Le top 5 de Carole

Bien, bien, bien… C’est donc à mon tour de vous proposer mon top 5. Quelle idée nous avons eue ! Il y a quelques semaines, j’ai vu ça et ça m’a volé un éclat de rire monumental !

Non parce que choisir 5 livres jeunesse, c’est quand même ce qui se rapproche le plus de l’ENFER ! Parce que choisir, c’est nécessairement renoncer. J’ai suivi avec attention les tops 5 de mes copinautes tout l’été, en faisant des « Wahou « , des « Bien sûr « , des « Olala comment vais-je faire ? ». Grosse pression.
Et puis, je me suis demandé ce qui fait que je vais choisir celui-ci et pas un autre, quels sont mes critères, pourquoi. Parce que des coups de coeur, j’en ai beaucoup, des livres que je conseille et/ou que j’offre aussi, des titres qui me viennent spontanément, des histoires dont je me souviens longtemps, des auteurs chouchous, des collections. Alors après un été de réflexion, j’ai trouvé : je vous parle de ces livres dont la lecture marque un avant et un après. De ceux que je relis à l’infini et qui me procurent les mêmes émotions, de ceux qui ont changé un peu ma vie, de ceux qui m’ont enrichie profondément.

Vous êtes prêts ? C’est parti !

L’Histoire de Julie qui avait une ombre de garçon de Christian Bruel, illustré par Anne Bozellec, rééedition Thierry Magnier, 2014.

J’ai la chance d’avoir la version de 1976 des Editions Le sourire qui mord. Précieux cadeau de ma grand-mère. L’Histoire de Julie est une démonstration magnifique et poétique des ravages de l’assignation de genre imposée aux enfants dès la naissance, une illustration de la souffrance provoquée par l’obligation de rentrer dans l’une des deux seules cases que nous propose la société patriarcale régie par des normes hétérosexuelles. Mais c’est aussi une lumineuse fenêtre ouverte sur la possibilité de se libérer de ces carcans, et tout commence par l’éducation ! Plus que jamais d’actualité. Un de mes premiers livres rien qu’à moi.

Métal Mélodie de Maryvonne Rippert, Editions Milan Macadam, 2010.

C’est bien simple, sans ce roman, vous ne seriez pas en train de me lire. Sans ce roman, je n’aurai pas créé mon blog. Je suis tombée dessus par hasard, dans une médiathèque, un vendredi, attirée par la couverture et le titre. Je l’ai lu deux fois dans le weekend en me disant  » c’est ça un roman ado ? Mais qu’est-ce que je peux faire pour qu’un maximum de gens le lise ? » Et voilà comment 3 étoiles est né quelques temps après. Il m’a emmenée jusqu’à Grenade, en compagnie de Luce et Esteban, et je me souviens encore de l’émotion de ma rencontre avec Maryvonne à Montreuil en 2012.

Ma Tempête de Neige de Thomas Scotto, Editions Actes Sud Junior, 2014.

C’est avec ce titre que j’ai découvert la poésie de Thomas Scotto et la collection D’une Seule Voix. Double chance ! Je l’ai lu, relu, à voix haute, dans ma tête. Bouleversant, beau, pudique, sincère. Assister à la naissance d’un amour si puissant, ça émeut, ça fait déborder le coeur et les yeux. Depuis, je suis fan de cette collection, et j’attends toujours avec impatience les nouveautés de Thomas, poète des mots et des dédicaces !

Abris d’Emmanuelle Houdart, Editions les Fourmis rouges, 2014.

Grand format, chaque double page invite le lecteur, en quelques mots poétiques qui disent l’essentiel et une illustration magnifique, foisonnante et soignée, à se réfugier, se construire, grandir et se retrouver. Des abris intimes où tous les âges de la vie sont suspendus : sérénité et douceur, voilà ce que l’univers d’Emmanuelle me procure. C’est mon illustratrice chouchou. La seule dont je possède désormais deux repros, cadeaux de gens que j’aime très fort. Cet album, c’est un refuge, une bulle, un cocon dont j’ai besoin.

La Langue des Bêtes de Stéphane Servant, Editions du Rouergue, 2015.

Depuis le Coeur des Louves en 2013, lire un roman de Stéphane est devenu un rituel particulier pour moi. D’abord l’attente fébrile et délicieuse, puis la joie et l’excitation de la parution, et la lenteur exquise et la régalade de la lecture. Au moment où j’écris ce top 5, je suis plongée dans Sirius, son nouveau roman Epik paru il y a quelques jours, et je prends tout mon temps. Je l’assume : cet auteur contredit nécessairement mon libre-arbitre, comme les olives et Radiohead. La Langue des bêtes pour moi, c’est un de mes plus beaux moments de lectrice : une évidence, un rendez-vous, une émotion rare. Certaine qu’on en parlera encore longtemps. De la Grande Littérature.

Des livres et des titres

Cet été, à l’ombre de l’arbre, nous poursuivons la thématique : c’est quoi un bon livre ? Après les beaux billets de Chlop, Pépita, Sophie, Colette, et Bouma, voici mon tour.

Qu’il soit court ou long, implicite ou explicite, énigmatique ou direct, dans le mille ou à côté de la plaque, le titre d’un livre est souvent la première entrée dans le récit. Comment l’auteur/e le choisit-il ? Quel est le rôle de l’éditeur/éditrice ? C’est quoi un bon titre ?

Pour répondre à ces questions, j’ai proposé à des auteurs et éditeurs de nous expliquer les coulisses et le travail éditorial en équipe, avec en bonus quelques anecdotes bien sympathiques ! Un immense merci à Gilles Bachelet, Cécile Roumiguière, Alice Brière-Haquet, Maryvonne Rippert, côté écrivain, et à Tibo Bérard et Brune Bottero, côté édition, pour leur pause estivale et leur disponibilité !

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Entretien avec Gilles Bachelet, auteur et illustrateur, bibliographie ici.

extrait de Mon Chat le plus bête du monde, Seuil Jeunesse, 2004.

extrait de Mon Chat le plus bête du monde, Seuil Jeunesse, 2004.

– Comment choisissez-vous vos titres ? Est-ce le point de départ ou l’évidence de la fin du processus d’écriture ? A quel moment l’éditeur intervient-il ?

Pas de méthode particulière. Le titre peut aussi bien s’imposer comme une évidence dès le départ que donner lieu à de longues recherches, hésitations, remises en cause, sondage de l’entourage etc…Une règle de base quand même : quand on a trouvé le super titre, (drôle, intelligent et qui sonne bien), vérifier que d’autres ne l’ont pas utilisé avant vous… c’est souvent le cas. L’éditeur va, bien sûr, donner son avis ou même son veto…

Deux anecdotes : Je téléphone à mon éditeur, Patrick Couratin, pour lui faire part de ma nouvelle idée d’album. Je lui explique en gros l’idée et je conclus « ça s’appellera Napoléon Champignon ». Il me répond du tac-au-tac : « non, Champignon Bonaparte ». Il avait raison bien sûr, ça sonne beaucoup mieux…

Pour le troisième album du Chat qui devait clore la trilogie, j’avais initialement prévu comme titre « Pour en finir avec mon Chat ». Ce choix n’a pas emballé mon éditeur qui a jugé cela un peu radical et expéditif. Après avoir établi toute une liste de titres possibles j’ai fini par m’arrêter sur Des nouvelles de mon Chat , plus neutre et passe-partout, mais c’est ce refus qui m’a donné l’idée d’ajouter à la fin du livre une page des « albums qui ne paraîtront pas » pour bien marquer l’idée que l’ouvrage serait le dernier de la série.

– Vous êtes à la fois l’auteur et l’illustrateur de vos albums, qui des deux choisit le titre ?

Ah, ah ! Le grand bonheur d’être à la fois l’auteur et l’illustrateur, c’est précisément de ne pas être confronté à ce genre de problèmes… Le titre et l’image de couverture sont indissociables. C’est la cohérence, le décalage ou même la contradiction entre les deux qui va donner envie (ou pas) d’en savoir plus et d’aller plus loin dans la découverte de l’album. On va dire que c’est donc un choix collégial entre le moi-auteur et le moi-illustrateur…

– L’humour est omniprésent chez vous : l’ironie, l’absurde, le burlesque, le décalé. Pouvez-vous nous raconter le choix du Chat le plus bête du monde ? et le décalage entre le texte et l’image ?

L’idée de ce livre est partie d’un vrai chat, très gros et très bête, que j’avais adopté à l’époque. Le fait qu’il faisait ses besoins à côté de sa litière, en toute innocence, parce qu’il ne s’apercevait pas que son derrière dépassait de la caisse, le fait qu’il pouvait rester une heure en contemplation devant une boite de croquettes ouverte sans avoir l’idée de donner un coup de patte pour se servir, sont authentiques. Ma première intention était de l’illustrer avec un vrai gros chat. C’est la juxtaposition fortuite, dans un carnet de croquis, de phrases parlant de ce chat et de dessins d’éléphants que je faisais pour m’amuser, sans intention particulière, qui m’a donné l’idée de le traiter de cette façon.

– Vous êtes traduit à l’étranger, que pensez-vous des traductions des titres ?

Je peux difficilement en juger, ne parlant pas moi-même ces langues. Quelquefois les traductions littérales des titres sont assez éloignées du titre original mais j’imagine que les traducteurs et les éditeurs ont leurs raisons et je suis bien obligé de faire confiance. (On ne me demande pas mon avis de toute façon, en général… )

 – Et enfin, peut-on connaître votre prochain titre ?

Dès que je le connaîtrai moi-même, je ne manquerai pas de vous en faire part… 😉

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Entretien avec Cécile Roumiguière, auteure d’albums et de romans, bibliographie ici. 

Une Princesse au Palais illustré par Carole Chaix, Thierry Magnier, 2012

– Comment choisissez-vous vos titres ? Est-ce le point de départ ou l’évidence de la fin du processus d’écriture ?

Ça dépend. Parfois le titre est une évidence, dès les premières lignes d’écriture ou même dès l’idée du projet. Plus souvent, c’est tout un processus, le titre évolue au long de l’écriture, puis change.

 – A quel moment l’éditeur intervient-il ?

Il intervient si le titre ne lui plaît pas, ou s’il y a déjà un titre identique dans la collection, comme pour L’école du désert (mon premier livre), qui devait s’appeler “Le tablier de Noura”, mais un roman chez Magnard avait déjà le mot “tablier” dans son titre.
Si je patauge à la recherche d’un titre, je demande à mon éditeur s’il n’a pas une idée, et on fait avancer le titre ensemble.
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 – Concernant vos albums, choisissez-vous avec l’illustrateur ? 
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Parfois.
Pour Une Princesse au Palais, pour le titre comme pour tout le reste, on en a discuté ensemble avec Carole Chaix, avoir le mot “princesse” dans le titre nous faisait sourire, et “Le Palais” est le nom du café où “la princesse” passe ses mercredis à attendre.
Pour Entre deux rives, Noël 43, l’album avec Natali Fortier qui ressort en octobre, lors de sa première publication (chez Gautier-Languereau), il devait s’appeler “Noël 43”, mais ça ne plaisait pas à l’éditrice. On a cherché longtemps pour finir par un compromis qui n’était bon pour personne et qui n’était pas un bon titre… Quand Laurence Nobécourt, l’éditrice de À pas de loups, a eu envie de republier cet album, changer le titre était évident, mais il fallait garder une trace de l’ancien titre pour ne pas occulter le fait que c’est une deuxième publication d’un même album, même si la mise en page change. On a discuté avec Natali et Laurence, et on a fini par trouver D’une rive à l’autre, qui garde l’idée de la rive, et éclaire l’idée de lien, pour l’amitié entre les deux personnages principaux (amitié qui est le thème du livre).
En fait, cela dépend du moment où l’illustrateur arrive dans l’aventure du livre. S’il arrive après que le titre se soit imposé, je lui présente le projet avec le titre, et il ne m’est jamais arrivé que le titre gêne l’illustrateur ou lui déplaise. Si ça arrivait, on en discuterait, bien sûr. Rien n’est jamais figé, et un album est une œuvre à deux, voire trois et plus avec l’éditeur et son équipe.
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Le fil de Soie, illustré par Delphine Jacquot, Thierry Magnier, 2013.

Le fil de Soie, illustré par Delphine Jacquot, Thierry Magnier, 2013.

– Vous écrivez des albums et des romans. Le choix du titre est-il différent selon le genre ?

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Non, je ne pense pas.

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 – Pouvez-vous nous raconter le choix du titre de l’album Le fil de Soie ? et celui du roman Les Fragiles
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Le fil de soie est un “titre évidence”, dès que j’ai eu la trame de l’album, le passage d’un secret lié aux racines familiales entre une grand-mère et sa petite-fille par la broderie, la couture, les mots “fil » et “soi/soie” se sont imposés. Je n’ai jamais eu l’idée d’un autre titre pour cet album, et c’est avec une certaine anxiété que j’ai vérifié sur internet s’il n’y avait pas déjà un album qui s’appellerait comme ça, j’aurais vraiment eu du mal à nommer cet album autrement…
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Les Fragiles, X'prim Sarbacane, 2016.

Les Fragiles, X’prim Sarbacane, 2016.

Pour Les Fragiles, c’est une toute autre histoire. Pendant l’écriture, le roman s’appelait “Le bruit que font les ailes”, mais je savais que l’éditeur, Tibo Bérard, aurait un hoquet en lisant ce titre… C’était une sorte de clin d’œil : il y a deux ou trois ans, j’ai assisté à une rencontre où Tibo et Axel Cendres parlaient de leur façon de travailler, Axel avait raconté comment Tibo refusait tous ses titres pour en trouver un autre, arguant que le titre est du domaine de l’éditeur, c’est un argument commercial, ce qui est vrai ! Même si l’auteur doit forcément avoir son mot à dire et au final aimer le titre. Avec “Le bruit que font les ailes”, je savais que j’étais loin du “commercial”, et je faisais confiance à Tibo. Au final, on a eu du mal, jusqu’à ce qu’il m’appelle un jour, survolté : le titre était là, depuis le départ, et on ne le voyait pas… ma dédicace : “Aux fragiles”, a donné le titre.

Et enfin, peut-on connaitre votre prochain titre ? 
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Dans le ventre de la Terre, le titre de mon prochain album à paraître en octobre au Seuil, un album avec Fanny Ducassé…
Et le titre d’un album collectif aux éditions À pas de loups (en octobre aussi)… S’aimer. Sur ce titre, juste sur ce titre, un format et l’idée d’un fil, d’une ligne qui traverse l’image, une quarantaine d’illustrateurs m’ont envoyé des images. Je suis en train de finaliser l’histoire qui va courir sous ces images, un projet un peu fou, comme je les aime ! Et là, tout est parti du titre.
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 Entretien avec Alice Brière-Haquet, auteure d’albums et de romans, bibliographie ici. 

Le violon de Nicolas, illustré par Clotilde Perrin, à paraître chez Feuilles de menthe cet automne.

Le violon de Nicolas, illustré par Clotilde Perrin, à paraître chez Feuilles de menthe cet automne.

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– Comment choisissez-vous le titre ? Est-ce le point de départ ou l’évidence de la fin dans le processus d’écriture ? A quel moment l’éditeur intervient-il ?
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Désolée, je vais te faire une réponse de Normande, mais vraiment, il y a deux cas.        Cas n°1, c’est celui où le titre nait en même temps que l’histoire, il en est le point de départ, le germe. Là c’est évident et c’est génial, parce que toute l’histoire tient dedans, elle n’a plus qu’à se déployer… C’est le cas par exemple du Petit Prinche. Et puis il y a le cas n°2, on arrive à la fin, les commerciaux pressent : il FAUT un titre. Là c’est terrible, parce que je n’y arrive jamais. Dans ce cas tout le monde s’y met, éditeur, illustrateur, famille, copains, voisins, friends de FB, tout le monde. On passe par tous les stades, et on finit par choisir avec l’éditeur et l’illustrateur celui qui nous semble le mieux. C’est toujours un peu douloureux sur le coup, même si en général je m’y fais et je finis par l’aimer. Par exemple, Pierre la Lune était à l’origine le nom de mon fichier, à aucun moment le petit garçon est nommé dans le texte ! Mais finalement ce titre choisi par défaut a donné à l’histoire une touche d’humanité et de mystère… On me demande souvent pourquoi  Pierre la Lune  et non pas « de la Lune » ou « dans la Lune ». Je n’ose pas répondre 😀

Collection Mode d'emploi, illustré par Mélanie Allag, P'tit Glénat, 2015.

Collection Mode d’emploi, illustrée par Mélanie Allag, P’tit Glénat, 2015.

– Concernant vos albums, vous arrive-t-il de choisir avec l’illustrateur ?

Oui, et avec l’éditeur aussi. Je crois vraiment qu’un album a trois parents…

– Pour les collections Mode d’emploi chez Glénat et Au secours chez Castor Poche, les titres vous ont-ils été imposés ? Quelle est votre marge de liberté lors d’une commande ?

Collection Au Secours, illustré par Eglantine Ceulemans, Castor poche flammarion, 2016.

Collection Au Secours, illustrée par Eglantine Ceulemans, Castor poche flammarion, 2016.

La série (en tout cas dans ces deux cas) est un cas un peu à part, parce qu’elle se construit sur un concept, et que ce concept doit être contenu le titre. Pour ces deux séries, il s’agit du cas n°1, c’est-à-dire que les titres ont été les germes de leur série… Après il me suffit de proposer des thèmes qui peuvent se décliner sur le-dit concept, et nous les choisissons avec mon éditeur. Mais avec mon autre série, « Collège Art », chez Castor Poche, on a nettement plus galéré, et je ne suis toujours pas convaincue de notre choix. Heureusement, il y a les sous-titres, que je trouve plus intéressants, mais quand même : le titre doit donner une personnalité à la série, c’est son logo, son identité. C’est super important.

– Et enfin, peut-on connaître votre prochain titre ?

Bien sûr, et c’est un joli cas n°2… Je me suis cassée la tête pendant des semaines. Je voulais que ça parle du monde, des sensations, de la lutherie, de la musique… de beaucoup trop de choses ! Les trucs que je trouvais étaient soient lyrico-cuculs soient pédanto-pénibles. L’horreur. À la fin, on a brainstormé, Clotilde a proposé Nicolas, Anne le violon, et hop ça a donné Le Violon de Nicolas  ! J’en suis ravie ! En fait, je crois que c’est la seule recette infaillible en matière de titre : la simplicité !

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Entretien avec Maryvonne Rippert, auteure d’albums et de romans, bibliographie ici.  

L’amour en cage Seuil jeunesse, 2008

 – Comment choisissez-vous vos titres ? Est-ce le point de départ ou l’évidence de la fin du processus d’écriture ? A quel moment l’éditeur intervient-il ?

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Le titre de mes livres me vient la plupart du temps à la fin du premier jet de mon texte. Soit comme une évidence (l’amour en cage) soit après une longue réflexion (Différents). Mais parfois, dès le début de l’ébauche de la première idée, j’ai en tête un titre provisoire qui ne sera sûrement pas celui que l’éditeur privilégiera.
L’éditeur intervient au moment de la signature du contrat, et il valide…. ou pas.
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Série Blue Cerises de Jean-Michel Payet, Sigrid Baffert, Cécile Roumiguière, Maryvonne Rippert, Milan, 2009-2012.

Série Blue Cerises de Jean-Michel Payet, Sigrid Baffert, Cécile Roumiguière, Maryvonne Rippert, Milan, 2009-2012.

Pour la série Blue Cerises co-écrite avec Jean-Michel Payet, Sigrid Baffert, et Cécile Roumiguière, comment avez-vous choisi le titre de la série et chacun des 4 romans ? 

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Pour le titre de la série, c’est typiquement un nom de code, car il en fallait bien un pour pouvoir parler de notre projet entre nous. Par ailleurs, nous savons que les ados donnent souvent un nom à leurs bandes de potes.
Pour les BC, je crois que c’était le nom du forum sur lequel nous, les auteurs, nous échangions. Puis le titre s’est imposé. Quant aux titres de chaque épisode, nous étions libres de choisir et il n’y a eu aucun doute à chaque fois, tant nous étions en phase, mes co-auteurs et moi. Mais bien sûr l’éditeur aurait pu intervenir, ce qu’il n’a pas fait.
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Metal Mélodie, Milan Macadam, 2010.

Metal Mélodie, Milan Macadam, 2010.

Votre roman Metal Mélodie est pour moi l’incarnation du titre parfait. Comment l’avez-vous trouvé ? 

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Eh bien pas de chance, ce n’est pas moi qui l’ai choisi ! J’admets que c’est une belle proposition, mais j’ai eu longtemps beaucoup de mal à accepter ce titre qui m’a été imposé par l’éditeur. J’aurais préféré LUZ, un titre tout simple. Mais oui, c’est un bon choix, même si ce titre a emmené pas mal de lecteurs sur une fausse piste, parce qu’ils supposaient à tort que le roman parlait de musique métal !
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 – Et enfin, peut-on connaître votre prochain titre ?
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Dans la série Les cercles de Goldie, sous le pseudo Billie Cairn, j’ai choisi La tour des Nuages et pour un roman ado ayant pour thème sous-jacent le harcèlement que je suis en train d’écrire, J’rigole , mais c’est sûrement un titre provisoire !
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Entretien avec Tibo Bérard, éditeur chez Sarbacane pour les collections X’prim et Pépix. 

A paraître le 7 septembre.

A paraître le 7 septembre.

 – A quel moment l’éditeur intervient-il concernant le titre ? Est-ce toujours lui qui a le dernier mot ?
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En fait, on est confronté à de nombreux cas de figure. Quand un auteur que je ne connais pas encore m’envoie un manuscrit, généralement, il y a un titre – que l’on pourra garder ou pas. À l’inverse, du côté des auteurs avec qui on a l’habitude de travailler, il arrive que les projets ne portent pas de titre, car l’auteur sait qu’il sera lu, il n’a pas « besoin » d’en trouver absolument un pour convaincre l’éditeur d’ouvrir son manuscrit… car oui, le titre peut être une sorte de clef dès l’étape de l’envoi à l’éditeur (même si, au final, c’est la qualité du texte qui tranchera). Le titre, c’est une invitation, un outil de séduction. Tous les auteurs n’ont pas le même talent pour cela : certains sont très à l’aise pour le trouver, d’autres moins ; certains conçoivent leur roman « autour » d’un titre qu’ils ont trouvé dès l’origine, et qui va même orienter leur projet dans une certaine direction (vers l’émotion, ou vers la comédie, ou vers la critique sociale, etc), d’autres vont jusqu’au bout du texte et, là seulement, se mettent en quête du titre. Je crois que l’expérience peut aussi aider : les auteurs qui ont pris l’habitude de rencontrer leurs lecteurs, de parler de leur travail, parviennent souvent mieux à proposer de bons titres, car ils ont une vision plus « en hauteur » de leurs livres. Le but étant de parvenir à ces titres qui nous paraissent évidents, qui sauront appeler le lecteur, qui seront une première entrée dans le récit.

Dans le désordre de Marion Brunet Sarbacane, 2016

Contractuellement, c’est l’éditeur qui est en droit de choisir le titre définitif. Mais je ne crois pas qu’il faille l’imposer, de la même façon qu’on n’impose pas une couverture non plus. C’est un dialogue, un échange de propositions entre l’auteur et l’éditeur. Parfois, c’est un miracle, une évidence, et parfois ça prend plus de temps. Quoi qu’il en soit, le titre reste une étape capitale… Je pense même que les titres « disent » déjà quelque chose de ce qu’est le roman, mais aussi de la collection dans laquelle ils paraissent, parfois ; ainsi les titres des romans de la collection EXPRIM’, assez percutants, sonores, sont déjà la marque d’un certain projet romanesque, un indicateur sur la nature même des textes (Les Géants, Dans le désordre ou Les petites reines, ce sont des titres qui évoquent presque des affiches de films, on sent qu’on entre dans du roman de personnages et de narration plutôt que dans un roman psychologique, par exemple).

– Vous dirigez 2 collections importantes, Pépix et X’prim, pouvez-vous nous expliquer la ligne éditoriale de chacune concernant le choix des titres ?
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X’prim, c’est l’énergie, la vigueur, la narration, l’impact, la force des personnages.
Pépix, c’est l’aventure et l’humour, la malice, la fantaisie. Avec un ricochet « image-son » très clair entre la couverture colorée, agitée, vive, et le titre qui pétille, qui sonne de façon joyeuse et vivante.
Ce sont 2 collections différentes, avec un public différent, néanmoins très marquées.
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– En termes de communication, pensez-vous que le titre est primordial ? 
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Oui, c’est certain… mais cela va même plus loin, en un sens. Dès lors qu’on a le titre, le livre commence à exister. Cela fait toujours un drôle d’effet quand, après avoir travaillé sur un manuscrit sans titre avec l’auteur, on « voit » enfin un titre émerger parce qu’on se rend compte qu’on prend plaisir à appeler le texte par son titre (au lieu de dire « ton prochain roman », etc.). Il faut parfois du temps pour l’apprivoiser. Et il arrive aussi qu’on s’aperçoive au final que ça ne fonctionne pas, justement parce qu’il ne nous vient pas spontanément à la bouche, même au bout de plusieurs jours… alors on continue d’y réfléchir. Jusqu’à l’évidence.
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A paraître le 24 août.

A paraître le 24 août.

– Une anecdote à nous raconter ?

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Hé bien, parfois, c’est le monde extérieur qui s’immisce dans nos réflexions autour du titre et joue un certain rôle. C’est ce qu’il s’est produit pour le titre du prochain X’prim de Clémentine Beauvais. Elle m’avait proposé très tôt ce titre : Songe à la douceur. Or, en l’entendant pour la première fois, je n’étais pas entièrement convaincu – non que le titre m’ait déplu, mais je n’étais pas certain qu’il « dise » suffisamment le roman. Il faut préciser que ce roman-là est un projet tellement ambitieux, tellement puissant (adaptation en vers libres d’Eugène Onéguine de Pouchkine) qu’on avait un peu l’impression qu’aucun titre ne serait à la hauteur, qu’aucun ne saurait « l’englober ». On a donc laissé la question en suspens, Clémentine a avancé dans le travail du texte… et puis il y a eu les terribles attentats à Paris, en novembre. Et là, l’impératif de la douceur est apparu. On en a parlé dans l’équipe, chez Sarbacane, et d’un coup tout le monde était d’accord : ce titre était beau, et surtout il devenait nécessaire, essentiel. On s’était vraiment mis à l’entendre au double sens baudelairien : à la fois verbe et nom, dans l’Invitation au Voyage. Le roman de Clémentine, à la lumière de ce titre, nous apparaissait donc à la fois comme un songe – un autre monde –, et dans un autre sens, comme une injonction à la douceur, une invitation puissante et même « gonflée » à oser la douceur… oui, c’était bien le roman de Clémentine. Aujourd’hui, je n’imagine aucun autre titre pour ce livre.
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– Peut-on connaître les prochains titres à paraître chez Sarbacane ?
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Chez X’prim :
  • Songe à la douceur, Clémentine Beauvais, le 24 août.
  • Les évadés du bocal, Bruno Lonchamps, le 7 septembre.
  • Les Belles Vies, Benoît Minville, le 5 octobre.
  • Samedi 14 novembre, Vincent Villeminot, le 2 novembre.
Chez Pépix :
  • Super-Vanessa et la crique aux fantômes, Florence Hinckel (ill. Caroline Ayrault), le 24 août.
  • L’ogre à poil(s), Marion Brunet (ill. Joëlle Dreidemy), le 7 septembre.
  • Victor Tombe-Dedans sur L’île au Trésor, Benoît Minville (ill. Terkel Risbjerg), le 5 octobre.
  • Le Journal de Gurty – parée pour l’hiver !, Bertrand Santini, le 2 novembre.
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Entretien avec Brune Bottero, éditrice chez Les Fourmis Rouges. 

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toujours en exclu et à paraître aussi le 20 octobre !

pour nous en exclu et à paraître le 20 octobre, le prochain album de Delphine Jacquot !

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  – A quel moment l’éditeur/l’éditrice intervient-il concernant le titre ? Est-ce lui/elle qui a toujours le dernier mot ?
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En général, l’auteur arrive avec son projet et le titre qu’il lui a choisi. Nous n’y touchons pas au début du travail éditorial, et gardons le titre comme « titre de travail ». Il arrive que le titre de travail convienne et dans ce cas, nous le gardons, tout simplement. C’est au moment de la finalisation du livre que nous nous penchons davantage sur le titre. Lorsqu’on nous entamons la maquette de la couverture, il faut que nous soyons sûrs du titre. Si le titre de travail ne nous convient pas, nous semble trop faible, ou pas à l’image du livre, nous en proposons d’autres. Juridiquement, c’est l’éditeur qui a le dernier mot, mais on fait quand même en sorte d’être toujours en accord avec l’auteur et de ne pas lui imposer un titre qui ne lui plaise pas. On reconnait souvent qu’un titre est bon parce qu’il fait l’unanimité.
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– Vous est-il déjà arrivé de devoir batailler/imposer un titre ? 
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Nous ne sommes jamais allées jusqu’à la vraie bataille… Mais il arrive que nous ne soyons pas d’accord, soit avec l’auteur, soit même entre nous (Valérie, à l’édito, et moi à la com). Certains auteurs sont également très attachés à leur titre de travail, et il est parfois difficile pour eux d’en faire le deuil. Cela dit, nous n’avons jamais eu de conflit avec un auteur au sujet d’un titre. Les petits différents qu’il a pu y avoir ont été très rapidement résolus avec la trouvaille du titre « évident ».
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Premier Matin de Fleur Oury, 2015

– En termes de communication, pensez-vous que le choix du titre est primordial ?

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OUI ! Le titre, tout comme l’image de couverture, sont les premiers outils de communication. Un titre doit être à la fois « commercial » (ou en tout cas pas anti-commercial) et coller au livre. Mais il faut également qu’il s’inscrive bien dans le catalogue d’une maison d’édition. L’album Premier matin, de Fleur Oury, aurait très bien pu s’appeler « La rentrée de petit ours » : un titre commercial et qui colle au sujet du livre. Mais « La rentrée de petit ours », ça ne ressemble pas aux Fourmis Rouges, ni au travail de Fleur Oury… Il fallait quelque chose de poétique et sensible, qui puisse évoquer le premier jour d’école, mais de manière subtile, sans être niais… C’est donc devenu Premier Matin.
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– Une anecdote à nous raconter ?
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Dans une maison d’édition, on se mélange parfois les pinceaux sur nos propres titres… Les prénoms, notamment, nous donnent parfois un peu de fil à retordre, et nous mélangeons allègrement le « Pedro » de Pedro Crocodile et George Alligator au « Pablo » de Pablo et la chaise, deux albums de Delphine Perret. Il y a aussi ceux qu’on a du mal à prononcer comme Didgeridoo, ou ceux qui sont à rallonge et qu’on raccourcit : Les aventures de Peter et Herman (Delphine Jacquot) est devenu chez nous « Les aventures » et La maman de la maman de mon papa (Gaëtan Dorémus), « La maman »…
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en exclusivité pour nous, à paraître le 20 octobre !

Le prochain bijou d’Emmanuelle Houdart en exclusivité pour nous, à paraître le 20 octobre !

– Peut-on connaître les prochains titres à paraître chez Les Fourmis Rouges ?

Alors nous aurons
  • des titres simples : Ma Planète (Emmanuelle Houdart), Bjorn, 6 histoires d’ours (Delphine Perret),
  • des titres jeux de mots : Le petit pou sait et Le petit pou rit (Mathis et Aurore Petit), Réclamez des contes (Delphine Jacquot),
  • des titres de série : Till et les tricheurs et Till joueur de flûte (Philippe Lechermeier et Gaëtan Dorémus),
  • et des titres mystérieusement imprononçables : Hernig & Zébraël (Victor Boissel et Beax).

 

Encore un très grand MERCI à vous toutes et tous ! Qu’elle est belle cette littérature jeunesse ! Vive la rentrée littéraire 2016 et tous ces nouveaux titres, non ?

Prix à l’ombre du grand arbre 2016 : les lauréats

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C’est avec une immense joie que notre arbre fête aujourd’hui son 4ème printemps !

A cette occasion, depuis le 14 mars et grâce à votre forte participation, nous avons le plaisir de vous annoncer les lauréats du Prix 2016 ! 

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9782364747302FS         Pomme, pomme, pomme de Corinne Dreyfus, Thierry Magnier.

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Cinq minutes et des sablés de Stéphane Servant et Irène Bonacina, Didier Jeunesse.

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Mona, les petites marées de Séverine Vidal et Mathieu Bertrand, Les Enfants Rouges.

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Quelqu’un qu’on aime de Séverine Vidal, Sarbacane X’prim.

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De cape et de mots de Flore Vesco, Didier Jeunesse.

Bravo à tous les lauréats et à tous les sélectionnés ! Merci à vous aussi lecteurs et votants,  et rendez-vous l’année prochaine !

Carte postale espagnole

Buenos dias les copinautes !

Quand on est réfugié climatique dans un pays où il fait bon vivre, on part en vacances en France ! J’ai donc attendu de rentrer dans mon nouveau chez moi pour vous écrire !

Et quoi de mieux que les albums jeunesse pour apprendre une langue ? Je me constitue donc une jolie bibliothèque en espagnol !

los clasicos

Los clasicos !

En azul

En azul !

En rosa

En rosa !

Tous ces trésors je les trouve dans une super librairie dans mon quartier. Il s’agit de la librairie Abracadabra llibres per a nens ! On y trouve des livres en espagnol, en catalan, en anglais, en allemand et en français. Sont aussi organisés des rencontres avec les auteurs/illustrateurs, des expositions, des ateliers, des lectures. Leur site web.

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5

 

Un jour peut être je chroniquerai dans cette si belle langue qui chante… En attendant, je continue d’apprendre en lisant !

Vous êtes les bienvenus les copinautes, passez de belles vacances aux quatre coins du monde, et n’oubliez pas : travaillez moins, lisez plus et ….

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Hasta pronto ! Besitos !

Best of mai

Vous connaissez le dicton : en mai, lis ce qu’il te plaît !

Une fois n’est pas coutume, nous nous sommes appliqués

Et le 1er juin, nous partageons avec vous et entrain !

Chez Kik :

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 L’invention d’Hugo Cabret de Brian Selznick , Bayard Jeunesse, 2012.

Une belle découverte. Un coup de coeur. Un conseil de lecture très apprécié.
Un roman en texte et en images. L’invention d’Hugo Cabret de Brian Selznick c’est un peu tout ça en même temps.
À ne pas manquer. Et l’argument « Mais j’ai déjà vu le film », ne tient pas du tout !

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Le bain d’Abel d’Audrey Poussier, école des loisirs, 2014.

Où file donc l’eau du bain quand on ouvre la bonde de la baignoire ? C’est à ce voyage extraordinaire que nous invite le charmant petit Abel à travers une aventure riche de rencontres ! Si vous voulez le suivre, n’hésitez pas à embarquer à bord de cet album tendre, drôle, délicat à souhait !

Chez Pépita :

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Mon tout petit de Germano Zullo et Albertine, La joie de lire,  2015.

Un grand album dans un écrin végétal qui nous parle de l’amour maternel et filial d’une façon si sensible, si délicate, si juste qu’on est tout chamboulé de l’intérieur. Plus qu’un album, un petit bijou de tendresse à s’offrir, à offrir, à lire et relire…

Chez Alice :

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Ronde comme la lune de Mireille Disdero, Seuil, 2015.

Avec des mots simples, une pointe d’humour et des personnages attachants, Mireille Disdero évoque l’âge délicat de l’adolescence au travers de Saskia « ronde comme la lune » et mal dans sa peau.
Un roman en toute sincérité.

Chez Sophie :

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Les super-héros détestent les artichauts de Sébastien Perez et Benjamin Lacombe, Albin Michel jeunesse, 2014.

Vous allez tout savoir sur les super-héros dans ce bel album/documentaire. Une petite merveille graphique d’une grande originalité !

Chez Céline et son tiroir :

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Jean-Loup fait des trucs de Clémentine Mélois, les Fourmis Rouges, 2015.

Coup de coeur dans Le Tiroir à histoires pour ce sacré fainéant de Jean-Loup et pour son peignoir. En Mai, fais ce qu’il te plait… Oyez braves gens, sachez le et faites-le savoir : Jean-Loup fait des trucs ! Qu’est ce qu’on se poile !

Chez Céline et son flaconimg199

Là où naissent les nuages d’Annelise Heurtier, Casterman, 2014.

Avec cette réédition en format poche, (re)plongez-vous durant quelques heures dans un univers à la fois rude et splendide: celui d’une Mongolie à la croisée des mondes, entre traditions et modernité. Vous y découvrirez le périple d’une ado qui, pour se réaliser à son tour, doit s’affranchir des images trop lisses qu’elle s’est forgées de ses parents, quitte à les écorner quelque peu ! Bref, laissez-vous emporter à votre tour là où naissent les nuages… Dépaysement garanti !

Chez Carole :

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Refuges d’Annelise Heurtier, Casterman, 2015.

Un roman à lire d’urgence pour garder les yeux ouverts sur une triste réalité quotidienne et toute proche de nous….

Best-of février

La fin février est arrivée

Le mois le plus court de l’année

Nous avons encore dévoré

Encore l’occasion de partager

Chez Alice enferUn hiver en enfer de Jo Witek. Actes Sud, 2014

Edward a grandi avec une mère distante car très fragile psychologiquement. Lorsqu’à la mort accidentelle de son père, il se retrouve seul avec elle ; commence alors pour lui, un véritable enfer.
Mené sur un rythme haletant, ce thriller nous piège rapidement et nous entraîne au plus profond de la folie et de la paranoïa.

Chez Colette Comment-jai-appris-la-géographie_couverture-1

Comment j’ai appris la géographie, Uri Shulevitz, 2008,  Kaleidoscope

La culture, un mot si grand et si vague qu’on pourrait s’y perdre… ou s’y retrouver vraiment comme le héros de ce livre, démuni et affamé par la guerre, qui va découvrir grâce à un cadeau très particulier de son père que le monde l’attend !

Chez Pépita 9782361932664FS

Le ciel nous appartient , Katherine Rundell,  Les grandes personnes

un roman jeunesse qui vient de remporter le prix Sorcières catégorie roman junior. Un roman qui nous emporte dans une histoire fantasque faite d’amitié et d’amour. Un roman aux très belles pages qui émeuvent, font sourire et presque pleurer.

Chez Bouma petit-loup-rouge-206x300

Le Petit loup rouge, Amélie Fléchais, Ankama – étincelle, 2014

Entre album et bande-dessinée, Amélie Fléchais revisite avec esthétisme, charme et subtilité le très connu conte du Petit Chaperon Rouge. Un coup de cœur indéniable.

Chez Céline img037

Fantoccio de Gilles Barraqué, Grand Format, Ecole des loisirs, 2015

Avec Fantoccio, l’auteur réinvente un récit bien connu des petits et des grands, celui du Pinocchio de Carlo Collodi. Une version passionnée et passionnante qui donne un beau coup de modernité à cette histoire séculaire.

Chez Chlop Mere_meduse_m

Mère Méduse, Kitty Crother, pastel

Un album plein de symboles qui parleront aux adultes mais surtout une histoire touchante, qui charmera les enfants.

Chez Sophie 9782352901341FS

Des vagues, Isabelle Simler, Éditions Courtes et Longues, 2014

Une belle plongée douce et poétique en pleine mer.

Chez Kik blogger-image--475721276

Café 0405, Yi Hyeon, Flammarion, 2011

Un roman qui fait découvrir la litterature pour la jeunesse coréenne. Quand internet perturbe la vie de classe, dans le bon et le mauvais sens du terme.

Chez Carole Deschavannes-Pierre-Belle-gueule-de-bois-206x300

Belle gueule de bois, Pierre Deschavannes, Rouergue, 2014

Un premier roman ado aux griffonnés autobiographiques qui exprime la relation passionnelle entre un fils et son père alcoolique.

Chez Nathalie de Déclickids : sélection des meilleures applis testées et approuvées ( des histoires, des jeux d’exploration, d’éveil ou d’apprentissage, des applications de révision, des documentaires, etc )

Chez Nathan

Nelson Jandy - I'll give you the sun - Le soleil est pour toiLe soleil est pour toi de Jandy Nelson – Gallimard jeunesse

Je l’ai lu en anglais, il sort le 12 Mars en France … Plus que 10 jours à attendre pour découvrir ce roman brillant, ce rayon de vie, cet éclat de beauté.
Pour découvrir l’histoire de Noah et Jude, deux jumeaux fusionnels que la vie va séparer. L’histoire de l’un, gay, dessinateur, passionné d’art, désespérément amoureux. L’histoire de l’autre, un peu plus rebelle, un peu plus fougueuse, passionnée d’art, rongée par la culpabilité. Deux histoires traversées par un drame.
Un roman bouleversant sur l’art, la famille, l’amour, la mort.
La vie, en somme.

Chez Céline et son tiroir

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Caprices ? c’est fini ! de Pierre Delye, Didier jeunesse.
Une princesse capricieuse, un roi démissionnaire, un prétendant plus futé qu’il n’en a l’air, et des péripéties aussi drôle qu’inattendues. Complètement emballée par ce roman espiègle et virevoltant !

Halloween, le retour !

Jusque là tapie dans l’ombre, elle revient…..pour vous hanter, vous faire frissonner et trembler, ou hurler de rire ! Non, il ne s’agit pas de l’heure d’hiver ( quoique..), mais bien de la terrible nuit du 31 octobre….Halloween ! Les sorciers, à l’ombre du grand arbre, vous ont mijoté une sélection pas piquée des chaudrons !

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Dans la marmite de Chlop 

elephantsEléphant de Sara, Thierry Magnier.

Un face à face sans texte entre un jeune éléphant et un loup menaçant. Un album d’une grande force qui suscite bien des réactions de la part des enfants.

N’aies pas peur Teddy, je te protégerai des bêtes sauvages de M.Alexander, EdL.n__aie_pas_peur_teddy

Un petit garçon est perdu en pyjama seul dans la foret. Heureusement, il a son ours en peluche.

Chhht! S. Grindley P. Utton, EdL.

Indémodable et toujours aussi efficace, LE livre pour jouer à se faire peur.

L’ogre qui n’avait peur de rien, Sandrine Beau et Soufie, Les ptits braques.

Et pour finir, un ogre encore mais cette fois la peur n’est pas du coté où on l’attend le plus ! Et chez Pépita aussi.

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La potion d’Alice 

 cornichonGros cornichon d’Edouard Manceau, Seuil jeunesse.

Un livre pour s’amuser à ne plus avoir peur !

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Dans le tiroir secret de Céline

La sorcière dans les airs, de Julia Donaldson et Axel Scheffler, Gallimard. téléchargement (2)

Une histoire de sorcière avec même un dragon terrifiant et un drôle de monstre tout gluant… De quoi bien remplir votre chaudron et frissonner … en rigolant. On se régale de retrouver cette nouvelle histoire signée par les « parents » du Gruffalo.

J’aime mes cauchemars, Séverine Vidal et Amélie Graux,
Gallimard Giboulée.

95547402Des monstres, des créatures terrifiantes et des cauchemars : en veux-tu, en voilà ! Séverine Vidal en a plein son placard, et la petite fille de son histoire n’est pas décidée à le dire aurevoir. Une histoire intelligente et pleine d’humour sur les bienfaits de la peur !

Bouma aime aussi les siens !

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Dans le grimoire de Pépita

L’étrangleur du 15 août et l’étrangleur est de retour de Sandrine Beau Oskar jeunesse coll. Court-métrage. 9791021402454FS

Quand un étrangleur sévit et qu’on a été témoin de ce qu’il ne fallait pas…Au secours !

Toute seule dans la nuit de Sandrine Beau, Alice jeunesse.

9782874262050FSQuand un cambrioleur pénètre dans la maison et qu’une petite fille doit faire preuve de sang-froid…Vous allez trembler !

Un hiver en enfer de Jo Witek, Actes sud junior. 10593089_663192343770916_7779609284927192813_n

Un thriller psychologique où la peur domine entre une mère et son fils.

Mon monstre de Marie Sellier, éditions Courtes et longues.

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Quand le monstre n’est pas celui qu’on croit…Un album hommage à l’imaginaire des enfants.

L’ogre au pull vert moutarde de Marion Brunet, Sarbacane Pépix. 9782848656830FS

Un ogre comme gardien de l’orphelinat ? ça va pas bien non ? mais est pris qui croyait prendre !

Et la lecture commune !

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La gueule du loup de Marion Brunet, Sarbacane.

Un monstre humain à la poursuite de deux jeunes filles à Madagascar…Un roman glaçant. Nathan tremble aussi !

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Chez Kik, l’arracheuse de dents..GRRR !!!

Une dentiste qui fait froid dans le dos, des bonbons à ne plus pouvoir en avaler un seul… Cette histoire est parfaite pour Halloween. 10611091_1564355373787474_1191771264_n

Diabolique Dentiste de David Walliams, Albin Michel Jeunesse.
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Dans le chaudron de Bouma
Du bruit sous le lit de Mathis, Thierry Magnier.
du-bruit-sous-le-lit-216x300Sous notre lit il y a un vide. Souvent on en a peur. Souvent on s’imagine le pire. Un cauchemar ? Un monstre ?
Mathis, avec son humour habituel, arrive à rendre cocasse une des plus grandes peurs enfantines.
Une histoire sombre… très sombre de Ruth Brown, Gallimard.
Classique parmi les classiques, Ruth Brown délivre un album dont le suspens n’a d’égal que l’obscurité….
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Le Cauchemar d’Elsa Oriol, Kaléidoscope.
Vous cherchez une sorcière pour vous faire peur ? Vous l’avez trouvée. Avec son grand couteau et ses yeux effrayants, le cauchemar devient réalité.
Le petit pêcheur et le squelette de Chen Jiang Hong, EdL.
Dans une ambiance asiatique envoûtante, découvrez la rencontre de ce jeune pêcheur et d’un squelette animé, tout droit sorti des eaux les plus cauchemardesques…    petit-pecheur-et-le-squelette
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Dans le placard des Lutines :
Les monstros : les sentiments de Moira Butterfield
Quel délice d’apprivoiser sa peur avec de petits monstres en carton colorés qui surgissent d’un petit album !
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Dans la fiole de Céline
Les chroniques de Harris Burdick de Chris Van Allsburg, EdL.
Un recueil de quatorze textes d’auteurs inspirés des célèbres planches d’un certain Harris Burdick publiées par Chris Van Allsburg en 1984. Quatorze histoires qui vous feront frisonner et plus si affinités ! Mise en page 1