ALODGA s’engage – pour les droits de l’enfant.

Le 20 novembre 1989, l’ONU adoptait à l’unanimité la Convention relative aux droits de l’Enfant : les droits de chaque enfant du monde étaient désormais reconnus par un traité international, ratifié par 195 états ! Depuis, le 20 novembre a été déclaré “Journée internationale des droits de l’enfant”. C’est cet immense progrès du XXe siècle que nous voulions célébrer avec vous, chères lectrices, chers lecteurs, en vous proposant une sélection de livres qui, à un moment ou à un autre de notre vie, nous ont permis d’aborder cette question primordiale avec les enfants de notre entourage.

Editions du Chêne
L’avis de Pépita

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J’ai le droit… à une identité

Un album fort qui montre l’importance d’avoir une identité : une petite fille et son papa, migrants, vont être reconduits à la frontière car sans papiers.

Sans papiers, Rascal, Ane bâté

L’avis de Pépita

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J’ai le droit… de vivre en famille

Dans Quatre sœurs, Malika Ferdjoukh partage le quotidien des sœurs Verdelaine, fraichement orphelines. Si cette tétrade met surtout l’accent sur la vie de cette famille, sa joie, ses peines et ses amours naissants, on perçoit en toile de fond le combat de l’aînée pour maintenir son droit de tutelle sur ses cadettes et leur permettre de rester ensemble dans la maison de leurs parents. Une série dont l’éditeur publie cette semaine une édition poche collector en un seul volume.

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J’ai le droit… à l’éducation

Les deux romans de Jacqueline Kelly : Calpurnia et Calpurnia et Travis sont captivants pour leur intérêt scientifique et culturel mais également pour la question qu’ils soulèvent sur la place des filles dans la société et leur accès à l’éducation. En effet, si Calpurnia rêve de recherches scientifiques et d’études, encouragée par un grand-père qui partage son amour de la nature et des découvertes, elle se confronte à la réalité d’une société qui relègue les femmes à la cuisine et à une mère qui veut que son unique fille reçoive une éducation simple pour en faire une parfaite petite ménagère.

Les avis de Lucie, Pépita, Isabelle et Linda sur Calpurnia. Et leurs avis sur Calpurnia et Travis ICI, ICI, ICI et LA.

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J’ai le droit… aux loisirs

Le temps libre est crucial pour grandir et se développer. Ce temps que les enfants doivent pouvoir utiliser pour jouer, faire du sport ou d’autres activités, ou même ne rien faire, est mis en péril par la pauvreté et la guerre dans certains pays, mais aussi par la course la performance et les mode de vie moderne. Il est important d’en prendre conscience. Et il est un roman qui, s’il a été rédigé en 1973, met très bien le doigt sur la valeur du temps et les dérives liées à la course à la productivité, au consumérisme et aux écrans qui semblent voués à combler chaque vide. À travers les aventures d’une petite fille aux prises avec une bande de « voleurs de temps », Michael Ende nous fait prendre conscience de la valeur inestimable du trésor que représente le temps de toute notre vie. L’intrigue est de celles qui vous accrochent de la première à la dernière page : la vie de jeux et de partages de Momo et ses amis est menacée par des messieurs gris qui convainquent les habitants de gérer le temps comme un capital à faire fructifier. Page après page, on prend conscience de la valeur de notre temps – des moments de partage, de rêve, d’ennui, de jeu et d’inaction.

Momo, de Michael Ende, Bayard Jeunesse, 2009.

Les avis de Lucie et d’Isabelle.

Un magnifique album qui nous emmène au pays de la culture : musique, théâtre, lecture, danse, peinture….Une ronde joyeuse et poétique pour rappeler ce droit fondamental.

Tous les enfants ont droit à la culture, Alain Serres et Aurélia Fronty, Rue du monde

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J’ai le droit… d’avoir un toit

Partis sans laisser d’adresse est un livre captivant et bouleversant, mais aussi une lecture qui invite à réfléchir à plusieurs droits, notamment au logement, puisque le jeune protagoniste et sa mère vivent dans un camion. Ce texte suscite la soif de connaître le fin mot de l’histoire, l’envie de céder à l’humour irrésistible de Susin Nielsen et une vraie prise de conscience de ce que signifie la pauvreté. La misère se matérialise de façon très concrète, douloureuse et stigmatisante. On réalise la valeur d’un réfrigérateur plein, d’une prise électrique, de toilettes à disposition. On accueille mille autres réflexions sur la famille, l’entraide, la tolérance, les dilemmes moraux aussi. Et pourtant, à chaque page, le roman est lumineux et plein d’espoir.

Partis sans laisser d’adresse, de Susin Nielsen. Helium, 2019

Les avis de Pépita et d’Isabelle

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J’ai le droit… d’être soigné et d’être nourri

C’est l’histoire d’un homme pas tout à fait comme les autres. Je dirais même : c’est l’histoire d’un homme extraordinaire. C’est l’histoire de Janusz Korczak. Dans cet album, nous découvrons comment le jeune homme, né Henryk Goldszmit, va se passionner d’éducation en observant les enfants autour de lui, dans les rues de Varsovie. Il décide d’abord d’apprendre à les soigner en devenant médecin “parce que le premier des droits des enfants est celui d’être en bonne santé”. Puis il fonde la Maison de l’orphelin, un endroit où libertés, droits et devoirs prennent sens, définis par les enfants eux-mêmes. Hélas, le monde dans lequel vit Korczak est un monde au bord de la guerre et le pire va arriver. Mais jamais Korczak n’a abandonné les enfants à qui il a dédié sa vie.

Korczak pour que vivent les enfants, Philippe Meirieu, Pef,
Rue du monde, 2012.

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J’ai le droit… d’avoir mon avis et de l’exprimer

Et oui, les enfants ont le droit d’avoir leur propre opinion, y compris lorsque celle-ci diffère de celle de leurs parents ! Pour réfléchir aux implications de ce droit, pourquoi ne pas lire cette histoire décapante où une femme au caractère excentrique reçoit un paquet contenant un enfant en conserve, garanti par le fabricant « joyeux, agréable et prometteur », « facile à prendre en main et à surveiller ». Les petits lecteurs riront aux éclats des situations ubuesques créées par le décalage entre la fantaisie de Mme Bartolotti et les bonnes manières de Frédéric. Les plus grands apprécieront aussi, de la part d’une autrice qui a grandi dans l’Autriche national-socialiste, une réflexion distanciée sur l’éducation et les qualités des « bons » parents, le mythe de l’enfant-modèle tourné en dérision et la morale de l’histoire, résolument anticonformiste et anti-autoritaire. Un livre qui fait plaisir à tout le monde !

Le môme en conserve, de Christine Nöstlinger, Le Livre de Poche, 2014.

L’avis d’Isabelle.

Devenir délégué de classe, représenter ses camarades auprès des adultes, porter leur parole, n’est-ce pas là exercer ce droit de l’enfant ? La série culte- Max et Lili- des enfants aborde ce sujet.

Max veut être délégué de classe/D. de Saint Mars et Serge Bloch, Calligram

Chez les poules aussi, on donne son avis ! Quand une poule disparue donne lieu à des avis contraires, comment s’y prendre pour aller dans le même sens ? Un album épatant pour aborder ce droit.

S’unir, c’est se mélanger : une histoire de poules, Laurent Cardon, Le père fouettard

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J’ai le droit… à la protection de ma vie privée

Une petite fille poste des photos et des vidéos à partir de son portable…sauf qu’elle ne le fait pas bien. Une revisite du conte Boucle d’or sur les réseaux sociaux et c’est bien vu. “Car avant de poster , réfléchis !”. Cela engage d’autres personnes qui ont le droit de ne pas vouloir.

#boucledor de Jeanne Willis et Tony Ross, Little Urban

Et si exercer ce droit, c’est aussi apprendre aux enfants et en famille à réguler leur consommation des écrans ! 10 jours sans écrans, vous essayez ?

Dix jours sans écrans de Sophie Rigal-Goulard, Rageot

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J’ai le droit… d’être protégé de l’exploitation

De façon très subtile, Fish Girl nous parle de captivité, d’exploitation et de maltraitance. On voit combien il est difficile d’en prendre conscience lorsqu’elle est exercée par quelqu’un qui se présente comme protecteur, qu’on vit captive, qu’on n’a pas trop confiance en soi et qu’on se sent différente… S’il est pas évident de parler de tout cela de manière frontale avec des enfants, Fish Girl permet de le faire, sous une forme largement métaphorique et grâce à la pincée de magie et de merveilleux qui rendent un livre adapté à de jeunes lecteurs. Il faut reconnaître la prouesse des auteurs qui parviennent, avec beaucoup de sensibilité, à nous montrer le cheminement interne de Fish Girl vers la l’émancipation et la liberté.

Fish Girl, de David Wiesner & Donna Jo Napoli, Éditions du Genévrier, 2017.

L’avis d’Isabelle

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J’ai le droit… d’être protégé de la violence

L’histoire de BOO se destine aux adolescents et aborde à leur niveau le problème du harcèlement scolaire, les violences que peuvent subir les jeunes et les conséquences dramatiques que cela a sur leur développement et sur leur vie. Sans porter de jugement, l’auteur soulève la question de la responsabilité et de la protection des enfants et adolescents.

BOO de Neil Smith, éditions L’école des loisirs, 2019

Les avis d’Isabelle, #Céline et Linda.

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J’ai le droit… d’être protégé des discriminations

L’histoire des Little Rock Nine est particulièrement inspirante pour évoquer la lutte contre les discriminations. Suite à un arrêt de la cour suprême qui mit légalement fin à la ségrégation raciale dans les écoles publiques américaines, ces neuf élèves noirs s’inscrivirent dans un lycée jusque-là réservé aux Blancs. Neuf adolescents qui rêvaient d’une éducation digne de ce nom et d’égalité, mais c’était sans compter la violence des manifestations racistes qui embrasèrent toute la ville. Avec Sweet Sixteen, Annelise Heurtier montre le courage immense des pionniers de la conquête de nouveaux droits, qui s’exposent en première ligne pour permettre à d’autres d’être acceptés, respectés et éduqués. On prend aussi la mesure de la difficulté de faire évoluer les esprits, même lorsqu’on a la loi de son côté. Mais ce texte montre surtout comment, pas à pas, les luttes émancipatrices peuvent faire bouger les lignes, y compris dans un contexte où l’obscurantisme règne en maître.

Sweet Sixteen, d’Annelise Heurtier, Casterman, 2015.

Les avis de Bouma, d’Isabelle et de Pépita.

Les discriminations entre filles et garçons sont aussi un sujet à aborder.
Les éditions Cache-cailloux proposent deux albums sur ce thème : La plus belle des Moutardes pour les petits (niveau maternelle), et CAMILLE ou Camille ? plus adaptés aux enfants en primaire. Ces deux albums ont aussi l’intérêt de se terminer avec une page documentaire : sur les femmes dans le sport pour le premier et leur accès à l’éducation dans le second.

Les avis de Lucie ici et .

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Et si vous souhaitez faire réfléchir les enfants et les adolescent.e.s autour de vous à leurs droits, n’hésitez pas à leur proposer de participer à la consultation nationale d’UNICEF France : les enfants ont la parole !


Lecture commune : Nos chemins.

Et si aujourd’hui, en rentrant du boulot, vous fonciez dans la médiathèque la plus proche de chez vous, vous empruntiez l’album Nos chemins d’Irène Bonacina publié chez Albin Michel, vous rentriez chez vous avant l’heure du couvre-feu, vous vous installiez sous un plaid, une couverture, une couette bien douillette et partagiez cette lecture avec les enfants autour de vous. Et si après, vous profitiez de la chaleur des seules personnes avec qui il vous est permis d’avoir un contact physique pour discuter. Discuter de la direction à prendre. Comme nous l’avons fait avec Linda.

Nos chemins, Irène Bonacina,
Albin Michel, 2019.

Colette.Si le chemin est un lieu archétypal de la littérature, lieu de transition par excellence, lieu de tous les possibles, en général on l’envisage au singulier. Et là, dès le titre de l’album, le voici au pluriel. Que s’est-il passé dans ta tête quand tu as découvert ce titre associé à cet étrange duo d’ours blancs marchant dans cette magnifique nuit constellée d’étoiles arc-en-ciel ?

Ladythat.- J’ai été plus interpellée par l’illustration que par le titre. Ces deux ours m’ont semblé emprunter des chemins différents (rapports aux nombreuses couleurs qui se déploient à leurs pieds), éclairés par une lampe à huile et les étoiles de la nuit. Le titre pose cependant la question de ces chemins pluriels : sont-ils identiques à l’ourse adulte et son petit? Ou doit-on imaginer qu’ils vont chacun emprunter un chemin différent ?

Colette.– Tu soulignes d’entrée de jeu les nombreuses couleurs sous les pieds des deux ours, auxquelles s’ajoutent les nombreuses couleurs des étoiles au dessus de leurs têtes : je ne sais pas si tu es comme moi et que tu feuillettes d’abord les albums avant de t’y plonger, mais un des aspects qui m’a tout de suite ravie dans cet album, c’est la technique de l’illustratrice, Irène Bonacina, une technique qui permet à la lumière de jaillir littéralement du livre. Est-ce que tu veux bien décrire cette technique et partager l’impression que cela a créé en toi ?

Ladythat.– Je ne feuillette pas forcément un album avant de le lire, j’aime m’y plonger directement et laisser mes émotions venir comme elles se présentent. Et ici c’est clairement la luminosité des illustrations qui m’a attrapé et ébloui tout au long de ma lecture. Quand je parle d’illustrations ce n’est d’ailleurs pas le terme approprié car Irène Bonacina a choisi une technique de collages rétroéclairés par une boîte à lumière. L’association des dessins des ours et de cette superposition de papiers déchirés, collés et peints, est dynamisée par la lumière qui crée un jeu d’ombres et lumières particulièrement saisissant. J’ai d’ailleurs trouvé que la progression du gris vers les couleurs donne vraiment le rythme du cheminement de Petite Ourse. Qu’en penses-tu?

Colette.- Je viens de relire l’album à partir de ta remarque et tu as vraiment raison, on peut lire l’histoire de Petite Ourse à travers le cheminement et la progression des couleurs ! Du gris du début de la marche vers le jaune incroyablement chaleureux de la rencontre avec Oumi pour aller jusqu’au rouge brûlant de la solitude et terminer avec l’arc-en-ciel des retrouvailles finales ! Quelle prouesse esthétique ! Merci de me l’avoir fait remarquer et appécier ! J’ai commencé à dévoiler l’intrigue de cet album à travers le déploiement des couleurs, mais toi, comment le résumerais-tu ?

Ladythat. – Je dirais qu’il s’agit d’un récit initiatique au cours duquel Petite Ourse traverse des épreuves et fait l’expérience du deuil et de la solitude avant de se relever grâce à une rencontre, une amitié qui laisse place à l’espoir d’un avenir radieux. Un avenir qui sera riche des expériences passées et de la mise en commun de deux héritages différents. Je me trompe peut-être mais c’est “l’éveil de la lanterne” avec son double reflet qui me donne cette impression de passé/futur imbriqué au cœur de la lanterne – une symbolique du foyer ? – renforcé par l’invitation de Petite Ourse à Oumi de partager ses souvenirs.En parcourant à nouveau l’album j’en viens à me demander si les oiseaux qui viennent se mélanger aux couleurs arc-en-ciel ne sont pas la matérialisation des souvenirs de Oumi.

Colette.- C’est une très belle interprétation en tout cas, ces oiseaux-souvenirs qui se mêlent aux couleurs arc-en-ciel de la lanterne transmise par Mamie Babka à Petite-Ourse. Ce qui est aussi très original, me semble-t-il dans cet album c’est la perception de l’espace : c’est comme si on était plongé dans un espace immense, naturel, minéral où s’explorent le vide, l’eau, la lumière, dans une sorte de retour à un monde primordial, élémentaire. Un monde qui pourrait aussi être un monde intérieur. On oscille pendant toute la lecture entre dépaysement et retour aux origines, non ?

Ladythat. – Oui! Absolument. On ressent un sentiment d’immensité tout en cherchant quelque chose de plus exiguë, à l’image de l’amour entre Petite Ourse et Mamie Babka qui est énorme dans le ressenti, et plus intime puisqu’il n’appartient qu’à elles deux. Aussi, lorsque Petite Ourse se retrouve seule, elle se retrouve face à l’immensité du monde et des possibles tout en recherchant la chaleur d’un sentiment d’amitié ou d’amour à partager avec quelqu’un de spécial.

Colette.- Que penses-tu de la citation de Lhasa en exergue de l’album :
« Je poserai mon pied
Sur la route vivante
Et je serai portée d’ici
Jusqu’au cœur du monde »
En quoi cette citation résonne-t-elle pour toi avec cet album si particulier ?

Ladythat.- Il me semble qu’au même titre que l’histoire de Petite Ourse ou du titre de l’album, cette citation de Lhasa parle du voyage qu’est la vie.

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Et si, sous votre plaid, votre couverture, votre couette bien douillette, vous souhaitez prolonger ce moment hors du temps, à réfléchir à la bonne direction, la vôtre, on vous propose de vous plongez dans les méandres de la voix envoûtante de Lhasa.

ALODGA s’engage – aux côtés de l’UNICEF pour son prix de littérature jeunesse 2020.

Depuis 2016, l’UNICEF organise un prix de littérature jeunesse pour sensibiliser dès le plus jeune âge aux droits de l’enfant grâce à la lecture. Ce sont les jeunes lecteurs et lectrices, de 3 à 15 ans, qui votent pour leur livre préféré parmi une sélection d’ouvrages choisis en fonction d’un thème et répartis en 4 catégories d’âge, de la maternelle au lycée. Chaque année, les enfants et les adolescent.e.s peuvent participer en famille ou par le biais d’une collectivité.

La thématique de cette année ne pouvait que retenir notre attention, car elle permettait d’aborder un sujet qui est au cœur des préoccupations de nombreuses Terriennes et nombreux Terriens :

“Objectif Terre : lisons pour la planète !”

Nous vous présentons donc aujourd’hui, jour de la proclamation des résultats du vote des enfants, nos coups de cœur parmi cette sélection, en espérant vous donner envie d’aller en lire quelques uns en passant par le drive de vos médiathèques, en incitant vos enfants à flâner entre les rayonnages des bibliothèques de classes ou des CDI, pour que la lecture et les droits de l’enfant restent au fondement de nos préoccupations.

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Dans la sélection des 3-5 ans…

Un album très coloré qui modernise les personnages de Franquin. L’auteur aborde la question du déménagement et plus largement de l’immigration, mettant en avant l’importance de l’accueil et de la solidarité.

Le nouveau nid des Petits Marsus de Benjamin Chaud, Little Urban, 2017

Pour aller plus loin : les avis de Pépita et de Linda.

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Un album beau et très émouvant qui montre comment on peut parler à hauteur d’enfant des questions les plus terribles – ici, le fameux “continent” de plastique qui grandit dans l’océan Pacifique. Le souffle poétique, la densité du texte et la sensibilité des illustrations en font un modèle en la matière.

Sur mon île, de Myung-Ae Lee, La Martinière Jeunesse, 2019.

Pour en savoir plus : les avis d’Isabelle de Linda.

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Un album foisonnant de couleurs, une invitation à l’imaginaire, à l’observation de la nature, à l’affranchissement des frontières. Un tour du monde animalier incroyable !

Jouer dehors, Laurent Moreau, éditions Hélium

L’avis de Pépita

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Monsieur Toutenordre, comme son nom l’indique, aime l’ordre ! Rien ne dépasse dans sa maison. Pris de frénésie, l s’attaque à la forêt dérangeant les animaux dans leur habitat naturel. Une façon d’expliquer aux plus jeunes l’importance du respect de l’environnement avec des images qui leur parlent.

Tout en ordre, Christophe Ellegaard, les Fourmis rouges

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Dans la sélection des 6-8 ans…

Album ludo-éducatif, Océans… et comment les sauver est un très bel ouvrage à conseiller aux jeunes lecteurs pour une découverte des écosystèmes marins et une sensibilisation à leur protection écologique. L’auteure apporte un regard optimiste et propose des actions applicables par tous depuis la maison.

Océans… et comment les sauver de Amandine Thomas, Sarbacane, 2019

L’avis complet de Linda est ICI.

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Il y avait une maison de Philippe Nessmann et Camille Nicolazzi nous raconte le quotidien des habitants d’une “vaste maison perdue dans les montagnes. Elle y était si grande et si belle qu’une multitude d’animaux y avaient élu résidence.” On y découvre au fil des pages, les choix que font ses habitants de tout poil et l’impact de ces choix sur les autres habitants. Cette fable écologique sur la biodivesité est publiée par La Cabane bleue qui conçoit ses livres dans une démarche globale de développement durable. Une maison d’édition qui mérite toute notre attention.

Il y avait une maison, Philippe Nessmann et Camille Nicolazzi, La Cabane bleue, 2019.

Pour en savoir plus : l’avis de Linda.

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Dans ce magnifique livre au format à l’italienne, on découvre tout un catalogue de métiers dont on aurait bien besoin pour notre futur : éleveur de forêts, conservateur d’espèces oubliées ou bien Planteur de lagon… Un imaginaire foisonnant que l’on découvre tout autant dans le texte poétique que dans les magnifiques illustrations qui l’accompagnent.

Le livre des métiers : un imaginaire pour demain de Julie Bernard, Zebulo éditions, 2018

Pour en savoir plus : l’avis de Bouma

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Melle Coline, institutrice, a du pain sur la planche ! Quand elle s’aperçoit que ses élèves ne savent rien des légumes, elle se lance dans des semis avec sa classe. A travers ce projet, c’est tout un quartier qui va découvrir les bienfaits du jardinage pour un meilleur mode de vie. Un roman bien sympathique, à l’enthousiasme contagieux, qui donne envie de prendre sa bêche pour retourner la terre et voir pousser le fruit de son travail. Un roman qui s’attache à décrire une réalité.

Le jour des premières fois, Salades & cie, Marie Colot et Florence Weiser, Alice jeunesse, coll. Primo

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Dans la sélection des 9-12 ans…

Livre de vulgarisation scientifique qui s’aborde comme une promenade au bord d’une rivière et la découverte de ses écosystèmes. Au fil des rencontres, Naïa, jeune collégienne qui prépare un exposé, s’interroge et trouve des réponses sous différents angles : géographie, théologie, philosophie et sciences pures. Des angles qui soulèvent l’importance de l’eau tout en soulignant l’inégalité de sa répartition naturelle.

Les mystères de l’eau de Blaise Hofmann, La joie de Lire, 2018

L’avis de Linda est ICI.

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Livre de philosophie mais aussi livre d’art, Demain entre tes mains est une œuvre exigeante et belle qui nous interroge sur notre rapport à l’argent, à la consommation, à la nourriture, aux déplacements… Fruit de la rencontre entre deux personnalités engagées, Cyril Dion et Pierre Rabhi, ce livre croise contes, paraboles, textes documentaires et réflexions philosophiques. Il est magnifiquement illustré par 32 artistes de l’agence Costume 3 pièces, dont les images résonnent autant que les mots qu’elles accompagnent.

Demain entre tes mains, Cyril Dion, Pierre Rabhi, Actes Sud Junior + Costume 3 Pièces, 2017.

Pour en savoir plus : les avis de Linda et de Pépita.

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Un récit de science-fiction comme on les aime qui met en scène la famille Karadine dont le père est laborantin en biotechnologie. Il a créé une bactérie qui dévore le plastique pour lutter contre la pollution. Mais le “Plastivorax” va échapper à son créateur et devenir extrêmement dangereux… Un récit au rythme haletant qui se lit d’une traite ! Ce fut le livre préféré des élèves de Colette qui participaient cette année au prix !

Plastique Apocalypse, Arthur Ténor, Le Muscadier, 2018.

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30 jours sans déchets (ou plus) raconte le défi relevé par la famille Delamare qui rêve de surpasser ses voisins parfaits, les Bertin. Pour figurer dans le journal local, Austin décide de convaincre sa famille de vivre 30 jours sans faire de déchets. Le défi sera difficile à relever, mais c’est sans compter sur l’implication progressive de la famille, sur l’aide inattendue des voisins, sur la solidarité sans laquelle ce modèle écologique ne peut se mettre en place. Un livre qui non seulement raconte une belle histoire d’amitié et de famille mais qui donne aussi de nombreuses astuces pour soi-même initier ce défi dans sa famille ! A vos poubelles !

30 jours sans déchets (ou plus..), Sophie Rigal-Goulard, Rageot Editeur, 2019.

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Dans la sélection des 13-15 ans…

Un roman d’anticipation engagé et percutant, entre utopie et dystopie. Tout s’articule à la perfection pour nous tenir en haleine et donner à réfléchir aux maux du monde et aux façons de le changer.

Nous sommes l’étincelle, de Vincent Villeminot, PKJ, 2019.

Pour en savoir plus : les avis de Linda, de Pépita et d’Isabelle, ainsi que l‘avis du jeune Antoine.

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Bleu Pétrole est une bande dessinée qui revient sur les évènements survenus le 16 mars 1978 à Portsall dans le Finistère lorsqu’un pétrolier s’est échoué et a créé l’une des plus grande marées noires du siècle. Léon, maire de la commune décide de poursuivre les responsables et engage une lutte judiciaire qui va durer des années. L’auteure livre un témoignage basé sur les anecdotes et l’histoire de sa famille.

Bleu Pétrole de G. Morizur et F. Montgermont, Grand Angle, 2017

L’avis de Linda.

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Quinze portraits qui permettent de rencontrer des jeunes et leur combat pour la planète, les droits des enfants, etc. Assez didactique, l’ouvrage se veut clair et appuie ces informations de chiffres qui soulignent la gravité et l’urgence de la situation.

Ces jeunes qui changent le monde de J. Canepa et P. Ducrozet, La Martinière jeunesse, 2019

L’avis de Linda est ICI.

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Récit multi-genre, La dernière marée se situe entre dystopie, vie de famille ou romance adolescente. La mer recule laissant place à une plage immense, sa mère est dépressive, son père ne sait plus comment gérer, Elo se retrouve seule jusqu’à sa rencontre avec l’optimiste Hugo. Mais lorsque Hugo se met à douter de lui, Elo ne sait plus à quelle bouée s’accrocher…

La dernière marée d’Aylin Manço, Talents Hauts, 2019

A découvrir, les avis de #Céline et de Linda.

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Avez-vous lu certains de ces titres ? Ou avez-vous des lectures coup de cœur à partager autour du thème de la protection de la planète ? En parlez-vous avec les enfants et les adolescent.e.s autour de vous ? N’hésitez pas à partager vos titres et surtout n’hésitez pas à vous inscrire au prochain prix de littérature jeunesse de l’UNICEF !

Nos coups de cœur du mois d’octobre.

Ca y est, l’automne est là. La déprime hivernale nous guette, le coronavirus avance toujours masqué, l’actualité est chaque jour plus violente… Mais dehors, les arbres se sont parés d’une lumière très particulière, les enfants ont hâte d’enfiler leurs bottes de pluies pour glaner ici ou là les seuls vrais trésors qui vaillent la peine qu’on lutte contre la morosité ambiante : bogues de châtaignes, petit caillou irisé, feuilles mortes écarlates et complicité retrouvée avec les gens qu’on aime.

Et si, cerise sur le gâteau, on partageait aussi des lectures réconfortantes, réjouissantes, enthousiasmantes ? Calé.e.s sous un plaid généreux, tête contre tête, place à nos coups de cœur du mois d’octobre !

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Pour Colette, la collectionneuse de papillons, enfin de retour sur son blog, le livre du mois sera un petit récit original qui renoue avec les textes de la mythologie grecque mais d’un point de vue très particulier : le point de vue de ses monstres. Il s’agit de Moi, Minotaure de Sylvie Baussier publié chez Srineo.

Son petit avis est par ici.

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Pour Liraloin, il est question d’un album où la promenade entre sœurs devient un jeu qui parfois peut faire peur. Une histoire pour s’aérer et s’évader dans les bois aux couleurs changeantes et pleine de douceur.

Au fond des bois de Anne Cortey et Julia Wauters, Editions Sarbacane, 2017

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Pour Pépita et son MéLI-MéLO de livres, c’est un doudou canard dans une nouvelle aventure qui est le coup de cœur du mois ! Si vous ne connaissez pas ses aventures, il est encore temps d’y remédier ! Julien Béziat excelle à raconter ces trucs TERRRRRIIIBLES ! qui lui arrivent. Publié par Pastel chez l’Ecole des loisirs.

L’oeil de Berk de Julien Béziat, Pastel-Ecole des Loisirs

Son avis ICI.

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Le roman que vous propose Lucie n’est pas gai.
A l’approche du 11 novembre son choix s’est porté sur le Soldat Peaceful de Michael Morpurgo. Avec l’humanité qu’on lui connaît, l’auteur anglais nous entraîne aux côtés de Tommo à la veille d’un évènement qui va bouleverser sa vie. Un roman essentiel.

Soldat Peaceful de Michael Morpurgo, Gallimard Jeunesse

Son avis ICI.

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Pour Linda et ses ladies, l’humour très second degré de ce recueil de nouvelles horrifiques a mis du rire dans la maison. Parmi ces vingt histoires, il n’y pas de place pour les cœurs sensibles qui ne peuvent supporter les pleures des petits pois, le bruit de la peau de la pomme qui craquèle sous la chaleur du four ou le cri de la carotte râpée dont les plaies béantes seront saupoudrées de sel. Âmes sensibles, vous êtes prévenues!

Le supplice de la banane et autres histoires horribles de Madlena Szeliga, Albin Michel Jeunesse

Son avis est ICI.

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L’île aux trésors croule sous les pépites en ce mois d’octobre ! Mais s’il ne fallait en retenir qu’une, ce serait le dernier album des talentueux Fan Brothers. Un superbe objet livre qui donne à réfléchir sur les dérives de la quête de perfection, captive, enchante et réconforte.

Le projet Barnabus, des Fans Brothers, Little Urban.

Son avis est ICI.

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Sur les étagères de son Petit Bout de Bib(liothèque), Bouma a choisi d’installer un album qui déploie son texte et ses couleurs comme autant de perles scintillantes. Un livre entre le conte initiatique et la critique sociétale à partager sans modération entre petits et grands.

Le Géant Chagrin de Carole Martinez et David Sala, Casterman, 2019

Son avis est ICI.

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Et vous ? Quel serait votre coup de cœur à partager parmi vos lectures du mois d’octobre ?

Nos classiques préféré.e.s : Timothée de Fombelle

© Chloé Vollmer-Lo

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Tobie Lolness, Gallimard, 2006.

Sur L’île aux trésors d’Isabelle, Tobie Lolness, premier roman de Timothée de Fombelle, est une pépite tout à fait à part. Voilà pourquoi, en dix raisons !

1 – Pour ses premières pages haletantes qui happent le lecteur en le propulsant directement dans le feu de l’action.

2 – Pour la plume unique de Timothée de Fombelle : sensuelle, imagée, belle à couper le souffle.

3 – Pour le personnage de Tobie, un millimètre et demi de clairvoyance, de courage et de débrouillardise.

4 – Pour l’intrigue magistralement construite en spirales entre présent et passé, et les questions qui font tourner les pages en retenant son souffle : pourquoi Tobie fait-il l’objet d’une traque impitoyable ? Combien de temps survivra-t-il dans cette jungle semée d’embûches et de prédateurs terrifiants ? Sur qui peut-il vraiment compter ?

5 – Pour les illustrations belles et vives de François Place qui subliment le récit.

6 – Parce que l’arbre de Tobie, c’est tout un univers, un macrocosme segmenté, des Cimes ensoleillées et convoitées, aux Basses branches humides et sauvages, en passant un écheveau de rameaux réservant mille surprises…

7 – Pour la subtilité avec laquelle les dilemmes, les choix et les contradictions des différents personnages incarnent la façon dont les périodes de tourmente politique peuvent tordre les cheminements individuels.

8 – Pour la force avec laquelle la métaphore de l’arbre éclaire notre monde, le changement climatique, les clivages sociaux, les autoritarismes, les frontières et les dérives de la science.

9 – Pour le message lumineux et porteur d’espoir du roman en forme d’hymne vibrant à la vie.

10 – Pour l’évasion, le souffle épique et une sensation grisante de liberté.

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Céleste ma planète, Gallimard, 2009

Les 10 raisons de lire Céleste ma planète d’après Alice.

1 – Car ce n’est pas sûrement pas le titre qui vous vient à l’esprit quand on vous parle de Timothée de Fombelle.

2 – Parce que c’est un conte magique et poétique qui nous plonge dans un univers futuriste, où un monde en survie meurt à petit feu.

3 – Malheureusement, car le sujet est terriblement d’actualité.

4 – Que ce texte nous fait, une nouvelle fois, prendre conscience que nos actes sur l’environnement n’est pas une morale mais une nécessité.

5 – Mais qu’il nous invite aussi à résister et à ne pas perdre espoir.

6 – Parce que le format est court et que l’histoire se lit d’un seul trait.

7 – Et que c’est aussi une jolie histoire d’amour…

8 – Parce que la plume de Timothée est définitivement inimitable.

9 – Parce qu’il a été réédité, c’est dire l’importance de ce texte et la place évidente qu’il doit avoir dans votre bibliothèque.

10 – Bref, un livre poétique et engagé.

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Vango (2 tomes), Gallimard Jeunesse, 2010

Les 10 raisons de lire Vango d’après Bouma :

1 – Parce que c’est un roman d’aventures qui promet de nombreuses escales à travers l’Europe et le monde ;

2 – Parce qu’il commence dans les années 1930 et se finit sous l’occupation allemande, donnant une vision intéressante de l’Histoire dans l’histoire ;

3 – Parce qu’on s’attache forcément à Vango, cet adolescent pourchassé par un passé dont il ne sait rien ;

4 – Parce que l’on ne peut s’empêcher d’imaginer dix milles raisons différentes à cette chasse et que l’on est souvent loin de la vérité imaginée par Timothée de Fombelle ;

5 – Parce qu’il y a une belle ribambelle de personnages au-delà de Vango, que l’on suit dans leurs choix et dans leur vie ;

6 – Parce que l’auteur a choisi une construction complexe, faite de multiples points de vue et de morceaux de vie choisis, dans laquelle jamais on ne se perd mais qui épaissit à merveille le mystère autour de Vango ;

7 – Parce qu’il y a un zeppelin (et pas seulement sur la couverture) ;

8 – Parce que Timothée de Fombelle montre bien comment le destin d’un homme peut lui échapper non pas à cause de ses choix mais de ceux des personnes autour de lui ;

9 – Parce que ce roman est à lire sans limite d’âge tant il promet de retomber en enfance ;

10 – Parce qu’il en existe trois versions : en deux tomes grands formats, en intégrale ou en poche, permettant ainsi de se l’offrir quelle que soit sa bourse.

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Le Livre de Perle, Gallimard, 2014

Les 10 raisons de lire Le Livre de Perle selon Lucie.

1 – C’est avec ce livre que j’ai découvert Timothée de Fombelle et, comme un premier amour, un premier roman ne s’oublie pas.

2 – Car l’énigmatique amoncellement de coffres et de valises en couverture intrigue : où Timothée de Fombelle va-t-il encore nous emporter ?

3 – Pour l’idée tellement poétique qu’il n’y a pas de pire punition que d’être exilé dans un monde où l’on ne croit ni aux contes, ni aux fées.

4 – Parce qu’Iliån et Oliå forment un couple de héros « fombelliens » par excellence : amoureux, audacieux, courageux, gentils, travailleurs et déterminés.

5 – Pour la fabuleuse histoire d’amour par-delà le temps et l’espace,

6 – Et les clins d’œil aux contes de fées disséminés dans le texte à la manière d’une chasse au trésor.

7 – Car Timothée de Fombelle a beau avoir une écriture extrêmement poétique, ses livres font toujours écho au le réel ; et que le contexte historique de l’Occupation est évoqué en quelques phrases d’une vérité troublante.

8 – Pour le personnage de l’écrivain évoqué à la première personne du singulier qui fait du Livre de Perle un roman méta,

9 – Parce que les valises de Timothée de Fombelle sont pleines de magies, et Le Livre de Perle est une magnifique métaphore pour expliquer d’où elle vient et sa vision de la littérature.

10 – Enfin, parce que ce roman est une ode au pouvoir de l’imagination.

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La bulle, Gallimard Jeunesse, 2015

Les 10 raisons de lire La bulle selon Linda:

  1. Parce que c’est le premier album de Timothée de Fombelle, sa première collaboration sur un projet où le texte prend moins de place que les illustrations.
  2. Parce que les illustrations d’Eloïse Scherrer ancrent profondément le récit dans l’imaginaire de l’enfance.
  3. Parce que la rencontre de ces deux artistes donne naissance à un univers magique et intriguant.
  4. Parce que la bulle est une très belle métaphore de nos peurs et angoisses les plus intimes et les plus profondes.
  5. Parce que la peur est ici portée à son paroxysme, abordant le délicat sujet de la dépression infantile, un sujet rare en littérature jeunesse.
  6. Parce que Misha prend son courage à bras le corps et affronte héroïquement ses peurs. Elle devient actrice de son bien-être.
  7. Parce que le récit mêle réalité et imaginaire avec subtilité, dégageant de la poésie et un sentiment d’espoir encourageant.
  8. Parce que le combat de Misha est une véritable aventure, une épopée fantastique digne des légendes chevaleresques.
  9. Parce que la confiance en soi est un sujet universel qui parle autant aux enfants qu’aux adultes.
  10. Parce que Timothée de Fombelle, tout simplement…

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Les 10 raisons de lire Capitaine Rosalie selon Pépita :

  1. Parce que je vais commencer par la fin : cette lecture m’a arrachée des larmes tant elle est émouvante,
  2. Parce que lue à haute voix, et je l’ai fait plusieurs fois, la qualité du silence qu’elle provoque immanquablement vous donne des frissons, par l’émotion palpable de l’auditoire,
  3. Parce que c’est une histoire universelle : celle de l’amour d’une petite fille pour son papa absent et du souci de protection de sa maman à tout prix de cette violence du monde,
  4. Parce que Timothée de Fombelle a l’art d’amener les choses tel un peintre sur un tableau : par petites touches et la lumière vous submerge tout à la fin,
  5. Parce que les illustrations d’Isabelle Arsenault apportent juste ce qu’il faut de profondeur bouleversante et toute en symboles,
  6. Parce que rien n’arrête un enfant dans son désir de vérité et que les adultes devraient s’en souvenir plus souvent,
  7. Parce que maîtriser les mots, c’est maîtriser le monde et combien cet aspect de cette histoire m’a touchée au plus haut point car c’est exactement ce que j’ai ressenti petite fille,
  8. Parce que “Capitaine, Ô Capitaine” : il est des combats silencieux bien plus forts que ceux qui font trop de bruit,
  9. Parce que tous les secrets finissent souvent par se révéler au moment où on s’y attend le moins et que l’enfance possède une forme d’intransigeance pour ça,
  10. Parce que ce livre m’a bouleversée et que je sais pourquoi…

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Neverland, L’Iconoclaste, 2017

Les 10 raisons de lire Neverland selon Ada :

1 – Parce que ce livre est un précieux objet littéraire non identifié : entre l’essai, le journal, le conte et le poème. Entre littérature et philosophie. Un texte. Sans étiquette. Une parole. Libre.

2 – Parce que l’auteur s’y donne un objectif qui semble inatteignable : saisir l’enfance.

3 – Parce que, justement, il y parvient. Il cerne d’infiniment près ce qu’est l’enfance en nous, ce qu’il en reste en grandissant, il trace très précisément les contours de ce territoire que nous pensions disparu mais qui affleure à chaque mouvement, à chaque souffle.

4 – Parce que l’auteur y rend à chaque page un hommage juste et sincère aux membres de sa famille qui lui ont permis de goûter son enfance pleinement : grand-père, grand-mère, père, mère, frères et sœur.

5 – Parce que ce livre est l’histoire d’une quête, une quête bouleversante, comme dans tous ses autres livres, mais cette fois en sens inverse en quelque sorte : “J’avais deviné depuis longtemps qu’un continent immense dérivait sous tous les autres et soulevait par moments nos vies, même quand on a grandi. Ces jours-là, l’enfance en fusion coule sur nos pentes ou fait trembler la terre. J’étais parti à l’aventure. Je cherchais la lisière du pays perdu. Je le reconnaîtrais à sa lumière.”

6 – Parce que c’est beau. Tellement beau que j’ai eu envie de tout noter : “Je croise souvent des résurgences de ce temps dans ma vie. L’enfance affleure. Cela peut être l’engourdissement d’une sieste, le goût des larmes. Il y a des petites incisions dans ma peau et j’y colle les lèvres.”

7 – Parce que c’est vrai : “L’enfance n’habite pas la mémoire. Elle habite notre chair et nos os, même abîmés par elle, dressés contre elles, nous sommes faits de notre enfance, adossés à ses murs sombres. Elle est tout ce qui reste à ceux dont on dit qu’ils n’en ont pas eu.”

8 – Parce que l’auteur y partage un secret d’artiste infiniment délicat : “Je n’ai jamais essayé de retenir l’enfance ou de m’y attarder. J’ai simplement voulu faire grandir l’enfant en moi, le faire progresser, en le gardant vivant. Car, malgré les promesses que me faisait ce nouveau monde, le pays adulte, il y avait quelque chose que je n’abandonnerais pas : l’envie d’inventer et de créer. C’était un serment. Je ne renoncerais pas à l’imaginaire. Je ne perdrais pas le fil. Ce serait la continuation de l’enfance par d’autres moyens, le rêve de perfectionner éternellement l’enfance.”

9 – Parce que mes copinautes ont été vraiment adorables et ont tout de suite accepté que je vous parle du seul livre de Timothée de Fombelle qui n’est clairement pas destiné à la jeunesse, témoignant une fois de plus de leur belle ouverture d’esprit 🙂

10 – Parce que ce livre me bouleverse, que je n’ai toujours pas bien compris pourquoi, mais que j’aime ça, beaucoup, être bouleversée par un texte…

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Ce tour d’horizon confirme toute la richesse de l’oeuvre de Timothée de Fombelle ! Nous resterons avec cet auteur la semaine prochaine, avec une lecture commune de son dernier roman, Alma. En attendant, n’hésitez pas à nous dire lequel de ses livres vous a le plus marqué(e) !