Eh les livres, on vous écoute !

On a tous en tête une histoire qu’on a adoré écouter quand on était petits. Les livres-CD sont toujours là mais désormais nos enfants ont le choix avec des podcasts, des applications, des histoires à composer et des romans audios. Un bon moyen de les divertir à la maison, en voiture ou même dans les salles d’attente.

Cette semaine nous vous en présenterons quelques-uns. N’hésitez à en partagez d’autres en commentaire.

Podcasts

  • Encore une histoire

Podcast co-crée par Benjamin Muller de l’émission Les maternelles qui met en avant la création littéraire jeunesse.

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  • Les classiques chez France Culture : Alice au pays des merveilles, Tintin ou Jules Verne

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  • Des histoires en musique avec Elodie Fondacci sur France Culture

Le loups et les sept biquets, La chèvre de Monsieur Seguin, Cendrillon,etc… sur fond de musique classique.

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  • La grande histoire de Pomme d’Api

Des histoires du magazine de Bayard à écouter.

La grande histoire à écouter de Pomme d’Api

Retrouvez aussi 24 histoires pour attendre Noël.

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  • Histoires de jeunesse chez Bayard

Une histoire des écrivains jeunesse : Clémentine Beauvais, Marie-Aude Murail ou encore Anne-Laure Bondoux.

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  • Petits curieux

Ce podcast permet de répondre aux questions des enfants : Est-il sale de manger ses crottes de nez ? Pourquoi les arcs en ciels ont-ils 7 couleurs ? Ce format court de moins de 2 minutes est très sympathique, une sorte de “un jour, une question” à écouter.

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  • L’as-tu lu mon p’tit loup ?

L’émission de France Inter a 30 ans et conseille des lectures.

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  • Une histoire et OLI par France Inter

Des histoires inventées et lues par Claude Ponti, Pef, Delphine de Vigan, Guillaume Meurice, et bien d’autres !

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  • Promenades imaginaires

Des histoires inspirées des chefs d’œuvre du Musée d’Orsay par l’auteure Béatrice Fontanel : Renoir, Seurat, , en tout cinq tableaux prennent vie.

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Coût : gratuit

A écouter en ligne ou à télécharger par le biais d’une application.

D’autres suggestions :

Un article du Monde

Un article sur le site Les louves

Applications

  • Munki

Une application qui répertorie les CD jeunesse : comptines, livres audios ou livres-CD.

Aurélie et ses enfants en raffolent. L’application est payante (environ 84€ l’année mais avec des promotions cela tourne autour de 50€/an). Pas de publicité et cela fonctionne hors connexion. Renseignez-vous auprès de votre bibliothèque. En effet, Munki existe aussi pour les professionnels qui permet aux lecteurs de proposer ce service gratuitement à ses lecteurs.

Site

Coût : payant

A écouter en ligne ou disponible hors connexion.

  • L’appli  “Lectures d’été” des incorruptibles

L’association a son prix mais aussi son application l’été où les enfants ont accès aux ebooks à écouter, par catégories.

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Coût : gratuit

A écouter en ligne.

Durée limitée du 1er juillet au 31 août.

  • La chouette du cinéma

La collection de livres vous donne accès à la version ebook où l’enfant peut écouter l’histoire lors d’un achat de la version papier.

L’avis d’Aurélie et de Pépita

Coût : offert lors d’un achat de la version papier

A écouter en ligne.

Livres CD

  • L’arpenteur de David Sire et Magali Le Huche chez les éditions Les Braques.

Un coup de cœur d’Aurélie sur le gardien des mots qui doit faire face à sa peur.

  • Pierre et le loup de Prokofiev

Un coup de cœur des enfants d’Aurélie où le conte classique rencontre l’univers d’Olivier Tallec chez Gallimard.

  • La Mélodie des tuyaux

Un conte musical de Benjamin Lacombe raconté par Olivia Ruiz chez Seuil.

Un coup de coeur de Sophie et Aurélie.

Les sélections de livres CD de Pépita, de Sophie, Bouma, Colette

  • Pierre Delye raconte… chez Didier jeunesse

Quand le conteur raconte ses propres histoires, retrouvez Les musiciens de la Nouvelle-Brême, Sssi j’te mords, t’es mort, La grosse faim de p’tit bonhomme et le p’tit bonhomme des bois.

Un coup de cœur des enfants d’Aurélie.

  • L’oiseau de vérité, chez Didier jeunesse

Parmi les nombreux livres audio de l’île aux trésors, incontestablement le favori ! Pour la beauté du conte, la qualité de la narration et surtout le magnifiquement accompagnement musical au piano. Plus d’informations ici !

Livres audios (romans lus)

  • Les contes de la rue Broca, chez Gallimard

Des contes au charme intact, débordant de malice et de surprises, que Pierre Gripari lui-même et François Morel (pour certains) savent si bien raconter. Plus de quatre heures d’écoute réjouissante !

Coût : 16,50€

  • Les romans de Roald Dahl, chez Gallimard

Pour les trajets en voiture ou les occasions d’écouter des textes plus longs, les romans de Roald Dahl sont toujours certains de remporter un grand succès ! En voici deux parmi nos meilleures références, écoutées et réécoutées sans nous lasser…

L’avis d’Isabelle

L’avis d’Isabelle

Coût: 13,50€ (l’un)

Lunii

Un appareil à recharger où les enfants peuvent écouter et composer leurs histoires.

L’avis d’Aurélie

Coût : 59.90€ la fabrique à histoires avec un kit  de 48 histoires offert. Histoires à acheter sur le luniistore en 8 langues.

A écouter partout.

 

Faites vos jeux !

La littérature de jeunesse a de nombreux héros. Les éditeurs les ont utilisés pour illustrer des jeux de société inspirés ou non de leurs univers. Du simple mémory au jeu purement inventé, nous vous invitons à découvrir un petit horizon des jeux préférés de nos blogueuses.

  • La collection de l’école des loisirs

L’éditeur a sorti depuis plusieurs années des jeux mettant en scène les héros emblématiques de ses albums.

Les trois brigands

Un mélange de poker et de bataille, les plus de 4 ans doivent miser sur un butin avec l’arme de son choix : tromblon, soufflet ou hache. Chacune de ces cartes a un chiffre comme les jeux de cartes traditionnels, qui permettent de départager les joueurs en cas d’égalité. Le but du jeu est d’obtenir les 3 tours des brigands en cumulant 30 pièces en totalité et gagner Tiffany !

Voir l’avis d’Aurélie

Elmer

Une sorte de loto des couleurs. A l’aide de 2 dés, les enfants composent leur “Elmer”.

Le chat assassin

Le chat, héros des romans de l’éditeur a fait mouche chez Sophie.

Son avis sur son blog.

 

Le croque couleur Pop

C’est aussi un jeu sur les couleurs, où les enfants piochent des cartes avec des objets. Ils doivent composer leur dinosaure avec les couleurs de ces objets.

C’est qui le plus fort ?

Un jeu basé sur l’album “Loup y-es tu ?” mais regroupant beaucoup de personnages de Mario Ramos. Ce jeu est collaboratif mêlant le jeu du verger et un mémory. Les enfants doivent retrouver les paires pour sauver tous les personnages, mais avant que le loup n’est pris sa douche et ne se soit habillé !

Le mistrigrouille de Cornebidouille

Une adaptation du pouilleux avec une série de mots grossiers dignes des albums de Pierre Bertrand : rien de mieux pour amuser nos petites têtes.

Loulou

Les “loulous” doivent récolter des cartes au quatre coins du plateau pour pouvoir aller libérer Tom. Mais attention au dé qui fait avancer le loup Gaspard !

 

Le loto de la famille souris

La famille souris, vous connaissez ? Il existe un loto de très belle qualité qui vous donne de suite envie de replonger dans l’univers des albums. Souris !

L’avis de Pépita

 

Le domino des bruits

Un livre des bruits, une application numérique et un jeu domino : une gamme complète !

L’avis de Pépita

  • Lors d’un SWAP de Noël, Aurélie de l’atelier des cœurs avait gâté la collectionneuse de papillons en lui offrant le très beau jeu Le Labyrinthe du Minotaure dans lequel on pourra s’identifier à Thésée pour bloquer le Minotaure et s’échapper de ce lieu infernal. Les illustrations sont inspirées des magnifiques albums mythologiques d’Yvan Pommaux.

Les autres jeux à découvrir sur le site de L’école des loisirs

  • Chez Nathan, les enfants d’Aurélie ont adoré Les vacances de Mouk ,adapté du livre Le tour du monde de Mouk.

Chaque enfant pioche des personnages, qu’ils doivent retrouver sur le plateau. Après les avoir ramenés dans leur pays, les enfants doivent collectionner les photos souvenirs.

  • Chez Hélium, le personnage Fossile a son mémory.

  • Colorama

Ce jeu est une adaptation du livre de Cruschiform chez Gallimard. Les enfants doivent répondre aux questions sur les couleurs. Ils doivent ainsi obtenir les cartes appartenant aux six nuances de couleurs.

  • Un jeu chez Bayard éditions

Les enfants peuvent s’amuser avec l’univers d’Hervé Tullet. Un jeu farfelu qui permettra aux petites têtes de pratiquer la logique.

Hervé Tullet est d’ailleurs un grand créatif et il nous invite à le suivre avec deux superbes jeux :

  • Artist’ik édité par Djeco qui est un laboratoire à monstres divers et variés. Chaque participant choisit une forme étrange, puis lance les dés et nous voilà partis pour dessiner 5 yeux, 2 nez, 4 oreilles à notre monstre qui prend forme sous nos yeux et que l’on peut, pour conclure, nommer d’un extravagant patronyme afin de constituer une bizarroïde galerie de portraits.

  • Et si l’on se lance dans une partie de Dessine édité par Bayard jeunesse alors là, la main vagabondera au fil des instructions farfelues notées sur les cartes par l’ingénieux créateur.

Jeux non testés mais sur la wishlist :

  • Les jeux des éditions Mémo

Raymond d’Anne Crausaz et Popov de Janik Coat ont leur jeu.

 

  • Où est Charlie ? chez Gründ

Où est Charlie ?Le grand jeu

Et vous, en connaissez-vous d’autres ? Les avez-vous testés ? Partagez vos impressions en commentaires.

Nos coups de coeur d’Avril

Le mois d’avril est terminé et les blogueuses d’A l’ombre du grand arbre vous ont montré leurs tables de chevet et leurs PAL (Pile à Lire) et PAC (Pile à Chroniquer). Découvrez cette semaine leur coup de cœur mensuel.

Aurélie a profité d’un réveil très matinal pour lire dans son jardin et se plonger dans le roman “La vie dure trois minutes” d’Agnès Laroche chez Rageot. Une histoire sur la reconstruction suite un drame et sur la danse, le tango précisément.  Automne, une lycéenne, a eu un choc un jour de juin. Depuis ce jour, elle reste cloîtrée chez elle et a éteint son téléphone. Elle décide d’écrire ce qui s’est passé pour surmonter cette épreuve. Nous sommes plongés dans ses pensées entre le présent et le passé. Un texte court et intense.

Son avis

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Bouma a dévoré le dernier Prix BD Jeunesse du Festival d’Angoulême à savoir Le Prince et la Couturière de Jen Wang. Ce gros comics propose une histoire originale où les protagonistes cherchent à se définir dans une société qui le fait pour eux, le tout sur fond de podium de la mode. Une très belle proposition qui ne plaira pas qu’aux filles malgré le sujet et la couverture qui pourraient le suggérer.

Son avis.

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HashtagCéline a eu la chance de faire une virée dans les années 60 sur les routes américaines en compagnie d’un trio attachant et très touchant. Avec Toffee Darling de la talentueuse Joanne Richoux paru chez Sarbacane, HashtagCéline est rentrée de ce road trip la tête pleine de souvenirs, “les yeux liquides”, le vague à l’âme et la sensation que le voyage avait été trop court…

Son avis.

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Isabelle et ses deux flibustiers, sur leur île aux trésors, ne résistent jamais à l’appel d’une robinsonnade ! Ce mois-ci, ils s’en sont donnés à cœur joie avec Robot sauvage, de Peter Brown (paru en 2017 chez Gallimard Jeunesse). Roz, robot naufragé, doit s’adapter à la vie sauvage. Un roman original qui donne à réfléchir, fait beaucoup sourire et vibrer pour des “personnages” vraiment attachants ! Vivement le tome 2 !

Son avis

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Pépita et son Méli-mélo de livres ont regorgé de pépites en ce mois d’avril mais si je ne devais n’en retenir qu’un, c’est celui-ci car sa forme et son fonds peuvent toucher tout un chacun. C’est l’immense force de la littérature jeunesse ! Un bijou de narration que cette balade de Koïshi d’Agnès Domergue et Cécile Hudrisier chez Grasset jeunesse, petit grain de riz qui suit le fil de sa vie. Un magnifique écrin pour ces aquarelles si légères et si poétiques.

Son avis

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Sophie de La littérature jeunesse de Judith et Sophie voit la vie en 133 couleurs avec ce nuancier encyclopédique ! Une page + une couleur + une anecdote sur son origine, son utilisation, sur un objet qui la symbolise… Voilà le pari réussi de Cruschiform pour Colorama, cet imagier multicolore chez Gallimard jeunesse.

Son avis

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Chloé (Littérature enfantine) s’est plongée avec bonheur dans les mystères du développement du langage du jeune enfant avec La la langue, un album qui explique aux enfants comme aux adultes comment le petit humain devient doué de parole. Une lecture à la fois ludique et instructive.

Son avis

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Alice d’A lire aux pays des merveilles est tombée sous le charme d’un roman ado dont l’histoire est aussi dure et poétique que l’annonce son titre.

Toute la beauté du monde n’a pas disparu de Danielle Younge-Ullman ou l’histoire d’une reconstruction personnelle au milieu d’une nature hostile pour enfin accepter l’inacceptable. Une juste dose de réalité et de légèreté pour ne plus décrocher de cette lecture dont on ne ressort pas indemne. De route beauté !

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Bonnes lectures à vous et rendez vous le mois prochain !

 

Sélection thématique : Les secrets

Après la lecture commune de l’Arrêt du coeur, les blogueuses d’À l’ombre du grand arbre ont remarqué que le secret concernait beaucoup de lectures de leurs bibliothèques. Elles vous en proposent quelques-unes cette semaine.

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La forêt s’agite. Renarde a un secret, qu’elle décide de partager. Les animaux se le transmette d’oreille en oreille jusqu’à ce que ça n’en soit plus un ! Un livre tendre sur la naissance.

Le secret, Emile Vast. Editions Mémo. 2015

Les avis d’Alice et Aurélie.

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Un secret sur fond de colonialisme.

Tous les oiseaux savent. Claire Mazard. Oskar jeunesse. 2017

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L’histoire d’un garçon particulièrement secret, à la recherche de ses origines…

Vango. Timothée de Fombelle.Folio Junior. 2010

Les avis d’Isabelle et de Bouma

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Un roman à huis clos où une mère embarque sa fille dans une cabane au fond des bois et se dévoile le temps d’une nuit.

L’aube sera grandiose. Anne-Laure Bondoux. Gallimard jeunesse. 2017

Les avis de Pépita, SophieHashtag Céline et Aurélie et notre lecture commune.

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Une BD touchante et un secret omniprésent…

Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill. Jean Regnaud et Emile Bravo. Gallimard. 2007.

Les avis de Bouma et de Sophie.

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Un jeu de piste à découvrir pour percer à jour le secret d’une maison singulière !

Volubilis. Max Ducos. Sarbacane. 2006

Les avis d’Isabelle et de Sophie

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Une série BD.

Les carnets de Cerise. Joris Chamblain et Aurélie Neyret . Soleil. 2012. 

Les avis de Bouma et Solectrice.

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Un album mettant en scène un loup qui doit affronter tous les préjugés sur son espèce. Mais grâce à la pureté d’un petit garçon, il a désormais un secret.

Le secret du loup. Florian Pigé et Morgane de Cadier. Hong Fei éditions. 2017

Les avis de Sophie, Chlop et Aurélie.

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Une petite souris trouve un trésor (une pomme) et souhaite le garder secret, elle l’enterre. Mais la nature va vite se dévoiler.

Le secret. Eric Battut. Didier Jeunesse. 2004.

L’avis de Chlop.

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L’histoire d’une jeune fille qui enquête sur la mort mystérieuse de ses parents.

Un si terrible secret. Evelyne Brisou-Pellen. Rageot.  1997 (réédition 2017)

L’avis de Yoko Lulu

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Un roman avec des énigmes à résoudre.

Le secret du grand-oncle Arthur . Véronique Delamarre-Bellego. Oskar Jeunesse. 2012

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Quand une inconnue fait voler ta famille en éclats

Comme une envie de voir la mer. Anne Loyer. Alice éditions. 2015

Les avis de Pépita, Bouma et Alice

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Un livre d’art.

L’arbre de Sobo. Marie Sellier et Charlotte Gastaut .Réunion des Musées Nationaux. 2018

L’avis de Pépita

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Un secret en plein cœur de la première guerre mondiale.

Capitaine Rosalie. Timothée de Fombelle et Isabelle Arsenault. Gallimard. 2018

Les avis de Pépita, Hashtag Céline et Sophie. Lecture en duo à lire sur le blog.

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Un splendide album écologique et un secret qui fait peur à tous, sauf à la petite Erine qui est bien décidée à le percer à jour…

Le secret du rocher noir. Joe Todd-Stanton. L’Ecole des loisirs. 2018

Les avis de Pépita, Isabelle et Sophie.

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Les non-dits familiaux (dont l’anorexie) dans le contexte de la deuxième guerre mondiale.

Sobibor. Jean Molla. Gallimard. 2003

Mémoire en eaux troubles, de Joëlle Van Hee. Éditions du Jasmin. 2017

L’avis d’Isabelle

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Des romans adultes à mettre dans les mains de nos ados :

Rien ne s’oppose à la nuit. Delphine de Vigan. J-C Lattès.2011

Un secret. Grimbert Philippe. Grasset. 2007

Nous espérons que tous ces secrets vous auront inspirés…

 

 

 
 
 
 
 

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Lecture commune : L’arrêt du coeur ou comment Simon découvrit l’amour dans une cuisine

L’arrêt du cœur est un roman de la collection Polynie des éditions MéMo d’Agnès Debacker illustré par Anaïs Brunet. Il parle de Simon, un jeune garçon de 10 ans qui se retrouve confronté à la mort de sa voisine, dont il était proche. En cherchant à rapporter un souvenir d’elle, il découvre l’amour, celui de Simone, à l’époque de la guerre d’Algérie. Nous sommes plusieurs à l’avoir apprécié et nous partageons avec vous notre lecture commune.

L’arrêt du coeur d’Agnès Debacker et Anaïs Brunet. Editions MéMo.

Aurélie : A quoi vous attendiez-vous en découvrant la couverture ? 

Pépita : Difficile à dire pour la couverture ! Pas de lien si évident entre ce jeune garçon assis, tenant une théière rouge entre ses mains et écoutant ce qu’elle a à lui dire, et le titre ! Une histoire d’amour mais pas vraiment celle à laquelle je m’attendais.

Aurélie : Je m’attendais à un roman à l’eau de rose, un jeune garçon amoureux qui colle la théière contre sa joue, peut-être car sa bien-aimée l’a touchée.

Isabelle : Comme vous, je me suis attendue à une romance ! Le titre, associé à la couverture aux tons pastels qui représente un garçon rêveur… C’est en tout cas ce qu’ont pensé mes garçons, même si comme tu le dis Pépita, c’est trompeur – et c’est un peu dommage, car ils sont un peu comme le protagoniste, Simon qui dit à un moment : « selon toute vraisemblance, j’ai affaire à une histoire d’amour et moi, les histoires d’amour, ça m’ennuie au plus haut point ». De mon côté, je considère les romans de la collection Polynie comme une valeur sûre garantissant des voyages hors des sentiers battus. Je n’ai pas hésité et je me suis plongée dans la lecture avec beaucoup de curiosité !

Hashtag Céline : Honnêtement, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Plutôt une histoire d’amour mettant en scène des adultes. Comme je le fais de plus en plus, je ne le lis plus le résumé afin de me garder le plaisir de la découverte, surtout chez MeMo. Sur la couverture, c’est Simon. Mais sans lire ce roman, même si on le comprend vite, je trouve qu’on n’identifie pas immédiatement ce personnage comme un enfant. De fait, en découvrant l’histoire et l’âge de Simon, j’ai été plutôt étonnée !

Bouma : En ce qui me concerne, et ayant lu le résumé, la couverture m’a rappelé les éléments clés de l’histoire à savoir un jeune garçon cherchant à connaître les secrets contenus dans cette vieille théière rouge.

Aurélie : Le roman mélange le drame et l’enquête. Pour sa forme, le récit n’est pas découpé en chapitres mais est entrecoupé des belles illustrations d’Anaïs Brunet, qu’avez vous pensé de cette proposition et quel impact a-t-elle eu sur votre lecture ? 

Pépita : Je ne me suis aperçue de l’absence de chapitres qu’après un petit moment, à vrai dire, mais j’ai eu aussi besoin de m’arrêter par moments, pour mieux savourer cette histoire. J’ai aussi beaucoup aimé que le fil soit déroulé d’un seul jet avec ces illustrations, qui le ponctuent. Cela donne une fluidité et une profondeur.

Aurélie : Comme toi Pépita, je n’ai pas vu sur le moment qu’il n’y avait pas de chapitres. Le roman m’a fait le cœur lourd, mais je n’arrivais pas à lâcher le livre. Ses illustrations m’ont permis de prendre mon souffle dans ma lecture.

Isabelle : De mon côté, j’ai remarqué assez vite l’absence de chapitres et le système de respiration autour de grandes illustrations : pourquoi pas ? Pour moi, ça a été une incitation à dévorer le roman d’un trait. La construction de l’intrigue autour de l’enquête de Simon est très réussie à mon sens : une manière de tenir le lecteur en haleine de bout en bout et d’éviter un registre trop dramatique autour du deuil de Simon.

Hashtag Céline : J’ai trouvé aussi que l’ensemble était très fluide et que tout justement s’imbriquait parfaitement. Texte et illustrations se répondent et se complètent. De fait, je ne me suis posée aucune question pendant ma lecture sur la présence ou non de chapitres. Je me suis trouvée complètement happée par ce roman. Grâce à cette ambiance qui s’installe aussi bien par la musique des mots que les couleurs des illustrations, j’ai suivi avec beaucoup d’émotion Simon dans son travail de deuil puis cette enquête étonnante, qui apporte un souffle nouveau à l’histoire.

Bouma : L’absence de chapitres ne m’a pas du tout gênée dans ma lecture puisque, comme vous l’avez toutes dit, il y a ces grandes illustrations en forme de pause. Et en plus, le texte comporte quand même des sauts de paragraphes, entre deux scènes, deux moments temporels, qui permettent à ceux qui le veulent de stopper leur lecture plus aisément.

Aurélie : Le roman met en avant différents thèmes : le deuil, le lien affectif,le secret et l’Histoire. Il regorge d’émotions, pensez-vous que c’est un roman intergénérationnel? 

Pépita : Oui, totalement intergénérationnel. Il s’inscrit dans une filiation forte, celle du sang mais aussi celle de l’amour, de l’amitié, comme un kaléidoscope. Simon fait le lien avec tout le monde sans vraiment le savoir.

Aurélie : Pour moi l’histoire parle à tout le monde, l’intensité dégagée par le texte et les illustrations touche les enfants comme les adultes. J’ai aimé la diversité des thèmes même si le deuil est pour moi prédominant. Quant au lien effectif, en effet Pépita, il relie tous les personnages de l’histoire : de l’amitié de Simon et Simone, l’amour de Simone et Farid, de Safia et Farid et l’amour maternel des parents de Simon qui s’inquiètent pour lui. Le côté intergénérationnel est aussi pour moi dans le sens de transmission. En effet ,avec l’évocation de la guerre d’Algérie, les enfants peuvent découvrir l’impact de l’histoire avec un grand H sur leur entourage, qu’une chose réduite à un fait appris en cours ait été un jour le quotidien de quelqu’un. Je sais pas si ça vous a fait ça à vous aussi mais avec ce secret je me dis « mais combien de choses nos grands parents vont-ils emporter dans la tombe? », on le voit bien avec Simone.

Isabelle : Je suis d’accord avec vous, ce roman est très riche ! La relation de Simon et de Simone est très belle, faite de multiples petits moments de partage et de complicité… Et pourtant, l’enquête de Simon va l’amener à découvrir des pans inconnus de la vie de Simone et, à travers son histoire, des pages de l’Histoire avec un grand H que sa génération et celle de ses parents n’ont pas vécues. Cette profondeur m’a surprise, surtout au dénouement du roman, et apporte vraiment quelque chose en plus. Je pense comme toi, Aurélie, qu’il s’agit d’un roman intergénérationnel et j’ai vraiment envie de le découvrir et de parler de ces événements historiques avec mes enfants quand ils seront prêts. La génération de nos parents ou de nos grands-parents ont vécu des choses importantes, même si souvent traumatisantes, dont nous gardons une mémoire vivante grâce à nos interactions avec eux. C’est essentiel de la transmettre aux générations suivantes, et la littérature jeunesse a sans aucun doute un rôle à jouer !

Hashtag Céline : Clairement oui. Le roman fait le lien entre deux époques, deux vies différentes. Il permet à Simon d’entrevoir son amie, son histoire et l’Histoire autrement. Mais c’est aussi le récit d’une belle amitié entre un jeune garçon et une vieille femme, d’une relation dans laquelle l’âge n’avait pas d’importance.

Bouma : Je serais curieuse de la réaction d’une personne âgée face à ce texte. Le ressent-elle comme nous, comme le jeune héros de l’histoire ? En tout cas, je reste très émue par cette amitié, si forte qu’elle dépasse le préjugé des âges. Et je vous rejoins sur les histoires familiales liées à un contexte historique : je pense que la pudeur nous retient souvent de poser les questions mais que chaque personne cache en elle une partie de son histoire.

Aurélie : La théière est un objet transitionnel, quelle symbolique a-t-elle eu pour vous? 

Pépita : J’ai adoré sa présence, d’ailleurs j’en ai une bleue du même style et je me demande si je ne vais pas la détourner aussi ! Elle symbolise les petits secrets et aussi le souvenir de ces petits moments partagés autour d’elle. Elle fait le lien entre l’avant et l’après, elle permet à Simon d’accepter peu à peu la mort de sa Simone en restant vivante à travers elle. Elle lui permet de grandir. Quelle belle idée !

Aurélie : La théière me fascine, je n’arrive pas à savoir si c’est ce qu’elle représente : l’objet qui permet à Simon de faire son deuil, ou sa représentation avec la présence des illustrations d’Anaïs Brunet. En tout cas, elle représente aussi pour moi une métaphore du lien : celui qui lie Simone à Simon, Simone à Juliette et Simone à Farid mais aussi entre Simon et Juliette !

Isabelle : Sur la couverture, Simon colle son oreille contre cette théière comme on le fait avec un coquillage pour entendre la mer… Avant de lire le roman, j’ai interprété ce geste en l’attribuant à une rêverie. À la lecture, on comprend que cet objet est associé à d’innombrables moments privilégiés avec Simone, que leur écho résonne probablement encore à l’intérieur… Je trouve pertinent de parler d’objet transitionnel comme vous le faites, car elle aide Simon à vivre sans Simone, comme il avait pu aider Simone à vivre sans Farid.

Hashtag Céline : Cette théière, j’y ai beaucoup pensé. Je me suis mise à la place de Simon et je me suis posée cette question : tu aurais fait quoi toi, étant enfant? Tu aurais lu ou non les petits papiers? Cette théière est “magique”. Lire les secrets et les vœux qu’elle contient, c’est transgresser un interdit et peut-être même s’attirer des ennuis ! Mais comme Simon, j’aurais sans doute fait pareil, au risque d’y découvrir des choses que j’aurais préféré ne pas savoir. J’ai trouvé que la théière était un joli symbole rassemblant à elle-seule tous les éléments importants du roman : le souvenir de Simone, tous ses secrets mais aussi l’enfance et l’innocence de Simon.

Bouma : On pourrait presque rapprocher cette théière des journaux intimes ou carnets que l’on écrit à tout âge. Ils ne sont fait que pour nous, et en même temps révéleraient bien des choses à quiconque les lirait.

Aurélie : Simon découvre l’histoire de son pays et le racisme avec son ami, on a l’impression qu’avec la mort de Simone, un voile s’est levé. Il est en début d’adolescence et découvre doucement le monde des adultes. La nièce de Simone a-t- elle un rôle de passerelle entre ces deux mondes ?

Pépita : Je ne l’ai pas vue comme ça. Je l’ai vue comme une confidente, qui en a compris bien plus que ce qu’elle veut bien laisser croire. Elle accepte la présence de Simon avec naturel et une certaine bonhomie, sans mort dans l’âme. Elle est comme un tourbillon, qui s’arrête pour l’écouter parler de Simone, entrer dans le jeu de découvrir ce mystère de cet amour de jeunesse. Elle est la seule adulte dont Simon ne se méfie pas. A travers elle, il découvre aussi qu’une personne n’est jamais vraiment disparue. Il baisse sa garde enfin avec elle. Elle lui permet de lui faire confiance. Et c’est énorme pour lui qui se sent si bouleversé !

Aurélie : Pour moi le choix de l’âge de Simon permet d’évoquer implicitement le passage dans un âge de transformation : l’apprentissage du deuil et la disparition de Simone qui a été sa nounou, la découverte de l’amour et du visage différent des gens qui l’entourent et la découverte de la bêtise des adultes avec ses nouvelles interrogations avec son ami Sofiane. J’ai ressenti le personnage de Juliette comme un guide ou plutôt un passeur entre ce monde de naïveté et le monde beaucoup moins rose des adultes.

Isabelle :  C’est vrai qu’elle a une manière singulière de lui expliquer les drames personnels de Simone et historiques liés à la guerre d’Algérie, avec des mots simples et forts qui parleront aux jeunes lecteurs. Je vois un peu de ce que vous dites toutes les deux. Les traces de la Juliette enfant, que renferme la théière, la rapprochent de Simon. Par ailleurs, elle est très bienveillante, ouverte et à l’écoute de Simon qui en a bien besoin.

Hastag Céline : Pour moi, la nièce de Simone est plutôt là comme un soutien. Elle permet à Simon d’aller au bout de ses recherches. Elle accepte de parler de la vieille femme, chose que lui refusent tous les autres adultes autour de lui, de peur qu’il souffre. Elle lui permet de faire vivre le souvenir de Simone. Et avec sa bonne humeur et son dynamisme, elle l’aide un peu à passer cette épreuve. C’est un personnage dont l’arrivée dans le récit m’a fait du bien. Comme soulagée… Sentant que Simon serait enfin moins seul face à tout ça.

Bouma : Je ne m’attendais pas du tout à l’évocation de cette période historique souvent méconnue, et je ne doute pas que cela amènera les enfants à vouloir en savoir plus. Concernant le rôle de la nièce de Simone, elle fait, pour moi, écho à l’enfant qu’est Simon. Ils ont partagé sans le savoir les mêmes rituels et les mêmes souvenirs de Simone, ce qui les rapproche intrinsèquement.

Souhaitez-vous évoquer d’autres thématiques du roman ? 

Pépita : oui, le souvenir. Dans toutes ses dimensions : celui qu’on a des moments passés avec une personne qu’on aime, celui qu’une personne laisse après sa disparition. Je trouve que c’est un thème fort du roman pour un jeune garçon de 10 ans qui a peu d’années de vie, encore, même s’il a passé les deux chiffres. Et aussi le secret : jusqu’où se permettre de lever le voile sur le secret d’une personne disparue ? Je me suis posée cette question tout du long… En même temps peut-être que Simone voulait-elle qu’on le découvre en le glissant dans cette théière ? Mais peut-être n’y a -t-elle pas pensé… Ce petit mot glissé est pour elle une façon de se souvenir… comme une bouteille à la mer. J’ai aussi été très sensible à l’évocation des odeurs : chez Simone, chez sa vieille amie à qui Simon va rendre visite…

Aurélie : Oui, c’est vrai que ces trois thèmes sont bien présents. Pour le secret, je pense que Simone malgré sa tentative (puisqu’elle a emporté ses lettres dans son cercueil) n’a pas réussi à garder son secret intact. Simon a succombé à son désir de curiosité alors qu’au départ, en prenant la théière, il voulait simplement cacher les siens !
Pour les odeurs, ça m’a beaucoup marqué au début de récit avec aussi le fait qu’il demande à répétition le déroulé de la scène de la découverte de la gardienne.

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Les avis de Pépita, Céline Hashtag, Isabelle et Aurélie

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A lire les entretiens de l’auteure sur le blog de Nouvelles de polynies