Une vie d’ours… à déchiffrer

Une vie d’ours (Christophe Fourvel et Janik Coat au Baron Perché) est un album que j’avais repéré il y a quelques temps déjà sur le blog de littérature jeunesse La Mare aux mots. Je viens d’en faire la lecture et elle a soulevé tant de questions que j’ai eu envie de demander à mes copinautes leur avis dessus.

Je remercie donc Colette (La collectionneuse de Papillons), Sophie (La littérature jeunesse de Judith et Sophie), Alice (A lire au pays des merveilles), Pépita (Méli-mélo de livres) et Kik (Les Lectures de Kik) d’avoir bien voulu donner de leur temps pour partager leurs avis avec moi.

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Bouma : Votre première impression face au titre et à la couverture de cet album ? Selon vous, quelle(s) thématique(s) vont y être abordée(s) ?

Colette : Quand j’ai découvert le joli portrait de famille de la couverture d’Une vie d’ours, je me suis dit que cet album là allait parler des relations parents-enfants, du quotidien d’une famille d’animaux aux grand yeux étonnés qui dévoraient surement la vie à pleine dents. Mais j’avoue que le petit autocollant prévu par les bibliothécaires de la médiathèque où je l’ai emprunté qui annonce « A lire avec un adulte » m’a mis la puce à l’oreille, cela annonçait que la lecture ne serait peut-être pas si évidente…

Pépita : J’ai tout de suite pensé à une histoire parodie du conte Boucle d’or et les trois ours et en effet, il y a un peu de ça dans cet album mais pas que… Je te rejoins aussi Colette dans ton impression : un album sur la vie de la famille ours. Il y a de ça aussi mais pas que…
Cependant, ce titre… Les deux termes principaux pour moi : « une » et « vie ». Une pour dire qu’elle est parmi tant d’autres et vie implique un début et une fin. Et effectivement, il s’agit d’un album beaucoup plus lourd de sens qu’il n’y parait à première vue. Au final, le titre s’éclaire après la lecture et il est tout à fait bien trouvé.

Alice : Vous ne trouvez pas qu’ils sont sans expression ces ours, en fait ? Seule la main levée de l’aîné nous invite à rentrer dans le livre. Si on la cache, on a une photo de famille, presque un peu triste.
Quant au titre Une vie d’ours, il m’a évoqué l’expression « Une vie de chien », … pas terrible, hein ?
Du coup, je me retrouve avec entre les mains un album qui me donne une première impression pas très optimiste.
Heureusement, le soleil brille dans le fond de l’illustration et cette famille a l’air unie.

 

Bouma : Et maintenant que vous l’avez lu. Que raconte-t-il réellement ?

Pépita : On entre effectivement dans le quotidien d’une famille ours et le temps qui passe fait son œuvre.

Sophie : Une vie tout simplement avec les jeunes qui vieillissent, les anciens qui partent et les plus petits qui arrivent…

Colette : Une vie d’ours ne raconte rien de moins que ce que son titre laissait présager. A part qu’en fait il ne s’agit pas vraiment d’ours ici mais bien d’êtres humains. Le zoomorphisme n’est là semble-t-il que pour sublimer la finitude de toute existence humaine. Parce que c’est cela le sujet de cet album : l’humaine mortalité. Mais là où les illustrations nous permettent d’entrer émerveillés dans l’histoire, le texte lui est direct comme un le coup de poing du même nom !

Bouma : Moi j’ai été surprise par ce zoomorphisme car je m’attendais à un livre sur le rythme de la vie de l’ours avec ses périodes d’hivernation par exemple. Quelque chose de plus joyeux et plus enfantin. Je pense que cette attente m’a été induite par les illustrations de Janik Coat.

le baron perché

Que pensez-vous de ces illustrations d’ailleurs ? N’y-a-t-il pas un décalage avec le sujet de l’album ?

Pépita : Oui, complètement ! Par ces illustrations, on entre dans l’univers enfantin et on s’attend effectivement à une histoire sur les ours mais le texte est en partie en contradiction : trop explicite, trop pour « grand » et parfois très dérangeant en ce qu’il ne laisse pas libre cours à sa propre interprétation, à ce qui est dit là sur la mort, le deuil et la vie qui passe.

Sophie : C’est vrai que ces illustrations font tout de suite penser à l’univers des petits et à une histoire simple de leur quotidien. Malgré tout, plus je regarde ce livre, plus le regard des personnages laissent une sensation inquiétante, peut-être là pour avertir sur le contenu de l’histoire !

Alice : Si je re-feuillette le livre en ne tenant compte que des illustrations, je les trouvent sans âme, manquant d’expressivité.
Clairement représentatives de la technique utilisée par Janik Coat (utilisation de logiciel).
Elles ne me dérangent pas… mais n’apportent pas grand chose au texte non plus.

Colette : Comme Alice, je trouve les illustrations très représentatives du style de Janik Coat. Je ne les dirais pas sans âme mais en effet notre famille d’ours est comme figée. L’âme est ailleurs pour moi, dans la couleur, dans les formes, dans ce graphisme épuré et délicat de l’artiste. Mais comme Pépita le souligne il y a un vrai décalage entre ces illustrations et le texte si cru, si dur, presque… inapproprié !

Kik : Je suis une grande fan de Janik Coat et ces ours ne m’ont pas dérangés. Je n’ai pas senti ce décalage. Certes il existe une certaine neutralité. Côme. Quelque chose de figé mais je l’ai plutôt perçu comme des photos de famille. Vous savez comme ces portraits de famille faits chez le photographe il y a quelques décennies. Pour moi, ce livre est comme un album de famille.

Pépita : Tout comme Kik, l’univers de Janik Coat, j’entre bien dedans, le côté figé ne me dérange pas puisqu’il est effectivement renforcé par les couleurs et leurs forts contrastes. Et que de beaux albums elle a dessiné !

Bouma : Nous ne sommes donc pas toutes d’accord sur ce décalage et tant mieux puisque ma question suivante tourne autour de votre ressenti face à cette lecture.

Comment avez-vous vécu cette histoire ? Quels sentiments avez-vous ressenti une fois celle-ci terminée ?

Colette : En ce qui me concerne, le texte m’a vraiment dérangée et c’est un album que je n’ai pas eu envie de lire à mes enfants, alors que je suis vraiment absolument fan de Janik Coat comme Kik. Je trouve la thématique de la vieillesse et du cycle de la vie très importante à aborder dès le plus jeune âge mais pourquoi cette manière de numéroter les enfants de la famille au lieu de les nommer et surtout pourquoi ces intrusions de ce langage dit « des adultes » ou « des journalistes » dans un album jeunesse qui se présente comme un conte ? Ces intrusions – il me semble que le texte n’en avait pas besoin pour être clair – gâchent un peu la saveur de l’implicite propre à la lecture fictionnelle.

Kik : J’ai été surprise plutôt que gênée pour ma part. Je n’ai pas tout de suite compris où l’auteur nous emmenait. Dès la fin de la première lecture, j’ai relu l’album pour percevoir les nuances et les détails dans les illustrations.
Peu d’albums évoquent le temps qui passe de cette manière, il faut être prêt après sa lecture à un enfant à répondre à d’éventuelles questions. Pour moi, il est bon de se questionner sur la vie et la succession irrémédiable des générations.

Sophie :Comme Kik, j’ai plutôt été surprise pour finalement remarquer que je ne me retrouvais pas dans cette histoire. Il y a une structure familiale très classique mais cette succession comme si les générations ne faisait que se répéter ne me convient pas vraiment. Certes le sujet est important mais il y a une ambiance angoissante qui m’a été désagréable à la première comme aux lectures qui ont suivies.

Pépita : Je vous rejoins totalement : trop d’explications dans ce texte qui ne laissent pas la part au cheminement intérieur de chacun. J’ai été mal à l’aise à la première lecture. Je l’ai donc laissé reposer et relu. Et là, un peu d’agacement en fait. On peut parler de la mort et du deuil et du temps qui passe à travers les générations aux enfants, et je pense même qu’on peut tout aborder avec les enfants, mais pas de cette façon-là. C’est trop appuyé, trop explicatif, comme si le lecteur n’était pas capable de comprendre presque ! Et du coup, je pense que les questions de l’enfant ne peuvent plus émerger, il n’y a plus l’espace pour. Je ne l’aurais pas lu à mes enfants petits ou alors, je n’aurais pas tout lu, ce qui demande de la part de l’adulte une pré-lecture tout de même et c’est dommage.

Alice : Une lecture très distanciée pour ma part. Et je rejoins Pépita, trop de textes explicatifs et une linéarité sans surprise : ainsi va la vie …

Bouma : Moi c’est aussi cette linéarité qui m’a dérangé. Ajoutez à ça, ce non esprit de famille permanent : chacun pour sa pomme et toujours le plus fort qui se sert en premier, les enfants n’ayant que les restes… Je sais en tant qu’adulte que l’histoire est une métaphore de la vie mais je ne l’ai pas trouvée pertinente.

Au final, le recommanderiez-vous ? Pourquoi ?

Pépita : Le recommander. Je ne sais pas en fait. Ou alors avec un accompagnement, voire une mise en garde.

Sophie : J’aurais du mal à le recommander comme je n’ai pas trop accroché. Et puis même si le thème colle avec une demande, l’âge est difficile à déterminer. Les illustrations irait bien à des maternelles mais le texte est long et le contenu pas évident.

Alice : Pas tellement convaincue, j’aurais du mal à le proposer.

Colette : Au final je n’ai pas lu à mes garçons, ce qui prouve bien qu’inconsciemment je n’y ai pas trouvé de quoi nourrir leur curiosité… Dommage, j’aime tellement les dessins de Janik Coat !

Kik : Moi je le recommanderai. Un certain point de vue, à compléter avec d’autres. Il apporte quelque chose de différent.

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Et bien voilà, il ne vous reste plus qu’à trouver cet album et à vous faire votre propre avis dessus.

 

 

L’entrée au collège, enfer et damnation ?

Ma séquence d’ouverture à moi : On voit un jeune (moi, Antoine Lebic) qui sort de l’école. Il vient de vivre son dernier jour en CM2.  Il y a du soleil, on est début juillet. Les maîtresses papotent devant la grille: elles sont contentes d’être enfin en vacances. Soudain, le jeune (moi) s’arrête sur le trottoir.  Il a l’air un peu triste. Il jette un dernier coup d’œil vers son école. On voit qu’il a un pincement au cœur.  On voit très bien qu’il a comme une grosse pierre dans l’estomac.  Car c’est fini. Car il ne reviendra plus jamais dans cette école pour rigoler avec ses copains.  Car à la rentrée, il entrera en sixième

Sophie DIEUAIDE, Mission collège, Une aventure d’Antoine Lebic

L’entrée au collège : moment redouté par beaucoup !  Pas simple en effet de se retrouver dans la peau du petit nouveau perdu dans cette jungle d’ados boutonneux à la mine patibulaire alors qu’à l’école primaire on jouissait d’une aura sans pareille auprès des plus jeunes !  Comment survivre à cette chute vertigineuse sur l’échelle « socio-scolaire » ? Comment se mettre le plus rapidement possible dans le bain et effectuer la traversée sans trop d’encombres  ?  Existe-t-il un mode d’emploi ?  Un petit tour de la question avec une sélection de titres jeunesse, à la fois pleins d’humour et de sages conseils.  De quoi dédramatiser ce fameux cap !

Journal d’un nul débutant de Luc Blanvillain, Ecole des loisirs,Collection Neuf

Jour de la rentrée scolaire en sixième pour Nils : il décide d’écrire un journal pour faire part de sa décision de devenir nul. De la drôlerie mais de la profondeur aussi dans ce roman sur l’angoisse des enfants.

Lu par Pépita – Méli-Mélo de livres

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Wonder, de R.J. Palacio

Comme si ce n’était pas assez difficile comme ça pour August de vivre avec son « handicap », cette année, il entre en sixième. L’occasion d’assumer sa malformation cranio-faciale (= sa tête de film d’horreur) devant tout le collège. Un roman nécessaire sur la difficulté d’être soi et surtout sur les choix qu’on peut faire dans notre regard et notre rapport aux autres. Une leçon d’humanité aussi émouvante que pleine de peps, qui fait pleurer et rire et parfois les deux à la fois.

Lu par Céline – Le tiroir à histoires et Pépita – Méli-Mélo de mots

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Un roman avec des histoires de filles, des histoires de mésententes et de quiproquos. Du déjà-vu peut être quand on parle de l’arrivée au collège, mais un incontournable aussi.
La cour du collège a la réputation d’être une jungle, non ?

Lu par Kik – Les lectures de Kik

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Dany dit NON ! de Rachel Hausfater

Dany se rend compte au fil de son année scolaire de 6e, qu’on peut tout dire à ses professeurs, si on y met la forme, que cela ne sert à rien d’insulter son entourage, sauf si on veut se retrouver seul, complètement seul.
Ce roman allie une écriture très ingénieuse dans l’utilisation des mots, mais aussi dans les tournures de phrases.

Lu par Kik – Les lectures de Kik

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Enzo, 11 ans, sixième 11 de Joëlle Ecormier. Nathan, 2013
Après en avoir fait des cauchemars, la rentrée en 6ème s’annonce plutôt chouette pour Enzo !

Lu par Alice – A lire aux pays des merveilles

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Mission collège, Une aventure d’Antoine Lebic de Sophie Dieuaide, Casterman

Qui ne rêverait pas d’installer un QG secret dans l’école ou de s’infiltrer dans le collège la nuit ?  Antoine et ses amis le font, pour la bonne cause : renseigner les nouveaux à propos des multiples dangers qui les guettent.  Un récit plein d’humour et de péripéties avec, en prime, à la fin, tout un dossier à l’usage des futurs collégiens !

Lu par Céline – Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait LIVREsse

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C’est mon premier jour d’école…  tous les jours ! , R.L. Stine, Michel Lafon

Un premier jour d’école en 6e, ce n’est jamais facile mais ça devient vraiment cauchemardesque s’il se répète encore et encore !  Comment le héros va-t-il pouvoir – enfin – entamer son 2e jour d’école ?  C’est tout le suspense de ce récit réservé aux plus téméraires !

Lu par Céline – Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait LIVREsse

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Trop classe la sixième ! de Robin Mellom et Stephen Gilpin (illustrations), Le livre de Poche Jeunesse

Depuis toujours, Libby s’occupe de la vie sociale de Trevor.  Aussi, lorsqu’elle lui annonce le jour de la rentrée qu’il est temps pour eux de se faire de nouveaux amis, chacun de leur côté, c’est la panique !  Un récit amusant, entrecoupé d’interviews des protagonistes (à la manière des émissions de télé réalité), qui rappelle que rien ne vaut l’amitié, la vraie !

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Bonne rentrée à tous et, en particulier aux sixièmes !

Nos coups de coeur de l’été

Ici, ..ou ailleurs…

Même si nos blogs ont sommeillé, toujours à l’ombre du grand arbre, on a continué de bouquiner.

Maintenant que sonne la cloche de la rentrée, que les vacances sont tranquillement en train de s’achever, on repart du bon pied, riches des lectures de cet été.

Qu’avons nous pris dans nos valises ? Qu’avons nous dévoré, la tête ailleurs et la passion toujours débordante ?

Cet été, voilà ce que nous avons lu et aimé :

 

langueLa langue des bêtes de Stéphane Servant, aux Editions du Rouergue, 2015.

Un roman d’une puissance inouïe sur la vie, sur l’amour, sur la mort, qui se tisse au fil des pages, se dénoue, se renoue avec pour héroïne Petite, une gitane nourrie de légendes et qui vit dans un cirque menacé de destruction. Stéphane Servant offre un roman à la langue magique. A lire ! Pour ma part, je le relirais le moment venu pour y saisir ce que je n’ai pas encore été capable d’y percevoir tant ce roman est riche, dense et sensible.

Lu par Pépita

 Un roman sublime, la plume bouleversante de l’auteur nous invite au voyage de l’intime, du beau, de l’essentiel. Enorme coup de  :coeur:.

Lu aussi par Carole

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quaiA quai a flot d’Arnaud Nebbache, aux Editions Ane bâté, 2015.

Un magnifique imagier marin avec des images au pochoir absolument superbes.

Lu par Chlop

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papasLa Boîte des Papas n°1 d’Alain Le Saux, aux Editions l’Ecole des loisirs, 2009.

Un coffret à mettre entre toutes les mains des bébés lecteurs ! Ils y découvriront un papa exactement comme le leur, tendre, drôle, attentionné, et très très expressif ! Ce fut le coup de coeur de l’été de mon Petit-Pilote-de-Berceau en passe de devenir Petit-Pilote-de-Draisienne :)

Lu par Colette

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chapiteauChapiteau de Jean-Léonard de Meuron et Véronique Peccoud, aux Editions
Courtes et longues, 2012

Cet album sur le cirque est surtout une très belle surprise. Avec de jolies animations et une histoire qu’on n’attend pas, on découvre cet univers autrement et on plonge dans les superbes aquarelles de ce livre.

Lu par Sophie

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Deux coups de coeur sur un même thème à destination des tout-petits : le brossage de dents !

brossedents

Petit Ours se brosse les dents de Liu Tong, aux Editions Lito, 2015.

Brosse tes dents ! de Mélusine Allirol, aux EdL’élan Vert, 2015.

Lus par Kik

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houdartokAbris d’Emmanuelle Houdart, aux Editions Les fourmis rouges, 2015.

Parce que cet album parle autant aux enfants, qu’à leurs parents.
Parce qu’il subjugue autant qu’il intrigue.
Parce qu’on a toujours besoin d’un abri et qu’il y en a tant que l’on ne sait pas reconnaître.

Lu par Bouma

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danteAristote et Dante découvrent les secrets de l’univers de Benjamin Alire Saez, aux Editions Pocket, 2015.

Se poser des questions, réfléchir, avancer, renoncer, … voilà tout ce qui se passe dans la vie d’Aristote et Dante.

Un roman sur une amitié généreuse entre deux garçons très attachants.

Un roman singulier et étonnant.

Lu par Alice

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L’homme qui plantait les arbres de Jean Giono, Images de Joëlle Jolivet, aux Editions Gallimard Jeunesse, 2010.

Une fable qui réconcilie l’homme et la nature, sent bon le soleil et la Provence et donne une furieuse envie de partir, sac au dos, sur les traces de cet homme qui plantait des arbres ou, pourquoi pas – c’était le vœu de l’auteur – de planter à notre tour…

Lu par Céline du flacon

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 Bonne rentrée et bonnes lectures à tous !

 

 

 

Carte postale basque

Mes très chers copinautes,

Je vous écris de la côte Basque, tantôt côté espagnol tantôt côté français, où nous passons des vacances en famille dans les petits campings du coin.

On se balade pas mal, au gré de la météo surtout, le camping sous la pluie n’étant pas notre tasse de thé.

la vague

La vague, Suzy Lee, Kaléidoscope

Ma mouflette s’éclate dans l’eau, on la croirait tout droit sortie d’un album de Suzy Lee, face à la mer, elle rugit, saute, se cache et recommence. Ici les vagues sont énormes, d’ailleurs l’une d’entre elle m’a surprise et l’eau est rentrée dans mes chaussures. Ce qui a bien fait rire toute ma famille.

Ma cadette, elle, est plus prudente, elle a compris que la mer ne se laissait pas dompter comme ça. Elle s’agrippe à nos bras dans l’eau ou préfère rester à fabriquer des châteaux de sable, bien vite rejointe par sa sœur d’ailleurs, il n’y a pas d’âge pour patouiller dans le sable humide.

Elles fredonnent des chansons de Bulle et Bob à la plage en faisant leur ouvrage.

Bulle et Bob à la plage, Nathalie Tual, Gilles Belouin, Ilya Green, Didier jeunesse

Le soir, on se régale de fruits de mer (enfin, surtout moi, les autres membres de la famille sont plus attirés par la charcuterie ou le fromage du coin, fort bons il faut l’avouer) avant de rentrer sous la tente. Ma cadette n’est pas peu fière de pouvoir affirmer, comme Nao « Je peux faire du camping comme une grande! » en se tenant bien droite, face à nous pour bien montrer toute sa force. Et effectivement, elle peut même aller faire pipi toute seule, la nuit, dans le noir.

Nous n’avons pas tiré de feu d’artifice mais nous avons fait griller des chamallows, ce qui est presque aussi bien parait- il (critère moufletesque).

le_premier_camping_de_nao_1379

Le premier camping de Nao, Akiko Hayashi, école des loisirs

Vous me connaissez depuis un peu plus d’un an maintenant donc vous n’ignorez plus ma tendance à faire les choses au-dernier-moment-limite-trop-tard, donc vous ne serez pas surpris d’apprendre que ma carte postale arrivera après mon retour en France.

Pour prolonger le plaisir du voyage, nous avons écouté sur la route du retour les comptines basques, du très bel album CD « Lo Hadi », les images de Lucille Placin nous ramenant un peu sur le chemin des vacances.

Lo hadi, Comptines et berceuses basques

Lo Hadi, comptines et berceuses basques Chantal Grosléziat, Jean-Christophe Hoarau, Lucile Placin, Didier jeunesse

Et c’est presque a regret que nous sommes rentrés à Paris. Mais la très jolie carte postale reçue de Nathan m’a rappelé à quel point j’aime ma ville et c’est finalement le cœur léger que nous sommes rentrés (mais la jambe lourde, avec une attelle au pied gauche, une vilaine entorse étant venu assombrir un peu la fin de mes vacances).

Je vous souhaite à toutes et au seul des vacances aussi agréables que les miennes et un retour au travail dans la douceur.

Bises à vous.

Chlop

Carte postale italienne

Buongiorno !

Je vous ai écrit de cet endroit …

Je suis déjà rentrée de mon voyage mais avant de partir, j’ai pris le soin de vous adresser ce petit mot d’Italie…

Nous voici donc en Toscane et Ombrie, où nous passons quinze jours entre terre et ciel, paysages de cyprès, de pins, de vignes, d’oliviers et de chênes verts, avec en bruit de fond le chant entêtant des cigales.

©Méli-Mélo de livres

©Méli-Mélo de livres

Un voyage préparé de longue date avec dans la tête des villes et des villages qui font rêver : Assisi, Firenze, Pérugia, Siena, Roma, Cortona, San Gimignano, Castigione del lago (à côté du lac Trasimène), Montepulciano, Pienza, Orvieto,…

 

 

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Une terre à la riche histoire…et à la gastronomie tout autant : pizza, brushetta, pasta, chianti, mozarella, parmigiano,..et on ne se prive pas !

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©Méli-Mélo de livres

Une fontaine de Rome où s'abreuver... ©Méli-Mélo de livres

Une fontaine de Rome où s’abreuver…
©Méli-Mélo de livres

Et des histoires, nous en croisons dans les librairies

et les bibliothèques sur notre chemin.

Un vrai kaléïdoscope !

Je lis aussi beaucoup , pas moins de six romans prévus en quinze jours (y compris en numérique, et c’est bien pratique en voyage !) et je pense que j’aurais lu autant de pages que de kilomètres parcourus !

Certains seront chroniqués sur mon blog, d’autres pas,

c’est selon l’envie du moment

Et quelques livres achetés : un livre sans texte (bien pratique quand on ne parle pas italien ou si peu) et un d’actualité qu’on collectionne chez nous dans toutes les langues…

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Un bien beau voyage, dépaysant, ressourçant, à l’image de ce magnifique album « Imagine »…de Aaron Becker chez Gautier-Languereau.

« VIAGGIO » en italien, toute une promesse contenue dans la sonorité…

A l’image de nos découvertes durant ce séjour.

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En attendant de partager d’autres coups de cœur livresques, je vous embrasse !

Ciao !