Lecture commune : “Du haut de mon cerisier”

Ouh la la, tant d’émotions pour un si joli roman ! Nos yeux ont un peu piqué à la dernière page tournée !

Un livre tellement poétique et bouleversant qu’il fallait à tout prix que l’on partage ensemble ce qui nous avait tant touché.

Du haut de mon cerisier de Paola Peretti. Editions Gallimard, 2019

Alice- Qui veut bien nous en dire plus sur cette petit bouille qui se cache derrière les branches d’un cerisier ?

Pépita : Cette petite bouille a pour prénom Mafalda et elle a son univers : l’école, son chat, ses listes rassurantes, un papa, une maman, une dame à l’école qui l’aide et l’aime beaucoup. Mais surtout elle sait qu’elle va perdre la vue. Quand ? Elle aimerait repousser cette échéance qui la terrifie alors elle invente comme des relais talismans : surtout ce cerisier dans la cour de l’école. Qui est pour elle un repère. Elle compte les pas pour le toucher. Elle sait qu’il sera toujours là pour elle. C’est une petite fille de 9 ans désarmante de sincérité et de sensibilité. Aux sens aiguisés. Elle retient tout. Elle veut tout comprendre. Elle veut dompter ce noir qui l’attend. Elle veut la vérité. Elle met souvent les adultes face à leurs contradictions. Elle veut garder sa liberté. Et pour ça, elle a sa logique. Qui est implacable.

Alice : Joli résumé, tout est dit !
Et si on en reste sur le premier contact avec ce livre, je trouve la couverture superbe et très parlante. On y découvre cette omniprésence de l’arbre, ces yeux symboliquement cachés derrière les feuilles, ces cerises, fruit délicat, incarnation d’un renouveau et d’une renaissance, ce sourire optimiste… J’adore !

Comme tu le dis Pépita, elle est pas mal entourée Mafalda. Chacun l’accompagne face à la noirceur qui assombrit peu à peu sa vue. On parle un peu plus de ces personnages secondaires ? Lequel souhaiteriez -vous nous présenter ?

Pépita : Personnages secondaires… Ils sont tous principaux non ?
Estella m’a beaucoup touchée car elle sait si bien s’adresser à Mafalda. Elle la guide tout en lui laissant son autonomie, leurs échanges sont des perles de philosophie. On a tous connu une personne extérieure qui nous a aidé à un moment de notre vie, en-dehors de nos proches et qui est comme un phare dans la nuit. Estella, qui signifie étoile, joue ce rôle-là, de confidente, de repère. Compréhensive mais jamais directive. Elle laisse à Mafalda faire ses choix et Mafalda sait qu’elle est là. De plus, son histoire à elle n’est pas simple non plus. C’est sans doute pourquoi elle est si forte.

#Céline : Filippo ! J’ai beaucoup aimé ce garçon que tout le monde voit comme un gros dur alors qu’en fait, il cache un cœur tendre et quelques fêlures. Il va être un autre soutien de poids pour notre jeune Mafalda. J’ai trouvé que la relation qui s’installait entre eux était intéressante, entre amour et amitié sans que l’un ou l’autre prenne le dessus. C’est bien aussi.

Alice : C’est vrai que Mafalda est vraiment bien entourée. Sa vie est belle de rencontres généreuses. Les liens humains sont a la fois si simples et si beaux que ça fait sacrément du bien … à Mafalda … et à nous, lecteur… Chacun d’entre eux participent à leur manière (même le chat !) à une acceptation optimiste du handicap. Vous ne trouvez pas ?

Pépita : Oui, c’est vrai, mais tout de même : mon cœur de maman était serré à cette lecture… On sent comme une menace sourde, qui plane, comme Mafalda, on voudrait faire reculer ce noir. C’est un roman qui évoque beaucoup la lumière dans les relations mais aussi son pendant, l’obscurité. Cependant, parmi les personnages, je voudrais évoquer les parents de Mafalda : ils m’ont mise un peu “mal à l’aise”. Ils veulent protéger leur fille, c’est normal, ils ne voient que le côté pratique des choses, il n’y a pas beaucoup d’émotions entre eux, mais je ne sais pas, j’arrive pas à me l’expliquer. J’ai lu ces passages comme en apnée. Je garde la lumière d’Estella, la détermination de Mafalda et son immense solitude, où seule son amie a su l’atteindre. Mais pas ses parents. Estella est malade aussi. Est-ce cela qui les rejoint ? Est-ce que ça veut dire qu’on ne peut jamais vraiment aider ceux dans la souffrance ? Ou faut-il se protéger de la souffrance de l’autre pour continuer à vivre ? Mais on fait comment alors pour continuer ?

#Céline : Je rejoins un peu Pépita sur cette question. J’ai été assez oppressée pendant cette lecture, le décompte des pas et de la distance à laquelle Mafalda pouvait encore voir le fameux cerisier de son école, a joué sur mon moral. Mais je crois que c’est justement parce que l’autrice nous met parfaitement dans la peau de l’héroïne, que j’ai pris tout cela tellement à cœur. Le côté progressif de la perte de la vue est déstabilisant. Mais il permet aussi à Mafalda de cheminer doucement sur la route qui la mène à l’obscurité. C’est une belle leçon que nous donne la jeune fille et son entourage.

Alice : C’est vrai qu’elle est super cette gamine. Depuis le début de notre conversation, on ne manque pas de qualificatifs sur cette petite personne : désarmante, sincère, sensible, libre, mature… N’oublions pas qu’elle n’a que 9 ans ! Je crois que le lecteur l’aime aussi parce que malgré toutes ces éloges, elle n’est pas parfaite et, surtout, l’auteur ne nous plonge jamais dans le pathos et on apprécie que Mafalda aime le foot !
Tout ça, c’est la personne et l’entourage de Mafalda, mais son histoire ne serait rien sans toutes les références au héros d’Italo Calvino. On en parle un peu ?

Pépita : Oui, tu as raison de souligner l’allusion au “Baron perché”. Cependant, les enjeux ne sont pas du tout les mêmes. Et nul besoin d’avoir lu ce livre pour comprendre l’histoire de Mafalda. Néanmoins, l’ouverture demeure et on peut aussi le lire (ou le relire) du coup !

#Céline : Pour ma part, je n’ai toujours pas lu ce classique de la littérature italienne. Alors avec ou sans les références, j’ai tout de même apprécié ma lecture. Et surtout, maintenant, j’ai une nouvelle histoire à découvrir : celle de ce fameux “Baron perché” !

Colette : C’est chouette de vous lire, je renoue avec mes impressions de lecture à travers vos mots. J’avais trouvé ça génial que le père de Mafalda lui ait lu “Le Baron perché” alors qu’elle était enfant. C’est un livre exigeant auquel notre héroïne peut pourtant sans cesse se référer au point de transformer la parabole de l’exil du baron dans l’arbre en réalité. Je suis absolument fan des liens intertextuels que les livres entretiennent, à travers les époques, les genres, les publics. Dans le quotidien angoissant de Mafalda il y a cette trouée vers l’imaginaire permis par la littérature qui sublime la maladie et l’avenir qui se dessine et la rend un peu plus acceptable…

Pépita : Oh que oui ! pour moi le baron perché est passé en arrière-plan tellement j’ai été happée par ce noir qui allait arriver.C’est la relation avec Estella qui m’a emportée. Beaucoup moins avec les parents de Mafalda.

Alice : Qu’auriez vous envie de préciser/de rajouter pour donner envie à nos lecteurs de se ruer vers ce livre ?

Colette : Est-ce que vous pensez qu’il est pertinent de parler du fait qu’à travers Mafalda, Paola Peretti raconte sa propre histoire et la maladie génétique dont elle souffre depuis des années ? Je trouve que cela renforce l’espoir que l’on peut lire dans ce livre que de savoir que l’auteure s’est construit une vie de femme accomplie et engagée (elle enseigne l’italien à des enfants migrants) malgré son handicap. C’est tellement inspirant de lire l’histoire de personnes conquérantes malgré les embûches de la vie !!!

Pépita : Complètement Colette ! Le fait de savoir que cette histoire s’inspire de la vie de l’autrice, cela m’a permis d’avoir un espoir pour Mafalda.

Alice : Qu’auriez vous envie de préciser/de rajouter pour donner envie à nos lecteurs de se ruer vers ce livre ?

Pépita : Et bien justement que cette histoire s’inspire de la vie de l’autrice.

#Céline : Je leur dirais qu’ils pourraient bien être surpris de toute la lumière qu’ils pourront trouver dans ce roman où l’héroïne plonge dans l’obscurité.

Alice : Pas de doute, a lire tous nos échanges,  nous avons toutes été sous le charme ! Et nous espérons que cette lecture résonnera aussi en vous, aussi longtemps qu’elle nous a habitées.

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Ravies, avant de boucler cette article nous apprenons que Du haut de mon cerisier est pré-sélectionné pour le Prix des librairies du Québec  -catégorie 6-11ans

On croise les doigts !

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Merci  Pépita, #Céline et Colette

pour leur participation et leurs avis convaincants.

La chronique de Pépita-Mélimélodelivres

et celle de #céline

 

Sélection thématique : L’Histoire avec un grand H

En ce week end de commémoration, petit focus sur les livres pour enfants consacrés à la discipline historique : documentaires, fictions, bandes-dessinées. Tout un panel pour éveiller la curiosité de nos petites têtes blondes car pour savoir où l’on va, il faut savoir d’où l’on vient ! Voici une sélection de nos préférés.

  • Les documentaires

La collection “La grande imagerie” des éditions Fleurus. Bien qu’aux allures un peu vintages, le garçon d’Aurélie en raffole. (Ses coups de coeur : 1ère et 2ème guerre mondiale et Débarquement).

 

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Les p’tits docs à coller de chez Milan

Un texte court et clair pour introduire toutes les thématiques abordables dès le plus jeune âge.

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Dans le même genre, Aurélie a découvert la collection Idole des éditions Néapolis, un peu plus détaillé, les enfants peuvent coller et colorier les différents détails du documentaires et s’amuser tout en apprenant.

Son avis d’Aurélie prochainement sur son blog

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Pour revenir à Milan, la collection mes docs histoire est clair et concise avec un large éventail, Aurélie apprécie aussi le côté tout terrain avec les pages plastifiées.

Son avis

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La collection Quelle histoire chez l’éditeur du même nom et  chez Fleurus pour le magazine s’allie aussi au numérique avec la version ebook, la version à écouter sur la lunii et les vidéos youtube.

L’avis d’Aurélie

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Une grande expédition à travers l’histoire de la Terre, ça vous dit ? Voilà l’objectif ambitieux de cet album magnifique qui se déploie en accordéon sous nos yeux ébahis. C’est signé Clémence Dupont et paru en 2017 chez les Éditions de l’Agrume !

L’avis d’Isabelle

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Parce qu’il est à la fois passionnant et d’une beauté à couper le souffle, parlons également de l’album Egyptomania, par Emma Giuliani et Carole Saturno, paru en 2016 aux Éditions des Grandes Personnes !

L’avis d’Isabelle

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Ensuite il y a plusieurs versions romancées mais non fictives comme la collection “Il était une fois” des éditions Belize et “Les grandes vies” chez Gallimard jeunesse.

 

L’avis d’Aurélie et ici.

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La collection “Histoire d’histoire” de chez Rue du monde est une série de fictions mais qui restent documentaires.

  • Les albums

Les albums d’Eric Battut font beaucoup référence à l’Histoire du monde (esclavage, guerre etc..)

Voici quelques avis d’Aurélie, Pépita

  • Les romans

Parfois, rien de mieux qu’une histoire captivante pour nous faire une page d’histoire ! La liste est longue – on pourrait presque proposer une sélection thématique par période historique, mais voici des romans qui valent le détour !

Pour découvrir la Rome antique, rien de mieux que la série Caïus de Henry Winterfeld, qui n’a pas pris une ride ! Addictifs, très informatifs tout en restant accessibles à des enfants très jeunes, ces romans offrent au passage une initiation au genre policier…

   

L’avis d’Isabelle sur le tome 1 et le tome 2.

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Pour une escapade dans le Moyen-Âge le plus sombre, n’hésitez pas à vous plonger dans L’Estrange Malaventure de Mirella, de Flore Vesco, qui vient d’obtenir le prix Vendredi ! On frissonne, la langue fleurie de Flore Vesco nous réjouit, nous faire rire souvent… mais au passage, on en apprend beaucoup sur cette période !

Notre lecture commune, ainsi que les avis d’Isabelle, de Pepita, de Hashtagcéline et de Bouma.

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Pour plonger en immersion dans des pages plus récentes de notre histoire, les romans de Michael Morpurgo sont une valeur sûre. Ses histoires, toujours très bien racontées, nous font revivre de façon très vivante notamment des épisodes marquants de la première guerre mondiale (Le mystère de Lucy Lost ; Soldat peaceful), le conflit sino-japonais dans les années 1930 (Le Roi de la forêt des brumes), la deuxième guerre mondiale (Dans la gueule du loup), l’après-guerre (Seul sur la mer immense ; Le Royaume de Kensuké) ou même des épisodes plus récents, comme la terreur exercée en Afghanistan par les Talibans (avec L’histoire d’Aman).

  

L’avis de Sophie                                L’avis de Pepita

    

L’avis de Bouma                                  Les avis de Hashtagcéline et de Sophie

L’avis d’Isabelle                                    L’avis de Bouma

L’avis de Pepita

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Les romans de Davide Morosinotto renouvellent brillamment le roman jeunesse historique. Le célèbre catalogue Walker & Dawn paru en 2018 aux éditions de l’École des loisirs, nous faisait vivre un road-trip incroyable à travers tous les États-Unis du début du 20ème siècle. L’éblouissante lumière des deux étoiles rouges, paru cette année (chez les même éditeur), nous emmène cette fois pour une aventure en Russie, pendant la Seconde guerre mondiale. Des objets-livre à couper le souffle : vintage à souhait, truffés d’extraits de dessins, de cartes géographiques, de photographies et de coupures de presse si authentiques qu’on les prendrait presque pour des documents d’archives…

   

L’avis de Pepita et d’Isabelle sur Le célèbre catalogue Walker & Dawn, l’avis d’Isabelle sur L’éblouissante lumière des deux étoiles rouges.

  • Les bandes-dessinées

Chez Casterman, vous pourrez faire découvrir la collection “L’histoire de France en BD“.

Et vous quelles sont vos collections préférées pour parler d’Histoire à vos enfants ?

Sélection thématique : Le conformisme

Cette semaine, nous vous partageons une sélection thématique sur le fait d’être dans les clous … ou justement l’intérêt de ne pas l’être et de savoir imposer ses envies et sa différence.

  • L’épopée des pions d’Audren, éditions MeMo.

Un roman premières lecture de la collection polynie sur les aventures d’un pion de dames… pas comme les autres !

Les avis d’Aurélie, Isabelle ,Pépita

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  • Hamaika et le poisson, de Pierre Zapolarrua, éditions MeMo.

Également dans la collection Polynies, l’histoire de l’amitié improbable entre une poule et un poisson qui ne ressemblent pas aux leurs et persistent à tracer leur route hors des sentiers battus…

L’avis de Pepita, Hashtagcéline et Isabelle

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  • Princesse Kevin de Michael Escoffier, Glénat.

Un album où un petit garçon aime se déguiser en princesse.

L’avis d’Aurélie

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  • Marin Morhange et la robe mandarine.Editions Goater

Un album de l’éditeur breton où un petit garçon est rejeté dans la cour car il aime porter une robe.

L’avis d’Aurélie

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  • Comme tout le monde de Charlotte Erlih et Marjolaine Leray. Talents hauts

L’histoire d’une caravane qui souhaite s’installer dans un village. Hélas elle a du mal à se faire accepter.

L’avis d’Aurélie

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  • Le nouveau pull-over d’Oliver Jeffers. Ecole des loisirs

Ou l’histoire d’un pull-over pour se différencier des autres mais que se passe-t-il quand cet objet devient commun à tous ?

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  • Un jour mon prince viendra ou pas, de Sandra Nelson. Gautier-Langereau

Un anti conte de fées pour montrer qu’une princesse a toujours le choix.

L’avis de Sophie

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  • Le troisième fils de Monsieur John, de Nadine Brun-Cosme, Sarbacane.

À travers la métaphore des arbres plantés à la naissance de chaque enfant, dont le troisième pousse à sa façon, déployant ses branches dans tous les sens, cet album nous parle de parents confrontés à un enfant qui sort des sentiers battus… et peut réserver des surprises aussi belles qu’inattendues…

L’avis de Bouma et d’Isabelle

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  • Calpurnia, de Jacqueline Kelly, École des loisirs.

Calpurnia grandit dans le Texas de 1899. Son entourage la destine à l’apprentissage des bonnes manières et des tâches ménagères. Mais voilà : ce qui intéresse vraiment la jeune fille, c’est l’observation de la flore et du comportement des animaux…

L’avis d’Isabelle et de Pepita

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  • Le môme en conserve, de Christine Nöstlinger, Livre de Poche.

Un classique qui tourne en dérision le mythe de “l’enfant modèle” et qui propose une réflexion réjouissante sur une réflexion distanciée sur l’éducation et les qualités des « bons » parents…

L’avis d’Isabelle

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  • George, d’Alex Gino. L’école des loisirs

George se pose des questions en toute simplicité sur lui, sur sa vie et ses envies alors que dans ce corps de petit garçon, il sent bien que sommeille une petite fille..

L’avis d’Alice

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  • Je m’appelle Mina et j’adore la nuit de David Almond, Gallimard jeunesse

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Quand on n’entre pas dans les cases sociales, on se réfugie dans son imaginaire pour rester en équilibre. Un roman incroyable dans sa forme !

L’avis de Pépita

Et vous, connaissez-vous d’autres livres abordant cette thématique ?

On a lu la sélection du Prix Vendredi

Il y a UN prix national dédié à la littérature pour adolescents et c’est le Prix Vendredi décerné pour la troisième fois cette année. En attendant de découvrir le grand gagnant 2019 qui sera annoncé dans la journée, nous avons lu la sélection des dix romans en lice…

Premier arrêt avant l’avenir de Jo Witek – Actes Sud, 2019

Suivons Pierre, brillant élève accepté dans une prestigieuse prépa parisienne et sa rencontre dans le train avec Olympe, une jeune révoltée, impulsive et tumultueuse.

Sur un chemin qui semblait tout tracé, sonne alors l’heure des choix, des réflexions, des bouleversements… Un chaos sans précédent, intense et libérateur.

Rien ne sera plus comme avant….

Les avis de : Pépita

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Ce que diraient nos pères de Pascal Ruter – Didier jeunesse, 2019

Résultat de recherche d'images pour "ce que diraient nos pères"Un roman lumineux, des personnages attachants, une écriture toute en subtilité, Pascal Ruter fait fort en offrant cette histoire de transmission, d’égarement, de révolte, d’entraide et de solidarité. Beaucoup de masculin, un peu de féminin mais le tout est si beau.

Les avis de Pépita et HashtagCéline.

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Surf de Frédéric Boudet – Mémo, 2019.

Un roman entre deux eaux où le héros navigue à l’aveugle entre son enfance perdue et son présent trouble. Un texte à l’écriture puissante qui nous met face à des adolescents en perte de repères et à la recherche d’un sens à la vie.

Les avis de Pépita, HashtagCéline, Aurélie et Isabelle.

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Un si petit oiseau de Marie Pavlenko – Flammarion, 2019

Un très joli texte qui parle de la difficulté de se reconstruire après un drame. Un sujet délicat traité de façon intime et touchante.

Les avis de Sophie, HashtagCéline et Pépita.

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L’Estrange Malaventure de Mirella de Flore Vesco – L’école des Loisirs, 2019

Une malaventure réjouissante où Flore Vesco revisite le conte du Joueur de flûte de Hamelin, le tout dans une langue moyenâgeuse qui amuse et qui fait tout son charme.

Les avis de Bouma, Isabelle, Pépita et HashtagCéline.

Découvrez aussi leur lecture commune ICI .

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La bonne aventure de Fabrice Colin – Talents hauts, 2019

Ombline Sauvage est une jeune bibliothécaire réservée, très, très sage et particulièrement mélancolique dont le cœur est rongé par les souvenirs de ses parents chéris. Après avoir rencontré une étrange diseuse de bonne aventure, sa vie, son être, ses pensées vont être bousculés, et l’irruption dans son quotidien, et dans la cage d’escalier, d’un voisin au charme nimbé de mystère va l’attirer aux frontières du réel… et au seuil de l’amour, l’intense, le trouble premier amour.  Dans ce roman, la lectrice-le lecteur vont sans cesse vaciller aux extrêmes limites du rêve, sur les pas de notre jeune héroïne qui “funambule sur les toits” avec son amoureux de la nuit.

Je me suis parfois perdue dans le labyrinthe tracé par Ombline entre les pages : entre les prédictions de Lucielle, la diseuse de bonne aventure et les avertissements de l’homme crocodile, moralisateur impitoyable, tiraillée par les souvenirs bénis de l’enfance et le refus de vivre le présent, ne sachant plus vraiment ce que notre héroïne cherchait.  Mais peut-être qu’au fond, se perdre a parfois plus de sens que de suivre un chemin…

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River de Claire Castillon – Gallimard, 2019


River est une héroïne assez étrange. Et ce n’est pas sa sœur qui nous dira le contraire, narratrice impitoyable des aventures de River. Mais comme c’est Claire Castillon qui orchestre cette étonnante histoire, vous allez voir que rien n’est aussi simple qu’il y paraît…

L’avis de HashtagCéline.

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Fraternidad de Thibault Vermot – Sarbacane, 2019

Ce roman ne ressemble à aucun autre. Fraternidad ouvre les portes d’un monde totalement étonnant : celui d’Ed qui, harcelé dans sa propre réalité, endosse, quand il le peut, un autre rôle : mousquetaire et vengeur masqué…  Grâce à cela, il s’est  virtuellement lié d’amitié avec Selene, une jeune fille mystérieuse qui semble rentrer dans son jeu… Ce texte est dense, riche et passionnant. Et il fait aussi plus de 600 pages. Alors s’il se lit avec une extrême facilité, HashtagCéline ne l’a pas encore terminé mais cela ne saurait tarder !

Bientôt, son avis ICI.

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La mémoire des couleurs de Stéphane Michaka – Pocket Jeunesse, 2018

Dès les premières pages, un mystère épais s’installe : lorsqu’il reprend connaissance dans une brocante parisienne, Mauve semble avoir perdu tous ses souvenirs. Déboussolé, il s’efforce de déchiffrer ce monde au fil des expériences, des rencontres et des souvenirs de sa vie d’avant qui lui reviennent par lambeaux. Et ravivent la mémoire d’un monde rationalisé, sécurisé, aseptisé, lissé de toute aspérité et de toute contingence. Où les individualités sont contrôlées de près, réduites à d’insignifiantes nuances de couleur. Un monde duquel notre Terre et notre espèce humaine, avec toutes leurs imperfections et leurs contradictions, paraissent étranges et repoussantes. Fascinantes aussi… Mais les deux mondes seraient-ils moins éloignés l’un de l’autre qu’à première vue ? Et quel rôle Mauve joue-t-il dans tout cela ? Une lecture en demi-teinte pour Isabelle qui a néanmoins apprécié la richesse de l’univers imaginé par Stéphane Michaka et une réflexion stimulante sur la fuite en avant de la modernité et sur toutes ces petites choses fragiles qui continuent de faire la beauté de notre monde.

Retrouvez l’avis d’Isabelle.

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Dans la maison de Philip Le Roy – Rageot, 2019

Philip Le Roy - Dans la maison.

Une maison isolée dans les bois, huit amis et une soirée à thème : se faire peur ! Chacun fera preuve d’inventivité pour effrayer les autres mais il se pourrait bien que l’ambiance tendue, le passé du lieu et de mystérieux évènements prennent le dessus sur l’amusement !

Alors, envie d’un moment de lecture effrayante ? Ce livre devrait remplir cette mission comme il se doit !

Bientôt, l’avis de Sophie ICI.

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Voilà notre tour d’horizon de la sélection du Prix Vendredi 2019. Et vous, en avez-vous lu ? Lesquels vous font envie ? Lequel est votre favori ? Dites-nous tout ça en commentaires…

Des arbres et des livres

A l’ombre du grand arbre, on aime se poser, se promener, discuter, échanger …

A l’ombre du grand arbre, on aime se retrouver, se rassurer, s’épauler …

A l’ombre du grand arbre on aime bien sûr lire et bouquiner ….

Hommage à cette force de la nature, à ces racines bien ancrées et à ces rencontres étoilées : un peu d’arbres dans la littérature jeunesse…

 

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Pour Alice, l’arbre est synonyme de cachette et d’évasion avec :

Du haut de mon cerisier de Paola Peretti, Gallimard, 2019

Ou l’histoire de la courageuse Mafalda, pleine de joie, de chagrin, de colère qui avec son imagination nous apprend à voir le monde autrement alors que la maladie est en train de lui ôter la vue.

Ma fugue dans les arbres d’Alexandre Chardin, Magnard, 2019

Après, une nouvelle colère de son père, Tine décide de fuguer dans les arbres. les aventures ne font alors que commencer pour cette enfant sauvage que rien n’arrête !

Un roman plein d’humour et de délicatesse aussi !

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Pour Pépita et son Méli-Mélo de livres, l’arbre est synonyme de connivences et de racines avec :

L’arbragan de Jacques Goldstyn, La Pastèque, 2015.

Une merveille de sensibilité et de poésie entre ce jeune garçon et son chêne, dans lequel il trouve refuge, en toutes saisons. Son avis.

Un arbre une histoire de Cécile Benoist et Charlotte Gastaut Actes sud junior, 2018
http://www.actes-sud-junior.fr/files_asj/couvs/500/9782330111458.jpgUn magnifique album entre conte et documentaire qui associe une histoire à chaque arbre présenté : l’effet montre combien les arbres sont liés à l’humanité. Un bijou ! Son avis.
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 Pour Ada, la collectionneuse de papillons, l’arbre est devenu un compagnon, un être vivant dont la générosité sans faille est à protéger absolument. C’est cet amour que suggérait Shel Silverstein dans son album devenu un classique de la littérature jeunesse intitulé L’arbre généreux publié par L’école des Loisirs pour la première fois en 1982.
L’avis d’Ada par là.
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Pour Aurélie, ce fut aussi le prétexte d’une belle rencontre d’auteure lors d’un salon autour du livre “Le dernier arbre” d’Ingrid Chabbert chez Frimousse.
 Deux jeunes garçons découvrent le dernier arbre de leur ville, qui risque d’être détruit. Ils prennent alors à coeur  la mission de lui trouver un nouveau refuge. C’est album émouvant est illustré par Guridi.
Son avis et celui de Pépita.
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 Pour Bouma, l’arbre est un symbole de sagesse. Ancestral, patient, les générations filent devant lui.
Il était un arbre d’Emilie VastMeMo, 2012
Comme l’arbre de cette histoire qui voit passer les saisons, il faut prendre le temps de lire avec les yeux cet album aux multiples détails… Son avis complet.
Le jour où le grand chêne est tombé de David et Caudry. Thierry Magnier, 2017
 
Une histoire presque mythologique aux préoccupations écologiques qui résonnent comme un cri d’alarme. Son avis ici.
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Yoko Lulu et Solectrice aiment les arbres dans leur jardin. C’est pour cela qu’elles ont aimé cet album qu’elles vous invite à découvrir ici.
Le Jardin voyageur de Peter Brown. Nord Sud, 2010
 
On vous recommande aussi ce roman, qui se passe dans la forêt japonaise de l’île d’Hokkaido. C’est un coup de cœur pour Yoko Lulu, elle a adoré ce récit d’un garçon perdu dans une forêt !
Dans la forêt de Hokkaido d’Eric Pessan, Ecole des Loisirs, 2017
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L’arbre qui pousse peut aussi être une jolie métaphore… Isabelle a énormément aimé celle que proposent Nadine Brun-Cosme et Christine Davenir dans Le troisième fils de Monsieur John (Sarbacane, 2018).
 À la naissance de chacun de ses trois fils, Monsieur John plante une graine et un arbre grandit. Tous admirent le bel arbre qui pousse bien droit, emplissant de fierté le papa jardinier. Mais le troisième arbre est à l’image du dernier-né : il pousse à sa façon, déployant ses branches tordues dans tous les sens et suscitant la perplexité des voisins… Son avis et celui de Bouma.
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L’arbre offre aussi évidemment un terrain de jeux que les uns trouveront merveilleux, les autres… vertigineux ! Pombo Courage, d’Émile Cucherousset (Éditions MeMo, collection Petite Polynie, 2019), c’est une couverture ravissante, une histoire en forme de conte, un roman dans lequel on entre avec le sentiment réjouissant de renouer intensément avec l’enfance. Les avis d’Isabelle, d’Aurélie, d’#Céline et de Pépita.
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Au pied de notre arbre, nous vous souhaitons avec cette sélection, un beau voyage livresque ….