Des plaisirs minuscules, pour voir nos quotidiens autrement.

On ne le répétera jamais trop, dans ce contexte incertain et anxiogène, il est essentiel de prendre soin de ses proches et… de soi !
C’est pourquoi, sur le Grand arbre, nous avons donc décidé de vous offrir une sélection de livres recensant les précieux petits plaisirs de la vie.

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Lucie vous propose un album reçu lors du dernier SWAP : Le souffle de l’été. Alors que le froid s’installe, Anne Cortey et Anaïs Massini nous rappellent ces petits riens, instants fragiles et magiques qui font des vacances d’été réussies et des souvenirs impérissables.

Le souffle de l’été de Anne Cortey, Grasset Jeunesse

Son avis ICI et celui de Pépita.

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Dans la collection de papillons de Colette, il y a un auteur incontournable des petits riens, des plaisirs minuscules : c’est bien entendu Philippe Delerm. Célèbre pour son œuvre de littérature générale La Première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules, il s’est livré au même exercice d’observation au microscope des petits plaisirs de la vie en explorant ceux si particuliers de l’enfance dans les trois tomes C’est bien, C’est toujours bien et C’est trop bien publiés chez Milan.

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N’hésitez pas, en écho aux textes de Delerm, à partager en lecture à haute voix le récit Cinq, six bonheurs de Mathis publié dans la collection « Petite poche » de chez Thierry Magnier. Le jeune narrateur s’y interroge sur ce qu’est le bonheur suite à un travail de rédaction donné par son enseignant avant les vacances de Noël. C’est drôle, c’est touchant, et infiniment poétique.

Cinq, six bonheurs, Mathis, Thierry Magnier, 2015.

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Une autre artiste a un talent incroyable pour cerner les microscopiques bonheurs de la vie et les sublimer à travers ses livres aux formats incroyables et aux illustrations si délicates. Il s’agit de Béatrice Alemagna. Un album en particulier nous permet d’égrainer ces si précieux instants de joie, furtifs mais résistants en nous : c’est le bien nommé La Gigantesque petite chose.

La Gigantesque petite chose, Beatrice Alemagna, Autrement Jeunesse, 2011.

Vous pouvez retrouver l’avis de La Collectionneuse de papillons par ici.

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Cette auteure ne cesse, à travers ses livres, de nous interroger sur notre rapport à l’essentiel. On vous invite à découvrir d’urgence avec vos plus jeunes lecteurs et lectrices Les Choses qui s’en vont qui a eu le Prix Sorcières Carrément beau – Univers Mini en 2020.

Les Choses qui s’en vont, Beatrice Alemagna, Hélium , 2019.

L’avis de Pépita

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Et pour vos plus grand.e.s, on vous conseille le très bel album Un Grand jour de rien qui raconte cette journée pluvieuse d’ennui que nous avons toutes et tous connu qui se transforme en incroyable aventure si on prend le temps de mettre le nez dehors et d’explorer la nature si généreuse au seuil de notre porte.

Un Grand jour de rien, Beatrice Alemagna, Albin Michel Jeunesse, 2016.

L’avis de Bouma par ici

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Cette initiation aux plaisirs minuscules commence dès la petite enfance. C’est ce que permet Emmanuelle Bastien dans son adorable album cartonné au format carré : J’aime.

J’aime, Emmanuelle Bastien, L’Agrume, 2015.

Et si vous voulez en savoir plus, faîtes un petit tour par et là.

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Pour les enfants un peu plus grands, l’album Les Choses précieuses est une invitation très poétique à regarder autrement le monde qui fait notre quotidien. Comme tous les albums d’Astrid Desbordes et Pauline Martin, on peut y lire toute la poésie de l’ordinaire.

Les Choses précieuses, Astrid Desbordes, Pauline Martin, Albin Michel Jeunesse, 2020.

L’avis de Marion Lua, invitée sur le blog de la collectionneuse de papillons par ici.

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Et parce que les petits plaisirs peuvent être autant de choses cachées au fonds des poches de nos enfants ou de nos sacs à main, pourquoi ne pas lire La Grande collection de Séverine Vidal et Delphine Vaute qui fait la part belle à tous les collectionneurs au sens propre comme au figuré.
Un album tendre et touchant aux illustrations faites en collage de petits bouts d’images, comme un écho au texte plein de poésie.

La Grande collection, Séverine Vidal, illustrations de Delphine Vaute, Philomène, 2012

L’avis de Bouma par ici

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Petit Garçon, de Francesco Pittau, est de ces livres qui parviennent à réveiller l’esprit de l’enfance chez leurs lecteurs de tous âges, ce monde où les idées fusent, la magie se déploie et les choses s’animent. Là bas, chaque jour apporte son lot d’émotions, de surprises et d’expériences fantaisistes qui se dégustent avec bonheur et de nombreux éclats de rire ! Comme ce jour où le garçon a dû traquer son vrai reflet, parti en vadrouille, où lorsqu’il s’était transformé en mouche. Ou encore la fois où il s’est fait réprimander par les motifs de son dessin qu’il avait certes un peu bâclé…

Petit Garçon, de Francesco Pittau (illustrations de Catherine Chardonnay), éditions MeMo, 2019.

L’avis d’Isabelle par ici et de Pépita

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Comment ne pas penser aux livres de Claude Ponti dans le cadre de cette sélection ? Dans Ma vallée, les Touims nous transmettent leur enthousiasme à inventer mille jeux, à savourer la vie qui fourmille dans la nature, à nous laisser bercer par le rythme rassurant des saisons qui passent, à rêver sans limite. Claude Ponti a l’art de restituer les chimères les plus savoureuses des enfants, qu’il s’agisse d’aménager un tronc d’arbre, de voler en se laissant emporter par une bourrasque ou de débarquer sur l’Île molle, entièrement comestible…

Ma vallée, de Claude Ponti. L’école des loisirs, 1998.

L’avis d’Isabelle par ici

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Fermons les yeux et laissons-nous également charmer par des poèmes. C’est la promesse d’Agnès Domergue et Cécile Hudrisier dans leur collection de haïkus illustrés d’aquarelles, qui égrainent en 3 vers (et tellement d’évocations) des contes, des fables et des mythes. A se rappeler ces histoires qui peuplent nos souvenirs, on frémit de bonheur !

Il était une fois… Contes en haïku
de Cécile Hudrisier et Agnès Domergue, éditions Thierry Magnier, 2013

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Ou bien laissons-nous bercer par de simples bruits familiers, cocons précieux si doux aux oreilles… Les bruits chez qui j’habite de Claire Cantais et Séverine Vidal. Un bel album découvert à l’occasion d’un swap offert par la Collectionneuse de papillons.

Les Bruits chez qui j’habite,
Claire Cantais et Séverine Vidal,
éditions l’édune, 2014.

L’avis de Lucie à retrouver par ici.

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Les plaisirs minuscules, ce sont aussi des sensations tactiles et visuelles. De véritables trésors, issus de territoires imaginaires. C’est le tiroir où s’accumulent des objets hétéroclites, que l’on aime retrouver, tourner entre ses doigts et observer minutieusement en pensant à des moments magiques, lectures d’enfance et personnages rêvés.

Serez-vous tenté.e.s de fouiller Dans les poches d’Alice, Pinocchio, Cendrillon et les autres… ?

Dans les poches d’Alice, Pinocchio, Cendrillon et les autres…,
Isabelle Simler,
éditions Courtes et Longues, 2015.

L’avis d’Adèle à retrouver par ici.

On prend ainsi beaucoup de plaisir à découvrir les inventions magnifiques de Frédéric Clément (un vrai cabinet de curiosité), qui nous emporte au pays des contes pour dénicher des merveilles. Entrez, entrez dans… le Magasin Zinzin !

Magasin Zinzin, pour fêtes et anniversaires : Aux Merveilles d’Alys,
Frédéric Clément,
éditions 1995

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Les plaisirs minuscules, c’est aussi partager un moment unique entre un grand et un petit… car souvent les grandes choses sont dans les plus petites. Un album que j’aime d’amour !

Quelque chose de grand, Sylvie Neeman & Ingrid Godon
La joie de lire

L’avis de Pépita

Et la joie de lire ? N’est-ce pas un de ces plaisirs intimes, mais essentiel ? S’il y a bien un album qui en parle trop bien, c’est celui-ci et c’est une référence parfaite pour clore ces plaisirs minuscules de la vie !

L’avis de Pépita

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Et vous, vos plaisirs minuscules qui emplissent votre vie, quels sont-ils ?

Récits épistolaires : la ronde des points de vue.

Écrire un roman uniquement basé sur l’échange de lettres est un exercice compliqué. Mais c’est l’occasion de confronter deux points de vue, deux styles, et surtout de lire ce qui est tu entre les lignes.

Si la littérature a ses propres classiques, voici nos préférés à destination des plus jeunes. Pour leur donner envie de prendre la plume à leur tour ?

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Lucie vous propose le classique Inconnu à cette adresse. Le titre fait référence à la mention apposée sur les lettres dont les destinataires avaient quitté leur domicile. Avec tout les sous-entendus qu’elle peut revêtir en temps de guerre. Car c’est en pleine montée du nazisme que prend place cette correspondance entre Max, juif installé à San Fransciso et Martin, retourné vivre en Allemagne. Dix-neuf lettres d’une lucidité effrayante.

Inconnu à cette adresse de K. Kressman Taylor

Son avis ICI.

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Linda propose également un classique, Papa-Longues-Jambes où l’histoire de Judy, jeune orpheline, qui voit son destin changé lorsqu’un bienfaiteur l’adopte et l’envoie étudier à l’université pour en faire une auteure. Leur relation ne se fera que par le biais d’une correspondance à sens unique menée par Judy qui raconte son quotidien et sa vie d’étudiante. Un roman touchant qui amène de belles idées sur la place des femmes dans une société patriarcale très forte, malheureusement pas exploitées à leur paroxysme.

Papa-Longues-Jambes de Jean Webster, Gallimard, 2007

Son avis ICI.

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Parce que c’est bientôt la saison, dans Lettres à qui vous savez c’est au Père Noël que Jérémy écrit. Mais s’il n’oublie pas sa liste de cadeaux, il raconte surtout son quotidien, ses relations à l’école, ses peurs et ses espoirs.
Car Jérémy est séropositif.
Quinze lettres pour aborder un sujet difficile et inviter à la tolérance.

Lettres à qui vous savez de Hervé Debry, Casterman

L’avis de Lucie ICI.

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Pépita dans son MéLI-MéLO de livres propose ces deux romans de Coline Pierré et Martin Page (Ecole des loisirs, Médium +) : échange épistolaire entre Flora et Max, deux cabossés de la vie, qui vont se libérer peu à peu, s’ouvrir à la vie, à la solidarité. Très touchants.

Ses avis ici et là.

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Isabelle vous propose de découvrir un classique du roman épistolaire, par ailleurs fondateur de la littérature fantastique, qui a fait de Bram Stoker un maître du genre : il s’agit bien sûr de Dracula ! L’histoire du vampire le plus célèbre du monde est restituée sous forme de courriers, de télégrammes, de fragments de journaux intimes et de coupures de presse, organisés de façon chronologique. Cela permet à Bram Stoker d’entretenir le suspense en brossant le portrait de Dracula par petites touches qui se superposent au fur et à mesure que les différents narrateurs le rencontrent. La version abrégée et illustrée par François Roca qu’a publiée L’école des loisirs est une belle occasion de découvrir ce texte culte !

Dracula, de Bram Stoker (illustré par François Roca), L’école des loisirs, 2019.

Son avis ICI.

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Mais il n’y a pas que les humains et les terrifiantes créatures qui peuvent s’écrire des lettres. Chez Duncan, ce sont les crayons de cire qui prennent la plume. Et oui, ils ne sont pas contents du tout du sort que leur jeune propriétaire leur fait subir ! Chacun à leur tour, crayon rouge, violet, beige, gris, blanc noir, vert, jaune, orange, bleu, rose, pêche, lui font part de ses doléances. Tout à tour jaloux, fatigué, délaissé, ils expriment leurs émotions et leurs revendications. Un album créatif, ingénieux et particulièrement ludique pour faire découvrir l’écriture épistolaire aux plus jeunes et … qui donne envie de rouvrir d’urgence sa boîte en métal de crayons de couleurs !

Rebellion chez les crayons, Drew Day Walt,
illustré par Olivier Jeffers, école des loisirs, 2016.

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Et voici… un album épistolaire ! Le texte écrit d’une écriture ronde pourrait être celui d’une carte postale envoyée par une petite fille à sa grand-mère. Elle raconte le voyage en train, l’animatrice, les autres enfants, le campement, les baignades, les rencontres, les jeux et les veillées… Chacun des ces mots est sublimé par les illustrations qui les revisitent pour nous entraîner dans un univers fabuleux digne des films de Miyazaki. La réponse de la grand-mère, dans les dernières pages, nous prend de court de façon toute réjouissante. Drôle et splendide !

Des vacances timbrées, de Mathilde Poncet,
Les fourmis rouges, 2020

Les avis d’Isabelle et de Linda

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Journaux : des narrateurs de tout poil se livrent au fil des pages !

Qu’ils soient autobiographiques ou inventés, tenus sur une courte ou une longue période, les journaux proposent des récits du quotidien, un « je » assumé, un caractère qui s’exprime dans des moments graves ou anodins. Ils font un vrai carton en librairie et sont considérés comme une forme de « littérature-miroir » favorisant l’identification des lecteurs et une excellente porte d’entrée dans la lecture. Voici une sélection de nos chouchous du genre.

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Lucie vous propose des journaux d’animaux. Ou quand un auteur se met dans la peau de son animal de compagnie et imagine ses réflexions quotidiennes…

Dans Je mange, je dors, je me gratte, je suis un wombat, Jackie French relate avec humour le programme de ce petit marsupial dé-bor-dé. Le texte, très accessible est complété par les illustrations toutes douces de Bruce Whatley.

Je mange, je dors, je me gratte, je suis un wombat, Jackie French, Albin Michel Jeunesse

Son avis ICI.

C’est un tout autre ton qu’ont choisi Miriam et Ezra Elia pour donner la parole à leur hamster. Pour Edward chaque événement est source de réflexion, souvent amère, sur sa condition de captif. On s’y croirait.

Le journal d’Edward, hamster nihiliste, Miriam et Ezra Elia, Flammarion

Son avis ICI.

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Les jeunes enfants aussi peuvent tenir des journaux, surtout quelques jours avant un anniversaire important comme celui des 7 ans, quand sonne l’âge de raison. Dans le très bel album Le Jour de l’âge de raison de Didier Lévy et Thomas Baas publié par Sarbacane en 2017, nous suivons durant 7 jours le compte-à-rebours que le jeune narrateur lance avant sa fête d’anniversaire.

Vous retrouverez l’avis de la collectionneuse de papillons par ici.

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Les journaux intimes ne sont pas l’apanage des romans ou des albums.
La bande-dessinée s’est elle-aussi emparée du sujet pour proposer une forme hybride où l’on entre dans la peau du personnage sans pour autant voir (au sens propre) par ses yeux.

Un trait délicat accompagne la rentrée de la jeune Brune dans un nouveau collège. L’occasion d’un nouveau départ mais également beaucoup d’angoisse.

Les Secrets de Brune T.1 de Bruna Vieira et Lu Cafaggi, Sarbacane, 2017

L’avis de Bouma par ici

A travers un journal intime découvert derrière un radiateur, la jeune Morgane entre sans la savoir dans la vie et les secrets de son propriétaire. Une lecture fluide autour de personnages attachants et sensibles.

Journal d’un enfant de lune de Joris Chamblain et Anne-Lise Nalain, Kennes éditions, 2017

L’avis de Bouma par ici

Sans oublier l’adaptation de romans où le journal intime est au centre de l’histoire tel Calpurnia ou Le journal d’Aurore.

Calpurnia T.1 de Daphné Collignon d’après Jacqueline Kelly, Rue de Sèvres, 2018
Le Journal ‘Aurore T.1 par Agnès Maupré d’après Marie Desplechin, Rue de Sèvres, 2016

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Hisse & Ho, larguons les amarres ! Journal intime à quatre mains, la série Hisse & Ho en 5 volumes (écrite par Anne Loyer, éditions Bulles de savon) emporte le lecteur dans le quotidien d’une famille qui a décidé de faire le tour du monde en voilier. A son bord, papa cuisinier, maman prof de latin-grec et les faux jumeaux fille -garçon : Hisse et Ho. Chacun à leur tour, ils relatent leurs journées mais surtout leurs aventures puisque chaque escale est prétexte à résoudre une enquête. On voyage, on s’inquiète du dénouement, on se régale !

Retrouvez les chroniques de Pépita

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Si on parle de « narrateurs de tous poils » dans le titre de ce billet, comment ne pas célébrer Gurty, le premier chien écrivain de l’histoire de la littérature ? Son journal est désopilant, plein de sagesse, d’humour et d’odeurs délicieusement nauséabondes !

Le journal de Gurty, de Bertrand Santini, 8 tomes parus aux éditions Sarbacane.

Les avis d’Isabelle et de Linda

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Et pour terminer en beauté, voici un roman hors-classe qui se donne à lire comme un rapport de police – enfin, du commissariat du peuple aux affaires intérieures, puisque nous sommes propulsés dans l’Union soviétique de l’année 1941, au moment où le pays est attaqué par l’Allemagne national-socialiste. Rapport de police lui-même essentiellement composé par les fameux « cahiers », sorte de journal tenu par les jumeaux Viktor et Nadia, annotés avec beaucoup de zèle par le colonel Smirnov, en charge de l’enquête concernant leur « affaire ». Une lecture captivante, intelligente, bouleversante.

L’éblouissante lumière des deux étoiles rouges. L’affaire des cahiers de Viktor et Nadia, de Davide Morosinotto, L’école des loisirs, 2019.

Les avis d’Isabelle et de Linda

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Et vous ? Aimez-vous la forme littérature du journal et quel serait votre chouchou ?

Le Prix Vendredi est de retour !

Le Prix Vendredi devait être décerné le 2 novembre, mais nous venons d’apprendre qu’en soutien aux métiers du livre durement touchés par le nouveau confinement décidé cette semaine, la décision du jury ne sera connue que lorsque les librairies pourront rouvrir ! En attendant, nous partageant avec vous comme l’année dernière nos avis sur les dix romans sélectionnés pour cette quatrième édition !

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Âge tendre est un roman atypique. Il se donne à lire comme… le rapport de stage de service civique de Valentin. Une expérience inoubliable qui nous entraîne, à sa suite, dans un établissement de soin à des personnes atteintes d’Alzheimer au concept peu commun : il s’agit de reconstituer le décor de leur jeunesse. Autrement dit, les années 1960 ! Un roman touchant et drôle sur « l’âge tendre » de l’adolescence – ce moment de prendre son envol, de réaliser que certaines choses sont plus nuancées qu’on ne le pensait et de partir à la recherche de son identité.

Âge tendre de Clémentine Beauvais.

N’hésitez pas à lire les avis d’Isabelle, de Linda et de Lucie pour en savoir plus !

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Alma a été un des coups de cœur de l’été d’un grand nombre d’entre nous. Ce premier tome de la grande fresque sur l’esclavage de Timothée de Fombelle, illustré par son complice François Place, nous a tout simplement emportées. Nous avons retrouvé le souffle d’aventure que nous avons tant aimé dans ses précédents romans, des personnages au caractère fort mais nuancé et un contexte historique fouillé et passionnant.

Retrouvez les avis de Pépita, Isabelle et Lucie ainsi que notre lecture commune.

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Et le désert disparaîtra, est un roman d’aventure et d’apprentissage emportant le lecteur dans une dystopie passionnante. Un ouvrage poétique, porteur d’espoir et très pertinent sur l’avenir de notre planète et de notre survie. L’auteure aborde la question de l’écologie, du féminisme, des traditions, de la survie de l’espèce humaine, animale et végétale. 

Et le désert disparaîtra de Marie Pavlenko

Nous vous en avions proposé une lecture commune dès sa sortie tellement ce récit nous avait questionnées : vous retrouverez notre discussion ici .

N’hésitez pas à lire les avis de Claudia et de Pépita pour en savoir plus.

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L’âge des possibles est un roman qui aborde le passage à l’âge adulte et les choix qu’il faut faire pour y entrer en toute conscience. L’écriture est douce, les héros issus d’une communauté amish sont une ouverture sur le monde bienveillante et bienvenue dans un monde où l’on peut se sentir agressé par le quotidien.

L’âge des possibles de Marie Chartres.

N’hésitez pas à découvrir les avis de Pépita, de Linda et de Lucie.

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L’Attrape-Malheur est le premier volet d’une trilogie qui s’annonce déjà très originale et captivante. Portée par une plume très vivante et les illustrations crayonnées de Tom Tirabosco, l’intrigue de ce conte moderne est riche de péripéties, de dialogues savoureux et de personnages tous plus romanesques les uns que les autres. Et en toile de fond, des questionnements saisissants sur l’ambivalence du bien et du mal, de l’amour et du « progrès ».

L’Attrape-Malheur, de Fabrice Hadjadj, La Joie de Lire

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à lire l’avis complet d’Isabelle.

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Les derniers des branleurs est un roman mordant, interpellant, brut, qui ne laisse pas indifférent. Beaucoup de thèmes sont évoqués de manière réaliste, ce qui en fait un ouvrage prenant et percutant. Au final, quatre gosses ordinaires, très attachants et cherchant un avenir ou une place, dans notre société actuelle. Les années lycée sont maintenant derrière eux, c’est une page qui se tourne… La fin de l’insouciance. Ce passage à l’âge adulte qui les effraie tant et vers lequel, ils ne se projettent pas du tout. A découvrir, à partir de 15 ans. 

Les derniers des branleurs de Vincent Mondiot

L’avis de Claudia est disponible ici.


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Sans armure de Cathy Ytak est un roman d’amour touchant sur « une différence invisible » de l’une d’elles. Comment atteindre l’autre dans sa souffrance ? Comment faire grandir l’amour qu’on se porte malgré tout ? Un très beau roman porté par une plume sensible.

Sans armure, de Cathy Ytak, Talents hauts

L’avis de Pépita.

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Soleil glacé : un roman magnifique sur la rencontre d’un frère et d’une sœur qui apprennent à se connaitre. Pierrot souffre du syndrome de l’X fragile. Luce va savoir le « bousculer » un peu avec sa franchise, son sens de l’observation, sa gentillesse bourrue, son ironie mordante. Ils sauvent tous les deux ce qu’on leur a volé.

Soleil glacé, de Séverine Vidal
R-Jeunes Adultes

L’avis de Pépita ici.

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Tenir debout dans la nuit est un livre à mettre dans toutes les mains. Un roman abordant un thème essentiel et d’actualité  : Le consentement. Mais aussi, sur les violences faites aux femmes, les relations humaines, la question du respect, sur l’adolescence… C’est un texte intelligent, subtil et parfaitement destiné aux adolescents.

Tenir debout dans la nuit d’Eric Pessan

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à lire les avis de Claudia et de Pépita !

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Touche-moi est le dernier roman de la prolifique Susie Morgenstern. Publié dans la nouvelle collection L’Ardeur de Thierry Magnier, il propose une vision de la sexualité adolescente à travers l’histoire de Rose, jeune lycéenne albinos.

L’avis de Lucie est disponible ici.

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Et vous, lequel aurait votre préférence ?

Esprit, es-tu là?

Revenants, fantômes et autres esprits sont des personnages très exploités en littérature jeunesse. A quelques jours d’Halloween, voici une sélection de quelques lectures pour frissonner en famille !

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Lucie rappelle à votre mémoire Les amours d’un fantôme en temps de guerre, lauréat du Prix Vendredi 2018, qui avait fait l’objet d’une lecture commune ici. Très joli roman graphique, il apporte une vision singulière de la seconde Guerre Mondiale à travers les yeux d’un jeune fantôme.

Les amours d’un fantôme en temps de guerre de Nicolas de Crécy, Albin Michel

Les avis de Bouma, Pépita, Isabelle et Lucie.

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Dans un genre différent, L’étrange vie de Nobody Owens propose l’histoire d’un orphelin recueilli par un couple de revenants. Sa vie quotidienne et son éducation sont prises en charge par les fantômes hantant le cimetière qui lui sert de foyer, jusqu’à ce que la vie rattrape Nobody. Une inventive réécriture du Livre de la Jungle.

L’étrange vie de Nobody Owens de Neil Gaiman, Albin Michel

L’avis de Lucie.

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Ce matin, Jonah se réveille seul chez lui, dans le Yukon. Ses parents sont partis chercher des plumes d’oie pour fourrer des oreillers. Se sentant à l’étroit dans la minuscule pièce qui leur sert de logement, il décide de partir en reconnaissance dans la forêt malgré le froid glacial. Le vieux Stegner lui a pourtant conseillé de se tenir à distance de cet endroit.

La Route Froide
La route froide, de Thibault Vermot, Editions Sarbacane.

Une aventure qui emmène le lecteur dans une atmosphère glaçante dans les deux sens du terme ! 😉

L’avis de Claudia.

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Un album sombre et angoissant qui aborde avec pudeur le délicat sujet du suicide des adolescents. Le train fantôme devient ici la métaphore de la dépression et du chemin à parcourir pour en sortir. Lina, affrontant le mal être de son frère ainé représenté par des fantômes et autres créatures monstrueuses, porte le récit avec espoir et optimisme.

Le train fantôme, de Didier Lévy, illustré par Pierre Vaquez, Editions Sarbacane.

L’avis de Linda.

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Ce roman graphique est sombre comme une nuit d’encre ! À l’image de la tranche noire du livre, cette lecture est plongée tout entier dans les ténèbres, le lierre et les barbelés. Entre passé et présent, c’est le fantôme d’une habitante de l’orphelinat de Thornhill qui fait le trait d’union… Thornhill promet une bonne dose de frissons, mais ce n’est pas que ça. Cette histoire évoque avec justesse les affres de la solitude et du harcèlement.

Thornhill, de Pam Smy, Le Rouergue

L’avis d’Isabelle

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Effrayant dès les toutes premières pages, il nous entraîne dans un décor spectral de garrigues et de vallons, au creux d’une nuit d’été où tout, absolument tout peut arriver… Le cocktail est détonnant : une intrigue haletante, des personnages (morts et vivants) inoubliables, des dialogues savoureux et un art sidérant de faire rire des choses les plus terribles.

Hugo de la nuit, de Bertrand Santini, Grasset Jeunesse.

Les avis de Pépita, de Linda, de Bouma et d’Isabelle.

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Ce qu’on peut trembler à la lecture de ce roman ! Colorado train, c’est un roman âpre, entre conte et légende des montagnes, mais aussi la réalité d’un monstre humain qui rôde autour de la chair fraîche des enfants. 
Âmes sensibles s’abstenir ou plutôt évitez donc de lire ce thriller le soir !

Colorado Train de Thibault Vermot, Sarbacane

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Une série sur les fantômes ? Si, ça existe : Ava et les fantômes ! Ava a un don très particulier mais bien embarrassant : depuis l’âge de trois ans, elle voit les fantômes, peut leur parler et eux-mêmes s’en apercevoir. Cela va la mener dans des enquêtes pour le moins stupéfiantes puisque les fantômes lui demandent directement de l’aide. Cinq volumes parus.

Série Ava en 5 volumes , de Maïté Bernard, Syros, Grand format

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Un recueil de nouvelles fantastiques, huit histoires de fantômes écrites par de grands auteurs classiques. Entre humour, horreur ou épouvante, ces histoires font frissonner de peur et de plaisir. De Guy de Maupassant à Oscar Wilde, en passant par Gustavo Adolfo Bécquer ou encore Edgar Allan Poe, voici un tour du monde des histoires fantastiques horrifiques dans un format album illustré par le talentueux Maurizio A.C. Quarello.

Et parfois ils reviennent…, Collectif, Sarbacane

L’avis de Linda.

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Ce thriller fantastique pour adolescents se joue sur fond de phénomènes paranormaux et de maison hantée. La petite sœur se réveille en hurlant la nuit puis se met à parler avec une amie qu’elle seule peut voir, des formes humaines sortent des murs… Seul à prendre conscience de cette situation terrifiante, Malo se lance dans une enquête surnaturelle qui met son courage à rude épreuve. Une lecture pour se donner quelques frissons!

Celle qui marche la nuit de Delphine Bertholon, Albin Michel

L’avis de Linda.

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Récit fantastique, cette bande dessinée aborde les difficultés de l’adolscence et de s’intégrer quand on se sent différent. La rencontre d’Anya avec le fantôme d’Emily, morte quelques 90 ans plus tôt, apporte un tour inattendu au récit qui fait froid dans le dos.

La vie hantée d’Anya de Vera Brosgol, Rue de Sèvres

Les avis de Bouma et de Linda

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Et vous ? Aimez-vous trembler de peur en tournant les pages d’un livre ? Quels sont vos fantômes préférés ?