En mai, on a préféré…

Le mois de mai est terminé, fraîchement. Bien évidemment, nos lectures n’ont pas pu se faire sous un agréable soleil printanier mais plutôt sous une chaude couette bien confortablement installé dans un lit ou auprès d’un feu de cheminée pour les plus chanceux. La lecture a l’avantage de ne pas dépendre des conditions météo, et en ce premier juin, nos coups de cœur sont au rendez-vous…

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Quelque chose de grand
Sylvie Neeman et Ingrid Godon
La joie de lire, 2012

Un vrai concentré de tendresse ! Beaucoup de poésie dans les dialogues, des illustrations un peu brouillonnes où les deux personnages-le grand et le petit- se mêlent comme pour mieux se soutenir. L’ensemble souligne merveilleusement bien la saveur de cet album : les grandes choses sont souvent dans les plus petites…et nul besoin d’accomplir de grandes choses pour exister. Un petit bijou comme un baume au cœur. A lire de toute urgence comme une évidence !
A partir de 5 ans.

Pépita

Son avis complet

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La fabrique
Barroux
Autrement, 2012

Voici un album sans texte plein de poésie. Un homme transporte des objets jusqu’à d’énormes tuyaux, qui s’emmêlent dans la double-page. Le lecteur se demande ce qu’il fabrique. Page par page, ingrédient par ingrédient, on suppose, on devine. À la fin, on sourit, puis on recommence au début, pour observer chaque détail.

Kik

Son avis complet

L’affaire du 15 bis
Claire Mazard
Oskar, 2013

Un bon polar, bien rythmé, qui rassemble tous les ingrédients pour passer un chouet’ moment et se laisser prendre au jeu de l’enquête.

Alice

Son avis complet

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Nuit d’hiver
Anne Cortey & Anaïs Massini
Autrement Jeunesse, 2012

Une belle nuit d’hiver, poétique et douce, un beau texte d’Anne Cortey et surtout, surtout les images d’Anaïs Massini dont je découvre le travail avec émerveillement.

Za

Son avis complet

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Chien Pourri
Colas GUTMAN et Marc BOUTAVANT
Mouche de l’école des Loisirs, 2013

Un récit plein d’humour, de tendresse et de bon sens. Chien Pourri est moche, bête et puant, qui voudrait de lui ? Nous, pardi !

Céline

Son avis complet
Celui de Nathan

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A comme aujourd’hui
David Levithan
Les grandes personnes, à paraître le 12 septembre 2013

Si vous voulez un livre hors du commun, si vous voulez un livre touchant, si vous voulez un livre superbe, si vous voulez un livre profond, si vous voulez avoir envie d’aimer, de vivre et de se souvenir comme vous n’en avez jamais eu envie … A comme aujourd’hui est une bulle de douceur, d’Amour, d’émotion. A découvrir absolument.

Nathan

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Forêt-Wood
Olivier Douzou et José Parrondo
Le Rouergue, 2013

Des arbres, des mots, des dessins, du talent, de la créativité pour 20 bougies !

Carole

Son avis complet
Celui de Kik, Drawoua et Pépita.

mon coeur dans les rapides

Mon coeur dans les rapides
Ahmed Kalouaz
DoAdo au Rouergue, 2012

L’été arrive, et avec les premiers émois amoureux pour Juliette.
Très loin d’être un simple texte sur l’amour adolescent, voici un roman subtile et délicat qui traite en peu de mots des sentiments humains…

Bouma

Son avis complet

Mes deux papas
Juliette Parachini-Deny, illustré par Marjorie Bréal
Des Ronds dans l’O, 2013

Le choix a été difficile pour moi ce mois-ci car j’ai donné beaucoup de ***coups de cœur*** sur mon blog. Parmi ceux-là, c’est l’actualité qui m’a fait trancher pour Mes deux papas : un coup de cœur pour un album qui dit combien c’est bon de pouvoir connaître le bonheur d’être près de l’être aimé et d’avoir la possibilité de fonder avec lui une famille.

Drawoua

Son avis complet

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Le rêve de l’arbre
Maureen Dor et Olivier Nomblot
Clochette, 2011

Un arbre comme ami, des rêves de voyage sur la mer : un livre pour aider à grandir tout en gardant une part de son enfance en soi…

Sophie

Son avis complet
Celui de Céline.

Lecture Commune : Silhouette de Jean-Claude Mourlevat

En février dernier, à l’ombre du grand arbre, nous avions organisé notre premier swap ! Ma copinaute Céline m’avait donc offert le recueil de nouvelles de Jean-Claude Mourlevat, Silhouette, paru chez Gallimard, collection Scripto. Quelle découverte, quelle silhouettelecture pour le moins….surprenante ! Ni une, ni deux, ici on aime débattre et partager, et nous voilà embarqués sur une lecture commune avec mes complices !

 

 

 

 

 

CaroleOn commencerait bien par planter le décor sans plomber l’ambiance ! Qui s’y frotte ?

PépitaSilhouette, c’est le titre de la première nouvelle. Il y en a dix en tout et la dixième est la chute des neuf autres. Un univers emprunt de cynisme à chaque fois et qui en dit long sur la nature et la condition humaines. Des chutes auxquelles on ne s’attend pas. Le livre m’est parfois tombé des mains et j’ai dû respirer un bon coup…

Bouma : Le recueil offre un panorama assez éclectique de la nature humaine : hommes, femmes, jeunes, vieux, parents, célibataires, heureux, aigris, volontaires, soumis… Chaque nouvelle est l’occasion de découvrir un nouvel univers, toujours très ancré dans la réalité. Moi qui ai l’habitude des romans fantastiques de Jean-Claude Mourlevat, j’ai été tout aussi surprise que Pépita, mais peut-être pas pour les mêmes raisons…

Céline : Le point commun de ces nouvelles c’est que les héros, des gens ordinaires comme vous et moi, voient leurs petites faiblesses et travers leur revenir en pleine figure comme un boomerang. Et nous, lecteurs, la surprise de la chute cruelle de la première nouvelle passée, on s’interroge avec un plaisir un brin sadique : comment la suivante pourrait-elle se finir encore plus mal ?

Nathan : Vous avez bien planté le décor à ceci près que je ne suis pas du tout d’accord sur ce côté sadique ! Je ne me suis jamais senti sadique mais mal à l’aise. J’en venais même à espérer une fin heureuse à chaque fois, tout en sachant qu’elle ne viendrait pas ! On tombe de haut … et je soulignerai la chute de la dernière nouvelle, dixit Pépita : elle m’a laissé bouche bée, c’est un véritable coup de maître !

Céline : C’est justement là que ça devient intéressant ! Notre côté « lumière » espère à chaque fois une fin heureuse alors que notre côté « sombre » comprend très vite que la nouvelle suivante sera encore plus cruelle que la précédente. Et, curieusement, malgré notre malaise grandissant, on en redemande et on poursuit sa lecture avec une certaine délectation. En psychologie, on appelle ça l’effet catharsis. En plus, les personnages sont très proches de nous donc on se met très facilement à leur place. Ces récits fictionnels qui seraient intolérables s’ils étaient réels nous permettent ainsi de nous libérer de nos angoisses les plus intimes.

CaroleAhAHah ( rire de sadique bien sûr ) ! Et d’ailleurs laquelle de ces nouvelles vous pousse le plus dans vos retranchements sombres ?

Céline : Difficile de répondre à cette question sans trop dévoiler. Sans hésiter, Love, car je n’ai pu m’empêcher de penser « Bien fait » pour les « victimes » et de prendre parti pour les meurtrières alors que, dans la vie, je suis bien plus mesurée et croit en une justice impartiale pour tous, même pour le pire des salauds ! Pourtant, là, j’aurais bien pris la pelle aussi !!!!

Carole : Moi aussi j’ai une tendresse particulière pour le coup de pelle ! Elle est, à mon avis, la plus terrifiante et la plus animale en terme de comportements humains, et en même temps elle s’intitule love , quel cynisme ! J’adore !

Pépita : Complètement d’accord, celle-là, elle vaut son pesant d’or ! Pour un peu, j’aurais bien donné un coup de pelle aussi à ces sales types, enfin, je m’y voyais quoi ! Et puis cette jeune fille si bien comme il faut qui ne tique pas d’un poil quand elle apprend le fin mot de l’histoire…Petit arrangement intérieur quand tu nous tiens… Celle intitulée Pardon aussi, je l’ai trouvée pas mal dans le genre : elle me rappelle une chanson de Francis Cabrel dans son dernier CD (petit clin d’œil à Céline !) quand il dit que : « La vie ne tient qu’à un coup du sort ». Quand le bien devient mal ou vice-versa ! Et la chute de la dernière ! J’avoue l’avoir lue deux fois : la première fois, je me suis du coup demandée ce que j’étais en train de lire…je ne savais plus très bien. Fort ce monsieur Mourlevat !

Nathan : Je suis d’accord avec vous toutes … au final, je pense que celles qui poussent le plus dans nos retranchements sombres (dure question d’ailleurs …) ce sont celles où les victimes sont victimes d’autres humains, et non de la vie. Ce coup de pelle amplement mérité, ce « pardon » car compréhensible, car on a peut-être tous un jour subi des moqueries à l’école, au collège ou plus tard … ce qui rejoint la première nouvelle. Toutes suscitent différents sentiments … une terrible frustration ( Un escroc ), injustice ( Silhouette ) … ou angoisse ( Case Départ ) qui est peut-être une de celles qui m’a le plus touché, ayant été cambriolé l’an dernier … même si les cambrioleurs n’étaient peut-être pas aussi infâmes qu’ici.

Bouma : Personnellement, j’ai une certaine préférence pour L’Accord du Participe, où un maniaque de la conjugaison et de la grammaire décide de kidnapper le Ministre des Finances pour les lui inculquer. Peut-être parce qu’après l’avoir lu, je me suis dis que ça aurait pu m’arriver de me faire kidnapper pour les fautes d’orthographe.  Pour celle-ci j’étais plutôt dans une optique second degré et humour.
Et puis il y a aussi Mon oncle Chris dans la catégorie émotion. Pour moi, elle n’est pas tout à fait comme les autres. Elle dénote plutôt d’une situation très actuelle. Ce petit garçon qui nous raconte son admiration évidente pour son oncle tout en entendant sa famille le décrier car il n’est pas dans la norme, pas capable de se poser dans une situation stable, normale. Cette nouvelle m’a émue, vraiment, elle est douce et amère, puissante.
Enfin, comme vous, Love m’a particulièrement touchée dans la violence de la situation, dans la tendresse de cette amitié féminine, dans la chute, brutale et presque évidente.

Vous le voyez, je suis incapable de donner une réelle préférence à l’une d’entre elles. Je les trouvais disparates au début, mais finalement chacune apporte quelque chose à l’ensemble, construit le livre pour former un tout très cohérent.

Carole : Comme toi Bouma, j’ai beaucoup aimé L’Accord du Participe... mais pour la raison inverse ! J’avoue avoir un gros souci d’intolérance avec ces fautes d’accord ! Du coup, la nouvelle m’a taraudée toute une nuit…au point de me lever pour peser le Bon Usage de Grévisse, et me recoucher sereinement avec la certitude que l’on pouvait effectivement assommer quelqu’un avec ! Comme quoi la littérature permet parfois d’assouvir quelques pulsions, et ainsi la réalité ne dépasse pas la fiction.

Nathan : Oui Mon oncle Chris est très touchante, pour l’émotion et les thèmes qu’elle aborde … Je n’en ai pas parlé puisqu’elle ne répondait pas vraiment à la question de Carole mais elle est vraiment enrichie par tous ces éléments qui la rendent parfaite : personnages bien construits et attachants, sentiments, un tout qui se tient et une chute retentissante …

Pépita : Je vous rejoins totalement. Difficile en effet de donner une préférence. A des degrés divers, ces nouvelles sont toutes très touchantes et en fonction de chaque personne, de son parcours de vie, de son expérience ou tout simplement de sa sensibilité, elles réveillent ou révèlent une part de nous-mêmes.

Céline : C’est là tout le génie de l’auteur qui, à travers ces dix nouvelles, nous rappelle sans ménagement que nous sommes peu de chose… La nouvelle Oncle Chris nous donne cette miette d’espoir dont nous avons toujours besoin !

Carole : Nous avons parlé du fond…( du trou ahahah ), maintenant la forme ! Qu’en pensez-vous ? La nouvelle semble le gabarit parfait, et le nombre ?

Pépita : Tout à fait, Carole. La nouvelle est parfaite pour ces histoires, ni trop long, ni trop court et des chutes à faire frémir. J’avoue qu’à un moment donné, j’aurais souhaité une nouvelle un peu plus légère…car cette lecture est tout de même parfois oppressante. Et puis, paradoxalement, on en redemande ! Quant à la dernière, qui englobe finalement les neuf autres, elle est extrêmement troublante. Du grand art.

Céline : Je partage l’avis de Pépita. Pour ma part, j’ai trouvé cette petite bouffée d’optimisme avec Oncle Chris. Quant au nombre, rien à redire. En clin-d’oeil à son fana des accords qui aux dix commandements de Dieu en ajoute un onzième « Tu accorderas correctement le participe avec être et avoir » , l’auteur aurait pu pousser jusqu’à onze.

Bouma : J’ai déjà lu la plupart des romans de Mourlevat et j’ai eu du mal à entrer directement dans le format de ces nouvelles ainsi que dans leur action ancrée dans la réalité. Le Combat d’hiver ou Le chagrin du roi mort sont des romans superbes que je vous conseille fortement si vous ne les avez pas lus mais ils parlent d’une autre réalité, d’un monde plus onirique, plus fantastique. Il m’a donc bien fallu passer les trois premières nouvelles avant de prendre le rythme, je les ai d’ailleurs relues après coup car j’avais la sensation d’avoir oublié des choses… 10, c’est un compte rond, peut-être plus facile à publier ?

Carole : C’est drôle j’ai fait le même rebond que toi Céline sur la 11 ème potentielle ! En plus je déteste les nombres pairs presque autant que les fautes d’accord ! Je ne connaissais pas l’écriture de Mourlevat, donc comme entrée en matière, ce recueil est parfait. Disons que ce n’est pas mon genre narratif favori, mais là c’est vraiment très bien écrit et ficelé !

Pépita : Pour ma part, je suis fan des nouvelles, j’aime ce genre donc j’étais dans mon élément. Lu d’une traite ce recueil car passé les deux trois premières, comme je disais, on en redemande ! J’ai aussi lu ceux dont parle Bouma, et c’est un univers très différent et je vous les recommande également. Et comme j’ai lu la dernière nouvelle deux fois, rien ne m’a manqué du coup.

Céline : C’est vrai que d’emblée, après avoir lu d’autres romans de l’auteur, on est surpris par ce genre, les nouvelles, ainsi que par la noirceur de ses textes. Mais, comme dit Pépita, une fois cet effet de surprise dépassé, on est à fond dedans… Jean-Claude Mourlevat s’en explique d’ailleurs sur son site : « Cela m’a fait « des vacances » par rapport à cette littérature de « jeunesse » où il convient de ménager les lecteurs, avec ce que cela suppose de concessions. » Maintenant, si nous adultes acceptons le jeu, en sera-t-il de même pour de plus jeunes lecteurs ?

Pépita : C’est vrai que je me suis posée aussi cette question. La collection Scripto s’adresse aux ados mais là, quand même, certains textes sont assez terribles. J’aurai du mal à les conseiller à de trop jeunes lecteurs. Plutôt à de jeunes adultes. T’en penses quoi Nathan ?

Nathan : Quant au nombre de nouvelles moi ça me va ! Le weekend où je l’ai lu (mon anniversaire), j’étais à moitié malade et dans les vapes, et malgré mes cousins qui étaient là, parfois je me posais dans un fauteuil, sous ma couette … et j’avalais une nouvelle. J’ai trouvé ça vraiment agréable et elles sont passées bien vite, ça me laisse un bon souvenir ! Quant à la dernière … waouh ! Ce sont 10 nouvelles indépendantes qui comme vous l’avez dit conviennent aux histoires racontées, mais une fois la dernière nouvelle lue, elles s’imbriquent toutes dans la même boîte, c’est comme je l’ai déjà dit un coup de maître réussi !
Enfin pour l’âge, eh bien cette collection n’est pas pour les tous jeunes … 13 ans je crois c’est l’âge recommandé ! A l’adolescence, on a besoin, je crois, d’avoir ce choc qu’on retrouve dans les collections Exprim’ de Sarbacane ou chez Le Rouergue. Des sujets durs de la vie, et c’est ce que prône Scripto, et beaucoup d’émotions. On ne va pas cacher aux ados la dure réalité (parfois !) de la vie, même s’ils l’apprennent en cours, chez eux, aux infos … On a besoin aussi parfois de sortir de l’onirique des romans jeunesse pour se prendre une claque. Je me rends compte d’ailleurs en lisant des romans pour le prix Ouest France, que certains sont proches de la réalité, presque plats. Je suis sûr que ceux-là sont de qualité littéraire indéniable, mais certains me laissent un peu sur ma faim. Pourquoi ? Par manque d’émotion.

Merci  à tous pour ce moment de rigolade et d’échange.

Je vous joins une vidéo de l’auteur qui s’exprime au sujet de son recueil et je le remercie pour sa dédicace lors du Salon du Livre de Paris.

Retrouvez les chroniques de Céline, de Pépita, de Bouma.

En mars, on a préféré…

Mars qui lit malgré les averses et le vent…

Prépare en secret le Printemps….  frise

 Les promesses des Poètes,

La saison des romans,

Les illustrations semées au vent….

     frise                                Pour vous, nos rayons de soleil passionnants !

 

 

Pour Melle Kik : Pome ou les petites choses de Johan Troïanowski

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Un livre qui faut lire, relire, observer sous toutes les coutures, tourner, remettre à l’endroit, secouer.
Un livre que je vous conseille vivement.

Les aventures de Pome dans des petites cases enchantent, émerveillent, interpellent, intriguent.

 

 

 

Pour Melle Pépita : La boîte de Zig et Zag de Clothilde Delacroix

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Une pépite ! Un album aux illustrations minimalistes mais à la conversation entre deux petits loups pleine de réalisme. Curiosité rime avec sourire !

Succès garanti auprès des petits…

 

 

Pour Melle Bouma : Nos étoiles contraires de John Green

Vous le voyez partout en ce moment mais il y a une raison à cela.

John Green nous livre ici un roman puissant, contraires
des personnages attachants, de l’humour, de la tristesse et du bonheur aussi… parce que la vie est souvent cruelle de vérité. A lire si ce n’est déjà fait.

 

 

 

 

 

Pour Melle Alice : C’est l’histoire d’un éléphant d’Agnès de Lestrade et Guillaume Plantevin

Dès la couverture, cet éléphant à la bonne bouille nous promet une histoire pleine

elephantd’humour et de facétie. Une histoire bien rythmée grâce à un jeu maîtrisé de répétitions pour un final en apothéose avec un joli coup de théâtre. Que du plaisir !

 

 

 

 

Pour Monsieur Nathan : Le peintre d’éventail d’Hubert Haddad 

Un roman court et intense, plein de force et de fragilité …

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que les ados fans du Japon adoreront comme les autres !

 

 

 

 

 

 

Pour Melle Za : Le héron et l’escargot de Marie-France Chevron & Mathilde Magnan

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Il faut absolument découvrir le talent de Mathilde Magnan. Ses dessins sont à l’unisson du texte épatant de Marie France Chevron. Un album hors norme, à la fois classique et moderne !

 

 

Pour Melle Céline : Encore heureux qu’il ait fait beau de Florence Thinard

Coup de coeur du mois pour un roman découvert grâce à Pépita -Méli-Mélo de livres !

heureuxEncore heureux qu’il ait fait beau de Florence Thinard vous convie à une croisière extraordinaire à bord… d’une bibliothèque ! Ce titre est une invitation au voyage… celui des mots mais également celui de la vie. Au fil des jours qui passent et ce, malgré les coups durs, nos voyageurs se prennent au jeu. Allant de découverte en découverte, ils s’ouvrent peu à peu à la vie, à l’amour aussi… Et le lecteur n’a qu’une envie, embarquer à bord et prolonger l’aventure avec eux !

 

 

 

Pour Melle Sophie : Wonder de R.J Palacio

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Ce roman de R. J. Palacio raconte le quotidien d’August, jeune garçon victime d’une grave malformation faciale. Dans la rue, au collège, on le dévisage, on a peur, on se moque…
Ce roman est une expérience humaine. On y côtoie le pire comme le meilleur. On est envahi d’émotions variées de la première à la dernière page. C’est un livre qu’il faut lire, personne ne peut y rester indifférent. Pour moi, c’était un coup de cœur et je vais m’en souvenir longtemps.

 

 

Pour Melle Drawoua : La Petite vieille du vendredi de Marie Moinard, illustré par Isaly

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De la poésie et de la tendresse, des illustrations d’exception

 

 

 

Pour Melle Dorot : Lika aux cheveux longs de Yôko Kanno, Eiki Matayoshi

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Une histoire douce, triste et joyeuse à la fois. Un livre qui sent bon le papier, qui fera un magnifique cadeau . Que du bonheur!!!

 

 

 

 

Pour Melle Carole : Le peintre des drapeaux d’Alice Brière-Haquet et Olivier Phillipponneau

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Dans un format à l’italienne, les illustrations d’Olivier Philipponneau ( gravures sur bois ) et le texte d’Alice Brière-Haquet forment un ensemble parfait, juste et cohérent. Une évidence.

 

 

Afin de fêter ce nouveau printemps, nous avons la joie d’accueillir sous notre arbre et de vous présenter notre nouvelle fleur Alice … aux pays des merveilles !

Joyeux Printemps Livresque à toutes et tous !               fleurs

Mario Ramos

«  L’album pour enfants parle aussi aux adultes, d’où l’importance des différents                                                                          niveaux de lecture. De toute façon, un enfant comprend toujours beaucoup plus que ce qu’on croit.  »

Mario Ramos s’en est allé. Les loups sont orphelins. Nous aussi.

Les passionnés d’à l’ombre du grand arbre lui rendent hommage.

 

Céline-Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait LIVREsse :

maman !MAMAN !  texte et dessins de Mario Ramos
édition PASTEL l’école des loisirs, 1999

Maman !

Combien de fois n’ai-je entendu ce cri poussé par mes filles lorsqu’une petite bête qui ne mange pas les grosses avait l’audace de s’aventurer dans la même pièce qu’elles !
Il en est encore de même aujourd’hui ! Et là, comme hier, armée de mon balai, je pars à la chasse de l’indésirable…

Aussi, lorsque j’ai appris la triste disparition de l’auteur et dessinateur belge, Mario Ramos, j’ai directement repensé avec nostalgie à son titre « Maman ! », un vrai succès de famille que nous avons lu et relu…

Dans cet album, on suit de pièce en pièce un petit garçon qui crie désespérément après sa maman à travers toute la maison… Ces pièces sont habitées par un multitude d’animaux insolites auxquels il ne semble pas vraiment prêter attention : 2 lions, 3 girafes, etc.Ce n’est qu’à la fin qu’on découvre la raison de ses appels désespérés…

Sur son site, l’auteur confie :
« Je trouvais amusant de raconter l’histoire d’un enfant obsédé par un petit détail alors qu’autour de lui, tout délire. Un peu à l’image de notre société. »

Une manière agréable d’apprendre à compter jusque 10 et, du même coup, de parler avec son enfant de tout ce qui fait peur ! Cette histoire propose en outre une pièce par page, un décor où l’enfant peut compter les animaux bien sûr mais également observer une multitude de petits détails, comme les chiffres qui y sont dissimulés ( « le 4 se trouve sur le parfum Chanel 4, un parfum qui n’existe pas; c’est nettement moins cher que Chanel 5 mais ça sent mauvais, alors ils ne l’ont pas commercialisé » précise encore l’auteur ).

Pour en savoir plus et pour que l’auteur continue à vivre à travers ses oeuvres, n’hésitez pas à consulter son site http://www.marioramos.be/index.php?c=v&lg=f. Il y livre tous ses petits secrets de création et bien d’autres surprises…

Pépita – MéliMélo de livres :

LE MONDE A L’ENVERS, Le 1er album de Mario Ramos Pastel, 1995   monde

Dessiner l’aidait à vivre… En 1995, il publie son premier album « Le monde à l’envers », d’une étonnante modernité sur le thème de la différence : Rémi, le souriceau, ne voit pas le monde comme tout le monde. Il le voit à l’envers. Quand on prend la peine de retourner le livre, on voit le monde tel qu’il le voit lui. Et ça change tout. Un album qui rappelle combien tout est question de point de vue. Rémi va finalement prendre son envol, et tout se remettra à l’endroit.

En exergue : « La vie est une chose trop importante pour être prise au sérieux » (Chesterton). Comme un message positif en ce jour de la disparition de ce grand auteur de la littérature jeunesse. Le monde est pourtant un peu à l’envers aujourd’hui quand on part si jeune…

Nathan – Le cahier de lecture de Nathan :

NATHAN

Bon.
Ma première réaction a été : Qui c’est lui ? Il est décédé OK, moi je veux bien écrire rien que pour vous, à l’ombre du grand arbre, mais qui est-il ?!
Et puis oui. J’ai su et j’ai donc ressorti de ma bibliothèque d’enfant (et j’en suis resté un …) deux albums.
Je vais avoir un avis très personnel, très court et pas autant pro que mes amis plus habitués à parler d’albums. Moi ce qui me charme, particulièrement dans Maman! c’est l’émotion qui passe. Parce que j’ai des souvenirs qui remontent. Les dessins très agréables et colorées, s’amuser, même à 15 ans, à compter les animaux et chercher le chiffre caché dans l’illustration ou un tout autre détail qu’il ne faudrait pas manquer. Se dire que c’est absurde tous ces animaux et qu’il y a de quoi avoir peur. Mais le petit cherche sa maman. Et pourquoi ? Se douter à 15 ans d’une chute, mais être ému de relire cet album très rigolo, éducatif aussi, et très bien dessiné ! Nostalgie quoi !
Quant à C’est moi le plus fort , je ne sais que trop dire … les souvenirs remontent moins. Juste la couverture m’évoque beaucoup. Et l’histoire m’a bien amusé. Je me suis bien plus douté de la chute mais bon … vos petits marmots n’y verront que du feu ! Ah ce loup arrogant on lui taperait bien dessus non pour lui dire arrête de terroriser ces petites créatures innocentes ? Mais à la place l’enfant contemple, impuissant, l’égo de cet animal grandir et la représentation qui en est faite aussi… Mais bon Mario Ramos semble aimer les chutes et nous en offre une avec une gentille petite chose …
J’ai ressorti avec plaisir ces deux lectures d’enfance.
Et je sais qu’aujourd’hui, nous perdons un grand auteur pour la jeunesse.
Paix à son âme, et que rient encore bien des enfants devant cette ingéniosité qui m’a ravi autant que mon amusement et les dessins !

Drawoua – Maman Baobab :

travailAprès le travail,  Mario Ramos, Editions Pastel, 2009

Ce qu’il se passe pendant le travail, ça on ne le sait pas. Mais on imagine ce qu’il en est pour une hôtesse de l’air, un archéologue, un marchand de glaces, un instituteur, un vétérinaire, un informaticien, j’en passe et des meilleurs. Ce qui se passe après le travail, pour les mêmes, et pour les autres, qu’ils soient, pompier, livreur de pizza ou même journaliste au magazine Coincoin comme Arnaud le taureau, ça on le sait moins. Arnaud le taureau justement, parlons-en. Que fait-il après le travail ?
« Il se fait beau : il a rendez-vous avec Pistache ».

Et Pistache quelques pages plus loin ?
« Pistache , la vache, se fait belle : elle a rendez-vous avec Arnaud.
Pistache est conductrice de train ».
A chaque page un animal illustré, à chaque animal une activité (ou pas), et un métier. Ou pas :
« Après le travail, Sacha, le chat, partage son repas avec les petits oiseaux.
Sacha est demandeur d’emploi, depuis que son patron s’est débarrassé de lui pour raison économique ».
Ramos c’est aussi un regard sur la société, sur les hommes à travers les portraits d’animaux qu’il brosse pas toujours dans le sens du poil dans le dessin, et qui transparaît plus ou moins dans ses textes.
« Pascal, le cheval, travaille plus, pour gagner plus ».
Ramos, c’est un regard poétique et une technique d’illustration bien à lui.
Ramos c’est ça aussi. L’envie de parler de lui toujours au présent, car grâce à ses livres, pas seulement celui-ci, Ramos, ce n’est pas tout à fait fini.

Lucie Bouma – Un petit bout de Bib :

Quand je pense à Mario Ramos, la première chose qui me vient à l’esprit c’est un LOUP. Parce que tous mes albums préférés signés de sa main parlent de cet animal. Que ce soit C’est moi le plus fort ou Mon Oeil, le loup nous entraîne dans ses jeux (de mots ou d’action). Mario Ramos, c’est aussi de l’humour, de la dérision, un trait reconnaissable entre mille. Ce sont des contes détournés, où tous les personnages les plus connus font leur apparition (Le Code de la route). Ce sont de belles lectures à voix haute, des sourires et des rires pour encore longtemps car ses livres incontournables feront désormais partie des classiques de la littérature jeunesse.

Un petit croquis signé de ma main pour rendre hommage au monsieur.

mario ramos - boumabib

Hérisson – Délivrer des livres :

Mario Ramos m’évoque instantanément comme à Bouma un loup. Et puis plus encore il m’évoque un homme disponible au Salon du Livre de Montreuil, qui fait des dessins avec une rapidité stupéfiante en dédicace et qui émerveille les petits. Il m’évoque beaucoup de lecture, à ma soeur puis à d’autres enfants. Un homme, un loup, des livres. Un regret de le voir partir si tôt.

Et un lien vers Mon ballon, un article écrire par Pierre D. que j’avais beaucoup aimé : http://sansconnivence.blogspot.fr/2012/ … ramos.html

Ainsi qu’un article de George dont les petits aiment beaucoup C’est moi le plus fort : http://leslivresdegeorgesandetmoi.wordp … rio-ramos/

Dorota – les Livres de Dorot :

J’aime énormément les albums de Mario Ramos. Le loup, omniprésent et drôle s’invite tout de suite dans mon esprit quand je pense à cet auteur (en même temps c’est le cas de tout le monde…)
Je me suis beaucoup amusée avec Le code de la route  en cherchant les détails dans les pages et en regardant les têtes « revisitées » de tous ces petits personnages bien connus de tous.

Au lit petit monstre  m’a fait sourire en repensant à mes petits monstres à moi, il y a quelques années.
Et enfin Le plus malin  !!! Je ris encore en me souvenant de la tête du loup !
Un grand auteur s’en est allé, ses albums vivront longtemps encore, dans les yeux émerveillés des enfants et dans le sourire amusé de leurs parents.
Le loup de Mario Ramos disait qu’il était le plus fort. Son auteur l’était aussi…

Carole – 3 étoiles :

loulou

LOUP, LOUP Y ES-TU ? Mario Ramos, Editions Pastel, 2006

Mario Ramos nous propose une aventure avec un loup et les petits cochons qui rivalisent de plus belle. Ici l’illustrateur est parti de la célèbre comptine qui commence par « Promenons-nous dans les bois », chantée par deux cochons bien joyeux. Ces derniers convoquent le loup et entament un dialogue afin de savoir ce qu’il fait ! Evidemment, avant de sortir du bois, il lui faut se lever, se doucher, s’habiller, se brosser les dents avant de pouvoir s’élancer sur ces deux victimes et… découvrir qu’ici encore les trois petits cochons s’amusent à se faire peur avec leur ennemi de toujours !

Mario Ramos aimait détourner les personnages de contes et s’amuser avec le loup et les cochons qui, selon les albums, ont des postures et rôles diverses. Je me souviens d’avoir utilisé cet album comme point de départ d’une thématique sur le loup avec des moyennes sections de maternelle, et d’une mise en réseau avec les autres albums de Ramos ayant comme personnage principal un loup.

Ce loup qui attire autant qu’il fait peur ! Ces albums adorés des petits et des grands trôneront toujours dans ma bibliothèque…

Mario Ramos disait à propos de son métier d’auteur-illustrateur jeunesse :   » Il faut être très humble par rapport à la création. On attrape des idées qui sont là, autour de nous. Elles ne font que nous traverser pour atterrir sur la feuille blanche.
Notre travail, c’est de rendre cela visible. C’est une façon de communiquer.
Avec un crayon et du papier, tout est possible. C’est magique ! »

Merci Monsieur pour votre magie ! Au revoir l’Artiste !

 

Débat sur le livre numérique : dernière partie

SophieLJ : Si pour la majorité d’entre nous, le livre papier représente un attachement non négligeable, il est vrai que chez les adolescents d’aujourd’hui, la lecture numérique se développe. C’est ce qui m’amène à cette grande question : pensez-vous que le livre numérique menace de disparition le livre papier ? (sur le long terme j’entends)

Kik : Menace est un grand mot. Le livre numérique se développera et le livre papier se concentrera peut être sur de plus belles éditions, mettant en avant la présentation et la qualité de l’objet-livre. Peut être que le livre de poche disparaîtra par contre.

Gabriel : Dans tous les cas c’est pas près d’arriver je pense, au moins jusqu’à ce que tous les gens de notre génération sont encore là… et encore ! Je vois plein d’articles en ce moment sur la montée des ventes de vynils…

Hérisson08 : Le livre comme objet collector ? Je n’y crois pas trop, pas plus qu’à la disparition totale du livre papier, mais il est certain qu’une évolution du support de l’écrit est en marche, qui aura des répercussions à terme sur le monde de l’édition, et donc sur le livre.

Bouma : Pour moi non plus une disparition des livres est inconcevable. Comme beaucoup d’entre vous, j’en ai fait mon métier et je veux faire perdurer ce support. Une évolution des mentalités dans les nouvelles générations est inévitable mais de là à faire disparaître complètement le livre, je n’y crois pas.

Pépita : La disparition du livre papier, je n’y crois pas non plus. Une complémentarité à accentuer indispensable, et de nouveaux usages, c’est certain et inéluctable.

Carole : Personnellement, je redis ce que j’ai dit en préambule de cette discussion, le livre numérique ne signe pas, à mon avis et même sur le long terme, la fin du livre-papier. Ils sont complémentaires, ils ont chacun leur public. Ce qui importe le plus c’est que les enfants, ados et adultes lisent quelque soit le support. Et puis il restera toujours des défenseurs amoureux du livre-papier, nous en sommes la preuve je crois !

Céline : Je pense que oui, sur le long terme, les pratiques vont évoluer. Il n’y a qu’à voir comment les bambins d’aujourd’hui se débrouillent avec tous ces outils numériques. Même au sein de l’école, ces nouvelles technologies font une entrée en force. Est-ce un bien, est-ce un mal ? Peu importe ! On ne peut aller contre une révolution en marche… S’il veut séduire les nouvelles générations, le livre-papier doit donc, à mon sens, évoluer et offrir encore davantage d’interactivité. Je parlais des liens vidéos dans la série Skeleton Creek, on peut également évoquer les QR-code à flasher avec son mobile sur d’autres titres. On n’arrête pas le progrès !

Nathan : Dure question… Vous avez tous raison alors je ne sais pas trop quoi rajouter mais j’avoue que ça me fait peur ! C’est pour ça qu’il faut encore des défenseurs des livres-papier mais le problème c’est qu’avec la déforestation et le développement des nouvelles technologies… mais bon, l’avenir nous le dira !

La réponse de Nathalie : Non. Le livre papier n’est pas en danger. Certains livres peuvent être menacés, parce que le service qu’ils rendent est mieux rendu sur un écran. C’est le cas des encyclopédies par exemple. Mais le livre papier, en tant que tel, répond à un besoin. Il rend service. Il ne va pas donc, disparaître, pas plus que la TV n’a fait disparaître la radio.

BONUS

La nouveau baromètre des usages du livre numérique. Article de l’ENSSIB

Terminons avec un peu d’humour : BOOK : la révolution technologique.