Le top 5 de la collectionneuse de papillons

A l’heure de faire un peu de ménage dans ma collection de papillons, vint une question lancinante : quels seraient donc les 5 livres de littérature jeunesse que je mettrais absolument, amoureusement  dans ma valise d’entomologiste ?

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Et bien sans aucun doute, j’emporterai tout d’abord La Rivière à l’envers de Jean-Claude Mourlevat.

C’est avec ce petit roman que je suis entrée en littérature jeunesse sur les conseils de ma tutrice de stage en collège quand j’ai débuté en tant qu’enseignante (une prof de lettres incroyable qui a marqué à jamais ma manière d’enseigner !) Et c’est avec ce petit roman que j’aime commencer l’année avec mes apprentis collégiens. Parce que dans ces quelques pages, on trouvera la quintessence de ce qui fait l’aventure littéraire, une quête initiatique à la découverte de soi, de l’autre et du monde particulièrement poétique. Un jeune orphelin, Tomek, va se lancer dans un voyage improbable à la recherche d’une jeune fille, Hannah, qui lui a demandé en entrant dans sa petite épicerie de l’eau de la rivière Qjar, une rivière qui coule à l’envers… Il y a de quoi être intrigué ! Et quand l’amour semble naître en même temps que le mystère, alors il ne reste plus qu’une réponse possible : partir !

J’avais d’ailleurs partagé à l’ombre du grand arbre mon coup de cœur pour ce livre avec mon fils aîné et nous en avions fait ensemble une lecture commune : c’est par là !

« Ainsi vous avez tout dans votre magasin ? demanda la jeune fille. Vraiment tout ? » Tomek se trouva un peu embarrassé : « Oui… enfin tout le nécessaire… » « Alors, dit la petite voix fragile, alors vous aurez peut-être… de l’eau de la rivière Qjar ? » Tomek ignorait ce qu’était cette eau, et la jeune fille le vit bien : « C’est l’eau qui empêche de mourir, vous ne le saviez pas ? »

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Dans ma valise, il y aurait aussi une petite pièce de théâtre publiée aux éditions théâtrales jeunesse : L’Ogrelet de Suzanne Lebeau.

Nous voilà plongés dans un huis clos intense entre Simon, l’ogrelet, et sa mère. L’un, à la veille de faire sa première rentrée, se questionne sur qui il est vraiment, l’autre lui refuse toute vérité. Pour le protéger sans doute, mais de quoi ? C’est ce que l’on découvre au fur et à mesure que les scènes s’enchaînent, à travers une écriture surprenante, empreinte d’une poésie… sanglante et mystérieuse !

« Mon petit Ogrelet,
Je l’ai nourri de lait
Gavé de carottes et de navets
De bleuets sauvages
De gelée de roses.
Jamais il n’a senti l’odeur du sang frais.
Jamais il n’a tenu un os dans ses mains
Pas même les petits os de poulet.
Jamais il n’a goûté à de la viande crue.
Il est prêt pour l’école
Et son envie de lire est si grande. « 

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Dans ma valise, il y aurait aussi ce livre fabuleux que je me suis offert avec mon premier salaire : Princesses oubliées et inconnues de Philippe Lechermeeir et Rebecca Dautremer publié chez Gautier-Languereau.

Que j’ai aimé passionnément cette galerie de portraits de femmes toutes si particulières, si singulières ! Que j’ai aimé cette somme de personnalités improbables, toutes plus originales les unes que les autres. Un album qui m’a fait découvrir une illustratrice dont j’ai collectionné depuis tous les livres-papillons mais aussi un auteur d’une infinie poésie (vous l’aurez compris c’est le maître-mot de mes coups de cœur !)

Princesse d’Esperluette
« Dès qu’un repas ou un bal se termine, la princesse Louisette d’Esperluette prend la poudre d’escampette et monte les mille marches qui mènent à sa bibliothèque. Elle lit tout ce qu’elle trouve, des récits, de la poésie, de la philosophie, et des romans pleins de sornettes. Elle écrit aussi l’histoire de sa vie, sa biographie (pour l’instant, trois volumes de cinq cent quarante-sept pages). À la recherche d’une paire de lunette avec laquelle jamais ses yeux ne se fatigueraient. Rêve de journées découpées en chapitres auxquelles elle pourrait à chaque fois donner un titre. S’exprime en rimes, ne parle qu’en vers, connaît le dictionnaire par cœur. »

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Dans ma valise, il y aurait aussi un documentaire, le portrait d’une « princesse » elle aussi si particulière, si singulière… Dans ma valise, il y aurait Malala, pour le droit des filles à l’éducation publié aux fabuleuses éditions Rue du monde.

Voilà un album qui nous raconte l’incroyable destinée de Malala Yousafzai, cette jeune fille pakistaine qui fêtera ses 19 ans dans 2 jours, le 12 Juillet, et qui lutte depuis son plus jeune âge pour le droit des filles à l’éducation partout dans le monde.

Au risque de sa vie.

Une femme qui inspire, qui interroge, qui bouscule. Qui nous invite tous à réfléchir à notre rôle de citoyen du monde.

« un enfant, un professeur, un livre, un crayon

peuvent changer le monde. »

5

Dans ma valise, enfin, il y aurait un recueil de poésie. Et oui c’était inévitable. Et ce serait Mon cœur a des dents de Bernard Friot.

Parce que voilà des textes qui crient, qui hurlent le quotidien adolescent, sauvagement, sur un rythme saccadé, sans fioritures.

« Mon cœur a des dents, des dents
il mord qui approche dévore ceux qui m’aiment
j’entends les os craquer les hurlements glacés des assassinés
c’est pas
appétissant
sage mon cœur sage
es-tu rassasié maintenant
cesse s’il te plaît de grincer
des dents
j’habite un ogre en mon sein
moi qui suis végétarien
c’est un peu
embarrassant
je vais l’entourer de fil barbelé planter une pancarte
attention danger
au moins vous serez prévenu
mon cœur minotaure en son labyrinthe
vous attend
à pleines dents »

 

Coups de cœur de juin 2017

Ce mois-ci, ça ne vous aura pas échappé, il a fait chaud, très chaud, parfois trop chaud.

Pas un temps à faire du sport ça, ni à faire le ménage, ni même à travailler. Non, aucun doute, c’est un temps à la lecture ! Dans un jardin, dans un bain frais ou dans une bibliothèque, la lecture nous a, comme toujours, accompagnés ce mois- ci, voilà les titres que nous avons préférés.

Dans les coulisses du monde d’Alice :

Barracuda for ever de Pascal Ruter. Didier jeunesse, 2017

Où il est question de Claude François, de danse, de soirées de bowling, de taxi, de boxe, de chaussures à bout carré, de maison de retraite, …..d’aventures rocambolesques entre un grand-père et son petit fils ….

Un roman qui donne envie de rire aux éclats et qui émeut jusqu’aux larmes.

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Dans les coulisses de l’Atelier de cœurs :

Le chien de Céline Lamour-Crochet.Editions Mouk,2017

Un album cartonné en noir et blanc qui raconte les aventures d’un petit chien. La particularité de cet ouvrage c’est que chaque objet ou personnage est dessiné par les lettres du mot dont il est composé. 

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Du côté de littérature enfantine :

Bébé va au marché, Atinuke, Angela Brooksbank, éditions des éléphants

Avec son adorable petite frimousse, bébé séduit tous les marchands, sans que sa mère ne s’en aperçoive le coquin va déguster avec gourmandise une orange, une banane, des gâteaux… Un album à compter tendre et joyeux.

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Du côté de Méli-Mélo de livres :

La princesse de l’aube, Sophie Bénastre et Sophie Lebot, De la Martinière jeunesse

Un album-conte à la réflexion philosophique et écologique dans un écrin d’illustrations à couper le souffle ! Lumière et ombre se côtoient pour aboutir à un message qui fait réfléchir à la relation de l’homme avec la nature.

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Sur les étagères de la collectionneuse de papillons, d’étranges créatures ont été épinglées :

Que caches-tu dans ton dos ? de Lena Sjöberg publié aux éditions Rue du monde.

Un album tout en longueur pour jouer au fameux jeu des devinettes avec petits et grands !

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Sur les étagères d’Un Petit Bout de Bibliothèque :

Pax et le petit soldat de Sara Pennypacker. Gallimard jeunesse, 2016

Une écriture fine et solide pour dire l’absurdité de la guerre qui détruit autant les hommes que la nature. Une amitié hors du commun entre un enfant et un renard, leur voix qui se répondent au delà de la séparation et les illustrations sensibles de Jon Klassen, comme une touche de douceur dans un monde brutal et incertain.

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Dans la bibliothèque de La littérature jeunesse de Judith et Sophie :

Koi ke bzzz ? de Carson Ellis. Hélium, 2016

Un album sur le cycle de la vie en langage insecte ! Une belle surprise qui laisse la place à l’interprétation des enfants et à la lecture des illustrations. Un album intelligent, drôle et beau !

Son avis complet

A partir de la semaine prochaine, et tout au long de l’été, chacune d’entre nous établira son TOP 5 en littérature jeunesse !

Ne nous perdez pas de vue !

Résultats du jeu des 5 ans

Animation Exercise #50!! ““Opening ‘The best gift ever’ and reacting” ” View PostIl y a un mois on fêtait les 5 ans de notre grand arbre avec un petit jeu pour vous remercier de votre fidélité.

Merci à ceux qui ont joué le jeu et nous ont bien voulu partager avec nous leurs livres fondateurs. Comme promis, nous avons tiré au sort dix d’entre vous.

Sans plus attendre, voilà la liste des gagnants.

 

Virginie

Violaine

Isabelle

Ambre

Mathilde

Stéphanie

Othondo

Katy

Blandine

Denise

Félicitations à vous.

Merci de nous faire part te votre adresse postale à cette adresse: contact@alombredugrandarbre.com , en nous précisant l’âge de l’enfant à qui vous destinez le livre (vous avez aussi le droit de vouloir un livre pour vous, nous savons bien sous l’arbre qu’on n’est jamais trop grand pour la littérature jeunesse) et tout élément utile sur ses goûts, afin que nous choisissions avec soin ce qui lui correspond.

Et nous espérons vous compter parmi nous pendant les 5 prochaines années!

 

 

Lecture de jeune adulte #1 : A la place du coeur

C’est une jeune femme, Coline, 20 ans, qui inaugure les lectures de jeunes adultes avec le roman « A la place du cœur » d’Arnaud Cathrine, qui l’a profondément bouleversée.

Arnaud Cathrine - A la place du coeur Saison 1 : .

A la place du cœur Saison 1.-Arnaud Cathrine.-Robert Laffont

Ça aurait pu être moi. Ça aurait pu être mon frère, le père de ma meilleure amie, ma voisine, mon prof de maths du collège, la fleuriste à côté de chez moi… ça aurait pu être n’importe qui. Ça aurait pu être toi.

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On se sent souvent à l’abri de toutes les tragédies que l’on entend, lit ou voit à la télé. Et le jour où ça nous tombe dessus, on se demande : « mais pourquoi moi ? ». Tout simplement parce qu’on s’est cru invincible, parce que trop souvent, la réalité est si réelle qu’on refuse d’y croire. Alors, paradoxalement, elle devient irréelle.

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Caumes à 17 ans, il vit tranquillement sa vie d’adolescent et découvre l’amour pour la première fois. Mais il découvre aussi la cruauté, le drame, le terrorisme. Comme de milliers de personnes, lui et ses amis vont suivre les événements tragiques des attentats contre Charlie Hebdo le 7 janvier 2015. Mais comment réagir quand, à 17 ans, les sentiments en ébullition, on doit porter sur ses épaules, le poids des maux de l’adolescence et l’implication morale et civique lorsque son pays est victime de terrorisme ? Est-ce normal de continuer à rire, pleurer, trembler, désirer ? Doit-on cesser de faire la fête, cesser de se fâcher avec ses parents pour une chaussette mal rangée, cesser de faire l’amour ? Est-ce égoïste de continuer à être heureux alors que d’autres sont morts simplement pour s’être exprimés ? Doit-on cesser de vivre par respect pour les morts ?

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A 17 ans, il n’est pas facile de prendre conscience que l’avenir, c’est vous. Que le monde tel qu’il est, est votre avenir et que vous êtes l’avenir du monde. Il n’est pas facile de comprendre que vous allez devoir bâtir votre vie dans un monde déchiré entre terrorisme, guerre, racisme, homophobie…

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Ce roman pose les questions que beaucoup de personnes se sont posées en silence. Comment agir face à ce genre de situation extrême que l’on ne comprend pas toujours, comment gérer le bonheur du premier amour et la culpabilité de ce bonheur face à ces actes de barbarie. Avec les mots d’un adolescent amoureux et conscient de la gravité des faits, Arnaud Cathrine bouleverse. Un roman honnête, d’actualité, plein de sensibilité, comme peu ont réussi à me toucher de cette façon.

Gageons qu’elle lira la saison 2 !

Arnaud Cathrine - A la place du coeur Saison 2 : .

Une Preuve d’amour de Valentine Goby

Lorsque j’ai lu ce roman, j’ai été frappée une fois de plus par la délicatesse et la justesse de l’écriture de Valentine Goby. Aussi ai-je entrainé deux arbronautes, Pépita et Colette, à partager cette lecture (et j’espère qu’il en sera de même pour vous).

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Une preuve d’amour de Valentine Goby
Thierry Magnier, 2017 (2013 pour la première édition)

 

Bouma : Avant d’avoir lu ce roman, quels thèmes pensiez-vous y trouver en vous basant sur la couverture et le titre ?

Pépita: Tout de suite à une histoire d’adoption ou de migrants. Comme quoi, la couverture est explicite !

Colette : J’avoue qu’au seuil de ce texte, j’ai pensé lire une aventure en terre africaine, une aventure dans laquelle les héros devraient faire des sacrifices par amour..

Bouma : Pour moi il s’agissait plutôt de voyage avec cette jeune fille qui regarde au loin et la carte qui dessine les cheveux du visage central.
Et que raconte l’histoire finalement ?

Pépita : Le lecteur est transporté dans une classe, en cours de français, avec le texte des Misérables de Victor Hugo qui est étudié. Le professeur essaie de faire accoucher ces esprits une réflexion sur un personnage en particulier, celui de Fantine qui abandonne Causette. Mauvaise mère ou non ? Le débat est lancé, la discussion est vive… Abdou se lève d’un coup et quitte la classe. Il n’y a que Sonia qui perçoit le malaise du jeune homme et elle décide de l’aider.

Colette : Cette histoire est celle d’un amour naissant, un amour qui se tisse autour d’un mystère que le lecteur devra déchiffrer sur les pas du personnage principal, un amour courageux…

Bouma : Quel personnage vous a le plus touché et pourquoi ?

Pépita: et bien, je ne sais pas ! Bien sûr on s’attache d’emblée à Abdou et Sonia, c’est inévitable ! J’ai particulièrement apprécié les adultes dans cette histoire : le prof de français mais surtout le père de Sonia.

Colette : sans hésiter mon personnage préféré est celui du père de Sonia : quel  adulte bienveillant, respectueux, attentif, impliqué ! J’ai toujours eu une tendresse particulière pour ces papas qui s’occupent seuls de leurs enfants ! Pas de misérabilisme dans cette parentalité solitaire, mais des preuves d’amour en veux-tu en voilà !

Bouma : Je rebondis sur ta formulation Colette, non pas UNE mais DES preuves d’amour selon toi. D’amour maternel avec la mère d’Abdou, d’amour paternel avec le père de Sonia, d’accord. Mais n’y a-t-il pas aussi quelques preuves d’amour de la part de ces personnages adolescents ?
PS. Moi c’est le personnage d’Abdou qui m’a touché par sa sensibilité et sa relation au monde. Il dégage une présence même à travers les pages d’un livre.

Que pensez-vous des références à Victor Hugo ? Cela peut-il faire écho même chez des lecteurs qui ne l’ont pas lu ?

Pépita :J’ai trouvé ce procédé particulièrement intelligent, comme quoi les grandes œuvres traversent les siècles sans une ride ! Effectivement, soit on ne l’a pas lu mais je ne pense pas que cela gêne la compréhension de l’histoire (qui est très bien posée par rapport au contexte et à la référence) ou au plus, cela peut donner envie de lire ces pages. J’ai aimé aussi l’attitude de l’enseignant qui ne lâche rien, qui veut mener ces ados dans les derniers retranchements de leur réflexion. J’aurais du coup aimé le connaitre un peu plus aussi. Comme quoi les grandes œuvres ont toujours une résonance et que chacun peut s’identifier aux personnages à l’aune de sa propre vie. C’est aussi un roman sur la force de la littérature.

Colette : Absolument car oui j’ai honte  mais je n’ai jamais lu Les Misérables et j’ai parfaitement saisi à quel point cette référence était précieuse pour délier les nœuds en boule dans le cœur d’Abdou et Sonia. C’est un des miracles de la littérature : son précieux pouvoir cathartique ! Et puis je ne peux qu’apprécier un roman qui commence par une lecture analytique en cours de Français.

Bouma : Aviez-vous déjà lu d’autres romans de Valentine Goby ? Comment décririez-vous sa plume ?

Colette : J’avais lu Kinderzimmer offert par notre Carole lors de mon premier swap de Noël à vos côtés mes arbronautes et j’avais été bouleversée… Pour de nombreuses raisons, parce que c’est un roman essentiel sur la femme, son corps, la maternité quand tout vous prive de cette féminité, de ce corps, de cette maternité puisque l’histoire se déroule en grande partie à Ravensbrück… Je n’ai pas retrouvé le même style dans Une Preuve d’amour. Je ne saurais trop expliquer pourquoi. Parce que les choses n’y sont pas aussi complexes sans doute, parce que tout va très vite dans Une Preuve d’amour, le rythme de la narration est beaucoup plus basé sur le déroulé des évènements (comme souvent dans la littérature ado, me semble-t-il) que sur l’exploration des abysses de l’esprit humain !

Pépita : Je n’ai rien lu d’autre d’elle en jeunesse. Celui que tu cites Colette me tente depuis longtemps mais je n’ai pas encore eu l’occasion de le lire. Par contre, je l’ai lue en littérature adulte et j’ai notamment été embarquée par Un paquebot dans les arbres chez Actes sud. C’est une auteure qui a le don des personnages je trouve. Elle leur donne, malgré les situations qu’ils vivent souvent difficiles, une sorte d’élan de vie qui bouscule.

Bouma : Moi j’avais déjà lu Le Voyage immobile dans la collection d’Une seule voix chez Actes Sud Junior. Un texte très court encore plus que celui-ci, sur le handicap et la différence, qui avait su me toucher.
Pour Une preuve d’amour, certes les évènements conduisent la marche mais je trouve que la plume de Goby sait questionner le lecteur, l’interroger sur sa place dans le monde et dans la société.

 

Au final, Valentine Goby livre un roman plein de sens où littérature et réalité se font échos dans la quête de sens et la recherche identitaire.

Pour aller plus loin, retrouvez nos avis sur ce roman :

Colette

Pépita

Bouma