Lecture Commune : Ma maison…

 J’aime le travail d’Eric Battut.
Sa palette tendre et ses paysages époustouflants me touchent.

J’aime beaucoup les publications des éditions L’Elan Vert, qui pour moi sont gages de qualité.

L’équation était donc parfaite pour partager un moment de lecture et de complicité autour de son dernier album Ma maison… édité en 2012 chez L’Elan Vert.

 Je remercie Pépita de Méli-Mélo de livres, Za du Cabas de Za et Sophie de La Littérature jeunesse de Judith et Sophie d’avoir répondu à mon appel.

 

Bouma : La couverture de cet album est divisée en trois : au centre le titre et l’auteur, en haut une maison à flan de colline, en bas un tipi…
A quoi vous attendiez-vous dans ce livre ?

Za : On pouvait imaginer une histoire de voyage, un dépaysement. J’aime le contraste des couleurs dès la couverture. Et l’équilibre entre les deux images dont l’une regarde à gauche et l’autre regarde à droite. C’est d’emblée assez beau.

Pépita : Tout à fait ! Une belle invitation au voyage, très colorée comme toujours chez Eric Battut. Un peu à la façon d’un méli-mélo, où on inter-change les languettes… et où on est dans la découverte en permanence du coup.

Sophie : Je ne savais pas trop à quoi m’attendre mais le voyage semblait être une évidence. J’ai aussi aimé les couleurs, le froid en haut, le chaud en bas.

Bouma : En ce qui me concerne ce n’est pas le premier album d’Eric Battut que j’ouvre puisque j’en suis une grande admiratrice. J’ai beaucoup aimé sa collaboration précédente avec les éditions L’Elan Vert : Bleu Océan. On peut donc dire que j’y suis allée les yeux fermés et que la couverture avait peu d’importance pour moi (outre le nom de l’auteur).

.

Maintenant que vous avez ouvert cet album et que vous l’avez lu. Comment le définiriez-vous ? Son histoire, votre ressenti, vos cheminements…

Sophie : C’est un voyage à travers le monde. On a l’impression de vivre une petite partie du quotidien de toutes ces familles que l’on croise.

Za : Chaque double page contraste fortement avec la précédente. Les ambiances, les paysages jouent avec des couleurs très tranchées, très fortes. Les bleus, rouges, noirs du ciel, l’énergie du coup de pinceau… Chaque tableau est une découverte.
Et puis on suit très vite les points communs à toutes les images : outre le soleil, chaque fois différent, ce sont ces familles qui disent au revoir à un des leurs. Le père qui s’en va. Où va-t-il ? Pourquoi part-il ? Reviendra-t-il ? Et c’est chaque fois la même chose – jusqu’aux deux derniers dessins…

Pépita : Une invitation à découvrir l’habitat de différentes parties du monde par la voix d’un enfant qui décrit simplement son lieu de vie. L’accent est mis dans le texte sur les sentiments et les émotions que chaque endroit procure. Pas de suite logique entre les différents pays, on passe d’un continent à un autre à chaque double page. J’ai plutôt vu le « départ » de chaque personnage comme une invitation à le suivre sur la page suivante ou précédente, comme un va-et-vient entre ces différents lieux et un lien entre ces peuples. Les couleurs choisies traduisent bien aussi l’atmosphère de chaque lieu. C’est superbe !

Bouma : Mon fils a très vite remarqué que la famille possédait toujours un chien, chose dont je ne m’étais pas aperçue. Je trouve aussi que cet album à un aspect très documentaire, permettant aux enfants de comprendre que sur la Terre chacun a une façon de vivre très différente : yourte, tipi, immeuble, maison de terre… Tous différents mais tous pareils avec cette symbolique de la famille comprenant toujours un papa, une maman, un enfant et un chien.

Za : C’est ce qui, pour moi serait une des faiblesses du livre, ce côté permanent de la famille qui, s’il est universel, n’en est pas moins stéréotypé. Je sais que mon argument peut être retourné : cette famille est peut-être stéréotypée mais elle n’en est pas moins universelle. Au choix… Mais si, en plus, vous lui ajoutez un chien, j’adopte immédiatement la première hypothèse !

Bouma : Je trouve ta remarque très intéressante, surtout avec l’actualité brûlante autour de la notion de « famille » en France. Eric Battut nous montre ici les codes de la norme, mais rappelons que le sujet principal de l’album est dans son titre : Ma maison, peut-être a-t-il choisi une symbolique plus qu’un stéréotype…

ma maison fidji

© L’Elan vert, 2012

 

J’en profite donc pour vous poser la question suivante. Dans ce livre, le lecteur découvre des maisons bien différentes. Pour chacune, la mention du pays accompagne une petite description de l’enfant qui y habite et de son quotidien. Laquelle ou lesquelles ont eu votre préférence ?

Sophie : J’ai hésité mais je vais dire que ma préférée est la page sur le Groenland. J’ai aimé cette immensité bleue où la mer et le ciel se confondent et se reflètent. Et puis si il y a bien un endroit où on ne s’imagine pas vivre, où on n’a l’impression qu’il n’y a rien, c’est bien là. C’est un mode de vie qui m’intrigue.

Za : C’est vrai que toutes ces maisons sont très différentes, mais à bien y regarder, elles se ressemblent beaucoup. Ce sont des habitations modestes, tentes, huttes, maisons en bois, roulottes. La plus sophistiquée est la maison japonaise mais elle n’est pas très grande. Je laisse de côté, pour l’instant, les deux dernières images.
J’aime en général le côté abstrait des paysages, en particulier le tableau des îles Fidji où le ciel et la mer ne sont pas distincts. L’homme en pirogue pourrait aussi bien s’envoler avec son bateau, tout est possible ! On retrouve cette idée au Maroc où le soleil et la lune semblent posés sur la sable.

Pépita : Difficile à dire ! Chacune a sa personnalité et son univers. Mais comme j’ai un faible pour le bleu, je serai plutôt attirée par la Suisse, les Iles Fidji, la Grèce, la Mongolie et le Groëndland. A chaque fois, cette couleur est mise en valeur différemment, n’a pas la même profondeur ni la même place. Tantôt très froide, tantôt plus chaude. On y plonge littéralement.

Bouma : Mes tendances nippones me poursuivent jusque dans cette lecture, puisque j’ai une large préférence pour la maison traditionnelle japonaise, au sommet de la montagne, avec ce soleil rouge qui se couche entre les deux versants.
Je crois qu’il y a suffisamment d’atmosphères, de couleurs et de maisons différentes pour plaire à chaque lecteur selon sa sensibilité.

ma maison japon

© L’Elan vert, 2012

D’ailleurs en évoquant cette qualité, qu’avez-vous compris de la conclusion de cet album ? Comment la décririez-vous ?

Sophie : Ce que j’ai vu dans la fin de cette histoire, ce sont des jeux d’enfants. Pour moi, toutes les maisons que l’on a vu, ce sont les enfants qui les imaginaient dans leur cabane. Ce qui pourrait expliquer la présence du même chien sur chaque image (celui également présent avec les enfants). Et puis comme chacun est d’origine différent, on peut supposer qu’il apporte une petite part de leur culture dans leurs jeux.

Pépita : Je l’ai vue comme une invitation universelle au jeu. Partout, quelque soit son habitat, les enfants jouent avec rien et tout à la fois. C’est le dénominateur commun à tous les pays du monde.

Za : Les deux dernières doubles pages sont à part. Le petit new-yorkais, au sommet de sa tour est coupé de la nature mais pas de l’imaginaire, symbolisé par son avion de papier. Son apparente solitude est ouverte sur le ciel, sur le monde.
La conclusion de l’album est optimiste, vraiment joyeuse. Les enfants rassemblés à l’ombre d’un grand arbre – eux aussi ! – ont construit une cabane qui contient toutes les autres. C’est de l’universel à hauteur d’enfant.

Bouma : Que vos réponses sont belles et poétiques, ET éclairantes. Je n’y avais pas vu tout ceci et cela. Pour moi, il s’agissait d’une page unificatrice avec tous les enfants présentés sur les pages précédentes, prêts à construire le monde et leur avenir. J’y ai retrouvé une espèce d’hymne à la tolérance : tous pareils, tous égaux, quelque soit sa vie.

 © L'Elan vert, 2012

© L’Elan vert, 2012

Maintenant, j’aimerai aborder l’auteur de cet album, Eric Battut, puisque c’est son nom qui m’a donné envie de découvrir ce livre. Connaissiez-vous déjà certains de ses titres ? Êtes-vous sensibles, comme moi, à son travail ? D’ailleurs, quels sont ses caractéristiques selon vous ? Qu’est-ce qui le rend reconnaissable ?

Sophie : J’avoue que je suis partagée sur le travail d’Éric Battut. Certains livres m’accrochent tout de suite, pour d’autre je suis plus en retrait. Je ne l’explique pas vraiment, c’est variable. Cela ne m’empêche pas de reconnaître son talent en particulier pour les illustrations. J’associe son travail à des peintures de paysages avec des petits personnages au milieu, et toujours des petits clins d’œil comme ici avec le chien que l’on retrouve à chaque page.

Pépita : J’apprécie vraiment son travail même s’il est vrai que certains de ses albums sont plus énigmatiques que d’autres. Ses illustrations sont reconnaissables : on se dit, tiens, c’est du Battut ! C’est un illustrateur un peu à part, très discret mais constant. J’aime son univers particulier fait d’un mélange de grands espaces et de petits personnages, comme s’il insistait sur notre petitesse dans l’univers. Pour avoir raconté certains de ses albums en accueils de classe ou en heure du conte, on peut dire que les enfants sont très sensibles à ces grandes images colorées qui suscitent toujours le silence et une certaine forme de respect.

Bouma : En tout cas, ce qui me plait aussi dans le travail d’Eric Battut tient du fait que l’on voit les traces de ses coups de pinceaux sur ces aplats et ses personnages. Je trouve ça magique de voir le travail de création…

.

Dernière question maintenant. Quel sentiment ressort de votre lecture ?

Za : Au risque de faire un contresens, mais tant pis, ce que je retire de cette lecture, c’est ce départ du père vers on ne sait où. Ce faisant, j’évacue le dernier dessin, celui que j’aime le moins et je laisse ces histoires en suspens. Que va-t-il chercher ? Il part travailler, il part en voyage ? Et pourquoi l’enfant new-yorkais est-il seul, ou apparemment seul ? C’est ainsi que je lis ce livre. En oubliant volontairement les textes qui sont, à mon sens, le point faible de cet album. Mais je trouve le livre assez ouvert pour se prêter à d’autres interprétations et c’est ce qui le rend passionnant. Passionnant et émouvant.

Pépita : Ce que j’ai particulièrement aimé, c’est l’esprit de liberté que l’on retire de ces pages colorées. Une belle évasion et un hommage à la beauté du monde. Mis à part le texte, où je rejoins Za, qui n’apporte pas énormément à l’ensemble, si ce n’est chaque enfant de chaque pays qui présente sa maison. Ce que je retiens aussi, et je me répète, c’est l’universalité de chaque lieu : la maison est emblématique du besoin humain de s’ancrer quelque part, même s’il faut parfois en partir ou même si on éprouve le besoin de s’en évader, comme cet enfant new-yorkais, seul en haut de son immeuble, dans l’immensité de la ville. Il n’envoie pas des bouteilles à la mer mais des avions en papier… Quant à la dernière page, qui m’a surprise à la première lecture, je la trouve finalement assez poétique : un arbre-cabane comme le début de tout, et ces enfants jouant autour et invitant le petit lecteur à les rejoindre, comme un éternel recommencement. Mais ce n’est que ma libre interprétation.

Sophie : Ce que j’ai retenu, ce sont ces magnifiques paysages. C’est une invitation au voyage. Pour revenir sur l’enfant New-Yorkais, il joue seul mais ses parents ne sont pas loin. En tout cas, j’ai vu son père et sa mère derrière lui dans l’appartement. Par contre, je me suis demandée pourquoi là, le père ne partait pas comme à chaque fois. Pourquoi dans cette ville, la situation est-elle différente ? Je n’ai pas de réponse.

Pépita : Ce n’est qu’une interprétation de ma part : peut-être que dans les autres pages, le père part en ville justement, trouver un monde meilleur ???… et que sur New-York, le père est parti et la mère et l’enfant l’ont rejoint… et la dernière page nous dirait que le monde nous appartient, a fortiori à la nouvelle génération ! mais bon, c’est ma vision. On serait peut-être surprises de connaître les intentions de l’auteur, ou peut-être qu’il n’en a même pas !

Bouma : Ce que je retiendrais moi, c’est le visage de mon fils (presque 5 ans) devant tous ces enfants, me demandant où ils habitaient, pourquoi pas dans un immeuble comme nous. C’est aussi un auteur et une maison d’édition que j’apprécie de plus en plus à chaque découverte.

C’est aussi et surtout ce moment de partage avec vous, qui m’a permis de redécouvrir ma lecture, de l’approfondir, de lui donne un autre sens.

.
Merci à vous toutes.

.

Découvrez les articles détaillés sur cet album de Pépita, Sophie et moi, Bouma.

Et pour aller un peu plus loin, découvrez d’autres titres d’Eric Battut chroniqués par les membres d’A l’Ombre du Grand Arbre :

- Le Roi qui demandait la lune chez 3 étoiles

- Deux, Mot à mot et Au fil des mois chez La Littérature de jeunesse de Judith et Sophie

- Chouette !, Bleu océan, Le Petit chaperon rouge, Pêcheur de couleurs et Un Pont chez Un Petit Bout de Bib

Poissons d’avril

Un petit poisson collé dans votre dos, un petit poisson à vous coller sur le bout du nez, une petite blague, une grande rigolade, des illustrations, belles belles belles, des histoires pour les petits ou pour les plus grands, des écailles, des nageoires, quelques queues de poisson aussi mais pas celles qui coupent la route. Non, non. Celles qui font pavillons, qui orientent, qui dirigent à bâbord ou à tribord, l’équipe d’A l’Ombre du grand arbre vous emmène dans cette nouvelle sélection, une sélection de petits poissons, de petits poissons que l’on aime d’amour tendre. Un clin d’oeil certainement, mais surtout une façon de vous dire de ne pas oublier qu’en avril, il faut lire, lire, sans perdre le fil. A défaut de vous découvrir, d’un fil. Et riez riez, aussi. Pas uniquement le jour du poisson d’avril, qui est aujourd’hui, le premier. Regardez d’ailleurs, ce que nous vous avons concocté !

Des albums qui parlent poisson (mais pas seulement)

Drôles de poissons de Lucy Cousinspar Pépita de Mélimélo de livres

Albin Michel jeunesse, 2010

droles de poissonsg

Un album très coloré où petit poisson découvre toutes sortes de poissons, des qui piquent, des tout doux, des gros, des petits, des rigolos, des pas commodes,…mais finalement, son préféré, c’est bien sûr…sa maman ! Une belle ronde des poissons mais aussi un album qui permet d’aborder des premières notions (couleurs, formes, contraires) avec les tout-petits, d’une manière ludique avec une histoire comme support. Pour les petits.

Aujourd’hui, je suis… de Mies Van Houtpar Sophie de La littérature de Sophie et Judith
Minedition, 2012
Avec son beau et coloré coup de crayon, Mies Van Hout fait vivre à ce poisson différentes émotions. Sur un fond toujours noir, le « nerveux » est tremblotant, le « timide » cherche à se fondre dans le décor ou le « triste » dégouline de larmes… Un bel album pour apprendre aux enfants à s’exprimer.
L’avis complet de Sophie et celui de Pépita
et un autre livre de Mies van Hout chez Bouma : Aujourd’hui on va

 

Avril le poisson rouge de Marjolaine Leraypar Kik des Lectures de Kik

Actes Sud Junior, 2013

Pour ce mois d’avril en général, et pour ce poisson d’avril du 1er avril, il y a Avril le poisson rouge de Marjolaine Leray. Un poisson aux traits vifs qui rêve d’aventures que vous pouvez retrouver chez Kik, ici

L’éléphant et le poisson de Julie Colombetpar Pépita de Mélimélo de livres

Le petit lézard, 2010

Une histoire bien rigolote sous forme de rébus et un vrai dialogue de sourds entre cet éléphant et ce poisson, sur fond d’incompréhension mutuelle et de peur. L’intérêt de cet album réside dans les mots-images, un joli mélange ludique. L’enfant, même sans savoir lire ou en début d’apprentissage, peut du coup se l’approprier et développer son sens de l’observation. Un album qui nous dit aussi qu’il ne faut pas se fier aux apparences ! De très belles illustrations. Dès 5-6 ans.

 Ce n’est pas mon chapeau de Jon Klassenpar Pépita de Mélimélo de livres

Milan jeunesse, 2013

La suite bien impertinente de « Je veux mon chapeau ». Cette fois, un petit poisson vient de voler le chapeau du gros poisson…Oh ! Il sait bien que ce n’est pas bien ! Mais bon, il lui allait si mal ce petit chapeau et à lui, il lui va si bien ! Personne ne l’a vu, personne ne l’attrapera, il sait où se cacher… En est-il si sûr ? Le gros poisson va reprendre ses droits de gros poisson…Un album aux illustrations superbes, très suggestif, où tout est dit en très peu de mots. Tout passe dans les regards et les attitudes. Beaucoup d’humour…Dès 4-5 ans. + d’infos Ici , chez Pépita

 

À la folie d’Émile Jadoul- par Sophie de La littérature de Sophie et Judith
Casterman

Aucun doute, ce chat aime ce poisson. Mais est-ce vraiment rassurant ? ! Avec simplicité et humour, Émile Jadoul nous raconte un drôle d’histoire d’amour dans cet album cartonné.

+ d’infos chez Sophie Ici 

Grand Blanc d’Antoine Guilloppé – par Carole 3 étoiles

Casterman, 2009

blanc

En voilà une course poursuite sous les mers ! Un ban de poisson intéresse un phoque, qui est à son tour convoité par un orque qui finira par croiser un requin blanc. Chacun devient la proie de l’autre. Un album sans texte tout écaillé de bleu et de blanc. Entre appétit et convoitise, entre surprise et peur ! Plongez et contre-plongez en eaux…pas si troubles !

Truite d’Olivier Douzou et Frédérique Bertrand - par Carole 3 étoiles

Rouergue, 2013

truite

Une truite instruite qui fait des additions, qui joue avec les mots et les sonorités telle une sirène ! Des comptines poétiques, un peu de douceur et d’humour dans ce monde de…. maquereaux, requins et autres pieuvres !


Des livres pour les plus grands, comme des romans (mais pas seulement!)

Au ventre du monde de Gilles Barraqué - par Céline de Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait livresse

École des loisirs, 2012

La quête initiatique d’une jeune fille qui désire suivre les traces de son grand-père, maître de la pêche, et qui, pour contourner le tapu qui interdit aux femmes d’occuper cette place, sous peine d’offenser gravement Oana, le dieu requin, doit devenir, aux yeux de tous, un garçon ! Cette métamorphose l’appelle à une grande destinée… Un roman plein d’humour, d’amour, de tolérance, de vent et d’embruns… Une perle !
+ d’infos chez Céline Ici 

 Le Spectre des Abysses de Kat Fallspar Bouma de Un Petit Bout de Bib

Bayard, 2012

Quand la Terre est dévastée et que des pionniers colonisent les fonds sous-marins, quand la nature humaine ne change pas quel que soit son habitat, quand la vie sous l’eau modifie les capacités des nouveaux hommes… Kat Falls signe une aventure originale et prenante d’une écriture fluide comme l’eau d’une rivière. A découvrir dès 10 ans.

+ d’infos chez Bouma Ici

Les poissons dans la tête de Louis Sachar- par Kik des Lectures de Kik

Bayard jeunesse – Estampille, 2008

Des poissons dans la tête, ça rend une petite fille, un peu spéciale. Elle a huit ans, elle s’appelle Angeline, est déjà en CM2.

Des poissons dans la tête, ça rend une petite fille, un peu spéciale. Elle fait la rencontre de Barry et de Miss Terbone, ça va tout changer. On succombe à l’écriture de Louis Sachar et à l’histoire d’Angeline, qui est pleine de poésie.

+ d’infos en allant voir les avis complet de Kik et celui de Bouma

 

Voilà voilà et blup blup ! Notre petit clin d’oeil s’achève ainsi, des livres sur des poissons, nous aurions pu vous en présenter des bans et des bans. N’hésitez pas à nous indiquer d’ailleurs, lesquels vous aimez, dans cette liste et même ailleurs, nous sommes toujours partageurs. Pané, bouilli, frit, cuit, cru, drôle, fin, sans arrête, vivant, nageant droit devant, ou en zig zag, dans l’assiette ou dans la mare, dans la mer ou dans l’amer, venez, venez, sans blague, venez échanger sur vos petits poissons. Il n’y aura que du bon ! 

En février, on a préféré…

Il y a un mois déjà que nous vous présentions nos coups de cœur du mois de janvier. Le temps passe vite, les lectures aussi.

Certaines restent plus longtemps que d’autres dans nos esprits et dans nos cœurs, petit aperçu de ces moments magiques du mois de Février par l’équipe d’A l’Ombre du Grand Arbre.

………

Chez Za et son cabas : Fleur de lune d’Einar Turkowski – Autrement Jeunesse, 2009

Einar Turkowski crée un jardin extraordinaire tout en détails bruissants. Un album qui parle d’émerveillement, de surprise et un dessinateur virtuose aux commandes !

………

Chez Kik et ses lecturesSans le A de Michael Escoffier et Kris Di Giacomo – Kaléidoscope, 2012

Pour jouer avec les lettres qui composent les mots,

Pour jouer avec les mots qui se transforment en changeant une seule lettre.

………

Chez Pépita et son Méli-Mélo de livres : La bouilloire de Etsuko Watanabe – Albin Michel jeunesse, 2012

Brrr ! Il fait froid ! Et si on se réchauffait autour d’une bouilloire ? Encore faut-il la trouver !
Un livre-jeu foisonnant de détails et de couleurs vives, où le lecteur est mis à contribution pour aider la jeune Blanche dans cette mission…

………Papaye-et-mamangue.JPG

 

Chez Sophie et sa littérature jeunesse : Papaye et mamangue de Lydie Gaudin Chakrabarty – Editions Chandeigne, 2012

Un livre cartonné pour les tout-petits, une ode à la vie et à la parentalité en quelques pages…

………

Chez Carole et ses étoiles : Il était une fois, contes en haïku d’Agnès Domergue et Cécile Hudrisier… – Thierry Magnier, 2013

Ou comment synthétiser de manière poétique et instantanée l’essence des contes traditionnels !

Très très beau livre !

………

Chez Céline et son flacon : Silhouette de Jean-Claude Mourlevat – Gallimard (Scripto), 2013

Plus dure sera la chute avec « Silhouette », ce recueil de dix nouvelles glacées de Jean-Claude Mourlevat.

Ma surprise du mois !

………

Chez Drawoua et son baobab : 10 hiboux de Stéphanie Le Begge – Thierry Magnier (Tête de Lard), 2013

Chouette, super chouette ! Le coup de cœur du mois de Maman Baobab parle de hiboux, de Dix hiboux, même et s’adresse aux tout-petits.

A partir de 1 an.

………

Chez Bouma et son petit bout de bib : Troubles de Claudine Desmarteaux – Albin Michel Jeunesse (Wiz), 2012

Dans le quotidien pourtant ordinaire de Camille et sa bande, on sent monter crescendo les troubles jusqu’au point de non-retour. Ce roman est une claque, un moment troublant qui vous trottera dans la tête encore longtemps.

A lire sans modération.

……..

Chez Dorot : La Décision d’Isabelle Panzadopoulos – Gallimard jeunesse (Scripto), 2013

Un roman difficile, sur un sujet délicat, raconté avec une grande dignité et un respect immense pour « ce genre des choses qui arrivent des fois aux ados… « 

Chapeau !

……..

Chez Nathan et son cahier de lecture : Entre toi et moi de Stephen Emond – Albin Michel Jeunesse (Wiz), 2013

Evan. Il est selon moi, l’un des personnages les plus vivants, touchants et tendres de tout ce que j’ai lu jusqu’à maintenant. Oui Evan est comme Ethan, amoureux, courageux, gentil et fidèle … Comme Ethan, la douceur du V en plus, la pointe de folie du H en moins …

.

……..

J’espère que vous avez pris des notes. On se donne rendez-vous le mois prochain pour une nouvelle sélection.

Swap A l’Ombre du Grand Arbre, Première !

Nous voulions tout d’abord profiter de cet article pour remercier Gabriel, le fondateur d’A l’Ombre du Grand Arbre, qui a décidé de quitter cette aventure il y a maintenant quelques semaines.

Merci pour l’idée, pour l’esprit, pour le guide que tu as été.

Merci pour la joie et le partage que cette aventure collaborative nous procure et que nous n’aurions pas connus sans toi.

Merci d’être resté parmi nous aussi longtemps malgré ta vie personnelle qui t’appelait loin de nous.

Merci, enfin, d’avoir eu l’intelligence et l’amitié de faire que cette aventure puisse continuer sans toi.

L’équipe d’ ALODGA

 

 

_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

Je reprends maintenant l’ordre du jour de ce billet pour vous annoncer une grande première (comme le titre l’indique) :
Une partie de l’équipe d’A l’Ombre du Grand Arbre s’est lancée dans son premier SWAP !

.

 

Qu’est-ce qu’un Swap ?
Il s’agit d’un échange de colis entre blogueurs, généralement autour d’une thématique, et pouvant contenir un ou plusieurs livres, des gourmandises, etc…

En ce qui nous concerne, nous nous sommes mis d’accord sur un colis contenant au minimum 1 livre, 1 surprise (objet, gourmandise…), et 1 petit mot. Pour la thématique, nous nous sommes orientés vers « Sans moi, tu ne l’aurais pas lu ». Le but de ce swap étant, comme ce blog, de partager et d’échanger autour de nos lectures respectives, chaque blogueur a envoyé une suggestion de lecture permettant le débat (qui aura peut-être lieu ici aussi).

Maintenant que les présentations sont finies, entrons dans le vif du sujet. Gabriel, notre main innocente, a tiré au sort un nom pour chaque blogueur participant. Sous forme d’une chaîne, nous savions à qui envoyer notre colis mais pas qui nous en enverrait un.

Les surprises ont été au rendez-vous et nous sommes tous très contents de ce premier échange.

Vous êtes curieux, vous avez l’eau à la bouche devant ces quelques explications et ces quelques images ? Cliquez sur les liens suivants pour en savoir plus, et bonne journée.

Sophie LJ a envoyé à Bouma

Bouma a envoyé à Kik

Kik a envoyé à Sophie LJ

Nathan a envoyé à Pépita

Pépita a envoyé à Céline

Céline a envoyé à Carole

 Carole a envoyé à Drawoua

Drawoua a envoyé à Nathan

Maintenant, reste une unique question : quand est-ce qu’on remet ça ???

Noël, si vous en voulez encore…

Si jamais notre sélection n’avait pas comblé tous vos espoirs, voici quelques idées supplémentaires à piocher chez les collaborateurs d’A l’Ombre du Grand Arbre.

Une sélection spéciale Noël chez 3 étoiles,

un beau nombre d’articles consacrés à Noël chez Maman Baobab

plein d’autres chez Méli-mélo des livres

et chez Un Petit Bout de Bib

quand à Hérisson, elle n’est pas en reste avec plusieurs titres ici, , encore ici, encore là et enfin celui-ci... ah et puis celui-là

[cliquez sur les liens pour tout découvrir]