Lecture commune : Je suis ton soleil de Marie Pavlenko

Quand on lit la 4ème de couverture de Je suis ton soleil de Marie Pavlenko, on ne comprend pas immédiatement le rapport avec le titre, ni son succès. Et pourtant, les premières pages tournées, on est complétement séduit par cette fiction divertissante qui nous émeut du rire aux larmes.

De quoi nous questionner et organiser une Lecture commune entre copinautes

A l’ombre du grand arbre.

Alice : Je suis ton soleil ….. un titre plein de promesses pour une lecture estivale, non ? 

Pépita : Oui complètement ! Pas de meilleur moment pour le lire il semblerait mais en plein hiver, ça doit être pas mal non plus ! Je me suis dit d’emblée : le soleil de qui ?

Colette : Alors moi qui aime tant la poésie, ce titre m’a tout de suite évoqué le vers d’Eluard, poète de l’amour par excellence : « Tu es le grand soleil qui me monte à la tête quand je suis sûr de moi »… 

Bouma  : Un titre mystérieux et lumineux à mon sens, je m’attendais à une lecture rafraîchissante et légère.

Solectrice : Oh, oui, quel titre ! Il me fait penser au chant des oiseaux, aux murmures amoureux. Il réveille aussi en moi l’écho d’une voix chère. Alors, bien sûr, j’étais déjà tentée d’ouvrir le livre pour découvrir qui prononçait ces mots.

Alice : Oui, un titre qui demande a être élucidé, d’autant que la couverture est quand même parsemée de plein de coquillettes !!! De quoi se poser des questions … On se lance dans un petit résumé pour essayer d’en savoir plus ? 

Pépita : Déborah entre en terminale cette année. Elle n’a pas si hâte d’ailleurs mais bon, quand faut y aller, faut y aller ! Elle retrouve sa meilleure amie, un drôle de garçon qui donne vraiment pas envie de s’y frotter, et tiens un nouveau ! Ce qui l’inquiète surtout, c’est le comportement énigmatique de sa mère depuis peu, et ce qui l’énerve le plus c’est de devoir gérer ce sac à puces de chien qu’elle ne supporte pas. Ce qu’elle ne sait pas encore, c’est que cette année va être plus que surprenante.

Solectrice : C’est un roman qui semble se résumer facilement : une lycéenne se rend compte que ses parents s’éloignent. Elle remet sa vie et ses amitiés en question. Mais grâce à de nouveaux amis, ses journées s’illuminent et elle parvient à aider ceux qu’elle aime.
Cette intrigue peut sembler un peu mièvre, si on tait l’autodérision de la narratrice, le « chien de la honte » et les moments de complicité décrits avec tant de sincérité qu’ils nous font fondre.
Quant aux coquillettes de la couverture, qui m’intriguaient bien aussi, ce n’est pourtant pas un grand mystère !

Alice : A première vue, vous en conviendrez rien de très marquant ( histoire d’amitié, familiale, ..) et pourtant….Peut-être que pour comprendre la pépite qui se cache sous cette couverture très neutre et ce résumé un peu vague, nous pouvons faire plus ample connaissance avec Déborah ?
Je ne sais pas pourquoi, j’ai envie de la qualifier d’anti-héroïne ou d’héroïne imparfaite, cela vous conviendrait-il ?

Pépita : Exactement, elle donne l’impression d’être la fille lambda mais très vite, on perçoit chez elle autre chose….sa vision du quotidien mélangé à de l’autodérision et pointes d’humour, on s’attache de suite à cette fille et on se laisse prendre par la main.

Colette : Oui Déborah c’est une adolescente « normale » à première vue mais qui porte des bottes en plastique au faciès de grenouille à sa rentrée en terminale tout de même, ce qui d’entrée de jeu nous indique qu’en Déborah couve un joli petit feu de fantaisie.

Bouma : La perfection n’est-elle pas synonyme d’ennui ? Pour moi tous les héros de roman sont imparfaits sinon il n’y aurait rien à raconter. Sinon, en ce qui concerne le personnage de Déborah, j’ai trouvé qu’elle était à la fois très ancrée dans son époque mais avec ce décalage propre à l’humour et à l’impertinence. On s’attache très vite à elle et on a envie de découvrir ce que recèle sa vie.

Solectrice : « Anti-héroïne », c’est exactement le qualificatif qui m’est venu après quelques pages, un peu agacée par cette tendance aux personnages féminins qui n’acceptent pas leur physique, se plaignent de leur problèmes de cœur et se trouvent malmenées par le destin. Puis on s’attache, on comprend la gêne de Déborah à porter des bottes vertes à 17 ans, à traîner ce misérable chien, qu’elle fustige tant. On comprend son malaise à accompagner une amie qui ne l’écoute pas et ne voit que son petit plaisir. On comprend sa tristesse face à des parents qui ne s’aiment plus. Et on reprend confiance quand elle forme un trio avec deux surprenants camarades, qui deviennent de précieux amis.

Alice : Oui c’est un peu ça, cette imperfection permanente, qui nous rend chaque protagoniste très proche et très réel. Hormis Déborah, qui aimeriez vous présenter comme autre personnage ? Lequel vous a marqué spécifiquement et pourquoi ? 

Colette :  J’ai été particulièrement touchée par la mère de Déborah pour de multiples et intimes raisons. L’histoire de Déborah est étroitement liée à celle de sa mère, elle est le mystère qu’il faut comprendre, elle est l’intrigue, elle est l’énigme. Elle est la clé. Que seul le soleil peut faire briller.

Pépita : Oui moi aussi la mère de Déborah m’a profondément touchée et démontre à quel point on peut se révéler à tout âge, qu’il faut oser aller au fond de soi, au prix de grandes souffrances, pour affronter et exprimer ses vrais désirs. J’ai trouvé leur relation pleine de respect. Et puis cette façon d’introduire de l’art, partant de la vie, j’ai trouvé cela particulièrement beau. Les deux garçons aussi m’ont touchées, par leur présence, leur humour, même si leur mode de vie, je l’ai trouvé pas très crédible. Mais bon la fiction sert aussi à ça ! Le père aussi, je l’ai trouvé juste : il aurait pu quitter le navire définitivement mais non, lui aussi il fait un choix douloureux mais c’est son choix et il est là quand il faut. Ce que j’ai aimé dans ce roman, c’est ça : on est toujours le soleil de quelqu’un.

Solectrice : Difficile de choisir un personnage en particulier tant ils semblent s’imbriquer, rayonner les uns sur les autres. C’est donc plus les échanges, les moments entre les personnages qui m’ont plu que des caractères en particulier.

Bouma : Moi j’avoue que ce sont les amis de Déborah qui me restent en mémoire. Les nouveaux bien sûr qui l’aident à rester la tête hors de l’eau mais également sa meilleure amie/ennemie si proche et en même temps avec des centres d’intérêt différents. J’ai trouvé leur relation très crédible car elle montre que la sortie de l’enfance peut parfois laisser les amitiés sur le carreau malgré toute l’envie que l’on peut avoir de s’y accrocher.

Alice : C’est exactement ça Pépita : on a tous une place dans ce monde ! Qui que l’on soit, qu’elles que soient nos faiblesses, soyons sûr d’une chose, nous avons tous à apprendre des autres et à les accepter tels qu’ils sont. Cette humilité et cette empathie nous font sûrement grandir ! Soyons sûr d’autre chose, il y a du « beau » en chacun d’entre nous !
J’ai aussi pensé que ce livre était une belle histoire de respect. Est ce un mot qui vous conviendrait à vous aussi ?

Solectrice : Une histoire de respect, mais surtout de tendresse. Entre amis, entre une fille et sa mère, entre une adolescente… et son chien.

Colette : Je ne parlerai pas de respect, parce que ce mot a été mille fois galvaudé par la sainte église laïque de l’éducation morale et civique ! A ce mot là je préfère le mot « amour ». Pour moi ce roman est un roman qui tisse les liens des amours qui nous lient à nos animaux, à nos anciens amis, à nos nouveaux amis, à notre père, à notre mère, à nos professeurs ! Quels professeurs au passage ! La prof de philo de Déborah, elle est absolument géniale tout de même ! Quelle attention portée à ses élèves, quelle ambition pour eux, quel dévouement… quel AMOUR !!!!

Alice : C’est vrai que la relation fille-mère est très importante dans ce livre. Finalement presque plus capitale que les relations entre les ados – ou bien elle nous touche à nous qui sommes des adultes ! Il y a entre elles une sorte de compréhension dans le silence. Voulez-vous creuser cet aspect du roman ?

Pépita : Respect car elles sont délicates entre elles, pas de jugement non plus, pas de rancoeur ( alors que Déborah pourrait entrer dans ce trip-là je trouve) , elles respectent chacune l’espace vital de l’autre, sans effraction et se parlent avec infiniment de tact. Sans le savoir, l’une ses découpages mystérieux l’autre ses cadavres exquis , elles se rejoignent, ce qui va devenir une forme sublimée de l’art. C’est un aspect du roman qui m’a vraiment bouleversée. Et j’ai trouvé que cette révélation de la mère à son ex-mari, à sa fille et ses amis est faite avec beaucoup de simplicité, de résonance et d’humilité.

Solectrice : La relation entre la mère et la fille est étrange : je n’ai d’abord pas compris pourquoi Déborah n’arrivait pas à entrer en contact avec sa mère, à l’interroger sur ce qui la préoccupait, à lui confier ses peines aussi. J’ai partagé la souffrance de Déborah quand sa mère, aspirée par la dépression, la trahit ou l’abandonne. Puis j’ai aimé qu’elles s’écrivent, qu’elles se rapprochent, qu’elles se soutiennent.

Colette : Je comprends parfaitement que Déborah ne puisse pas parler à sa mère, se préoccuper de sa mère à 17 ans c’est inverser les rôles, c’est prendre une responsabilité qui n’est pas la sienne, c’est accepter… de laisser irrémédiablement son enfance derrière soi et j’avoue que c’est un moment qui -quelle que soit l’époque de notre vie où cela arrive – est assez insupportable. Alors oui, c’est dur de franchir le pas, et je trouve que ce roman montre bien que c’est une étape, que cela ne peut pas se faire un jour, qu’il faut du temps et … des drames. Et puis chacun de nous se doute que lorsque l’un de nos proches ne va pas bien, c’est qu’il y a un secret qui se cache dessous la douleur, le silence, la peine. Est-on prêt à 17 ans à affronter les secrets, les douleurs,les silences, les peines de nos parents ? Il faut être sacrément courageux tout de même !

Bouma : Effectivement, cette relation mère / fille prend une part importante dans le récit et comme Colette, et pour répondre à Pépita, je pense que nous nous y retrouvons autant dans la place du parent que de celle de l’enfant à notre âge. On comprend alors plus facilement leur relation « muette » qui n’est pas exempte d’attention ou de tendresse.

Alice : Rappelons-le, le père a quitté le domicile conjugal. Il semble bien loin de ce duo mère-fille… ou pas … Sa place, son rôle, son choix … sont autant d’éléments déclencheurs, qu’en pensez-vous ?

Colette : En effet le père de Déborah a un rôle très important, il incarne un équilibre, c’est à cause de lui que tout bascule mais en même temps il sait être là, présent et solide quand les femmes de sa vie en ont besoin, pour s’effacer quand elles se reconstruisent sans lui. Et puis les coquillettes… c’est lui !

Pépita : Oui ce père il assume je trouve, il est responsable aussi. Malgré le fait qu’il provoque la situation il ne se défile pas, j’ai beaucoup aimé le passage où il découvre une autre facette de son ex.

Solectrice : C’est un personnage ambivalent, que l’on est tenté de détester au début mais que l’on découvre plutôt fiable et aimant ensuite. Je trouve intéressant de le découvrir sous un autre jour et de voir que les tensions peuvent s’apaiser quand Deborah se rend compte qu’il prend soin d’elle et de sa mère finalement.

Alice :  Et le chien, il a toute sa place le chien ! Sans lui, pas de promenades, pas de câlins réconfortants, … Il ne vous inspire pas le chien ?

Pépita : Tu as tout à fait raison de le souligner : le chien a toute son importance. Sa présence et les obligations qu’il induit obligent Déborah à rester dans le réel, à se sentir responsable d’un être vivant et elle perçoit combien ce n’est pas facile tous les jours. C’est une sorte d’effet miroir des failles de ses propres parents. Et puis ces passages sont si drôles ! Le lecteur en a besoin car mine de rien, cette histoire n’est pas si gaie.

Solectrice : Ah, le chien ! Dès les premières pages, j’ai aimé les respirations qu’il apportait dans l’histoire, toute fétide que soit son haleine. J’ai aimé le fil conducteur de ce personnage qui reprend du poil de la bête au fur et à mesure de l’histoire, tout rêche que soit son pelage. J’ai aimé aussi le réconfort qu’il apporte et le lien qu’il établit entre les personnages, tout envahissant qu’il soit.

Colette : Alors je suis désolée, je n’ai pas été particulièrement sensible au personnage canin de ce livre. Il est vrai qu’il introduit une note d’humour dans des moments de tension mais je lui ai préféré Gertrude.

Bouma : Alors ça doit être mon côté « je n’aime pas les animaux, ils me font peur » mais j’avoue ne pas avoir succombé au personnage canin. Je dirais même plus que je l’avais oublié avant que vous en parliez.

Alice : On a déjà évoqué le découpage, et maintenant Pépita parle des cadavres exquis, ne parlerait-on pas alors simplement d’art-thérapie en ce qui concerne nos personnages ? De construction ? De re-construction ? D’apaisement ? De moyens de communication ? D’aide à la transformation ?

Bouma : Le roman parle de tout ça effectivement, et je pense qu’on peut inclure l’écriture dans cette forme de reconstruction et de thérapie. Un peu comme si on bouclait la boucle.

Solectrice :  J’ai une préférence pour le mot « construction » car Déborah et ses amis n’ont pas conscience du bien qu’ils font à sa mère : c’est un jeu, une exploration et une œuvre collective au final. Comme elle est belle, en tous cas, cette construction !

Pépita : Oui un retour aux sources pour la maman et pour Déborah un jeu intellectuel entre copains. Le plus beau c’est qu’ils se rejoignent. Dans une forme d’art originale et résiliente pleine de reconnaissance naturelle.

Colette :  L’écriture, la poésie, les collages permettent de se révéler à soi, aux autres, à nos proches, il y a une sorte d’ode à la création dans ce roman, toute en simplicité, sans prétention, j’ai vraiment apprécié que cela se glisse dans la narration comme une évidence. J’espère que les jeunes qui liront ce livre-là s’essaieront aux cadavres exquis ! Moi cela m’a rappelé plein de souvenirs de lycée.

Il y a de nombreux autres sujets passionnants abordés dans le livre dont on a déjà parlé pour d’autres lectures coup de cœur, notamment le poids des secrets de famille. Ici le thème de l’avortement est vécu à travers le prisme tragique du traumatisme vécu par la mère de Déborah et en même temps complètement dédramatisé avec l’expérience d’Eloïse, si tendrement accompagnée dans cette épreuve. J’ai trouvé ces histoires qui se font écho de génération en génération, sans pour autant, se répéter vraiment bouleversantes. Et en même temps comme tu le soulignes Céline le style vivant, énergique, drôle nous entraîne au delà toujours des pires tourments. Il y a du jeu permanent dans cette écriture comme en témoignent notamment les titres des chapitres qui se jouent des citations, titres, poèmes et chansons.

Et puis quand même je suis ton soleil c’est aussi une histoire d’amour qui se construit sous nos yeux…

Alice : On a pas mal creusé le fond – à moins que vous ne souhaitiez rajouter quelque chose- mais il y a un autre élément qui m’a paru tout autant essentiel dans ce roman, c’est l’ écriture, le ton donné au texte, quelque chose qui participe au plaisir de la lecture, qui rend le contenu flamboyant alors que qu’il aurait pu être plombant.
Cela vous a-t-il autant emballé autant que moi ? Qu’en diriez-vous de plus ? 

Bouma : Moi j’ai adoré les titres de chapitres. A chaque fois je me disais « mais ça vient d’où cette référence ??? » Et en règle générale je la trouvais trois chapitres plus loin  En tous cas, j’ai apprécié que Marie Pavlenko détaille en fin de livre ces références, ça permet d’enrichir sa culture à défaut de rappeler des souvenirs de lecture et de musique.

Pépita : Oui vous avez raison : ce livre réchauffe ! Il parle de la vie, de l’amour et ce à tous les âges. Le ton est jubilatoire !

Solectrice : Oh, oui, c’est décidément le ton complice et désabusé, et plus encore, toutes ces références (listées à la fin), clins d’œil aux lectures et à l’univers de l’adolescente qui m’ont séduite dans ce lumineux roman !

Alice : Une héroïne plutôt sympathique, un roman qui sous un ton agréable et plein d’humour est parsemé de petits drames du quotidien mais aussi de beaux rendez-vous sentimentaux …. Un dernier petit qualificatif pour clôturer cette lecture commune ?

Bouma : A lire Absolument (et recommandé par Yves Grevet dans Je Bouquine  )

Pépita : Du bonheur en barres qui réchauffe le cœur !

Solectrice  : Vivifiant ! A lire par tous les temps, même si vous ne mangez pas de coquillettes…

Colette : en parlant de coquillettes, franchement, je n’ai pas compris pourquoi on insistait autant sur ce plat-là, pour moi le plat fétiche de Déborah ce sont les PIZZAS !!!!

Alors comme qualificatif, je dirai « tourbillonnant » !

Solectrice : Je suis bien d’accord Colette, mon attente (de lectrice bêtement apatée par la couverture) a été déçue sur ce point  Je m’attendais vraiment à une révélation de plus grande envergure sur les coquillettes !

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Si vous aussi, vous voulez percer le mystère des coquillettes, des pizzas, des bottes en plastiques, de Mygale-man, du chien Isidore, des post-it sur le miroir de l’entrée, d’un mystérieux numéro de téléphone … Laissez-vous illuminer par Je suis ton soleil de Marie Pavlenko !

Nos chroniques :

-Alice sur son blog Alireauxpaysdesmerveilles

-Pépita sur son blog MéLi-MéLo de livres

Chers papis et mamies

Qu’ils nous gâtent à l’heure du goûter, nous tricotent d’incroyables chandails, nous emmènent faire un brin de causette dans les allées du jardin, nous comblent de câlins ou nous envoûtent par leurs histoires d’un autre temps, on leur garde souvent une place importante dans nos cœurs. Pas surprenant que ces chers papis et mamies peuplent aussi les albums et les romans à côté des enfants ou des adolescents.

Voici quelques trésors de papis et mamies que nous avons dénichés dans nos blogs…

Ceux qui nous parlent de moments complices entre grands-parents et petits-enfants :

 

L’attrape lune de Séverine Vidal et Barroux. Mango jeunesse, 2016

Une merveilleuse relation complice, affective et féerique entre un petit bonhomme et son grand-père qui le gave d’histoires toutes plus invraisemblables les unes que les autres.
C’est beau la vie ! Le temps qui passe !

L’article d’Alice.

 

Grand-Pa d’Edward van de Vendel et Ingrid Godon. 

Il est des albums d’une infinie tendresse qui disent ces liens précieux qui se tissent entre nos grands-parents et nous… Grand-Pa est de ceux-là

L’article de Colette.

 

Papy de Jean Leroy et Matthieu Maudet. L’école des loisirs, 2013

Best-seller familial que ce petit cartonné carré où un Papy râleur essaie de résoudre le conflit entre ses petits-enfants. Des couleurs vives et un humour décapant à partager avec la famille.

L’article de Bouma et celui de Sophie.

 

Mon grand-père de Christine Schneider et Gilles Rapaport. Seuil jeunesse.

Un album très touchant et très bien vu sur la relation d’un petit-fils à son grand-père.

L’article de Pépita et celui de Bouma.

 

153 jours en hiver de Xavier-Laurent Petit. Flammarion.

Pas facile de vivre chez son grand-père quand on le connaît à peine et qu’il parle si peu, a fortiori en Mongolie. Dans une situation extrême, une tendre relation va naître entre la fille et son grand-père.

L’article des Lutines.

 

Quelqu’un qu’on aime de Séverine Vidal. Sarbacane, 2015

Un road-trip mené par un grand-père souffrant d’Alzheimer, son petit fils qui découvre son enfant et ceux qui croiseront leur route. C’est un roman touchant où des destins se croisent le temps de tourner une page et d’avancer.

L’article de Sophie, celui de Pépita et celui d’Alice.

 

Une sacrée mamie de Yoshichi Shimada et Saburo Ishikawa. Delcourt.

Dans ce manga, on découvre une incroyable grand-mère qui est contrainte d’accueillir son petit-fils. Malgré la vie difficile de cette petite famille, l’austérité de l’aïeule et le désarroi de l’enfant vont laisser place à une belle complicité.

L’article des Lutines.

 

Dans la maison de ma grand-mère d’Alice Melvin. Albin Michel jeunesse.

La visite de la petite fille à la grand-mère est l’occasion pour le lecteur de découvrir la maison au charme si désuet. Chaque page raconte son histoire. On est là dans la transmission.

L’article de Pépita.

 

Barracuda for ever de Pascal Ruter. Didier Jeunesse.

Une belle aventure à vivre avec un grand-père loufoque, imprévisible et si attachant.

L’article d’Alice, celui de Bouma et celui de Pépita

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Et ceux qui abordent la fin de vie ou le souvenir des grands-parents :

 

Allô papi ? Ici la terre de Cécile Alix. Magnard, 2016

La mort de papi laisse Youn dans un état de tristesse et de mélancolie sans pareille. Il décide alors de lui écrire des lettres en espérant un signe de son grand-père ! Les réponses ne viennent pas mais le chagrin se fait moins grand …
Une jolie histoire, juste et touchante.

L’ article d’Alice.

 

L’histoire en vert de mon grand père de Lane Smith. Gallimard jeunesse, 2012

Un parfum de nostalgie souffle sur cet album où le jeune héros retrace la vie de son aïeul à travers des sculptures sur arbres. Le tallent de Lane Smith fait mouche une fois de plus et livre un album doux et tendre sur le souvenir.

Lire l’article de Bouma.

 

Appuyez sur étoile de Sabrina Bensalah. Sarbacane, 2017

Parce que chaque jour est fait de peine mais aussi de joie, la vie d’Avril c’est la vie comme elle va ; avec ses douleurs et ses bonheurs, ses émotions et ses déséquilibres, ses preuves d’amour et ses désillusions, ses rêves et son inévitable fatalité. Elle a juste un rêve : accompagner mémé dans ses derniers jours vers le plus beau des ciels étoilés ..

A lire au Pays des Merveilles.

 

Le jardin des ours de Fanny Ducassé. Thierry Magnier, 2015

Un bel album aux illustrations liberty sur les souvenirs que laisse un papi et un pépé à un ours qui repasse dans leur jardin. Une histoire tout en simplicité qui montre l’importance des souvenirs qui font grandir.

L’article de Sophie, celui de Céline du Flacon,  celui de Pépita

 

Papy de neige de Frank Andriat & Sarah Parmentier, Renaissance du livre.

Quand les grands-parents s’en vont, ça laisse un grand vide… A travers cette histoire illustrée tout en douceur ouatée, on suit le cheminement de pensée de l’enfant qui revit, avec le soutien de ses parents, cet événement douloureux qu’il a bien des peines à comprendre, à admettre…

L’article de Céline du Flacon.

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Vous ne voulez plus les quitter ?

Voici une sélection de l’Atelier de cœurs sur les grands-mères.

Vous y trouverez par exemple :

Ma grand-mère m’a mordu d’Audren. L’école des loisirs, 2013.

Un petit roman où un petit garçon se fait mordre par son aïeule car il zappé « Des chiffres et des lettres ». Cependant, personne ne veut le croire.

 


P’tit biscuit de Cécile Hudrisier. Didier Jeunesse, 2012.

Un conte détourné de l’album  » Le petit bonhomme de pain d’épice  » où une mamie se prépare un joli petit goûter. Mais à quatre heures, tous les estomacs se réveillent même ceux qu’on n’attend pas.

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Henri est en retard d’Adrien Albert. L’école des loisirs.

Dans cet album pétillant d’Adrien Albert, heureusement que Papi est là quand papa et maman sont mis hors-circuit par un rhume. Sur sa moto qui pétarade, c’est lui qui va sauver la mise à Henri et l’entrainer dans une aventure fabuleuse, quoique ponctuée de petits écarts, car Papi a une vie personnelle assez riche, lui aussi ! Une aventure délicieuse au côté d’un aïeul qui a plus d’un tour dans son sac.

A lire dans le Tiroir à histoires

Notre camping-car ! de Magali Arnal. L’école des loisirs. 2015

Encore un papi au commande d’un engin exceptionnel : un camping-car, cette fois, véritable maison roulante. Et c’est parti pour un week end en vadrouille à la mer. Une belle aventure, tendre et malicieuse, en tête à tête avec un grand-père drôlement chouette.

A lire dans le Tiroir à histoires

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Et pour prendre de la hauteur en suivant un papy peu ordinaire, Colette vous propose en bonus de (re)découvrir le dessin animé Là-haut de Pete Docter et Bob Peterson (2009). Avec son avis sur le film par ici.

 

La littérature jeunesse dans la petite lucarne

S’il y a bien une chose dont on est convaincues, à l’ombre du grand arbre, c’est qu’il n’y a rien de tel que de partager un moment de lecture avec son enfant. C’est avant tout un grand moment de plaisir partagé mais aussi un soutien de poids pour tous les apprentissages (on ne va pas vous faire la liste de tout le bénéfice de la lecture dans le développement de l’enfant, on parie que vous êtes déjà convaincus de cela).

Évidemment, en ce qui concerne les écrans, on est plus mitigées.  Nous connaissons les problèmes de concentration, de sommeil ou autre, liés à une fréquentation excessive des écrans, notamment chez les plus jeunes.

Alors, faudrait-il brûler les télés? Sans doute pas, mais en limiter l’accès et, au passage, privilégier le meilleur de la production. De nombreux dessins-animés ou films d’animation de grande qualité sortent chaque année.
Aujourd’hui, nous avons choisi de vous présenter ceux qui sont issus d’une œuvre littéraire.

De quoi occuper agréablement les dimanches d’hiver.

Les albums filmés de l’école des loisirs. Présentés ici par Pépita et  ici par l’atelier de cœur.

Une bien belle idée et fort réussie dans la réalisation que de filmer les incontournables albums de l’école des loisirs, comme si on racontait l’histoire en tournant les pages.

Ernest et Célestine, version grand écran d’abord, avec la très belle adaptation de Daniel Pennac, présentés ici par Pépita

Mais aussi l’adaptation plus récente pour le petit écran, visible dans l’émission Les Zouzous. Cette série est bien plus proche des albums de Gabrielle Vincent, on y retrouve l’ambiance si chaleureuse des livres et la très grande affection qui lie ce grand ours à cette petite souris.

Sur les Zouzous toujours, une série vraiment réussie et étonnante, Yetili, dans la quelle un yéti raconte à deux petites souris des albums jeunesses. Classiques ou perles rares, les livres sont toujours bien choisis et les réactions et commentaires des souriceaux sont toujours bien vus.

Un peu dans le même esprit, La cabane à histoire met en scène des enfants qui lisent, là encore des albums que l’on peut ensuite retrouver en librairie.

Enfin, indémodable mais qui a toujours autant de succès, les histoires du père castor semblent traverser les temps sans prendre une ride.

Nous savons aussi que la série de petits romans Chien pourri sera bientôt adaptée pour le petit écran, de même que les albums Émile, nous sommes impatientes de les découvrir à la télévision.
Et vous, quels sont vos dessins animés préférés, issus de la littérature jeunesse?

 

 

T’aurais pas un livre sur…

La littérature jeunesse est riche et diversifiée et possède l’atout de pouvoir aborder tous les thèmes possibles et inimaginables.

Nous avons souhaité partager avec vous de manière différente samedi dernier sur Facebook. Nous sommes partis d’un thème commun : Grandir et nous avons partagé des suggestions de lecture tout le long de la journée. Cette formule vous permet aussi d’interagir avec nous en nous proposant aussi vos suggestions .

Plus on est d’arbres, plus la forêt est dense !

A cette occasion, les hastags #t’auraispasunlivresur et #nomduthémealodga ont été créé (#grandiralodga pour samedi dernier)

Pour agrandir le partage, vous pouvez donc :

-nous mettre votre livre en commentaire

-nous identifier @alombredugrandarbre

-utiliser les hastags

Je vous invite donc à découvrir les livres mentionnés sur le thème Grandir.

Voici quelques images des livres proposés…

Nous souhaitons renouveler cette chronique prochainement mais en vous laissant les rennes et vous laisser choisir le thème.

Faites vos propositions en commentaire !

 

Sinon, A l’ombre du grand arbre est désormais sur Twitter !

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Coups de cœur de rentrée

La rentrée ne nous a pas empêchées de lire, bien au contraire !

Une façon de s’évader de ses contraintes.

Voici ce que nous avons aimé le mois dernier.

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Aurélie d’Atelier de cœurs a été touchée par Papa Barque, une poésie sur la famille monoparentale.

Papa Barque de Magali Turquin et Yan Thomas- Editions du Jasmin

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Alice a prolongé un peu l’ambiance des vacances en semant quelques

Graines de sable

Graines de sable de Sibylle Delacroix. Editions Bayard

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Chloé, de Littérature enfantine, a aimé chanter Frère Jacques avec les enfants

Frère Jacques, Christophe Alline, Didier jeunesse

Pépita aurait bien eu un coup de cœur par jour ce mois-ci mais je choisis un roman intimiste sur la transmission, une histoire comme des inconnus autour de nous auraient bien pu vivre en se disant « L’aube sera grandiose ».

L’aube sera grandiose, Anne-Laure Bondoux, Gallimard jeunesse

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Bouma retiendra un album plus ancien, qui prouve l’importance s’être soi, le besoin d’identité et de différence, avec sagesse et concision.

La Lumière allumée

La lumière allumée de R. Marnier et A. Maurel Frimousse, 2015

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Sophie est tombée sous le charme de ce bel album sur l’absence d’un papa.

« Quand papa n’est pas là » de Joris Chamblain et Lucile Thibaudier chez La Palissade

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Maintenant que la rentée est passée, peut-être aurez vous, comme nous, le besoin de plonger dans une lecture vivifiante.

Espérons que vous saurez trouver le temps pour cet espace crucial.