En route pour Londres !

Que diriez-vous d’une petite ballade en notre compagnie dans les rues de Londres ? Quelle soit victorienne, branchée, énigmatique, mystérieuse… ce sont les milles et unes facettes de cette ville incontournable que nous vous proposons de découvrir. 

Faites vos valises ! C’est parti !

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Dear Pépita, 

Londres : petit pop-up panoramique Illustré par Sarah McMenemy. Casterman

Une petit collection bien sympathique pour se familiariser avec une ville en relief ! Comme si on y était !

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London Panic ! de Marie Vermande-Lherm. Sarbacane. Collection Exprim’

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Une histoire complètement loufoque d’une jeune fille en voyage à Londres dans des circonstances bizarres…

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et celui des Lutines

 

La lettre secrète (Hisse & Ho) d’Anne Loyer.Editions Bulles de savon.

Cette fois, c’est à Londres que les jumeaux ont accosté et là aussi, une énigme liée au cinéma est au rendez-vous !

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La fourmilière de Jenny Valentine. Ecole des loisirs, coll. Médium

Ce roman parmi les paumés de Londres ne tombe jamais dans le sordide mais s’attache avec beaucoup de délicatesse à décrire l’entraide et la solidarité entre ces personnages chaleureux et attachants. Une très belle découverte.

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et celui d’Alice et de Bouma

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Dear Céline, 

 L’infortune de Kitty Grey de Mary Hooper. Editions Les grandes personnes.

Une plongée dans le Londres grouillant de l’époque Victorienne, sous la plume romanesque de Mary Hopper, digne héritière de Dickens.

Un roman tourbillonnant, émouvant, peuplé de personnages inoubliables.

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L’esprit de Lewis, Bertrand Santini et Lionel Richerand. Editions Soleil.

C’est dans un Londres brumeux mais splendide et plein de promesses que s’achève l’Acte 1 de L’esprit de Lewis, délicieuses BD empreinte de spiritisme et d’humour.

Chez Bertrand Santini et Lionel Richerand, les macchabées sont flamboyants et on tient avec la mort des conversations pleines d’esprit(s).

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Nina chez la Reine d’Angleterre, de Rutu Modan
Actes Sud Junior.

Oyez, oyez, invitation spéciale à Buckingham Palace, à la cour de son Altesse Royale d’Angleterre. Ne faites pas comme Nina, n’oubliez pas vos bonnes manières ! Une BD pimpante et délicieusement irrévérencieuse spécialement dédiées à ceux qui mangent comme des cochons

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Dear Bouma

London Mystery Club de Davide Cali et Yannick Robert. ABC Melody

Une enquête paranormale avec des héros attachants qui vous feront découvrir Londres sous un autre jour.

 

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Lock & Mori,  Tome 1 de Heather B.Petty. Hachette Roman.

Quand on revisite le roman d’Arthur Conan Doyle, on se glisse forcément dans les rues de la capitale anglo-saxonne. un début de série prenant qui donne envie de se plonger dans la suite.

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Lombres de China Miéville. Au diable Vauvert.

Un roman fantastique qui vous fera basculer dans un Londres inquiétant et mystérieux où une seule lettre peut tout changer.

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Roslend, tome 1  de Nathalie Somers. Didier jeunesse

La Seconde Guerre Mondiale n’a pas épargné la capitale britannique et dans cette série fantastico-historique, la ville tient lieu de personnage à part entière. A découvrir.

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La Pyramide des besoins humains de Caroline Solé. l’école des loisirs

Un premier roman qui vous conduira dans les rues de Londres avec son héro dans une dystopie pas si lointaine où un fugueur SDF devient une coqueluche de la télé-réalité.

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La Lecture Commune réalisée à son sujet

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Dear Sophie,

Un petit tour avec Mary Poppins de Hélène Druvert. Gautier Languereau

Une promenade à la Mary Poppins qui commence au cœur de Londres avant de faire le tour du monde, avec de belles illustrations en découpe laser.

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Douze minutes avant minuit de Christopher Edge. Flammarion

Voilà l’enquête de la jeune Pénélope sur des évènements mystérieux qui se produisent dans un hôpital psychiatrique londonien.

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Dear Alice,

 

Banksy et moi d’Elise Fontenaille. Le Rouergue

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Un hommage à Banksy, le plus connu des méconnus artistes de street art anglais qui a souvent su donner vie aux murs londoniens.

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Le Fantôme de Sarah Fisher d’Agnès Laroche. Rageot

Dans une ambiance un peu gothique d’orphelinat d’Angleterre au XIXème siècle, une enquête fantastique  rondement mené où les mystères et  zones d’ombres nous garantissent un suspens absolu.

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Le dernier songe de Lord Scriven d’Eric Senabre. Didier jeunesse

Un duo d’enquêteurs dans la lignée directe de Sherlock Holmes et Dr Watson. On se régale des aventures de ces deux gentlemen, véritables espions, … à qui rien n’est épargné !

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et celui de Bouma

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Dear Aurelie,

Les enquêtes d’Enola Holmes de Serena Blasco.Editions jungle.

L’adaptation BD très fraîche du roman de Nancy Springer vous fait passer du bon temps dans le Londres de la fin  XIXème siècle.

En bonus, on s’amuse à déchiffrer des codes secrets et à apprendre le langage caché des fleurs.

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et celui de Bouma

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Dear Solectrice,

Aujourd’hui en Grande Bretagne : Jonty à Londres, de Natasha Farrant .Gallimard Jeunesse.

Un album docu-fiction à déplier pour découvrir des lieux mythiques de cette capitale et une belle aventure.

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Il ne vous reste plus qu’à savourer un thé avec quelques scones et le tour est joué ! 

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Lecture Commune : Comme un poisson dans l’arbre de Lynda Mullaly Hunt

Une nouvelle édition du printemps des poètes nous donne en ce mois de mars l’occasion d’entendre des vers vivants, de découvrir des textes plein d’ardeur, d’apprivoiser des mots par le jeu et par les sons. Mais on oublie que pour certains la lecture peut être une véritable torture, qu’écrire des mots peut nourrir mille maux… C’est la souffrance mais aussi le défi d’une enfant dyslexique que décrit Lynda Mullaly Hunt dans Comme un poisson dans l’arbre, aux éditions Castelmore. De ce récit touchant qui vaut la peine d’être partagé, Pépita, Colette, Sophie et moi vous proposons une lecture commune. 

 

Pour commencer, je voulais savoir si chacune savait à quoi s’attendre avant d’ouvrir ce livre…

Connaissiez-vous l’histoire ou aviez-vous échafaudé des hypothèses sur ce titre étonnant « Comme un poisson dans l’arbre » ?

Sophie LJ : J’ai connu ce livre lors d’une journée d’étude sur la dyslexie, j’imaginais que ce titre faisait un lien avec la différence, l’exclusion que pouvait ressentir l’héroïne. C’est cette idée qu’elle ne se sent pas à sa place à l’école qui m’est donc venue.

Pépita : Pas de plan sur la comète pour moi et je fréquente depuis assez longtemps la littérature jeunesse pour ne plus m’étonner des titres. Du coup, j’ai pris l’histoire comme elle venait. Et puis un poisson dans un arbre, pourquoi pas ???? ça n’existe pas ?

Colette : le titre m’a tout de suite fait penser à une image qu’on nous a montrée en formation sur l’Accompagnement Personnalisé et qui correspond à une citation attribuée à Einstein : « Tout le monde est un génie. Mais si on juge un poisson sur sa capacité à grimper à un arbre, il passera sa vie à croire qu’il est stupide. » Je me souviens que cette citation que je ne connaissais pas m’avait frappée par son évidence et en même temps remettait en question tout le système éducatif que je m’appliquais à mettre en place dans mes cours… De sa nageoire agile, le poisson dans l’arbre venait de me donner une bonne claque !

 

Comme on s’y attend, les embûches sont nombreuses sur le parcours de cette enfant qui n’arrive pas à lire. Qu’est-ce qui vous a donné envie de suivre Allie dans cette aventure ?

Pépita : Ce qui m’a attirée, c’est essayer de comprendre les difficultés de cette petite fille face à l’énigme de la lecture. Je trouve que c’est très bien amené dans le livre. Au début, on pense qu’elle a « juste » des difficultés puis très vite, on saisit autre chose et c’est très angoissant je trouve. On se sent démuni pour elle mais en même temps, elle a une telle analyse si lucide de sa situation. Elle garde tout pour elle, elle n’exprime rien, elle fait les réponses si prévisibles des comportements des adultes. Stratégie d’évitement. C’est très dur je trouve car elle est très seule.

Sophie LJ : Déjà j’ai été assez épatée qu’elle parvienne à dissimuler ses difficultés aussi longtemps. Les enfants dyslexiques ont beaucoup d’imagination pour se cacher quitte à attirer l’attention sur eux autrement. Et puis rapidement, j’ai apprécié le personnage et j’ai eu envie de comprendre ce qu’elle vivait.

Colette : Ce qui m’a donné envie de suivre Allie c’est son inventivité, sa créativité, dès le départ on comprend que cette enfant a un don, un don pour le dessin notamment et une véritable vision poétique du monde. Une graine d’artiste à regarder germer.

 

« Les lettres sur l’affiche ressemblent à de petits insectes noirs qui grouillent sur le mur. Je parviendrais sans doute à les déchiffrer, avec beaucoup de temps. » 
« La lecture, pour moi, c’est comme lorsque je lâche un truc et que mes doigts se referment pour le rattraper ; juste quand je crois le tenir, il m’échappe. Si faire des efforts suffisait, je serais une championne. »
Plusieurs réactions de la jeune fille m’ont interpelée au cours de la lecture, révélant les pensées souvent cachées d’un élève en difficulté. Avez-vous ressenti la même impression ?

Pépita : Oui totalement. Elle décrit avec des mots d’enfants ce qu’elle ressent avec beaucoup de sensibilité et une rage derrière. Une volonté d’ y arriver….sans y arriver. C’est ça qui est terrible. C’est intéressant du coup ce ressenti. Comme tu le dis, cela interpelle. La lecture est un acte infiniment complexe, on l’oublie trop souvent. Et elle nous le rappelle avec force et intelligence.

Sophie LJ : Comme le dit Pépita, cela rappelle que la lecture n’est pas innée même si une fois acquise, elle semble évidente pour la majorité des gens. En plus, il y a autant de dyslexiques que de dyslexies, la perception peut être très différente d’une personne à l’autre. Je trouve qu’on retrouve un peu ça dans ces extraits. On ne cherche pas à dire, un dyslexique voit ça mais on propose plutôt un ressenti, une sensation face à des mots.

Colette : « Si faire des efforts suffisait, je serais une championne » : pour moi, en tant qu’enseignante cette phrase est très importante, parce que souvent c’est la seule solution que l’on propose aux élèves en difficulté, quelle que soit la difficulté : faire des efforts. C’est une des raisons pour lesquelles je trouve les conseils de classe inefficaces en terme de « conseil » on ne fait que répéter inlassablement qu’il faut faire des efforts. Et combien on voit d’élèves qui les font ces satanés efforts sans parvenir à progresser et dont on finit par dire…qu’ils sont limités. Ce qui est absolument odieux mais qui montre à quel point le système éducatif ne forme pas ses enseignants à s’adapter aux troubles de l’apprentissage, que ces troubles soient cognitifs, sociaux ou psychologiques…

 

La relation avec les enseignants est très présente dans cette histoire. Qu’avez-vous pensé des personnages et des méthodes de Mme Hall et de M. Daniels ?

Pépita : Pour sûr, ce sont deux enseignants et deux méthodes différentes, je dirais aussi que c’est lié à leur personnalité. J’ai trouvé quand même un peu caricatural de les opposer de la sorte même si des enseignants empathiques et d’autres moins, ça existe dans la vraie vie. Je pense que la première est démunie, elle n’a pas les clés de compréhension de son élève en difficulté, du coup, elle lui a mis une étiquette qui la rassure en quelque sorte. Le problème, c’est qu’elle entraîne la directrice dans sa vision. Elle l’influence. L’élève n’a donc plus aucun allié. M. Daniels, lui, est différent : il a cherché à comprendre, il est d’abord dans l’observation, dans le dialogue et non dans le jugement. Il n’enferme pas son élève mais l’accompagne comme devrait le faire tout pédagogue. J’ai trouvé cela très beau mais en même temps j’ai été gênée par ce côté manichéen de la démonstration dans ce livre.

Colette :  Je ne serai pas aussi sévère que vous avec Mme Hall, elle attend un bébé et n’est déjà plus présente à ses élèves mais j’ai quand même senti de l’empathie pour Allie de sa part. M. Daniels est quelqu’un d’exceptionnel, d’extrêmement disponible ( cette disponibilité est d’ailleurs d’après moi assez irréaliste ) et ses méthodes ont quand même l’air très liées à son intuition pédagogique plus qu’à des savoirs vérifiés et vérifiables. Mais il a cette qualité essentielle pour un enseignant qui est de toujours  » sur le métier remettre son ouvrage.

Pépita : Mme Hall fait ce qu’elle peut, elle est démunie, elle sent aussi qu’elle n’y arrive pas. Mais le contraste est tellement fort dans le livre avec l’autre enseignant que du coup ça l’accuse de fait ! C’est ça que je voulais dire. Et j’ai trouvé ça dommage. Et tu as raison : M. Daniels est exceptionnel dans sa disponibilité et c’est vrai, c’est si rare. Ce côté démonstratif m’a perturbée dans ce roman tout comme les « clichés » sur les élèves : il faut un hyperactif, un dans la lune, etc,….comme un échantillonnage. Je comprends l’idée derrière mais je trouve que c’est maladroit.

Colette : j’avoue que cela correspond assez à la typologie des élèves que l’on rencontre vraiment. Même les élèves entre eux ont vite fait de s’étiqueter : l’intello, le beau gosse,…

Solectrice : Je te rejoins Colette sur la typologie des élèves, dont le trait est sans doute forcé par les rapports entre eux. Quant au roman, je m’étais aussi étonnée du manichéisme entre les deux enseignants présentés mais vos regards m’invitent à les considérer autrement… c’est intéressant.

Votre regard sur la dyslexie a-t-il évolué en lisant ce roman ?

Pépita : Changer mon regard, oui, en quelque sorte car j’ai trouvé que le lecteur vit la souffrance de l’intérieur. Elle décrit très bien ce qu’elle ressent, avec ses mots d’enfant. Et la solitude que cela engendre. J’ai trouvé cela terrible. Et puis, je n’ai pu m’empêcher de penser que finalement, ce n’est pas si difficile d’apporter son aide.

Sophie LJ : Jusque là, j’avais une vision de la dyslexie plutôt du côté de ceux qui viennent en aide à ces jeunes. Là, on plonge vraiment du côté de l’enfant dyslexique, on comprend ses difficultés, on voit les tours qu’elle met en place pour cacher cela. On est vraiment de son côté et c’est ce qui est intéressant.

Colette : Oui !!! Oui et oui ! Parce qu’on ne m’avait jamais expliqué la dyslexie, et de le vivre à travers le quotidien de cette jeune fille ce fut comme une révélation des souffrances endurées par tous ces élèves croisés sur mon chemin. J’y suis très attentive cette année et je vois déjà l’influence de ma nouvelle vision des choses sur une élève diagnostiquée dyslexique dysorthographique dont je suis professeure principale. On cherche des solutions ensemble pour les travaux écrits et elle y met une bonne volonté joyeuses rare  

Si ce roman révèle les obstacles que doit affronter un enfant dyslexique, c’est aussi le récit de ses victoires. A quelle(s) réussite(s) avez-vous été sensibles ?

Colette : Il y a de nombreuses victoires dans ce roman qui m’ont touchée mais comme j’ai toujours eu un faible pour les fratries, j’ai trouvé bouleversant que la petite Allie trouve à la fin du roman comment aider Travis, son frère aîné, qui visiblement souffre aussi de dyslexie. Qu’elle trouve, confiante désormais en ses capacités, l’énergie d’orienter son frère vers son enseignant, est vraiment une preuve de son succès. Lui qui a toujours été là pour elle, elle peut enfin « lui rendre la monnaie de sa pièce »  

Pépita : j’ai été très sensible aux progrès d’Allie, au fait qu’elle en prenne conscience et que la confiance en soi arrive au point d’avoir envie d’en faire profiter son frère, tout comme vous.

Sophie LJ : C’est aussi ça qui m’a marqué le plus dans ce roman, le fait qu’elle aille plus loin que la simple réussite personnelle et qu’elle en fasse profiter son frère.

En conclusion, que diriez-vous de ce roman à un jeune lecteur ?

Pépita : je partirais du titre en fait pour lui en parler …imagine un poisson dans un arbre ….ce livre parle de ça : de ne pas se sentir à sa place et d’en éprouver des difficultés ….après tout dépend de la demande, dans quel contexte, mais oui je lui dirais aussi qu’il en faut du courage à ce poisson …je dirais deux mots de l’histoire juste pour lui donner envie de le lire…et voir ses yeux briller de ce trésor-là …mais il y aura certainement la grosseur du livre à dédramatiser…enfin, ça dépend du jeune lecteur.

Colette : Je ne parle jamais très bien des livres aux enfants, je préfère leur lire un petit bout du texte pour leur faire goûter à la langue de l’auteur, qu’ils rencontrent directement les personnages, qu’ils entrent dans leur vie discrètement. Je pense que je leur lirai l’incipit…

En complément de cette lecture, Pépita nous suggère ce dossier du site Lirado très instructif sur la dyslexie, où il est notamment question des nouvelles collections d’éditeurs destinées aux lecteurs dyslexiques.

N’hésitez pas à partager avec nous des titres sur ce thème.

 

 

Février en coup de coeur

Février… mouillé.

Février… enneigé.

Févier… devant une tasse de thé.

Février… des crêpes à grignoter. 

Mais surtout février et des piles de livres à bouquiner !

A l’ombre du Grand Arbre on s’est vautré sur le canapé, on s’est emmitouflé, on s’est réchauffé et voilà les livres que l’on a préféré !

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C’est en dégustant page par page Jusqu’ici tout va bien de Gary D. Schmidt que Colette s’est soignée de cet hiver humide et tristounet. Croyez-vous à la bibliothérapie ? Notre collectionneuse oui, car ce livre là lui a fait beaucoup de bien en plein cœur de la « déprime hivernale » ! Vous pourrez vous en faire une petite idée sur le blog d’Alice ou sur celui de Pepita.

Jusqu’ici tout va bien de Gary D. Schmidt-Ecole des Loisirs

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C’est en découvrant cette superbe réinterprétation  d’un conte classique, en se laissant surprendre par les quelques notes de rouge et en me laissant  pénétrer par ses yeux au regard pénétrant que l’hiver d‘Alice a pris un coup de chaleur pour cet énorme coup de cœur.

Dans les yeux de Philippe Jalbert – Gautier Languereau

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Face à un mois rythmé par les colères de ses enfants en bas âge, avec Bonne nuit ?, Aurélie s’est rendu compte qu’il n’y avait pas que ses enfants qui étaient rusés. Elle a pu sereinement se remettre à bouquiner devant sa cheminée en attendant avec impatience le printemps.

Bonne nuit ? de Coralie Saudo et Kris Di Giacomo chez Frimousse

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Alors que le froid s’insinue à travers les vêtements et que le bout du nez rougit, Bouma s’est glissée dans la peau d’une ado aveugle le temps de sa lecture. Dis-moi si tu souris d’Eric Lindstrom propose une vision ni idyllique ni dramatique où l’on s’en finalement que les préoccupations sont les mêmes pour tous les adolescents.

Dis-moi si tu souris Eric Lindstrom Nathan, 2016

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Devant la cheminée, sous un plaid moelleux, sa place préférée en cet hiver humide et glacial, en s’agaçant de ces débats autour des bibliothèques, Pépita a aimé plonger dans son lieu de prédilection avec cet album tout de rouge toilé, en compagnie d’un Petit poisson rouge et de son petit propriétaire. Est-il encore besoin de démontrer le pouvoir incroyable de ces compagnons de papier que sont les livres ?

Le petit poisson rouge Taeeun Yoo Kaléidoscope

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C’est aussi côté album que le cœur de Céline a palpité en février. Elle vous sort de son Tiroir un album plein de tendresse et de sagesse, qui avec une grande justesse et une grande simplicité parle de la vie, de la mort et de l’amour. On y découvre le travail d’une illustratrice épatante, Phoebe Wahl. C’est ici.

Les trois poules de Sonia

Les trois poules de Sonia, de Phoebe Wahl. Editions des éléphants.

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Sophie a craqué pour cet album inspiré d’une histoire de Kipling : comment est arrivé la trompe de l’éléphant. Outre l’histoire, c’est le graphisme de cet album en papier découpé qui l’a séduit. Les illustrations sont faites ainsi mais les pages le sont elles aussi pour dévoiler progressivement le décor et les animaux de la forêt. C’est par pour plus de détail.

Par le bout du nez, de Loes Riphagen. Didier jeunesse.

Prix A l’Ombre du Grand Arbre : Brindilles et Petites feuilles

Le prix À l’ombre du grand arbre poursuit le chemin de sa quatrième édition avec deux nouvelles catégories : Brindilles pour les albums de la petite enfance et Petites feuilles pour les albums des plus grands.

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Vous êtes mis à contribution pour voter pour votre préféré dans chaque catégorie à partir de nos sélections, après votes en interne sur des livres proposés par nous toutes.

Fin avril, un article récapitulatif vous permettra d’avoir une vision d’ensemble et de vous rattraper au cas où…Vous avez jusqu’au 7 mai pour vous prononcer.

Annonce des lauréats le 9 mai pour les 6 ans du blog !

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~Catégorie Brindilles~

Jean Gourounas - Les ogres.

Corinne Dreyfuss - Caché !.

Amandine Laprun - Arbre.

Jean Leroy et Sylvain Diez - Pas beau, coco !.

Shinsuke Yoshitake - Oh, hé, ma tête !.

Sorry, there are no polls available at the moment.

~Catégorie Petites feuilles~

Sara O'Leary et Julie Morstad - Quand j'étais petite....

Stéphane Servant et Rébecca Dautremer - Cavale.

Sibylle Delacroix - Graines de sable.

Henri Meunier et Régis Lejonc - Coeur de bois.

Delphine Perret - Björn et le vaste monde.

Sorry, there are no polls available at the moment.

À vos lectures et… à vos votes !

Prochain rendez-vous le lundi 26 mars pour la sélection Branches dessinées (BD) et Sous-bois (Objets Livresques Non Identifiés).

Lecture commune théâtre avec L’ogrelet…en duo

Il est un genre littéraire dont on ne parle pas souvent  A l’ombre du grand arbre et qui pourtant renferme une infinité de possibles : c’est le théâtre. Le théâtre jeunesse foisonne de pièces bouleversantes, d’une précieuse poésie. C’est le cas de L’ogrelet de Suzanne Lebeau, pièce adorée, que je partage dès que je le peux avec mes élèves. Et que j’ai partagée récemment avec Pépita en glissant le subtil opuscule vert entre les papiers de soie de son swap anniversaire.

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Colette : « L’ogrelet « : déroutant comme titre de pièce de théâtre, non ? On n’est loin de la référence mythologique du théâtre classique, on n’est pas dans un titre de la modernité, on pense au conte bien sûr mais tout de même ce néologisme est étrange : à quoi as- tu pensé toi ?

Pépita : J’ai pensé à un petit mot doux, d’une maman à son enfant, de ces petits mots affectueux, un petit enfant aimant dévorer ses petits plats préparés avec amour. Et en même temps, vu que tu as parlé de cette pièce lors de la lecture commune sur D’entre les ogres, je savais qu’il y avait autre chose. Mais tout de même à cette lecture, cette première image m’est restée et la façon dont la maman s’adresse à son enfant va aussi dans ce sens mais pour une autre raison.
Et toi qui connait si bien cette pièce, te souviens-tu de ta première impression à ce titre ?

C : Au début ce mot évoquait pour moi quelque chose proche du sucre d’orge et du grelot, j’ai tout de suite aimé les sonorités de ce petit nom… je ne me souviens absolument pas comment j’ai découvert cette pièce, gros trou de mémoire ! Peut-être était-ce ma tutrice de collège, passionnée de littérature jeunesse, qui me l’a prêté. Bien sûr depuis le temps que je fais lire cette pièce à mes sixièmes, l’ogrelet s’est incarné dans tous les sens du terme et à chaque lecture il prend un peu plus d’épaisseur.
Car finalement qu’as-tu trouvé sous ce joli sobriquet ?

P : Un enfant d’abord, plein de curiosité sur le monde, impatient d’aller à l’école, déjà affublé du sobriquet d’ogrelet, mais comme un petit mot doux d’une maman à son petit. Et puis peu à peu un ogrelet est apparu dans ma rétine de lectrice, encore humain tout de même, mais ayant changé de façon imperceptible d’abord puis plus nette et très volontaire dans son envie de prendre son destin entre ses mains et de le renverser. L’auteure joue en permanence sur cette ambivalence, ça se sent dans la manière qu’il s’adresse à sa mère, le mot maman disparaît, il lui échappe. J’avoue que j’ai eu peur pour lui. Est-ce que tu l’as ressenti pareil ou différemment ?

C : Comme pour toi, au début l’ogrelet c’est un petit bonhomme qui se prépare pour aller à l’école pour la première fois, un petit bonhomme curieux de tout, avide de connaissances, mais surtout avide des autres. Et puis dès le premier jour c’est sur lui qu’il va apprendre des choses. En apprenant son vrai prénom. Dès la scène 3, on comprend que tout ne va être qu’une question d’identité et même si c’est une pièce qui se joue du merveilleux, on entre de plein pied dans des questionnnements drôlement proches de nous ! Qu’as-tu pensé de cette scène où l’ogrelet apprend son vrai prénom ? J’adore quand il demande à sa mère si sur son cahier il doit écrire  » Logrelet, Togrelet, Nogrelet » !

P : Tu as totalement raison de mettre en avant ce passage car il est fondateur : à la fois de cette recherche d’identité mais aussi de l’apprentissage à l’école, nouvel univers pour lui. Etre nommé de son vrai prénom est une étape indispensable. Que la maman y soit associée est très fort. On dirait un jeu mais en fait c’est plus que ça. D’ailleurs, les lettres échangées entre la maman et l’institutrice sont très touchantes. Toi qui es enseignante, tu as du l’être aussi non ?

C : Tu ne peux pas imaginer à quel point la figure de la maîtresse m’influence encore aujourd’hui ! Jeudi dernier, j’ai d’ailleurs écrit un mot dans le carnet de liaison d’un élève en commençant par « Madame, je m’inquiète pour B… » comme la maîtresse de l’ogrelet le fait pour son étrange élève. En effet j’ai été particulièrement touchée par le soucis de cette enseignante de comprendre son élève et de s’adresser à sa mère à travers une véritable correspondance, « véritable » dans le sens de « sincère », bien loin des mots notés rapidement, un peu aveuglément dans les carnets qui « lient » soit disant au quotidien les familles et l’école… La maîtresse est une figure féminine éminemment bienveillante, rayonnante, elle joue un rôle essentiel dans le cheminement de l’ogrelet car elle lui prouve avant même qu’il ne sache qui il est vraiment, qu’il peut être accepté comme il est, quelle que que soit sa véritable nature.

P : Oui ce dialogue entre ces deux femmes au sujet de cet enfant différent est si juste, sans jugement mais s’attache à l’accompagner au mieux, à le faire grandir. Avec beaucoup de respect entre elles. J’ai vraiment beaucoup aimé ces passages.
Et justement, cet ogrelet, du moment où il apprend sa véritable nature, entre dans un parcours initiatique, avec un virage assez radical non ?

C : Oh que j’aime la scène 6, la scène de révélation, la scène du grand tournant radical, la scène de rupture, l’acmé, le nœud de l’histoire de notre ogrelet (du pain béni pour faire comprendre à mes élèves ce qu’est le nœud au théâtre 😉 ) Cette scène, qui en passant se nourrit des contes anciens, est d’une intensité incroyable, l’ogrelet y apprend tout de son père, de ses origines et de… ses sœurs. Que de découvertes ! Non seulement ce que nous pressentions se confirme mais la vérité est encore plus sombre qu’on ne l’imaginait. Et en même temps c’est aussi le début d’une nouvelle vie…

P : Je te rejoins totalement ! Oui nouvelle vie mais pas sans étapes. Je l’ai trouvé drôlement volontaire dans son choix. Respect ! Mais là aussi l’auteure joue sur deux registres : vérité ou arrangement avec la vérité. Sur la place du père aussi subsiste un doute…le lecteur est en permanence dans l’interrogation. Déstabilisant non ?

C : Oui complètement déstabilisant : on se sait jamais vraiment la vérité dans cette pièce, on ne sait rien au final sur les origines de l’ogrelet, sur son père -est-il oui ou non un criminel ?-, sur l’ogrelet lui même – réussit-il vraiment les 3 épreuves qui lui permettent de vaincre son ogreté ?- et les jeunes lecteurs sont très sensibles à cette « ambigüité » qui persiste jusqu’aux derniers mots du texte (je souligne le mot « ambigüité » car c’est un mot sur lequel nous débattons beaucoup avec mes élèves en ce moment !). D’ailleurs ils demandent souvent s’il y a une suite à L’Ogrelet car ils voudraient être fixés sur la véritable nature du père et surtout surtout sur celle de Simon. Mais au fond, ogre ou humain, est-ce que cela a vraiment de l’importance ?

P : Très bonne remarque ! Ogre ou humain….c’est ça justement le fond de cette pièce : celui de pousser la normalité ou l’anormalité jusqu’à son point ultime et d’en affranchir la frontière. J’ai beaucoup aimé aussi la réflexion sur le regard de l’autre mais dans les deux sens. L’auteure interroge ces points là avec le point de vue de l’enfance qui est toujours très instructif et révélateur.

C : L’Ogrelet est en effet avant tout une pièce sur ce moment de l’enfance où le basculement s’opère, où le petit apprend à devenir grand, à devenir soi. C’est une pièce que l’on dévore avec gourmandise comme l’ogre se repaît de l’odeur de la chair fraîche !  Une pièce qui donne à aimer, à penser, à jouer.

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Bonus : sur le site des excellentes éditions théâtrales jeunesse vous trouverez un extrait de la pièce et le carnet artistique et pédagogique : c’est par .

Nos chroniques :

-Celle de Pépita

-Dans le top 5 de Colette

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