Si on faisait un caprice ?

Caprices , C’est fini !

de Pierre DELYE chez  Didier jeunesse
Un premier roman pour ce conteur…

 Un beau mélange de conte aux codes bien bousculés et de thèmes actuels bien épinglés, et quelle rigolade et régalade ! 

On est plusieurs à l’avoir lu quasiment en même temps.

En voici la lecture commune !

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Pépita : Il s’agit là du premier roman de Pierre Delye. Le connaissiez-vous ?

Kik : Le nom de cet auteur m’était complètement inconnu avant de lire ce roman.

Nathan : Tout comme Kik, je l’ai connu et ai appris ce qu’il avait fait avant seulement au moment où la communication autour du roman a commencé !

Bouma : Je venais juste de lire un de ses derniers albums Ferme ton bec, qui ne m’avait pas du tout convaincu. Pourtant, il est aussi l’auteur du presque classique Le Petit Bonhomme des Bois, alors je voulais tenter sa prose en roman.

Ferme ton bec !Le p'tit bonhomme des bois

Céline : Je connaissais La grosse faim du petit bonhommeLes aventures de P’tit Bonhomme et La Petite Poule rousse, dont mes papooses et moi sommes assez fan !

La grosse faim de P'tit BonhommeLa petite poule rousseLes aventures de P'tit Bonhomme  avec 1 CD audio

Pépita : Je vois qu’il y a des connaisseurs ! Bien sûr, je pense que le clin d’œil du titre ne vous a pas échappé non plus ! A quoi vous vous attendiez comme histoire par rapport à ce titre et à cette couverture au logo flashy et tonique ?

Céline : Personnellement, je n’ai pas trop aimé le titre (j’ai vraiment un problème avec les jeux de mots faciles). Du coup, je m’attendais à une comédie un peu facile justement, et c’est un peu comme ça que ça commence, sauf que le récit se développe vraiment de façon intéressante et inattendue, et que si le côté caricatural est bien là, il y a je trouve, une certaine finesse dans l’écriture que je n’attendais pas forcément.

Nathan : Je ne connaissais pas la chanson, c’est ma mère qui a saisi le jeu de mots … ! Mais avec cette couverture et la communication qui en avait été faite, je m’attendais à une histoire déjantée qui revisiterait le monde des contes avec un regard neuf et plein de fraîcheur ! C’est vrai qu’au début, comme Céline, j’ai été dérouté parce que justement ça partait un peu trop dans tous les sens … mais finalement, il s’est révélé plus profond que prévu.

Bouma : Le clin d’œil du titre parle finalement plus aux parents des enfants auxquels est destiné le roman à ce que je vois !
Pour la couverture, j’en ai aimé le ton flashy et le graphisme. Retrouver la patte d’Albertine était aussi une bonne surprise.

Pépita : Alors, comme je vois que vous n’y tenez plus, un petit résumé de l’histoire ?

Bouma : C’est l’histoire d’un père, un roi, qui ne supporte plus les caprices de sa fille de princesse et qui décide de la marier pour refiler le bébé (excusez l’expression) à un autre…

Céline : Et la princesse capricieuse imposant une condition éliminatoire, la sélection est rude… et le vainqueur n’étant pas à son goût, ni à celui du roi, des épreuves insurmontables lui sont imposées… mais le prétendant a plus d’un tour dans son sac !

Pépita : Comme vous le soulignez, Pierre Delye a une façon bien originale de traiter cette histoire à première vue classique. Beaucoup de modernité dans son approche. Comment l’avez-vous perçue ?

Bouma : En ce qui me concerne, le début de ce roman m’a irrémédiablement fait penser à La Princesse élastique de Bernard Friot, un petit roman que j’adore et que je prends beaucoup de plaisir à raconter. Il y est aussi question de princesse refusant de se marier et de père autoritaire. J’ai donc eu du mal à rentrer dans ce texte mais une fois cette première impression dépassée, j’ai été très intriguée par le décalage entre les codes du conte classique (roi et princesse, épreuve de courage, mariage princier…) et les questions de société qui y étaient associées (richesse/pauvreté, politique…).

Kik : Lors de ma lecture, j’ai perçu ce décalage, c’est ce qui m’a plu d’ailleurs. Une histoire classique avec un je-ne-sais-quoi de dépoussiéré et dans l’air du temps. C’est subtil, c’est discret, mais c’est comme ça que je l’ai apprécié. Des références aux enfants-rois, cette nouvelle génération d’enfants qui font ce qu’ils veulent quand ils veulent, à cette princesse aux allures féministes, au décalage richesse/pauvreté…

Nathan : Personnellement j’ai eu du mal au début, j’ai trouvé que cette modernité était traitée de façon un peu brouillon : un ton léger et impertinent mais trop enlevé et des personnages un peu volatiles, mal ancrés dans l’histoire. Puis, ils sont réellement approfondis et l’auteur va au-delà des codes classiques du conte pour s’attarder sur leur psychologie, leur évolution et c’est sans doute là, il me semble, qu’il est le plus moderne.

Pépita : Tout comme vous, j’ai été très séduite par ce mélange de conte classique et de modernité dans les thématiques actuelles. Pensez-vous que ce mélange puisse séduire les enfants ? Dites pourquoi.

Céline  : Oui, tout à fait, tout simplement parce qu’on se laisse emporter dans ce récit drôle et virevoltant, sans vraiment se poser plus de questions. La thématique des disparités sociales n’est quand même pas une nouveauté. Pour reprendre l’expression de Kik, il y a en effet « un je-ne-sais-quoi de dépoussiéré », ce qui en fait un récit atemporel et incroyablement vivant, avec des personnages hauts en couleurs. Oui, un plaisir de lecture à tous les âges (même si effectivement, la longueur pourrait intimider les plus jeunes des lecteurs).

Bouma : C’est une thématique très porteuse je trouve ce mélange de conte et de modernité. Les jeunes lecteurs que je côtoie aiment vraiment ce genre avec Cendorine contre les dragons ou Les Sœurs Grimm par exemple.

Nathan : Je suis d’accord avec vous toutes. Je ne suis pas sûr d’être le mieux placé pour savoir ce qui séduira les enfants ou non, mais je pense qu’ils aiment bien être capables de retrouver des références à leur hauteur dans un texte et de les voir détournées et moquées !

Pépita : Qu’avez-vous pensé des illustrations ?

Céline  : Elles sont parfaites ! Justement, elles apportent cette touche de grâce burlesque dont Albertine a le secret (J’adoOOOre !). Elles habillent parfaitement le texte, tout à fait dans le même registre, et avec ce regard tout à fait décalé. Je sais que les auteurs n’ont pas forcément leur mot à dire quant aux illustrations de leurs textes. Je ne sais pas comment ça s’est passé chez Didier jeunesse, mais en l’occurrence ça me parait être un excellent choix éditorial.

Bouma : Exactement du même avis que Céline.

Pépita : Les illustrations apportent en effet juste ce qu’il faut de légèreté et d’impertinence. Un côté désuet et moderne, tout comme le texte. Et elles sont très bien placées en regard de ce texte, ce qui relève d’un vrai travail éditorial. Une réussite !

Pépita : J’aimerais, pour finir, revenir vers le public cible de ce roman : bien que très aéré, j’ai peur que la grosseur du livre ne le desserve un peu. L’avez-vous aussi perçu comme tel ?

Nathan : Il y a des lecteurs gourmands, et Didier jeunesse a tendance, il me semble, à se mettre à leur hauteur avec de beaux objets et des textes à dévorer, regardez JONAH !

Bouma : Honnêtement je ne pense pas que le nombre de pages rebutent les lecteurs qui auraient envie de le lire. Comme tu le dis, le texte est aéré et les illustrations apportent une légèreté à l’ensemble. Je pense que ce texte pourrait au contraire permettre à des « petits lecteurs » (dans le sens pas habitués aux gros pavés) de passer à des choses plus consistantes.

Pépita : Les enfants sont très sensibles à la grosseur du livre et ils s’arrêtent souvent à ça avec tort d’ailleurs (comme la couverture aussi). Je suis d’accord avec toi Bouma sur le fond mais quand même : les plus grands lecteurs iront vers ce type de romans sans problème mais les moins dévoreurs, sans intermédiaire, je ne pense pas. C’est ce que je constate tous les jours.

Un petit mot de la fin pour chacun sur cette lecture qui nous a unanimement plu ?

Kik : Une princesse qui fait des caprices, c’est commun, mais une princesse qui se fait avoir, c’est plus original. Un conte contourné, modernisé, avec une princesse à marier, un vieux roi, et un jeune homme sans peur prêt à affronter toutes les épreuves, mais en nettement plus drôle.

Bouma : Un roman dans l’air du temps…

Nathan : Un conte déformé pour trouver le chemin de l’humain au fond de ses personnages.

Pépita : Une histoire pleine de pep’s et de vérités bien assénées qui a beaucoup plu aussi à mes filles ados !

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Pour aller plus loin…

-La chronique de Nathan

-La chronique de Céline-Le tiroir à histoires

-La chronique de Bouma

-La chronique de Pépita

**BONUS**

Lundi Pierre Delye était l’invité du journal télévisé de France 3 pour son roman « Caprices? C’est fini! », coup de coeur de la rédaction. Si vous l’avez raté, (et Pierre, et le roman) il est encore temps de le découvrir…

Posted by DIDIER JEUNESSE on mercredi 13 mai 2015 :

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Les albums de Fanny Ducassé

Fanny DUCASSE est une nouvelle auteure et illustratrice d’albums jeunesse, publiés chez Thierry Magnier, qui ne nous ont pas laissé indifférents.

C’est toujours émouvant d’assister à l’émergence d’un nouveau talent.

©Méli-Mélo de livres

Elle vient de remporter pour son album « Louve » le prix du premier album Sorcières.

Nous nous sommes donc penchés sur son univers et elle a aussi gentiment accepté de répondre à nos questions et nous la remercions.

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Pépita : Fanny Ducassé est une toute nouvelle illustratrice qui pour l’instant a publié deux petits albums chez Thierry Magnier.
Quelle a été votre première « rencontre » avec son univers ? Quelle a été votre toute première impression en le découvrant ? 

Colette : J’ai poussé la porte de l’univers de Fanny Ducassé en flânant sur le blog de Céline du Tiroir à histoires, j’ai beaucoup aimé l’expression « talent insolent » pour parler de ses images dans l’album Louve. Alors j’en ai parlé à mon loup à moi et à Noël, il l’avait glissé sous notre sapin ! Et j’ai adoré ses illustrations qui ont de suite évoqué pour moi l’univers de Klimt (tableau comme Wasserschlangen : On y retrouve la rousseur, et tous ces motifs qui parcourent aussi l’oeuvre de Fanny Ducassé, en moins abstraits mais tout de même ) par l’abondance de motifs et en même temps celui des préraphaélites à travers son personnage féminin (qui me rappelle la Lilith de Rossetti ou la Lady of Shalott de Waterhouse) . La chevelure féminine est vraiment mise à l’honneur dans les albums de Fanny Ducassé et j’adore cette thématique.

Céline du Tiroir : Je suis heureuse Colette de t’avoir donné envie de le découvrir ! Louve a vraiment été un choc esthétique ! Oui, son univers m’a aussi immédiatement rappelée Klimt, The Lady of Shalott, tout à fait. Et j’ai vraiment été charmée par ses motifs végétaux, ce côté enluminure, ce travail d’orfèvre ! Et puis cette histoire de femme un peu sauvage qui se révèle en trouvant celui qui parvient à la faire exprimer ses sentiments, ça m’a beaucoup émue.

Bouma : Moi, j’ai découvert Fanny Ducassé avec la présentation de la rentrée littéraire 2014 à Paris par Thierry Magnier. Il n’y avait alors que quelques illustrations et un petit résumé mais ces petits morceaux d’albums m’avaient déjà donné envie de voir le livre dans son entier. Pour les références aux peintres, je n’y vois pas Klimt, et découvre avec vous The Lady of Shalott, et effectivement il y a quelque chose…

Carole : Comme Bouma, j’étais à la présentation et les quelques planches découvertes ce jour-là m’ont complètement séduite ! J’avais donc hâte de le découvrir en intégralité. Et le titre ! J’aime les louves.

Sophie : J’ai découvert ces albums au milieu des nouveautés de Thierry Magnier et bien que le style de la couverture de « Louve » ne semblait pas trop me correspondre, j’ai eu envie de découvrir cette toute jeune artiste qualifiée de prometteuse par l’éditeur.
En ouvrant « Louve » et plus tard  » De la tarte au citron… », je ne peux pas dire que j’ai été emballée au premier regard. J’étais admirative du style d’illustrations très minutieux mais les couleurs et le texte très proche du conte ont mis du temps avant de me plaire. Car oui, après plusieurs relectures motivées par nos échanges et vos articles sur « Louve », un peu d’épluchage des images et du texte, je peux maintenant dire que j’apprécie mais j’ai eu besoin de digérer ce style totalement original.

Pépita : Pour en dire un peu plus sur ces deux albums : Louve est sorti en premier alors que chronologiquement, De la Tarte au citron, du thé et des étoiles est le premier album de l’auteure-illustratrice. 
Un petit aperçu de chacun s’impose : pouvez-vous les résumer en essayant de compléter vos réponses ?

Colette : Louve est une femme, une femme passionnée qui couve ses petits d’un amour brûlant. Louve est une femme ardente : quand elle brûle d’amour pour quelqu’un c’est son corps tout entier qui la trahit ! Alors quand elle rencontre un homme-loup, sobre, élégant, attentionné elle ne peut que s’enflammer…

Carole : J’ajoute que Louve vit dans la forêt, une forêt d’automne semble-t-il, aux couleurs chatoyantes et chaudes. Et comme les louves, elle protège et chérit sa tribu d’animaux de feu, les renards, roux comme sa chevelure.

Céline du Tiroir : De la tarte au citron, du thé et des étoiles : C’est l’histoire d’une lectrice d’histoires (à dormir debout), qui un jour s’évade dans une histoire … (à dormir debout, elle aussi !). Une ode à l’imagination… et aux histoires évidemment !

Sophie : De La tarte au citron, du thé  et des étoiles pour suivre Céline : C’est un rêve éveillé ! Un univers onirique dans lequel on plonge sans savoir où l’on va. Tout ça grâce à un petit magicien qui voyage sur une météorite et qui va croiser le chemin de Mustella… qui adore vraiment les histoires à dormir debout !

Pépita : Un univers graphique en effet semblable mais deux histoires différentes mais néanmoins avec un point commun : un personnage principal dans le tourbillon de ses émotions. Mais on est toujours plus sensible à une histoire qu’à une autre. Laquelle vous a le plus touchée et pour quelles raisons ?

Céline du Tiroir : Moi j’ai préféré Louve, comme Colette, mais les deux albums ont chacun leur charme, et sont très différents au delà des similitudes graphiques, et ça m’a plu. Louve m’avait émerveillée et émue : plus sombre, plus profond, plus symbolique aussi. Mais j’aime aussi la légèreté du second, son côté gourmand et ensoleillé.

Pépita : Je préfère De la tarte au citron, du thé et des étoiles. Je n’ai pas accroché au texte de Louve à tel point que je ne connais pas la fin de l’histoire, pas eu envie de le finir… Les illustrations oui ça me transporte par contre. J’aime leur côté désuet et cette profusion de détails si bien qu’il n’y a plus de blanc du tout sur aucune des pages ! Curieusement ce plein me vide la tête et me happe si bien que l’histoire devient secondaire du coup. J’ai particulièrement aimé ce côté très imaginaire de l’enfance de De la tarte au citron, du thé et des étoiles. J’ai aimé suivre ce cheminement, me laisser porter sans réfléchir.

Bouma : Ma préférence va à Louve. J’ai définitivement été touchée par la grâce de ce personnage. Quand j’ai lu cet album, le temps s’est mis entre parenthèse, j’ai été emportée dans cette forêt automnale, je suis redevenue enfant. J’ai aussi aimé De la tarte, du citron… mais j’ai moins été subjuguée… Je ne saurais dire vraiment pourquoi. Je trouve que cela tient plus du ressenti que de l’analyse.

SophieContrairement à la majorité je crois, c’est la seconde qui m’a le plus touchée De la tarte au citron, du thé et des étoiles. J’ai préféré cet univers un peu déjanté, plus coloré aussi. C’est une histoire dont j’ai aimé ce côté « on y va, on sait pas où mais on y va », un peu comme l’imaginaire enfantin capable de partir dans des délires surprenants. Même si « Louve » m’a plu pour son côté conte moderne, peut-être que c’était encore un peu trop conte pour moi qui ai du mal avec ce genre.

Colette : Quant à moi, c’est le personnage de Louve qui m’a le plus touchée parce qu’elle cristallise tout ce qui me fascine chez la femme passionnée : le feu, la bienveillance permanente à l’égard des siens, la petite robe noire et la chevelure flamboyante ! Je trouve que ce personnage de femme est à la fois un archétype et un OVNI dans la littérature jeunesse. Pour une fois voilà l’histoire d’une femme qui n’est pas qu’une mère -même si elle l’est mais de façon tellement étrange !- qui n’est pas une princesse, qui ne renie pas sa féminité pour exister, qui assume son côté sauvage et qui tombe sous le charme de son autre sans se poser 10 milliards de questions : une grande leçon de sagesse pour moi qui suis si compliquée  Je pourrais en parle des heures de ce personnage en fait alors que les personnages de De la Tarte au citron, du thé et des étoiles me semblent beaucoup moins profonds et puis j’avoue que le prénom « Mustella » m’a rappelé une marque de produits de soin pour bébé et c’est vraiment bête mais cela a parasité ma lecture du début à la fin.

Carole : Pour ma part, chacune des histoires est venue titiller différentes choses. Difficile de choisir ! Alors disons que De la tarte au citron, du thé et des étoiles m’a davantage faite rêver et sourire, et soupirer de surprise ! J’ai aimé l’idée du cheminement à plusieurs, le partage, les différents décors, et puis il y a des étoiles, alors forcément !

Pépita : Des avis partagés mais motivés donc ! Comme vous l’avez toutes si bien souligné dans vos réponses précédentes, les illustrations de ces albums ne laissent pas du tout indifférents. Vous évoquez les couleurs et la minutie des détails, un univers onirique particulier. Qu’auriez-vous à dire sur le format de ces petits livres ? Un plus, un moins ?

Céline du Tiroir : Beaucoup apprécié le joli album carré qu’est Louve, avec ses dessins imprimés en taille réelle, un bel écrin aux couleurs automnales. En revanche, le format de De la tarte au citron… m’a gênée. Certes, le format « livret de famille » donne un côté petit objet précieux, mais du coup ce sont les illustrations qui ne sont pas mises en valeur ! Les planches sont souvent coupées en deux, ce qui pose parfois problème. J’ai vraiment regretté de ne pas pouvoir profiter des planches en entier.

Colette : Je suis complètement d’accord avec Céline, j’aime beaucoup le format carré de Louve, quant au format du deuxième album en effet il ne permet pas toujours de mettre en valeur les illustrations, même s’il est très original pour un album, il me rappelle le joli format des romans d’Actes Sud.

Sophie : Je rejoins les réponses précédentes, pas de soucis avec Louve et son format carré. Par contre c’est vrai que j’ai été surprise du format de De la tarte au citron, du thé et des étoiles, en ayant vu la photo de la couverture, je m’étais imaginé un grand livre tout en hauteur et en fait il est petit. Je pense en effet que les illustrations auraient gagné à être plus grandes et la prise en main aurait aussi été meilleure.

Bouma : Moi j’ai bien aimé le petit format dans les deux livres. Pour le deuxième (De la tarte au citron…) j’ai trouvé que la reliure tombait plutôt joliment même dans les illustrations en double page. Et puis, le côté écrin m’a définitivement séduite.

Carole : Pour le coup, le format de Louve m’a surprise et un peu déçue je crois. En revanche, je suis fan du format du second. Je lui trouve un côté précieux indéniable, j’adore le grain de la couverture, il est posé debout sur ma bibliothèque, comme un trésor !

Pépita : Juste un mot pour finir sur ces deux albums et sur ce qu’ils vous ont procuré ?

Colette : Je ne sais pas ce que ces albums vont procurer aux enfants. A la maison, ce ne sont pas des albums plébiscités par mon Grand-Pilote-de-Balançoire (trop jeune sans doute ?) mais je n’ai pas eu l’occasion de les lire à d’autres enfants. Peut-être vais-je essayer lors de mon prochain « p’tit déj’ philosophique » de le montrer à mes élèves de 6e, pour voir ce qu’ils provoquent chez des plus grands ! Mais je pense que ces deux albums permettent un vrai moment de poésie pour qui se laisse emporter par l’univers délicat, foisonnant et coloré de Fanny Ducassé !

Bouma : Je rejoins Colette dans son avis. Mon grand bout n’a pas adhéré à l’univers graphique de l’auteur par contre il a beaucoup aimé l’histoire, et l’aurait même aimé un plus longue.En tout cas, pour moi, Fanny Ducassé est une auteure ET une illustratrice à suivre à l’avenir, en espérant que toute sa production soit aussi inventive que ses deux premiers albums.

Céline du Tiroir : Moi ma grande papoose a beaucoup aimé, avec une nette préférence pour De la tarte au citron, du thé et des étoiles. Difficile de prévoir ce que suscitera une lecture chez les autres, mais ce sera en tout cas une un voyage dans l’imaginaire et une évasion dans un univers graphique riche et merveilleux.

Sophie : Même si la première lecture n’a pas été évidente pour moi et que je n’ai pas accroché tout de suite, avec du recul, c’est un univers que j’aime beaucoup et que je compte bien tester sur de petits lecteurs un de ces jours !

Carole : Fanny Ducassé a un univers graphique particulièrement joli, sensible et original. La minutie des détails invite à la relecture avec plaisir, et les objets-livres sont beaux. J’aime aussi l’utilisation des mots. Je serai curieuse de savoir si elle compte travailler dans le futur avec un/une auteur(e), ou si elle souhaite continuer à illustrer et écrire.

Pépita : Je vous rejoins :  je trouve que cette illustratrice est à encourager car de mon point de vue, elle peut aller plus loin encore….J’ai aimé son univers graphique qui emmène loin avec subtilité et humilité.

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BONUS : Interview de l’auteure ET illustratrice

Fanny DUCASSE

Source : Site Editions Thierry Magnier

Fanny Ducassé est née en 1986.
Elle suit des études de Lettres modernes jusqu’à l’obtention d’une licence. Bien qu’elle s’épanouisse dans ce domaine, elle éprouve le besoin d’exercer son goût pour le dessin, et pour le vêtement. Aussi entame-t-elle des études de stylisme-modelisme à la Chambre syndicale de la Couture parisienne.
Elle y développe un attrait certain pour l’illustration et pour l’univers de l’enfance. Peu à peu, ses dessins isolés représentant de petit  personnages se transforment en une première histoire biscornue. Source : Site Editions Thierry Magnier

Quel est votre parcours, votre formation ? Et pourquoi et comment êtes-vous venue à la littérature jeunesse ?

Après le bac, j’ai fait une Licence de Lettres modernes, puis j’ai suivi une formation de Styliste Modéliste à l’école de la Chambre syndicale de la Couture parisienne.

Au fil de ces études, j’ai développé un intérêt certain pour l’univers de l’enfant, j’ai recherché des postes de styliste dans ce domaine sans grand résultat. Parallèlement, je donnais des cours particuliers de français, et dessinais de plus en plus. Mes images devenaient de plus en plus narratives (de moins en moins « dessins de mode »), et à partir de l’une d’elles j’ai décider de construire une petite histoire, ce qui a donné Du thé, de la tarte au citron et des étoiles. Cette aventure m’a tellement plu que j’ai recommencé avec Louve.

Combien de temps la réalisation d’une illustration vous prend-t-elle ? Et comment vous viennent ces idées pour ses histoires ?

Je dessine pour le moment sur des petits formats (environ 20X20 cm), et mets un ou deux jours à  terminer une image. Les histoires que j’imagine sont intimement liées à la mienne. C’est très personnel et je m’identifie totalement à mes personnages principaux.

Quels sont les artistes qui vous inspirent ou les objets peut-être (votre travail est riche en motifs alors peut-être vous inspirez-vous de tissus, de la mode, du design ?)

Je ne m’inspire pas d’artistes en particulier. Mes inspirations viennent plutôt d’objets ou de motifs que j’ai pu voir chez mes grands-parents. J’ai une affection particulière pour les intérieurs au décor désuet ou carrément kitch. Et sûrement de la campagne qui m’environnait quand j’étais petite.

Comment vivez-vous ce début de cette carrière ? Avez-vous d’autres projets en cours ?

Je suis très surprise que mes petits dessins aient pu être publiés et faire des livres ! Je n’aurais jamais pu imaginer une chose pareille et n’en reviens toujours pas. Je suis donc partagée entre une joie vive et un sentiment d’incompréhension.

Un autre projet est prévu pour début 2016 à priori : Une histoires d’ours et de grands-papis.

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Pour poursuivre, nos billets respectifs sur nos blogs :

-Bouma-Un petit bout de Bib(liothèque) : Louve – Du thé , de la tarte au citron et des étoiles

-Céline-Le tiroir à histoires : Louve – De la tarte au cirtron, du thé et des étoiles

-Pépita-Méli-Mélo de livres : De la tarte au citron, du thé et des étoiles

-Sophie-La littérature de jeunesse de Judith et Sophie : Louve – De la tarte au citron, du thé et des étoiles

-Carole-3 étoiles : Louve

Colette-le blog de la collectionneuse de papillons

Tables de nuit d’enfants…

Des tables de nuit d’enfants…qui lisent…pour préparer

les prochaines lectures d’enfants…

Silence ! Ça bouquine !

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Les papooses du Tiroir à histoires

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IMG_0310La PAL des papooses est un concept plus fluctuant que ma PAL a moi : renouvelée chaque jour, elle a aussi la particularité d’être déjà lue ! C’est donc une PLAR (pile lue et à relire !!!) si on veut être exact !
On y trouve en ce moment l’indétrônable Yakari (papooserie oblige  ;)) avec une nouvelle aventure chaque semaine. Les lettres de l’ourse, superbe album épistolaire aux illustration somptueuses et signées Marie Caudry (dont je parle bientôt dans Le Tiroir, promis, promis !). Il y a aussi Une Plume un peu ronde, la dernière née de chez les Minots, Mimi Cracra (plébiscitée par mini papoose) et La Princesse Grenouille, un classique du regretté Mario Ramos.
Je n’ai pas rangé pour la photo Au feu petit Pierre qu’on aperçoit par terre et dont la position à terre témoigné plus de l’usage intensif qui en est fait que d’une déchéance du podium !!!
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Méli-Mélo chez Méli-Mélo de livres
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De plus grands enfants par ici, de grandes lectrices, qui dévorent tout ce qu’il leur tombe sous la main : des mangas, des romans,…
(Cette photo n’en est qu’un bref aperçu…).
Et il y en a jamais assez !
Des PAL assez fluctuantes, en perpétuel renouvellement,
et on entend souvent :
« On n’a plus rien à lire ! »
Il faut vite renflouer pour nourrir ces appétits de lecture insatiables…
Heureusement que maman est bibliothécaire !
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Deux grands enfants, deux filles, deux tables de chevet bien différentes… Alors que la cadette est tombée dans la marmite depuis peu (après un marathon HP : films en français, en VO et les 7 tomes), elle a dévoré ces vacances de Pâques les 3 tomes de la série Le Labyrinthe (dont le premier volet est récemment sorti au cinéma) ainsi que la préquelle. « Ce qu’il y a de bien avec les livres, m’avoue-t-elle, c’est qu’on en apprend bien plus que dans les films où tout se focalise sur le héros ! » Par dessus, deux livres lus pour l’école, Derrière la haine de Barbara Abel et  La vague de Todd Strasser, un ouvrage qui a pour mission de faire comprendre le mécanisme du nazisme aux élèves…
??????????
Du côté de l’aînée, c’est plus studieux.  En 2e année d’instit primaire, elle est en pleine prépa de stage.  A côté d’un superbe ouvrage Mon petit atelier d’artiste au primaire de Véronique Urbain pour y dénicher des idées de bricolage pour la fête des mamans, trois albums jeunesse : Papa ! de Philippe Corentin, Une histoire à quatre voix d’Anthony Browne et Grand Ours de François Place.  Et, quand même, un petit manga (son péché mignon) pour se donner du cœur à l’ouvrage !
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Dans le pays d’Alice
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Sur les deux tables de nuit des enfants cohabitent, en cette période de vacances, des livres  à lire pour le collège et des lectures -plaisir.
IMG_3380[1]Pour l’aînée, Les Misérables et Roméo and Juliet (en anglais dans le texte, siouplait !) cachés sous Lili Babylone.
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Pour le cadet Le cavalier du Nil (pour le cours de français) ; mais pas très loin derrière  : Micro girl  et Les aventures de Fergus.
Ça picore de -ci de-là, sur cette table de nuit …
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La littérature jeunesse de… Morgan
Ici, on profite du soleil pour quelques lectures printanières : De l’air de l’air !, Le bateau vert, Réveille-toi ! et Le jardin de papillons. Et comme ça, on aide maman à préparer ses futures animations…
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Quelques Lectures Lutines du moment
Le soleil brille mais on n’oublie pas les livres… pour un moment de détente à la plage, dans le jardin ou pour traîner au lit le matin, dès les premiers rayons.

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Pour Adèle, un nouveau roman de la collection Pépix, une histoire rocambolesque d’ange et de mamie : Carambol’ange. L’affaire Mamie Paulette de Clémentine Beauvais (Sarbacane).

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Et chez Lucie, une lecture qui attend depuis Noël (mais qu’elle avait hâte de commencer) :
Le dernier espoir de Lucas d’Evelyne Brisou-Pellen (Editions Millefeuille). On retrouve dans ce roman l’univers d’un garçon qui vit près de la citadelle de Port-Louis.
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Les mouflettes de Chlop
Il fait beau, les mouflettes ont délaissé la table de nuit pour lire sur celle du jardin.
IMG_20150422_170719La cadette semble avoir des envies de vacances, elle s’identifie totalement à la petite Nao qui veut faire du camping comme une grande (Le premier camping de Nao Akiko Hayashi école des loisirs). Et de douceur aussi, avec ce tendre album (Boites à bonheurs de Carl Norac et Claude K. Dubois, Pastel).
IMG_20150422_170746En regardant les livres choisis aujourd’hui par l’aînée, je me dis que cette enfant est en quête d’identité. Elle lit et relit L’histoire de Julie qui avait une ombre de garçon (Christian Bruel, Anne Bozellec, Thierry Magnier)  sans jamais faire de commentaire. Elle a choisit aussi deux courts romans, publiés au Rouergue (Ziza dans l’oasis, d’Élise Fontenaille-n’diaye et La vie rêvée des grands de Géraldine Barbe), où il est question d’être soi même mais aussi d’être avec l’autre. Et puis L’histoire de France en BD (Dominique Joly Bruno Heitz, école des loisirs) « parce que j’aime bien aussi, les BD » m’a-t-elle dit.
Les petits pilotes de la collectionneuse de papillons
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table chevet garçons
Chez nous, c’est une belle et grande corbeille en osier qui nous sert de PAL : nous y entassons tous les trésors dénichés dans nos deux bibliothèques préférées. Comme on peut le voir, nous sommes trèèèès gourmands ! Cette corbeille se love contre le bois du lit de papa et maman, car c’est sur cet étrange vaisseau que tous les soirs nous nous retrouvons tous les 4 pour les « Zhistoires » !
Il n’y a pas vraiment d’histoire du moment, mais mon Petit-Pilote-de-Berceau adore 2 petites mains et 2 petits pieds dans lequel il retrouve avec plaisir les belles bouilles rondes des bébés d’Helen Oxenburry.
Quant à mon Grand-Pilote-de-Balançoire, il a découvert à l’école la BD sans texte Petit Poilu de Céline Fraipont et Pierre Bailly et depuis nous lisons, relisons, re-relisons (enfin inventons, réinventons, ré-réinventons !)  les différentes aventures de cet étrange petit bonhomme noir.
On aime aussi beaucoup tous les 4, Le Goût des insectes parce que c’est un documentaire sur les habitudes alimentaires de certains peuples du monde dans lequel on fait de nombreuses découvertes et surtout grâce auquel en tant qu’adulte on rigole bien 🙂
La salle d’attente de Kik 
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Chez Kik, il n’y a pas d’enfants, mais Kik travaille toute la journée avec des enfants. Avant de se faire soigner les dents, les petits patients de Kik bouquinent, grâce à deux caisses pleines de livres dans la salle d’attente. Il y a Où est Charlie ? qui a un (très très) grand succès. Il y a des livres qui parlent de dents et de dentistes, mais aussi des livres roses, des BDs, des documentaires, des albums pour les tout-petits et d’autres pour les un-peu-plus grands.
Chez Kik, il n’y a pas d’enfants, mais au travail de Kik, parfois les enfants restent bouquiner, après leur RDV, juste pour le plaisir de finir sa lecture tranquillement.

Des livres sur…les livres ! 2. Romans et documentaires

Et voici la SUITE de notre sélection sur les livres qui parlent de livres…

Des romans et des documentaires pour ce deuxième volet.

Et avez-vous voté pour vos livres préférés LA ?

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LES ROMANS

  • Dans la bibliothèque de Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait LIVREsse

Les Eveilleurs, Pauline Alphen, Hachette
Dans un futur qui a banni toute technologie du passé, les seules références sont les livres ! Un récit qui fait non seulement la part belle à la lecture mais aussi à l’écriture.

Les lampadaires du parc, Ahmed Kalouaz, Oskar
C’est dans les mots, ceux qu’il lit, ceux qu’il écrit, ceux qu’il espère jouer, que Quentin, gamin des cités puise la force de tourner le dos au destin tout tracé de ses camarades de jeux…

Celui qui n’aimait pas lire, Mikaël Ollivier, Confessions, De la Martinière
Quand un écrivain nous révèle qu’ado il détestait les pages à lire, les résumés, les analyses et autres inventions des professeurs…

  • Dans la bibliothèque de Un petit bout de Bib

La fille qui n'aimait pas les fins

La fille qui n’aimait pas les fins texte de Yaël Hassan et Matthieu Radenac
Syros – Tempo, 2013
Ouvrez ce roman et partez à la rencontre de deux amoureux des livres, la jeune Maya et le vieil Manuelo. Leur histoire est un très beau livre qui donne envie d’en lire plus encore. Roman sélectionné cette année par le Prix des Incorruptibles.

Chez Alice Pépita

  • Dans la bibliothèque de Kik

Black-Out de Sam Mills Naïve
Des livres marqueurs de liberté. Des livres à défendre. Des livres politisés.

  • Dans la bibliothèque de A lire aux pays des merveilles

Ceux qui n’aiment pas lire de Rachel Corenblit. Rouergue, 2011
Quand le club de Ceux qui n’aiment pas lire en a vraiment ras le bol d’être stigmatisé, c’est le carnage à la bibliothèque !
Un roman qui donne à réfléchir aux adultes prescripteurs et qui renvoie aux droits du lecteur de Daniel Pennac !

  • Dans la bibliothèque des Lectures lutines

Victor-Tombe-Dedans et les Trois Mousquetaires, de Benoît Minville coll.Pépix, Sarbacane
Quand le lecteur devient un personnage de l’histoire, on se surprend à vivre aussi ses aventures.

  • Dans la bibliothèque de Méli-Mélo de livres

Victoria rêve Timothée de Fombelle Illustré par François Place Gallimard jeunesse 

Si comme Victoria, vous rêvez d’une vie plus grande…Un livre et un texte lu par l’auteur qui nous emporte loin, au pays de l’imaginaire, quand la réalité est parfois trop petite…

Chez Céline (version audio et version papier), Sophie (version audio), Les lectures lutines (version papier), Céline (version papier), notre lecture commune

Les autodafeurs tome 1 et 2 : Mon frère est un gardienMa soeur est une artiste de guerre

Une intrigue menée de main de maître par l’auteure qui sait si bien instiller action, suspense, sentiments, travers des adolescents, petits secrets entre adultes, et le Bien et le Mal en lutte, sur fond de livres et de bibliothèques.

Un troisième tomme attendu avec impatience pour ce printemps 2015.

Chez Alice, Kik

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LES DOCUMENTAIRES


Qui a fait mon livre ?
Anne-Sophie Baumann et lDidier Balicevic
Tourbillon
Parce que le livre a une vie avant d’être lu. L’auteur, l’illustrateur, l’éditrice, l’imprimeur, la libraire… autant de personnes qui contribueront au plaisir de lire ! Un documentaire simple et complet pour tout savoir sur la fabrication du livre.

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Pour faire un livre Alain Serres et Solenn Larnicol Rue du monde 

Un livre- accordéon qui vous dit tout sur la chaîne du livre et surtout comment en fabriquer un soi-même. Génial !

Des livres sur…les livres ! 1. Albums et applis

Sur ce blog collectif, on parle de livres.

Jeunesse en particulier.

Et puis, tiens, bizarre, pas de sélections sur…les livres qui parlent de livres !

Il y en a un sacré paquet en fait…

En voici donc une sélection en deux billets-non exhaustive-de ces livres et applications numériques qui mettent en scène ce merveilleux compagnon, vecteur d’émotions et de partage multiples !

Alors, ne vous en privez pas !

Et n’oubliez pas de voter pour vos livres préférés par ICI

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Commençons par LES ALBUMS…

  • Dans La Bibliothèque de Chlop

C’est un livre, Lane Smith, Gallimard jeunesse

Non, on ne peut pas cliquer dessus. Laisse tomber, ça zoome pas. Non, ça n’envoie pas de texto. C’est un LIVRE on t’a dit !

Chez Céline du flacon, Sophie, Kik, Bouma

  • Dans la bibliothèque de Céline-Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait LIVREesse

Un livre m’attend quelque part de Maureen Dor & Andrea Alemanno,Le livre ami, Editions Clochette
On a tous, au fond de nos bibliothèques, de nos cœurs, un livre auquel on tient tout particulièrement. Cadeau d’un être cher, compagnon de nos premiers pas en lecture, source de nos premiers frissons de lecteur… Un livret de chevet qu’on lit, relit, re-relit avec toujours le même plaisir… étonnés d’y faire, à chaque lecture, de nouvelles découvertes. Un livre, LE livre qui a (peut-être) ouvert les portes à tous les autres ! C’est cette belle histoire, commune à tous les amateurs de mots, de lignes, de pages, que nous conte avec brio l’auteure, Maureen Dor.

 La collectionneuse, Pascal Girard, La Pastèque
Où un dessinateur déprimé sort de sa torpeur lorsqu’une jeune femme pique son album sous son nez ! Flatté par le fait qu’elle vole un de ses ouvrages, Pascal décide de mener l’enquête.

  • Dans la bibliothèque de La littérature de jeunesse de Judith et Sophie

Kerity, la maison des contes Anik Le Ray et Rebecca Dautremer Flammarion
L’album du film qui raconte l’histoire de ce petit garçon qui se retrouve soudainement détenteur d’une immense bibliothèque… alors qu’il ne sait pas lire. Quand un jour, la lecture et les livres donnent vie aux plus belles aventures !

Il en existe une application numérique, un livre CD et un DVD.

Le voisin lit un livre Koen Van Biesen Alice jeunesse
Quand un lecteur qui cherche le calme auprès d’une jeune voisine trop bruyante trouve la solution idéale pour s’en faire une amie. Des onomatopées qui en font une petite merveille à lire à voix haute et une conclusion parfaite !

Chez Kik

  • Dans la bibliothèque du Tiroir à histoires 

Regarde, un livre ! Libby Gleeson et Freya Blackwood
Un trésor découvert au hasard d’une rue, une précieuse rareté, promesse d’aventure et d’évasion… Regarde ! un livre !

  • Dans la bibliothèque de Un petit bout de Bib

La petite liseuse

La petite liseuse texte de Géraldine Collet illustrations de Yannick Thomé Gargantua jeunesse, 2012
Parfois un livre est tellement passionnant qu’on peut en oublier le monde extérieur. Mais que peut-il bien contenir pour y arriver ? C’est en se posant cette question que le héros de ce roman pour les plus jeunes prendra le temps d’en ouvrir un. Une jolie ode à la découverte.

Ça texte et illustrations de Claire Garralon Philomèle, 2014
Claire Garralon réussit à décrire les notions de livre et de lecture dans cet album à destination des tout-petits. Un album concept à découvrir.

Chez Sophie, Kik

Tu lis où ?

Tu lis où ? texte de Géraldine Collet illustrations de Magali Le Huche
P’tit Glénat – Vitamine, 2000

Chacun de nous à son endroit préféré pour lire. Cet album catalogue vous propose avec humour de faire le tour des plus communs comme des plus insolites.

Le Meilleur ami des livres texte et illustrations de Louise Yates Milan jeunesse, 2010

Lire, seul, dans son coin. Pourquoi pas ? Mais échanger à propos des livres, c’est encore mieux. Nous l’avons compris ici et ce petit héros aussi !

Arto et la fée des livres

Arto et la fée des livres texte d’Agnès de Lestrade illustrations d’Olivier Latyk
Milan, 2010
Une lecture pleine d’émotion autour d’un petit garçon qui cherche à réparer le couple de ses parents comme la relieuse le fait avec les livres. Un parallèle intéressant et poétique.

  • Dans la bibliothèque des lectures de Kik

L’extraordinaire garçon qui dévorait les livres d’Oliver Jeffers
Kaléidoscope, 2007.

Le coin est réellement mangé. Des livres pour se nourrir littéralement. C’est drôle et toujours si bien dessiné. Je suis et je resterai une fan d’Oliver Jeffers.

  • Dans la bibliothèque de Méli-Mélo de livres

L’ours qui aimait les histoires Dennis Haseley Jim LaMarche Casterman 

Un livre magique sur la rencontre d’un ours avec les livres dans la forêt automnale. Ode à l’imaginaire et au sentiment de liberté que lire procure.

Ouvre ce petit livre Jesse Klausmeier Illustrations de Suzy Lee Kaléidoscope

Des livres, du plus grand au plus petit, de toutes les couleurs, avec toutes sortes d’histoires…ça n’en finit plus, et on peut recommencer à l’envers.

Chez Sophie, Bouma


Maisons poèmes Valérie Linder Grandir

« Il est un monde où il suffit d’ouvrir un livre pour habiter quelque part, un monde où chaque matin apporte une jolie surprise. Lire, c’est partir en balade,… ….pas à pas de pages en pages ». Magnifique !

Les dix droits du lecteur Daniel Pennac Gallimard jeunesse 

si, si, le lecteur a aussi sa Déclaration des droits de la lecture !


Arrête de lire ! Claire Gratias et Sylvie Serprix Belin 

Un comble, non ? Un magnifique album qui nous parle de la passion de lire d’Horatio envers et contre tous.

101 bonnes raisons de se réjouir de lire La joie de lire

101 bonnes raisons ? Il y en a sûrement d’autres !

Chez Sophie

Le livre qui dort Ramadier & Bourgeau Loulou & Cie

Chut, le livre s’est endormi ZZZZZzzzzzz…Une façon détournée d’aborder l’importance des petits rituels du soir pour bien s’endormir en compagnie de ce formidable compagnon qu’est le livre.

Les Fantastiques livres volants de Morris Lessmore

Les fantastiques livres volants de Morris Lessmore, William Joyce et Joe Bluhm, Bayard jeunesse 

Une magnifique histoire de bibliothèque et de transmission.

Il en existe une application numérique.

 

  •  Dans la bibliothèque de la collectionneuse de papillons

Une bibliographie  qui avait servi pour mon projet école-collège de lecture à haute voix l’année dernière :

Des livres qui parlent de livres pour les tout-petits et les de-plus-en-plus-grands

Le livre qui vole, Pierre Laury, Rebecca Dautremer, Bilboquet, 2007
La plus petite histoire du monde, Sytou, Galou, Bilboquet, 2011
Ce que lisent les animaux avant de dormir, Noé Carlain, Nicolas Duffaut, Sarbacane, 2008.
L’oiseau livre, Elisabeth Brami, Zaü, les petits Duculot, 2004.
Mr Renard à la Pipiliothèque, Lorenz Pauli, Kathrin Schärer, âne bâté éditions, 2011.
La dame des livres, Heather Henson, David Small, Syros, 2008.
Le roi de la bibliothèque, Michelle Knudsen, Kevin Hawkes, Gründ, 2007.
Attention ouvrir doucement, ce livre a des dents, Nick Bromley, Nicola O’Byrne, Père castor, 2013
Gros Pif, Mathieu Maudet, Milan, 2013
Dans le livre, Fani Marceau, Joëlle Jolivet, hélium, 2012.
Le Grand Méchant livre, Catherine Leblanc, Charlotte de Ligneris, Seuil, 2014.
Un livre, Benoît Charlat, Sarbacane, 2013
Un livre, Hervé Tullet, bayard jeunesse, 2010

 

Et demain, suite et fin de cette sélection : romans et documentaires, riches eux aussi !