LE livre d’où je viens-Pépita

A l’Ombre du grand arbre cet été, on va vous révéler un petit bout de nous, un petit peu de cette sève qui chacun(e) nous anime, un petit de peu de ce feuillage qui nous réunit.

Un brin nostalgique mais tout à fait réjouissant, chacun notre tour, nous allons vous dévoiler le livre qui a changé notre vie ou qui du moins, nous a beaucoup marqué, voire qui nous a donné envie de créer un blog.

Alors, revenez par ici chaque semaine de cet été, et laissez vous nous raconter  :

« Le livre d’où je viens »

oooOOOooo
.

Je suis tombée dans la lecture comme Obélix dans sa marmite…

Du moins est-ce le souvenir encore très vivant que j’ai de mon année de CP, il y a plus de 40 ans tout de même.

LE livre d’où je viens est sans conteste mon livre d’apprentissage de la lecture, que j’ai bien du mal à retrouver…

Méthode créee entre autre par Eugénie Mourlevat, cousine du père de Jean-Claude Mourlevat (auteur de littérature jeunesse), institutrice à Clermont-Ferrand.

Mes recherches m’ont menée vers ces deux méthodes qui existaient déjà dans les années 1970, mais aucune ne m’a réellement rendu ce flash que j’ai toujours…

Merci aux Editions Nathan pour cet envoi.

Merci aux Editions Nathan pour cet envoi.

Imaginez une salle de classe rurale avec des pupitres où on écrivait à l’encrier. Tous les jours, séance d’écriture et de lecture. A tour de rôle, chaque élève doit s’exercer à « lire » la leçon.

Lors de l’une d’elles, j’ai eu la révélation de ma vie…

Sur une double page, il y avait une maison avec 26 fenêtres correspondant aux 26 lettres de l’alphabet. Je la vois encore…C’était une méthode syllabique puisqu’on a commencé par les voyelles, puis les consonnes, puis les diphtongues.

Je me suis évadée de cet ânonnement sans fin, et là, j’ai compris : d’un coup, toc, ça m’est tombé dessus, ces lettres, j’arrivais à les assembler et elles avaient un sens. J’ai tourné les pages en pleine leçon et je saisissais ! Le monde m’appartenait. J’ai su, là, que je ne serais plus jamais seule. Comme j’étais au premier rang, l’institutrice l’a vu : elle a eu l’intelligence de me faire lire la page suivante…

Je savais lire !

Ça ne m’a jamais quitté. Les livres ont toujours été mon refuge. Lorsque je ferme les yeux, je revois cette scène très nettement et elle me touche toujours autant. Bien entendu, j’ai mis du temps à formaliser ce moment-là. J’ai eu d’autre émotions littéraires depuis, bien sûr, mais celle-ci a été fondatrice, ce qui me fait dire que le choix de mon métier n’est pas le fruit du hasard.

Je n’ai pas fréquenté de bibliothèques enfant. Bien plus tard… Et pourtant…

Le métier de bibliothécaire jeunesse est une passion pour moi, ou plus exactement, transmettre cette émotion-là à d’autres enfants est mon leitmotiv quotidien.

Je suis déjà très fière de l’avoir transmise à mes quatre enfants et je sais qu’on entre chacun très différemment dans la lecture, c’est un processus très complexe, mais lorsqu’on reçoit et qu’on apprend à entretenir ce flambeau, c’est un cadeau formidable, pour toute la vie…

Quant à la création de mon blog, elle vient aussi directement de là : partager et transmettre cette passion de la lecture et c’est un enrichissement perpétuel.

Et je terminerais avec cette citation de Montaigne, qui illustre fort bien mon propos :

« FAIRE LIRE UN ENFANT,

CE N’EST PAS EMPLIR UN VASE,

C’EST ALLUMER UN FEU. »

Pour ma part, ce feu allumé ne s’est jamais éteint…

P.S : Si vous aussi avez un souvenir de cette méthode, faites-le moi savoir, je serais si heureuse de la retrouver !

Le livre d’où je viens – Céline du flacon

A l’Ombre du grand arbre cet été, on va vous révéler un petit bout de nous, un petit peu de cette sève qui chacun(e) nous anime, un petit de peu de ce feuillage qui nous réunit.

Un brin nostalgique mais tout à fait réjouissant, chacun notre tour, nous allons vous dévoiler le livre qui a changé notre vie ou qui du moins, nous a beaucoup marqué, voire qui nous a donné envie de créer un blog.

Alors, revenez par ici chaque semaine de cet été, et laissez-vous nous raconter  :

« Le livre d’où je viens »

oooOOOooo

Je pourrais vous parler des séries qui ont bercé mon enfance, dans les années 70 : les Petite Abeille de Tamara Danblon, les Martine de Marcel Marlier et Gilbert Delahaye, les Sylvie de René Philippe, …  et plus tard Le club des cinq de Enid Blyton et les Six compagnons de Jean-Jacques Bonzon.  

Reflet de leur époque, ces séries ont pour la plupart mal voire très mal vieilli. Pourtant, il serait un peu présomptueux de ma part de les renier aujourd’hui sous prétexte, qu’avec nos yeux actuels, elles sont bourrées de clichés entre autres sexistes et véhiculent des idées complètement surannées.  Je préfère me souvenir des heures et des heures de plaisir qu’elles m’ont procurées.

Mais à y réfléchir un peu plus sérieusement, mon amour des livres n’est pas lié à un titre ou une série en particulier.  Non !  En réalité, cette passion prend son origine dans l’acte même de lire.  Une activité qui ne se limite pas à la vue, loin de là.  Pour moi, lire c’est aussi toucher, sentir, écouter…  Tous les sens sont en éveil, excepté (peut-être) le goût !!!!

(Pour ceux qui s’interrogeraient, les deux petits figurines qui pendent sont Tchantchès et Nanesse, deux personnages issus du folklore liégeois (Belgique).)

J’en ai pris conscience, très jeune, lorsque je puisais allègrement dans la bibliothèque de mes parents.  Sur l’étagère du bas, à portée de main, se trouvait toute une collection de livres de la bibliothèque rose.  Pas les pâles copies plus actuelles qui, pour la plupart, au fil des rééditions, se sont vu remanier, alléger, adapter…  Non, les éditions originales avec la couverture pleine toile rouge, les tranches dorées et les illustrations gravées sur bois. Pour mes yeux d’enfant, ces apparats avaient quelque chose de royal. Je ne me lassais pas d’en caresser les reliefs.  Et que dire de l’intérieur avec ce papier épais, légèrement pelucheux au toucher, qui dégageait déjà à l’époque cette odeur caractéristique des vieux papiers.

Ces sensations quasi sensuelles, je les recherche toujours à travers mes lectures d’aujourd’hui.  Ainsi, j’apprécie au plus haut point les couvertures en relief, le bruit de neige qui crisse des livres au papier plus artisanal, les belles calligraphies, les illustrations en noir et blanc, l’odeur du papier…

Toutes ces sensations participent à mon ivresse de lecture.  Le nom de mon blog, Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait LIVREsse, n’est d’ailleurs pas étranger à ces premières expériences de l’enfance.

Lire c’est aussi s’enivrer de mots, rêver, imaginer, s’évader…  Je l’ai appris aussi à la lecture de ces ouvrages.  A cette époque, on ne parlait pas de version simplifiée ou abrégée, sous prétexte que les enfants ne sont pas (plus) capables d’efforts !  Quand on aime, on ne compte pas.  Je me souviens notamment de ce pavé, le Sans famille d’Hector Malot que j’ai dégusté à mon rythme, sans rechigner.  A cette époque, la télévision n’avait pas la place qu’elle occupe aujourd’hui et, à la lecture de ces pages, c’est tout un cinéma intérieur qui défilait sous mes yeux.  Je me souviens aussi qu’une fois fatiguée, je me roulais sur le dos, la tête renversée en arrière, pour observer la course des nuages dans le ciel.  Ces pauses me permettaient de faire le point sur ce que j’avais lu.  Il m’arrive encore parfois de m’y adonner…  avec toujours le même plaisir !

Plaisir…  Voilà le fin mot de l’histoire.  Tous ces titres font partie de mon histoire.  Je ne les ai plus relus depuis.  Par contre, à chaque nouvelle rencontre littéraire, c’est la même ivresse que j’espère.  Ivresse que je cherche à partager à travers mon blog, mon métier d’enseignante…

Le livre d’où je viens – Sophie

A l’Ombre du grand arbre cet été, on va vous révéler un petit bout de nous, un petit peu de cette sève qui chacun(e) nous anime, un petit de peu de ce feuillage qui nous réunit.

Un brin nostalgique mais tout à fait réjouissant, chacun notre tour, nous allons vous dévoiler le livre qui a changé notre vie ou qui du moins, nous a beaucoup marqué, voire qui nous a donné envie de créer un blog.

Alors, revenez par ici chaque semaine de cet été, et laissez vous nous raconter  :

« Le livre d’où je viens »

*************

Il y a sûrement plusieurs livres d’où je viens : le premier qu’on m’a lu, le premier que j’ai lu seule, le premier coup de cœur, et tous ceux qui m’ont marquée pour une raison ou pour une autre.

Celui dont j’ai envie de vous parler, c’est celui qui a marqué mon nouveau départ dans la littérature jeunesse. Au départ, la littérature jeunesse, c’était celle qui m’était destinée : on m’a lu beaucoup de livres et j’en ai lu par moi-même beaucoup d’autres quand j’étais enfant puis adolescente. Et puis un jour, je suis passée (furtivement c’est vrai) dans le monde de la littérature pour adultes. Ça a duré quelques mois, quelques années et puis j’ai commencé des études dans le domaine des métiers du livre.

C’est là que j’ai redécouvert la littérature jeunesse, elle avait beaucoup évolué depuis mon enfance et je suis retombée dans les albums et les romans pour ados que je n’ai plus quitté depuis aux dépens des livres pour adulte dans lesquels je ne me retrouve plus.

L’un des premiers livres de cette nouvelle rencontre, ou le premier peut-être, je ne sais plus exactement, en tout cas celui qui m’a marqué, c’est un album de Didier jeunesse. Le machin, un titre singulier qui est devenu mon machin préféré à moi. Pourquoi, il serait difficile de le dire : le texte rythmé à la chute hilarante du grand Stéphane Servant que je prends toujours autant de plaisir à lire dans ses albums comme dans ses romans, les belles illustrations en couture de Cécile Bonbon dont j’admire le talent ? Peu importe…

Une chose est sûre, c’est que ce livre, ce fût mon premier livre jeunesse acheté dans un salon du livre (et pas des moindres puisque c’était à Montreuil) et dédicacé par l’auteur et l’illustratrice, mon premier coup de cœur en tant que future professionnelle des livres, mon premier livre chroniqué sur mon blog (mon article réécrit depuis le premier jet ICI), le premier livre que j’ai lu à mon fils…

Au delà du virtuel

 Ce WE, nous nous sommes retrouvés dans un coin du Sud-Ouest de la France.
En train, en voiture, en avion, nous sommes venus des quatre coins de France et de Belgique, avec nos envies de lecture, de rencontres, de discussions …

Album Photo du premier ALODGA SUMMER BOOKCAMP

Des pieds en étoiles, c’est une idée de Carole 3 étoiles. Le pied de Nathan est reconnaissable, non ?! Il ne manque que celui de Céline du Flacon.

La grande valise de Pépita, et une table recouverte de livres à troquer.

Chacun de nous avait emmené les livres issus du désherbage de sa bibliothèque, (et oui Alice et Sophie nous ont même appris des mots de bibliothécaires ! ), pour échanger avec les autres. Des livres dont nous avons parlés sur nos blogs, que nous avons plus ou moins aimés. Au départ, une grosse pile de livres à donner, à l’arrivée une grosse pile de livres à lire, et un bon moment avec des « Ohhh, j’avais trop envie de lire celui-là », « Tu avais bien aimé celui-là, je vais le prendre, même s’il ne m’inspire pas trop », « Trop coooooooooool ! Je le veux ! Je le veux ! », « Qui a emmené celui-là ? Je peux le prendre ? » 

Aussitôt troqués, aussitôt lus !
Les Lutines n’ont pas attendu longtemps avant de se mettre à bouquiner !

Dans le jardin, il y avait des transats pour lire à l’ombre des grands arbres …

… ainsi que des poules !

Lorsque des blogueurs de littérature pour la jeunesse se rencontrent, ça parle de livres, et ça prend le temps d’écouter des histoires. À l’ombre d’un grand arbre, Céline du tiroir à histoires ne perd pas un mot de ce qui est conté à voix haute.

Dans le ciel, ce soir là, il y avait beaucoup de lumières différentes. Une guirlande lumineuse, un coucher de soleil, un orage en approche, des éclairs qui zèbrent le ciel, un feu d’artifice tiré contre toute attente … Sur la table, des bougies pour finir le repas.

  

image  

Un train à prendre pour Bouma, un pied de vigne à emmener.
Nous lisons tous à l’ombre du même grand arbre virtuel, mais désormais nous avons aussi tous le même arbre réel ! Un pied de vigne planté dans un jardin ici, dans un pot sur une terrasse là, ou sur un balcon ailleurs. 10 pieds de vigne, pour 10 blogs.

image

Jeudi, Vous en saurez plus sur les colis que nous nous sommes échangés.
Un SWAP avait déjà été organisé à Noël, pour découvrir ce que nous nous étions offert, c’est par ICI. Cette fois, l’ouverture des paquets a été faite en direct. Un vrai délice !

À jeudi, pour en savoir un peu plus, sur ce WE passé ensemble.

Le livre d’où je viens – Nathan

Comme mes acolytes, choisir le livre dont je vais vous parler a été difficile. C’était une évidence pourtant : j’allais vous parler de Tobie Lolness de Timothée de Fombelle. Et s’il y a un seul livre que je devais conserver, ce serait sans aucun doute celui-ci … ô petit Tobie qui m’a embarqué dans ses palpitantes aventures dans l’Arbre … sans jamais me laisser en repartir. Un seul millimètre et demi à l’origine de toute une histoire de lecture, d’écriture, de rencontres et d’amitié. J’aurais aussi pu, étonnamment, vous parler de la Bible mais plus particulièrement de la Genèse. Parce que nous venons tous de ce livre. Mais ce n’est pas l’endroit approprié, d’autant plus que je ne l’ai pas réellement lu. D’autant plus que j’aurais dû parler de choses dont je ne veux pas (encore ?) parler (ici).

Toujours est-il qu’en vous disant tout ça je triche. Et que je triche encore en vous avouant que je ne vais donc pas vous parler du livre d’où je viens … mais du livre où je v(a)is.

Ce livre n’a pas encore de titre. Il n’a pas encore d’éditeur. Mais en aura-t-il un un jour ? Existera-t-il seulement véritablement un jour ? J’y crois en tout cas. Son auteur ? C’est moi. Le livre dont je veux vous parler est le livre que j’essaye d’écrire.

Ce n’est pas du tout prétentieux, en tout cas j’espère ne pas donner cette impression. Seulement, puisque nous parlons toujours de lecture dans ce petit coin d’ombre … j’ai eu envie de parler d’écriture. Saviez-vous que 17% des français avaient un manuscrit terminé ? Or nous connaissons tous la dure réalité : très (très) peu de manuscrits sont acceptés par les éditeurs (d’où le développement de l’autoédition). Je sais aussi qu’à l’ombre du grand arbre, je ne suis pas le seul à écrire … aussi ai-je choisi de vous parler de ce livre qui n’existe pas encore, mais qui se crée petit à petit, doucement, alors que vous en lisez tant d’autres.

C’est le livre où je vis, parce qu’il vit, évolue et grandit avec moi depuis 2 ans. 2 années qui ont passé et pendant lesquelles j’ai pensé, réfléchi et muri ce projet. Je ne me suis pourtant pas contenté de cela. J’ai inscrit quelques mots par-là. D’autres ici. J’ai dû en perdre en route. Mais alors que la précédente idée, inaboutie, qui voudra peut-être être terminée un jour, n’était encore que l’expression d’une envie d’écrire, de raconter une histoire et d’être lu ; cette nouvelle histoire qui continue de naître entre mes doigts d’écrivain en herbe est profondément ancrée en moi.

J’ai compris qu’un livre ne raconte pas seulement une histoire. Il en raconte des dizaines, des centaines, voire des milliers ou des millions. Il y a son intrigue, qui a été le départ de tout. Mais après, il y a les idées que l’on veut glisser derrière, aussi chacun des passages de mon futur roman semblent vouloir prendre une signification. Puis il y a l’histoire que chacun des lecteurs se raconte en lisant un roman. Que chacun se racontera si, un jour, mon roman trouve un public.

Enfin, il y a tout ce que ce j’écris, ce que je raconte sur moi sans même m’en rendre compte. J’ai écrit. Passionnément, avec l’irrépressible besoin d’aller jusque-là où je pouvais aller. D’aller jusqu’à une scène clé où tout bascule. Puis je me suis retrouvé bloqué. Et j’ai compris que je ne pouvais pas me lancer à corps perdu dans l’écriture sans avoir d’abord préparé tout cela. Et j’ai surtout compris que cette scène clé, décisive pour un de mes personnages, avait été pour moi le moyen totalement inconscient d’extérioriser une part de moi-même que je ne me suis révélée qu’après. Quel superbe moment que celui où l’écrivain devient son propre personnage.

J’ai peut-être un peu triché en vous parlant non pas du roman d’où je viens, mais de celui où je vais. Mais il est plus qu’un simple projet créatif, il se construit avec moi et je me construis aussi avec lui. L’acte d’écriture dépasse le simple fait de créer et, pour moi, dépasse celui même de lire.

Pourtant, je ne nierai pas le fait qu’écrire m’apporte beaucoup en tant que lecteur. Cela me rappelle à chaque instant qu’un bon roman doit être profond, qu’un bon roman ne raconte pas seulement une histoire mais qu’il raconte aussi au lecteur son histoire … et c’est pour ça que certaines lectures nous touchent plus que d’autres.

N’oubliez jamais, en lisant cet été, que chacune de vos lectures doit être sincère. Laissez les livres vous en apprendre toujours plus sur vous … et si l’envie vous en vient, écrivez. L’écriture ouvre les portes de la liberté et de la connaissance de soi.