Lecture Commune : Quand l’aube sera grandiose

Roman ado ayant reçu le prix Vendredi, L’aube sera grandiose d’Anne-Laure Bondoux chez Gallimard  raconte l’histoire d’une mère qui embarque sa fille de 14 ans, Nine à l’improviste. Elle l’emmène dans une cabane planquée dans la forêt. Nine sait qu’elle va être rejointe par trois personnes qu’elles ne connaît pas. S’en suit une longue nuit, sans réseau et sans batterie, c’est dur pour une ado qui devait passer la soirée à faire la fête avec ses amis et un certain Marcus. Titania auteure de romans, se lance alors dans un long récit qui doit permettre à sa fille de comprendre pourquoi elle sont venues ici et par qui, elles vont être rejointes le lendemain. Alternant le come-back dans les années 80 et le huit-clos nocturne, nous n’avons eu qu’une hâte : découvrir ce que cachait Titania.

****************************************************************************************************

 

Aurélie : Alors on va débuter par votre première impression en voyant la couverture ?

Sophie : J’ai vu l’aube en total accord avec le titre, belle et lumineuse. Je n’ai pas tout de suite fait attention à ces petits détails au centre : la maison, la voiture et les deux silhouettes.

Solectrice : Très attirée par cette image sereine aux couleurs douces, la couverture m’a vraiment incité à découvrir ce roman. Je me laissais déjà emportée par la promesse d’un mystérieux voyage, dans l’univers d’Anne-Laure Bondoux…

Aurélie : Moi j’ai été attirée par le ciel étoilé et comme toi Sophie, je n’avais pas fait attention aux détails : la maison et la voiture et tous ces éléments qui apparaissent dans le roman.

Céline du tiroir : Pareil, je suis passée un peu vite sur la couverture sans voir les détails. Le titre était prometteur, le nom d’Anne Laure Bondoux aussi…

Pépita : Plus que la couverture, c’est le titre qui m’a interpellé et la promesse d’un rendez-vous de lecture avec l’auteure.

Aurélie : Est-ce que le style du récit (allers-retours passé-présent) vous a tenu en haleine ?

Sophie : Oui totalement. On sait qu’il va se passer quelque chose dans le présent de Titania et Nine et on veut savoir. Et en même temps suivre l’histoire de Titania est aussi plein de suspense parce que la petite fille qu’elle décrit semble bien loin de la femme qu’elle est devenue et on veut comprendre.

Solectrice : J’aimais bien que le récit tienne sur une nuit mais j’ai parfois trouvé des longueurs dans les mises en attente de l’histoire. Ces allers-retours prenaient de l’intensité au fur et à mesure du récit et j’ai été plus captivée en approchant de la fin.

Pépita : Oui j’ai beaucoup aimé cette construction. On entre d’emblée dans cette histoire dans l’histoire.

Aurélie : Moi je l’ai dévoré en 48h, je me suis complètement plongée dans le récit de Titania et j’avais hâte de savoir l’impact que le récit aurait sur Nine.

Céline du tiroir : Oui, les allers-retours fonctionnent bien. C’est vrai que c’est un procédé qui tient le lecteur, on a hâte d’en savoir plus, de comprendre ce qui amène Titania a vouloir faire des révélations à sa fille dans cet endroit secret. En revanche, ce que j’ai trouvé moins réussi, c’est le côté « on recrée un décor années 80 » pour bien montrer qu’on est dans le passé. Citer sans arrêt des marques et des objets devenus iconiques des années 80, j’ai trouvé ça vraiment lourd et artificiel, peu subtil, d’autant que ça n’apportait pas grand chose à l’intrigue. A vrai dire au bout d’un moment, ça m’a franchement agacée.

Aurélie :C’est un roman qui pose plein de questions : quête des origines, transmission, le bonheur, le statut de mère etc…, qu’est-ce qui a eu le plus impact dans votre lecture ?

Céline du tiroir : Le statut de mère et de femme, en effet. Les choix qu’on fait à certains moments de la vie, et qui auront des conséquences pour toujours…

Sophie : En fait, tout ce qui touchait à la famille m’intéressait donc quasiment tout concrètement : la relation de la mère avec ses enfants, son statut de mère célibataire, leurs relations entre eux, ce qu’ils créaient avec leurs beaux-pères, et puis bien sûr le lien entre Titania et Nine.

Solectrice : J’ai été particulièrement attentive au rapport mère-fille et à la construction d’une vie entre choix et fuites. La quête des origines résonnait moins en moi.

Aurélie : La position de la mère de Titania m’a particulièrement touchée, entre abandon et sacrifice, ça mets en lumière comme tu dis le fait d’être femme et mère.

Pépita : J’ai particulièrement aimé voir la fille et la mère se découvrir autrement. Et surtout cette filiation inconnue qui se dévoile : pour Nine d’abord, qui en une nuit découvre un passé plein de secrets et pour Titania, qui en délivrant sa mémoire par cette parole transmise, ravive et donne des couleurs à ses souvenirs. J’ai admiré cette femme tout du long !

Aurélie : En dévoilant, son récit, Titania sort Nine de son petit monde (la fête manquée et ses préoccupations), au fil des chapitres, avez-vous ressenti le rapprochement entre les deux personnages ?

Pépita : Oui elles se sont rapprochées avec émotion puis éloignées à nouveau a la fin : comme si le grand saut de Nine dans l’eau était une façon pour elle de s’approprier ce qui vient de lui être révélé.
Ce que contient cette cabane prend une autre dimension pour elle aussi. Elle a sa propre relecture de ses souvenirs à elle tandis que sa mère lui déroule l’histoire de sa famille. Et cette cabane, quel personnage à part entière !

Aurélie : Le saut de Nine, j’ai pris ça comme une prise à distance, le temps d’encaisser tout ça, de réaliser, ça doit donner un sacré coup. J’ai lu une présentation de l’oeuvre par l’auteure (ici), cette thématique du secret la passionne depuis que sa mère lui ait elle-même révélé un secret de famille. J’ai aimé la fin des deux secrets transmis de génération en génération: celui des origines de Titania et celui qu’elle a dû constituer devant sa fille (statut de fille unique, prénom).

Sophie : Oui elles se sont rapprochées et c’est probablement dû aussi au fait que Nine grandit avec cette histoire. En une nuit, elle évolue devant la révélation de son passé familial.

Solectrice : Les questions, l’instant partagé dans cette cabane-cocon, les sentiments dévoilés sont autant de ponts qui m’ont touchée.

Aurélie : Qu’avez-vous pensé de la quête de bonheur de Titania, et sa réussite en tant qu’auteure ?

Aurélie :  J’ai apprécié son détachement, aujourd’hui pour beaucoup la quête du bonheur passe par l’argent et Titania ne réussit en tant qu’auteure, qu’à partir du moment où elle se débarrasse de l’argent et de ce fait de ce qu’il symbolisait : son père. On voit bien la réaction de Nine.

Solectrice : A part la mise en abyme de ce métier pour l’auteure elle-même, je n’ai pas accordé beaucoup d’intérêt à cet aspect. Un peu perdue dans sa quête du bonheur, Titania m’a semblé aussi courageuse et déterminée à construire une vie sans ombre pour son enfant.

Aurélie : Dans ce roman, qu’avez-vous pensé de l’absence des pères ? Nous avons des beaux-pères mais autant pour Titania, que pour Nine, nous avons une famille monoparentale. Pensez-vous que ça joue beaucoup sur leur quête d’identité ?

Pépita : Je ne me suis même pas posée la question. Elles font sans pour moi.c’est une famille tellement dans le secret que finalement ils ne comptent que sur eux-mêmes.

Sophie : Désolée pour eux, mais je n’ai pas trouvé qu’ils manquaient. On a dans ce roman des femmes fortes ,qui vont se construire malgré les obstacles. En fait ce sont plus les conjoints qui sont absents, les hommes présents ont plus un rôle paternel que d’amant je trouve.

Solectrice : Lâches, violents, désinvoltes ou inconscients, parfois aimants, les hommes traversent le récit mais nous laissent une amertume. Les liens qu’ils auraient pu tisser manquent certainement à Titania et Nine pour les retenir et les réconforter.

Aurélie : Auriez-vous voulu que l’auteure aborde les retrouvailles ?

Pépita : Oui et non. Oui, parce qu’on devient curieux de ce destin familial hors norme mais non, parce que c’est une autre histoire qui s’ouvre.

Aurélie : Je suis de nature curieuse, juste un aperçu m’aurait permis d’avoir un côté « happy end ».

Sophie : Une peu comme Pépita, je suis partagée mais je pense aussi que c’est une autre histoire, un avenir avec tous les possibles.

Solectrice : Je trouve que la pirouette finale est bien trouvée, à l’image de cette fuite maternelle et des secrets enfouis, Nine ne peut trouver le courage d’affronter aussitôt cette famille dévoilée. Dès la couverture, cette fin ouverte me semble même attendue.

****************************************************************************************************

Après cette lecture commune, nous avons discuté de la réception de ce roman auprès des ados.

Et vous qu’en pensez-vous ?

 

Si vous souhaitez lire nos avis complets  :

L’avis d’Aurélie,

L’avis de Sophie

L’avis de Pépita

 

 

 

Coups de cœur de mai !

Il a fait plus ou moins beau en ce joli mois de mai mais pas question de renoncer à nos lectures !

Voici le best-of des nôtres ! De quoi déjà préparer ses lectures d’été ?

Chez Littérature enfantine, Chlop a eu un coup de cœur pour une fillette au grand cœur qui va sauver un oiseau blessé. Un si petit cœur, Michel Gay, école des loisirs.

**********************************

Solectrice s’est laissé emporter par un roman-journal pour écrivains en herbe. Parsemé de conseils d’écriture et de récits sincères, ce petit roman léger dit aussi comme on a besoin des autres pour grandir.

Comment j’ai écrit un roman sans m’en rendre compte d’Annet Huizing. Syros.

**********************************

Aurélie a mis le grappin sur un album poétique sur le bonheur. Pas besoin de chercher loin, parfois il n’est qu’une addition de petits riens.

Monsieur Félix est heureux de Fid et Carla Cartagena chez Le grand jardin.

**********************************

Chez Sophie, la peur est à l’honneur ! Celle qui fige ou celle qui fait fuir les deux personnages de cette histoire, c’est la peur de Fin. C’est une histoire pour apprécier le moment présent et vivre plutôt que d’avoir peur.

Cavale de Stéphane Servant et Rébecca Dautremer chez Didier jeunesse.

**********************************

Chez Pépita, il y a eu pas mal de lectures en petite enfance et un en particulier, qui m’a enthousiasmée par son approche, son interactivité, sa légèreté ! Une bien belle incursion dans la nature et au pays des sens.

Regarde ! de Corinne Dreyfuss au Seuil jeunesse

**********************************

Belles lectures !

Et si on leur parlait écologie !

Planète en danger, protection de la nature, pollution, recyclage, catastrophes naturelles, développement durable, protection des espèces, … autant de thèmes forts pour une riche sélection thématique qui invite à la prise de conscience et à la nécessité d’agir devant la fragilité de notre monde.

 

>>>>Pépita nous parle de nature :

Sirius de Stéphane Servant. Le Rouergue, collection Epik. 2016.

Un roman qui fait réfléchir sur notre rapport à la nature et à l’animal avec sensibilité et humanité. 

.

.

Son avis complet

.

Une île de Fanny Michaëlis. Editions Thierry Magnier. 2015.

Une fable écologique aux accents tragiques mais pleins d’espoirs sur notre relation aux autres et à la nature.

Son avis complet

.

Le dernier arbre d’Ingrid Chabbert & Guridi. Editions Frimousse.2015.

.

Rien de tel qu’une prise de conscience écologique quand il s’agit de sauver le dernier arbre.

.

Son avis complet

 

.

>>>>Colette veut sauver la terre :

Demain entre tes mains de Cyril Dion et Pierre Rabhi, Actes Sud . 2017.

Un coup de cœur absolu  entre le livre de philosophie, le livre d’art et le manifeste politique à hauteur d’enfants.

.

L’avis de Pépita

.

.

Le doudou des camions poubelles d’Ati,Thierry Magnier. 2006.

Un album photographique largement plébiscité par les plus jeunes et qui permet d’expliquer clairement le parcours de nos ordures ( et comment le recyclage n’est qu’un leurre…) !

.

.

Wangari Maathai la femme qui plante des millions d’arbres d’Aurelia Fronty et Franck Prévôt, Rue du monde. 2011.

Un album de la superbe collection Grands portraits chez Rue du monde qui nous permet de découvrir une femme engagée : au Kenya, elle s’est opposée à la déforestation et a planté des millions d’arbres, une action courageuse qui lui a valu le Prix Nobel de la >>Paix en 2004.

.

>>>>Dans son tiroir, Céline prend soin de nos ressources :

Docteur Grenouille au secours de l’étang, Matsuoka Tatsuhide, Picquier jeunesse. 2015

Quand l’étang vert est asséché, Docteur Grenouille ne fait ni une, ni deux : il part à la rescousse des habitants de l’étang en danger. mais face à un désastre de cette ampleur, il faut mettre chacun à contribution. Sous la forme d’une histoire drôle et pleine de suspens, avec un charme tout japonais, cet album nous fait découvrir de façon presque documentaire le fragile écosystème d’un étang et aborde les catastrophes naturelles qui découlent des perturbations climatiques.

Son avis complet

.

L’homme qui dessinait des arbres, Frédérick Mansot, Actes Sud .

Aaaaahhh… nos chers grands arbres ! Un hymne à la beauté et à la force de la nature, à travers une balade artistique dans les arbres. Le très grand format de l’album met en valeur la beauté des illustrations.

.

Son avis complet

 

Le jour où les ogres on cessé de manger des enfants de Coline Pierré et Loïc Froissard, Le Rouergue. 2018.

Il faut se rendre à l’évidence : bientôt, la planète n’aura plus les ressources de nourrir la plus riche partie de ses habitants en chair fraîche. Et il faudra bien faire autrement. Comment ? C’est pourtant plus facile que vous ne l’imaginez. Regardez les ogres, ils ont bien arrêté de manger des enfants. Et voici comment…

Son avis complet

Et celui de Pépita

>>>>Aurélie prend soin de notre planète :

Ma planète change de Jimi Lee, Mineditions. 2013.

Livre sans texte et livre-objet. Cet ouvrage cartonné avec un trou en son centre permet de parler d’écologie à tout âge.

 

Son avis complet

.

 

Voyage à Poubelle-Plage d’Elisabeth Brami, Seuil jeunesse.2006.

Un livre que j’ai longtemps utilisé lorsque je faisais des accueils de classe. Cet album poétique est tout en contraste…

 

Son avis complet

 

 

Y’a plus de papier de Céline Claire, Les p’tits braques. 2016.

Un album humoristique sur la déforestation…

 

Son avis complet

.

.

Quand nous aurons mangé la planète d’Alain Serres, Rue du monde. 2009.

Un album sur les ressources de la planète qui s’épuisent ( forêts, océans) et sur notre action néfaste sur notre environnement. Comment expliquer simplement aux enfants le monde qui les attend si nous ne réagissons pas.

 

 

Des couleurs pour demain de Coralie Saudo et Nicole Stinelaar, Bilboquet. 2009

C’est un livre illustré avec des galets sur le changement climatique…

 

Son avis complet

.

>>>>Alice lutte contre les catastrophes :

Bleu toxique de Christophe Léon, Seuil. 2010.

Deux nouvelles sur deux catastrophes industrielles  historiquement vraies, comme une sonnette d’alarme et un appel à ne pas oublier.

Une critique écologique et sociale mais en gardant tout de même une touche d’espoir.

Son avis complet

.

La divergence des icebergs : ou comment les ours apprirent à nager de J.P. Basello et Aline Deguen, Thierry Magnier. 2017.

Une belle histoire d’amour avec, en filigrane, un questionnement sur le réchauffement de la planète et la fonte des glaces.

Son avis complet

Et celui de Pépita

.

Les pluies de Vincent Villeminot, Fleurus. 2016.

Emportés par les flots de huit mois de pluie sans interruptions, les épreuves vont se succéder pour Kosh et Lou, deux ados qui tentent de survivre. 

Un roman apocalyptique complètement crédible et touchant.

.

Son avis complet

.

Les groneuneux de Michaël Escoffier et Julia Weber. Frimousse. 2016

Planète de déchets, aliments en conserve, consommation à outrance, nuages toxiques et sacs plastiques. .. vous l’aurez compris,chez les groneuneux on manie la satire et la caricature pour mieux interpeller les consciences ! Et ca marche !

Son avis complet

.

>>>>Qu’elle soit liquide ou de glace,  Littérature enfantine surveille l’eau :

Petit à petit d’ Emilie Vast, MeMo. 2013.

Deux par deux, du plus petit au plus grands, les animaux grimpent tour à tour sur une ligne qui traverse la page. Où vont-ils? De quoi se protègent-ils? Petit à petit, à l’avant plan, l’eau monte…

Son avis complet

 

Deux manchots sur un glaçon  de Jean Leroy, Sylvain Diez, Kaléidoscope .2015.

Ils sont bien tranquilles, ces deux manchots sur leur petit bout de banquise. Mais, crac, un bateau qui passe trop près coupe un bout de glace. Puis c’est un sous-marin qui ampute de nouveau l’îlot. Restera-t-il assez de place pour eux ?

Son avis complet

.

>>>>Un Petit Bout de Bib(liothèque) explique aux enfants pourquoi les hommes ont besoin de la nature, pourquoi il faut la protéger :

La Complainte de Gecko : un conte de Bali de Marie Brignon eet Elodie Nouhen,
Didier Jeunesse, 2017

Un conte venu d’Afrique qui montre aux enfants les bienfaits de la pluie sur l’environnement et sa nécessité à faire vivre le monde animal.

Son avis complet.

 

 

Une forêt de Marc Cantin, Circonflexe, 2013.

Un album qui reste malgré les années une pépite pour expliquer aux enfants le principe de la déforestation et le besoin de replanter.

.

Son avis complet.

.

 

Zébulon  et la Pluie d’Alice Brière-Haquet, Olivier Philipponneau et Raphaële Enjary, MeMo, 2016.

Toujours pour comprendre le cycle de l’eau et son impact sur notre vie. Une jolie façon d’initier les enfants aux causes environnementales.

 

Son avis complet.

.

>>>>Sophie rappelle qu’il faut protéger les océans :

Océano de Anouck Boisrobert et Louis Rigaud, Hélium, 2013

Dans ce magnifique pop-up, on apprécie les beautés de la nature marine sans oublier de signaler les désastres qui peuvent la mettre en péril.

Son avis complet.

.

.

Où est l’étoile de mer ? de Barroux, Kaléidoscope, 2016.

Cet album est un livre-jeu où il faut retrouver, entre autres, une étoile de mer qui se cache dans les illustrations. Pas besoin de texte ici pour montrer les déchets que la mer entasse et qui vont progressivement prendre toute la place !

Son avis complet.

 

 

Tous ces trésors de la Terre sont a vous les enfants ! Et grâce à cette sélection, nous espérons que vous aurez mesuré la conscience d’en prendre soin !

On compte sur vous !

C’est du propre !

Grand nettoyage de printemps ! On lave, on frotte et on astique tout un tas de trucs dégoûtants ! Du nettoyage, il en est question dans tout un tas d’albums pour enfants, et même dans quelques romans. Allez, on passe nos histoires à la machine, au bain, on essore et on fait sécher !

 

Nous, pas propres ? Didier Levy et Vanessa Hié.
Tourbillon

nous pas propresSnif..snif… Quelquechose  par ici ne sent pas bon… Ne serait-ce pas le doudou de Lino ? Il va bien falloir le laver. Et comme Lino ne se sépare pas de son doudou, il va passer au bain aussi. Une histoire drôle et très tendre, joliment illustrée par Vanessa Hié.

En lire plus ici

_______________________

Comment bien laver son mammouth laineux,

Michelle Robinson et Kate Hindley
Milan Jeunesse. 2013

Enfin un manuel bien pratique de la vie quotidienne. Pour répondre à cette question que vous vous posez tous les jours, le déroulé clair et détaillé de la marche à suivre, schémas à l’appui. C’est sacrément drôle, astucieux et décalé.

A découvrir ici ou

 

_______________________

Le bain de Pascale Bougeault. Ecole des Loisirs

http://1.bp.blogspot.com/-WkQBIEI6hoM/Uk80mi2zAEI/AAAAAAAAF1A/mSNUx4Uh_4c/s1600/Bougeault-Pascale-Le-Bain-Livre-893931177_ML.jpg

 

Un album qui nous emporte au Japon pour nous faire découvrir les bains japonais.

 

A découvrir chez les lutines

_______________________

Jour de lessive de Christian Bruel

Tendez un drap, passez de l’autre côté et trouvez un tout autre monde…
Un album déjà réédité trois fois et qui fait partie pour moi des pépites de l’édition jeunesse.

A découvrir chez Bouma

 

_______________________

Fanfantôme de Charlotte Sjöstrand à L’école des loisirs

fanfantome.gif

Voilà l’histoire d’un petit fantôme qui tarde un peu trop avant d’aller faire pipi. Heureusement, Fantômama veille et hop, un petit tour à la machine et tout va mieux !

A découvrir chez Sophie LJ

 

_______________________

Qu’est-ce que je lave ? de Mélanie Combes chez Tourbillon

qu-est-ce-que-je-lave.gifCet album pour le bain rendra le moment du lavage ludique et amusant avec une petite roue qui indique quelles parties du corps laver.

 

A découvrir ici

_______________________

La porte ! de Michel Van Zeveren

Pastel, 2008.

Mais c’est pas possible ! Il n’y a donc pas moyen de se laver tranquille dans cette maison. LA PORTE, je vous dis ! Un adorable, drôlatique, réjouissant album sans texte pour ceux qui aimeraient bien avoir enfin un peu d’intimité pour se laver. Non mais !

A découvrir dans le Tiroir et sur littérature enfantine 

.

_______________________

Le Bain de Berk de Julien Béziat.
Pastel, 2016
.
.
Oups ! Doudou a glissé du bord de la baignoire jusque dans le bain ! Vite, ses amis Drago le dragon,  Poulp le poulpe, Aspiro l’éléphant et Trouillette la tortue tentent de lui venir en aide. Que d’aventures pour ces jouets peu téméraires !
.
.

_______________________

Cracra Noël de Jean Maubille
Pastel, 2014
De retour de sa tournée, après être passé dans toutes les cheminées,  le père noel est un peu cracra, alors avant de recevoir ses cadeaux de la part des lutins, rien ne vaut un bon bain !
.
A découvrir au pays d’Alice
.

_______________________

 Le pigeon à besoin d’un bon bain de Mo Willems,
Kaléidoscope
 le_pigeon_a_besoin_d__un_bon_bain.jpgSale, le pigeon? Mais non voyons, n’importe quoi, d’ailleurs il a pris un bain il y a seulement, heu, bon, il ne sait plus mais sans doute pas longtemps. Et puis l’eau est trop chaude. Ou trop froide. Ou trop profonde. Bref, il veut pas se baigner, na!
.
.
.
.
A découvrir sur littérature enfantine.
 _______________________
Guili Lapin Mo Willems,
kaléidoscope.
guililapin.jpgC’est jour de lessive! Papa et Trixie se rendent à la laverie. la fillette s’amuse bien, pendant que son père remplit la machine. Mais, sur le chemin du retour, Trixie s’aperçoit de… Quelque chose!
.
.
.
.
.
A découvrir sur littérature enfantine

Lecture Commune : Star Trip

Il y a des lectures qui donnent forcément envie de discuter, surtout quand nous ne sommes pas toutes du même avis.

A trois, Alice, Pépita et Bouma, nous nous sommes donc penchées autour du roman Star Trip d’Eric Senabre paru en 2017 chez Didier Jeunesse.

Alice : Elle est belle cette couverture vous ne trouvez pas ? Moi elle m’a flashé dans l’œil et à y regarder de plus près je la trouve appropriée au contenu. Si on commençait par un petit résumé ? A vous l’honneur !

Pépita : Oui très belle, d’ailleurs les romans Didier jeunesse sont toujours très soignés. Ouh là ! Un résumé, tu y vas fort…tellement cette histoire est au départ a priori normale et ensuite elle devient complétement surréaliste. May a 15 ans et elle vit dans un trou perdu de l’Idaho. Nous sommes en 1968. Elle garde son petit frère handicapé à la suite d’un accident. Ils sont seuls car leurs parents scientifiques ont dû partir pour une mission top secret. Son petit frère est fasciné par la série TV Star trip et pour l’occuper, elle décide de lui construire avec l’aide de son petit ami une navette spatiale dans la grange, en cachette. Lors d’une virée en ville pour faire quelques courses et se changer les idées, elle apprend que celui qui incarne le capitaine Burke dans la série est en dédicace à la librairie. Ni une, ni deux, elle s’y rend avec son ami. L’échange n’est pas des plus cordial. Sauf que le lendemain, le capitaine Burke débarque chez elle…et là, tout commence vraiment…

Bouma : Je rajouterai que la famille de May est déjà à part dans ce petite village, de part leur conception très scientifique de la vie. Avec le départ des adultes, May prend malgré elle la responsabilité de sa maison et de ses occupants. Et puis, en grande sœur attentive, elle essaie de rendre à son frère la gaité qui était sienne avant l’accident. Et pour la couverture, je lui trouve un petit côté vintage dans sa composition très centrée. Ce qui finalement va de paire avec le texte d’Eric Senabre.

Qu’avez-vous pensé de l’arrivée du Capitaine Burke ?

Alice : Le hasard fait bien les choses ! Un petit tour en ville et hop ! pile poil quand l’acteur préféré du petit frère est en dédicace … bon, ok … Un odieux personnage en plus, imbu de sa personne et qui n’a pas grand respect pour son public !
Bref, cette première rencontre n’est pas glorieuse et de suite ce personnage ne m’a pas paru très net. Sa venue dans la ferme de May et son frère est suspecte aussi, on sent bien qu’il y a quelque chose de louche là dessous., mais l’intrigue ne nous tient pas non plus en haleine ! Finalement quel est l’intérêt de ce bonhomme qu’on sent pas très honnête ?

Pépita : Ah ben moi, j’ai adoré, je me suis laissée emporter par cet improbable sans me poser de questions, ça m’a bien divertie du coup. Oui il est odieux, égoïste, insupportable, calculateur mais en même temps un côté nounours fragile. Et puis, on se demande jusqu’où il peut aller…et il va loin au sens propre comme au figuré. J’ai beaucoup aimé ce mélange désuet des années 1968 à ce côté science-fiction. Y a de l’action en plus, enfin, dés qu’ils partent, c’est complètement déjanté par moments mais c’est drôle à lire, très divertissant. Je l’ai proposé à des ados qui ont vraiment beaucoup aimé.

Alice : Attention, si je n’ai pas aimé ce personnage précis, je ne dénis pas qu’il a toute sa place dans cette ribambelle de personnages tous bien campés dans leur rôle. Ils sont tous bien dessinés, bien profilés et d’ailleurs, pour moi, ce sont eux qui portent toute la folie, le divertissement déjanté de cette histoire dont tu parles, et non pas l’intrigue.

Bouma : Mon avis rejoint celui d’Alice. J’ai eu plusieurs fois envie de reposer ce roman, l’intrigue ne m’ayant pas embarqué plus que ça. Mais je suis restée pour May et son petit ami si serviable, histoire de voir s’ils allaient finalement réussir à se débarrasser de ce boulet d’acteur. Et puis je suis restée aussi, forcément, pour voir si ce rêve de gamin allait se réaliser… Après, pour moi, le roman a été un peu longuet…

Alice : Alors par contre je rejoins Pépita et je pense que cette histoire déjantée, ce mélange de fiction et de réalité peut faire rêver les gamins !
Tout de même il y a une sacrée critique de l’Amérique profonde la dessous, vous ne trouvez pas ?

Pépita : ah oui complètement et franchement ça ne fait pas rêver !

Bouma : Il y a en effet une certaine réalité de la campagne américaine, surtout dans les années 70, où tout un chacun pense avoir un droit de regard sur la vie de ses voisins. L’insistance du prêtre et son envie de guider ses ouailles est assez risible, en tout cas du point de vue de May.

Alice : Pour moi, il y a tout ce côté ou May étouffe dans le fin fond de sa campagne. A plusieurs reprises, elle rêve de mettre les voiles, d’aller en ville voir un peu de vie et finalement cette proposition de road trip, même si elle sent l’entourloupe, lui permet de prendre une bonne bouffée d’air. La campagne américaine dans ces années là, c’est un peu le fin fond du trou …
Et puis il y a ces rencontres tout au long de cette aventure, l’indien, le gérant de motel par exemple ou bien le shérif noir irlandais, l’auteur ne les crée pas par hasard. Leur atypisme, leur côté farfelu sont là pour nous parler d’autre chose, non ? De claires caricatures pour moi de l’Amérique profonde…

Tant de personnages d’ailleurs ! Le petit frère, le petit ami, l’acteur, les diverses rencontres… en auriez-vous un que vous aimeriez mettre en avant ?

Pépita : C’est marrant, je ne l’ai pas vu du tout comme ça. Je n’étais pas en Amérique, mais sur une autre planète ! Comme dans un décor de carton pâte avec des acteurs dont les traits sont caricaturés à outrance. Une sorte de film en dehors du film.
Alors les personnages : j’ai beaucoup aimé May, son caractère, sons sens de la répartie, et son petit ami aussi. Il m’a bien fait sourire ce petit couple qui n’en est pas encore un. Des personnages hauts en couleur, c’est certain ! Un roman où à chaque tourne de page, on ne sait pas trop ce qui va jaillir. C’est ce côté-là que j’ai aimé car très divertissant et tu as raison de souligner que les personnages y sont pour beaucoup. A un moment donné, je me suis interrogée sur la raison de l’absence des parents, je ne l’ai plus trouvée si normale que ça.

Bouma : Moi aussi le petit-ami a retenu mon attention. Sa manière de rester toujours présent, de manière indéfectible, comme un phare auquel se raccrocher, est primordial pour May. J’ai rit avec le shérif et les mésaventures qui lui arrivent malgré lui. Il doit faire face aux préjugés liés au mélange des cultures noires américaines et irlandaises.

Et le titre ? On en parle du titre ? Est-ce que, comme moi, vous y avez trouvé plusieurs significations ?

Alice : Star trip, ce voyage vers les étoiles offert à Sam ?
Star trip, ce voyage d’une star de ciné déchue ?
Star trip, cette référence à la série SF Star Treck ?
Star Trip come un road movie un peu déjanté ?

Oui, c’est un peu tout ça Star Trip une histoire de voyage et d’étoile … à chacun de suivre son chemin …

Pépita : Et star Wars non ? oui un titre à multiples entrées : le voyage d’une star sans doute, allusion à ce capitaine Burke déchu et bien sûr à toutes les déclinaisons cinématographiques. Bien trouvé en tous cas.

Autre question (sans trop en dévoiler) : et la fin ? Vous l’avez trouvée comment ?

Alice : Une happy-end joyeuse … mails il ne pouvait pas en être autrement, elle est complétement dans le ton et l’ambiance du livre.

Bouma : J’avoue que je ne m’en souviens pas trop de cette fin. Le proverbe dit « Ce n’est pas la destination mais la route qui compte » et c’est vraiment l’effet que m’a fait ce roman. Il y a un tel foisonnement de personnages, de paysages et de rebondissements que la fin ne m’a pas tant marquée.

Pépita : Cette fin, elle est abracabrantesque ! Beau pied de nez ! C’est complètement déjanté !

Un mot pour de futurs lecteurs/lectrices ?

Bouma : Un avis de lecture mitigé en ce qui me concerne mais j’aime à me dire qu’il y a un livre pour chaque lecteur et un lecteur pour chaque livre.

Alice : Malgré mon avis mitigé, c’est un livre que j’ai conseillé a un collègue qui l’a adoré ! Connaissant ses gouts,  je savais que je ne me tromperai pas trop.Mais surtout, je pense que les ados peuvent complètement accrocher à ce livre et cette aventure un peu dingue.
Soyons professionnelles, ne nous laissons pas envahir par notre propre ressenti et mettons STAR TRIP sur les étagères de nos bibliothèques !

Pépita : Je rejoins totalement ton avis : c’est un roman qui plait beaucoup aux ados et aux adultes ! j’ai été moi-même surprise de me laisser embarquer par cette histoire, un bon moment de détente !

Retrouvez nos avis sur nos blogs : A lire aux pays des merveilles