Lecture d’ados#7 : Samedi 14 novembre de Vincent Villeminot

Les attentats de Paris, ceux de Charlie, du Bataclan … nos ados ont un peu été chamboulés l’an passé par des événements qui nous dépassaient tous  un peu.

En un week-end, Mathilde a dévoré Samedi 14 novembre de Vincent Villeminot, comme un écho à nos réflexions d’adultes, aux réponses que l’on a pu trouver auprès de l’auteur, voici l’avis d’une ado en pleine construction.

 

Ces 3 derniers jours, j’ai lu Samedi 14 novembre de Vincent Villeminot.

3 jours d’un coup, comme dans le roman. 

3 jours pour vivre, agir et comprendre … ou bien pleurer, rester ou mourir. 

3 jours intenses, remplis d’émotion où actes et entractes s’assemblent comme un spectacle infini qui ne s’arrêtera jamais.

Pour la première fois, j’ai juste envie de fermer la dernière page et de recommencer à la première.Recommencer pour se souvenir de ce samedi pas comme les autres où la France se réveille, abattue, accablée, envahie par un trop plein d’informations.

Quand comme moi on a 15 ans, on aimerait bien révolutionner le monde, mais devant cette France en deuil on ne sait plus quoi faire. Alors on prend sa meilleure amie et le petit frère pour aller voir une comédie au cinéma : juste pour rire,  pour se rassurer, pour s’assurer que c’est encore possible.

Mais quand on souffle ses bougies le lundi 16 novembre, qu’on s’appelle B et qu’on était a une de ces terrasses, on fuit. On fuit la mort, on fuit la réalité, pour ne plus avoir peur. Et on LE croise. Et alors ? On pourrait ne rien dire, ne pas y croire mais on LE suit, sans trop savoir pourquoi, sûrement parce qu’à cause de lui il nous manque désormais à jamais une part de nous ; la confrontation est alors inévitable.

Plusieurs personnages, pleins de pensées, beaucoup d’amour, de la vie et de la peur aussi.

                                                                    Samedi 14 novembre 2015, 4ever.

 

 

Amour, bisous et … Saint Valentin !

Des bisous tout doux, des câlins tout plein, des baisers par milliers, des tonnes de love et d’amour fou…

C’est aujourd’hui la Saint Valentin ; dites-le avec des livres  !

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Livre tout doux de Pépita :

Un bisou tout là-haut d’Emile Jadoul. Pastel

Quand un papa et son petit se bisouillent, cela relève de l’expédition !

Un album tendre comme un chamallow.

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Appli câline de Pépita :

Bleu de toi de Dominique Maes.-CotCotCotapps éditions

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Pourquoi se dire « Je t’aime » en rouge ? Le bleu va à merveille à ce père et ce fils dans cette histoire numérique pleine de tendresse et de poésie.

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Un album qui nous réapprend le goût des mots doux chez Colette, la collectionneuse de papillons :

La Grande fabrique de mots d’Agnès de Lestrade et Valeri Docampo.

Quand on n’a pas les mots pour le dire, essayons la poésie…

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Une histoire de baiser que l’on n’a pas oubliée chez les Lutines :

Le bois dormait de Rébecca Dautremer, Sarbacane, 2016.

Un album qui nous rappelle un amour d’antan. 100 ans après… Approchez, approchez dans ce monde endormi ! En voyant sa beauté, le prince de papier ne peut y résister : il lui donne un baiser qui la réveille tendrement.

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On se pose une bonne question chez Sophie :

De quelle couleur sont les bisous ? de Rocio Bonilla, Père Fouettard, 2016

Rouge, bleu, vert… et si finalement les bisous étaient de la couleur qu’on souhaite leur donner !

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Chez Chloé, on aime, tout simplement !

J’aime d’Emmanuelle Bastien. L’agrume, 2016

Amours gourmands d’abord, avec les petits pois ou les cerises du clafoutis. Plus contemplatif ensuite, avec les étoiles, la neige ou l’été, c’est fou tout ce qu’on peut aimer autour de nous.

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Des câlins qui font du bien chez Alice :

Tous les câlins du monde de Manuela Monari et Evelyn Daviddi. Rue du monde.

 Tout un univers d’amour et de tendresse entre un père et son fils.

Un livre rassurant.

Un livre caresse.

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Chez Bouma; on trouve de quoi se réchauffer durant les froides journées hivernales :

Quand un gentil pingouin cherche comment se réchauffer, il finit dans les bras de sa dulcinée. Doux, tendre et malicieux, un album qui marche aussi bien avec les tout-petits qu’avec les grands.

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Belle journée à vous !

Nos coups de coeur de janvier

Janvier rime avec ciel bouché, cheminée allumée, couette remontée sur les pieds, boisson chaude pour se réchauffer… mais aussi avec bonnes résolutions à éviter, soldes dans notre librairie préférée, pile de livres qui ne fait qu’augmenter, lectures emmitouflées… et donc nos coups de cœur à vous conseiller !

Les voici, les voilà !

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Pour Alice, la belle surprise du mois ce sera :

Dans les branches d’Emmanuelle Maisonneuve. Edition Graine2, 2015

Un roman mystérieux et passionnant autour du mythe de l’enfant sauvage.

Une relation improbable, une nature à couper le souffle… une très belle découverte !

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Pour Chloé  et Colette le coup de cœur s’est imposé, sans le moindre doute :

Le ruban, Adrien Parlange, Albin Michel jeunesse, 2016

Un album qui au premier regard ressemble à un roman mais qui, en réalité, est plutôt une œuvre d’art. Beau, inventif, étonnant, il mérite vraiment d’être connu.

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Pour Pépita, rien que le titre est explicite !

J’aime d’Emmanuelle Bastien, éditions L’Agrume, 2016

Un album petite enfance étonnant dans son approche trouesque et qu’ici on adore par la respiration qu’il laisse entre les propositions pour stimuler l’imagination.

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Pour Céline – Qu’importe le flacon…, une lecture coup de poing qu’il faut digérer…

Le faire ou mourir, Claire-Lise Marguier, Doado, Rouergue, 2011

Un roman qui nous rappelle abruptement mais de manière salvatrice que la « perversité », celle qui consiste à broyer l’autre parce qu’il est autre, existe au sein même des familles, au sein même des écoles…

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Pour Sophie, il n’a pas fallu plus d’un songe pour être convaincue !

Songe à la douceur de Clémentine Beauvais. Sarbacane, 2016

Un roman en vers, adaptation contemporaine du roman Eugène Onéguine d’Alexandre Pouchkine. Une histoire d’amour qui s’est achevée à peine commencée avant de reprendre dix ans plus tard. Un roman aussi beau dans sa forme que dans son fond…

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Pour Bouma, c’est un voyage dans le passé qui l’a émerveillé :

Yasuke de Frédéric Marais, les fourmis rouges, 2015

Un texte puissant pour raconter une histoire unique : celle du seul samouraï noir à avoir jamais existé. Et toujours, ce talent graphique qui en met plein les yeux et ne demande qu’à être lu.

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Pour Solectrice, c’est un trajet en camion qui l’a emportée :

La Belle Rouge d’Anne Loyer, ‘Alice, 2015

Des vies se croisent dans ce roman. Piqués de curiosité pour la camionneuse et le jeune homme qu’elle a embarquée, on se laisse emmenés par le fil des dialogues et la route en toile de fond. Une belle découverte…

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En janvier, on s’est réchauffées au feu de ses lectures. Avec elles on a commencé l’année. Et on espère qu’elles seront aussi à vos côtés.

Drôles d’oiseaux

Brrrr ! Le froid est là..
Mais dans les branches de notre grand arbre, nous avons pris soin de poser çà et là nos nichoirs et cabanes à oiseaux pour que bien blottis au creux de nos ramifications, nos petits amis restent bien au chaud en attendant le printemps. 

Pour accompagner ces 3 longs mois d’hiver, nous leur avons préparé une sélection d’ouvrages où il est question de Drôles d’oiseaux !

Dans la cabane à oiseaux de Pépita :

Le lion et l’oiseau de Marianne Dubuc. Éditions La Pastèque, 2013

Une histoire magnifique d’amitié entre un lion et un oiseau qui me magnétise toujours autant par ses silences, sa sensibilité et la beauté des illustrations.

Son avis complet

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Gipsy de Marie-France Chevron et Mathilde Magnan. Éditions Courtes et longues, 2014

Gipsy, c’est une pie recueillie par Manu, enfant gitan. Ils vont partager leur bien le plus précieux : la liberté. Un album aux illustrations splendides !

Son avis complet

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Maman est un oiseau d’Anne loyer et Leïla Brient. Bulles de savon, 2015

Difficile pour une petite fille d’assumer le métier si différent de sa maman…beaucoup de sensibilité dans ces pages et un regard très juste sur l’enfance.

Son avis complet,

celui de Bouma, celui d’Alice

et la lecture d’enfants A l’ombre du grand arbre

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Petites choses par C’est magnifique

Petites choses est une application numérique magnifique, pleine de surprises, de poésie et de tendresse : coup de cœur ! On comprend dès le début qu’il s’agit de trouver les clés de la cage de l’oiseau pour le délivrer…

Son avis complet

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Dans le nichoir de Chlop

Mon oiseau de Christian Demilly et  Marlène Astrie. Grasset jeunesse, 2014

A travers la relation qu’il entretien avec son oiseau le narrateur nous parle d’amitié et de liberté.

Son avis complet

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Les petits oiseaux de Susumi Shingu. Gallimard giboulées, 2006

Un bel album sans texte dans le quel les pages de calque évoquent le bruissement d’aile des mésanges.

Son avis complet

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Drôle d’oiseau de Jennifer Yerkes. MeMo, 2011

C’est l’histoire d’un oiseau tellement blanc qu’il en est presque invisible. Pas facile d’entrer en relation avec les autres quand on est à peine perceptible.

Son avis complet

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Touït touït d’Olivier Douzou. Rouergue, 2014
Un petit vers qui sort de son trou, un oiseau qui le croquerait bien, et le jeu de coucou s’installe.

Son avis complet

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Dans la cage des Lutines

Grand Corbeau de Béatrice Fontanel et Antoine Guilloppé. Sarbacane, 2014.

Drôle d’oiseau ? Ce n’est pas vraiment le cas avec ce corbeau qui n’a pas le moral. On s’envole pourtant avec lui dans une histoire très poétique où la neige semble tout envelopper.

Leur avis complet

.Dans le nid douillet de Bouma :

Le Bonhomme et l’Oiseau d’Alice Brière-Hacquet et Clothilde Perrin. Père Castor, 2014

Les auteurs nous livrent la belle rencontre improbable d’un oiseau cherchant le printemps et d’un bonhomme de neige avec poésie et tendresse.

Son avis complet

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L’oeil du pigeon de Séverine Vidal et Guillaume Plantevin. Sarbacane, 2013.

On croit que le destin réunit les amoureux. Et si celui-ci prenait la forme d’un volatile et vous livrait sa version des faits ? Une histoire inventive pleine de jeux de mots et de malice.

Son avis complet

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Chut ! On a un plan ! de Chris Haughton. Thierry Magnier, 2014.

Une partie de chasse se transforme en un petit condensé d’humour et de bonne humeur sous la plume si reconnaissable de Haughton. Prix des Incorruptibles 2015/2016, Catégorie Maternelle.

Son avis complet

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Sous les ailes de Colette :

Petites graines d’Emile Jadoul et Catherine Pineur. Pastel, 2012

Un petit album aussi doux que le plumage d’un oisillon pour découvrir une très belle histoire d’amitié entre un petit garçon qui va bientôt devenir frère et un petit oiseau qui va bientôt devenir père.

Son avis complet

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Dans le coin d’un abri chez Alice :

Un jour il m’arrivera un truc extraordinaire de Gilles Abier. La joie de lire, 2016

Elias est destiné a faire des trucs extraordinaire, il en est convaincu ! Alors le jour où des plumes commencent à pousser sur son corps, que son nez s’allonge en forme de bec, il en est sûr, un jour, il volera !

Son avis complet et

celui de Pépita

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Le domaine de Jo Witek. Actes Sud, 2016

Gabriel passionné de nature et d’ornithologie débarque bien malgré lui dans une demeure bourgeoise où il ne se sent pas à sa place. Jusqu’à ce que débarque, la belle Eleonore…

Son avis complet,

celui de Pepita

et la lecture commune A l’ombre du grand arbre

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Le pigeon qui voulait être un canard de Lili et Soledad Bravi. Bayard jeunesse, 2016

Pauvre oiseau qui aimerait être aimé de tous, Gédéon le pigeon  trouve de drôles de palmes qui le feront ressembler à un canard, vous savez ces palmipèdes que tout le monde nourrit dans le bassin du parc...

Son avis complet

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Sous les ailes de Sophie :

Dis-moi, l’oiseau… de Alice Brière-Haquet et Claire Garralon. Thierry Magnier, 2013

L’oiseau peut-être symbole de douceur et de liberté. Celui de cette histoire ne s’en sortira peut-être pas si bien car le chat guette !

Son avis complet

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Isabelle Simler - L'oiseau du sommeil.

L’oiseau du sommeil de Isabelle Simler. Éditions Courtes et Longues, 2016

Le sommeil est aussi doux qu’un oiseau. Dans cet album, c’est avec lui et leur équipement bien particulier que les enfants pourront plonger au cœur des rêves.

L’avis d’Alice

L’avis de Bouma sur un autre album volatil de cette auteure/illustratrice

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Crédits photos @Pepita Melimelo de livres

@Alireauxpaysdesmerveilles

Nos coups de cœur d’octobre

Brrrr,… premiers frimas, premiers pieds sous la couverture, première flambée… un temps idéal pour bouquiner.

Comme tous les premiers lundi du mois, voici quelques conseils lectures : nos coups de cœurs du mois d’octobre.

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Chloé a flashé sur La fourmi et le loup, qui porte sur l’histoire du petit chaperon rouge un regard neuf.

La fourmi et le Loup, Jeanne Ashbé

Pastel 2016

la-fourmi-et-le-loup-ashbe-litterature-enfantineRetrouvez sa chronique sur son blog, littérature enfantine.

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Céline a été émerveillée par :

ma-planete-couv-752x1024Ma Planète, Emmanuelle Houdart
Les fourmis rouges. 2016

Quand un enfant venu d’une autre galaxie découvre la Terre et les Terriens, c’est un regard nouveau qu’on porte sur la famille, le chez-soi et l’intime. Grand format somptueusement illustré, c’est un album magnifique et touchant.

A retrouver dans le Tiroir à histoires

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Dans la collection de Colette, un nouveau livre sur la maternité et la transmission, l’un de ses sujets favoris :

De maman en maman d’Emilie Vast publié aux éditions Memo.

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Son petit avis c’est par là !

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Dans le petit bout de bib(liothèque) de Bouma, c’est un album tout doux sur le réveil de la nature qui s’est invité.

Déjà de Delphine Grenier
Didier Jeunesse, 2016

Son avis par ici

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Dans le merveilleux pays d’Alice, elle a été conquise, le temps d’un été, par une parenthèse enchantée, pleine de beauté et de dignité .

Les belles vie de Benoit Minville
Sarbacane, 2016. ( Exprim’)

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Son avis par ici

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Chez Sophie de La littérature jeunesse de Judith et Sophie, on a commencé l’automne avec un agréable moment chez le psy. Un roman frais où des destins douloureux se croisent et se réparent…

Sauveur & fils, saison 1 de Marie-Aude Murail
L’école des loisirs, 2016

Son avis ici.

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Dans les Lectures Lutines, Solectrice s’est aventurée sur l’île de Tromelin et a découvert son histoire singulière. Une passionnante exploration sur les traces d’un naufrage au XVIIIe siècle.

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Les esclaves oubliés de Tromelin de Sylvain Savoia.

Aire Libre, 2015.

Voici son avis.

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Dans le Méli-Mélo de livres de Pépita, c’est un roman sur un sujet hélas d’actualité qui ressort de mes nombreuses lectures du mois : un roman sur l’Humanité et un appel à la solidarité entre les peuples.

Frères d’exil de Kochka.-Flammarion jeunesse, 2016

Son avis ici

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Ma maman et moi …

Présente ou … absente.

Aimante ou … insensible.

Protectrice ou … envieuse.

Quelle qu’elle soit, tout le monde a une maman.

Et la littérature jeunesse ne s’y trompe pas, la figure de la mère est souvent là.

Il y a quelques mois, nous nous intéressions à la figure maternelle dans l’album, aujourd’hui nous vous proposons une sélection thématique sur les relations mère-enfant.

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Ma maman et ... Bouma :

mamanestMaman est là d’Ichinnorov Ganbaatar , illustrations de Baasansuren Bolormaa. Syros, 2013.

Un conte venu tout droit de Mongolie qui nous raconte toutes les ruses d’une mère pour protéger son petit du terrible renard.

Retouvez son avis complet

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Soleil d’hiver de Jorge Luja, illustré par Mandana Sadat et trsoleiladuit par Carl Norac. Didier jeunesse, 2005.

Un petit poème qui parle de l’attente de la mère et des retrouvailles avec des illustrations tout aussi poétiques de Mandana Sadat.

Retouvez son avis complet

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ollivierPlus jamais sans elle de Mikaël Ollivier. Seuil, 2012.

Une écriture fluide et prenante dans ce roman pour ado qui raconte l’abandon du point de vue du fils et de sa mère.

Retouvez son avis complet

et celui d’Alice

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Ma maman et … Chlop :

chutChuuut ! de Minfong Ho Holly Meade. Père castor Flammarion, 2000.
Une maman berce tendrement son enfant. Mais dans la jungle environnante, les animaux n’ont de cesse de faire du bruit. Elle les apaise un à un avec sa berceuse pour permettre au bébé de s’endormir enfin. Mais a-t-il vraiment sommeil ce coquin ?

Retrouvez son avis complet

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genouxSur les genoux de maman de A.H. Scott G Coalson. L’Ecole des loisirs, 1993.
Michael et sa maman profitent d’un moment de complicité pour se balancer et se câliner. Ils en oublieraient presque la présence du bébé qui dort juste à coté.

Retrouvez son avis complet

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bigQuand Big Mama a créé le monde de Phyllis Roots, Hélène Oxenbur., Père castor Flammarion, 2002.
Elle n’a pas fait les choses à moitié Big Mama quand elle a créé le monde, pour son bébé juché sur sa hanche. La lumière, la terre, les arbres, elle n’a pas manqué d’idées. Et bébé était ravi.

Retrouvez son avis complet

et celui de notre collectionneuse de papillon

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Ma maman et … Alice :

crabe

Ma mère le crabe et moi d’Anne Percin. Le Rouergue, 2015.

Une histoire de femmes, entre un mère et sa fille obligées de traverser ensemble la maladie. Une histoire dédramatisée où le franc parler et la complicité laisse place à un roman touchant et intelligent. Parfois drôle et souvent émouvant.

Retrouvez son avis complet,

celui de Pépita et celui de Sophie

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albertine2Mon tout petit d’Albertine et Germano Zullo. La joie de lire, 2015

Un livre comme une ronde de la vie.

Une histoire d’amour protecteur entre une mère et son fils. 

Un album délicat à savourer page après page.

Retrouvez son avis complet,

celui de Pepita et celui de Sophie

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vastDe maman en maman d’Emilie Vast. Editions MeMo, 2016

De génération en génération, ainsi va la vie de maman en maman …

Retrouvez son avis complet

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Ma maman et … Pépita :

lenainElle sera toujours là de Thierry Lenain et Manon Gauthier, éditions D’Eux, 2016.

Un album d’une sensibilité rare sur la relation mère/enfant qui exprime la permanence de ce lien à travers le temps et la reconnaissance de celui qui a reçu.

Retrouvez son avis complet

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abierComment je me suis débarrassé de ma mère de Gilles Abier. Actes sud junior, 2015.

Des portraits plus que caustiques entre mères et ados. On n’y croit pas parfois mais on y retourne !

Retrouvez son avis complet;

celui de Sophie et celui d’Alice

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janisJanis est folle d’Olivier Ka. Le Rouergue, 2015

Une relation fusionnelle entre une mère et son fils qu’on pourrait penser malsaine, mais un roman d’une rare profondeur sur les ressorts de la nature humaine.

Retrouvez son avis complet

La lecture commune  à l’ombre du grand arbre

et l ‘interview de l’auteur

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Ma maman et ...la collectionneuse de papillons :

petronillePétronille et ses 120 petits de Claude Ponti, L’école des loisirs, 1990.
Une maman qui n’a pas froid aux yeux et qui accomplirait l’impossible pour protéger TOUS ses petits !

Retrouvez son avis complet

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sentCa sent bon la maman, Emile Jadoul, Claude K. Dubois, Ecole des loisirs, 2013.

Un tête à tête essentiel pour apprivoiser la nuit, celui d’une mère et son enfant. Un album d’une infinie tendresse.

Retrouvez son avis complet

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desicionLa décision d’ Isabelle Pandazopoulos, Gallimard, 2013.

Quand devenir mère est impossible. Quand refuser d’être mère est peut-être la plus grande responsabilité de parent que l’on puisse prendre… un roman troublant.

Retrouvez son avis complet

celui d’Alice et celui de Pépita

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Ma maman et ..Céline de Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait LIVREsse :

ouestMa mère à l’ouest d’Eva Kavian. Mijade, 2012

Un récit de vie poignant qui tourne autour de cette question : comment devenir mère alors qu’on en a soi-même été privé?

Retrouvez son avis complet

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Maman et ...Sophie 

houdartMa mère de Stéphane Servant et Emmanuelle Houdart. Thierry Magnier, 2015.

Un album fort, poétique et poignant sur l’amour d’une mère sauvage. Ici, on perçoit cette mère pas toujours facile à comprendre mais si aimante pourtant. Ici, on parle de l’amour intemporel d’une mère pour son enfant.

Retrouvez son avis complet

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susieUne mère, comment ça aime ? de Susie Morgenstern et Jacques Azam. La Martinière jeunesse, 2014

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Dans ce documentaire moderne et dynamique, on met en avant toute la complexité du rapport mère/enfant à l’adolescence : les difficultés, les oppositions et pourtant l’amour, toujours.

Retrouvez son avis complet

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jupesDans les jupes de maman de Carole Fives et Dorothée de Monfreid. Sarbacane, 2012

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Symbole du besoin de protection des petits, ce petit garçon se créer tout un monde dans les jupes de sa maman. Mais ce qu’on voit aussi, c’est cette maman indépendante et moderne et qui allie parfaitement la maternité et la féminité.

Retrouvez son avis complet

et celui d’Alice

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Ma maman et … Les lutines :

bramiMoi j’adore, maman aussi d’Elisabeth Brami et Lionel Le Néouanic. Seuil Jeunesse, 2004.

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Un petit album où l’on prend plaisir à se trouver des points communs et des différences avec sa maman.

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Retrouvez son avis complet

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Ma maman et ..Céline du blog Le tiroir à histoires

rotaRita la poule veut un bébé de May Angeli. Editions des éléphants, 2016.

Ravissant album dans lequel le lien maman-enfant est appréhendé du point de vue d’une « mère-poule » aimante et inquiète. Un album solaire, dont les illustrations en gravure sur bois peintes enveloppent le récit d’un superbe écrin. A découvrir à tout prix !

Retrouvez son avis complet

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meduseMère Méduse de Kitty Crowther. L’école des loisirs, 2015.

Dans le secret d’une maison grotte au bord de la mer, par une nuit de pleine lune, « le grand travail de la vie commence »… La naissance de la petite Irisée va transformer la vie de Méduse, la projetant dans cette immense aventure qu’est celle de la maternité. Un envoûtement que cette histoire de mère et de mer, aux confins de la mythologie et de l’imaginaire. Une fable terrifiante et magnifique, qui ne manque pas de m’émouvoir à chaque lecture.

Retrouvez son avis complet

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renardMaman Renard d’Amandine Momenceau. L’Agrume, 2015

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Des paysages enneigée, une maman renard et ses petits. les renardeaux découvrent le monde et expérimentent la séparation au fil d’un jeu de cache-cache. Les découpages d’Amandine Momenceau animent brillamment le récit. Un magnifique album à découpes et rabats réalisé avec virtuosité. Un vrai coup de coeur. 

Retrouvez son avis complet

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Quelques références bibliographiques…

et tant d’autres encore …

 

Lecture commune : J’aime pas les clowns de Vincent Cuvelier et Rémi Courgeon

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J’aime pas les clowns de Vincent Cuvelier et Rémi Courgeon. Gallimard, 2015

Bien avant de savoir que ce livre s’inscrivait dans une trilogie, j’ai été attirée par le titre et le duo d’auteurs. Une promesse alléchante avant de découvrir une histoire qui n’est pas forcément celle attendue. 

Avec  Pépita (Meli-Melo de livres) et Colette  (La collectionneuse de papillons), nous avons eu plaisir d’en parler autour d’une lecture commune, de se questionner et de vous en faire profiter !

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Alice :  « J’aime pas les clowns »  – A la découverte du titre, j’ai pensé à une histoire de cirque, mais à regarder de plus près la couverture, j’ai commencé à être interpellée. Sans avoir ouvert le livre, quelles sont vos premières impressions, vos premières suppositions, vos premiers questionnements ?

Pépita : J’avoue que des trois de la trilogie, c’est celui dans lequel j’ai eu curieusement le plus de mal à entrer. Les deux autres sont plus explicites. Ayant lu les deux autres, je m’attendais à un sens caché. Mais l’implicite est tel dans celui-ci que je l’ai relu plusieurs fois. Oui comme toi, une histoire de cirque à première vue. Mais dès les premières pages, on perçoit autre chose et on se demande bien ce qui va vous éclater à la figure à plusieurs reprises. Et cette fin qui n’en pas vraiment une…Je me suis d’ailleurs demandée comment les enfants percevaient cette histoire qui m’a serré le cœur, comme les deux autres d’ailleurs.

Colette : Quant à moi, qui n’aime pas les clowns non plus, j’ai trouvé cette couverture tout à fait angoissante ! Un clown dépité, le pantalon dégoulinant de je ne sais quel obscur liquide, un énorme seau sur la tête qui lui cache la moitié du corps avec cette ville en ruine en arrière-plan : comment dire à quel point j’ai trouvé l’image troublante, dérangeante. Heureusement il y avait ce couple mère-fille en arrière-plan pour me rassurer et instiller une goutte de poésie dans ce paysage macabre. En tout cas d’entrée de jeu, je me suis dit que cette histoire- là serait grave…

Alice : Une couverture que je n’ai pas vu au premier coup d’œil, j’étais plutôt emballée par le duo Cuvellier/Courgeon que j’adore. Mais pour moi, une couverture qui a pris tout son sens une fois le livre refermé. Je trouve qu’elle recompose la totalité de l’histoire.

D’ailleurs qui se lance pour un petit résumé (maintenant qu’on sait qu’on ne parlera pas de cirque !) ?

Pépita20160926_113038 : Une grand-mère emmène sa petite fille au cirque voir les clowns, dit-elle. Sur le chemin, la ville est en ruine. Sauf que la petite fille n’aime pas les clowns. Moi non plus, lui répond la grand-mère, mais j’ai changé d’avis. Puis on les retrouve sous le chapiteau pour le spectacle et les clowns arrivent. Malaise de la petite fille. A la fin du spectacle, la grand-mère l’emmène devant la roulotte face au grand clown.

Alice : Tiens cela fait deux fois que je me trouve face à des personnes qui disent qu’il s’agit d’une petite fille. Pour moi, c’est un petit garçon, la grand mère dit « mon grand ».

Colette  : Ah oui, je confirme, c’est un petit garçon, à l’air renfrogné et aux cheveux en bataille, mais qui écoute d’une oreille attentive l’histoire de sa grand-mère. Pourquoi a-t-elle changé d’avis sur les clowns, sa grand-mère, elle qui comme lui ne les aimait pas petite ? Cette question nous plonge dans le passé, dans les souvenirs d’enfant de cette vieille dame à la robe fleurie et au parlé familier, à une époque où la seconde guerre mondiale venait de se terminer et où tout était à reconstruire, y compris l’histoire familiale…

Pépita : Ah ben ça c’est marrant parce que je n’ai plus le livre en main et au premier jet j’ai écrit petit garçon et j’ai eu un doute ! …Je l’ai lu trois fois ce livre, je n’arrive pas à le saisir…

Alice : Ah oui ? Qu’est qui reste insaisissable dans cet album  Pépita ? 
Une ville en ruine, un enfant que sa grand-mère traîne au cirque, l’occasion de voir resurgir  des souvenirs douloureux sur la seconde guerre mondiale…. on se trouve face à un récit enchâssé dans l’histoire en fait , on navigue entre le moment présent et le passé que raconte la grand-mère. Je suis d’accord avec Colette, le ton a toute son importance, il est aussi gai que l’histoire est triste.

C’est justement quelque chose que j’ai terriblement apprécié dans cet album, ce décalage entre le fond et la forme, pas vous ?

Pépita : Ben moi il me met mal à l’aise ce décalage, il y a trop à lire entre les lignes, à la première lecture, j’ai pressenti un drame plus grand que l’histoire elle-même. Cet album me fait peur, même adulte. Il me brûle. La première fois, je ne suis pas allée jusqu’à la fin. J’ai fermé à la page du chapiteau. C’est la force des images qui me font ça, plus que le texte que je ne trouve pas si gai non plus ! Cette insistance de la grand-mère, avec sa bonhomie apparente, elle rajoute du malaise non ? Et puis je l’ai rouvert, finalement, je voulais connaitre la fin…si fin il y a. Et puis cette question immédiate : comment les enfants vont-ils comprendre le « vrai » message ? Faut-il nécessairement qu’ils le saisissent d’ailleurs ? Je ne sais pas, je n’ai pas la réponse…mais ça me titille.

Alice : Très intéressant de voir comment nos avis divergent ! C’est ça la richesse de nos lectures communes !
Je suis d’accord, le texte n’est pas gai sur le fond, tout est dans l’intonation, le langage, l’interpellation … mais à ton inverse, je crois que cela apporte aussi la note d’espoir et je trouve que cela plombe moins le récit.
Je voulais aussi parler des illustrations, les couleurs utilisées : ces couleurs chaudes et particulièrement ce jaune qui nous suit de bout en bout et qui est un écho au texte ( robe jaune, fleur jaune…, cheveux blond, ..).
Mais aussi du décalage qui continue à être utilisé par les auteurs, de ces oppositions entre texte et image. Personnellement j’ai été interpellé par la page où le texte décrit la guerre alors qu’un dromadaire mâchouille un programme et que dans le ciel est écrit le « cirque Zoli ». C’est sûr ce décalage est là pour déranger et ça marche ! Mais il est vraiment pour moi tout l’optimisme et l’espérance qu’il faut garder par les temps difficiles.
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 Pépita : Ces éléments que tu décris, je ne les ai pas vus de suite. Leur charge symbolique est forte. Le jaune : le soleil, la lumière ? Le chameau et le cirque sur fond de ruines, le retour de l’insouciance dans un pays en reconstruction, en plus les vaincus, sans doute. J’ai été happée par le malheur d’abord et par le recul dont fait part l’enfant. Il ne veut pas y aller. Il est forcé. ça m’a gênée cet aspect-là. Beaucoup. Car on n’explique pas, sauf des pistes symboles dans les images. Puis les autres lectures m’ ont permis de décrypter.
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Alice : Rajouterais-tu quelque chose Colette ? 
Colette : Alors en ce qui me concerne j’avoue que je n’ai pas du tout adhéré au ton du personnage de la grand-mère, le registre familier qui caractérise son discours me semble non pas en décalage avec le contexte historique mais avec l’essence même du personnage : je ne peux croire qu’une femme née à Berlin dans les années 40 dans un milieu où l’on emmène ses enfants au cirque parle ainsi. La bonhomie apparente de cette grand-mère je n’y crois pas, soit elle est surjouée soit l’auteur est passé à côté. Par contre j’ai beaucoup aimé l’originalité du choix narratif, que l’on n’entende qu’elle et pas les réponses de son petit fils. C’est comme si tout ce qui se jouait ici se jouait surtout entre elle enfant et elle adulte.
20161006_210244Quant aux illustrations elles sont d’une infinie poésie et mêlent subtilement beauté et désastre. J’aime tout particulièrement cette page où la petite fille et sa maman font la queue pour entrer sous le chapiteau, on ne voit que leurs ombres, mais l’illustrateur a percé de points de lumière la robe à pois rouges de la narratrice enfant.
Alice : Et si nous revenions à cette fin, très ouverte finalement. A moi, elle m’a fait l’effet d’attendre une suite. Et comme cet album s’inscrit dans une trilogie, je me suis dit que ce n’était pas impossible … et vous, qu’en pensez vous ?
Pépita : Ah oui, la fin…elle m’interpelle beaucoup car on pourrait l’interpréter de différentes façons non ?
Colette :  Je n’ai pas encore lu L’Histoire de Clara, mais je ne perçois pas du tout les deux autres albums comme une suite, certes ils abordent la même période historique mais il n’y a aucun rappel ni de personnages ni d’intrigues, ni même d’illustrations de l’un à l’autre… Et sinon concernant la fin de J’aime pas les clowns elle me rappelle celle des nouvelles à chute que j’ai tant de plaisir à faire lire à mes élèves et j’apprécie vraiment qu’un auteur d’albums ait pris le pari d’utiliser ce procédé littéraire. C’est une fin ouverte mais qui finalement ne laisse pas tant d’interprétations possibles, mon Grand-Pilote de 7 ans a tout de suite formulé la même hypothèse que moi une fois l’album refermé.

Pépita : Je n’ai rien à ajouter par rapport à la trilogie si ce n’est qu’elle a une force certaine et qu’elle s’attache à montrer les humains, de quelque bord qu’ils soient, dans les souffrances de la guerre. Il y a la guerre en France à travers le destin de ce bébé juif, l’après-guerre en Allemagne et un focus sur une famille juive. Et à chaque fois une approche différente. On peut lire indépendamment ou alors voir le lien entre ces trois histoires.Et ça fait réfléchir. C’est autre chose que les livres d’histoire. On devrait les lire dans les écoles je trouve, n’est-ce pas Colette ?

Colette : En ce qui me concerne je lis beaucoup d’albums à mes élèves et avec un immense plaisir ! Pour aborder le thème de l’enfance dans la seconde guerre mondiale je leur lis depuis deux  ans Le bébé tombé du train de Jo Hoestlandt et André Prigent mais pourquoi ne pas leur lire les trois albums de notre échange !

Alice : Je veux bien que l’on reparle aussi de l’appropriation faite de cette histoire par les enfants. Un retour de ton grand pilote Colette ?

Colette : L’autre jour à l’heure des histoires, mon grand pilote apercevant cet album m’a demandé de lire ce livre là en particulier, « c’est quoi ce livre avec le violon ? » Quand j’ai compris de quoi il parlait, j’ai hésité, cogitant sur l’adéquation entre le récit et l’âge de mon Grand-Pilote mais rien n’y a fait c’est CE livre là qu’il voulait (et mon hésitation a augmenté sa curiosité pour cet album).

Quand j’ai demandé à mon Grand-Pilote pourquoi il a eu envie de lire cet album, il m’a répondu : « J’ai vu un violon et comme je joue du violon j’ai eu envie de lire cette histoire. Le clown avec un seau d’eau renversé sur la tête je me suis dit que finalement c’était quelque chose de triste et j’aime bien les histoires tristes, je sais, je suis spécial » !!!

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Contre toute attente, mon grand pilote le plébiscite régulièrement depuis 15 jours, il apprécie tout particulièrement les « bizarreries », les « monstres » de l’album : le cheval boiteux, le funambule sans bras, l’éléphant efflanqué, cela l’interpelle visiblement et l’image joue ici un rôle vraiment clé, comme si elle racontait une autre histoire dans l’histoire. J’avoue que je ne peux m’empêcher de relier l’album au film Freaks de Tod Browning qui explore également cet univers du cirque et du monstrueux.
Quant à mon petit pilote il est très attentif lui aussi aux animaux qui paradent douloureusement dans cet album et il suit avec plaisir les personnages de la maman et de la petite fille à travers leur déambulation dans le cirque et ses coulisses. Je crois que contrairement à la narratrice, mes fils aiment bien les clowns…

Pépita : Les enfants sont étonnants et les tiens en particulier Colette !

Alice : J’aime bien cette anecdote et je la trouve très chouet’ pour conclure cette lecture commune ;  comme une petite cerise sur le gâteau.

Et voilà, à vous de vous faire votre propre avis …

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L’avis d’Alice sur son blog :

Par une métaphore remarquable, par des illustrations et un jeu de couleur parfaitement maîtrisé, Vincent Cuvelier et Rémi Courgeon réussissent un tour de maître épatant et nous offre un magnifique album exigeant et intelligent. 
Un album qui, sans trop en dire en offre beaucoup, à la fois touchant comme le clown blanc et souriant comme l’Auguste…