Pascale Maret répond à nos questions…

Professeur agrégée de lettres modernes et Normalienne, Pascale Maret a beaucoup voyagé. Elle a enseigné la langue et la littérature française en Côte d’Ivoire, en Argentine, aux Émirats arabes unis, en Birmanie et au Venezuela.

Ce n’est que tardivement qu’elle s’est consacrée à l’écriture de livres pour la jeunesse.

Gentiment, Pascale Maret a bien voulu répondre à nos questions après notre lecture commune  de son dernier roman ado : Les Ailes de la Sylphide (Thierry Magnier, 2013).

– Comment vous est venue cette idée de parler du milieu de la danse ? Quel fut votre point de départ ?

J’adore la danse et m’étonnais de n’avoir pas encore eu l’idée d’un roman sur ce thème. Mais je n’avais pas envie d’écrire « une histoire de danse » un peu mièvre, s’attachant uniquement à raconter le parcours d’une jeune apprentie danseuse. C’est en voyant le film « Black swan » que j’ai réalisé combien il pouvait être intéressant d’exploiter l’aspect fantastique de tout ballet romantique pour construire une histoire. En même temps, le fantastique n’est pas un genre avec lequel je me sente beaucoup d’affinités, donc j’ai décidé d’écrire une histoire faussement fantastique, où le surnaturel ne serait qu’un travestissement de la réalité.

Aviez-vous à l’origine cette histoire telle quelle en tête ? Ou s’est-elle construite peu à peu ? Notamment la résonance qu’induit ce ballet dans la réalité de cette jeune fille ?

En général, quand je commence la rédaction d’un livre, j’ai déjà assez clairement l’histoire en tête. Pour « la Sylphide », ça ne s’est pas du tout pas passé comme ça. J’avais donc l’idée de départ : une jeune danseuse qui s’imagine devenir la créature surnaturelle qu’elle interprète, parce qu’en fait elle se sent très mal à l’aise dans son corps et dans sa vie. Je voulais vraiment faire le parallèle entre le ballet et la réalité (par exemple le fait que le garçon délaisse sa première copine, la cousine, pour Lucie, comme le James du ballet délaisse sa fiancée humaine pour la Sylphide). Mais cela restait très flou : était-elle anorexique ? Souffrait-elle au fond d’être adoptée et de ne pas connaître ses origines ? Croyait-elle vraiment à son histoire ? L’intrigue était très simple, trop simple : gagnée par la confusion entre réalité et imaginaire, elle finissait par se jeter dans le vide sans son harnais lors d’une répétition, se blessant gravement. Mais je sentais confusément que ce personnage me cachait autre chose, de plus essentiel et plus douloureux, et qui ne m’est apparu qu’en cours d’écriture.

– Pourquoi la Sylphide et pas un autre ballet ?

Bon, « Le lac des cygnes », c’était déjà fait ! Plus sérieusement, « la Sylphide » est le premier ballet que j’ai vu intégralement, à la télévision (il n’était plus dansé depuis longtemps à l’Opéra et le chorégraphe Pierre Lacotte l’a d’abord remonté pour la télévision), c’est pourquoi j’ai toujours gardé une tendresse très spéciale pour cette œuvre. Ensuite cet univers de forêt mystérieuse et de créatures plus ou moins « elfiques » me paraissait tout à fait correspondre au fantastique très convenu que je voulais utiliser.

– Finalement, est-ce le ballet qui sert votre intrigue et le personnage de Lucie, ou l’inverse ?

La question est intéressante. Au départ, je pense être partie vraiment du ballet choisi, et on peut dire que mon intrigue et le personnage de Lucie en ont découlé. Mais finalement, ils s’en sont peu à peu émancipés, à partir du moment où j’ai eu la « révélation » du secret que Lucie cachait. Contrairement au ballet, où le fait de se livrer à l’homme entraîne la mort de la Sylphide (la métaphore de la perte des ailes comme perte de la virginité et désacralisation de la femme idéale me paraît assez claire dans le ballet), dans le roman Lucie finit par se réconcilier avec son corps et avec la sexualité grâce à l’amour de Théo.

– Lucie existe-t-elle dans la vraie vie ?

J’ai eu l’occasion de rencontrer dans les différents cours de danse que j’ai suivis des filles très mal à l’aise avec leur corps, donc plusieurs anorexiques. Mais le personnage de Lucie est une invention. Ce qui n’empêche pas qu’une fille réelle puisse se reconnaître dans le personnage, cela m’est déjà arrivé pour d’autres héros ou héroïnes que j’avais créés.

– Avez-vous pensé que vos lecteurs pourraient être plus que surpris par l’épilogue et qu’il puisse susciter un choc ?

Ma crainte était que le lecteur ne se laisse pas piéger et ne soit donc pas surpris par l’épilogue. Mon but était de créer la surprise, voire le choc. Il est possible que certaines jeunes lectrices soient choquées par l’évocation de ce qu’a subi Lucie, cependant rien n’est dit ou décrit de façon crue, car cela ne correspond pas à ma façon d’écrire, et cet ouvrage ne s’adresse pas à des enfants, mais à des ados. Mon livre peut être « choquant » pour ces derniers, car ils sont souvent très friands de fantastique, et acceptent très bien dans ce cadre la violence et les métaphores de la sexualité (le vampire est une figure bien connue d’une sexualité à la fois fascinante et dangereuse), or dans cette histoire je lève brusquement le voile sur le sens caché de la métaphore fantastique.

– A la lecture de notre conversation, vous constaterez que nous nous sommes interrogées sur l’attitude du personnage de la cousine, est-elle vraiment insensible au problème de Lucie ? Est-ce un évitement conscient ou inconscient ? Comment expliquer sa non-implication, voire son indifférence au mal-être de Lucie ?

Le personnage de la cousine reste assez secondaire, c’est plutôt une sorte de repoussoir. Elle est extrêmement différente de Lucie, qui lui paraît être une fille peu intéressante et pour laquelle elle éprouve de la condescendance. Egocentrique, comme on l’est à cet âge, elle ne perçoit guère le mal-être de Lucie et partage avec elle très peu de choses. Leur cohabitation leur a été imposée par leurs parents respectifs, et n’a pas créé de véritable intimité entre elles. Lorsque Théo va délaisser Margot pour Lucie, l’indifférence cédera la place à la jalousie et même à l’inimitié.

-Avez-vous participé au choix de la couverture (magnifique) ?

Non, c’est le choix de l’éditeur, et je dois dire qu’au départ cette couverture ne me plaisait pas du tout. Je la trouvais très esthétique et j’appréciais sa délicatesse, mais j’étais très gênée par le fait que le personnage soit trop enfantin et surtout n’ait pas du tout le corps et l’attitude d’une danseuse. J’aurais préféré une photo de danseuse. Je m’aperçois à présent que cette couverture plaît beaucoup. Une autre option aurait été de choisir une illustration plus « fantasy », donc plus commerciale, mais je pense que cela n’aurait pas servi le texte.

A partir de quel âge conseilleriez-vous cette lecture ?

Comme je l’ai dit plus haut, ce texte n’est pas destiné aux enfants. Mais à quel âge entre-t-on dans l’adolescence? Cela dépend tellement que je ne veux pas m’avancer : à douze ans, certains sont très matures, d’autres à quatorze ont encore du mal à quitter l’enfance.

Enfin, quels sont vos projets ?

Après « Les ailes de la Sylphide », j’ai écrit un petit roman plus léger qui cette fois s’adresse à des enfants. Il sortira l’été prochain et a pour titre (provisoire encore) « Bon Zigue et Clotaire ». En ce moment, j’essaie d’écrire un roman pour adultes qui est assez avancé mais ne me satisfait pas vraiment. J’irai néanmoins au bout de l’écriture, je n’abandonne jamais une histoire ! J’ai écrit également un conte, qui est actuellement en lecture chez un éditeur.Une chose est sûre : après une dizaine de romans pour les ados (et une dizaine d’années passées à me colleter à la maison avec les miens !), j’avais besoin de changer un peu d’ambiance !

Encore un grand merci à Pascale Maret pour avoir accepté ce jeu de questions/réponses.

Pour en savoir plus, faites un tour sur son site !

Les ailes de la Sylphide de Pascale Maret

 Elle s’appelle Lucie. Elle nous embarque dans son monde peuplé d’êtres féériques,  mais dés le premier chapitre on pressent le drame, sans jamais le deviner.

Aussi chamboulées que moi, mes complices, Pépita, Lucie et Carole ont bien voulu se prêter à une lecture commune des Ailes de la Sylphide de Pascale Maret.

Alice : [Retour dans le passé], souvenez-vous de vos premières impressions avant de dévorer ce livre : qu’imaginiez-vous à la vue de la couverture, à la lecture du titre et du résumé?

Pépita : Je m’attendais à un roman en rapport avec la danse, mais beaucoup plus léger qu’il ne l’est en réalité. Et je trouve la couverture superbe !

Bouma : Je m’attendais à un roman fantastique dans la ligne de Maupassant après avoir vu une vidéo de Pascale Maret résumant son roman. Je m’attendais à retrouver la plume délicate et sensible de cette auteure. Je m’attendais à beaucoup de choses et pas forcément à ce que j’ai eu entre les mains.

Carole :  J’ai vu la sublime couverture, et attirée comme un papillon, j’ai pris le roman ! Je connaissais le ballet donc j’ai compris que la danse serait la toile de fond…mais j’étais loin de me douter du reste. Très belle surprise côté style, et évidemment troublée par le sujet.

Alice : En effet, une grosse surprise, ce livre ! Mais puisque Carole l’évoque, quel est le sujet du livre ? Qui se lance dans un petit résumé pour continuer ?

Pépita : C’est l’histoire d’une jeune fille passionnée de danse, un absolu pour elle, une exigence qu’elle s’impose au-delà du raisonnable. Les ailes de la sylphide est SON ballet et elle obtient le rôle principal pour le spectacle du Conservatoire. La concurrence est très rude et le monde de la danse impitoyable. C’est l’histoire d’une souffrance très intime que ce rôle va sortir des limbes de l’inconscient et qui va mener cette jeune fille jusqu’au pouvoir salvateur des mots. C’est une histoire métaphorique remarquablement bien maîtrisée et qui mène le lecteur en apnée dans sa révélation.

Carole : Pas mieux ! C’est sublimement et subtilement dit Pépita !

Bouma : Très bien dit mais pour moi tu occultes toute la partie fantastique du livre (qui représente bien la moitié du récit tout de même).
En effet, la jeune Lucie est tellement faite pour être la Sylphide que des ailes apparaissent sur son dos peu de temps après l’obtention du rôle. Désireuse de savoir si ce qu’elle voit est bien réel, elle se rend au cœur de la forêt bordant la maison familiale et y découvre un monde féerique. Celui-ci n’est pas celui auquel elle s’attendait et elle va même y découvrir un puissant être maléfique qui lui veut du mal…

Alice : Bouma évoque à deux reprises cette incursion du fantastique dans le récit. Pour Pépita et Carole, a priori, ça passe au second plan …. à moins que cela ne se confonde complètement avec la réalité ? Votre avis sur ce mélange des genres ?

Pépita : Je l’ai en effet vu davantage comme un moyen d’échapper au réel. Ce que vit Lucie, là, dans la forêt, c’est le fruit de son imagination pour moi. Le tour de force de l’auteure est de mêler si bien les deux que le lecteur oscille lui aussi entre les deux mondes, comme l’héroïne, dans un va-et-vient permanent. Ce serait de mon point de vue du fantasmagorique et non du fantastique.

Bouma : Moi je trouve qu’on est clairement dans le fantastique. Car avant la fin et l’épilogue, qui nous en explique trop à mon goût (je reviendrai la dessus plus tard), Lucie finit par croire aux sylphides et à l’univers féerique dans lequel elle évolue. Pour elle, c’est la réalité et elle hésite même, à un moment, à fuir dans cet univers.

Carole : Cette discussion prend une tournure qui me plaît beaucoup ! De mon côté, je suis plutôt comme Pépita, j’envisage les éléments extra-ordinaires d’un point de vue fantasmagorique. Lucie se crée des remparts psychologiques très forts pour se protéger, en vain, du moins pour tenter de créer une distance avec sa vie et ses horreurs. C’est une question de survie pour elle. Elle me fait penser à Alice par moments avec cet esprit suffisamment fort pour transcender la réalité et en même temps s’en échapper pour ne pas sombrer. Cela me rappelle cette phrase prononcée par Alice  : “If I had a world of my own, everything would be nonsense. Nothing would be what it is, because everything would be what it isn’t. And contrary wise, what is, it wouldn’t be. And what it wouldn’t be, it would. You see?”

Alice : [Un petit clin d’œil à Alice aux pays des merveilles ? Merci Carole !] Personnellement si Bouma écrit « elle finit par croire aux sylphides », comme l’héroïne, je me suis aussi surprise à douter et à croire à cette existence d’êtres illusoires. Je n’ai pas seulement oscillé comme le dit Pépita, mais je me suis agréablement laissée glisser dans ce trouble, sans une seule seconde imaginer l’épilogue (mais on y reviendra plus tard, comme dirait Bouma !)
Mais que ce soient les éléments merveilleux, la présence des gentils et des méchants, la situation familiale de Lucie (enfant adoptée), le prince charmant amoureux (Théo), n’avez-vous jamais pensé être au milieu d’un conte ?

Pépita : Quand je disais « osciller », c’est pour signifier dans ce récit cette alternance entre l’attirance de la forêt pour Lucie et la réalité de la danse, qu’elle finit du coup par avoir plus que du mal à gérer. Je ne me suis jamais sentie dans un conte mais dans une histoire sublimée au départ, et très vite, je me suis dit qu’elle était la traduction d’une souffrance psychologique très dure à supporter pour cette jeune fille que la préparation du ballet a remonté à la surface. Les ailes de la sylphide ne sont que la partie immergée de l’iceberg : Lucie a besoin de prendre son envol, de rompre les chaines de son silence. S’identifier à la sylphide lui permet de s’affranchir un peu de la réalité mais qui la rattrape et tomber fait mal. Très mal. Son mal-être, son anorexie, ses blessures physiques sont autant de signaux envoyés que l’entourage n’a pas su voir. J’ai trouvé cet aspect-là terrible. Tout comme l’épilogue. Mais j’aimerais qu’on ne le dévoile pas trop à nos lecteurs sinon c’est enlever tout intérêt à la lecture de ce roman !

Bouma : Mais quel débat ! Je suis restée franchement fixée au texte comparée à vous. Je n’ai pas deviné la fin avant de lire l’avant-dernier chapitre (celui juste avant l’épilogue). Mais bon, passons à la suite.

Alice : Avançons donc et abordons enfin cet épilogue qui a déjà été évoqué à plusieurs reprises. Attention, il ne s’agit pas de dévoiler le dénouement et de donner la clé du livre (ce serait dommage), mais plutôt de dire comment vous l’avez « accueilli » ? Vous y attendiez-vous ? Comment l’avez vous vécu ?

Pépita : L’épilogue, je l’ai reçu en plein ventre. Je suis tombée, comme Lucie. Littéralement. Je me doutais qu’une révélation allait expliquer ce refuge dans le surnaturel mais je n’ai absolument pas vu venir, comme toi Bouma. Puis, le choc passé, j’ai eu envie de comprendre. J’ai eu envie d’entendre ce que Lucie avait à dire. Du coup, lorsqu’on apprend sa vérité, on relit le roman d’une autre façon. C’est remarquablement bien mené. Autant la révélation est rude, autant j’ai trouvé que Lucie était bien accompagnée, là, à ce moment crucial pour elle. Elle ne peut plus s’échapper et on l’aide à accoucher d’elle-même à la fois avec tact (la femme policier) et fermeté (l’homme policier). C’est un roman bouleversant à bien des égards.

Carole : Sensiblement comme Pépita. Je suis tombée aussi. Je redoutais l’issue, je n’ai pas été déçue. La Sylphide prend alors toute son ampleur symboliquement parlant : sorte d’ange-gardien chargé de protéger les jeunes filles. Elle se rêve légère dans une vie plombée. C’est vraiment un roman qui bouleverse.

Bouma : Allez, bah moi cet épilogue il m’a déçu. Oui, il en fallait un, mais fallait-il tout nous expliquer dans les moindre détails… J’aurais aimé quelque chose de plus léger qui laisse soin aux lecteurs de reconstruire le récit à la lumière de ces révélations. Résultat : j’ai refermé le roman en étant en colère contre cette auteure qui me gâchait une si belle lecture. J’ai été totalement frustrée, comme lorsque qu’on vous donne de quoi réaliser un objet et qu’on le fait à votre place…

Alice : C’est vrai que ce dernier chapitre est un long retour en arrière qui défait tous les nœuds un par un. Il renvoie à des événements racontés précédemment que l’on comprend maintenant différemment. Carole et Pépita, avez-vous aussi vécu tout cela comme un trop plein d’explication, après la surprise du dénouement ?

Carole :  Et bien non pour ma part. Rien de trop. La juste dose d’éclaircissement, la juste dose de pudeur aussi.

Pépita : Pas un trop plein d’explication mais plutôt une réponse à ce que je pressentais : une souffrance incommensurable qui enfin trouve le chemin pour se déverser et offrir à Lucie une renaissance. Et je rejoins Carole dans la pudeur. J’y ajouterais la dignité.

Alice : La dignité ? Que veux-tu dire par là, Pépita ?

Pépita : La dignité parce que le choc passé de l’histoire de Lucie, on ne tombe pas dans le sordide. Du tout. Lucie est accompagnée dans sa parole qui se libère et les dernières pages indiquent que sa reconstruction est possible et qu’elle va pouvoir vivre, enfin. Elle n’est pas jugée, elle est respectée : on ne met pas en doute sa parole, on l’écoute, on l’aide à préciser, et tout s’enclenche alors.

Alice : On a pas mal discuté de ce livre sur son fond et sur sa forme et pourtant je me rend compte que l’on a à peine évoqué les personnages. Lucie, bien sûr, mais aussi son entourage : ses parents, sa cousine, le prof de danse, l’amoureux, …. et leurs rôles auprès de Lucie. Parler de chacun d’entre eux prendrait un temps fou, à votre choix, je vous laisse me parler de qui vous voulez …

Bouma : En grande amatrice de bluettes, je retiendrai l’amoureux, celui qui séduit, qui vous donne envie de connaître de nouveaux endroits, de nouvelles normes, celui pour lequel on doit faire des choix, pas forcément les bons. J’ai trouvé sa relation avec Lucie très ancrée dans la réalité. Il ne tourne pas autour du pot, sait affronter le quotidien d’une relation, sait prendre des décisions. Un personnage qui a son importance tant à la fin il ressemble à une bouée de sauvetage.

Pépita : Les personnages ….Alors, curieusement, je ne m’y suis pas trop attardée sur les autres personnages durant ma lecture. Ses parents sont aimants et protecteurs, maladroits, inquiets, comme peuvent l’être des parents. Sa cousine : un personnage diamétralement opposé qui vit sa vie d’étudiante. Son prof de danse : exigeant mais normal vu son cursus. Ce qui m’a interpellée, c’est qu’aucun des adultes ne perçoit sa souffrance malgré les signaux que Lucie envoie. Il n’ y a que l’amoureux qui lui, l’ancre dans la réalité. Je rejoins Bouma là-dessus. Mais Lucie le refuse, elle n’est pas prête, elle ne peut pas. J’ai même été étonnée qu’elle puisse s’autoriser une histoire d’amour. C’est très déstabilisant pour elle. Je l’ai trouvé formidable ce jeune homme !

Carole : Je retiens aussi la grande maturité de l’amoureux, et sa prise de risque. Il capte quelques signaux, à la différence des adultes comme le souligne Pépita.

Alice : AAAAh Théo ! Tout le monde tombe sous le charme de l’amoureux éconduit mais toujours là.
Je pensais que quelqu’un parlerait de la cousine. Je pense que c’est celle que j’aurais choisie. A la fois si présente et absente.  Celle qui pourrait être la confidente, la copine, la « chaperonne » passe complètement à côté et pourtant j’ai un sentiment qu’elle a toute son importance.  « Un personnage diamétralement opposé. » comme le dit Pépita et qui bouscule la vie réglée de Lucie par son indifférence.  Comment l’avez-vous ressentie Carole et Bouma ?

Bouma : Elles m’ont donné l’impression d’être colocs avant cousines. On retrouve alors dans leur relation l’intimité due à la promiscuité mais une totale absence de partage réel. Elles vivent côte à côte, pas ensemble.

Carole : A bien y réfléchir, je ne suis pas si sûre de l’indifférence affichée par la cousine. Ne serait-ce pas une stratégie d’évitement ? Par là j’entends, un réflexe inconscient qui consiste à se préserver soi-même. Est-elle si aveugle au mal-être de sa petite cousine ? N’a-t-elle vraiment rien vu ? Parfois il est difficile de se confronter aux problèmes de l’autre, parce que ça renvoie à notre propre vie et nos blessures…

Alice : Que de différences d’interprétations suscitées par cette lecture ! Parce que je pense que l’on a bien fait le tour, je finirai en vous demandant à chacune de donner un mot, et un seul. Un mot qui traduise une émotion ressentie à la lecture de ce livre

Pépita : Pas facile comme question …une sorte de peur diffuse.

Carole : J’ai bien réfléchi et je dis la pudeur.

Bouma : Je choisis le doute ( parce que j’ai déjà dit la colère…)

Alice : Et moi je rajoute le piège…

Une lecture riche qui nous a sacrément interpellées. Beaucoup d’interprétations différentes et pas mal de questions en suspens. Pour lever quelques interrogations, Pascale Maret a accepté de répondre à nos questions : ses réponses dans la chronique de demain A l’ombre du grand arbre !

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Et pour aller plus loin, voici nos avis sur nos blogs respectifs :

Pépita – Méli-Mélo de livres

Carole – Blog-3etoiles

Alice – Alireauxpaysdesmerveilles

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Rions un peu…

Détournement de la réalité, récits décalés, jeux de mots, distanciation, ironie, dérision …autant d’usage qui rajoutent de la gaité et de l’humour au plaisir de la lecture.

Allez hop ! Je prendrai bien un zeste de bonne humeur et quelques tranches de franche rigolade.

Voici  une sélection de quoi vous donner « le sourire aux livres ».

A consommer sans modération !

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Nos amis les bêtes font rire Pépita  :

lion Les lions ne mangent pas de croquettes d’André Bouchard Seuil jeunesse, 2012

Un album irrésistible où une petite fille se prend d’affection pour un lion…de compagnie. Pour eux, la vie suit son cours…mais pour l’entourage, que de complications, vous vous doutez bien ! On sort de cette lecture des larmes de rire plein les yeux !

Son avis complet

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– Tout est bon dans le dragon de Noé Carlain et Ronan Badel, l’Elan vert, 2011

Un dragon va squatter la boutique du boucher …et son domicile. Un animal de compagnie qui va mettre à rude épreuve les nerfs de toute la famille.Un dragon bien naïf mais très, très encombrant…

Son avis complet

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Nathan se marre bien à la lecture de ces deux héros :

Mathieu Hidalf de Christophe Mauri (4 tomes parus sur 5). Gallimard Jeunesse

Un Harry Potter nouvelle génération ? C’est dans la poche avec Mathieu Hidalf .. enfin rappelons-le nous quand même: Mathieu n’a aucun pouvoir magique et un coeur … un peu différent de celui de Harry. Mathieu c’est une intelligence phénoménale pour ses 10 ans, mais qu’il use pour … faire des bêtises. Cet anti-héros est pourtant terriblement attachant, l’univers de Christophe Mauri est fascinant et tout cela est à mourir de rire. On n’oubliera pas cependant que Mathieu est un enfant, un enfant bien trop vite confronté à de la magie sombre … un enfant qui grandit malgré tout. Drôle et profond, léger et sensible, Mathieu vous en fera voir de toutes les couleurs !

Toute sa réflexion sur cette série

Son forum sur Mathieu Hidalf – son interview de l’auteur
L’avis de Kik pour ce livre

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Si par hasard c’était l’amour (tome 1), L’amour frappe toujours deux fois (tome 2) et Un amour peut en cacher un autre (tome 3) de Stéphane Daniel. Rageot

Les aventures rocambolesques mais quotidiennes d’un adolescent d’aujourd’hui qui se lance dans l’océan tourmenté qu’est l’amour … un roman plein de références et dans lequel vous trouverez un rire à chaque page ! Délicieusement frais, carrément hilarant et tout simplement attachant, vous n’allez plus pouvoir lâcher Gaspard !

Sa chronique du tome 1, du tome 2 et du tome 3.

Retrouver aussi l’avis de Carole qui est totalement In love with Gaspard

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Céline rigole  en suivant les aventures d’un chien :

Chien Pourri et Joyeux Noël Chien Pourri de Colas Gutman pour le texte et Marc Boutavant pour les illustrations, Mouche de l’Ecole des loisirs

Chien Pourri, bête, moche mais gentil et Chaplapla, intelligent et lucide, vivent dans une poubelle. Tous deux rêvent d’un vrai foyer… mais l’herbe est-elle plus verte ailleurs ? Un duo comique et tendre à la fois, des situations cocasses, des répliques savoureuses, des illustrations qui le sont tout autant … Bref, une série qui donne le sourire tout en faisant réfléchir sur les travers de notre société. Un chien pourri qui ne l’est qu’en apparence. Et comme on sait, les apparences sont toujours trompeuses ! Des livres « pour les enfants qui aiment déjà lire tout seuls ».

Sa chronique de Chien pourri et celle de Joyeux Noël chien pourri

Il a du succès Chien pourri  !  Retrouver l’avis de Nathan, mais aussi celui de Carole, celui de Drawoua , celui de Kik et celui de Bouma

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Bouma se régale avec les livres de Chris Haughton, le roi de l’humour pour les tout-petits :

Oh  non, Georges de Chris Haughton.Thierry Magnier, 2012

George à promis d’être sage, mais va -t-il y arriver ?

Son avis complet, celui de Kik et celui de Pepita

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Un peu perdu de Chris Haughton. Thierry Magnier, 2011

Bébé chouette est tombé de l’arbre. Rien de grave, mais il ne retrouve pas sa maman. Heureusement, un écureuil se propose de l’aider…

Son avis complet et celui d’Alice

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Elle adore aussi les titres désopilants du duo Mickaël Escoffier et Kris Di Giacomo :

– Sans le A : l’anti-abécédaire de Mickaël Escoffier et Chris di Giacomo. Kaleidoscope, 2012

Un lettre manque et l’on obtient un nouveau mot : quel bazar !

Son avis complet et celui d’Alice

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Et enfin, Bouma nous propose 2 BD très drôles :

– Couette de Séverine Gauthier. Dargaud, 2012

Avec ses couettes bleues, une petite fille délurée vient colorer la grisaille du monde, Plutôt très drôle, ces moutons volants qui la suivent un peu partout !!!

Son avis complet

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– Tim et tatoum de Grimaldi. Glénat, 2011

De l’humour et des gags cocasses pour cette histoire d’amitié tendre et drôle à l’époque de la préhistoire.

Son avis complet

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Drawoua se retient de rire (en public), mais n’en pense pas moins  :

Le Géant et le gigot de Christian Oster, illustrations d’Andrey Poussier. Ecole des loisirs, 2011

L’erreur pour moi a été de lire ce petit roman collection Mouche dans le métro. J’ai pouffé, gloussé, souri et même ri (enfin en me mordant la joue). Les gens m’ont regardée. Peut-être étonnés. J’avais dans les mains un livre pour les 6-8 ans.

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Raymond, vive les potes ! de Romain Gadiou, illustré par Sébastien Tiquet. Nathan, 2013

Ma seconde erreur a été de lire Raymond dans une salle d’attente. Même constat, ce n’est pas le bon endroit ! Raymond fait partie de la bande des gentils dans la cour de récré et il est amoureux de Louise. Pour lui plaire, il pense que la meilleure idée est de faire des bêtises. Pas si sûr…

Sa chronique complète : Fous rires VS coup de torchon

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Carole s’éclate à suivre les aventures de Maxime :

– Comment (bien) rater ses vacances, Comment (bien) gérer sa love story, Comment devenir une rock star (ou pas) d’Anne Percin. Le Rouergue

Maxime, fils spirituel de Jimi Hendrix et Pierre Richard vous embarque 3 fois dans son univers d’ado plein de répartie, de musique, de potes et d’amour ! Attention romans irrésistibles !

Son avis complet

Sophie se paye une bonne tranche de délire :

 La fabuleuse méthode de lecture du professeur Tagada de Christophe Nicolas et Guillaume Long. Didier jeunesse, 2013.

On oublie parfois de rigoler avec la lecture (sauf dans cette sélection bien sûr) et encore plus quand il s’agit d’apprendre à lire ! Voilà un album documentaire qui donne pour de vrai quelques bases sur la lecture mais toujours avec humour grâce au Professeur Tagada.
C’est un livre frais, drôle et même instructif donc pourquoi s’en priver !

Son avis complet, ainsi que celui de Kik

Alice se bidonne quand elle lit :

Je veux mon chapeau de Jon Klassen. Milan, 2012

Superbe conte en randonnée où l’on suit les aventures d’un ours impassible. Album d’un humour incroyable qui explose dans une  chute surprenante.

Son avis complet, celui de Kik et celui de Pepita

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Monsieur Zizi de Marie-Hélène Versini et Vincent Boudgourd. Milan, 2011.

Une idée amusante, de la fantaisie, des moments burlesques, un ton désinvolte… un album ….culotté !!!

 Son avis complet

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Céline du tiroir se poile en lisant :

– La porte ! de Michel Van Zeveren Pastel, 2088

Dans un comique de situation, sans texte, juste avec ses crayons, les petits cochons de Michel Van Zeveren vous dérideront, nom d’une queue en tire-bouchon !

Son avis complet

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Kik aime l’humour déjanté :

Les Filouttinen de Siri Kolu. Didier Jeunesse 2013.

Les pages se suivent et ne se ressemblent pas. Tout s’enchaîne, de manière naturelle, jusqu’au moment où on se dit, « Mais c’est du gros n’importe quoi ! ». Car oui, la famille Filouttinen embarque en même temps que Lissa, le lecteur dans des aventures rocambolesques. On passe du braquage du magasin de location de vidéos, pour refaire le stock de bonbons, à la réunion estivale de toutes les bandes de voleurs de grand chemin.

Son avis complet et les fous rires de Pépita, Nathan et Carole !

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Solectrice a tellement ri avec cette grenouille, qu’elle a hâte de le proposer à ses lutines :

-La petite grenouille qui avait mal aux oreilles de Voutch. Circonflexe, 2006.

Commençons par la première double-page intérieure qui reproduit un très sérieux schéma de l’oreille interne et externe, puis laissons-nous guider par cette petite grenouille souffrante d’un spécialiste à l’autre, comme l’oreillard-grenouillopitre qui recommande de consulter un pédiatro-batraciologue (!).

L’avis d’une lutine.

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 Voilà une sélection propice à se détendre les zygomatiques !

Lisez-bien !

Riez-bien !

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Regards sur la ville …

Une petite flânerie en ville. Une balade en prenant le temps d’observer ce qui nous entoure. Ouvrir les yeux. Profiter. Lever la tête et découvrir l’architecture, les détails qui d’habitude nous échappent.

Profiter du décor et saisir l’ambiance.

Se repérer et se laisser rêver…

Voici une sélection d’ouvrages,  quand la ville s’invite dans les livres jeunesse.

Suivez les guides !

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 Δ Tour de ville, premières impressions Δ

Popville d’Anouck Bois Robert et Louis Rigaud, Hélium 2009

La ville en toutes lettres de Michel Gunther. Thierry Magnier, 2013

Deux albums. Une balade en ville, des regards différents, de l’observation des lettres au pop-up. La ville, comme un être vivant.

Les avis complets de Kik  de Sophie, et d’Alice

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Promenons-nous dans la ville avec Laurie Cohen et Marjorie Béal qui signent Et toute la ville s’éveille, un album d’exception chez Balivernes Editions.

Promenons-nous dans la ville, un petit bout de ville mis en texte et en images dans la même chronique, celle de Drawoua de Maman Baobab

 

Rapido dans la ville de Joëlle Jolivet. Helium, 2011

Au cœur de la circulation, on se faufile avec le petit camion Rapido pour l’aider à livrer tout son chargement. Comme c’est amusant !

L’avis complet d’Alice

Rhino des villes de Gaëtan Dorémus. Autrement, 2010

Vous avez déjà vu un rhinocéros dans une ville ? Gaëtan Dorémus a photographié la fuite de l’un d’eux en ville. Au lecteur de le retrouver sur chaque image.

L’avis complet de Sophie

 Δ Tour de ville, découverte de l’architecture Δ

Iggy Peck, l’architecte d’ Andrea Beaty et David Roberts. Sarbacane, 2013

Quand je serai grand, je serai …..architecte ! De l’ambition et de la ténacité pour Iggy Peck qui construit de célèbres monuments, en un rien de temps !

L’avis complet d’Alice

 

Δ Tour de ville, villes de l’imaginaire Δ

Le voyage extraordinaire de Petit Pierre de Jo Hostlandt et Charles Dutertre, Nathan, 2013

Quand la ville prend un autre visage avec l’imagination débordante d’un enfant sur le chemin de l’école !

L’avis complet de Pepita

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Les sentinelles du futur de Carina Rozenfeld, Syros, 2013.

Paris-New York, des villes en ruine, la Terre est à l’agonie…mais à New-York, au sein de L’Académie, l’espoir renaît…Un roman de science-fiction qui pourrait bien rejoindre la réalité…

L’avis complet de Pepita

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 Seuls de Bruno Gazzotti et Fabien Vehlmann. Dupuis, 2006

Imaginez-vous…  Vous vous réveillez un matin et la ville dans laquelle vous vivez est vidée de TOUS ses habitants !  Plutôt flippant, non ?  C’est la mésaventure que subissent cinq enfants. Rêve ?  Caméra cachée ?  Guerre ?  Enlèvement ? Toutes les hypothèses sont soulevées mais aucune n’est satisfaisante !  Dans ce décor démesuré, ils sont un peu comme Gulliver au pays des géants, sans les géants, quoique…    Vont-ils pouvoir affronter, SEULS, les dangers qui les guettent ?
Tel est le point de départ de cette série B.D. fantastique signée Gazzotti et Vehlmann et éditée chez Dupuis.  Le 8e tome, Les Arènes, vient de sortir il y a quelques jours à peine.  Une série qui allie graphisme impeccable et scénario en béton.  De quoi devenir accro !

L’avis complet de Céline

La petite fille en rouge de Roberto Innocenti et Aaron Frisch.Gallimard, 2013

Quand la ville devient un décor hostile et mystérieux… plus sombre qu’une forêt et peuplé de créatures par milliers. Dans La petite fille en rouge, la ville prend une dimension inquiétante, et joue véritablement un rôle dans important dans l’histoire, créant une atmosphère oppressante et devenant le théâtre d’un conte cruel.                                             L’avis complet de Céline

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Δ Grandes villes Δ

En route vers la tour Eiffel d’Iris de Moüy. Hélium, 2012

Une balade rigolote dans le Paris d’aujourd’hui, dans un graphisme sobre et gai qui enchantera les petits… et les grands aussi !

L’avis complet de Céline

Bons baisers (ratés) de Paris de Davide Scali et Anne Rouquette. Gulf Stream, 2012

Une romantique virée parisienne comme un prétexte pour découvrir Notre-Dame, la Concorde, les Champs-Elysées, … Délicieusement rétro.

L’avis complet d’Alice

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Quand les animaux, du Zoo du Jardin des Plantes de Paris, fascinent et se retrouvent dans les livres pour enfants
Une balade de Kik

 

 

louiseLouise de New York de Jean Poderos, illustré par Gaïa Guarino, éditions Courtes et Longues, 2013

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Les Oiseaux Blancs de Manhattan de Xavier Armange. Editions Rêves Bleus d’Orbestier, 2013

Un jour, une nuit à New York …

L’avis complet de Carole

et ceux de Kik et d’Alice

 

this_is_new_york

How Little Lori Visited Times Square, d’ Amos Vaugel et Maurice Sendak. Harper Collins, 1963

This is New York de M. Sasek. Universe, 1960. Editions française : New York,  Casterman 2009

Deux balades dans le New York des années 60 en deux albums délicieusement rétros.

L’avis complet de Céline

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New-York en pyjamarama de Michaël Leblond et Frédérique Bertrand. Le Rouergue, 2011

New-York comme si vous y étiez grâce à une vieille technique et c’est magique !

Les avis complets de Pépita et de Kik

Les Enquêtes de Mirette, MicMac à New York de Fanny Joly et Laurent Audouin. Sarbacane, 2011

Partez découvrir les différents quartiers et bâtiments emblématiques de la grande pomme américaine grâce à Mirette et son chassistant Jean-Pat.
Un album policier ludique, facile à lire et surtout très coloré à lire dès 8 ans.                          L’avis complet de Bouma

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Herman et Rosie pour la vie de Gus Godon, Gallimard jeunesse, 2013

Quand la musique relient les êtres dans l’anonymat de la grande ville de New York…

L’avis complet de Pepita

 

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Dépaysant, ce tour de ville !

Ca donne envie d’aller voir ailleurs ! Allez-y, laissez vous tenter …

 

En novembre, on ne s’est pas laissé surprendre….

….. ni par le changement d’heure, ni par les jours qui ont raccourci, ni par la météo qui est devenue capricieuse

Que ce soit devant la cheminée, allongés sur le canapé, au chaud sous la couette,…. Au pied de notre grand arbre, qui à grands coups de pluie et de vent a perdu toutes ses feuilles, chacun d’entre nous a bouquiné.

Alors, malgré le stress du concours pour certaines, le premier prix d’un concours de nouvelles pour le plus jeune d’entre nous, des valises à préparer pour Montreuil pour d’autres, .. le voici le voilà, notre Best of du mois de novembre.

Pour Kik – Les lectures de Kik

Sept jours à l’envers de Thomas Gornet. Le Rouergue, 2013

**Sept Jours à l’envers. Une semaine à rebours. Une semaine pour réaliser ce qui s’est passé… ou pas … pas encore… On a besoin d’un peu plus de temps.
La rencontre avec un livre, un jour où je portais une robe noire.**

Son avis plus complet

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Pour Pepita – Meli-Melo de livres –

Le cœur des louves de Stéphane Servant, Le Rouergue, collection DoAdo, 2013

** Pas d’hésitation possible, mon coup de cœur du mois, c’est ce roman magistral sur la condition humaine, en particulier sur les femmes, où passé et avenir se mêlent au milieu d’une nature grandiose et hostile. Les secrets ont le murmure des ruisseaux mais ils finissent par faire entendre leur voix. Un roman beau et unique dans ses métaphores. Remarquable.**

Son avis plus complet

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Pour Carole – Blog 3 étoiles –


Fil de Soie de Cécile Roumiguière et Delphine Jacquot. Thierry Magnier,  2013.

**Un album poétique, sublime, touchant. Un secret de famille, un bout d’histoire, comme un fil conducteur entre une grand-mère et sa petite fille, brodé à jamais.**

Son avis complet

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Pour Nathan – Bouquins en folie

Les Effacés [opération 6] :  Station Dumas de Bertrand Puard. Hachette, 2013.

 **Un dernier tome dans la lignée des précédents: captivant, bouleversant, phénoménal ! Le dénouement que nous attendions tous va résonner en vous comme une explosion vous secouerait tout entier. Bertrand Puard conclut sa série mais surtout, l’ouvre bien plus largement avec un épilogue dévastateur. Je me répète: incontournable.**

                                                                               Son nouveau blog sur Les Effacés

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Pour Alice- Alireauxpaysdesmerveilles

La fille seule dans le vestiaire des garçons d’Hubert Ben Kemoun. Flammarion, 2013.

**En tombant trop facilement dans les bras d’Enzo, la vie de Marion va devenir un enfer. Le piège se referme petit à petit autour d’elle : la honte, la colère puis la vengeance. Un récit poignant sur le harcèlement entre ados et ses dérives.**

Son avis complet

Pour Sophie – La littérature jeunesse de Judith et Sophie

Zelda la rouge de Martine Pouchain.Sarbacane, collection eXprim’, 2013.

**Mon coup de cœur, ce mois-ci, va au dernier roman de Martine Pouchain. Une histoire pleine d’humanité sur le handicap, la vengeance et l’amour. Un magnifique roman dont on vous reparle bientôt…**

Son avis complet

Pour Drawoua – Maman Baobab

Une girafe un peu toquée de Séverine Vidal. Motus, 2013

**C’est une drôle de girafe que j’ai tenue là, j’ai été très surprise par son contenu, émue aussi. C’est mon coup de cœur du mois et même un peu plus  !**

Son avis complet

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Pour Céline –Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait LIVREsse 

Quatorze auteurs racontent…  Les chroniques de Harris Burdick, Ecole des loisirs, novembre 2013

**Mon coup de cœur du mois va à quatorze textes d’auteurs !  Que du beau monde : Stephen King ; son épouse, Tabitha King ; Jon Scieszka ; Sherman Alexie, Gregory Maguire ; Cory Doctorow ; Jules Feiffer ; Linda Sue Park ; Walter Dean Myers ; Lois Lowry ; Kate DiCamillo ; M.T Anderson ; Louis Sachar et Chris Van Allsburg pour des récits fantastiques qui nous emmènent de l’autre côté du miroir – de l’autre côté de l’image devrait-on plutôt dire puisque chacun de ces textes est directement inspiré des énigmatiques planches d’un certain Harris Burdick. Illustrations qui n’ont cessé de faire couler l’encre depuis leur sortie en 1984 !  A découvrir !**

Son avis complet

Pour Bouma – Un petit bout de Bib’

Sur le toit de Frédérique Niobey. Le Rouergue, DoAdo, 2013

**Quand une bande de jeunes fait d’un toit son terrain d’expression,
Quand l’une d’entre eux tient la caméra pour immortaliser l’instant,
Quand une autre se fait absente,
Quand chacun livre son histoire,
découvrez un texte court et incisif sur l’adolescence et l’envie de crier au monde : « REGARDEZ-MOI, J’EXISTE !!! »**

Son avis complet

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Pour Céline – Le tiroir à histoire

La jeune fille à la laine de Seung-Youn Kim. Didier Jeunesse, 2013.

**L’histoire singulière de cette drôle de petite fille qui ne disait mot. Le fil de laine comme un cordon ombilical, comme fil qui la relie à sa maman et à la vie,  qui la rattache au monde, à défaut de langage. Un album  émouvant, d’une délicatesse absolue, signé par une auteure-illustratrice de très grand talent.**

Son avis complet

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Notre prochain best of sera pour la nouvelle année !

Le Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil sera passé par là, le Père Noël aussi …. alors rendez-vous dans un mois !

Et d’ici là, passez de bonnes fêtes et ….. offrez des livres !