Exil…

Avec la situation chahutée du monde, de nombreuses populations sont poussées à l’exil, au déracinement,…  Parfois – souvent – ces migrations sont mal vues et, au lieu de faire preuve d’un minimum d’empathie, d’un minimum d’humanité, nous nous replions derrière nos peurs, derrières nos murs…

Avec cette sélection, nous vous proposons de briser les barrières et de tendre la main vers l’autre, vers la richesse qu’il pourra nous apporter…

Pépita – Méli-Mélo de livres nous propose plusieurs titres sur le sujet :

Partir au-delà des frontières, Francesca Sanna, Gallimard jeunesse

Une traversée pleine de dangers pour aller vers l’espoir.
A lire chez Pépita

***

Le fils de l’Ursari, Xavier-Laurent Petit, Médium, Ecole des loisirs

Un roman sensible sur la réalité du sort des gitans, une histoire qui happe le lecteur par son humanité.  

A lire chez Pépita

***

Frères d’exil, Kochka, Flammarion jeunesse

Un roman message de tolérance et de solidarité ente les peuples. Un très beau roman. A lire !

A lire chez Pépita

***

Ainsi que trois albums qui magnifient l’accueil de l’autre avec des approches percutantes.

***

Du côté de chez Sophie – La littérature jeunesse de Judith & Sophie, elle nous suggère :

Refuges, Anne Lise Heurtier


En parallèle de l’histoire de Mila qui revient sur les terres de ses racines à Lampedusa où vivait sa grand-mère, on découvre le récit de huit voix qui nous livrent leur parcours vers un monde qu’elles espèrent meilleur.

A lire chez Sophie, Pépita, Carole

***

Céline – Le tiroir à histoires a sélectionné quant à elle :

Chez moi, Sébastien Mourrain

Où est-ce qu’on est chez soi ? Qu’est-ce qui fait qu’on s’y sent à sa place ? Parfois il faut partir, s’éloigner, pour mieux se retrouver. Très bel album de Sébastien Mourrain où se confrontent et se rencontrent l’ici, l’ailleurs, et le chez-soi.

A lire chez Céline

***

Le livre de Perle ,Timothée de Fombelle, Gallimard

Quand un jeune prince est banni de son royaume pour se retrouver ici-bas, quand son exil dure le temps de plusieurs vies, quand c’est son seul chagrin qui le lie à son royaume perdu, et à l’amour d’une fée, le lecteur est emporté dans une lecture merveilleuse, romanesque et bouleversante qui laissera des traces profondes dans sa mémoire poétique. Virtuose Timothée de Fombelle.

A lire chez Céline, Pépita, Céline-QLF, Sophie,…

Notre lecture commune

***

Un pas puis mille, Séverine Vidal et Julien Castanié, La Pastèque

L’exil n’a pas besoin de durer des années. Parfois on a envie de tout quitter, de claquer la porte, comme ça, et de prouver à tous qu’on peut être seul, surtout à soi. Une aventure intérieure qui fait grandir, et revenir, plus apaisé.

A lire chez Céline

***

Pour Alice – A lire aux pays des merveilles, elle sélectionne :

Si tu m’avais raconté de Marie Sauzon, Oskar, 2015

Cet été, Chloé découvre l’histoire de Manuel, son grand-père. Son douloureux passé d’andalou, républicain espagnol exilé après avoir lutté contre la dictature de son pays.

A lire chez Alice

***

Au bout des longues neiges, Jean-Côme Noguès, Nathan, 2014


L’exil des populations irlandaises, prêtes à traverser l’océan pour trouver une terre d’accueil.

A lire chez Alice

***

Céline – Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait LIVRESSE retient pour sa part :

Le petit arbre Plume Bien loin de chez soi, Pascale Graciet, Le Ver à Soie

Superbe album qui parle de déracinement, d’exil, mais aussi de résilience et de la force de la vie et de l’amour.

A lire chez Céline-QLF

***

Caravane, Ingrid Chabert & Soufie, Limonade

Une belle histoire qui fond dans le cœur comme un petit carré de chocolat sur la langue.  Elle nous rappelle le premier secret du bonheur : peu importe le contenant, caravane ou palace rutilant, pourvu qu’il y ait l’AMOUR !

A lire chez Céline-QLF

Et vous ?  D’autres titres à proposer sur cette thématique ?

Peurs d’enfants

Il faut s’amuser à avoir peur pour faire peur à la peur. Ainsi, elle deviendra progressivement plus petite que moi.

Pierre Péju

Avec Halloween, petits et grands jouent à se faire peur.  Par le biais du déguisement et des accessoires, ce qui serait proprement flippant dans la vraie vie devient amusant et plaisant quand il s’agit de faire « comme si ».

Il en va de même pour les livres pour enfants où, par le biais de l’imaginaire et de la distance du dessin, l’enfant affronte ses peurs…  Il sait qu’il peut à tout moment fermer le livre, que ce qu’il voit ou entend n’est pas VRAIMENT vrai.  De ce jeu délicieusement effrayant qu’il peut réitérer à l’envi naît le plaisir.  Celui de pouvoir recommencer encore et encore… à jouer.  Qui dit plaisir dit apprentissage et évolution.  En se confrontant à ses peurs, l’enfant grandit et prend peu à peu de la distance avec ce qui l’effraie.

Depuis la nuit des temps, cette fonction de l’imaginaire est exploitée dans les contes et légendes transmises de génération en génération.  Les auteurs actuels ne font qu’exploiter les mêmes ressorts en actualisant le propos, avec brio.

Nous vous proposons ci-dessous une « petite » sélection d’albums et de romans sur les « peurs » enrichie de quelques anecdotes liées à nos propres souvenirs de frayeurs enfantines mémorables.

Ainsi, Céline, Le tiroir à histoires,  nous rapporte cette histoire qui fait toujours beaucoup rire ses parents :

Quand j’étais enfant, nous avions loué la maison d’amis de mon père pour des vacances. C’était une vieille maison dans la montagne, avec des escaliers en bois qui craquaient, etc. Un soir, alors que nous étions couchées ma soeur et moi, nous avions surpris la conversation des adultes, qui mentionnaient que cette maison appartenait à des pieds-noirs. Nous sous sommes fait tout un film sur les « pieds-noirs », que nous imaginions être des humanoïdes-monstrueux avec des pieds noirs et griffus, et n’en avions pas dormi, et les pieds-noirs nous ont hantées pendant assez longtemps… Aujourd’hui encore, quand j’entends le terme « pied-noir », ça me rappelle cette terreur d’enfant partagée avec ma sœur…

En prolongement, elle nous propose de lire :

De retour dans la maison de son enfance, un adulte replonge dans ses souvenirs, jeux et aventures dans un imaginaire redoutablement réel et insoupçonné des adultes. Un roman magnifique et terrifiant sur l’imaginaire de l’enfance.

Pépita, Méli-Mélo de livres, nous narre elle aussi un souvenir d’enfance où son imaginaire a pris le dessus :

Quand j’étais enfant, j’étais fascinée par les images des volcans en éruption. Cette lave bouillonnante m’attirait. Qui dit éruption dit aussi tremblement de terre. Dans le couloir de la maison, il y avait une grande fissure. Je devais y passer pour rejoindre ma chambre… J’étais paralysée de devoir franchir cette fissure. J’imaginais que si je la franchissais, j’allais être engloutie dans les entrailles de la Terre. A tel point que j’ai dormi dans le canapé du salon durant cette période !

Céline-Qu’importe le flacon…  l’illustre avec ce titre :

  • Un pommier dans le ventre de Simon Boulerice et Gérard Dubois, Grasset Jeunesse

Raphaël, le héros de cet album délicieusement désuet dans le choix des couleurs et des illustrations, est un gros mangeur de pommes.  Il n’en laisse rien si ce n’est les queues. Aussi, c’est la panique lorsque son copain de classe, forcément connaisseur puisque fils de pomiculteurs, lui affirme que les pépins pourraient bien germer dans son ventre… L’avis de Céline, de Chlop

On l’aura compris, nous avons tous ce genre d’anecote à raconter.  Si les peurs varient d’un personne à l’autre, on retrouve cependant de grandes catégories communes.  Parmi les peurs classiques, il y a bien sûr la peur du noir…

  • Le noir de Lemony Snicket et Jon Klassen, Milan

Un album sur la peur du noir à l’approche très séduisante et originale. Descendre dans la tanière du noir pour un enfant, ce n’est pas banal et en remonter avec un cadeau de sa part, encore moins ! L’avis de Pépita

  • Ouvre-moi ta porte de Michaël Escoffier et Matthieu Maudet, Loulou & Cie :

Un album tout noir qui joue sur cette peur avec humour et désinvolture. On rigole, on ouvre les flaps et on oublie sa peur. Un album qui permet une prise de distance sur ce sujet pour les petits et les plus grands. L’avis de Pépita-Méli, de Bouma, de Sophie

  • Tous les monstres ont peur du noir de Escoffier et Di Giacomo


Et si les monstres avaient finalement aussi peur du noir que les enfants ? Avec ingéniosité et inventivité, cet album dédramatise les imaginations nocturnes…  L’avis de Bouma, de Sophie

  • Je veux de la lumière de Tony Ross


Quand la petite princesse a peur du noir, elle oblige son personnel à se mettre en quatre pour la rassurer ! Une histoire pour les plus jeunes avec une chute humoristique comme les raconte si savoureusement Tony Ross.  L’avis de Bouma

  • Peur du noir ? de Laurence Gillot, Tourbillon


Un album amusant qui regroupe de nombreuses peurs nocturnes et qui y propose des solutions. Avec tout ça, il n’y aura plus rien à craindre ! L’avis de Sophie

Pas très éloignée de la peur du noir, on retrouve celle de la nuit, de ses bruits, de ses vilains cauchemars…  Celle de s’endormir aussi !

  • Promenade de nuit de Lizi Boyd aux éditions Albin Michel jeunesse

Une balade silencieuse au cœur de la nuit. Avec le petit héros, on découvre les animaux qui peuplent la forêt.  L’avis de Chlop

  • Bou et les 3 zours d’Ilya Green Elsa Valentin

Petite Bou s’est éloignée imprudemment de la maison familiale. A la nuit tombée, elle trouve une maison, laissée vide par ses habitants, qui sont sortis en attendant que la soupe refroidisse. Étrangement cette fillette n’est pas blonde, elle n’a pas de boucle. Et son histoire, que vous connaissez bien pourtant, ne ressemble à nulle autre.  L’avis de Chlop

  • Un soir de pleine lune dans mon jardin Séverin Millet


Que se passe-t-il dans le jardin, la nuit, quand on ne regarde pas ? De drôles de petits fantômes envahissent la pelouse. L’avis de Chlop

  • Trois courageux petits gorilles de Michel Van Zeveren

Il fait nuit, on est tout seuls, mais on n’a pas peur. Et ce drôle de bruit, ce n’est sûrement rien. Qui se lèvera pour aller voir ?  L’avis de Céline-Le tiroir à histoires

  • Scritch scratch dip clapote ! de Kitty Crowther

La nuit tombe et il faut aller se coucher, mais les bruits de la nuit sont terrifiants. Papa grenouille accompagne son fils dans la nuit et l’aide à surmonter sa peur, en allant écouter les bruits de la nuit.  L’avis de Céline-Le tiroir à histoires, de Bouma

  • Le Chat qui avait peur des ombres de Rozenn Illiano et Xavier Colette


Que l’on soit homme ou bête, quand les ombres prennent vie la peur devient palpable… L’avis de Bouma

  • Du bruit sous le lit de Mathis


Au final qui est le plus impressionnant du monstre caché sous le lit ou du papa intransigeant ? Avec brio, Mathis fait rire les enfants de leur peur du noir.  L’avis de Bouma

  • Je suis le cauchemar de Frédéric Maupomé et Laure du Faÿ

Un album pour les tout-petits, graphique et efficace, à lire et relire à voix haute pour exorciser la peur nocturne. L’avis de Céline-Le tiroir à histoires

  • Emile fait un cauchemar de Vincent Cuvellier et Ronan Badel :

Ce sale gosse d’Emile ne fait pas de cauchemars : ce sont les cauchemars qui ont peur de lui. Sauf que… en fait, pas toujours… L’avis de Céline-Le tiroir à histoires

  • J’aime mes cauchemars d’Amélie Graux

Des cauchemars en veux-tu, en voilà : il y en a des gros, des petits, des secrets, des qui mettent mal à l’aise, d’autres qui font hurler de terreur. Mais pour autant, est ce qu’on voudrait vraiment s’en débarrasser ? On finirait presque par s’y attacher.  L’avis de Céline-Le tiroir à histoires

  • Le cauchemar de Gaétan Quichon d’Anaïs Vaugelade

Le pauvre Gaétan Quichon est reveillé en pleine nuit, il doit fuir le dortoir où il cohabite avec les 72 autres enfants Quichon, poursuivi par un horrible cauchemar ! L’avis de Chlop

  • Grand sommeil et petits lits de Giovanna Zoboli et Simona Mulazzani aux éditions Albin Michel jeunesse :

Un album-cocon sur la peur de s’endormir. Un album douillet qui met en scène des animaux sereins dans le sommeil. Pour dédramatiser ce moment.  L’avis de Pépita-Méli-Mélo de livres

La peur des monstres est elle aussi un grand classique !  Elle est souvent associée à celle de la dévoration…

  • Gros cornichon d’Edouard Manceau aux éditions Seuil (2014)

Un album interactif modernisé pour apprivoiser sa peur des monstres.  L’avis d’Alice

  • Un monstre à chaussettes d’Eric Veuillé aux éditions Actes Sud Junior

Un album malicieux qui se rit des peurs inspirées par de drôles de créatures imaginées par les enfants. Espiègle et cathartique ! L’avis de Céline-Le tiroir à histoires

  • Le Gruffalo de Julia Donaldson et d’Axel Sheffler aux éditions Autrement Jeunesse

Pour effrayer ceux qui la terrorisent, une petite souris rusée invente une créature terrifiante, avec des crocs terribles, des griffes terribles, de terribles cornes et que sais-je encore ? Le stratagème fonctionne à merveille, et la bête imaginée est si réelle… qu’elle apparaît au détour du chemin ! C’est le Gruffalo, grand succès mérité, qui a tôt fait de rejoindre les albums in-dis-pen-sables.  L’avis de Céline-Le tiroir à histoires

  • Va-t’en, Grand Monstre Vert ! d’Ed Emberley aux éditions Kaleidoscope

Un classique petite enfance en couleurs vives et en caches, pour faire apparaître et disparaître au fil des pages un monstre plus rigolo que vraiment terrifiant. Indémodable. L’avis de Céline-Le tiroir à histoires, de Bouma, de Chlop, de Sophie

A lire également, son petit frère, Bonne nuit, petit monstre vert

L’avis de Sophie

  • Y’a un monstre à côté d’Ingrid Chabbert, illustré par Stéphane Sénégas aux éditions Frimousse, 2013.

Un petit garçon, en pleine nuit, entend un bruit effrayant. Et si c’était un monstre ? La turbine à imagination nocturne se met en route : de quoi peut-il se nourrir ? où se cache-t-il ?  L’avis de Carole et de Kik

  • Grong d’Estelle Billon-Spagnol, éditions Frimousse, 2013.


C’est l’histoire d’un monstre avec des crocs et des poils drus, 2 cornes de diable et des yeux jaunes de loup ! Vraiment monstrueux ! La nuit, il vous guette et vous traque ! Petits et grands : personne ne lui échappe !  L’avis de Carole

  • Le Yark de Bertrand Santini et Laurent Gapaillard, Grasset jeunesse, Collection Lecteurs en herbe

Voici un conte moderne délicieux et effrayant, au langage recherché, à l’humour décapant, pour les enfants sages et les autres…  L’avis de Pépita, de Carole et de Bouma

  • Quelques minutes après Minuit de Patrick Ness, d’après une idée originale de Siobdhan Dowd, illustrations de Jim Kay, Gallimard jeunesse


Un roman sur nos peurs les plus intimes pour nous révéler à nous-mêmes.  L’avis de Pépita, de Sophie

  • La peur du monstre de Mario Ramos, Pastel


Et les monstres, de quoi ont-ils peur eux ? Un livre drôle qui inverse la situation habituelle où les enfants ont peur des monstres.  L’avis de Sophie

  • Chhht ! de S. Grindley et P. Utton aux éditions école des loisirs

Sauras-tu explorer le château du géant sans le réveiller ? Attention, il est gigantesque et probablement affamé, il faut la plus grande prudence pour s’aventurer chez lui !  L’avis de Chlop

  • Ce n’est PAS une bonne idée de Mo Willems aux éditions Kaléidoscope


Les renards, c’est bien connu, sont de redoutables prédateurs pour les oies blanches. Est-ce vraiment une bonne idée de sympathiser ainsi ?  L’avis de Chlop

Il y a aussi la peur de ne rien maîtriser… (de celle qui peut laisser des traces même chez les plus grands :-))

A ce propos, l’anecdote parlante de Colette-La collectionneuse de papillons et de jolies histoires :

Quand on partait à l’autre bout du monde, sur l’île natale de mon père, pour protéger l’avion qui nous conduirait jusqu’à notre famille, à 10 000 km de chez nous, je comptais jusqu’à 1000 tout en faisant de la balançoire.  Si j’y arrivais, il ne pourrait rien nous arriver. Même si l’exercice était laborieux, il constituait un véritable talisman de chiffres pour protéger les miens lors de ce long voyage. A 1000, je pouvais partir le cœur léger.

  • Une Girafe un peu toquée de Séverine Vidal

Parce que certains enfants accumulent les peurs irraisonnées, parce qu’on ne peut pas tout maîtriser et qu’il faut bien trouver des solutions, parce qu’on a tous besoin d’une girafe un peu toquée à apprivoiser ! L’avis de Colette

  • La métamorphose d’Hermine d’Elena Ferrandiz, Eveil et Découvertes :

Hermine a peur de tout. Chaque matin, elle endosse son manteau lourd de ces peurs. Puis, un jour, la métamorphose opère…Un album magnifique dans les illustrations et fort dans ce qu’il donne à lire. L’avis de Pépita-Méli-Mélo de livres

  • La chambre du lion d’Adrien Parlange, Albin Michel jeunesse :

Une chambre qui se transforme au fur et à mesure de l’arrivée des protagonistes. la cachette comme ultime refuge contre la phobie de ce qui peut advenir…  ou pas. Un album remarquable dans sa narration implicite.  L’avis de Pépita

La peur de l’autre, de l’inconnu…

  • La bouche de l’ogre de Benoît Broyart illustré par Donatien Mary aux éditions Oskar jeunesse, collection Trimestre :

Un petit garçon a peur de son père, transformé à cause du chômage. Sa peur prend tellement le dessus qu’elle envahit son imaginaire. Un texte très fort et perturbant.  L’avis de Pépita

  • Et si jamais ? d’Antony Browne, Kaléidoscope

Se rendre à une fête où on ne connait personne… La peur de l’inconnu, d’être tout seul, la peur des autres… Anthony Browne met en scène avec talent l’imaginaire inquiétant de l’enfant qui avance à pas peu assurés hors du connu. L’avis de Céline-Le tiroir à histoiresChlop

La peur de la perte, de la séparation, de l’abandon…

  • Et j’ai couru… d’Ingrid Chabbert et Dani Torrent aux éditions Alice jeunesse :

Une petit fille pense avoir perdu son chien dans la tempête. Un album fort sur la peur de perdre son animal de compagnie.  Un drame pour les enfants.  L’avis de Pépita, de Bouma

  • En attendant maman de Lee Tae et Kim Dong Sung aux éditions Didier jeunesse

Maman doit rentrer, elle sera probablement dans le prochain tram… Ah, pas dans celui-ci ? Le suivant sans doute ? L’attente se fait longue mais le petit bonhomme ne semble pas inquiet, il reste là, sous sa chapka, à regarder défiler les trams.  L’avis de Chlop

  • Bébés chouettes de Martin Waddell et Patrick Benson aux éditions Kaleidoscope

Panique dans le nid, quand maman Chouette disparaît une nuit. Les trois petites chouettes essaient de se réconforter comme elles peuvent. C’est long, une nuit sans maman. Des illustrations sublimes où le noir est à l’honneur.  L’avis de Céline-Le tiroir à histoires, de Chlop, de Sophie

D’autres livre sur la peur de l’abandon chez Carole-3 étoiles…

La peur de grandir…

  • Le petit bateau de Petit Ours, Eve Bunting et Nancy Carpenter, Pastel

Quand un petit ours accepte de grandir et parvient à devenir un Grand Ours.  L’avis de Sophie

  • Si un jour… de Malika Doray, L’école des loisirs

Quand les parents s’absentent, il n’est pas toujours facile de faire face au monde mais on peut trouver du soutien et en ressortir plus grand.  L’avis de Sophie

Pour terminer, quelques titres en lien avec la fête du jour…  

  • La Maison Hantée de Jan Pienkowski


Un grand classique pop-up où fantômes, squelettes et autres créatures terrifiantes surgissent de tous les recoins et tous les tiroirs ! Délicieusement effrayant ! L’avis de Céline-Le tiroir à histoires

  • Hôichi, la légende des Samouraïs disparus de Hiroshi Funaki et de Yoshimi Saitô

Pour les plus grands, une histoire de fantômes de samouraï qui donnent froid dans le dos. L’avis de Bouma

  • Le Petit pêcheur et le squelette de Chen Jiang Hong

Comment ne pas avoir peur quand, au lieu de pêcher un poisson, vous ramenez un squelette effrayant au bout de votre hameçon ? Une histoire sombre et poétique.  L’avis de Bouma

Et, en guise de conclusion :

  • Le grand livre des peurs d’Emily Gravett, Kaléidoscope


Un chouette album sur les peurs d’une petite souris qui nous laisse aussi exprimer les nôtres.

Et vous ?  Avez-vous d’autres d’autres perles de peurs à enfiler sur ce beau collier-grigri ?

Pour aller plus loin :

Qu’y a-t-il sous l’arbre ?

De notre grand arbre, vous connaissez le blog et la page Facebook, ramures et feuilles qui nous permettent de vous transmettre toutes nos découvertes en matière de littérature jeunesse.  Mais, sous cette partie visible, en sous-terrain, dans ses racines profondes, grouillent des tas d’idées : sélections thématiques, lectures communes, projets de billets variés…  Certaines bien mûres arrivent jusqu’à vous ; d’autres, pour des raisons diverses que nous ne pouvons pas toujours nous expliquer,  sont précautionneusement rangées dans l’attente de leur moment.  Ainsi, pour le visiteur qui aurait la chance de parcourir les dédales de cette fourmilière, il découvrirait de-ci de-là, cachés comme des trésors, de petites perles…

C’est le cas de cette lecture commune initiée par Nathan – Le cahier de lecture de Nathan – sur Le livre de Perle de Timothée de Fombelle.  Notre jeune pousse partie vers le large, nous avons laissé ce billet pourtant quasi achevé en friche.  Peur sans doute de rompre le lien magique unissant Nathan à son auteur fétiche…

La réédition-anniversaire d’une autre oeuvre de Timothée de Fombelle, Tobie Lolness, joue cependant les électrochocs.  Nous ne pouvons décemment attendre dix ans avant de sortir cette lecture de sa boite.  La voici donc, spécialement dédiée à Nathan, notre jeune jardinier parti à la recherche des petits bouts de féerie disséminés dans le monde… Petit clin-d’œil également à Kik – Les lectures de Kik – partie elle aussi vers d’autres horizons…

Nathan – Alors que Timothée de Fombelle nous raconte, dans Le livre de Perle, sa rencontre avec Perle et la naissance de son imaginaire, racontez-nous comment vous avez rencontré l’imaginaire de cet auteur, comment il vous a marqué, comme vous en êtes venues à lire Le livre de Perle et à venir en parler ici …

Kik – Timothée de Fombelle, je l’ai rencontré il y a longtemps avec Tobie Lolness, je l’avais beaucoup aimé. Puis les choses passent, on lit d’autres choses, beaucoup d’autres choses, et on croise Nathan … Alors forcément on se remet à lire du Timothée.

ColetteLe blog de la collectionneuse de papillons –  J’ai été happée par Timothée de Fombelle, je ne sais plus trop comment avec les aventures de Tobie et puis j’ai carrément adoooooré Victoria rêve, livre écouté dans ma voiture un mercredi où je récupérais mon grand-pilote-de-balançoire en vacances chez ses grands-parents, c’était ma première expérience de livre sonore, et la voix de l’auteur m’a vraiment envoûtée – non seulement il écrit admirablement mais qu’est-ce qu’il raconte bien ! – Bon, bien sûr devinez qui m’avait donné le conseil de cette lecture ? Ma Pépita-de-bibliothécaire-préférée !!! Et puis pour Le Livre de Perle, comme toutes les lectures de romans ados que je fais en ce moment c’est VOUS, les jardiniers d’ALOGDA qui m’en avez donné terriblement envie. Et devinez quoi ? C’est la fille de Pépita qui me l’a prêté….

Céline Le tiroir à histoires – C’est avec Vango que j’ai pénétré dans l’univers de Timothée de Fombelle. J’avais adoré cette écriture virtuose, ce souffle romanesque… J’ai adoré Victoria rêve aussi, et puis il y a eu ALODGA, Nathan, la lecture d’un passage de Victoria rêve au SLPJ par M. de Fombelle himself ;) Bref, j’étais moi aussi déjà bien mordue et c’est avec impatience et délice que je me suis plongée dans Le Livre de Perle !

CélineQu’importe le flacon, pourvu qu’on ait LIVREsse… – J’ai découvert Timothée de Fombelle via le recueil Nouvelles contemporaines Regards sur le monde où l’on pouvait également retrouver des textes de Caroline Vermalle et Delphine de Vigan. A l’époque, je dois avouer avoir été davantage touchée par les textes de Caroline Vermalle… Et puis, il y a eu le choc Victoria rêve, le livre papier et le livre audio, où j’ai découvert à la fois l’écriture poétique de Timothée et sa voix envoûtante. Le lien était créé ! Pour preuve, je me garde précieusement – pour un moment où j’aurai tout le temps de le savourer – son premier livre, Tobie Lolness, offert par Nathan !

Nathan – Perle est tombé dans notre monde un soir d’orage … Le lecteur, lui, souvent perdu parmi toutes ces intrigues, tombe dans le livre confus … Ça a été votre cas ? Racontez moi votre propre passage.

Kik – Dans les premières pages, je n’ai pas compris, j’ai cherché à savoir qui était qui, quand, où. J’avais du mal à me repérer. À mon avis, ce flou est volontairement créé par l’auteur. Le lecteur est perdu, comme le personnage, lors de son passage.

Colette – Qui était qui ? Mais à quelle époque se situait donc cette histoire ? Réel ou imaginaire, quel était ce monde dans lequel je venais de pénétrer ? Comme Kik, pendant un long moment, j’ai eu l’impression de tâtonner pour trouver mon chemin à travers un brouillard épais mais qui dès le départ avait un goût particulier, étrange, le goût du merveilleux.

Céline – QLF... – Pour ma part, j’y suis tombée avec jubilation. J’adore ce genre de récit où l’auteur arrive à nous surprendre dès les premières lignes, les premiers mots. Quoi de plus motivant qu’une histoire où tout semble confus et où, en se laissant guider, on finit par reconstituer le puzzle… Comme pour le mur de bagages de Perle, les trois lieux, les trois époques, les trois fils de l’écheveau finissent par s’emboîter à merveille. Là est tout l’art de cet écrivain de talent.

Nathan – Et pourtant, nombre de lecteurs disent avoir eu du mal ou avoir arrêté le livre à cause de ce début très complexe.  Pourquoi est-il complexe ? Et vous, ça vous a bloqués ?

Kik – Ca m’a un peu perturbée je dois dire, mais j’ai continué car j’avais entière confiance en l’auteur, alors j’ai continué et je ne fus pas du tout déçue.

Céline – Le tiroir… – Pas bloquée au contraire, plutôt très intriguée par cette narration démantelée, ces brins de récit qu’on attend de voir se réunir pour tresser l’histoire.

Colette – Comme Céline, cette complexité m’a vraiment séduite dès le départ !!!

Nathan – Colette évoque le goût du merveilleux, comment dire mieux ? Car le merveilleux est là, bien présent, à travers les contes notamment. Vous nous racontez un peu l’histoire d’Iliån, quel est ce monde qu’il a quitté ? Vous nous racontez un peu ce que vous avez pensé de son passé merveilleux …?

Céline – QLF… – Un monde merveilleux qui ne l’est que de nom car, au pays des contes, tout est loin d’être rose – c’est le moins qu’on puisse dire. Notre héros se retrouve d’ailleurs banni de son royaume pour délit de naissance – son frère aîné lui reprochant la mort en couches de sa mère. Pendant ma lecture, j’ai sans cesse repensé à la série « Once upon a time » où les personnages des contes sont également exilés dans notre monde et ont parfois bien du mal à s’accommoder à un train-train terre à terre. Au-delà du passé « merveilleux » du héros, ce qui m’a davantage plu, c’est la façon dont il gère sa vie « terrestre » en gardant toujours en tête son objectif (son obsession) bien vivace : celui de retrouver sa bien-aimée… Qu’on soit d’un côté comme de l’autre, Iliån et un homme profondément amoureux !

Kik – Merveilleux, car il y a toutes ces choses inexplicables, ces références aux mondes des contes. C’est étrange de se dire ça après une lecture, mais je ne suis pas capable de présenter le monde qu’Ilian a quitté, car je n’ai pas tout compris. Il y a ce que Céline a dit. Il y a cette histoire de famille terrifiante, mais pour le reste … Où est le passé et le présent ? Les allers-retours entre l’un et l’autre sont tellement fréquents, que je n’ai pas eu envie de démêler l’un de l’autre. Je me suis laissée porter dans ces mondes imaginaires, dans ce que l’auteur m’offrait comme univers parallèles et j’ai apprécié. Tout simplement.

Céline – Le tiroir… – Ce merveilleux, il nous happe, dès le début du roman, comme une légende millénaire terrible et envoûtante. Et puis il est toujours là, qui guette, qui fait des incursions dans notre monde réel, comme en témoignent toutes ces « preuves », que s’attache à collectionner Ilian devenu Joshua, ici un morceau de botte de sept lieues, là une chaussure égarée comme celle de Cendrillon… Il insuffle au récit de la magie et cette saveur d’il y a très longtemps dans un royaume très lointain…

« Mais les histoires nous font changer.  Et certaines rencontres nous retournent sur le dos comme des tortues. Elles nous obligent à nous laisser faire. »

C’est un peu de cette magie que nous, lecteurs, recherchons au travers de nos pérégrinations livresques…  C’est sans doute pour cette raison fondamentale que ce livre nous a tant remués.  Et vous, l’avez-vous lu ?  Qu’en avez-vous gardé comme souvenir ? Dites-nous tout…

Une sélection où puiser vos futurs cadeaux…

photo Céline – Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait LIVREsse
« L’histoire de Saint Nicolas », Quentin Gréban, Mijade, 2015

En ce lendemain de fête pour certains d’entre nous (le grand saint Nicolas a gâté bon nombre d’enfants sages) et celles qui sont déjà en préparation, nous sommes tous à l’affût DU cadeau à offrir.  A l’ombre du grand arbre, le livre est bien évidemment le présent phare.
Aussi, cette petite sélection de novembre tombe à pic.
Servez-vous !

Alice – A lire aux pays des merveilles retient
J’me sens pas belle de Gilles Abier, Actes Sud, 2011.

Pas seulement l’acceptation de soi ; mais aussi, l’acceptation de l’autre.

Gros coup de cœur, également partagé par Bouma – Un petit bout de bib...

Pour Chlop – La bibliothèque de Chlop, direction la fête foraine avec
Train fantôme, Adrien Albert, école des loisirs.

Amateurs de sensations fortes, venez visiter la fête foraine avec Lulu et sa grande soeur et laissez vous entrainer dans le train fantôme.

A lire aussi chez Céline – Le tiroir à histoires…

Pépita – Méli-Mélo des livres a eu, quant à elle, trois romans coups de cœur.  Pas simple de choisir.  Elle tranche et nous propose :
La belle rouge d’Anne Loyer, Editions Alice jeunesse

Un camion tout pimpant avec une conductrice qui a un cœur gros comme lui. Une très belle rencontre « on the road » entre Marje et Kader. Une fin pleine de promesses qui, on le sent, vont être tenues. Lisez ce roman qui pète comme la vie !

Lu également par Alice – A lire aux pays des merveilles

Pour Céline – Le tiroir à histoires, le choix n’est pas facile non plus.  Elle opte finalement pour Maman RenardAmandine Momenceau, L’Agrume, 2015.

Une étonnante partie de cache cache en découpage dans une forêt enneigée. Un album beau et tendre au graphisme épuré mais ciselé. De toute beauté !

Sophie – La littérature jeunesse de Judith & Sophie choisit
Le jardin des ours, Fanny Ducassé, Thierry Magnier, 2015.

Un bel album un brin mélancolique sur le pouvoir des souvenirs en famille.

A lire aussi du côté de chez Pépita – Méli-Mélo de livres

« J’ai moi aussi beaucoup hésité, nous confie Bouma – Un petit bout de bib, et j’ai décidé de mettre à l’honneur la réédition d’un album que j’adore dans un format un peu plus grand qui permet d’en profiter encore plus ! »
Pourquôôââ ! de Voutch, Thierry Magnier, 2015

« Pour moi pas d’hésitation…, nous livre à son tour Colette – Le blog de la collectionneuse de papillons, car un seul album chroniqué ce mois-ci mais pas des moindres, un album hommage à mes deux oisillons qui m’ont fait naître à la maternité et m’ont permis de répondre si joyeusement à la question posée par la couverture
de ce petit album
« Mais… comment naissent les parents ?« ,
Jean Regnaud & Aude Picault, Magnard Jeunesse

Côté coup de griffes, Pépita-Méli-Mélo de livres n’est pas très fan du dernier Maurice Sendak  :

« (…) le pire, c’est que j’ai bien du mal à défendre mon impression globale. (…)  D’autres avis ? »

Et vous ?  Quels sont vos coups de cœur à offrir ?

L’entrée au collège, enfer et damnation ?

Ma séquence d’ouverture à moi : On voit un jeune (moi, Antoine Lebic) qui sort de l’école. Il vient de vivre son dernier jour en CM2.  Il y a du soleil, on est début juillet. Les maîtresses papotent devant la grille: elles sont contentes d’être enfin en vacances. Soudain, le jeune (moi) s’arrête sur le trottoir.  Il a l’air un peu triste. Il jette un dernier coup d’œil vers son école. On voit qu’il a un pincement au cœur.  On voit très bien qu’il a comme une grosse pierre dans l’estomac.  Car c’est fini. Car il ne reviendra plus jamais dans cette école pour rigoler avec ses copains.  Car à la rentrée, il entrera en sixième

Sophie DIEUAIDE, Mission collège, Une aventure d’Antoine Lebic

L’entrée au collège : moment redouté par beaucoup !  Pas simple en effet de se retrouver dans la peau du petit nouveau perdu dans cette jungle d’ados boutonneux à la mine patibulaire alors qu’à l’école primaire on jouissait d’une aura sans pareille auprès des plus jeunes !  Comment survivre à cette chute vertigineuse sur l’échelle « socio-scolaire » ? Comment se mettre le plus rapidement possible dans le bain et effectuer la traversée sans trop d’encombres  ?  Existe-t-il un mode d’emploi ?  Un petit tour de la question avec une sélection de titres jeunesse, à la fois pleins d’humour et de sages conseils.  De quoi dédramatiser ce fameux cap !

Journal d’un nul débutant de Luc Blanvillain, Ecole des loisirs,Collection Neuf

Jour de la rentrée scolaire en sixième pour Nils : il décide d’écrire un journal pour faire part de sa décision de devenir nul. De la drôlerie mais de la profondeur aussi dans ce roman sur l’angoisse des enfants.

Lu par Pépita – Méli-Mélo de livres

***

Wonder, de R.J. Palacio

Comme si ce n’était pas assez difficile comme ça pour August de vivre avec son « handicap », cette année, il entre en sixième. L’occasion d’assumer sa malformation cranio-faciale (= sa tête de film d’horreur) devant tout le collège. Un roman nécessaire sur la difficulté d’être soi et surtout sur les choix qu’on peut faire dans notre regard et notre rapport aux autres. Une leçon d’humanité aussi émouvante que pleine de peps, qui fait pleurer et rire et parfois les deux à la fois.

Lu par Céline – Le tiroir à histoires et Pépita – Méli-Mélo de mots

***

Un roman avec des histoires de filles, des histoires de mésententes et de quiproquos. Du déjà-vu peut être quand on parle de l’arrivée au collège, mais un incontournable aussi.
La cour du collège a la réputation d’être une jungle, non ?

Lu par Kik – Les lectures de Kik

***

Dany dit NON ! de Rachel Hausfater

Dany se rend compte au fil de son année scolaire de 6e, qu’on peut tout dire à ses professeurs, si on y met la forme, que cela ne sert à rien d’insulter son entourage, sauf si on veut se retrouver seul, complètement seul.
Ce roman allie une écriture très ingénieuse dans l’utilisation des mots, mais aussi dans les tournures de phrases.

Lu par Kik – Les lectures de Kik

***

Enzo, 11 ans, sixième 11 de Joëlle Ecormier. Nathan, 2013
Après en avoir fait des cauchemars, la rentrée en 6ème s’annonce plutôt chouette pour Enzo !

Lu par Alice – A lire aux pays des merveilles

***

Mission collège, Une aventure d’Antoine Lebic de Sophie Dieuaide, Casterman

Qui ne rêverait pas d’installer un QG secret dans l’école ou de s’infiltrer dans le collège la nuit ?  Antoine et ses amis le font, pour la bonne cause : renseigner les nouveaux à propos des multiples dangers qui les guettent.  Un récit plein d’humour et de péripéties avec, en prime, à la fin, tout un dossier à l’usage des futurs collégiens !

Lu par Céline – Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait LIVREsse

***

C’est mon premier jour d’école…  tous les jours ! , R.L. Stine, Michel Lafon

Un premier jour d’école en 6e, ce n’est jamais facile mais ça devient vraiment cauchemardesque s’il se répète encore et encore !  Comment le héros va-t-il pouvoir – enfin – entamer son 2e jour d’école ?  C’est tout le suspense de ce récit réservé aux plus téméraires !

Lu par Céline – Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait LIVREsse

***

Trop classe la sixième ! de Robin Mellom et Stephen Gilpin (illustrations), Le livre de Poche Jeunesse

Depuis toujours, Libby s’occupe de la vie sociale de Trevor.  Aussi, lorsqu’elle lui annonce le jour de la rentrée qu’il est temps pour eux de se faire de nouveaux amis, chacun de leur côté, c’est la panique !  Un récit amusant, entrecoupé d’interviews des protagonistes (à la manière des émissions de télé réalité), qui rappelle que rien ne vaut l’amitié, la vraie !

***

Bonne rentrée à tous et, en particulier aux sixièmes !

Carte postale pomérolaise

Chers copinautes,

Je vous écris de Pomérols, petit village niché entre terre et mer, dans l’Hérault, en France. Petite Belge que je suis, habituée au climat pluvieux du plat pays qui est le mien, je viens y chercher le soleil, les senteurs et les saveurs du Sud.

Avec la petite famille, on a déposé nos bagages dans un charmant gîte baptisé « Au fil de l’eau ».

Depuis ce pied-à-terre qui allie à merveille modernité et parfums d’antan, nous laissons couler le temps, entre baignades rafraîchissantes et escapades enrichissantes dans l’arrière pays.

Roquebrun, Pézénas, Saint-Guilhem-le-désert, Pont du Diable, Cirque de Navacelles, Lac de Salagou… Autant de lieux que je vous conseille de visiter, si vous en avez l’occasion.

Et mes lectures me demanderez-vous ?  Elles se mettent au diapason des lieux…

Sur la plage, j’ai dégusté l’album offert par Chlop lors de notre swap d’été. Curieusement, monsieur Hulot n’a guère semblé dépaysé par ce changement de décor. Il est vrai qu’il est habitué aux transhumances.  Sur son matelas pneumatique, il a bien troqué les plages de l’Atlantique contre les côtes anglaises…  Quelques milles marins en plus ne pouvaient l’effrayer.

Autre titre de circonstance, lui aussi offert par Chlop, la splendide version Pop-up d’un célèbre texte de Jean Giono.  Commencé au bord de la piscine, il m’a accompagné lors d’une balade au prieuré Saint-Michel de Grandmont. Situé dans un lieu isolé, à 440 mètres d’altitude, dans une forêt de chênes, on peut y admirer des paysages que n’aurait pas renié Elzéard Bouffier, L’homme qui plantait des arbres.  Il suffit de pousser la grille et de se laisser cueillir par la beauté et la sérénité des lieux pour s’en convaincre…

Un peu plus loin, j’ai profité de l’ambiance mystérieuse des dolmens de Coste-Rouge pour entamer ce conte merveilleux, Fairy Oak, où Magiques et Non-magiques vivent en paix et en harmonie…

Pour la douceur de cette soirée, je me réserve ce roman biographique inspiré d’une histoire vraie qui relate le périple de Maroussya, une jeune Ukrainienne qui, à l’aube de ses dix-neuf ans, dénoncée à l’occupant allemand, quitte son village pour aller vers l’inconnu…

Dommage que la barrière de la langue m’empêche de partager cette lecture avec la famille allemande qui a élu domicile dans le gîte en face du nôtre, le bien nommé « Au fil du temps ».  Peut-être qu’on aurait pu refaire l’Histoire autour d’un petit rosé…

Le tome 2 Le livre brûlé de Françoise Grard est un peu dans la même veine.  Lui aussi est dans ma pile à lire en vacances.  Comme Lucile Finemouche & le balafré de Juliette Vallery, L’Iliade et l’Odyssée de Soledad Bravi ou Niourk de Stefan Wul…

Encore de belles heures de lecture en perspective.  Sans compter qu’au détour des visites, on peut tomber sur une librairie qui vous tend les bras, comme L’Aparté à Pézénas…

La meilleure façon de résister à la tentation, c’est d’y céder. Oscar Wilde

Finalement, les vacances, c’est un temps pour se faire plaisir, non ?

J’espère que vous passez tous et toutes un bel été.

Je vous embrasse bien amicalement,

Céline – Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait LIVRESsse

Coups de cœur d’avril

Après un hiver qui ne fut pas si rude cette année, du moins côté météo, voici le retour des beaux jours…  Notre arbre retrouve peu à peu ses couleurs et, avec elles, une soif de renouveau.  Au diable le cocooning et les lectures douillettes au coin du feu, nos jardiniers veulent vibrer, comme la nature qui pulse tout autour d’eux.  Pour preuve, cette sélection pleine de vie  !

Pour découvrir les avis complets, cliquez sur les couvertures.

Du côté des albums…

Didgeridoo de Frédéric Marais. Editions Courtes et longues, 2014

Sous forme de légende aborigène, Frédéric Marais nous raconte les origines du monde et le courage d’un enfant qui a permis de soulever le ciel qui écrasait la terre, pour mieux voir briller les étoiles.  Un album splendide, rien que pour le bonheur des yeux s’exclame Alice.

**

Colette adore aussi cet album, lu et relu à ses petits élèves !  En voici un autre qui lui tient particulièrement à cœur :

Monsieur Carotte d’Edouard Manceau et Elise Ortiou Campion

Suivre les pérégrinations d’un étrange doudou, découvrir ses pensées, ses goûts, la poésie intérieure qui l’habite : c’est à ce beau voyage que nous invite ce petit album carré. 

**

Quant à Sophie, elle nous convie à une superbe plongée dans le jardin aux papillons, livre pop up qui valorise parfaitement la nature et la métamorphose de ces beaux insectes volants…

Le jardin des papillons, Philippe Ug, Les grandes personnes, 2014

**

On reste dans la nature avec Kik qui nous propose de très jolies photographies de paysages dans lesquelles se cache un chien, Momo. Une belle histoire entre un photographe et un chien, qui ne sait pas ramener le bâton qu’on lui lance. 

Où est Momo ? d’Andrew Knapp

**

Pour Chlop, le choix est vite fait.  Elle retient cet album tout en délicatesse qui montre, sans en avoir l’air, que la sauvagerie n’est pas toujours là où on le croit et que ce n’est pas parce qu’on se croit civilisé qu’on l’est !

Sauvage Emily Hughes, Autrement jeunesse

**

Une envie d’évasion  aussi chez Bouma qui retient :

Le Voyage de Pippo de Satoe Tone

Partez en voyage dans les délicates illustrations de Satoe Tone.
Traversez de magnifiques paysages accompagné de Pippo la grenouille.
Arrêtez le temps avec un album intemporel.

**

Carole opte aussi pour  pour un album : Mme Eiffel, un trésor d’amour !

Mme Eiffel d’Alice Brière-Haquet et Csil, chez Frimousse

**

Idem pour Céline du flacon qui s’est enflammée pour un album au charme désuet sur les peurs enfantines…

Un pommier dans le ventre de Simon Boulerice & Gérard Dubois, Grasset jeunesse.

Du côté des romans…

Pépita met  en avant Refuges, un roman d’une puissance inouïe sur un sujet d’actualité qui devrait tous nous mobiliser : le sort des migrants en Méditerranée. Une plume et une construction remarquables pour ce nouveau roman d’Annelise Heurtier

Refuges Annelise Heurtier Casterman

**

Avec Céline du tiroir, on frissonne…

Le Château, tome 1 des Ferrailleurs, d’ Edward Carey chez Grasset Jeunesse

Dans un monde étrange où les détritus sont devenus une mer, se dresse, comme une île, le Château, habité par les Ferrayors, étrange famille dont chaque membre est lié à vie à un objet qui lui est remis à sa naissance. Mais un jour, c’est la panique ! La poignée de porte de Tante Rosamund, son objet de naissance, son alter ego chose disparait. On plonge dans les mystères de l’histoire des Ferrayors. C’est macabre et décalé, sombre et drôle… et ça promet une trilogie intrigante.

**

Les petites reines de Clémentine Beauvais – Exprim’ Sarbacane, 2015

Et pour finir, Nathan nous entraîne dans un roman entraînant, désopilant, fin, intelligent et lumineux qui vous invite auprès de 3 Boudins sur les routes de France, en vélo, pour vendre du … boudin et être un brin féministes !

Un roman qui a aussi séduit Solectrice et Lucie.

Cette « road story » est incroyable : grave, légère, idéaliste, gonflée… et tellement drôle !

 

Et vous, quel a été votre coup de cœur de ce mois d’avril ?