunesse résolument moderne à voir avec les yeux, comme au cinéma.
… les livres, qu’on aime beaucoup, adaptés au cinéma …
**Proposé par Sophie**
Max et les maximonstres de Maurice Sendak, L’école des loisirs
Cet album, adapté au cinéma en 2009, raconte le rêve de Max, un jeune garçon turbulent. Il s’imagine dans un pays peuplé d’étranges monstres avec qui il vivra une grande aventure !
**Proposé par Céline du tiroir à histoires**
Le petit monde de Léo, de Léo Lionni, École des Loisirs.
5 petites histoires illustrées avec talent où le monde animal nous invite à réfléchir sur l’existence. C’est superbement illustré et ça pétille d’intelligence et de sagesse.
**Proposé par Sophie**
Kerity, la maison des contes d’Anik Le Ray et de Rebecca Dautremer, Flammarion.
Natanaël a des difficultés à se mettre à la lecture. Un jour, il reçoit un héritage de sa tante : une grande bibliothèque remplie de livres. Il va y découvrir la magie des livres ! Ce livre est adapté d’un film sorti au cinéma en 2009.
Dans cette catégorie, il pourrait y avoir beaucoup de propositions, car des films réalisés à partir d’oeuvres littéraires, il en sort très très régulièrement. Nous ne voulions pas faire un catalogue, ou une liste exhaustive. Vous en connaissez sûrement des films issus de livres, quelles sont vos propositions ?
… les livres qui ont été créés à partir d’un film …
**Proposé par Sophie**
Hello Monsieur Hulot de David Merveille, Rouergue Jeunesse.
À droite, une situation muette en plusieurs cases dont on découvre la chute en tournant la page. C’est ainsi que quand Monsieur Hulot retourne une boule de neige, on découvre la ville enneigée ou qu’au terme d’une course au filet avec des papillons, le chassé vient se poser tranquillement sur son chasseur !
**Proposé aussi par Sophie**
Le jacquot de Monsieur Hulot de David Merveille, Rouergue Jeunesse.
Monsieur Hulot est un personnage du cinéaste Jacques Tati. David Merveille le reprend pour une série d’albums aux éditions du Rouergue et c’est fantastique. Ça fait un moment que j’ai repéré ces livres sans texte mais je ne m’y étais pas encore arrêtée. C’est chose faite et j’ai été surprise très agréablement.
**Proposé par Bouma**
La Maison en petits cubes de Kenya Hirata et illustré par Kunio Katô, nobi nobi !.
Inspiré du film d’animation éponyme ayant reçu de nombreux prix à travers le monde, cet album raconte avec poésie et tendresse les souvenirs d’une vie. Un album à découvrir et à compléter par le film.
**Proposé par Kik**
Sans la télé de Jérôme Guéraud, Rouergue Jeunesse.
Ce récit autobiographique n’est pas une histoire issue d’un film en particulier. C’est l’histoire d’un enfant puis d’un adolescent, qui s’est construit avec le cinéma, car les films ce n’est pas à la télé qu’il les regardait …
Tous ses camarades ont la télévision. Pas lui. À cause de sa mère et de son oncle qui jurent que « la télé est un poison qui rend con ». Il est le seul de son école et de son quartier à ne pas connaître Goldorak et Dallas. Alors il va au cinéma. Il y voit un rat blanc aux yeux rouges. Il y voit une femme à poil cracher du sang. Il y voit des samouraïs et des cow-boys et des extraterrestres.
En Bonus …
Elle n’a pas pu résister. Ce n’est pas un livre mais La collectionneuse de papillons avait très envie de partager un coup de coeur cinématographique dans cette sélection
Les enfants loups, Ame et Yuki, Mamoru Hosada, Studio Shizu
Une bouleversante histoire d’amour, de femme, de famille, de courage, de choix, de sacrifice, d’épanouissement et de métamorphoses. Quand le merveilleux permet de toucher au plus profond du réel, cela donne Les Enfants loups et c’est magnifique !!!
Quelques réactions à partager avec vous suite à l’annonce des lauréats du prix À l’ombre du grand arbre.

Belle gueule de bois
Pierre Deschavannes, auteur
Merci beaucoup à tous ! Je suis enchanté ! Je suis justement entrain de poster la nouvelle sur mon site ! Très bon weekend ! encore merci !
Pauline Parvan, attachée de presse
Bonjour
C’est super. On est très contents.
Merci infiniment !

Mots rumeurs, mots cutter
Charlotte Bousquet, auteure
Merci à L’ombre du grand arbre et aux lecteurs qui ont aimé Mots rumeurs, mots cutter. Je suis très heureuse que Léa, Chloé et même cette peste de Solveig vous aient touchés !


Bestiaire des grands et des petits
Julie Colombet, auteure
Bonjour,
C’est super, je suis très contente!
Merci

Edmond
Ingrid Chabbert et Guridi, auteure et illustrateur
Encore merci, on est ravis !!

Chat par ci, chat par là
Stéphane Servant, auteur
La littérature jeunesse est absente des grands médias traditionnels.
Il y a bien quelques lignes dans des journaux prestigieux, quelques minutes sur les ondes. Il y a bien des journalistes éclairés mais on leur concède si peu de place. Si peu.
Et les rares fois où on cause du livre jeunesse sur le papier ou à la radio , c’est pour l’accommoder à la sauce polémique ou pour lui dénier sa qualité de « littérature ».
Bien étrange, quand on sait que pour un enfant, ouvrir un premier livre, c’est s’ouvrir au monde. On pourrait d’ailleurs, à partit de ce constat, se questionner sur la place faite aux enfants dans notre société, mais c’est là un autre débat…
Heureusement, heureusement, il existe des espaces de liberté. Le web est un de ceux-là. On y trouve des lectrices et des lecteurs qui s’emparent de la parole et font entendre leur voix. Il y a des lectrices et des lecteurs. Des jeunes. Des vieux. Des très jeunes et des très vieux. Avec une même passion : la littérature jeunesse. Et une même exigence : la littérature jeunesse.
Dans cet espace-là, il n’y a rien à perdre, rien à gagner. Ni gloire, ni argent Rien à gagner si ce n’est un peu de plaisir. Celui de lire et de partager. Et ça, c’est la meilleure façon de faire vivre les livres!